QUANTIÈMES
f. Abréviations : m, mardi ; M, mercredi.
caléctlier [chi-é\ n. m. Fabricant ou loueur de voitures.
caleçon n. m. (ital. calzone). Sorte de pantalon de dessous, en toile, en flanelle, etc. Culotte légeie arrivant à mi-cuisse, et que mettent les baigneurs, coureurs, lutteui-s, etc. Jeter le caleçon a quelqu un, le provoquer à la lutte.
caleçonnier [so-ni-e'], ère n. Personne qui fabrique °ou vend des caleçons.
Calédonie [nîj. anc. nom de l'Ecosse, dont les habitants sont souvent appelés Calédoniens.
Calédonie (Nouvelle-). Géogr. V. Nouvelle- Calédonie.
Calédonie (canal de), canal d’Ecosse (comté d’Inverness), faisant communiquer la mer du Nord avec l’Atlantique. Il traverse, au pied de superbes montagnes, des lacs très pittoresques ; long. 90 kil.
Calédonien, enne [ni-in, è-ne], habitant ou originaire de la Calédonie : les Calédoniens. Adjectiv. : les coutumes calédoniennes.
caléfaeteur [fade] n. m. Appareil pour faire cuire les aliments avec économie de combustible.
caléfaction [fak-si-on] n. f. (du lat. calefacere, chauffer). Phénomène qui se produit lorsqu’on projette un liquide en gouttelettes sur une plaque métallique très chaude. ... , .
— Encycd, Physiq. La goutte liquide, au contact d’une plaque métallique très chaude, prend la forme d’une lentille, tournoie rapidement en spirale et s évapore lentement ; l’évaporation a lieu par la partie qui touche au métal, et c’est la cause du mouvement dont la goutte est animée ; eu effet, la vapeur soulève la goutte de liquide, et l’empêche de se mettre en contact avec la plaque métallique. Dans les^ chaudières, ce phénomène de la caléfaction peut être la cause d’explosions.
calemart [ma)-] ou calemar n. m. Ancienne écritoire en forme d’étui allongé, que l’on portait a la ceinture.
calembour [lan] n. m. Jeu sur des mots qui ont môme son et sens différent; ex.: Louis X\ III mourant, voyant sur la figure des médecins qu il n’avait plus rien à espérer, aurait dit ; « Allons, finisaons-en, Charles attend [charlatans) ».
calembouriste \ian-bou-rls-te] ou calembour dier [lan-bour-di-é}, ère n. Pop. Qui fait des calembours.
calembredaine [lan-bre-dè-né\ n. f. Vain propos; plaisanterie ; débiter des calembredaines.
calence \lanse] n. f. (peut-être de carence). Arg . typogr. Action de ne pas travailler: maison oiXily a beaucoup de ca lence.
calendaire [lan-dé-re]n. m. Syn. de obitdaire. Galeudâl, poème de Mistral (1867) , en douze chants, exaltation de la Provence héroïque,
calender Uan dèr] n. m. Derviche mendiant, d'un ordre que l’Arabe Yousouf fonda au xiii® siècle.
calendes [lan-de\ n. f. pl. (lat. calendæ). Premier jour du mois, chez les Romains. Conférence entre les curés d’un diocèse. (On dit mieux conférence.) .
■ — Encycl. Chez les Romains, le mois était divisé en trois parties : les calendes, les ides et les nones. Les calendes tombaient le 1®:*, les ides le 13 ou le 15, et les nones le neuvième jour avant les ides. Les calendes étaient consacrées à Junon, et fixées pour le payement des dettes. Des calendes aux nones, il y avait quatre jours en janvier, février, avril, juin, aoCit, septembre, novembre et décembre, et six en mars, mai, juillet et octobre. On comptait ces jours parleur éloignement des nones; les autres jours du mois se comptaient par leur éloignement des calendes du mois suivant. On donnait le nom de veille au jour précédant les calendes, les nones et les ides.
Les mois grecs n'avaient point de calendes ; d où le dicton romain: ad calendas græcas solvere, payer aux calendes grecques, qui signifiait : ne jamais payer.
Delà aussi noti-e locution proverbiale : renvoyer aux calendes grecques, qui veut dire Remettre une chose à une époque qui n’arrivera pas.
calendre [lan] n. f. Machine employée dans certaines mines de —
houilles pour faire fonctionner lespompes d’épuisement.
calendrier
[IZan-dn-é] n. m.
(lat. calendarium ; de calendæ, calendes j. Tableau des jours, des mois,
des saisons, des fê- - Caleudre.
tes de lannee. , r j •
et fam. Ce n'est pas un saint de votre calendrier,
cette personne n’est pas de vos amis. ^
Encycl. Le calendrier romain doit son origine
à Romulus, qui composa une année de 300 jours, divisée en 10 mois. Numa, son successeur, ajouta les deux autres. En l’an 708 de Rome, Jules César le réforma pour le mettre en rapport avec le cours du soleil, et il s’appela dès lors le calendrier ju?îen. Un jour complémentaire, ou bissexîe, fut intercalé tous les quatre ans ; mais l’année était alors trop forte et amenait une erreur de 7 jours au bout de 900 ans, en sorte qu’en 1582 l’équinoxe de printemps avait rétrogradé de 10 joui's. Le pape Grégoire ordonna que le 5 octobre de cette année s appellerait le 15 octobre, et supprima les bissextiles séculaires, excepté une sur quatre. Cette réforme dite grégorienne,. B. été adoptée par tous le^peuples de l’Europe, à l’exception des Russes et des Turcs. Il y a bien encore une petite erreur, mais elle n’est que d’un jour sur 4.000 ans. Le calendrier grégorien est aujourd’hui en avance de 13 jours sur le calendrier julien. , 1 J •
Catendrier républicain. D apres ce calendrier, établi à l'instigation de Romme par la Convention nationale, le 24 novembre 1793, l’année commençait à l’équinoxe d’automne (22 sept.), et était partagée en 12 mois de 30 jours chacun, plus 5 jours comriléinentaires, qui devaient être consacrés a la célébration de fêtes républicaines. Ces mois reçurent les noms suivants : pour l’automne, vendémiaire (mois des vendanges), brumaire (des brumes), frimaire (des frimas) ; pour l’iiiver, nzuése (des neiges), vluviôse (des pluies), ventôse (des vents); pour le printemps, (de la germination), floréal vdes
fleurs), prairial (des prairies); pour 1 été,
(des moissons), thermidor (de la chaleur, des bains), fructidor (des fruits). Ces poétiques appellations sont dues au conventionnel Fabre d’Eglantine. Le mois était divisé en trois dizaines ou décades, et les noms des jours étaient tirés de l’ordre naturel de la numération t primidi, duodi, tridi, guartidi, guintidi. sextidi, septidi, octidi, nonidi, décadirLe calendrier républicain, employé pendant treize ans, fut, olhcieilement, remplacé parle calendrier grégorien, le 1er janvier 1806. , , . i
Calendrier musulman. Dans ce calendrier, les mois suivent le cours de la lune ; ils sont de 29 et 30 jours, les années comprennent 12 mois, soit 354 ou 365 jours; il est utilisé par les Arabes et les Turcs ; il a pour origine l'an I de l'hégire (16 juillet de lan
622 apr. J.-C.) . z. a w
Calendrier Israélite. Les mois sont réglés sur le cours de la lune; ils ont 29 ou 30 jours; lannee se compose de 12 mois ou de 13 mois lunaires ; dans le premier cas elle est commune, dans le second embolismique; l’année commune comprend 353 jom-s ou 354 ou 355, l’année embolismique 383, 384 ou 385.
Calendrier ecclésiastique ou perpétuel. On désigne ainsi le procédé à l’aide duquel on ti*ouve toutes les indications ordinaires d’un calendrier, à la condition de connaître la lettre dominicale et 1 épacte de l’année.
ealendulacées [lan, sé] ou calendulées Uan-du-lé] n. f. pl. Bot. Tribu de composées, ayant pour type le genre souci (dont le nom scientifique est calendula]. S. une calendulacéc ou calendulee.
calenture [lan] n. f. (del’esp. calentura. fièvre). Espèce de délire furieux, auquel les marins sont sujets sous la zone torride.
Calenzana, oh.-l. dec. (Corse), arr. et à 13 kil. de Calvi ; 2.820 h. Apiculture ; mine de plomb argentifère. — Le cant. a 8 oomm. et 6.400 h.
Calenzano, comm. d'Italie (Toscane, prov. de Florence); 6.700 h. Sériciculture; vignobles.
calepin n. m. (du n. d’Ambroise Calepino, v. ci-dessous). Dictionnaire. ("Vx.) Carnet sur lequel on prend des notes. Fig. Mettez ceci sur votre calepin, souvenez-vous-en. En T de construction, Dessin représentant le travail à exécuter.
Calepino on Calepin (Ambroise), savant religieux italien, né à Bergame(1436-1511) ; auteurd’un excellent Dictionnaire latin-italien. (De là le nom de calepin donné à un registre de notes, de renseignements.)
caler [W v. a. Assujettir avec des cales : caler un meuble. Pop. Se caler les joues, manger.
caler [lé] ,v. a. (de Tital. calaref, baisser). Mar. Baisser, laisser descendre le long d un niât : caler La voile. Fig. Caler la voile, rabattre de ses prétentions, se radoucir, céder. V. n. Enfoncer dans l’eau ; ce bâtiment cale trop. Fig. et pop. Céder, reculer, faire le poltron. Arg. typogr. Ne rien taire, manquer de travail.^
Calère n. f. Grand carreau ou échiquier qui se place à l’avant d’un bateau de pêche.
calésin [zin] n. m. Sorte de carrosse non suspendu, eu usage en Espagne.
caleur, euse [eu-ze] n. Personne qui cale, qui cède ; lâche, poltron. Ouvrier typographe sans travail.
calfait [fè] n. m. Sorte de oiseau servant au calfat pour enfoncer l’étoupe entre les joints.
calfat [fa] n. et adj. (du provenc. calafat). Ouvrier qui calfate : un calfat, un ouvrier calfat.
calfat \fa] n. m. Zool. Nom vulgaire d’une e.spéce de Sénégal!.
calfatage n. m. Action de calfater, calfater [té] v. a. (ar. calafa). Garnir d’étoupe, de poix, de goudron les fentes de la coque, du pont d’un vaisseau, pour le rendre parfaitement étanche, calfateur n. m. Syn. de calfat.
calfatin n. m. Apprenti calfat.
calfeutrage ou calfeutrement [man] n. m. Action de calfeutrer.
calfeutrer [tré] v. a. (de calfater). Boucher les fentes d’une porte, d’une fenêtre. Se calfeutrer V. pr. Se tenir enfermé : se calfeutrer chez soi. ^ Calgary, v. du Dominion canadien (territoire d’Alberta) ; 5.000 h. Commerce de bétails.
Calhoun (John Caldwell). homme d’Etat américain, né dans la Caroline du Sud, m. à M’ashington (1782-1850).
Cali ou Kali, divinité brahmanique, femme de Çiva, déesse de l’Enfer, représentée sous la forme d'und négresse tenant dans chacune de ses quatie mains une tête humaiine.
Caliari, nom de famille de Paul Véronèse. Caliban, personnage fantastique que Shakespeare a introduit dans sa pièce la Tempête. Caliban, gnome monstrueux, est la personnification de la brute obligée d’obéir à une puissance supérieure, mais toujours eu révolte contre elle.
Caliban, drame philosophique d’E. Renan (1878), où l’auteur symbolise l’opposition de 1 aristocratie intellectuelle (Prospéra) et des penchants bas de la multitude [Caliban).
caliborgne ou caliborgnon [yn mil.] adj. Pop. Qui n'y voit pas bien ; borgne.
calibrage ou calibrement [man] n., m.
Action de donner le -calibre voulu à une arme a feu, etc., ou de mesurer le calibre.
calibre n. m. (ital. calibro). Diamètre d un cylindre creux : le fusil Lebel a 8 ">/■” de calibre. Modèle servant à vérifier le diamètre des armes u
CÂl
CAL
feu, des projectiles. Grosseur d'un boulet, d'une balle, d'une colonne, etc. Pièce préparée pour servir de mesure, d'étalon dans un atelier. Plaque de glace forte ou de métal qui sert pour découper les photocopies. Fiÿ. et fam. Qualité, caractère, état des personnes, des choses ; le menteur et l'hypocrite sont du même calibre.
calibrer [hré\ v. a. Donner le calibre ; calibrer des balles. Mesurer le calibre d'une arme à feu.
calibre ur n. m. Appareil pour mesurer le diamètre des tuyaux.
calical, e, auxadj. Relatif au calice des fleurs.
calice n. m. (lat. calix, gr. kalux). Dot. Enveloppe extérieure des fleurs, formée par les sépales : le calice suhs'iste en général plus longtemps que la corolle. Anat. Chacùne des divisions du bassinet coilTant le sommet de chaque lobe du rein.
— Encycl. Bot. Le calice est constitué par les sépales, qui diffèrent des pétales en ce qu'ils conservent leur couleur verte. Quand les sépales sont sépa-
Calices : a, aconit ; b, lychnis : c, delphininm ; d, alkékenge ; e, coijuciicot ; f, cainpanale ; g, giroüée ; h, rose.
rés complètement les 'uns des autres, le calice est dit dialysépale. Quand, au contraire, les sépales sont soudés sur une longueur plus ou moins grande, on dit qu'ils forment un calice gamosépale. Le calice est régulier quand il est symétrique par rapport à un axe, il est irrégulier dans le cas contraire ; il est caduc quand il tombe lors de répanouissement de la fleur; enfin, il esi persistant quand il dure après la formation du fruit. CV. la planche