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railles furent grandioses et ses restes déposés au Païuhéon. Nous citerons, parmi ses poésies: Feuilles d'automne 11831), les Chants du crépuscule il835), les Voix intérieures (1837), les Hayons et les Ombres :18M)), les Châtiments (1853), les Contemplations (1856 1, la Légende des siècles (1859-1883) ; parmi ses romans ; Notre-Dame de Paris (1831), les Misérables (1862), les Travailleurs de la mer (1866), Quatrevingt-treize ; — parmi ses œuvres dramatiques : Marion Delorme (1830), Le roi s'amuse (1832). Ruy Blas il838), les Burgraves (1843), Lucrèce Borgia et Marie Tudor (1833), Angelo (1835). Le nombre et 1 importance de ses œuvres, leur influence sur son époque font de lui une des plus grandes personnalités du siècle. D'une rare puissance d imagination, et d'une étonnante fécondité d’invention verbale, d’une sensibilité pénétrante et qui s’étend à tout, il est, outre le plus merveilleux ouvrier en vers, le poète lyrique le plus puissant, le plus varié et le plus conuilet que possède la littérature française.
JBEugO iCharles-'Victor), fils du précédent, littéra-
â Paris, m. à Bor-
llugueuüte.
teur et journaliste français deaux (1826-1871 ). — Son frère, François-AIictor, né et m. à Paris (1828-1873), a composé une remarquable traduction de Shakespeare.
hugolâtre adj. et n.
(de Hugo, n. pr., et du gr.
latreuein, adorer). Admirateur outré, exagéré, de 'Victor Hugo.
hugopMle adj. et n.
(de Hugo, et du gr. philos, ami). Admirateur de Victor Hugo ; écrivain hugophile.
Huguenet (Félix), acteur français, né à Lyon en 18.Ô8 ; comédien aux qualités brillantes, au jeu plein de finesse. 11 épousa Mm® Juliette Simon-Girard,.
Paris en 1860: actrice française pleine de verve et de gaieté, qui obtint de vifs succès dans l'opérette.
*llUgueilOt [ghe-no]. Ote [oie] n. etadj. (del’all. eidyenossen, confédérés liés par serment). Protestant partisan de la Réforme : écrivain huguenot. Qui a rapport aux calvinistes : l'autorité huguenote.
— Encyol. Le nom de huguenot fut donné aux Genevois révoltés par des partisans du duo de Savoie, et c’est sans doute ce nom qui, généralisé, s’appliqua à tous les protestants.
Huguenots (£es), opéra en cinq actes, paroles de Scribe et d’B. Deschaiiips, musique de Meyerbeer (18.i6). L’action se passe vers 1572 ; le sujet : les amours de Raoul de Nangis et de Valentine de Saint-Bris, comtesse de Nevers, le complot contre les huguenots, la Saint-Barthélemy. La partition, colorée, pittoresque, passionnée, est une des œuvres les plus pathétiques qui se soient produites sur la scène lyrique française. Citons le chœur : Bonheur de la table ; la romance de Raoul ; Plus blanche, gue la blanche hermine ; le choial de Luther ; la cavatine du page : Nobles seigneurs, salut, le duo Beauté divine, enchanteresse ; le fameux septuor ;
En mon bon droit fai confiance; le scène superbe de la conjuration ec de la bénédiction des poignards ,■ le duo : O ciel ! où courez-vous ? le trio . Savez-vous qu’en joignant nos mains dans les ténèbres, etc.
*llUgUenote [ghé\ n. f. Petit fourneau surmonté d’une marmite. Marmite de terre sans pieds, ou avec des pieds très bas. *llUgueilOterie [ghe, rf] n. f. Faction des huguenots.
*llUguenotique [qlie] adj. Qui appartient aux huguenots.
*hUguenotlsme [ghe-no-tis-mé] n. m. Attachement à la doctrine, au parti des huguenots. (Peu us.)
Hugues, comte de Vienne en 898, duo de Pi'Ovence vers 911, roi d'Italie en 926, m. à Arles en 947, époux de la fameuse Marozia,
Hugues (saint), abbé de Cluny, né à Semur, m. à Cluny (1024-1109). II fonda la célèbre abbaye de Marcilly. Fête le 29 avril.
Hugues [hu-ghe'\ le Grand, comte de Paris, duo de France, père de Hugues Capet ; m. en 956. Il obtint de Louis IV d'Outremer, qu’il avait fait élire à la mort de Raoul, le titre de duc des Francs. Sa puissance sous les derniers rois carolingiens facilita l'avènement de son fils.
Hugues Capet, fils du précédent, chef de la dynastie des Capétiens, proclamé roi de France de 987 à 996, avec l’appui d’Adalbéron, évêque de Reims, et de la féodalité ecclésiastique.
Son règne fut troublé parla révolte de ceux mêmes qui l'avaient porté au trône, el qui refusaient de reconnaitr e
sa suprématie. D’après un passage interpolé d'Adhémar de Chabannes, Hugues aurait envoyé à Adalbert de Périgord, qui refusait de lever le siège de Tours, un message ainsi conçu : « Qui l'a fait comte ? » Adalbert aurait répondu : « Qui t’a fait roi ? « Cette légende est apocryphe. Hugues eut la sagesse de faire sacrer ses fils de son vivant, et d'assurer ainsi Ihérédité de sa maison.
Hugues de Flavigny,' bénédictin, né en 1065, m.vers 1115, auteur d'une Chronique précieuse -pour l’histoire du xi« siècle.
Hugues des Payens ou de Pains, cho-
valier iVançais, né au château de Pains, près de Troyes, vers 1070. m. en Terre sainte en 113G; fondateur de Tordre des Templiers.
Hug^ueS de Saint-Victor, philosophe et théologien flamand, né près d'Ypres, in. à Tabbaye de Saint-Victor, à Paris, en 1141. C'est un mystique prudent. Les conlemporains l’avaient surnommé le Nouvel Augusthi.
Monnaie de Hugues Capet.
Hugues (Clovis), homme politique et poète français, né à Ménerbes (Vaucluse), m. à Paris (1851-1907) ; auteur de : les Soirs de bataille^ les Jours de combat, etc.
*liuliau \hu-hô], cri dont se servent les charretiers pour faire aller leurs chevaux à droite. Ant. Dia.
tiuiadv. (lat. hodie). Le temps qui sert à marquer le jour où l'on est : d'hui en un an. (Vx.)
liui n. m. Pièce de bois que Ton place à la voile de quelques petits bâtiments pour la tenir étendue.
Iiui6 n. f. Cri des veneurs pour lancer le loup. llUllagÔ n. m. Action d’huiler : l'huilage des machines en adoucit les frottements.
llUlle n. f. (lat. oleum). Liqueur grasse et onctueuse, comestible ou employée à de nombreux usages, qu'on extrait de diverses substances végétales (olive, noix, faine, œillette, lin, colza, pavot, etc.), ou animales (baleine, phoque, foie de morue, etc.) : les navigateurs filent de Itiuile autour d'un vaisseau seroué par la tempête. Parfum que Ton obtient en faisant macérer des fleurs dans de Thuile fine : huile de rose. Huile à guinquet, à brûler. Les saintes huUes, celles qui constituent le saint-chrême, particulièrement avec lesquelles on administre Textrême-onction. Huile minérale, de pierr *, le pétrole. Huile lampante, le pétrole rectifié. Huiles lourdes^ hydrocarbures extraits des pétroles et des goudrons de houille et qui distillent au-dessus de 200». Huiles volatiles, essentielles, principes volatils et odorants extraits de certaines substances. (Syn. de essence.) Huile détonante, nitroglycérine. Huile animale de .Dippel, prouuit de la distillation sèche des os. Fig. Vei'ser de l'huile sur les ploies de quelqu'un, le consoler, Tapaiser. Jeter de l'huile sur le feu, exciter des gens déjà très montés : envenimer une querelle. Faire la tache d'huile, augoienter d'une façon insensible. mais continue. Sentir l'huile, se dit d’un ouvrage produit laborieusement et où Teffort se voit (allusion soit à la lampe du travailleur, soit à Thuile dont les lutteurs antiques s'oignaient le corps). Fam. Huile de cotret, coups de bâton. H n'y a plus d'huile dans la lampe, se dit d'une personne qui meurt d'épuisement. Arg. Argent. Jeter de l'huile, être mis avec recherche. Les huiles, les autorités, les supérieurs. Etre dans les huiles, être en relation avec des gens puissants. Huile de bras, de coude, de poignet, force, efforts musculaires. V. filage.
— Encycl. On désigne sous cette appellation générale toutes les matières grasses dont le point de fusion est bas, et qui sont liquides à la température ordinaire ; les huiles essentielles, qui sont des principes volatils extraits de certaines plantes (v. essence); les huiles minérales, les hydrocarbures liquides qui peuvent servir à Téclaii’age (v. pétrole). Les huiles •irnsses, insolubles dans 1 eau, solubles dans Téther, la benzine, le sulfure de carbone, sont d’origine végétale (huiles d'olive, d'amandes douces, de ricin, de colza, de noix, de noisette, de navette, de lin, de chènevis. de faîne, etc.) ; ou animale (huile de pied de bœuf, de poisson, de foie de morue).
On extrait les huiles soit par pression, soit par épuisement. Dans le premier cas, on concasse la substance à traiter, puis on la broie, et enfin on la soumet (à chaud le plus souvent) à Taction d’une presse puissante ; le résidu est appelé tourteau. Par épuisement, on fait intervenir un dissolvant (sulfure de carbone ou autre), et Ton soumet le tout à la chaleur ; les produits obtenus sont ensuite épurés.
Les huiles ont des applications très nombreuses : elles sont employées pour la table fhuile d'olive, d'œillette, d'amandes douces, de noix, de navette, huile blanche, etc.), pour la préparation des conserves alimentaires (^huile d'olive), pour Téclairage, la préparation des peintures et vernis, le graissage des machines, la préparation des cuirs. Enfin, outre les huiles qui possèdent par elles-mêmes des propriétés médicamenteuses (huiles de ricin, de croton, de foie de morue), la thé>’apeutique utilise diverses huiles qui servent de véhicule à des substances actives (huiles camphrée, de camomille, huile phosphorée, etc.). La parfumerie en fait aussi un grand usage.
— Econ. domest. Taches d'huile. 1« Sur les étoffes. Délayer de la terre de pipe en poudre dans Teau. Enduire la tache de cette bouillie pendant quatre ou cinq jours en laissant sécher. Enlever alors la terre de pipe, et brosser. Pour les étoffes de soie ou de satin, humecter les deux côtés avec de la benzine, puis saupoudrer de magnésie en gardant humides, pendant trois heures, les parties tachées. Drosser vigoureusement quand Tétoffeest sèche.
2o Sur les parquets. P'rotter l'endroit taché avec un linge imbibé de pétrole. Laver avec un peu d'eau froide dès que le pétrole est évaporé. Encaustiquer ensuite et cirer. On peut aussi répandre sur la tache de la terre des Salinelles (communément désignée sous le nom de magnésite) et Ty laisser séjourner une demi-heure environ.
3® Sur le papier peint. Mélanger 25 gr. d’alun calciné avec 25 gr. de fleur de soufre. Prendre une petite pincée de cette poudre et en fi’otter la tache Mouiller très légèrement le papier avant Topération. tLUilemeilt [man] n. m. Action d'huiler. IlUiler [/(Tj V. a. Frotter, oindre avec de Thuile ; huiler les rouages d'une machine. V. n. Suinter Thuile : plante qui huile.
Iluilerio [rî] n. f. Fabrique ou magasin d'huile, huileux, euse [leû, eu~ze] adj. Qui est de la nature de Thuile, qui en contient : l'acide sulfurique est de consistance huileuse. Gras et co*mme imbibé d'huile :
peau huileuse. Sauce huileuse, sauce mal liée, devenue grasse sur le feu. Arg.
boulevard. Syn, de gommeux.
N. f. Machine à faire de Thuile.
huilier [Zi-é] n. m. Ustensile de ménage, contenant les burettes d'huile et de vinaigre et souvent les salières, le Huilier,
moutardier, etc. N. et adj. m.
Se dit d'un fabricant ou d’un marchand d'huile.
huilière n. f. “Vase où Ton conserve Thuile des lampes, sur les navires.
huilure n. f. Maladie des poiriers, dans laquelle les feuilles prennent un aspect brillant.
*huir V. n. Crier, en parlant fin milan.
h.UiS fit-i] n. m. (lat. ostium). Porte. CVx.) A huis clos, portes fermées, le public n'étant pas admis. Demander le huis clos, demanuer que l'audtcnoe ne soit pas publique. (Dans cette locution et les similaires, l’a de huis est aspiré.)
— Encycl. Dr. Le grand principe des institutions judiciaires modernes est la publicité des débats. Néanmoins, des considérations d'ordre public ont fait admettre le huis clos lorsque les débats sont de nature à entraîner ou le scandale ou des inconvénients graves pour l’ordre, la sûreté nationale et les bonnes mœurs. La mesure du huis clos et sa durée sont abandonnées au pouvoir discrétionnaire des cours et des tribunaux, mais le jugement doit toujours être prononcé en audience publique.
Huismes, comm. d lndre-et-Lolre, arr. et à 8 kil. de Chinon; 1.440 h Ch. de f. Et. Pruneaux.
Huisno (T), rlv. de France, affl. g. de la Sarthe ; elle arrose Nogent-le-Rotrou : cours 130 k.
Huisseau-sur-Cosson, comm. de Loiret-Cher, arr. et à 8 kU. de Blois ; 1.260 h. Chaux.
huisserie \u-i-se-rî] n.f. Pièce de bois formant l’encadrement d’une porte ; une huisserie soignée.
huissier [M-i-sW]
n.m.ide /iMis).Garde de la porte chez un souverain, un haut personnage, pour annoncer, introduire, etc. Celui qui fait le service des séances de certains corps, des assemblées délibérantes, etc. Officier ministériel chargé de signifier les actes de justice, de mettre à exécution les jugements : il existe au moins un huissier dans chaquechef-lieu de can~ ton. Huissier audien-
Huîsserie.
cier, celui qui est chargé d’assister les magistrats h l’audience.
— Encycl. Br. Les huissiers sont nommés par décret, sur la proposition des procureurs et des présidents de cours ou tribunaux et sur la présentation de Thuissier qui cède sa charge, ou de ses héritiers.
Ils doivent être âgés de vingtcinq ans accomplis, avoir travaillé pendant deux ans au moins dans Tétude d’un notaire, d’un avoué ou d'un huissier, ou pendant trois ans au greffe d’une cour d'appel ou d'un tribunal civil. Ils prêtent serment et fournissent un cautionnement.
Leurs fonctions sont incompatibles avec toute autre fonction publique salariée et la profession d'avocat.
Chaque année, les cours ou tribunaux choisissent parmi les huissiers ceux qu’ils chargent du service intérieur de Taudience, pour y maintenir Tordre, appeler les causes, et exécuter les ordres du président.
Ces huissiers, appelés audienciers, peuvent seuls faire les significations d'avoué à avoué et le service personnel aux enquêtes et interrogatoires.
Devant la justice de paix, Thuissier no peut instrumenter pour ses frères, sœurs et alliés au ême degré. Devant le tribunal de première instance, il ne peut instrumenter pour ses parents et alliés collatéraux jusqu’au degré de cousin issu de germain inclusivement.
HuiSSigllîes, comm. de Belgique (Hainaut, arr. d’Ath, sur THunelle) ; 4.480 h.
Huissier.
*huit [hu-it ; ui devant une consonne] adj. num. card. (lat. octo). Nombre que Ton obtient lorsqu'on ajoute une unité au nombre s<-pt : huit jours. Huitième : Charles huit. En huit, à pareil jour, la semaine suivante ; de lundi en huit.
N. m. Nombre de sept unités plus une ; huit et huit font seize. Huitième jour : le huit du mois. Chiffre huit : un huit mal ^it. Carte marquée de huit points : le huit de cœur. Huit de chiffre, accessoire, objet en forme de huit. Bandage en forme de huit. Chignon de femme en forme de huit.
Les trois huit, formule résumant la récla- Les huit (cartes),
mation des ouvriers qui demandaient le partage de la journée on 8 heures de travail, 8 heures de loisir, 8 heures de repos.
’^h.U.itaiH [tin] n. m. Pièce de poésie, composée de huit vers. Stance de huit vers, dans un plus long ouvrage. Ex. d’un huitain, sur Molière :
Sous ce tombeau gisent Plaute et Térence,
Et cependant le seul Molière y gît.
Leurs trois talents ne formaient qu’un esprit Dont le bel art réjouissait la France.
Us sont partis, et j’ai peu d’espérance De les revoir. Malgré tous nos efforts,
Pour un long temps, selon toute apparence,
Térence et Plaute et Molière sont morts.
La Fontaine.
^huitaine rzê-ne] n. f. Espace de huit jours : le juge a remis la cause à huitaine. Assemblage de Imit ou environ : une huitaine de fraitcs. Petite pendule que Ton remonte tous les huit jours.
'^'liuitailte adj. num. Octante ; quatre-vingts. (Vx. ou dial.)
*liuitelée n. f. Ancienne mesure agraire, variant entre 8IJ à 100 verges de 20 pieds.
*h'llitièniO adj. num. ord. Qui correspond au nombre huit : août est le huitième mois de l'année.