‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 448 sur 1225 · Cheval de irise; S- Jeu de petits chevaux · texte numérisé non relu

Cheval de irise; S- Jeu de petits chevaux

est le gagnant de ce jeu de hasard.) Chevaux de bois, V. MANÈGE. Cheval fondu, jeu d'enfanti. Loc. adv. : A cheval, sur un cheval ; à califourchon ; de chaque côté de : propriété à cheval sur une route. A cheval] sonnerie de trompette pour faire monter les soldats

Ckeval fondu.

à cheval. Loger à pied et à cheval, les piétons et les cavaliers, l'irer quelqu'un à quatre chevaux, l'écarteler en attelant un cheval à chacun de ses membres. Fig. Etre à cheval sur les règles, les principes, les bien connaître ; ne pas permettre qu'on s'en écarte.

frcstisavno

Chétiveté ou chétivité n. f. Caractère, état de ce qui est chétif.

chétodon [fre'l n. m. Genre de poissons acanthoptères des mers tropicales, famille des squammipennes, renfermant des formes élégantes et ornées de couleurs éclatantes ; le chélodon est vulgairement appelé (iemoiselleo U bandoulière, ekétopodes

[ké] n. m. pl. Sousclasse de vers, divisée en deux ordres [oligochètes et pobichétes) et à laquelle appartient le lombric. S. un chétopode.

chétron n. m. Sorte de tiroir ménagé sur le côté d'un coffre.

chettusie [chè-tu-zt] n. f. Genre d’échassiers, comprenant des oiseaux intermédiaires entre les vanneaux et les pluviers.

CheurfaS ou Chorfas, tribu arabe du Sahara : aux confins de la région française du Sud Oranais et de la frontière marocaine. Nomades et pillards, ils ont, notamment en 1906, lutté contre la domination française.

chevage n. m. (rad. chef). Capitation due par les serfs à leur seigneur.

chevage n. m. Action de chever.

Chevagnes, ch.-l. de c. (Ailier), arr. et à 16 kil. de Moulins, sur l'Acolin, affl. de la Loire ; 1.110 h. — Le cant. a 10 comm. et 12.000 h.

chevaine \vè-ne] n. m. Pêch. Syn. de chevesne. cheval n. m. (lat. caballus). Genre unique de la famille des équidés, comprenant des animaux qui servent à l'homme de montures et de bêtes de trait ; chevaux de selle; chevaux de trait. Cavalier; troupe de cent chevaux. liomme de cheval, homme qui s'occupe de sport hippique. Fig. et fam. Homme fort et courageux : c'est un cheval à l'ouvrage. Homme brutal. Fièvre, remède de cheval, fièvre violente, remède énergique. Personne sur qui les autres se déchargent de leur travail. Bon cheval de trompette, personne que n'effrayent ni les éclats de voix, ni les menaces. Arg. Cheval de retour, récidiviste. C'est son cheval de bataille, c’est la chose sur laquelle il s’appuie, revient constamment. Mettre quelqu'un à cheval, lui enseigner l'équitation, et fig., faciliter ses débuts. .Clouter sur ses grands chevaux, prendre des allures hautaines, violentes. Siège à l'usage de l'ouvrier qui façonne l'ardoise. Cheval de bois, figure de bois présentant vaguement l'aspect d'un cheval, et sur laquelle on s'exerce à sauter, à voltiger. Cheval méca-

Cheval-vapeur, puissance nécessaire pour élever en une seconde un poids de 75 kilogrammes à 1 mètre de hauteur : machine de 400 chevaux ou chevauxvapeur. Prov. ; Changer son cheval borgne contre un aveugle, faire un échange désavantageux. Il n'est si bon cheval qui ne bronche, le plus habile peut se tromper. C'est un cheval à l'écurie, c'est une dépense continue. Cela ne se trouve pas dans le pas d’un cheval, c'est difficile à se procurer. A cheval donné on ne regarde pas la bride, on ne doit pas critiquer les défauts de ce que l’on a reçu gratuitement. L’œil du maître engraisse le cheval, il ne faut pas s’en rapporter à autrui pour le soin de ses propres affaires. Allüs. hist. ; Cheval de Troie. On raconte que les Grecs, lassés d’avoir vainement assiégé Troie pendant dix ans, résolurent de prendre par la ruse la ville qu'ils n'avaient pu emporter par la force. Sous prétexte d'une offrande religieuse, ils construisirent un immense cheval de bois dans lequel sc dissimulèrent des guerriers, et que les Troyens euxmêmes, trompés par un départ simulé des Grecs, introduisirent dans l'intérieur des remparts. Cheval de Caligula. Cet empereur, s’étant pris de passion pour son cheval nommé Incitatus, en fit son favori, lui monta une maison magnifique, et il allait le nommer consul lorsque lui-même fut assassiné. (On rappelle ces folies au sujet des extravagances d'un homme au pouvoir.) Allüs. littér. : Cheval de Job. Job, causant avec ses amis, émet quelques doutes sur la justice de Dieu. Le Très-Haut, du sein de la nue, fait entendre sa voix formidable. Il rappelle quelques-unes des merveilles de sa puissance^ et cite notamment le clfeval comme une de ses plus belles créations. Il fait de cet animal ardent une description magnifique. Les écrivains rappellent le cheval de Job et surtout sa magnifique ardeur guerrière, quand ils ont à peindre un courage bouillant, impatient de braver les dangers. Le cheval s’étant voulu venger du cerf, titre d'une fable de La Fontaine. Le cheval, pour satisfaire sa haine, a recours à l’homme, mais, ensuite, son vengeur le domestique. On rappelle cette fable au sujet de ceux qui. pour la satisfaction d’une passion aveugle, s'exposent aux pires conséquences. Un cheval I un cheval ! mon royaume pour un cheval 1 Flxclamation de Richard III, roi d'Angleterre, à la bataille de Bosworth \1485;, où il fut battu par Henri Tudor et perdit la vie.

LAR. UNIY., 2 'V. — T. I,

CHE

CHE

Armement d’un chevalier.

— Encycl. Zool. Le g-enre cheval comprend en principe tous les mammifères périssodactyles d-e la famille des équidés ; ânes, zèbres, hémiones et tous les chevaux ; mais on doit distinguer un sous-genre cheval, qui ne renferme qu’une espèce (les chevaux dits « sauvages » descendent de chevaux domestiques); on caractérise cette espèce par les quatre membres munis de châtaignes, par la force des sabots, par les oreilles qui sont petites, par la robe sans rayures, etc.

— Econ. l'ur. Le jeune cheval mâle est appelé

poulain, la jeune femelle pouliche ; le mâle adulte est dit entier et, s'il a subi la castration, hongre; consacré à la reproduction, le cheval entier est appelé La femelle adulte est la jument, qui

est dite poulinière quand elle est destinée à la reproduction. Pour les noms que portent les différentes régions du corps du cheval, son anatomie, son squelette, ses aplombs et ses allures, v. la planche page 323. On divise généralement les races de chevaux en trois catégories : chevaux de selle, chevaux de ‘Irait léger et chevaux de gros trait. Parmi les races françaises, dont chacune comprend aussi différentes variétés, citons les chevaux boulonnais, flamands, poitevins ou vendéens, bretons, percherons, comtois, ardennais, lorrains, normands, limousins, auvergnats, nivernais, navarrais, camarguais, larbais, landais, etc. 11 faut signaler encoi’e les variétés obtenues par croisement des pur sang anglais ou arabes avec les races indigènes et dont les produits sont remarquables (demi-sang normand, demi-sang tarbais, etc.). Parmi les races étrangères, il faut citer les chevaux arabes, barbes, persans, turcs, tatars, russes, etc.; les races algériennes (numide ou kabyle), ia race espagnole ; les races du Nord : mecklembourgeoise, frisonne, hanovrienne, danoise, hollandaise, belge, etc., les races anglaises et leurs dérivés fpur sang de course, hunter, hackney, clydesdale, suffolk, poney, etc.).

L’âge dû cheval se reconnaît à sa denture : les incisives centrales (pinces) apparaissent au bout de huit jours, les suivantes ou mitoyennes à cinq semaines, les plus externes ou coins à huit mois ; puis elles s'usent dans Tordre de leur apparition ; elles sont rasées : les pinces à dix mois, les mitoyennes à douze, les coins à dix-huit ou vingt. A deux ans, les pinces tombent et sont remplacées vers deux ans et demi ; les mitoyennes sont remplacées enti'e trois ans et demi et quatre ans ; les coins entre quatre et cinq ans. Enfin, Teffacement se produit successivement : les pinces à six ans, les mitoyennes à sept, les coins à huit. Le cheval est alors hors d'^e, et les bases d'appréciation deviennent de moins en moins précises. (V. la planche, page 323.)

Malgré le développement de Tautomobilisme, les services que rend le cheval restent considérables tant pour le labour que pour le camionnage, le roulage ; que pour les besoins de Tannée (cavalerij^, artillerie). De plus en plus le cheval est considéré aussi comme animal de boucherie ; la viande d’un cheval qui n'est pas exténué par le travail est saine et nourrissante.

— Fin. V. ABREUVOIR, ANIMAUX, ÉPIZOOTJE, VOI¬ TURES et CHEVAUX [Contribution sur les), etc.

Cheval de bronze (^e), opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe, musique d'Auber ; œuvre amusante écrite sur un sujet chinois à une époque où la Chine était complètement inconnue (1835). La partition est pleine de grâce et d’esprit.

Cheval du trompette (le), tableau d’Horace Vernet, une des plus heureuses inspirations du peintre. Un trompette de hussards, frappé mortellement.

Chevaler [/é] v. n. (de cheval). Faire des allées et venues. (Vx.) V. a. Epier, poursuivre : chevaler les voyageurs. (Vx.) Techn. Etayer à Taide de chevalets : chevaler un mur. Chevaler des cuirs, les travailler sur un chevalet.

elievaleresque frés-Ae] adj. Qui a le caractère généreux des anciens chevaliers : un dévouement chevaleresque.

chevaleresquement [ rès - ke - man ] adv.

D’une manière chevaleresque.

chevalerie [rf] n. f. (de chevalier). Qualitét rang de chevalier ; Tinstitution elle-même. Par ext> Noblesse de souche : une maison d'ancienne chevalerie, Fig. Penchant aux idées romanesques. Fleur de la chevalerie, de chevalerie, homme d'une haute générosité, d’une galanterie délicate; ces sentiments eux-mêmes. Ordre de chevalerie, corps militaire et religieux institué au moyen' âge pour combattre les infidèles ; ordre honorifique.

— Encycl. La chevalerie fut une institution à la fois féodale, militaire et religieuse, du .moyen âge, et dont les membres, à une époque de violences continuelles, mirent leur épée et leur force au service du droit et des faibles. Cette institution, dont on a cherché à tort les racines dans les coutumes germaniques, se développa au moyen âge sous Tinfluence du christianisme et de l’esprit d'association. Les

Le Cheval du trompette, par Horace Vernet.

est tombé ; son chien lèche le sang qui s’échappe de sa blessure ; son cheval le regarde avec compassion.

Chevaux de Marly [les), groupes en marbre, de Guillaume Coustou, placés aux Champs- Elysées, à Paris, en 1 7 94, et ainsi appelés parce qu’ils furent d'abord mis sur la terrasse de Marly, en 1745. Ils font face aux Chevaux ailés ila Renommée et Mercure), de Coysevox, qui sont à l’entrée des Tuileries.

Chevaux de Saint- Marc (/es), célèbre groupe antique en bronze, provenant de Thippodrome de Byzance, qui décore aujourd'hui la façade de l'église Saint-Marc, à Venise.

Cheval-Blanc,

comm. de Vaucluse, Lea

arr. et à 26 kil. d’Avignon, au pied du Lubéron ; 1.620 h. Ch. de f. P.-L.-M.

Chevalée [lé\ n. f. charge d’un cheval. (Peu us.)

chevalement [man] n. m. Réunion de poutres et de madriers qui étayent un mur, un bâtiment.

chevaliers, qui exaltèrent à un degré inconnu jusque-là le sentiment de Thonneur, étaient soumis aux formalités religieuses et mondaines d'une réception solennelle ou adoubement, et devaient remplir certaines conditions déterminées : on naissait noble, on était armé chevalier.

Le jeune noble qui aspirait à devenir chevalier entrait à l’âge de sept ans au service d’un gentilhomme en qualité de damoisel ou varlet. Dès qu'il avait atteint Tâge de quatorze ans, il pouvait devenir écuyer, c'est-à-dire porter Tépée, et enfin, à vingt et un ans, il était armé chevalier.

Il passait la nuit qui précédait la cérémonie à prier Dieu dans une église ou dans la chapelle du château : c’est ce qu’on appelle la veillée des armes, Api'ès cette sorte de retraite, il se confessait, communiait, recevait des visites et revêtait le costume de chevalier. Il se mettait alors à genoux et faisait serment de n’épargner ni sa vie, ni ses biens, pour la défense de la religion et la protection des opprimés. Le seigneur chargé de conférer la chevalerie posait au novice un certain nombre de questions convenues d’avance et lui donnait Taccolade, c’est-à-dire le frappait sur*la nuque du plat de Tépée en disant : « Au nom de Dieu, de saint

Chevaux de Marly, par Coustou.

Michel et de saint Georges, je te fais chevalier. >» On remettait ensuite au gentilhomme un casque, un écu, une lance, et on lui amenait un cheval, sur lequel il s’élançait immédiatement pour caracoler dans le voisinage et montrer sa nouvelle qualité.

Chevalet de torture.

che'Valet r/é] n. m. (de chevnl). Arête aiguë do bois, sur laquelle on mettait à cheval, avec un boulet à chaque pied, les soldats coupables, etc. Tréteau sur lequel on mettait le patient pour la torture.

Support des cordes d'un violon. Support en bois, sur lequel les peintres posent leurs tableaux pour travailler. Tableau de chevalet, peinture de petite dimension. Monture en bois, destinée à soutenir Tobjet sur lequel on travaille.

Tréteaux qui p®rte le tablier d’un pont volant. Montant qui supporte la roue du gouvernail.

chevalier [li-é] n.

m. (rad. cheval). Citoyen du second ordre, ou ordre équestre, à Athènes et à Rome. Noble admis dans Tordre de la chevalerie :

François voulut être amxé chevalier par Bayard,

Membre d’un ordre militaire : les chevaliers de Malte. Noble du rang inférieur à celui de baron. V. CHEVALERIE. Le grade inférieur dans un des ordres fondés pour récompenser les services rendus à TEtat ou au pays : chevalier de la Légion d'honneur.

Par plaisant. Le cavalier attentionné d’une dame. Se faire le chevalier d’une personne, d'une chose,

. se faire son champion, la prôner, ^rg.

Chevaliers du lustre, claqucurs du théâtre.

Chevalier errant, chevalier qui parcourait le monde pour redresser les torts. Le chevalier sans peur et samreproc/ie. Bayard.

Le chevalier de Chevalet de peintre : 1 . Mécaaiquet Triste - Figure , don 2 a crémaillère.

Quichotte. Chevalier

d'industrie, homme qui vit d’expédients, d’escroqueries.

— Encycl. Eist. anc. Les chevaliers formant une classe privilégiée existèrent dans la plupart des Etats grecs, notamment à Athènes, et surtout à Rome. Dans la constitution de Servius Tullius, le chevalier recevait de TEtat un cheval, .et servait dans la cavalerie. U devait posséder un certain cens. A partir des Gracques, les fils des sénateurs furent de droit chevaliers. Vers la même date, le titre de che- . valier, d’honorifique qu'il était, devient politique ; la plus grande partie du pouvoir judiciaire passe entre les mains des chevaliers, ainsi que le grand commerce, la banque,

Tindusti'ie des mines, etc. Les chevaliers portaient la îrabea, sorte de manteau, Tangusticlave et Tanifeau

d’or. V. CHEVALIER.

clievalier

li-é] n. m. Oiseau de l’ordre des échassiers et du genre des bécasses, dont les nombreuses espèces se rencontrent sur presque tout le globe.

ehevalier [ii-é] n.

m. Genre de poissons acanthoptèr es, à deuxnageoires dorsales, sans barbillons , à •museau con- Chevalier,

vexe écaillé et

dont le corps est comprimé : les chevaliers hahP tent les mers d'Amérique.

Chevalier, la Mort et le Diable (/e), célèbre estampe d’Albert Dûrer, dont le sujet pourrait se traduire par cette devise : « Ni la mort ni le diable n’arrêtent un brave et loyal chevalier ».

Chevalier à la mode (/e), comédie en cinq actes et en prose, par Dancourt; son chef-d’œuvre (1687); excellent tableau de mœurs. Un libertin cherche à épouser une vieille fille riche, et. en même temps, à séduire deux jeunes femmes charmantes. Il est démasqué et toutes trois lui échappent.

Chevalier au Lion [le), épopée courtoise de Chrestien de Troyes, appartenant au cycle de la Table Ronde et dont le héros est le chevalier Ivain (1187).

Chevalier de Maison-Rouge [le], roman historique d’Alexandre Dumas père (1845) ; œuvre dramatique pleine d’intérêt, sur la fin du règne de Louis XVI et le début de la Révolution ; elle a pour sujet les tentatives du chevalier de Maison-Rouge pour arracher Marie-Antoinette à la prison du Temple. De ce roman, Dumas et Auguste Maquet ont tiré un drame en cinq actes (1847).

Chevalier d’Harmental (/e), roman d’Alexandre Dumas père et Aug. Maquet (1846) ; une de leurs œuvres les plus intéressantes. Le sujet en est la conspiration de Cellamare. L’action, qui se déroule entre le régent, le cardinal Dubois et le chevalier qui conspire contre le régent, est parsemée de situations comiques ou touchantes. Une pièce en cinq actes fut tirée du roman en 1849.

Chevalier Des Touches (/e), roman de Barbey d’Aurevilly (1864), suite de tableaux de la chouan-

Chevalier.

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