V. a. Changer de place : bouger les mains, des meubles
bougette [jè-te] n. f. (de bouge). Sac de cuir, grande bourse, petit coffre de voyage, (Vx.)
bougie [jî] n. f. (de Bougie, v. d'Algérie d’où l’on tirait beaucoup de cire). Chandelle de cire ou de stéarine,- à mèche tressée. Chir. Appareil en forme de cylindre, employé comme sonde. Physîq. Bougie électrique, système de deux crayons de charbon aggloméré, placés parallèlement à une faible distance l’un de l'autre, séparés par un corps isolant, quelquefois simplement par l’air et entre lesquels on fait jaillir l’arc voltaïque : l'invention des bougies électriques est due à Jablochfcof. Bougie décimale, unité d’intensité lumineuse ; qui esi environ la dixième partie du carcel (abrçv. bd). Autom. Appareil servant à l'allumage des moteurs à explosion,
— Encycl. Techn. Après avoir employé «autrefois la cire, on fabi'ique actuellement les bougies avec de la stéarine, ou acide stéarique extrait du suif, (y. STÉARINE.) On commence par fondre les pains d'acide stéarique dans des chaudières à double fond, chauffées par la vapeur. Quand la masse est fondue, on ajoute 10 p. lûü d'acide sulfurique, afin de rendre les bougies moins friables. On laisse cette masse en repos jusqu’à ce qu’il s’opère un commencement de cristallisation ; on la verse alors dans des moules métalliques, dont le centre est occupé par une mèche de coton tressé, imbibée d’acide borique pour augmenter sa combustibilité. Dès que les moules sont froids, on sort les bougies; on les rogne pour les amener à la même longueur, on les polit et on les marque avant de les mettre en paquets, par cinq, six. huit ou dix, chaque paquet pesant 600 grammes environ.
On emploie aussi la paraffine (v. ce mol), qui subit un grand retrait en refroidissant lentement ; on remédie à cet inconvénient en chauffant les moules et en les plongeant brusquement dans l’eau froide.
Taches de bougie. Pour enlever les taches de bougie sur les étoffes de drap, Coton ou soie, on se sert ordinairement d'un fer à l'epasser, qu’on applique à chaud sur l’étoffe après avoir recouvert celle-ci d’un papier non collé (papier buvard, papier de soie, etc.) Le fer fond la bougie, qui est absorbée immédiatement par le papier. On peut également verser quelques gouttes d'alcool à 90o sur la tache et frotter vigoureusement : la bougie est réduite en poudre par l'alcool. Cette poudre ne résiste pas à un coup de brosse.
— Pour nettoyer les bougies d'un lampadaire quand elles sont souillées par des déjections de mouches, on les passe à l’eau de savon, et on les essuie avec un linge sec et fin.
— Autom. La bougie est un cylindre de porcelaine, dont la mèche est formée d’une tige métallique A, que, dans l’intérieur du cylindre moteur, un faible espace sépare d’une autre pièce métallique B, portée par l’écreu de fixation dans îa paroi du moteur à explosion. Si l'on produit une différence de potentiel entre les deux pointes qui terminent A et B, une étincelle jaillit entre elles dan.s le cylindre et enflamme l'air carburé vlans le moteur.
— Dr. Les bougies, cierges et stéarines sont soumis à une taxe intérieure de consommation. Les fabricants sont tenus de se munir d une licence.
Bougie r^], v. d'Algéi'ie (Constantine:, port sur la côte nord-ouest du golfe de Bougie; ch.-l. d’arr.
Coupe d'une houg’ie (Auloa)-}.
* Machine à rogner, polir et marquer
Machine à mouler
Machine à étuis
Porte-moules
Bouoib.
Moules divers
BOU
BOU
à 236 kil. de Constantine : U.600 h. {BouQioies). Port actif. Iluilorics, tanneries, commerce de cire. — L arr.
bougier [/i-eT v. a. Se coni. comme prier.) Passer le bord d'ime étoffe coupée sur la cire d'une bougie allumée pour empêcher l'effilage:
bouyierdu drap, du taffetas.
bougillon, orme [ji.
Il mil., O ne. n. et adj. Pup.
Personne remuante, qui bouge sans cesse.
BOUgi'Val, comm. de Seine-et-Oise. arr. et à 7kil.de Versailles, sur la
Seine : 2.810 h. (It ou g iv al ais). Blanc d Espagne.
Bougion, ch.-l. de c. (Lot-et-Garonne), arr. et à 15 kil. de Marmande : 610 h. Ch. de f. M.— Le cant. a 10 comm. et 4.380 h.
'bougon, onne [o-ne] n. et adj. Qui bougonne souvent. N. ra. Autref.. trait d'arbalète ou d'arc, dont la tète était un morceau d'acier.
bougonner [gho-nè] v. n. Fam. Gronder entre ses dents. V. a. Réprimander : femme qui bougonne son mari.
BoUgOUlma, v. de la Russie d’Europe (gouv. de Samara). sur la Bougoulminka ; 13.000 h.
Bougourouslan, v. de Russie (gouv. de Samara i. au confluent du Motchagaï avec le Kinel ; 12.300 h.
bOUgran n. m. (de Boukhara, ville d'Asie). Toile forte et gommée.
bougre, esse [grè-se] n. (de Bulgare). Sodomite. (Vx.) Pop. Terme d’injure. Bon bougre, bon vivant. Interjertiv. Sorte de juron: bougre! c'est cher !... (On n’écrit le plus souvent que la première letti’e du mot : b...)
bougrement [man] adv. Pop. Diablement, étrangement, extrêmement.
bOUgue n. f. Sables mouvants des bords de la mer : les bougues de Quinéville en Normandie.
Bouguenàis ’ghe-nè], comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 6 kil. de Nantes, sur la Loire; 3.830 h. Ch. de f. Et.
Bouguer [g/ter] (Pierre), mathématicien et physicien français, né au Croisic, m. à Paris (1678-1758). On lui doit l'invention de l’héliomètre.
Bo ugu er eau
[ghe-râ j j William - Adolphe ) , peintre français, né et m. à La Rochelle (1825-1905): membre de l’Institut (1876) ; auteur d’œuvres au coloris agréable, mais sans vigueur, au dessin juste et sobre ( Triomphe de
Vénus; la Vierge, Jésus et saint Jean).
Bou-Hamara
(ou PHomme à l'ânesse),
Îirétendant ou rogui marocain, qui se fit passer pour e fils ainé d'Abd-el-Aziz. Vaincu par Mulaï-IIafido, il fut mis à mort (1868-1909,.
boubaureau [bou-o-ro] n.m. Nom par lequel on désignait autrefois le canard sauvage dit collet vert.
Bouhier [bou-i-é] (Jean), jurisconsulte et académicien français, né et m. à Dijon (1673-1746) :
président du parlement de cette ville. Il avait réuni une bibliothèque célèbre.
Bouhours [our\ (le
Père Dominique), jésuite, grammairien puriste et littérateur français, né et m. k Paris (1628-1702) ; auteur des Entretiens d'Ariste et d'Eugène (1671): de la Manière de bien penser dans les ouvrages de Vesprit (1687).
Bouliy, comm. de la Nièvre, arr. et à 21 kil. de Oosne : 1.520 h. Jean Bouhier,
boui-boui n. m.
Pop. Théâtre, concert d'ordre inférieur ; mauvais lieu. PI, des bouis-bou's.
bouif n. m. Arg. Cordonnier, bouige [i-je] n. f. Terrain inculte sur lequel on fait brûler les mauvaises herbes pour fertiliser le sol.
Bouilbot [bou, l mil., é] (Louis), poète lyrique et auteur dramatique français. né à Cany, m. à Rouen ( 1822-1869) [la Conjuration d'Amboise ,
Madame de Mnniarcy,
Festons et astragales].
bouillabaisse
[bou, H mil., a-6é-se| n. f.
(provenç. mod. boutabaisso). Mets provençal, composé de poissons cuits dans de l'eau ou du vin blanc, relevé d'ail, de persil, de safran, de poivré, de laurier, etc.
— Encycl. Le fond de la bouillabaisse est formé d un poisson un peu gros, Bouilhat.
tel que le loup (bar) ou la
rascasse, auxquels on ajoute plusieurs petits poissons coupés par mordeaux et choisis parmi les espèces qui fréquentent les roches sur les côtes de la Méditerranée. Mettre le tout dans une casserole, avec des oignons, quelques gousses d’iiil, du persil du laurier, du fenouil, force poivre et sel, une grosse pincée de safran, une tomate coupée en tranches et une bonne cuillerée d'huile d'olive. Mêler à froid ju.squ’ii ce que toutes les parties aient pris la couleur du safran. Couvrir alors d'eau les tronçons de poisaon et poser la casserole sur un feu très vif. Laisser
bouillir de cinq à dix minutes, verser le bouillon dans un grand plat sur des tranches de pain préparées à l'avance et servir le poisson à i>art.
bouillage [éott, il mil.] n. m. Action de faire bouillir.
bouillalson [bou. il mil., è-zon) n. f. Fermentation de la bière, du cidre, etc.
bouillant [6ow, il mil., an], e adj. Qui bout: huile bouillante. Fig. Vif, ardent : jeunesse bouillante.
bouillard ’bou, il mil ar. n. m. Nom vulgaire du bouleau et peuplier noir. ,
Bouill argues, comm. du Gard. arr. et h 7 kil. de Nîmes; 2.380 h. Ch. de f. Fabrique de chaussures.
Bouillaud (Jean), médecin français, né à Garat, m. à Paris (1796-1881). Membre de l'Académie des sciences (1868).
bouille [éoM, Il mil., e' n. m. Vase à grosse panse, pour transporter le lait. (Syn, berthe.) N. f. Morceau de charbon de terre. Hotte de bois pour la vendange. Pèch. Perche pour troubler Teau.
Bouillé (marquis François-Claude de), général français, né à Clusel, m. à Londres (1737-1800). Gouverneur d'Alsace et de Franche-Comté en 1789, il prépara en 1791 la fuite de Louis XVI, puis émigra.
Bouillé-Loretz, comm. des Deux-Sèvres, arr. et à 36 kil. de Bressuire ; 1.280 h.
Bouillé-Ménard, comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 11 kil. de Segré ; 1.610 h.
bouiller [bou, il mil, é] v. a. Agiter le^ fond d’une rivière avec la bouille, pour attirer le poisson, ■bouillerie [bou, Il mil., e-rî] n. f. Distillerie d’eau de-vie.
bouillet [iou, U mil è, n. m. Variété de bouleau dont les menues branches servent à faire des balais.
Bouillet [Il mil., é] (Marie-Nicolas), philosophe et lexicographe français, né et m. à Paris (1798-1864) ; auteur d un Dictionnaire d'histoire et de géographie.
bouilleur [bou. Il mil.] n. m. Distillateur d'eaude-vie. Bouilleur de cru, propriétaire qui distille son propre marc, ses propres fruits. Bouilleur ambulant, celui qui va d’un lieu à un autre distiller pour le compte de ses clients (propriétaires, particuliers ou négociants!. Techn. Annexe de la machine à vapeur où Teau entre en ébullition et qui consiste en un ou deux gros cylindres placés sous le corps de la chaudière et en relation directe avec lui au moyen de tuyaux de fort diamètre.
— Encycl. Il existe, au point de vue fiscal, deux catégories de bouilleurs : les bouilleurs de cru et les bouilleurs de profession.
Les bouilleurs de cru sont les propriétaires, fermiers ou colons qui distillent les marcs, vins, cidres et poirés, prunes, cerises, prunelles et lies provenant exclusivement de leur récolte. Les bouilleurs de prolession sont ceux qui distillent soit les mêmes matières que les bouilleurs de cru, lorsque ces matières proviennent de la récolte d'autrui, soit d'autres produits (fruits, tels que pêcfies, abricots, etc. ; substances farineuses, telles que pommes de terre, etc. ; substances sucrées, telles que jus de betteraves, etc.; céréales, telles que blé, maïs, etc.), alors même que ces produits proviennent exclusivement de leur récolte.
Le privilège des bouilleurs de cru, régi par les lois de 1875, 1900, 1903, 1906, a de nouveau été modifié en 1916 et considérablement restreint : toute distillation de vins, cidres, poirés, marcs, lies et fruits doit être opérée en atelier public et sous le contrôle du fisc, ou par des associations coopératives.
Pour atteindre les distillations frauduleuses d'alcool, la loi astreint Talambic à une surveillance étroite. Il ne circule que sous acquit-à-caution.
Le détenteur n'a le droit de se sei'vir de ses appareils que pendant les fabrications déclarées.
Pour exploiter leur industrie, les bouilleurs ambulants doivent être munis d'un permis de circulation, tenir un cahier-journal fourni par la régie et sur lequel ils inscrivent tous les détails de leurs opérations ; faire une déclaration de chacun de leurs déplacements.
bouilli [bou. Il mil., i] n. m. Viande cuite dans Teau pour faire du bouillon : bouilli de mouton. (Ne se dit guère que du bœuf et absolum. : manger le bouilli.)
bouillie [bou, il mil.. î n. f. Aliment composé de lait et de farine bouillis ensemble. Pâte à papier, à carton. Fig. et fam. Bouillie pour les chats, travail inutile ; chose peu intelligible. Vitic. Préparation liquide, à base de sulfate de cuivre, que Ton emploie pour combattre diverses maladies cryptogamiques de la vigne (mildiou, black-rot, etc.).
— Encycl. La bouillie se fait avec du lait et de la farine de froment. C'est un mets qui rend de grands services chez les petits enfants, à la condition expresse qu'il ne leur soit pas donné avant Tâge du sevi'age et qu'il ne serve pas à remplacer l'allaitement. Le sarrasin, le maïs, Torge, le riz, Tavoine fournissent des bouillies délicates. Celle qu'on prépare avec le maïs est la plus estimée : c’est la polenta de l’Europe méridionale, la miliasse ou cruchade de l'ouest de la France, les gaudes de la Bourgogne et de la Franche-Comté, mais elle ne convient qu'aux adultes.
— Vitic. Les bouillies cupriques les plus employées sont la bouillie bordelai e et la bouillie bourguignonne. La première s'obtient en faisant dissoudre 2 kilogrammes de sulfate de cuivre dans 10 litres d'eau chaude et en ajoutant à cette dissolution 80 litres d'eau ; d'autre part on a délayé 1 kilogramme de chaux grasse éteinte dans 10 litres d’eau ; on verse lentement ce lait de chaux dans la solution cuivreuse en remuant constamment. La bouillie bourguignonne se prépare de la façon suivante : on fait dissoudre 2 kilogrammes de sulfate de cuivre dans 10 litres d’eau, 2 kilogrammes de carbonate de sodium dans 10 litres d'èau ; on mélange les deux solutions et on additionne de 80 litres d’eau. Ces deux bouillies cupriques possèdent à peu près la même valeur, mais la seconde offre l’inconvénient de ne pouvoir être préparée longtemps à l’avance. L’épandage de Tune et de Tautre se fait à l’aide de pulvérisateurs. [V. ce mot.) On augmente l’adhérence des bouillies en ajoutant au mélange initial un peu de l’un des produits suivants : sucre, huile de lin, colophane, caséine, etc.
Pour combattre les insectes parasites des végétaux on fait usage de bouillies arsenicales ou nicotinées.
Bouillier il mil., ié] (Francisque), philosophe et professeur français, né à Lyon, m. à Sim.andres (Isère) (1813-1899) ; auteur d’une remarquable Histoire de la gihilosophie cartésienne.
bouillir fiou, il mil.] v. n. (lat. bullire. — Je bous, tu bous, il bout, nous bouillons, vous bouillez, ils bouillent. Je bouillais, nous bouillions. Je bouillis, nous bouillîmes. Je bouillirai, nou\ bouillirons. Je bouillirais, nous bou llirions. Bous, bouillons, bouillez. Que je bouille, que nous bouillions. Que je bouillisse, que nous bouillissions. Bouillant. Bouilli, e.) Etre en ébullition : l'eau bout à 100 degrés- Fig. : bouillir de colère. La tête bout, on est excité, enflammé. Contenir un liquide en ébullition : la marmite bout. Fam. Faire bouillir la tnarmite, poursoir à la subsistance. Activ. Faire bouillir : bouillir le lait. Prov. : Si la mer bouillait, tous les poissons seraient cuits, il ne faut pas chercher à prévoir tout ce qui peut arriver de fâcheux.
bouilloire [bou, il mil.] n. f. (de bouillir). Vase de métal pansu, à bec et à anse, pour faire bouillir de Teau.
bouillon [bou. Il mil.] n. m.
Aliment liquide, qu’on obtient en faisant bouillir dans Teau de la viande, des légumes ou herbes :
bouillon gras, maigre. Bulle qui s’élève à la surface d’un liquide bouillant. Onde tumultueuse d’un liquide s’échappant avec force :
l'eau sort à gros bouillons. Pli bouffant d’une étoffe. Excroissance de chair dans une plaie. Restaurant où Ton ne donnait primitivement que du bouillon. Ensemble d’exemplaires invendus de livres ou de journaux. Bouillon de culture, bouillon (de bœuf, de poulet, de gélatine, agar-agar, etc.) dans lequel on cultive les microbes que Ton veut étudier. Fam. Boire un bouillon, subir une perte. Bouillon d'onze heures, breuvage empoisonné. Bouillon pointu, lavement.
— Encycl. Le bouillon est une décoction de viande et de légumes, qui renferme surtout des sels minéraux et de la gélatine. Sa valeur nutritive n'est pas considérable, mais il est stimulant et excite puissamment les sécrétions salivaires èt ga.striques. Pour préparer un bon bouillon, on prend 1 kilogr. de viande de bœuf désossée (culotte, gîte à la noix, tranché , des 03, 4 litres d’eau et 40ü gr. environ de légumes (carottes, navets, poireaux et céleri). On met la viande a Teau froide ou à Teau bouillante (et Ton n'éctime pas), puis on ajoute les légumes, des condiments et 30 gr. de sel. On fait bouillir lentement pendant cinq à six heures, et Ton colore avec une boule.
On prépare aussi des bouillons de poulet et de veau. Le bouillon d'herbes ou bouillon axix herbes s' ohtient en faisant bouillir dans 1 litre d’eau : 40 gr. de feuilles d’oseille, 20 gr. de feuilles de laitue. 10 gr. de feuilles de poirée, 10 gr. de feuilles de . cerfeuil, ; ajouter 5 gr. de beurre, 2 gr. de sel et passer.
Bouillon, V. de Belgique (prov. de Luxembourg), sur la Semoy ; 2.700 h. Ch.-l. , au moyen âge, du duché de Bouillon.
Bouillon. Ilist. Y. Godefroy.
Bouillon (Robert IV DE La Marge, due de), maréchal de France, né vers 1520, m. en 1556, appelé d’abord le Seigneur de Fleuranges et le Jeune Aventureux.
Bouillon (Henri de La Tour d'Auvergne, duc de), maréchal de France 1 555-1623). Calviniste, dèle serviteur de Henri IV. il fit partie du conseil de régence après la mort du roi, commanda les princes révoltés en 1615, puis fit la paix avec la cour. — Son second fils fut le grand Turenne. —
Son fils aîné, Frédéric- Maurice, duc de Bouillon, né à Sedan, m, à Pontoise (1605-1652), ennemi implacable de Richelieu, s’allia aux Espagnols et gagna la bataille de la Marfée sur les troupes françaises.
bouillon - blanc
[bou. Il mil., blan] n. m. Nom vulgaire d'une espèce de molène, dont les fleurs sont pectorales. l’I. des bouillons-blancs.
bouillonnant [bou, il mil., o-nan], e adj. Qui bouillonne.
bouillonnement [bou, il mil., o-ne-man] n. m. Etat d'un liquide qui bouillonne. Fig. Agitation, effervescence : le bouillonnement de la jeunesse.
'bouillonner [àou, H mil., o-néj v. n. S'élever en bouillons. Fig. S'agiter, fermenter. V. a. Faire des bouillons à : bouillonner une robe.
bouillotte [éou. Il mil., 0-ie] n. f. (de bouillir). Récipient métallique, que Ton remplit d’eau
Bouillottes.
bouillante et qui sert à ehauffer les wagons, les voitures, ete. Petite bouilloire. Jeu de cartes.
— Encycl. Jeu. La bouillotte n’est qu’un jeu de brelan transformé. On la joue ordinairement à quatre, avec un jeu de piquet dont on enlève les sept. La mise de chaque joueur est de 5 jetons. Le joueur qui a le roi donne le premier, bien que Tas soit la carte la plus forte. Avant de donner, chaque joueur met un jeton au jeu ; celui qui fait, met le dernier. Le premier en cartes peut se carrer, en doublant Tenjeu, plus un ; le second peut décarrer le premier en doublant Tenjeu, plus un. Si tout le monde passe, la carre et le jeu appartiennent à -celui qui s’est carré. Le donneur distribue 3 caries une par une et retourne la treizième. Les joueurs répondent soit en tenant le jeu, soit en relançant celui qui a ouvert le jeu, c’est-à-dire en offrant de jouer un enjeu plus fort. Si plusieurs joueurs tiennent, ceux
Armes de Boug-ie.
Bouguereau.
Bouilloire.
i Ti.
rl
Henri, duc de Bouillon.
BOU — 280 — BOÜ
Bonr.\Nr.EniB : 1. Arrivée de ia farine à la boulangerie : '2. Coupe d'un blutoir ; 3. Pelles et roable ou rable : Couches en toile ; 5. Panetons ; 6. Paneton a fleurage: 7. Tamis; 8. Brosse à pain et l)rosse
à molli lier ; 9. EtuufToir ; 10. Couteau à pain ; il. Coupe d’un four ancien ; 12. Allumage du four ; 1 b Pelrissatce.mécaniijue ; 1 4. Boulanger au péti in ; lo. Pesée de la pâte : 16. Confection des pains ; 17. Boulanger enfournant le pain ; 18. Une boulangerie : 19.2 . Porteur et porteuse de pain. V. fock, pain.
qui passent montrent leurs jeux et les tenants ont le droit d'y prendre les cartes leur convenant. Le jotieur ayant le plus de cartes de la même couleur gagne le coup, ou celui qui a les plus fortes en point; s'il y a égalité, le premier en cartes gagne.
I.è brelan (trois cartes semblables) l’emporte sur les autres joueurs et reçoit deux jetons de chaque joueur ; le brelan carré (trois cartes semblables, plus une autre semblable provenant de la retourne) en reçoit quatre.
bOUillotter 7>01<, il mil., o-té] v. n. Bouillir doucement, à petits bouillons.
Bouilly^ ch.-l. de c. (Aube), arr. et à 12 kil. de Troyes, au pied de la forêt d’Othe ; 580 h. Ch. de f. E. — Le cant. a 28 comm. et 6.090 h.
Bouilly ( Jean -Nicolas), auteur dramatique français, né à la Couldraye, près de Tours, m. à Paris ;1763-1842). 11 composa un ^'and nombre de comédies et d’opéras-comiques [Fanchon la Viel~ le Jeune Éenri).
BouilX) cpmm. de la Vendée, arr. et à H kil. des Sables-dOlonne, dans Tile du même nom: 2.8o0 h. Petit port de pèche.
Bouira^coinm. d’Algérie (Alger' , arr. et à 113 kil. d'Alger, au pied du Djnrdjura; 7.600 h. Vignes.
BouiS (Jules), chimiste français, né à Perpignan, m. à Paris (1822-1886). On lui doit des travaux sur les eaux minérales, sur l’alcool, les corps gras, etc.
boujaron n. m. Petite mesure de 6 centilitres représentant la ration de tafia distribuée aux marins. Contenu de cette mesure.
Boukhara, v. d’Asie, capit. de la Boukharie ,Turkestan, ; 90.000 h. Industrie de la soie, des cuirs, des armes : grand marché de coton.
Boukharie ou khauat de Boukhara,
Etat de TAsie, dans le Turkestan -ancienne Sogdiane de l’empire perse) : 1.500.000 h. {Boiikkarns ou /htftkhariens . Cap. Boukhara. Gouverné par un émir, soumis à rinfUience russe.
boulag© n. m. Action de bouillir du linge pour le blanchir, ou de fouler des betteraves pour en extraire le sirop ; linge ou betterave qui sont dans la cuve. Action de garnir de boules les cornes des taureaux, etc.
boulaie [lè] n. t. Terrain idaniê de bouleaux.
Boulainvilliers
^ lin-vi~lf -é ] ’ comte Henri de.i, historien français, né à Saint- Saire Seine- Inférieure', m. à Paris ,1658- 1722;. il étudia les institutions du moyen âge.
boulange n. f. Métier ou commerce de boulanger. Bois de boulange, hois pour chaulTer le four. Pulit. Syn. populaire de boui.anoisme.
boulangeab'6 Ja-ble] adj. Qui peut être boulangé ou pétri : farine houlangeable.
Boujaron.
boulanger [/e], ère n. Qui fait et vend du pain. N. f. Cinquième figure du quadrille français.
boulanger [Jé] v. a. (Prend un e muet après le f/ devant a et o": il /mulmiÿea, nous boulangeons.) Péti’ir du pain et le cuire ; boulanger de la farijie.
Boulanger [jé] (Nicolas-Antoine), littérateur et philosophe fi-ançais. né et m. à Paris (1722-1759); auteur de IWntiquité dévoilée. 11 explique l'histoire par les symboles astronomiques.
Boulanger (Louis), peintre français de l’école romantique, né à Verceil, m. à Dijon (1SÜ6-1967; ; auleurdu Triomphe de Pétrarque ; Lgolinet ses fi.ls[etc.
Boulanger ^Ernest), et m. à Paris .1815-1900) ; auteur d'opérettes à la musique claire, élégante et fort agréable [les Sabots de la marguise).
Boulanger (Gus-
tave), peintre de genre français, né et m. à Paris -1824-1888). 11 a traité des scènes antiques ou orientales \ Hépétition dans la maison diipoète tragique à Po.mpéi\
Boulanger iCeorges), général français, né à Rennes, m. à Bruxelles :1837-1891' : ministre de la guerre en 1886. Pendant les dernières années
compositeur irançais, né
G. Boulanger.
de sa vie, il prétendit à la présidence de la République, fui soutenu par Toppusition et par une partie des l'épublicains , agita profondément et inutilement le pays ; mais, menacé d’arrestation, il s'enfuit en Belgique, fut condamné par contumace à la détention perpétuelle par la haute Cour et se suicida au cimetière d’Ixelles.
boulangerie rt, n.
f. Fabricatimi et commerce du pain. Le lieu où il se fait, où il se vend.
— Encycl. Pour les opérations de la boulangerie, V. PAl.V.
— Dr. Les règles concernant le commerce de la boucherie v. ce mot)
Général Boulanj^er
sont applicables au commerce de la boulangerie. Les boulangers ont le droit de vendre du pain de luxe, de qualité et de prix supérieurs au pain taxé. Les municipalités ne peuvent obliger les boulangers à avoir toujours un approvisionnement de pain de chacune des catégories taxées. Les arrêtés municipaux sur la taxe du pain sont soumis au contrôle préfectoral, et les décisions des préfets sont elles-mêmes subordonnées h l’autorité du ministre de l'agriculture. Il appartient donc à ce ministre de se prononcer sur les recours formés devant lui en celte matière.
boulangisme [jis-me] n. m. Parti politique, tirant son nom du général Boulanger.
boulangiste [yîs-fe] n. Partisan du général Boulanger. Adjectiv. : l’équipée boulangiste.
boulant ,7an] n. m. et adj. Variété de pigeons qui possèdent la propriété de gonfler leur jabot et leur œsophage par aspiration d’air et de former ainsi sur le devant de leur cou une boule volumineuse.
Boulaq ou Boulak, fauboOrg du Caire (Egypte), où se trouve un musée d’antiquités égyptiennes ; 18.000 h.
Boulard lar] (Henri), écrivain et bibliophile français, né et m. à Paris 1754-1825). Il fut député au Corps législatif, sous l'Empire.
Boulay [/è], ch.-l. d’an*, de la Moselle, et à 25 kih de Metz ; 2.220 h. ; près de la Nied.
Boulay de la Meurthe (Antoine), homme d'Etat, né à Chaumousey (Vosges), m.
à Paris (1761-1840) ; un des principaux rédacteurs du Code civil. — Son fils, Henri, né à Nancy (1797-1858), fut vice président de la République de 1849 à 1851.
boulbèneoubolbène
Il , f. Terre argilo-sablonneuse.
boule n. f. ;Iat. bxdla). . j u i Corps sphérique. Bow^e noire, ou »y.
celle qui, dans un scrutin, exprime le rejet, et, dans un examen, la note mal. Boule blanche, celle qui adopte ou signifie très bien. Boule rou(^, celle qui, dans un examen, exprime la note bien. Pop. Visage : avoir une bonne boule. Tête : perdre la boule, devenir fou ; ne pas garder son sang-froid. Boule de nei e, chose qui grossit continuellement : la dette est une boule de neige. Par iron., nègre. Boule de signaux, ballon servant à faire de.s signaux dans les ports. *Loc. adv. : A boule vue, précipi'' animent. (On dit aussi À LA ou À iiouLEvrE.' Nom de difTérents outils présentant une partie arrondie. PI. Jeu qui se joue avec des boules : jouer aux boules.
— Encycl. Jeu. Il y a deux sortes de jeux de boules : lo le jeu des grosses boules, qui se joue ordinairement dans une allée encaissée, à rextrémité de laquelle on creuse un petit fossé, appelé noyon ou xiogau. (En avant du fossé, on place sur Te sol une marque visible qui doit servir de but Les boules qui tombent dans le noyau ne comptent plus : celle qui est le plus près du but gagne); 2° le jeu du cochonnet. Le cochonnet est une boule plus petite que celles avec lesquelles on joue. Les joueurs sont divisés en deux camps. Il sagit : pour les associés, de lancer leurs boules de manière à les placer le plus près du cochonnet et de déloger les boules des adversaires. V. BOWLING.
boule n. m. Mobil. V. boui.le.
Boule (Pierre- J/rtrce//en), géologue français, né à Montsalvy en 1861, auteur de savants ouvrages sur le Plateau central.
bouleau [In n. m. lat. betulla';. Genre de plantes de la tribu des bétulinée.s, comprenant des arbres a bois blanc, des pays froids et tempérés.
Les Bœufs allant au labour (Troyon), v. p. 25C.
La Belle Jardinière (Raphaël;, v. p. 225.
Le Bénédicité (Chardin), v. p. 227.
Le Bénédicité (Brion), v. p. 227.
Les Deux Blessés (Protais), v. p. 2.52,
La Bénédiction des blés (Jules Breton), v. p. 228.
Bélisaire demandant l’aumône (David), v. p. 225.
BOU
BOU
Boule-de-neige*
— Encycl. Le genre bouleau renferme une ti'en-
taine d'espèces ; il se plaît sous les hautes latitudes et atteint le 72» degré nord, l/cspèce la plus connue est le bouleau blanc ; sa hauteur varie entre 15 et 20 mètres, et la grosseur de son tronc peut atteindre 1 mètre de diamètre. L'écorce est d'abord brune et lisse, puis blanche, puis noirâtre et erevassée. Les feuilles sont petites et légères. Sèches, moutons et chèvres les mangent avec plaisir. Le bois est blanc, nuancé de rouge : il est excellent pour le chauffage. L'écorce est employée dans le Nord pour le tannage :
on en retire par la distillation un goudron qui donne au cuir de Russie son odeur spéciale. Sa sève, très abondante et très sucrée, peut fournir du sucre et une bois- Bouh-au,
son fermentée. Les Finlandais emploient les feuilles en guise de thé. Le bouleau aime les terrains frais et sablo argileux. Il se multiplie presque toujours par voie de plantation. Dans nos pays, on lexploite généralement en taillis, tous les 12 ou 15 ans. Le bouleau noir de l'Amérique du Nord sert dans la fabrication du papier et des pirogues légères.
boule-de-
neige [nè-je] n. f.
Nom vulgaire ae la viorne obier. PI. des bou les-de-neiqe.
bouledogue
Ido-ohe] n. m. langl.
buudog].\ axiétédedogue à mâchoires proéminentes, plus petit et plus féroce que le grand dogue.
■boulejon n. m. Filet en forme de tramail, pour pécher la sardine.
Boulenger ( h i p p olyte), paysagiste belge, né à Tournai, m. à Bruxelles (1837-1874), maitre de l'école de Tervueren {Lisière de bois, etc.).
bouler [U] v. n. Entier son jabot, en parlant du pigeon et spécialement du boulant. Rouler comme une boule. Pop. Envoyer bouler. envoyer promener, repousser. V. a. Bouler les cornes d un taureau, garnir l'extrémité des cornes de boules de cuir. Fam. Bouler quelqu'un, le rouler par terre.
boulet [Zé] n. m. (de boule). Sphère de fer dont on chargeait les canons. Peine infamante, qui consistait à traîner un boulet de 8 livres attaché à une chaîne de 2"". 50 de long : la peine du boulet fut sttpprimée en 1857. Fiij. et fam. Personne à charge, chose très ennuyeuse. Traîner le boulet, se disait du forçat qui avait, rivés au pied, une chaîne et un boulet ; au fiq.. être comme enchaîné à une position pénible, etc. Jointure de la jambe du cheval au-dessus du paturon. (V. la planche cheval.) Ustensile hémisphérique, sur lequel le ciseleur fixe au moyen de ciment les pièces qu'il veut travailler. Aggloméré de charbon de forme ovoïde.
— Encycl. Artill. Les boulets, de forme sphéi'ique, furent d'abord en pierre, quelqiiel'ois renforcés par une armature de fer, puis en fonte de fer. Leur calibre était généi’alement indiqué par le poids qu'ils pesaient, exprimé en livres. Les boulets ont été employés sous diverses formes : chaînés ou rames, surtout dans la marine, pour tirer à démâter les vaisseaux ennemis: rougis, afin d'allumer des incendies pendant le bombardement des villes (d'où Texpression : tirer sur quelqu'un à boulets rouges, dans le sens de : le pe»irsuivre sans merci). L'usage des boulets sphériques a disparu en même temps, que les canons lisses.
— .\rt vétér. Le boulet, chez les équidés, est situé entre le paturon et le canon, et il a pour base l'articulation de l'os principal du métacarpe ou du métatarse avec le premier phalangien et les deux grands sésamoïdes. Le baulet peut être le siège de blessures par le fer du pied opposé ; on dit, dans ce cas, que le cheval se coupe ; il peut être affecté de molettes.
bouleté, e ad . Art vétér. Se dit du cheval qui a le boulet déplacé en avant, par raccourcissement des tendons fléchisseurs.
boulette [lè-te] n. f. Petite boule. Petite boule de pâte ou de chair hachée. Fig. et fam. Bévue : faire une boulette.
bouleture n. f. Etat d"un cheval bouleté.
bouleutérion [n'-on ) n. m. (m. gr. ; de boulé, eonseil, sénat). Antiq. gr. Salle du conseil, palais du sénat.
bouleux, euse leû, eu-ze] n. Cheval, jument courts, trapus, propres aux travaux de fatigue. Adjectiv. : jument houleuse. Fam. Se dit d'une personne âpre à la tâche.
boulevard ou boulevart fvar] n. m.
(allem. bohlicerk). Autref., terre-plein d'un rempart. Auj., promen.ade, large rue plantée d'arbres. Les grands boulevards, à Paris, large et belle voie de communication qui s'étend depuis la Madeleine jusquà la Bastille. Boulevard du crime, autre!'., à i’aris et par plaisant., le boulevard du Temple, ou florissaient de nombreux théâtres de mélodrame. Fig. Place forte : cette ville est le boulevard de l'Italie. Protection : la justice est le boulevard des Etats.
boulevarder dé' v. n. a Paris, flâner sur les grands boulevards.
boulevardier 'dl-é], ère n. .4 Paris, personne qui fréquente les grands boulevards. Par eatens. : homme élégant, viveur. Adjectiv. Qui a rapport à ces personnes, aux boulevards : l'esprit, l'argot boutevardier.
bouleversant [vér-san], e adj. Qui trouble, bouleverse : nouvelles bouleversantes.
bouleversement ^Vèr-se-man] n. m. Trouble violent ; agitation, grand désordre, au pr. et au fig.
bouleverser [rér-sej v. a. (de boule, et verser). Mettre en grand désordre : bouleverser une, bibliothèque. Agiter violemment, ruiner, abattre : boulevers'r un Etat. Fig. Troubler, émouvoir violemment : bouleverser lé coeur, l'esprit.
boulevue (a la ou a) loc. adv. Précipitam ment, sans réflexion. V. boule.
Bouley (Henri), médecin vétérinaire français, né et ra. à Paris (1814-1885). Membre, puis président de l'Académie des sciences.
Boulgariue (Taddée), romancier russe, né en Lithuanie, m. à Dorpat (1789-1859).Plusieurs de, ses romans, qui rappellent la manière de Walter Scott, ont été traduits en français. ( bemetrius Mazeppa).
boulier [U-é] n. m.
Appareil analogue à l'abaque, comprenant des tringles de fer, sur lesquelles sont enfilées des boules et qui sert à apprendre aux enfants les premiers éléments du calcul, (ün dit aussi boulier compteur.) Filet. (V. BOLIER.J Pot de terre pansu et sans anse.
Boulieu-lès-Annonay, comm. de l'Ar- (lèche, arr. et à 3ü kil. de Tournon : 1.290 h. Cli. de r. P.-L.-M.
iDOUlimiC [mfj n. f. (du gr. bons, bœuf et limos, faim). Faim insatiable et produisant, quand elle n'est pas satisfaite, des espèces de défaillances. (La boulimie constitue parfois une véritable névrose de restomac.i
bOUiiiniqUÔ adj. Qui a rapport à la boulimie : ijaati'ite boulimique. N. l‘ersonne atteinte de boulimie.
boulin n. m. Trou ou pot de colombier, pour faire nicher les pigeons. Constv.
Trou fait dans un mur pour suporier les échafaudages. Pièce de ois scellée horizontalement dans un mur, pour soutenir le plancher d'un échafaudage.
boulînage n. m. Action de bouliner.
bouline n. f. (de l'angl.
bowtine, corde de proue). Mar. Nwuris deboaline: Corde amarrée vers le milieu de a, simple; B, double, chaque côté d'une voile, pour lui feire prendre le vent le mieux possible. Faviguer à la bouline, louvoyer au plus près, serré.
bouliner [né] v. a. Haler avec la bouline : bouliner une voile. V. n. Naviguer à la bouline. Fam. Marcher en piétinant.
boulinette [nè-te]n. f. Bouline de petit hunier, orientée au plus près.
boulingrrin n. m. (de l'angl. hotvling-green, gazon pour jouer aux boules). Parterre de gazon.
boulingue [lin-ghe] n. f. Petite voile du haut du mât.
boulinier [nf-éj, ère n. et adj. Qui navigue à la bouline.
Boullanger, prédicateur. V. André.
boulle {bou-le} ou boule n. m. Meuble incrusté d'écaille, d or et de cuivre, à l'imitation de ceux de l'ébéniste Boulle. (V. Louis XIV [style].)
Boulle ou Boule André-Charles), sculpteurébéniste, né et m. à Paris ,1642-1732) et dont les œuvres sont très recherchées.
Boulleret ^rèj, comm. du Cher, arr. et à 15 kil. de Sancerre ; 1.630 h.
Boullongne ou Boulogne, famille de peintres français, qui a fourni trois artistes distingués : Louis, né et m. à Paris (1609-1674), [il travailla à la