HON
HOR
^honteusement [ze-inati\ adv. Dune façon honteuse ; s'enfuir honteusement.
*honteUX, euse [(eù, eu-ze] adj. Qui éprouve de la confusion : honteux de sa conduite. Timide, embarrassé ; enfant honteux. Qui cause de la lionte, du déshonneur : fuite honteuse ; il est plus honteux de se défier de ses amis que d'en être tromjié. Pauvre honteux, celui qui n’ose faire connaître ses besoins. Anat. Nerfs honteux, nerfs issus du plexus sacré, qui innervent le périnée et les organes sexuels. Artères honteuses, artères issues de la fémorale, qui irriguent le périnée et les régions voisines. Substantiv. Personne honteuse, timide, qui n'ose parler ou se montrer :
Qui n’ose aura toujours un sort U-iste et piteux,
El la gloire et Tamour se moquent des honteux.
Frévili.e.
Prov. : Il n’y a que les honteux qui perdent, les gens timides sont toujours mal partagés. Ant. Glorieux.
Honthorst (Gérard), peintre flamand distingué, né et m. à Utrecht (1590-1656). Il excella dans les effets de nuit.
hon'VedS n, m. pl. (m. hongr. qui signif. défenseurs de la patrie). Terme qui désigna, en 18i8, les Hongrois organisés militairement pour la défense du pays magyar contre les révoltes des Slaves et des Valaques.
Hooch ou Hoogh (Pieter de), peintre hollandais, né vers 1630, m. à Amsterdam après 1677, peintre fin, lumineux et harmonieux des intérieurs.
Hood [houti’] (Samuel), amiral anglais, né à Butleigh, m. à Bath (1735-1816). Il s’empara de Toulon en 1793.
Hood (Thomas), poète humoristique anglais, né et m. à Londres (1799-1845) ; auteur de la Chanson de la chemise. Miss Kilmansegg.
Hooge, village de Belgique (Flandre-Orientale), sur la route d'Ypres à Menin. Quartier général du maréchal French, pendant la première bataille d’Ypres. Théâtre de violents combats entre les Anglais et les Allemands, particulièrement en juillet 1915.
Hoogeven, V. des Pays-Bas (Drenthe) ; 12.160 h. Calicots.
Hoogezand, comm. des Pays-Bas (prov. de Groningue); 10.130 h. Papeterie. '
HoOghledO) comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Roulers) ; 4.740 h. Huiles ; carrières.
HoogStraeten, c. de Belgique (Anvers, arr. de Turnhout), sur la Marck; 2.770 h. Toiles.
HoogStraeten (Samuel Van), peintre hollandais, né et m. à Dordrecht (1627-1678), auteur de paysages, portraits, etc.
hooh [ftou/c] n. m. (m. angl.). Boxe. Coup en crochet.
Hooke [hou-fte] (Robert), physicien et mathématicien anglais, né dans l’île de Wight, m. à Londres (1633-1703). On lui doit l’invention de l'échappement à ancre.
Hooker [hou-kèr] CWilliam-Jackson), botaniste anglais, né à Noi-wich, m. à Kew (1785-1863). Directeur du jardin botanique de Ketv, il a écrit une Flore d'Ecosse.
Hooker [Iwu'-kér] (sir Josephus Dalton), botaniste angl., né à Halesworth, m. à Sunningdale, près de Londres (1817-1911); auteur d'une remarquable classification systématique des plantes.
Hoorebeke-Sainte-Marie, comm. de Belgique I Flandre-Orientale, arr. d’Audenarde) ; 1.710h.
HoorU, V. des Pays-Bas (Hollande -Septentrionale), sur la baie du Zuyderzée ; 12.000 h.
’'’hop [hop’] interj. Sert à stimuler ou à faire sauter.
Hope fsir Anthony Ilope Hawkin, connu sous le pseudonyme de Anthony), écrivain et auteur dramatique anglais, né à Londres en 1863. Il déploie dans ses pièces et dans ses romans [the Prisoner of Zenda, Quisanté, etc.), une verve amusante, une imagination féconde en intrigues.
hopéiUO ou hopéite n. f. Alcaloïde possédant des propriétés narcotiques et antiseptiques. (On le trouve dans le houblon et le lupulin.) Min. Phosphate hydraté naturel de zinc.
hôpital n. m. (lat. hospitale; de huspes. hôte). Autref., établissement où Ton recevait les pauvres, les infirmes. Etablissement où l’on soigne gratuitement les malades indigents ou les autres moyennant une rétribution relativement faible : les hôpitaux, en FrcCnce, sont administrés par l’ Assistance publique. Maison qui est un hôpital, où il y a beaucoup de malades, souvent des malades. Abusiv. Hospice, refùge, asile. Réduire à l'hôpital, ruiner. Allus. litt. V. PÉGASE. Prov. : L'hôpital n’est pas fait pour les chiens, il n’y a aucune honte à aller à l'hôpital.
— Encyol. Admin. Les hospices et hôpitaux sont créés par décret dans les mêmes conditions que les bureaux de bienfaisance. Du jour de leur création, ils ont une personnalité distincte de celle de la commune.
La direction et la surveillance du service intérieur et extérieur des établissements hospitaliers appartiennent à une commission administrative.
Tous les établissements hospitaliers d'une même commune sont administrés par une commission administrative unique.
Les commissions administratives des hospices et hôpitaux et celle des bureaux de bienfaisance sont composées du maire, président, et de six membres renouvelables.
Le service comptable est assuré, soit par un receveur spécial, soit par le receveur municipal. La comptabilité est soumise aux règles de la comptabilité des communes. Les comptes du receveur sont donc, selon 1 importance des revenus, justiciables de la Cour des comptes ou des conseils de préfecture.
La commission nomme son secrétaire, l'économe, les médecins et chirurgiens, mais elle ne peut les révoquer qu’avec l’approbation du préfet.
Lorsqu'une commune ne possède pas d'hospices ou d’hôpitaux ou que ces établissements sont insuffisants, le conseil municipal peut traiter avec un établissement privé pour l’entretien des malades et des vieillards.
hoplie [pZf] n. m. Genre d’insectes coléoptères lamellicornes, comprenant de petits scarabées de couleurs vives, dont on connaît de nombreuses espèces répandues dans l'ancien monde. {Choplie azuré, d'un beau bleu nacré, est employé par les plumassiers pour faire des parures.)
Hoplite grec.
hoplite n. m. (gr. hoplités). Antiq. gr. Soldat d'infanterie pesamment armé : les hoplites athéniens portaient l'armement complet : bouclier, casque, cuirasse, épée et lance.
hoplomachie o u oplomaehie lehf] n. f.
(du gr. hoplon, arme, et makhè, combat). Combat de gladiateurs armés de toutes pièces.
hoplomaque ]make] n.m. (gr. hopînmakhos).
Antiq. Gladiateur armé de toutes pièces.
hoploptère n. m.
Genre d'oiseaux échassiers, dont on connaît une dizaine d’espèces d’Afrique et d’Asie, qui ont les mœurs des vanneaux.
hopogan n. m. Peroxyde de magnésium, employé en thérapeutique.
Hoppner(Johni,peia tre portraitiste anglais, né et mort à Londres (1758- 1810) ; émule et concurrent de Lawrence et imitateur de Reynolds ; artiste harmonieux et brillant.
'•'hoquet \kè] n. m. Contraction brusque du diaphragme, accompagnée d’un bruit particulier, dû au passage do l'air dans la glotte.
— Encycl. Physiol. Le hoquet consiste en une inspiration brusque , l'air se précipite dans les poumons et fait entrer en vibration les lèvres glottiques. 11 se montre chez les nerveux et chez les enfants dont l’estomac est rempli outre mesure. C’est une affection bénigne, qui dispirait par l’ingestion lente d'une boisson. Cependant, on l’observe comme symptôme de ceitaines affections de l’encéphale et de l'abdomen.
*hoqueter [ke-té] v. n. (Prend deux t devant une syllabe muette : je hoquette, il hoquettera.) Avoir le hoquet.
'•‘hoqueton [/re] n. m. Veste de grosse toile que portaient les hommes d’armes au moyen âge, et spécialement les archers du grand prévôt. Par ext. Archer.
Hor, montagne de l’Arab i e P é t r é e,
34® station des Israélitesdans le désert, lieu où fut enseveli Aaron.
Hoqueton txv»s.). Hoqueton (xvm's.).
Horace (Quintus Horatius Flaccus), célèbre poète latin, né à Venouse, en Apulie (64-8 av. J.-C.) ; auteur dOdes, d'Epndes, de Satires, d'Epîires (parmi lesquelles il faut ranger VEpilre aux Pisons, appelée couramment l'Art poétique). Caractère indépendant. sans ambition, Horace, bien qu'il eût combattu naguère dans l'armée de Brutiis, devint le commensal d'Auguste et le protégé de Mécène. 11 était Tami de Virgile et faisait consister le bonheur dans un épicurisme aimable, dans l'usage modère des biens de la vie. Ses Satires et ses Epitres sont des conversations familières pleines d'esprit, de délicatesse et de go.ût. Ses Odes, d’une inspiration soit patriotique, soit badine, sont l’œuvre d’un artiste consommé dans la science des mots et des rythmes.
Horaces (les Trois), nom de trois frères romains qui, sous le règne de Tullus Hostilius, combattirent pour Rome contre les trois Curiaces, champions de la ville d’Albe, en présence des deux armées, pour décider lequel des deux peuples commanderait à l’autre. Au premier choc, deux Iloraces tombèrent, et les trois Curiaces furent blessés. Le survivant des Horaces, craignant de suecomber contre ses trois adversaires réunis, feignit de prendre la fuite, afin de les diviser, persuadé qu'ils le suivraient plus ou moins vite, suivant la gravité de leurs blessures. Sa prévision so réalisa, en effet. Revenant alors impétueusement sur ses pas, il immola successivement les trois Curiaces et assura ainsi le triomphe de sa patrie. ,En récompense, il fut absous par le peuple du meurtre -de sa sœur Camille, qu'il avait tuée parce que, au lieu de se réjouir de sa victoire, elle pleurait la moi'l d'un des Curiaces, qui était son fiancé. En littérature, on fait allusion à ce combat héroïque et surtout au stratagème qu’employa le troisième Horace pour vaincre scs ennemis.
Horace, tragédie de Pierre Corneille, en cinq actes et en vers (164Ü). Le sujet de cette pièce est le combat si connu des Horaces et des Curiaces (v. art. précéd.), dramatique épisode, de l'antique vertu romaine, s’élevant par l'amour de la patrie au dessus des plus tendres affections de la famille. C’est oans cette tragédie, magnifique peinture de la famille ro maine et du patriotisme romain, que se trouve la réponse sublime du vieil Horace à la femme qui vient lui annoncer que, de ses trois fils, deux sont morts et que le troisième a pris la f\iite. L’héroïque vieillard s’abandonne à toute la douleur que lui cause non pas la mort de ses deux fils, mais la fuite du troisième. C'est alors que cette femme lui dit ;
Que vouliez-vous qu’il fit conU'e trois 7
Et le vieil Horace répond :
Qu’il mourût.
Dans cette tragédie se trouvent encore les imprécations de Camille, sœur des Horaces et fiancée à l'un des Curiaces. Camille apprend 1 issue fatale du combat, et, à la vue de son frère couvert de la dépouille sanglante do celui qui devait être son époux, elle exhale sa douleur en imprécations contre le vainqueur et contre Rome même. Horace, indigné des plaintes de sa sœur comme d'un reproche fait à son patriotisme, la perce de son épée.
Horaces (Serment des], tableau de Louis David, au Louvre (1785). L’artiste l'a peint à Rome, dans un voyage qu'il y entreprit en 1784-1785. (V. p. 1149.)
horaire [rè-re] adj. lat. horarius). .4 sfr. Qui a rapport aux heures. Cercles horaires, grands cercles de la sphère 'céleste passant par les pôles et marquant les heures du temps vrai. Fuseaux horaires, V. UEORE. N. m. Tableau indiquant les heures de départ, d arrivée des trains, etc.
Horatius [si-ttss] Codés ((e Borgne), Romain de la gens Iloratia, qui, d après la légende, défendit seul l'entrée du pont Sublicius, à Rome, contre l'armée de Porsenna. Il donna ainsi le temps aux siens de coup r le pont, puis se jeta à la nage avec ses armes ; il perdit un œil dans la bataille, d’où son surnom de Codés.
horbachitô n. f. Sesquisulfure naturel de nickel et de fer.
"‘horde n. f. (du mongol ordnü, camp et cour du roi). Nom donné d’abord aux tribus tatares nomades et appliqué ensuite à toute peuplade ei'rante, à toute troupe indisciplinée, malfaisante ; une horde de brigands.
"“Horde d’Or, nom du royaume le plus occidental fondé au moyen âge par les Mongols et qui s'étendait sur la Sibérie méridionale et la partie sud de la Russie. Son premier souverain fut Djoudji, fils de Gengis-Khan. Les derniers vestiges en furent annexés à la Russie par Catherine II, en 1783.
Horde [heur-dé] V. d’Allemagne (Prusse), sur l Emscher; 32.800 h. Filatures.
hordéacé, e adj. (du lat. hordeum, orge). Qui ressemble, qui se rapporte à l’orge.
hordéatiou [st-on] n. f. (du lat. hordeum, orge). Fourbure attribuée àune consommation excessive d’orge. CVx.)
hordéiforme adj. Qui ressemble à l’orge, hordénine n. f. Alcaloïde que l’on trouve dans les touraillons d’orge, et dont le sulfate est employé en thérapeutique.
hordeum [dé-om] n. m. Nom scientifique de l’orge.
Horeb [ré6], montagne de l’Arabie Pétrée, au N.-O. du mont Sinaï. C’est là que Moïse reçut de Dieu, qui lui apparut au milieu d’un buisson ardent, la première révélation de sa mission et qu’il fit jaillir l'eau du rocher. ’V. frappement. (Bible.)
Horgen, comm. de Suisse (cant. de Zurich), sur les bords du lac; 6.880 h. Elève de bétail, industrie florissante, tissage et teinturerie de soie, ateliers mécaniques ; mine de lignite.
horion n. m. coup violent déchargé sur la tête ou sur les épaules : recevoir des horions.
Horion-Hozémont, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège) ; 4.130 h.
horistique [ris-ti-ke] adj. (du gr. horistikos, qui sert à définir). Grammaire horistique, celle qui définit les mots.
horizon n. m. (du gr. horizôn, qui borne). Endroit où se termine notre vue, où le ciel et la terre semblent se joindre. Horizon apparent ou visible, cercle déterminé sur la sphère céleste par les rayons visuels tangents à la surface de la terre. Horizon mathématique, plan perpendiculaire à la verticale du lieu et tangent à la surface de la terre. Horizon géocentrique ou astronomique d'un lieu terrestre, plan mené par le centre de la terre perpendiculairement à la verticale du lieu considéré. Fig. Etendue d'une action, d'une activité quelconque ; l'horizon de l'esprit s'élargit avec l'instruction. Perspective de l’avenir ; Vhorizon politique s'éclaircit, s'assombrit. Peint. Fond du ciel d’un tableau.
horizomier [zo-né] v. a. Borner un horizon, horizontal, e, aux adj. Parallèle à l’horizon. Perpendiculaire .à une direction verticale. Géom. Ligne horizontale, v. la planche lignes. N. f. Arg. boulevard. Femme de mœurs légères.
horizontalement [man] adv. Parallèlement à l'horizon.
horizontalité n. f. Caractère, état de ce qui est horizontal : l horizontalité d'un plan.
horloge n. f. (gr. hôrologion; de hôra, heure, et legein. dire). Machine destinée à marquer les heures ; les clepsydres étaient les horloges des anciens. Fam. Réglé comme une horloge, très régulier dans ses habitudes. Horloge de Flore, v. la partie encycl.
— Encycl. Mécan. Une horloge comprend trois parties essentielles ; le moteur, le régulateur rendant le mouvement uniforme et V échappement (v. ce mot) donnant une action réciproque au moteur et au régulateur. Le régulateur, dû à Iluyghens, est le pendule ou le balancier à ressort spiral. Le premier s’applique surtout aux horloges et aux pendules, le second aux montres.
Dans une horloge, le moteur est un poids fixé à l’extrémité d’une corde ou d’une chaîne enroulée autour d’un cylindre. Le poids, en descendant, fait tourner le cylindre en exerçant sur lui un effort constant, un contrepoids annhilant le poids de la corde ou chaîne.
Dans les pendules et montres, le moteur est constitué par un ressort qui s’enroule sur un tambour ; l’une de ses extrémités se relie à un point fixe, l’autre est rendue solidaire d'un cylindre tournant sur lui-même.
— Horloge électrique. V ne horloge est dite électrique lorsque l’énergie nécessaire pour entretenir le niouvement du balancier est une énergie électrique. Toutefois, on appelle aussi horloges électriques des horloges commandées à distance par courant électrique et indiquant l'heure donnée par une horloge mère, laquelle est, en réalité, une horloge de di’stribution électrique de l’heure. Dans les horloges électriques proprement dites, le ressort ou le poids sont supprimés et, de plus, c’est le balancier qui pousse les rouages, tandis que, dans les horloges ordinaires, il est actionné par eux. La première horloge électrique fut construite par Alexandre Bain en 1840. Pour les horlog 'S de distribution électrique de l’heure, c’est ’Wheatstone, en 1840, qui, lepremiei-, proposa de transmettre électriquement le mouvement d’un régulateur à divers cadrans placés à distance. On peut aussi maintenir en concordance d’oscillation les balanciers d’horloges ordinaires : cest le procédé de synchronisation inventé par Vérité en 1863. Il a été appliqué par Wolf aux centres horaires de l’aris, et il consiste à lancer sur la ligne un courant « correcteur Il toutes les secondes.
HOR
Horloges : 1. Régurateur oscillant, Jonnant l'iieure de diü'érentes ■villes du monde ; % Horloge de Strasbourg ; 3. Horloge à cadran ovale {bibliothèque de l’Arsenal); 4. Petite horloge de table, avec son étui de voyage (xvi« s.); 5. Horloge de marine ; 6. Régulateur de chemin de fer ; 7. Horloge distribuant électriquement l’heure ; 8. Réverbère-horloge (horloge pneumatique) pour « refuge », généralement à deux cadrans dos à dos.
Horloge pneumatique. On obtient au moyen de Vair comprimé, envoyé dans une canalisation, la régularisation des horloges par une horloire type. Ce système, dû à Popp et Resch, a été inauguré à Paris en 1880.
Horloge de Flore. Le botaniste suédois Linné avait nommé ainsi une série de fleurs classées suivant l’heure du jour à laquelle s'épanouit chacune d'elles. Mais l'horloge de Flore n’est exacte que pour le point du glooe sur lequel on l’établit; elle est soumise aux variations non seulement de la longitude (comme les horloges réelles;, mais encore de la latitude, de l'altitude, du climat.
liorloger fjé], ère adj. Qui concerne l'horlogerie : industrie horlogère. N. m. Qui lait, répare, vend des horloges, des pendules, des montres.
liorlogrerie n. f. L’art, le commerce de l'horloger. Son magasin, sa fabrique. Les objets qu’il fabrique : l'horlogerie de Besancon.
*lloriXlill n. m. Genre de labiées, comprenant des herbes vivaces, à grandes fleurs odorantes, qui croissent sur les montagnes de l'Europe centrale et méridionale, et que l'on cultive souvent dans les jardins comme ornementales.
*llorïïliS [mi] prép. (de hors, et mis). Excepté, hors.
Loc. conj. Hormis que, excepté que.
Hormisdas [dass]
(saint), pape de 614 à 523. Il proclama l'indéfectibilité de l’Eglise de Rome en matière de foi.
Hormisdas, nom porté par plusieurs souverains de Perse A l’époque sassanide. Le plus célèbre est Hormisdas IV (579-590).
hormogonie [nî] n. f.
idu gr. hornios, rangée, et gonos, semence). Portion de filament qui, chez certaines algues cyanophycées, se détache de l'a plante mère, se fixe, et reproduit une plante nouvelle.
hormone n. f. (du gv.
hormân, exciter). Excitant fonctionnel produit par les glandes à sécrétion interne glandes endocrines), et susceptible de déterminer à distance tfes sécrétions de même ordre.
hormonote n. m. Genre de reptiles ophidiens, comprenant des serpents inoffensifs de l’Afrique occidentale.
Hormuz. Géogr. V. Ormuz.
Horn (cap), promontoire le plus austral de l'Amérique du Sud, à l'extrémité sud de la Terre de Feu, formé par une lie aux sombres et stériles falaises.
Il fut aperçu pour la première fois, en 1578, par le narigateur anglais Francis Drahe.
Horn (Gustave), un des plus habiles généraux de Gustave-Adolphe, né àOrbyhus.m. à Skara (1592-1657).
Hornning, oomm. du Nord, arr. et à 20 kil. de Douai, près de la Scarpe ; 1.54-0 h. Ch. de t. N.
*horntaergite {bér-ji-te] n. f. Arséniate naturel d'urane.
*hornblende Win-de] n. f. (de l’allem. horne, corne, et blenden, briller). Amphibole, de couleur vert foncé, que Ton rencontre dans les micaschistes, les gneiss, etc. (Une hornblende [hornblende basaltique ou basaltine] que Ton rencontre dans les basaltes et leurs tufs se présente sous forme de cristaux noirs et brillants.)
*hornblendite min] n. f. Roche granitoïde à amphibole où domine la hornblende.
Home (Henry Sinclair, baron Horne de Stirkoke), général anglais, né à Caithness en 1861. Pendant la Grande Guerre, il a commandé la Ire armée britannique, depuis 1916.
Homes ou Hoom (Philippe II de Montmorency-Nivelle, comte de), gouverneur de 'a Gueldre sous Charles-Quint, né vers 1520, m. en 1568;. Pour avoir protesté en faveur des libertés nationales contre la domination espagnole, il fut décapité à Bruxelles, sous l’hilippe II, par ordre du duc d'Albe, en même temps que le comte d'Egmont.
Homoy [noij, ch.-l. de c. (Somme), arr. et à 30 kil. d'Amiens ; 870 h. Ch. de f. N. — Le cant. a 26 comm., et 7.270 h.
*bompipe [hom’-paîp’] n. m. (m. angl.). Sorte
Hornj>ipe.
de musette ou de cornemuse anglaise. Danse anglaise. Air de cette danse, qui se compose de deux motifs de huit mesures, sur chacun desquels elle commence par trois appels du pied, comme le branle.
Hornu, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Mons), prés de THaine ; 11.200 h. Houillères.
Homung (Emest-Wllliam), romancier anglais, né à Middlesborough, m. à Saint-Jean-de-Luz i l866- 1921), créateur du type de Baffles, gentleman cambrioleur.
borodictique adj. (du gr. hôra, heure, et deiklihos, qui sert à montrer). Physiq. Qui sert à trouver Theure : instruments horodic tiques.
horographe n. m. vdu gr. hàra. heure, et graphein, écrire). Celui qui trace des cadrans, qui pratique l’art de la gnomonique.
HOR
boro graphie [fî] n. f. Syn. de gnomonique. borograpblque adj. Qui a rapport à l'horographie,
borokilométrique adj. Se rapportant au temps passé et à l'espace parcouru : compteur horokilomélrique.
borométrie [tri] n. f. (du gr. hôra, heure, et metron, mesure). Art de diviser, de mesurer le temps.
horométrique adj. Qui a rapport à Thorométrie.
boroptère n. m. (du gr. horos. borne, et optèr, qui voit). Optiq. Ligne droite parallèle à la ligne qui joint les centres des yeux, et passant par le point où coïncident les axes optiques.
boroptérique adj. Qui appartient ou qui se rapporte a Thoroptère.
horoptre n. m. (du gr. horos, borne, et optér, qui voit). Ensemble des points du champ visuel, qui peuvent faire leur image en des points correspondants de la rétine.
horoscope [ros-ko-pe] n. m. (gr. hôra, heure, et skopein, examiner). Observation qu’un astrologue faisait de Tétat du ciel à Theure de la naissance d un enfant, et par laquelle il prétendait connaître à l'avance les événements do sa vie ; tirer un horoscope. V. astrologie. Par ext. Prédiction conjecturale.
horoscopie [ros-ko-pl] n. f. Art de prédire l'avenir au moyen de l’horoscope, horoscopique [ros-ko-pi-ke] adj. Qui a rapport
à Thoroscope.
horoscopiser [ros-ko-pî-zé] v. n. Tirer des horoscopes.
borotrope n. m. (du gr. horos, limite, et tropos, action de tourner). Cercle déterminé par les deux yeux d'un observateur et le point qu’ils regardent.
Horps [or] (Le), oh.-l. de c. de la Mayenne, arr. et à 17 kil. de Mayenne ; 1.260 h. — Le cant. a 10 comm., et 7.820 h.
horresco referens, mots lat. signif. : Je frémis en le racontant. Exclamation d’Enée racontant la mort de Laocoon CVirgile, Enéide, II, 204). Cependant, ces mots s’emploient, presque toujours d'une manière familière et plaisante.
horreur [or-reur] n. f. (lat. horror). Effroi et frémissement causés par quelque chose d’affreux ou d'extrêmement saisissant : pâlir d’horreur. Répulsion, haine violente : ayez l'iiorreur du mal. Ce qui cause ces impressions : l'horreur d'un crime, d'un cachot ; les sublimes horreurs de la tempête. Action, parole atroce ou ordurière : dire des horreurs. Chose très répréhensible : oublier ses amis, quelle horreur! Fig, Personne odieuse par ses crimes, ses vices, ou fam., très sale ou très laide : une horreur d'enfant. Aldus, litt. :
On dit, et sans horreur je ne puis le redire...
vers de Racine dans Iphigénie (W, 6). S'emploie par plaisanterie, pour annoncer quelque chose qui choque toutes les idtes reçues.
horrible [or-ri-ble] adj. (lat. horribilis). Qui fait horreur ; crime horrible. Très mauvais ; temps horrible. Excessif ; un froid horrible. N. m. Ce qui est horrible.
horriblement [or-ri-ble-man] adv. D’une mar nière horrible. Extrêmement : souffrir horriblement.
horrifier [oTri-fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Frapper d'horreur.
horrifique [or-ri] adj. Qui cause de Thorl'cur. CVx.)
horripilant [or-ri-pi-lan], e adj. Qui horripile, horripilation [or-n, si-on] n. f. Frisson et hérissement causés par l’effroi, la répulsion, etc. : on appelle familièrement t horripilation chair de poule ou petite mort. Fam. Agacement extrême.
— Encycl. L'horripilation détermine Térection des bulbes pileux, et donne la sensation de chair de poule. Elle est passagère et sans gravité.
horripiler [or-ri-pi-lé] v. a. (du lat. horrere, se hérisser, et pilus, poil). Causer l’horripilation. Fam. Mettre hors de soi ; impatienter : ses prétentions m'horripilent.
Horrues,
comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Soignies ) , sur la Senne ; 2.520 h.
*horS [hor] adv.
(autre forme de fors). A l'extérieur, dehors : mettre des meubles hors. CVx.)
Prép. A l'extérieur de, au delà : demeurer hors barrière. Excepté : tous les genres sont bons, hors le genre ennuyeux. Etre hors de SOI, violemment agité. Mettre hors la loi, déclarer que quelqu'un n'est plus sous la protection des lois. Hors ligne.
exceptionnel, tout à fait supérieur ; talent hors ligne. Etre hors de danger, ne plus courir aucun danger. Etre hors de combat, ne pouvoir plus combattre, par suite de blessure, fatigue, etc. Archit. Hors d'œuvre, en dehors de l'alignement, du corps de bâtiment principal. Interj. Hors d'ici! sortez. Loo. conj. Hors que, à moins que.
*horS-caste n. Syn. de PARIA.
*horS-d’œu’VTe Jwr-deu-vre] n. m. invar. Morceau qui, dans un ouvrage de Te.sprit. une œuvre d’art, etc., n’est pas partie essentielle du tout. Cuis. Menus mets (radis, beurre, olives, anchois, saucit-
HOR
HÔT
son, etc.), que l’on sert au début d'un repas, après le potage et avant le premier service.
— Encvcl. Les hors-d’œuvre froids les plus en usage sont : le beurre frais, les radis les saucissons et mortadelles, les olives, les cornichons , les sardines à l'huile, le thon mariné, le caviar, les anchois, les salades de tomate, concombre, céleri, etc., les filets de harengs (salés, fumés ou marines), le jambon, les artichauts frais, les langues fourrées, les rillettes et rillons, les crevettes, les coquillages frais, huîtres , clovisses, oursins, moules, ainsi que les huîtres marinées, le melon, les figues fraîches,
Parmî les hors-d'œuvre chauds, nous citerons les bouchées à la reine et autres, les petits pâtés des compositions les plus diverses, les escargots à la bourguignonne, etc.
♦liorse-guard[/iorss-
ghard'} n. m, (m. angl.
signif. garde à cheval). Militaire du régiment des horse-guards, en Angleterre.
*liorseman ou liorse-man [ horss - man' ] n, m. (de l’angl. horse, cheval, et man, homme). Homme de cheval, cavalier.
Horsens [sèn’s’J, v. du Danemark (Jutland), sur le Cattégat ; 25.000 h.
*llorse-pO'Wer jhorss-pa-ouer] n. m. (expr. angl. signif. cheval-puissance). Unité de puissance adoptée en Angleterre, et qui vaut 75,9 kilogrammètres par seconde (Le cheval français vaut exactement 75 kilogrammètres par seconde). Par abrév. HP. ou H. P.
*llorse-poX [horss-poks] n. m. (de l'angl. horse cheval, et pox, variole). 'Variole du cheval.
*llors-ligIie [hor] n.m. invar.
Parcelle de terrain restée en dehors de la ligne tracée pour la construction d’une voie.
*llorS-texte n. m. invar.
Gravure tirée à part et destinée à être intercalée dans un livre, une brochure, etc.
Hortense [tan-sel (la reine), fille de Joséphine Tascher de La Pagerie (plus tard impératrice) et du comte Alexandre de Beauharnais, née à Paris, m. à Arenenberg (1783-1837), Elle épousa Louis Bonaparte, roi de Hollande, et fut Hortense de Beaumère de Napoléon III. Ses con- haniais. temporains ont jugé sévèrement la légèreté de sa conduite, mais elle leur parut plus tard racheter ses fautes par son dévouement maternel.
hortensia, rtan] n. m. Nom d’une espèce du genre hydrangelle, originaire de la Chine et du Japon.
— Encycl. L'hortensia, originaire de la Chine et du Japon, fut dédié par Commerson à Mœ« Hortense Lepaute, femme d'un horloger de Paris.
C'est un arbrisseau buissonnant, qui , chez les individus cultivés, a toutes les fleurs stériles et disposées en eorymbes de couleur rose, lilas, blanche ou bleuâtre. On recherche beaucoup les hortensias pour la beauté des fleurs, durables, mais sans parfum.
Hortensius [tm-si-uss] (Qulntus), célèbre orateur romain, rival de Cicéron, puis son ami, représentant de l'éloquence magnifique et fleurie, du genre appelé asiatique (114-50 av. J.-C.).
Horthy de Nagybânya (Nicolas), amiral hongrois, né à Kenderes en 1868. Commandant des forces navales austro-hongroises pendant la Grande Guerre ; élu Régent de Hongrie en 1920.
horticole adj.(du lat. hortus, jardin, et colere, cultiver).
Qui se rapporte à la culture des jardins ; la science horticole.
horticulteur n. m. Qui
s'occupe d'horticulture.
hortieultural, e, aux
adj. Qui se rapporte à l’horticulture.
horticulture n. f. (du lat.
hortus, jai’din, et de culture). Art de cultiver les jardins.
— Encycl. Cette branche de l’agriortturecomprend aussi bien Hortensius.
la culture des fruits et des légumes que celle des fleurs. Elle exige un sol bien fumé, des arrosages abondants et réclame des soins assidus. Suivant le cas, l'horticulture s'appelle cu/fure maraîchère, floriculture, arboriculture. Quand fruits, fleurs ou légumes sont cultivés à contre-saison dans des serres appropriées, l'horticulture devient le forçaqe.
hortillonouhortillonneur ni.mn.o-neur]
n. m. Celui qui cultive un hortillonnage.
hortillonnage [H, mil., o-na-je] n. m. (du lat. hortus. jardin). Eki Picardie, marais exploité pour la culture des légumes. Mode de culture pratiqué dans ces marais.
Hortensia.
hortolage n. m. (du lat. hortus, jardin). Partie d'un jardin potager qui est occupée par des couches et carreaux de plantes basses et de légumes. Par
ext. Nom donné à l’ensemble des produits d’un jardin potager, salades, épinards, radis, oseUle, etc.
HoruS, dieu égyptien, représenté tamtôt par un épervier. tantôt par un homme â tête d'épervier. Il représentait à l’origine le ciel, puis le soleil.
Horvath (Michel), évêque de Czanad, historien hongrois, né à Szentes, m. à Cansbad (1809-1878), auteur d’une importante Histoire des Hongrois.
Hor’W, comm. de Suisse (cant. de Lucerne), sur le lac des Quatre-Cantons ; 1.750 h.
Elève de bétail, industrie laitière.
hosanna rcan’-na] n. m.
(m. hébr. signif. : Sauvez, je vous prie). Prière que les Israélites récitent le quatrième jour de la fête des Tabernacles. Hymne qui se chante le jour des Rameaux. Par ext.
Chant, cri de joie, de triomphe.
Hoseïüj second fils d’Ali et petit-fils de Mahomet, le troisième iman des Chiites, né en 625, assassiné en 680 à Karbéla. (On dit aussi Hoceïn et Hussein).
hospes, hostis, mots lat. signif. : étranger, ennemi, c'est-à-dire : Tout étranger est un ennemi. Maxime politique, qui est l’exagération d’un patriotisme exclusif.
hospice [os-pi-se] n. m. (lat. hospitium ; de hospes, itis, hôte). Maison où des religieux donnent l'hospitalité aux pèlerins, aux voyageurs ; l'hospice du Mont-Saint-Bemard. Maison d'assistance, où Ton reçoit les orphelins, les infirmes, les vieillards, etc.
— Encycl. Les hôpitaux sont des établissements destinés au traitement des malades (senrioes de médecine, de chirurgie, d’accouchement, de consultation externe). Les hospices reçoivent des vieillards valides, mais indigents, et des indigents incurables ou infirmes. I.a législation de 1893 sur l’assistance médicale gratuite et la législation de 1905 sur l'assistance aux vieillards, infirmes et incurables, tiennent compte de cette distinction. 'V. hôpital.
hospitalier [os-pi-ta-li-é]y ère adj. Qui se rattache aux hôpitaux, aux hospices : les médecins hospitaliers. Qui exerce l'hospitalité ; les Ecossais sont très hospitaliers. Lieu où elle s’exerce :
asile hospitalier.
N. et adj. Se dit des membres de certains ordres établis autrefois pour recevoir les voyageurs et, aujourd’hui, pour soigner les malades ; sœur hospitalière ; une Frère. Chevalier.
hospitalière.
— Encycl.
Hospitaliers.
D’une manière générale, le nom d'hospitaliers dé- ^ signe les religieux voués au service des voyageurs, "des pèlerins ou des malades.
Le premier ordre qui porta ce titre fut ceiui de Notre- Dame de la Scala, fondé à Sienne au milieu du ix« siècle. A partir des croisades, des congrégations d’hospitaliers furent instituées, en grand nombre, en Palestine et en Europe. Presque toutes adoptèrent la règle de saint .Augustin, en la modifiant. Voici les plus célèbres des hospitaliers de la Terre sainte : chanoines et chevaliers du Saint-Sépulcre, hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, chevaliers hospitaliers de Saint-Cosme, chevaliers de Sainte-Catherine du Sinaï.hospitaliers du Tem- Religieuse hospitalière, pie ou templiers. Presque
tous les ordres d'hospitaliers se sont éteints ou ont été supprimés. Parmi ceux qui existent encore, citons les hospitaliers de Saint-Jean de Dieu et les hospitaliers du Mont-Saint -Bernard.
hospitalièrement [os-pi, man] adv. D’une façon hospitalière : accueillir hospitalièrement un voyageur.
hospitalisation [qs-;«', za-si-on] n. f. Admission et séjour dans un hôpital.
hospitaliser [os-pi, zé] v. a. Faire entrer quelqu’un dans un établissement hospitalier : hospitaliser un vieillard.
hospitalité [os-pi) n. f. ,'du lat. hospitalitas). Libéralité qu’on exerce envers quelqu'un en le recevant. en le loge’ant gratuitement : recevoir, donner l'hospitalité. Par ext. Refuge, abri, asile. Fam. Hospitalité écossaise, hospitalité large et cordiale.
— Encycl. Antiq. Chez les Grecs et les Romains l’hospitalité, véritable institution, était le droit réciproque de loger les uns chez les autres quand on voyageait. Une hospitalité réciproque était d’usage enti’e les principales familles des différentes villes ; les hôtes possédaient de père en fils un signe de reconnaissance ou symbole (pièce de monnaie coupée en deux, pierre brisée, etc.) L'hôte était inviolable et sacré.
— Dr. Hospitalité de nuit. Les asiles de nuit offrent un abri gratuit et temporaire pour la nuit aux hommes sans asile, sans distinction d'âge, de nationalité ni de religion. Chaque soir, les arrivants montrent leurs papiers et sont inscrits sur un registre qui relate leur profession, leurs nom et lieu de naissance. Au réveil, les hôtes se lèvent, font leur lit et partent ; il n’est accordé à chacun que trois nuits, sauf autorisation spéciaie. Passé ce délai, ils
sont renvoyés et ne doivent plus se représenter avant deux mois.
Beaucoup de m-unicipalités ont rivalisé avec la charité privée pour la création d'asiles de nuit.
hOSpodar [o.s-po] n. m. (m. slave signif. prince). Ancien litre de certains princes vassaux du sultan de Constantinople, principalement en Moldavie et en Vtilachie.
hospodarat [os-po- durai H- ni. Charge d’hospodar.
host [ost’j n. m. Féod.W.osT.
hosteau, hostau ou ■ OStaU n. m. (provenc. oustau, maison, du lat. hospitalé). Ara.
milit. Hôpital, prison, saUe de police.
hostie [os-(iJ n. f. (lat. hostia). Antiq. hébr. Animal immolé à Dieu en sacrifice. Liturg. Pain mince, sans levain, que le prêtre consacre à la messe.
— Encycl. L’hostie est faite d’un pain confectionné avec de la farine de froment, et, dans l’Eglise latine, contrairement à l’usage de l’Eglise grecque, le pain est azyme, c’est-à-dire sans aucun mélange de levain. Pendant la plus grande partie du moyen âge, la fabrication en fut interdite aux laïques et réservée soit aux clercs, soit aux religieux. Depuis le xive siècle, elle est tombée dans le domaine du commerce. Les hosties destinées aux fidèles sont beaucoup plus petites que l'hostie qui doit être consommée par le prêtre. On nomme fers à hostie les moules dans lesquels on fait les hosties.
hostile -os-ti-le] adj. (lat. hostilis). Q.m annonce, qui caractérise un ennemi : attitude hostile. Qui est ennemi de, opposé à : hostile au progrès. Ant. Favorable.
Hospodar.
hostilement [os-ti-le-man]a.dy. D’une manière hostile. (Peu us.)
hostilité [os-fil n. f. Acte d'ennemi. Haine, lutte ; faire acte d’hostilité contre quelqu'un.
hotchk.iSS n. m. Nom donné au canon-revol¬
ver et à la mitrailleuse inventés par Hotchkiss.
HotehlcLsS (Benjamin Berkeley;, inventeur et constructeur américain, né à 'Watertown (Connecticut), m. à Paris (1826-1885). On lui doit l'invention de mitrailleuses et de canons-revolvers perfectionnés.
hôte, hôtesse [tè-se] n. (lat. hospes). Personne qui donne l'hospitalité gratuitement à quelqu'un : un hôte généreux. Personne qui tient un hôtel, une auberge ou un cabaret ; payer son hôte. Personne qui reçoit une hospitalité gracieuse, ou qui loge, qui mange dans un hôtel, etc. Table d'hôte, où l'on manve à heure fixe et à tant par tête. Fig. Habitant. Les hôtes des airs, les oiseaux ; de la mer, les poissons ; etc. Prov. : Qui compte sans son hôte, compte deux fois (proprem. Qui fait son calcul sans tenir compte de celui de l’hôtelier), ou se trompe dans ses prévisions quand on n’y fait pas entrer l'intérêt des autres.
hôtel [tèl] n. m. (lat. hospitalé). Demeure somptueuse d’un haut personnage : V hôtel d'un ambassadeur. Maison particulière habitée par une seule famille, par opposition à l'appartement. Grand édifice destiné à un service public ; l’hôtel des postes, des monnaies. Hôtel de ville, maison où siège l'autorité municipale. (PI. des hôtels de ville.) Maison meublée où descendent les voyageurs : loger à l'hôtel. Maître d'hôtel, chef du service de la table dans une grande maison, un grand établissement. Hôtel des ventes, v. vente. Ancien nom de la résidence du roi ; prévôté de l'hôtel.
— Encycl. Hôtel de ville. On nomme maison commune l'édifice municipal d’une petite localité, et hôtel de ville celui d'une cité importante ; mais, dans le langage ordinaire, le mot de mairie est plus usité, surtout dans le premier cas. Les premiers édifices de ce genre qu’on ait construits eu Fi-ance remonient au xi® siècie Le rez-de-chaussée sei’vait de halle ou de bourse aux marchands ; à l'étage supérieur, se trouvaient la salle du conseil et les salles où l'on célébrait les fêtes publiques. Les hôtels de ville les plus remarquables, au point de vue architectural, sont ceux des Pays-Bas, du noiH de la Fiance (Compiègne, Arras [détruit par les Allemands], Saint-Quentin, etc.) et dé certaines villes flamandes (Bruxelles, Audenarde, Louvain, Ypres [détruit par les Allemands] etc.).
Hôtel de Ville de Paris, célèbre édifice, siège de la municipalité parisienne, situé sur la place du même nom. On a tout lieu de croire que l'architecte en fut un Italien, Dominique de Cortone, dit le Boceador. Commencé en 1533, achevé en 1623. restauré et agrandi sous Louis-Philippe, il fut détruit par le feu en 1871 et reconstruit en 1878-1879, sous la direction de BaUu et Deperthes. L’aspect général, élégant et somptueux, est celui de l’ancien édifice développé en hauteur et en superficie. La façade principale a 143 mètres de long et le campanile central 50 mètres de haut.
hôtelage [la-je] ou hostelage [os-te-la-je] n. m. (de hôte, hoste). Redevance qu'on payait au seigneur pour avoir la faculté de demeurer sur ses domaines.
HOU
Hôtel de ville de Paris.
HÔT
hôtel-Dieu n. m.
Principal hôpiial, dans lusieui s villes. Pi. des ôtels-Dieu. (On disait autref. maison-Di^.)
Ahsolum.Ij' Hôtel-Dieu, celui de Paris.
Hôtel-Dieu, le plus ancien hôpital de l'aris, autrefois situé sur la partie méridionale du parvis Notre-Dame, fondé par saint Landry, huitième évêqüe de Paris. Incendié en 1772, il fut reconstruit sur le même emplacement avec annexe de l'autre côté de la Seine.
Un nouvel Hôtel-Dieu a été construit de 1868 à 1878, sur la partie septentrionale du parvis, en remplacement de l’ancien, qui tombait en ruine.
hôteler [Zé] v. a.
(de hôte. — Double la consonne Z devant un e muet : fhôtelle.) Loger chez soi. (Vx.)
hôtelier [ZZ-é], ère n. Personne qui tient une hôtellerie.
— Encycl. Dr. La profession d’hôtelier, aubergiste ou logeur, est soumise à des règlements municipaux et locaux et à des prescriptions spéciales.
Les aubergistes doivent inscrire tout de suite et sans aucun blanc, sur un registre tenu régulièrement, les nom. qualités, domicile habituel, dates d’entrée et de sortie de toute personne qui aurait couché ou passé une nuit dans leurs maisons.
L'autorité municipale règle l'heure de la fermeture et l'éclairage extérieur des établissements.
L'hôtelier est libre de ne pas recevoir les voyageurs qui se présentent chez iui.
Les aubergistes sont responsables, comme dépositaires, des effets, voitures, chevaux, marchandises, bijoux, apportés par le voyageur qui loge chez eux ; mais la loi enjoint aux déposants d'avoir à remettre directement aux mains des hôteliers les espèces monnayées et valeurs au porteur, à peine de voir restreindre la responsabilité de ces derniers à 1.000 francs au maximum, sauf le eas de négligence de la part du dépositaire.
L’hôtelier doit être déchargé de toute responsabilité lorsque le voyageur a commis une faute ayant eu une influence sur les faits dont il est demandé réparation.
L’hôtelier a un privilège, pour ses fournitures, sur les effets du voyageur transportés dans son hôtel. L’action des hôteliers et traiteurs, à raison du logement et de la nourriture qu’ils ont fournis, est prescrite par six mois.
Les contestations entre voyageurs et hôteliers sont de la compétence des juges de paix, en dernier ressort jusqu’à 100 francs, en premier ressort jusqu’à 1.500 francs ; au delà de cette somme, elles sont portées devant le tribunal de première
Les effets mobiliers apportés par le voyageur ayant logé chez un aubergiste, hôtelier ou logeur, et par lui laissés en gage pour sûreté de sa dette, ou abandonnés au moment de son départ, peuvent être vendus six mois après le départ du voyageur.
hôtelier, ère adj. Qui concerne l’hôtel et l’hôtellerie ; enseignement hôte lier.
— Encycl. Le développement des moyens de transport et l'extension du tourisme qui s’en est suivie ont provoqué un peu partout, et notamment dans les stations balnéaires et thermales, les stations estivales, etc,, la construction de nombreux hôtels dont, évidemment, les plus accueillants et les plus confortables doivent attirer la plus gtosse clientèle. La concurrence entre tous ces établissements, qu’elle soit étrangère ou locale, a fait en somme de la profession d'hôtelier une véritable industrie, réclamant l'apprentissage de connaissances spéciales assez variées ; et c'est pour répondre à cette obligation qu’ont été fondées diverses écoles (Paris, Aix-les-Bains, Nice, Boulogne-sur-Mer, 'Vichy, Grenoble, Thononl, où les élèves reçoivent un enseignement professionnel pratique adapté aux divers emplois subalternes (cuisine, service, bureaux) ou supérieurs (gérance, direction). Ces écoles délivrent des diplômes.
hôtellerie \tè-le-ri] n. f. (do hôtel). Maison où le public est logé et nourri moyennant rétribution.
hôtesse n. f. ’V. hôte.
*hot-flue n. f. (m. angl., signif. chaude cheminée). Chambre chaude de séchage dans une teinturerie.
Le procédé de séchage lui-même.
Hotman.(François), jurisconsulte protestant français, né à Paris, m. à Bâle (1524-1590) ; auteur du Franco-Gallia, traité politique où il essaye de réagir contreles progrès de l’absolutisme imprudemment favorisé par les légistes.
*hottage [ho-taje] n. m. Transport a la hotte.
*hotte [Zio-Ze]^n.
f. (orig. germ.). Panier ou cuveau aplati d’un côté, qui se fixe sur le dos à laide de bretelles et qui sert à transporter divers objets :
hüite de chiffonnier. Manteau de cheminée, évasé et pyramidal. Partie évasée qui termine inférieurement une cheminée de forge, de cuisine, de labora¬
toire, etc. Cuvette qui reçoit les eaux ménagères et les égouts des toits. Louchet d’une drague. Chass. Porter la hotte, se dit du lièvre malmené qui est près de ses fins parce qu’il a le dos rond.
— Encycl. La hotte, de forme assez variable, se fabrique en osier ou en bois. Tantôt elle a la forme d’un grand panier, tantôt celle d’une cuve légèrement conique Hotte en bois. Hotte en osier, à partir de l'ouverture. La hotte en osier reçoit de nombreuses applications. La hotte en bois, constituée par des dou-
Hotte de laboratoire.
ves cerclées, est tout à fait étanche et sert au transport de la vendange, de liquides, etc. Très utile dans les pays de montagne, la hotte remplace la brouette et se prête au transport des terres, gravois, légumes, fruits^ fumier, litière, etc.
*llotté6 f/io-ïé] n. f. Ce que contient une hotte : une hottée de terre., de fruits, de vins.
*llOttelette [ho-te-lè-te] n. f. Petite hotte. ^Hottentots [ho-tan-tô], otes [o-te], peuple de race nègre, qui vit dans la colonie dû Cap et l’ancien Sud-Ouest africain : un Hottentot., une Hottenîote. Ad}. : ’un berger hottenîot. Vénus hotteyitole, nom donné à un type de femme hottentoie conservé à Pai'is au Muséum du Jardin des plantes. N. m. Idiome des Hottentots : parler le hottentot. (Le hot- • tentot est une langue agglutinante, caractérisée par des klics ou consonnes claquantes et sans affinité avec les autres idiomes africains.)
— Encycl.
Les Hottentots, race de l'Afriqueaustrale, de la famille khoïkhoï, comprennent les Hottentots proprement dits, les Namaquas et les Koronas.
Ce sont des nègres de taille moyenne, à la peau d un jaune sale, aux yeux un peu obliques, à la chevelure crépue. Ils élèvent de nombreux troupeaux de bœufs, de moutons et de chèvres.
’^Hottentotie, nom donné autrefois à la région de l'Afrique australe, d’ailleurs très vaguement délimitée, qui était habitée par les Hottentots.
*hotter [hn-té] V. a. Transporter avec une hotte : hotter la vendange.
'"hottereau [ho-te-rô] ou hotteret \iio-te-ré] n. m. Petite hotte.
*hotteur, euse \ho-teur, eu-ze] n. Qui porte la hotte : hotteur des vendanges.
♦hottier [ko-ti-é] n. m. Pêcheur qui transporte à l'aide d’une hotte le poisson du bateau au marché.
Hottin^er [pr. all. tin'-ghèr] (Jean-Jacques), historien suisse, nê à Zurich, m. noyé dans la Limai,
Hotte de cheminée.
près de Zurich (1783-1860). Son ouvrage capital a pour titre : Zwingle et son époque (1842).
Hotton, comm. de Belgique (Luxembourg, arr. de Marcliej : 1.410 h.
hottouie [o-to-nî] n. f. Genre de prlmulacées, comprenant des herbes aquatiques, dont on connaît deux espèces. (L'/ioZtonie des marais ou mille-feuille aquatique, des fossés et des marais de France, a des fleurs rosées, à gorge jaune.)
'"hotu n.va.Pêch.
Autre nom du nase.