‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 16 sur 1225 · V. nORNAGE · texte numérisé non relu

V. nORNAGE

aborner [nf v. a. Mettre des bornes à un terrain pour le distinguer des terres voisines : aborner un champ.

abortif, ive adj. (lat. ahortivus'. l’rématuré, qui avorte : le fndt abortif ne parvient pas à maturité. Propre a provoquer l’avortement : la vente des substances abortives est prohibée. Aboi.

abot [4o] n. m. (de aboutir}- Entrave qu'on attache au pâtui-on des chevaux pour les retenir.

abOU, préf. arabe signifiant père : Abou-Bekr (père de la vierge).

Abou-Bekr [békr], beau-père et successeur de Mahomet, et premier des califes. Il rassembla et fit écrire les Révélations épai'ses de Maliomet de manière à en former le Coran ; m. à Médine en 634.

aboucliemeilt [man] n. m. Action d'aboucher, de mettre bout à bout deux tuyaux, deux tubes, etc. Entrevue, conférence.

aboucher [ché\ v. a. (rad. bouche). Joindre bout à bout ; aboucher deux tubes. Réunir deux ou plusieurs personnes pour qu'elles confèrent ensemble : aboucher un vendeur et un acquéreur. S'aboucher V. pr. Se mettre en rapport ; s'aboucher avec un avoué.

abouchouchou n. m. Drap, composé de parties égales de laines frtinçaise et espagnole, que l'on fabrique dans le midi de la France pour être expédié dans le Levant.

AboU— Hauifa, célèbre iman, chef des hanéfites. l'une des quatre sectes musulmanes orthodoxes ;

11 mourut empoisonné (700-767).

Aboukir, bourg de la Basse-Egypte, sur la presqu'île d'Aboukir; 1.200 h. Combat naval où Nelson détruisit la flotte française commandée par Brueys 1798) ; victoire de Bonaparte sur les Turcs (1799;. Abercromby s’empara de cette ville en 1801.

Aboukir [Bataille d'). tableau de Gros (1808) [Versailles). Belle peinture pleine de fougue et d'éclat, représentant la victoire de Bonaparte sur les Turcs. Au premier plan, Murat sur un cheval blanc ; les soldats turcs s'enfuient éperdus vers la mer.

Aboukir, v. d'Algérie fdép. d'Oran), arr. et à

12 kil. de Mostaganem; 2.000 h. Eaux minérales. AbOUl-AbbaS, le premier calife abbasside,

descendant d'Abbas, souverain remarquable, mais cruel. Il fit massacrer les Ommiades, et mérita par ses cruautés le surnom do Sanguinaire (as-!5afîah) ; il régna de 751 à 754.

abouler [lé\ v. a. Pop. Donner, apporter : aboulerde l'argent .Y. n. Arriver, venir : invité qui aboulé.

Aboul-Faradj, historien arabe, né h Mélitène (1226-1286): auteur de deux Chroniques ou Histoires xiniverselles.

Aboul-Féda, historien et homme d'Etat arabe, de la race des Ayouhites, né à Damas (1273-1331). Il prit une part active à la guerre contre les croisés ; il a laissé une Histoire abrégée du genre humain, précieuse pour l'histoire de l’islamisme.

aboulie ou abulie [ff] n. f. du gr. a priv.. et boulé, volonté). Absence de la volonté. Espèce de névrose où ce symptôme est dominant : les persomies atteintes d'aboulie sont déprimées.

aboulique adj. et n. Atteint d'aboulie.

abOUUa n. m. 'Tittéralem. notre père). Métropolitain de l'Eglise éthiopienne, qui reçoit son investiture du patriarche copte d'Alexandrie.

abouquement [»!a;t) n. m. Action d'abouquer. abouquer [ké] v. a. Placer du sel nouveau sur un monceau de vieux sel pour l'épurer : abouquer du sel.

about [bou] n. m. Pièce de charpente ou de menuiserie ajoutée à une autre. Dépose du pavé et repose A> ce pavé sur une forme neuve.

About flou] (Edmond), littérateur français, né à Dieuze Meurfhe-et-Moselle), m. à Paris ;1828-1885 . Ecrivain clair, spirituel et brillant, plutôt que profond, auteur de : la Question romaine, le Boi des

Keimond AbuuL.

montagnes, le Roman d'an brave homme, le Nez d'un notaire. l'Homme à l'oreille cassée, etc. 11 fonda en 1871 le journal le A'/.\'« siècle, et fut élu membre de l'Académie française enl88i'.

aboutage n. m.

Action de réunir par un nœud les bouts de deux cordages.

abouté, e adj. de abouter). Joint par les deux bouts, placé bout à bout. Blas. Se dit des petites pièces allongées qui se touchent par les pointes.

aboutement

[man] n. m. Etat de deux choses aboulées. Action d'abouter. Point de jonction de deux choses aboutées.

abouter \té] v. a. Joindre bout à bout. Abouter la vigne, la tailler jusqu’au bout.

aboutir v. n. (de à, et bout). Toucher par un bout : tous les rayons d'vin cercle aboutissent au centre. Fig. Tendre à, avoir pour résultat : les désordres du règne de Louis A'V aboutirent à la ruine de la monarchie. Conduire : la vie, aboutit à la mort. Méd. Arriver à suppuration, en parlant d’un abcès.

abo-utissant [;i-san', e adj. Qui aboutit : prairie aboutissante à la forêt. N. in. pl. Tenants et aboutissants, se dit des relations de quelqu’un, des circonstances détaillées d'une affaire : l intrigant connaît les tenants et les aboutissants de tous et de tout.

aboutissernent [ff-se-man] n. m. Résultat ; V aboutissement des efforts. Méd. Commencement de suppuration : V aboutissement d'un abcès.

ab ovo loc. lat. signif. A partir de l'œuf, et empruntée d'Horace {.A rt poét.. 147) ; allusion, à l’œu/’ de Léda, d'où était sortie Hélène. Homère aurait pu y remonter, s'il avait voulu raconter ab ovo la guerre de Troie ; mais Horace le loue précisément davoir, sans reprendre les choses de si loin, tiré l'Iliade d’un seul événement du siège, la colère d'Achille.

aboyant [boi-ian]. e adj. Qui aboie continuellement : chiens aboyants; meute aboyante.

aboyer rfiof-fé] v. n. (du vx fr. 4nt/e)% avoir la bouche ouverte. — Change Vy en i devant un e muet : il aboie. Prend un j/ et un i de suite aux deux prem. pers. pl. de l'imp. de Tind. et du prés, du subj. : nous aboyions, vous aboyiez ; que nous aboyions, que vous aboyiez.) Crier, en parlant du chien ci de quelques animaux du même genre. Fig. Crier après quelqu'un, le presser avec importunité : créanciers qui aboient après un débiteur.

aboyeur, euse [boi-ieur, eu-ze] adj. Qui aboie souvent : les petits chiens sont aboyeurs. N. m. Chasse. Chien peureux qui, devant les bêtes sauvages, aboie sans approcher. Oiseau d’Europe et de TInde du genre chevalier, au cri analogue à l’aboiement du chien. Fig. et fam. Celui qui fatigue par .ses cris, ses réclamations : qui a des dettes, a des aboyeurs à ses trousses. Crieur à la porte d'un théâtre.

abracadabra n. m. Mot cabalistique auquel les anciens attribuaient une vertu magique pour guérir certaines maladies. (Les lettres de ce mot devaient être écrites en triangle où il fût possible de le lire en- divers sens.)

abracadabrant [ bran ] , e adj. Fam. Extraordinaire, merveilleux, stupéfiant.

Abraham, patriarche hébreu, descendant de Sem, oncle de Loth, mari de Sara, père d'isaac et d'Ismaêl, et de la nation juive. Obéissant aux ordres

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