‹ LaocoonChapitre 89 sur 91 · De Pictura Vet., liv. I, chap. IV, p · texte numérisé non relu

De Pictura Vet., liv. I, chap. IV, p

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même Longin, » etc. Très-bien, les mots de Longin, mais non le sens de Longin !

La même chose doit lui être advenue pour la remarque suivante : « Chez les Grecs, dit-il *, toutes les actions et toutes les postures des figures qui n'étaient pas empreintes d'un caractère de modération, mais qui étaient trop passionnées ou trop violentes, tombaient dans une faute que les artistes anciens nommaient parenthyrse. » Les artistes anciens ? On n'en pourrait avoir d'autre témoignage que ce que dit Junius. Car parenthyrse était un terme de rhétorique, et, comme paraît le donner à entendre le passage de Longin, peut-être était-il propre au seul Théodore 2. « Il y a encore, concernant le ffebètique, un troisième défaut que Théodore appelait parenthyrse ; c'est une émotion intempestive et vive où il ne faut pas d'émotion, ou bien une émotion exagérée, tfû elle doit être modérée. » Certes, je doute beaucoup que ce mot ait pu être appliqué d'une manière générale à la peinture, car, dans l'éloquence et dans la poésie, il y a un pathos qui peut être porté aussi loin que possible sans devenir du parenthyrse, et le pathos porté au plus haut degré et sans motif constitue seul le parenthyrse. Mais en peinture, le pathos poussé au plus haut degré, serait toujours du parenthyrse, quelque justifié qu'il pût être par les circonstances où se trouve le personnage.

Selon toute apparence, diverses inexactitudes se

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