‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 226 sur 1225 · V. BARÈME · texte numérisé non relu

V. BARÈME

Barrême, ch.-i.

de c. (Basses-Alpes), aiT. et à 30 kil. de Digne, au confluent des deux Asses de Blieux et de Clumanc, affl. de la Durance; 760 h. Plâtre, sources minérales. — Le cant. a 7 comm. et 2.140 h. Ch. de f. S.

Barrême (Bertrand-François), arithméticien français, né à Lyon, m. à Paris (1640-1703); auteur du lAvre des comptes faits. Son nom a passé dans la langue. V. barè.me.

barréoles [ha-ré\ n. f. pl. Appareil de gymnastique, formé de quatre poteaux reliés entre eux et de deux barres de fer mobiles.

b arr er

[6a-?’éJ V. a.

Fermer avec une barre barrer une porte . O b struer, empê-

Barrôme.

Barréoles»

Maurice Barrés.

cher de passer : barrer la route à un fuyard. Tirer un trait de plume sur ; rayer, biffer : barrer un article. V. n. Tenir le gouvernail : barrer adroitement. V. pr. Arg. S'enfuir, s'en aller.

Barrère (Camille), diplomate français, né en 1851 à la Chai’ité-sur-Loire. Nommé ambassadeur à Rome en 1897. Il a joué un rôle important pendant la Grande Guerre.

Barrés [ba-rèss] (Maurice), littérateur et homme politique français, né à Charmes, m. àNeuiily(l862- 1923). On lui doit, entre autres ouvrages : le Jardin de Bérénice; Du sang, de la volupté et de la mort; les 'Déracinés ; l'Appel au soldat; Amo7'i et doloiû sacrum ; Colette Baudoche ; VAme française et la Guei've, série des articles patriotiques que lui a inspirés la guerre. C’est un analyste délicat et subtil, en même temps qu’un lyrique passionné et un styliste raffiné. U a été élu membre de l’Académie française en 190iL

BarrBSWlll (Charles-Louis), chimiste français, né à Versailles ( 1817-1870). Liqueur de Barresivill. réactif servant à déceler la présence du sucre dans un liquide.

barrettade [ba-rè~ta-de\ n. f. Coup de chapeau, salut. (Vx.)

barrette ou barette [ha-rè-îe\ n. f. (itai. haretta). Petit bonnet plat. Parlera labarrette de quelqu'un, lui donner une calotte. (Vx.) Bonnet noir, à trois ou quatre cornes, des ecclésiastiques. Bonnet rouge à trois cornes, des cardinaux. Recevoir La. barrette, être élevé au cardinalat.

barrette [rè-te] n. f. (de barre). Petite barre. Nom de diverses pièces d'horlogerie, de bijouterie. Plaque qui ouvre ou ferme les orifices d'introduction ou d'évacuationde la vapeurdans unemachine. Point de barrette, point de broderie et Lun des divers points du crochet, qu'on fait avec un fil pris sur le crochet piqué dans un point de chaînette.

La d 'vnière iarrette se fait en piquant sur le point de chaînette sans avoir le fil sur le crochet.

barreur [ba-rmr] n. m. Celui qui tient la barre du gouvernail, dans une embarcation.

Barrias ha-ri-ass]

(Félix-Joseph), peintre français né et ni. à Paris (1822-1907). — Son frère, • Louis -Ernest, statuaire français, n. et m. à Paris (1841-1905), artiste vigoureux et adroit, auteur du Sennent de Spartacus, des Pi'cmîères funérailles.

barricad© [ha rt] n. f. (Ual. harricata). Retranchement établi, dans une rue, avec des barriques, des voitures, des pavés, etc. ; élever des barricade<. Fig. Guerre civile. Obstacle naturel et, fig., opposition, difficulté.

Barricade lia), pièce en quatre acte.s, de P. Bourget (1910), qui évoque les conflits du patronat el du prolélariat.

Burrelle.

Louis Barrias.

Barricades {journées des'). Lal«, le 12 niai 1588, fut une manifestation des Ijgueurs eu faveur du duc de Guise et contre Henri III ; la 2', le 2T août 1648, commença les ti'oubles de la Fronde. — Au XIX' siècle, des barricades ont été élevées dans les rues de l’aris lors des insurrections de juillet 1830, de février et de juin 1848, en décembre 1851 et pendant la Commune (1870-1871).

barricader [ba-ri-ka-dé] v. a. Faire des barricades. Barricader une porte, en assui-er solidement la fermeture. Se barricader v. pr. Se fortifier au moyen de barricades. S’enfermer pour ne voir personne.

Barrie (James-Matthew), romancier et auteur dramatique anglais, né à Kirriemuir en 1860, auteur de : le Petit Ministre, V Admirable Crichton, Peter Pan, etc.

barrière [ba-ri] n. f. (rad. barre). Assemblage de pièces de bois, de métal, etc., feiunant un passage : la barrière d'un passade à niveau. Bornes, dé-

1, 2, 3. Barrières diverses ; 4. Barrière à bascule.

fenses naturelles d’un Etat : les Pyrénées servent de barrières naturelles à la France et à l'Espagne. Porte d’entrée d’une ville où sont établis des bu¬

reaux d'octroi : payer à la barrière. Zone autour de ces portes : bal de barrière, rôdeur de barrière. Fig. Empècliement, obstacle : ^ les préjugés sont des barrières contre le progrès.

Barrière (Pierre), rompu vif à Melun en 1593, pour avoir voulu assassiner Henri IV.

Barrière (Théodore), auteur dramatique français, né et m. à Paris (1823-1877) ; fécond et vigoureux écrivain, auteur des Filles de marbre, de THéritage de M. Plumet, des Faux bonshommes, etc.

Barrili (Anton. Giulio),littérateur et homme politique italien, né à Gênes, m. à Carcare (1836-1908), auteur de romans nombreuxet pleins Th. Banièce.

d’attrait [Corne un sogno, etc.).

barrique [ba-ri~lce] n. f. (prov. barriea'j. Sorte de futaille ou de tonneau servant au transport des marchandises , surtout des liquides. Son contenu : une barrique de vin. V. fût.

bai'rir [ba-rir] V. n. (latharrire). Eu parlant de l’éléphant, crier. Syn. baréter.

barrister [teur] n.m.fm.

angl.). Avocat, eu Angleterre.

barrit [Oa-ri] ou bar- Barrique,

risseiuent [6a-ri-se-?nan] n. m. (lat. barritus). Cri de l'éléphant.

Barrois (Charles-Eugène), professeùr et géologue français, né à Lille en 1851. Membre de l’Académie des sciences en 1904.

Barrois [ba-roi] ou duebé de Bar, ano.

pays de France, entre la Lorraine et la Champagne, baigné par la Meuse.

(Ilal3. Barisiens.) Ch.-l.

Bar-le-Duc. Annexé définitivement en 1766.

barrot'[6a-î’o] n. m,

Mar. Traverse, barre sei*vant à arrimer, etc.

Barrot ; ba-ro] (Odilon), avocat et homme politique français, né à Villefort (Lozère), m.

à Bougival (1791-1873).

Il lut, en 1848, le promoteur de la Campagne des banquets, qui aboutit à l’émeute de février et au renverse- o. Barrot,

ment de liOuis-Philippe.

On lui doit des Mémoires posthuines intéressants.

barrotGr [ba-ro-té] v. a. Remplir la cale d'un navire jusqu’aux barrots ou baux.

barrotiû \ba-ro] n. m. Mar. Petit barrot entre les baux.

barrow [ba-7'o] n. m. (m. angl.). Tumulus préhistorique, amas conique de terre ou de pierres, en Angleterre.

BarrO'W (Isaac), philologue, mathématieicn et théologien anglais, né et m. à Londres (1030-1677;.

Barrow (sh* John), voyageur anglais, fondateur de la Société de géographie de Londres 1 170V-18t8;.

BAR

BEïroW, fleuve côtier d'Irlande, qui arrose Carlow, New-Ross et se jette dans l'Atlaniique ; ISO k.il.

BarroW-in-FurnesS, v.d Angleterre{conité de Lancastre) ; 57.600 h.

Port actif sur la nier d'Irlande. Hauts fourneaux, laminoirs.

Barry (James), peintre irlandais, né à Cork,

(1741-1806); a peint : !a Mort du général Wol/fe; les Progrès de l'huiiiani té ; etc.

Barry (Jeanne BÉcu, comtesse du), favorite de Louis XV, née à Vaucouleurs, décapitée sous la Terreur (1 74 3-1 79 3 ).

U'origine obscure , elle épousa le comte Guillaume du Barry. pour être en mesure d'être présentée à la cour, où des intrigants avaient projeté de la donner au roi. Ce qui assura le succès de l'intrigue, c'est que la nouvelle comtesse n'était jias une « caillette >> sans manières et sans e.sprit, comme l'ont prétendu les femmes de cour. Blonde, d'une beauté pénétrante, la comtesse devint bientôt toute puissante. Très frivole, pas méchante, incapable de jouer un rôle politique, ce ne fut que pour se défendre contre Choiseul qu’elle soutint le Triumvirat Maupeou- Terray - d'Aiguillon. Après la mort du roi, elle vécut à Lucicnnes, passa en Angleterre à la Révolution, mais, ayant eu la mauvaise inspiration de revenir en France, elle fut arrêtée , condamnée à mort et guillotinée.

Bairy (Charles), ai-chitecte anglais, né et m. à Londres (1795-1860) ; ilconstiaiisit le palais du Parlement, Il fut enterré à 'Westminster.

B arry (François), peintre français, né à Marseille, m.

Var (1813-189*2); s'est distingué

Armes de Bar-aur-Aube.

à Saint-Laurent-dudans les maidnes.

Armes de Bar-sur-Seiue*

Barry-and-Cadoxton, V. d’ Angleterre! pays de Galles, comté de Glamorgan) ; 13.000 h.

Barsac [safc], comm. de la Gironde (arr. et à 32 kil.

de Bordeaux), sur la Garonne : 2,830 h. (Barsacais).

Ch. de f. M. 'Vins blancs renommés.

barse n. f. Boîte d’étain dans laquelle s'expédie le thé de Chine.

Bar-sur-Aube, ch.- 1. d arr. (Aube) ; ch. de f. E., à 53 kil. de Troyes ; sur y Aube; 4.530 h. (Bar-sur-Aubois ou Barisiens). Distillerie, vins, fausses perles. — L'arr. a4 cant., 88 com., 32.200 h. ; le canton a 23 comm. et 14.510 h.

Bar-SUr-Seine, ch.-L d arr. (Aube) ; ch. de f. E.,à33kil. de Troyes ; 3.100 h. (Barrais ouBar-S quanais). Vins. Victoire de Macdonald sur les Autrichiens en 1814. — L’arr. a 5 cant., 84 com., 33.570 h. : le cant. a 22 comm. et 9.180 h.

Bart [6ar] (Jean), cé; lèbre marin, né et m. à Dimkerque (1650-1702). Il servit d’abord sous Ruyter.

en Hollande ; mais, lorsque cette puissance fut en guerre avec la France, Jean Bart retourna dans sa patrie et s'illustra comme corsaire par sa bravoure et ses exploits. Il se distingua surtout dans la guerre de la ligue d'Augsbourg, et fit subir aux Anglais des pertes considérables. Louis XIV le fit venir à Versailles, où la simplicité de ses manières amusa les courtisans d'escadre et lui donna des titres de noblesse. Jean Bart mourut d’une pleurésie.

Marié deux fois, Jean Bart eut treize enf^ts.

Le plus célèbre fut l’ainé François-Cornil, celuilà même que son père, le voyant pâlir dans le feu d'un combat naval, fit attacher au grand mât du navire jusqu'à la fin de l'action et qui mourut vice-amiral (1677-1755).

BartaS ( Guillaume DE Salluste , seigneur du), poète fi'ançais, né au bourg de Montfort, près d'Auch, mort à Paris la Semaine ou la Création du monde, poème remarquable par la vigueur, l'éclat, la grandeur de l'inspiration.

Son style est souvent boursouflé et bizarre.

bartavelle [vè-lé\

n. f. Perdrix rouge, vivant sur les hauts sommets et dans les forêts de pins.

Bartenstein, y.

d'Allemagne (Pi-usse);

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