CHEVAL
Voir APLOMB, ATTELAGE, CAVALERIE, COURSE, ETC.
CHE
Le Chevalier, la Mort et e Diable, estampe d’A. Durer.
nerie normande, où sont contés, avec une verve et un coloris extraordinaires, l'emprisonnement du chevalier Des Touches par les Bleus, et son héroïque évasion.
Chevalier de Saint-Georges (le), roman de Ruger de Beauvoir (1838). Le héros est un mulâtre richissime, séduisant, romanesque, dont les aventures galantes défrayaient, à la fin du xviiie siècle, les conversations à la cour et à la ville. De ce roman, fort intéressant, l’auteur', en collaboration avec Mélesville, a tiré une comédie en trois actes (1840).
Chevalier Jean (le), drame lyrique en quatre actes, paroles de E. Gallet et Ed. Beau, musique de Victorien Joncières (1885). C’est un sujet du drame fameux, la Fausse adultère. Le chevalier Jean, revenant de Palestine, sauve et venge d'une accusation infâme et calomnieuse celle qu’il aimait et l’épouse. Les situations dramatiques du livret ont bien inspiré le compositeur.
Chevaliers [les), comédie d’Aristophane, chefd’œuvre de la comédie politique, violente satire contre le démagogue athénien Cléon (424 av. J.-C.). Le choeur est composé de chevaliers, représentant la classe aisée, conservatrice, adversaire de Cléon.
Chevaliers de la Table-Ronde. V. Table-ronde.
Ctievalier [lî~é] (Michel), économiste français, né à Limoges, m. à Paris (1806-1879). Ami de Cobden, conseiller écouté de Napoléon III, il fut un des plus éminents défenseurs du libre-échange.
On lui doit de remarquables Lettres sur l'orqanisation du travail.
Chevalier (Ulysse), prêtre et érudit français, né à Rambouillet, ni. à Romans (1841-1923); membre de l’Académie des inscriptions (1912) ; auteur d’un estimé Répertoire des sources du v'ioye7i âge.
chevalière n. f.
Femme d'un chevalier, ou ayant rang de chevalier. Membre des ordres de chevalerie créés pour les femmes: chevalières de Saint- Jacques d!' l'Epée, de Saint-Georges, de Malte, etc. Sorte de bague à large chaton. V. bague.
clievalill, e adj. Qui a rapport au cheval : bète, race chevaline.
cheval ot [/o] n. m. instrument servant à mettre en paquet le fil dévidé,
Chevance [van-se] n. f. (de chevir). Biens, fortune.
Chevanceaux, comm. de la Charente-inférieure, arr. et à 30 kil. de Jonzac, entre l’Isle et la Seugne ; 1.240 h. Ch. de f. Et. Chaux.
ChevanneS, comm. de rvonne. arr. et à 7 kil. d'Auxerre, près de la Beaulche ; 1.220 h. Ch. de f. P.-L.-M.
ChevaSSU (Francis), chroniqueur et critique français, net et brillant, né et m. à Paris (1862-1918).
chevauchable \v6] adj. où l'on peut aller à cheval : chemin chevauchable.
ChcvaUChage [ud] n. m. Action de chevaucher.
chevauchant [vS-chan], e adj. Se dit des
f'arties d'un assemblage, qui empiètent l’une sur autre.
chevauchée [ud-c/i^ n. f. Tournée faite à cheval : Louis IX institua les chevauchées des maîtres des requêtes. Distance qu’une bête de somme peut parcourir sans s’arrêter. Compagnie de personnes à cheval ; cavalcade.
Chevauchée de la Gloire [la), décoration de Détaillé, au Panthéon (1906>
chevauchement \y6-che-man] n. m. Action de chevaucher, d’aller à cheval Etat de certains terrains disloqués , où les couches anciennes so trouvent renversées sur des couches plus récentes.
chevaucher [ud-c/ié] v. n. Aller achevai. Etre à califourchon : se recouvrir partiellement ; ces tuiles ne chevauchent pas régulièrement. V. a. Aller à cheval sur : chevaucher un poney.
chevaucheur [ud] n. m. Celui qui va ou aime à aller à cheval.
chevauchons [rd](à)loc.adv. A califourchon.
chevauchure [rd) n. f. Etat des objets qui empiètent l’un sur l’autre : la chevauchure des ardoises.
chevau-léger [ud, jé\ n. m. cavalier d'un corps de troupes, qui a fait partie de l'armée fran¬
çaise depuis environ le commencement du xvp siècle. (Supprimés sous la Révolution, et rétablis par Napoléon, les chevau-légers disparurent de l’armée française à la chute de l’Empire en 1815). PI. des chevaulégers.
Chevé (Emile-Joseph-Maurice), médecin et musicien français, né à Douarnenez, m, à Fontenay-le Comte (1804-1864) ; un des promoteurs de l'enseignement de la musique chiffrée, par la méthode Galin- Paris-Chevé.
chevecerie [se-rf] n. f. Fonctions, bénéfice de clievecier.
chevêche n. f. Genre d’oiseaux rapaces, nocturnes, renfermant de petites chouettes répandues sur tout le globe.
chevêchette [chè-te] n. f. Genre d'oiseaux rapaces nocturnes, renfermant de petites chevêches.
chevecier [si-ë] n. m. (de chevet). Dignitaire ecclésiastique qui prenait soin du chevet de l'église, et accessoirement du trésor et du luminaire.
ehevel \vèl] n. m. Etau portatif, à l’usage des serruriers.
Chevelée [lé] n. f. Marcotte qui a pris racine.
chevelu, e adj. Garni de cheveux. Cuir chevelu, peau de la tête. Qui porte de longs cheveux; les Mérovingiens ont été appelés rois chevelus. Poétiq. Monts chevelus, couverts de forêts. Arbres chevelus, ayant beaucoup de rameaux. N. ra. Ensemble des dernières ramifications émises par les racines des plantes. Ant. Chauve, tondu.
chevelure n. f. L’ensemble des cheveux : peigner sa chevelure. Traînée lumineuse d'une comète. Chevelure de Bérénice, v. Bérénice.
chever [uë] v. a. (du lat. cavare, creuser). Creuser. Chever une pierre précieuse, la creuser en dessous pour lui donner une teinte plus claire.
Chevemy, comm. de Loir-et-Cher, arr. et à 13 kil. de Blois, non loin du Conon ; 1.180 h. Très beau château du xviie siècle.
Chevemy (Philippe IIurault de), magistrat et homme d'Etat français, chancelier de France sous Henri 111, né et m. à Court-Cheverny (1528-1599).
Chevert [vêr] (François de), général français, né â Verdun, ni. à Paris (1695-1769). 11 se distingua par une foule d'actions d'éclat, principalement pendant la guerre de succession d'Autriche, à l’assaut de Prague, qu’il défendit ensuite héroïquement contre les Impériaux. Il décida du gain de la bataille de Hastenbeck, en 1757.
CheveruS [nxss] (Jean-Louis- Aimé-Madeleine Lefebvre de), cardinal français, né Mayenne, ra. à Bordeaux (1768-1836). Il fut évêque de Boston (Amérique), puis de Montauban, et archevêque' de Bordeaux, et se fit remarquer par son dévouement et son esprit de conciliation.
chevesne [vè-ne] n. m. Genre de poissons cyprinidés, communs dans les eaux douces. (On écrit aussi CHEVAINE, et chevenne.)
— Encyci.. Le chevesne, communément appelé meunier, est gris cendré, ou violacé, brillant, avec les flancs et le ventre argentés, les na geoires jaune verdâtre, ou rougeâtres.
Le chevesne est très vorace et mord à presque toutes les amorces (raisin, cerise, ver cannelé, ver rouge, sang caillé, fromage, cervelle crue, boyaux de poulet, etc.) ; la ligne doit être en crin solide, avec un hameçon 6 ou 8. En été, on peut pêcher le chevesne à la mouche artificielle, ou à la sauterelle. Sa chair est d’assez bonne qualité.
Chevesne.
chevet [uë] n. m. (lat. cavitium). Tête du lit. Traversin. Livre de chevet, livre favori. Epée de chevet, celle qu’on avait toujours à sa portée, même la nuit, et fig. ce sur quoi on s’appuie toujours. Pai’tie en hémicycle, qui termine le chœur d’une église. Garniture au bord des chénaux d'un toit. Coin de bois sous l'affût d’un canon, ou derrière la culasse. Mar. Pièce de bois arrondie à l’arrière des bittes.
cliévetau \t6] ou chevêtrier [trU] n. m.
Solive d'enchevêtrure. Pièce de bois sur laquelle tourne le tourillon de l'arbre des meules dans un moulin.
chevêtre n. m. (lat. capistrum). Pièce de bois dans laquelle s'emboîtent les solives d’un plancher. Bandage. Licou.
cheveu n. m. (lat. capillus). Poil de la tête de l'homme : les cheveux des nègres sont généralement crépus. Etre en cheveux, en parlant d une femme, n’avoir aucune coiffure sur la tête. Fig. Se prendre aux cheveux, se quereller, se battre. Faire dresser les cheveux, faire horreur. Tii'é par les cheveux,
CHÊ
manquant de naturel, de logique. Ne tenir qu'à un cheveu, dépendre de très peu de chose. Saisir l'occasion aux cheveux, la saisir avec empressement. Fendre, couper un cheveu en quatre, faire des distinctions très subtiles. Ne pas toucher un cheveu de la tète de quelqu'un, ne pas lui causer le' moindre dommage. Venir comme les cheveux sur la soupe, d'une façon très déplacée, fort mal à propos. Avoir mal aux cheveux, souffrir de la tête parce qu’on a trop bu. Se faire des cheveux, se tourmenter, s'em nuyer. A un cheveu de, très près de : être à un che^ veu de sa perte. Pop. Obstacle, embarras \ il y a un cheveu ! Caprice d’amour : avoir un cheveu pour une femme. Allus. littér. : Cheveux d’Absalon, cheveux de Samson, v. Absalon, et Samson.
— Encycl. Anat. et path. Les cheveux ne différent pas essentiellement des poils. (V. poils.) Ils sont implantés obliquement sur le cuir chevelu : leur forme, leur grosseur, leur longueur, leur toulcur varient avec les races. La couleur est variable avec l'âge ; cependant, elle a une certaine valeur ethnographique. Les cheveux sont sujets à des altérations et à des maladies diverses ; en général, leur vitalité est liée à celle de l'organisme. "V. calvitie, pelade,
SÉBORRHÉE, TEIGNE, CtC.
Chevigné (comte de), poète français, né en Vendée, m. à Reims (1793-1876i ; auteur des Contes rémois.
chevillage [vi, il mil., a-je] n. m. Action de cheviller. Ensemble des chevilles d'un ouvrage.
Chevillard, fuf, il mil,, or] n. m. Pop. Celui qui fait le commerce de la viande à la cheville.
Chevillard (Camille), compositeur et chef d’orchestre français, né à Paris, m. à Chatou (1859 J923); gendre de Lamoureux, il lui succéda comme chef d’orchestre de l’association des Concerts Lamoureux.
cheville [il mll.J n. f. (du lat. clavicula, petite clef). Morceau de bois ou de métal, pour boucher un trou ou faire un assemblage : les chevilles d'uyie armoire. Motde remplissage : /es înauuazs vers sont pleins de chevilles. Ce qui sert à tendre ou à détendre les cordes d'un instrument de musique : les chevilles d'un piano, d un violon. Saillie des os de l'articulation du pied. Vente à la cheville, vente de la viande de boucherie en gros et demigros. Fig. N'aller pas à la cheville de ouelou'un, lui être beaucoup inférieur. Attelé en cheville, se dit du cheval attelé devant le limonier et précédé lui même d'un autre cheval. i'heviUe ouvrière, cheville qui joint le train de derrière d'une voiture à Tavant-train. Fig. Principal agent ou mobile d'une affaire : Cargeni esf la cheville ouvrière de tout. Autant de trous autant de chevilles, autant de répliques ou d’expédients que de questions ou de difficultés.
Chevilles o\i Poésies de maître Adam Billaut, menuisier de Nevers (xviie s.), dont quelques fragments ont de la verve et de l'entrain, mais où l’on rencontre beaucoup d’incorrections de style.
cheviliement [ni, il mil., e-man] n. m. Superst. Maléfice qui consistait à enfoncer une cheville dans un mur. (On rendait ainsi un homme impuissant, on l'empêchait d'uriner, etc.)
cheviller fin, ll mil., ë] V. a. Assembler avec des chevilles : cheviller les montants d'un yneubie. Remplir de mots inutiles: cheviller des uez’S. Absolum. :
Le dernier des humains est celui qui cheville,
(A. de Muss.) Avoir l'âme chevillée au corps, avoir la vie dure.
chevillette [ui, il mil., è-te] n. f. Petite cheville : tirez la chevillette, et la bobinette cherra. (Vx.)
chevilleur [vi, il mil.] n. m. Celui qui cheville. Celui qui pratique le chevillage.
chevillier [vi, ll mil., ëj n. m. Partie d’un ins-^ trument de musique à cordes où sont les chevilles servant à la tension de ces cordes. Cheval attelé en cheville. (On écrit aussi cheviller.)
chevlllière [vi.li mil.] ou chevilière n. f. Sorte de tresse plate en fil écru ou en coton.
chevilloir [vi, il mil.] n. m. Instrument destiné à rendre leur souplesse aux écheveaux de soie que la teinture a raidis.
chevillon [vi, il mil., on] n. m. Bâton tourné au dos d’une chaise. Bâton des ouidisseurs.
Chevillon [// mil.], ch.-l. de c. (Haute-Marne), arr. et à 15 kil. de Wassy, près de la Marne ; 1.000 h. Ch. de f. E. Hauts fourneaux, distilleries. — Le cant. a 15 comm. et 8.530 h.
chevillot [vi, ll mil., o] n. m. Mar. Grosse cheville de bois, pour amarrer les manœuvres.
Chevillure [vi, il mil.] n. f. Troisième andouiller de la tête du cerf, du daim ou du chevreuil.
Chevilly, comm. du Loiret, arr. et à 14 kil. d’Orléans, en Beauce ; 1.270 h. Ch. de f. Orl.
cheviote n. f. ou cheviot [vi-o] n. m. (de cheviot, n. d’une race de moutons qui vivent dans les monts Cheviots, en Ecosse). Laine d'agneau d'Ecosse. Etoffe faite avec cette laine ; veston de cheviote.
Cheviots [vi-o] (monts), chaîne de montagnes qui sépare l'Ecosse de l’Angleterre. Beaux pâturages, vastes forêts. Houille.
chevir v. n. (rad. chef). Venir à bout. Etre maître, user. (Vx.).
Chevire-Ie-Rouge, comm. de Maine-et- Loire, arr. et à 8 kil. de Baugé; 1.440 h. Huileries.
chèvre n. f. (lat. capra). Genre de mammifères de l’ordre des ruminants (ne se dit que de la femelle, dans le langage ordinaire)' : le bouc est le mâle de la chèvre. Fig. cifam. Prendre la chèvre, être prompt à s’irriter. Vin à faire dariser les chèvres, très acide. Appareil propre à élever des fardeaux, à soutenir une pièce de bois que l'on façonne ou que l’on scie. Levier articulé, appuyé sur deux pieds, qui sert à soutenir une voiture, etc. Loc. prov. Ménager la chèvre et le chou, se conduire entre deux partis de manière à ne blesser ni l'un ni l'autre. Prov. : Où la chèvre est attachée, Il faut qu’elle broute, on est obligé de s'accommoder à la situation que vous fait la destinée.
— Encycl. Zool. D’après la forme de leurs cornes, on distingue deux sous-genres de chèvres : les chèvres proprement dites et les bouquetins. Les premières ont des cornes à section elliptique en lame de sabre. La chèvre domestique paraît dériver de l'ægngre ou chèvre à bézoard de la Grèce et de l'Asie Mineure.
CHE
cm
Chèvre.
Chèvre.
lA chèvre commune {capra hircus) est répandue dans toutes les régions du monde ; elle se nourrit tacilement et est précieuse pour Son lait et sa chair.
Dans l'Himalaya et le Tibet vit la chèvre markhor, à cornes vrillées. Le pelage des chèvres est utilisé pour taire des tissus ; les plus belles toisons sont fournies par les chèvres d’Asie' An go ra.Cachemire).
— Dr. Les préfets peuvent, après avoir pris l avis des conseils généraux et des conseils d'arrondissement, déterminer par des arrêtés les conditions sous lesquelles les chèvres sont conduites et tenues au pâturage. Les propriétaires de chèvres conduites en commun sont solidairement responsables des dommages qu'elles causent.
— Techn. La chèvre est une machine qui se compose de pièces facilement démontables. Il en existe divers types ; la chèvre à trois pieds, la chèvre à haubans, la chèvre verticale, la chèvre de tranchée, la chèvre à déclic, etc. Les trois premiers types sont les plus employés.
La chèvre à trois pieds se compose de deux longues pièces de Dois appelées hanches qui, écartées à la base, se réunissent au sommet ; un pied qui les soutient forme trépied avec les deux hanches. Le second type comprend les deux hanches précédentes : des haubans placés en arrière et partant de la tête empêchent l'appareil de piquer du nez. Vers la partie inférieure des hanches, on installe un treuil qui, au moyen d'une corde enroulée et passant sur une poulie suspendue à la tête permet de soulever les fardeaux. La chèvre verticale est une longue poutre reposant sur un coussinet ou or-apaudine et que des haubans maintiennent en place.
Chevre (la), ou Capella étoile de première grandeur, la principale de la constellation du Cocher. Elle se trouve dans la direction prolongée de la queue de la petite Ourse, près de trois petites étoiles qu'on nomme les Chevreaux. Elle doit son nom à la chèvre Amalthée, nourrice de Jupiter.
Chèvre !oap de la), promontoire du Finistère terminant la presqu'île de Crozon, entre l’anse de Dinan et la baie de Douarnenez.
ch3vreau. [vrd] n. m. Petit de la chèvre ; chevreau têtard ; chevreau broutard. La peau de cet animal ; gants de chevreau. Astr. V. chèvre.
— Excyci.. Techn. Le chevreau est, industriellement parlant, une peau mégie d’une très grande souplesse et qui est fournie par les peaux de chèvre, de chevreau, etc. Le che,vreau s’emploie principalement pour la fabrication des gants et des empeignes de chaussures de luxe. V. MÉGissERtE.
Chevreau [urd] (Urbain), érudit et littérateur fran(;ais, né et m. à Loudun (1613-1701) ; auteur des Remarques sur les œuvres de Malherbe. Il fut secrétaire de la reine Christine de Suède.
Chevreau ( Julien -
ThéophiIe-IIenri),administrateur frani;.ais,né àParis, m. à Verres (1823-1903), ministre de l'intérieur en 1870; à la veille du siège de Paris, il travailla à la mise en état de défense de la capitale.
chèvrefeuille ifeu,
U mil., ej n. m. (de chèvre, et feuille). Genre de caprifoliaeées, comprenant des arbrisseaux grimpants, qui portent des fleurs d'une odeur suave. (On trouve, en vers, l'ancienne orthographe chèvrefeuil.)
— Encycl. Le chèvrefeuille est un arbrisseau grimpant, originaire des forêts du midi de l’Europe. On le cultive dans les jardins, pour la beauté et surtoutTodeur de ses fleurs.
chèvre-pied, [pj-êj adj. et n. m. Qui a des pieds de chèvre (épithète des satyres). Ml. chèvre-pieds.
chevrer [uré] v. n. s’agiter comme une chèvre, s’impatienter.
chèvrerie [rt\ n. f. Lieu où Ton parque les chèvres.
chevretiu n. m. Fromage de chèvre, en Savoie.
clievrett© [uré-te] n. f. Petite chèvre. Femelle du chevreuil. Trépied de fer, pour soutenir les cas-
Chàvrefeuille : a, Qeur.
Le chevreuil (sonoerie de trompe).
seroles sur le feu. Petit chenet de fer. Nom vulgaire de divers cruslacés fsalicoques, etc.) Nom vulgaire de la girolle ou chanterelle comestible. Nom primitif de la musette.
cheyretter [uré-(^ ou chevreter [té] v. n. (Se conj. comme jeier.) "Mettre bas, en parlant des chèvres. Syn. chevroter.
Clievreuil [rreu, l mil.] n. m. (lat. capreolus).
Chevreuil.
Sa longue vie fut tout en-
Chevreul.
Genre de mammifères ruminants, de la famille des cervidés, de taille moyenne : le chevreuil se forlonge rarement et randonne dans le même canton. Sonnerie de trompe pour la chasse au chevreuil.
— Encycl. Le chevreuil, dont le bois n’a jamais plus de trois pointes, est très répandu dans toutes les forêts de l’Europe, de l’Asie Mineure et de la Perse ; il vit surtout dans les régions plates. Le jeune mâle se nomme broquart, etlafemellecAevrette.
Chevreul
[vreuC] (Marie-Eugène ) , célèbre chimiste français, né à Angers, m. à Ihiris ( 1786- 1889 ). Membre (1826) puis président (1839 et 1867) de l'Académie des sciences.
On lui doit de belles recherches sur les corps gras d'origine animale, et notamment la découverte des bougies stéariques, tière vouée au travail, et son centenaire fêté avec éclat par les savants.
Chevreuse, ch.-i. de c.
( Seine -et -Oise ), arr. et à 19 kil. de Rambouillet, sur l'Yvette, s.-affl. de la Seine ;
l. 930 h. Tanneries. Ruines d’un château, dans la pittoi-esque vallée de Chevreuse.
— Le cant. a 20 comm. et 10.630 h.
Chevreuse (Marie de
RoiiAN-MoNTBAZON.duchesse de), fille d'HercuIede Rohan,
m. à Paris (1600-1679). Elle joua un rôle important pendant la Fronde et dans les complots dirigés contre Richelieu et contre Mazarin. Veuve du duc Albert de Luynes, elle épousa Claude de Lorraine, duc de Chevreuse. Victor Cousin a
écrit sa vie.
Chevreuse et Luynes ( Charles -Honoré d'Albert, duc de), gouverneur de Guyenne 1646-1712), l'un des hommes les plus distingués de son temps. Il était gendre de Colbert, et grand ami de Fénelon et de Saint-Simon.
Chevrier fun’-é],
èr© n. Gardeur, gardeuse de chèvres.
Chevrières,comm.
de la Loire, arr. et à 32 kilom. de Montbrison, au - dessus du Gimont ; 1.380 h.
Chevrigny (épine de) lieu dit du dép. de l'Aisne, sur les sommets tabulaires du Chemin des Dames. Très disputé entre Allemands et Français, au cours des engagements quotidiens qui ont été livrés en 19t7 (du 16 avril au 2,3 octobre) pour la conquête, par les' Français, des plateaux sur lesquels court le Chemin des Dames.
chevrillard. [vri, il mil., ar] n. m. Nom du petit du chevreuil jusqu’aux six premiers mois.
Chevrillon (André), écrivain français, né à Ruelle en 1864 : a fait apprécier un talent pénétrant et pittoresque dans ses études sur la littérature anglaise et ses récits de voyage en Orient. Elu membre de l’Acad. franç. en 1920.
chevrin n. m. (du vx fr. chever, creuser).
Cavité profonde sous les rives des cours d’eau, où le poisson va déposer son frai et se réfugier.
Chevrolière (La),
comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 12 kil.
de Nantes, près du lac de Grandlieu ; 2.140 h. [Chevrolins). Ch. de f. Volailles.
chevrolle n, f. Nom vulgaire des crustacés du genre caprelle.
Chevron n. m. (de
chèvre). Chacune des pièces do bois qui soutiennent les lattes sur la pente d'un toit. (V. ferme.) Galon placé en V renversé sur la manche des vêtements militaires, et qui marque l'ancienneté de service, les campagnes, les blessures, l'ancienneté du soldat: un grognard à trois chevrons.
Blas. Pièce honorable, formée de deux pièces assemblées en angle aigu. (V. la planche blason, i Filon de mine, qui se replie suivant un angle aigu.
chevronnage [vro-na-jc] n. m.
Action de chevronner. Ouvrage fait en chevrons.
chevronné [vro-né], O adj. Qui Chevron; porte des chevrons : un vieux brave chevronné. ISla^. Se dit de l'écu ou des pièces dont la surface est couverte de chevrons eu nombre
égal aux interstices du champ.
chevronner [nro-7ié] v. a. Garnir de chevrons ; chevronner un comble.
chevrotage [je] n. m. (de chèvre). Droit perçu jadis par le seigneur pour les chèvres élevées dans son domaine.
chevrotain uin] ou chevrotin n. m. (rad. ch'vre). Genre de mammifères .ruminants sans cornes, des hautes montagnes asiatiques.
Duchesse de Chevreuse.
— E.ncycl. L’espèce la plus connue est le chevrotain porte-musc, qui atteint la taille d’un petit chevreuil et habite les montagnes de l'Asie. Le mâle porte sous le ventre une poche où s'accumule le musc.
chevrotant [tanj, e adj . Qui chevrote , tremblote ; voix chevrotante. Ant. Ferme, assurée.
chevrotement
[man] n. m. Action de parler ou de chanter en chevrotant.
Tremblement de la voix.
chevroter [té] v.
n. Mettre bas, en parlant des chèvres. Chanter, parler d'une voix tremblotante. Activ. : chevroter un air.
chevrotin n. m. Faon de chevreuil ayant moins de six mois. Peau de chevreau corroyée, chevrotine n. f. Gros plomb, petite balle. Chewing-gum [tchou-in'gh' •gheum']n. m. (de l’angl. to cheiv, mâcher et, guiii, gomme)'. Gomme parfumée, préparée sous forme de petites tablettes et employée comme masticatoire (principalement aux Etats-Unis). ■
Cheyenne, v. des Etats-Unis, capitale de l'Etat de Wyoming; 15.000 h. Houille.
Cheyennes, peuplade indienne de l’Amérique du Nord, dans la partie septentrionale des Etats- Unis, établie d’abord entre le lac Supérieur et le haut Missouri, puis dans les Mainmises Terres, dans les Black-Hills et aux sources de la Cheyenne, affluent droit du Missouri. Ces Peaux-Ronges, de race algonquine, sont appelés chiens par les anciens •yoyageurs canadiens. S. un Cheyenne.
"Choylaide, comm. du Cantal, arr. et à 31 kil. de Murat, près de la Rue de Cheylade-, 1.440 h. Source ferrugineuse.
Cheylard [chè-lar] (Le), ch.-l. de c. (Ardèche), arr. et à 55 kil. de Tournon, sur la Dorne, affl. du Rhône ; 3.510 h. Ch. de f. Eaux minérales. — Le cant. a 14 comm. et 13.160 h.
cheylète n. m. Genre d’acariens vivant dans les vieux livi'es, le vieux linge, etc., et aussi sur les lapins.
Cheysson (Emile), ingénieur et économiste français, disciple de Le Play, né à Nîmes en 1826, m. à Leysin (Suisse) en 1910.
chez [ché\ prép. (du lat. casa, demeure). Au logis de : chez moi. Dans le pays de : chez les Turcs. Du temps de : chez les Anciens. Dans la maison, la famille de : servir chez un millionnaire. Dans la personne, les œuvres de : c’est chez lui une habitude. Suivi d'un pronom personnel, chez forme une locution substantive qui signifie la maison de toi, de moi, etc. ; aimer son chez soi.
Chèze n. f. Variété de mésange à tête noire. Chèze (La), ch.-l. de c. (Côtes-du-Nord), arr. et à 9 kil. de Loudéao, sur le Lié ; 500 h. Ch. de f. —
Chézy (Antoine-Léonard de), orientaliste français, né à Neuilly, m. à Paris (1773-1832). 11 éveilla, un des premiers, en France, le goût de l'étude du sanscrit. Il a traduit, notamment, Sakountala.
chi [k'i] n. m. Vingt-deuxième lettre de l’alphabet grec se figurant X ou Z et correspondant au ch des Allemands.
Chiabrera [kî\ (Gabidel), poète ital. né et m. à Savone (1552-1637), imitateur de Pindare et d'Anacréon, chialer v. n. Arg. Pleurer, chianti [ki\ n. m. Vin rouge récolté à Chianti ou dans les environs.
Chianti [/li], région montagneuse de la prov. de Sienne (Italie), célèbre par les vins qu’elle produit. ChiaOUX n. m. V. CHAODcn.
Clievrolain.
Cllia.ri [/ci], v. d'Italie (Lombardie, prov. de Brescia I, près deTOglio; 10.400 h. Filatures de soie, forges. Villeroi y fut battu en 1701 par le prince Eugène.
Clliasnia [ki] n. m. (gr. khiasma, croisement). Anat. Croisement en force d’X ; se dit du croisement des bandelettes optiques.
CtliaSIïl© [/d-as-me] n. m. (du gr. khiasma, croisement). R/iét. Figure composée d’une double antithèse, dont les termes se croisent ; il faut manger pour vivre^ et non pas vivre pour manger.
Clliass© [a-se] n. f. (de c/iier). Ecume des métaux. Excrément de mouche, de ver. Pop. Diarrhée. Avoir la chiasse, au fîg., avoir très peur.
ChiaSSO [/ci], comm. de Suisse (cant. du Tessin), non loin de la irontière italienne et du tunnel du Saint-Gothard ; 4.000 h. I^etite ville industrielle,
Ctliavari [ki], v. d'Italie (prov. de Gênes), port sur la Méditerranée ; 30.000 h.
ClliaveniiaT/ci], v. d’Italie (Lombardie, prov. de Sondrio), sur la Mera ; 4.300 h. Vases en pierre ollaire.
Chibclias [c/ms.v] ou Muyscas [mu~is~kass], peuple civilisé de l’Amérique du Sud, que les Espagnols trouvèrent établi dans la Nouvelle-Grenade, au xvie siècle.
Chibouque.
chibouque n. f. ou chibouk n. m. (du turc). Pipe à long tuyau, dont on se sert en Turquie.
chic [chik] n. m. (de chicane). Tei'me d’atelier pour exprimer une certaine habileté de main dans les arts. Fam. Désinvolture élégante: avoir du chic; manquer de chic. Adjectiv. Bien tourné, élégant : jeune homme, jeune femme chic.
chica n. f. Danse voluptueuse, populaire aux Antilles et dans l’Amérique espagnole.
chica n. m. Dans l’Amérique du Sud, teinture rouge de bignonia chica.
chicabaud [6dj ou chicambaud [kan-bô] n. m. Bout-deliors mobile, sur lequel on amure la misaine dans les lougres.
Chicago, V. des Etats-Unis (Illinois), sur le lac Michigan et sur la rivière de C/i!ca;;o ,• 2.185.000 h. Immense commerce des produits de l'Ouest américain : blés, bestiaux, viandes salées, huile, etc. Importantes manufactures et usines : conserves, minoteries, etc.
CHI
CHI
Cllica-116 n. f. Procédure artificieuse. Procès : aimer la chicane. Ensemble des gens du Palais (en mauv. part). Controverse subtile. Querelle de mauvaise loi : chercher chicane. Nom d une partie de mail qui se joue en plein air. Nom d'un passage en zigzag dans un retranchement, un réseau de fils barbelés. Au jeu de bridge, absence d'atouts dans une main. En chicane, se dit de pièces que l'on dispose dans un conduit de manière à contrarier la régularité d’un courant (gaz, liquide, solide).
Chicaneau, un des principaux personnages des Plaideurs de Racine, et dont le nom indique le caractère. Chicaneau est Normand et passe sa vie en procès. Il ne parle que de son procureur, de son Juge et de ses témoins. Il est resté le type du plaideur infatigable. Il a pour adversaire la comtesse de Pimbêche, elle-même enragée plaideuse.
cllicaïier [né\ v. n. User de chicane en procès. Par ext. User de subtilités, d’arguties. V. a. Disputer misérablement à quelqu'un : chicaner une commission à un placier. Chercher chicane à quelqu un : chicaner ses voishis.
chicanerie [rî\ n. f. Action de chicaner.
chicaneur, euse [eu-ze] n.*
Qui aime à chicaner. Adjectiv. :
humev.r chicaneuse.
chicanier [m-ê], ère n. Qui chicane, qui conteste sans cesse.
Adjectiv. : voisin chicanier.
chicard [kar% e adj. Pop. Qui a du chic. N. m. Déguisé de carnaval avec des bottes, une culotte collante et un casque orné d'un grand plumet.
chicha n. f. Boisson fermentée, préparée au Pérou avec des grains de maïs.
chiche adj. Fam. Parcimonieux, avare : un homme chiche.
Mesquin, chétif: moisson chiche. Chicard.
Fig. ; être chiche de ses pas, de compliments. Fam. Expression de défi. Prov. : Il n’est festin que de gens chiches, ceux qui épargnent aiment de paraître magnifiques dans les grandes occasions. Ant. Prodigue, généreux, libérai.
chiche adj. m. (du lat. cicer, pois). Se dit d’un
genre de légumineuses d'Europe et d’Asie, cultivées dans les jardins potagers et dont la graine est un gros pois gris dit pois chiche:
le pois chiche engraisse les animaux et donne de bon lait.
Chiché,
commune des Deux - Sèvres , arr. et à 11 kil.
de Bressuire ;
chichef a c e n. m.
Avare au visage sec, jaune, renfrogné. PI. des chiches-faces.
•l’ois chiche : a, fruit»
chichement [man] adv. Mesquinement, d’une manière chiche : vivre chichement.
Chichester, v. d’Angleterre (Sussex), près de la Manche ; 9.000 h.
Chieheté n.f. (de chiche). Economie sordide. (Vx.) chichi n. m. Boucles frisées de cheveux postiches. Pop. Tapage, réclamation bruyante : faire au chichi. Paroles caressantes, destinées à amadouer, à tromper.
Chichimèques, nom collectif de plusieurs peuplades du Mexique, qui remplacèrent les Toltèques et furent à leur tour supplantées par les Aztèques. Les Chicliimèques étaient de taille peu élevée, avaient le teint olivâtre, la barbe assez fournie ; ils adoraient le soleil: ils refiisèrent de se soumettre aux’Espagnols, et aujourd'hui encore leurs descendants sont groupés en tribus belliqueuses sur les plateaux du nord du Mexique.
ChiclEnâ*, v. d'Espagne (Andalousie, prov. de Cadix), sur le Lirio ; 13.000 h. Sparteries ; eaux thermales sulfureuses très fréquentées.
chiclé n. m. (m. esp.). Latex qui découle du tronc du sapotillier et dautres arbres de la même famille (sapotacées) : le chiclé est utilisé dans la préparation des pâtes masticatoires (cheiving-gums), dont les Américains font grand usage.
chicon n. m. Nom vulgaire de la laitue romaine, chieoracées [sé] n. f. pl. Famille de plantes ayant pour type le genre chicorée. S. une chicoracée,
çhicorée [ré] n. f.
(ital. cicorea). Genre de chieoracées, comprenant plusieurs espèces potagères , que l'on mange en salade : la barbe -de -capucin est une variété de chicorée.
Poudre de racine de chic<u*ée lorrcfiée. qu’on mêle au café. Méd. La chicorée sauvage est laxaiive et employée à ce liîre sui'tout chez les enfants.
— Encycl. Bot. Les deux espèces de chicorée les plus répandues sont : la chicorée sauvage et la chicorée endive. La chicorée sauvage peut aUeindi*e 1 mètre de hauteur : elle se cultive beaucoup dans les jardins ; ses feuilles sont longues et étroites et constituent, quand la
plante est cultivée à l'abri de la umière, la barbede-capucin ou la chicorée de Bruxelles [endive ou witloof) ; une autre variété, la chicorée à grosse racine, donne la chicorée à café.
La chicorée endive comprend les chicorées frisées et scaroles cultivées dans les jardins.
— Econ. dom. Conse'rvation des chicorées. Pour consei*ver les chicorées frisées et les scaroles qui ont été liées et sont bonnes à consommer à l'approclie des gelées, il faut les arracher, les nettoyer extérieurement et les replanter en cave aérée dans du sable, en ayant soin qu’elles ne se touchent pas.
chicot [ko] n. Kl. Ce qui reste d’un arbre rompu à ras de terre. Racine d'une dent cassée.
Chicot [/co] (Antoine d’Anglerays, dit), gentilhomme gascon, bouffon du roi, tué au siège de Rouen en 1592. Il se rendit célèbre à la cour d’Henri III, puis à celle d'Henri IV par ses bons mots, ses bouffonneries et aussi sa bravoure. Alexandre Dumas père, dans la Dame de Monsoreau, les Quarante-Cinq, en a fait un conseiller dévoué et clairvoyant du roi, et l’a rendu populaire.
chicote n. f. (m. portug.). Fouet à lanières nouées.
chicoter [té] v. n. Contester sur des bagatelles. (On dit aussi chipoter.)
chicotin n. m. (altérai de socoirin, aloès de Socotora). Suc amer extrait de l'aloès, de la coloquinte: amer comme chicotin.
Chicoyneau [koi-nô] (François), médecin français, né à Montpellier (1672-1752). Il se distingua par son dévouement pendant la peste de Marseille.
chie-en-lit n. m. invar. Celui qui s’oublie au lit. Masque de carnaval. Personne accoutrée ridiculement.
A la chie-en-lit ! interj. que l'on pousse pour huer les masques ou quelqu'un de ridiculement accoutré.
chieil) enn© \chi-in, è-né\ n. (lat. canis). Quadrupède appartenant à un genre de mammifères carnivores digitigrades, généralement réduit on domesticité et comprenant une foule de variétés : chien de garde, de berger, de chasse. Fam. Terme de mépris : les musulmans disent : chien de chrétien. Fam. Le chien du commissaire, son secrétaire. Pièce d'une arme à feu qui portait autrefois le silex et qui se rabat aujourd’hui sur la capsule pour en déterminer Texplosion. Grappin en bois. Chariot pour le transport du minerai. Outil de tonnelier, pour fixer les pièces. Chien de mer, nom vulgaire de plusieurs squales, dont la peau très rude sert à polir le bois. Adjectiv. et fam. Etre chien, avare, méchant. Loc. fam. : N'ètre pas bon à jeter aux chiens, n’avoir aucun mérite. Becevoir quelqu'un comme un chien ' dans unjeu de quilles, le recevoir très mal. Rompre les chiens, les empêcher de suivre la voie, et au fig. interrompre une conversation dont le sujet est dangereux. De chien, détestable : temps de chien. Coiffé a la chien, en ramenant sur le front de petits cheveux frisés. Entre chien et loup, à la tombée du jour. Se regarder en chiens de faïence, se regarder l'un l’autre d'un œil fixe et irrité. Vivre comme chien et chat, vivre en très mauvaies intelligence. Jeter, donner sa langue aux chiens, renoncer à comprendre, à deviner quelque chose. J^e pas valoir les quatre fers d'un chien, ne rien valoir. Etre comme un chien à l'attache, n'avoir aucune liberté. Allxjs. litt. ou uisT. : Le chien qui lâche sa proie pour l’ombre, v. ombre.
Couper la queue du chien d’Alcibiade,
V. QUEUE. C’est le chien de Jean de Nivelle, il s'enfuit quand on l'appelle, se dit d'une personne qui se déroue quand on réclame sa présence, par allusion à la <îonduite de Jean de Nivelle et de son frère, que leur père, Jean II de Montmorency, déshérita en les traitant de chiens, parce qu’ils avaient refusé de venir, suivant ses ordres, servir le roi Louis XI contre le duc de Bourgogne.
Prov. : Chien hargneux a toujours l’oreille déchirée, les gens querelleurs attrapent toujours quelques égratignures. Bon chien chasse de race, les enfants héritent souvent des (^alités et des défauts de leurs parents, tous les chiens qui aboient ne mordent pas, les gens qui crient le plus fort ne sont pas les plus â craindre. Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage, quand on ne veut plus d'une personne ou d'une chose, on cherche à la déprécier.
Ne pas attacher ses chiens avec des saucisses, être avare. Un chien regarde bien un évêque, se dit à quelqu’jn qui se fâche de ce qu'on le regarde. Garder à quelqu’un un chien de sa chienne, lui
garder rancune, méditer une vengeance.
'est le chien du Jardinier, qui no mange pas de choux et n’en laisse pas manger aux autres, se dit de quelqu'un qui, ne pouvant profiter d’une chose, empêche les autres d'en user.
— Enxycl. Art vétér. Le chien a été domestiqué de tout temps ; aussi en existe-t-il un nombre considérable de races. Toutes ces races dérivent de quatre souches : le chien des tourbières et le chienloup, qui sont européens , le lévrier, qui vient d'Afrique, et le molosse, O r i g i naire d’Asie .
Le chien domestique est omnivore : son intelligence en a toujours lait un associé de Thomme, à la chasse comme à la guerre.
Les maladies du chien sont très fréquentes: la plus vulgaire les frappe au moment de la dentition. On doit soigner cette maladie des chiens par des désinfectants.
— On divise leç chien.s en plusieurs catégories : chiens de berger (races française.? de Beauce et de
Brie, berger des Pyrénées, Gronendael et Malinois, colley, berger d’Alsace, etc.) dont certaines variétés sont utilisées comme chiens de police, de guerre, sanitaires, etc. ; chiens de garde (dogues, danois, mastiff, terre-neuve, saint-bernard): chiens de trait', chiens de luxe (king-charles, caniche, loulou, carlin, pékinois, griffon, etc.), et chiens de chasse. Les chiens de chasse' comprennent: les chiens d'arrêt ou chiens couchants onaeplaine, et les chiens courants.. Les espèces les plus estimées de la première catégorie sont : le braque, Vépagneul, le griffon, le bien- Jieim, le choupille, le chien à double nez, et les chiens de création anglaise; pointer, setter Gordon, etc. L'éducation du chien d'arrêt diffère de celle du chien courant. On lui apprend à quêter, à suivre la voie, soit à terre soit dans l’eau, à rapporter toute . pièce abattue, et à tenir un arrêt ferme. Les chiens courants, qui poursuivent le gibier â la course pour le forcer, comprennent trois espèces principales ; tout d'abord le chien d'ordre, dont le type est le chiennormand, d’où dérivent les limiers, les bâtards; viennent en second lieu les lévriers, les bassets à jambes droites ou torses. A côté se classent les chiens comiaux, les briquets, les mâtins, les dogues, les bouledogues, les heagles, et différentes autres races bâtardes.
— Dr. Chiens errants ou non retenus. Les maires prennent toutes les mesures propres à empêcher la divagation des chiens ; ils peuvent ordonner que les chiens seront tenus en laisse ou muselés» Même tenus en laisse, ils doivent être munis d'un collier portant, gravés sur une plaque de métal, les nom et demeure du propriétaire. (Sont exceptés de cette prescription les chiens courants portant la marque de leur maître.) Les chiens courants et tous ceux qui seraient trouvés sur la voie publique ou dans les champs non munis d'un collier portant le nom et le domicile de leur maître seront conduits à la fourrière, et abattus après un délai de quarante-huit heures s'ils n’ont point été réclamés et si le propriétaire reste inconnu. Le délai est porté à huit jours francs pour les chiens avec collier ou portant la marque de leur maître. Les propriétaires, fermiers ou métayers ont le droit de saisir ou de faire saisir par le garde champêtre ou tout autre agent de la force publique les chiens que leurs maîtres laissent divaguer dans les bois, les vignes ou les récoltes. Les chiens saisis sont conduits au lieu de dépôt désigné par l’autorité communale, et si. dans les délais fixés, les chiens n'ont point été réclamés et, si les dommages et les autres Irais ne sont point payés, ils peuvent être abattus sur l'ordre du maire.
Le propriétaire d'un chien, qui l'excite ou néglige de le retenir lorsqu'il attaque ou poursuit les passants — et alors même qu’il n'en résulte aucun dommage — commet une contravention punie, d'une amende de 6 à 10 francs, et, en cas de récidive, d’un emprisonnement de cinq jours au plus. V. rage.
— Fin. Taxe sur les chiens. Cette taxe est perçue sur une déclaration à la mairie, qui doit être faite du 1er octobre au 15 janvier. Elle est variable suivant les communes ; mais, ce qui ne varie pas, c'est la
Bâtards ^Analo-Normands ^Seller '
Pointer
Foxhund
'.Beagle
Cocker^
/Gordon
Bâtards. frarfçais 1
, 'Talbtt
B^agneut
/ 5 f ,’f Bouffe àjgmbes droites / Basset à iâfnties torses
■^GrifTbn bâtait
Greffier •Danois t
palrbel
Griffonterrîta
Grifbn
Ages du
mots; n, 15 mois; I), 5 ans.
Mâtin ^
Chien de Berger
Généalogie du chien : Graphique montrant la filiation des düTérentes variétéa au chien domestique et les produits dérivés des croisemenls.
classificalion en deux catégories: chiens d'agrément ou de chasse, et chiens de garde, ceux-ci taxés à la cote inférieure.
Il y a triple taxe pour les propriétaires de chiens qui n’ont pas fait de déclaration, et double taxe pour les déclarations fausses ou inexactes.
Chien [grotte du), grotte située près de Pouzzoles, sur le bord du lac d’Agnano, et dans laquelle se produit un dégagement de gaz carbonique qui se répaiiit sur le sol en une couche qui atteint de 0®,20 à 0“,60 (le sol étant incliné), et dans laquelle ne peuvent pénétrer, soufe peine d’asphyxie, les animaux de. moyenne taille, comme les chiens.
Chien de Montargis. V. Aubry dh Montdidikr» Clli©!! (grand), constellation de l’hémisphère austral, qui possède l'étoile la phis belle et la plus bi-illante du ciel, Sirius.
Cllien (petit), constellation* de l’hémisphère boréal, qui a Procyon comme étoile de Ire grandeur.
Chien du jardinier (/e), comédie de Lope de Vega, un de ses chefs-d’œuvre. Le titre et l’idée de la pièce sont tirés de ce vieux proverbe castillan : « Le chien du jardinier ne veut pas de sa pâtée, et grogne si les bœufs la mangent ».
Chien-Caillou, petit ouvrage de Champfleury, qui fut une des premières manifestations de l'école réaliste (1847).
ctliendent [chi-in-dan] n. m. (de chien, et dent). Nom vulgaire d’une graminée [triticum repensa très commune, qui cause de grands ravages dans les cultures. Fam. Voilà le chiendent, voilà rennemi, l’obstacle, la difficulté.
CHI
CHI
Squelette de chien (braque)-
Lévrier kurde
Levrette
Mâchoires de braque
Incisives à 5 ans
Crâne, de dogue
Crâne de lévrier
Incisives à 8 mois
Mastiff
Saint-Bc;
Dogue de Bordeaux
Bouledogue
anglais
Bouledogue
français
Carlin
Fox-terrier
Chien courant d'Artois
Griffon vendéen - Braque ) V Saint-Germain
Saint-Hubert
Chien courant saintongeois
— Encycl. On donne le nom de chiendent à plusieurs graminées, mais les plus connues sont le ckieiident ordinaire ou froment rampant^ eX\c chiendent 'pied de poule. Le chiendent est la mauvaise herbe par excellence ; il se propage avec une grande rapidité, et il est très difficile à détruire. Cependant, il n'est pas sans utilité : brûlé, il sert à fumer les terres ; le chiendent fermenté sert à préparer une sorte de bière ; son infusion constitue une tisane diurétique, et sa racine est employée à la fabrication d'un papier blanc et solide , et à faire des brosses et des balais.
chien-loup n. m.
Vai'iété de chien ayant les caractèi es extérieurs d'un loup. PI. des chiens-loups.
chiennaille [chi-è-na, Ztmll.,e; n. f. Fnm. Tas de chiens.
Chlennée [chi-é-né\ n. f. Portée d'une chienne.
Ctlienner [chi-è-né] v. n. Mettre bas, en parlant d'une chienne.
chiennerie [chi-i-ne-r{] n. f. Fum. I,adrerie, vilenie, dureté. Impudeur extrême.
Cllier [cAi-é] V. n. (lat. cacare). Faire les gros excréments. (Ce mot est bas et grossier.)
Ctlieri [Ai-ê] ou Clliers, v. d ltalie (prov. de Turin); 12.700 h. Filatures, vins et liqueurs.
Cllierie [câf-rf] n. f. Pop, et trio. Ennui, chose fâcheuse.
Cbiers [chi-êr] (la), affl. dr. de la Meuse ; elle nait en Belgique, mais passe en France, où elle arrose Longwy. Montmédy ; cours 112 kil.
Chiese, riv. d'Italie, affl. gauche de l'Oglio ; cours 148 kil.
CMeti [/ri-d], V. d'Italie, ch.-l. de la prov. de l'Abruzze Citérieure, près de la Pescara ; 26.000 h. Lainages, soieries, draps, verreries,
Chiè'vres, v. de Belgique (llainaut) ; 3.300 h. Ctliè-vres (Guillaume de Croy, seigneur de), m. à Worms (1458 1521): gouverneur, puis premier ministre de Charles- Quint, devenu roi d Espagne.
Chlffa, comm. d’Algérie (Alger), arr. et à 58 kil. d'Alger, sur la Chiffa ou Mazal’ran ; 3.000 h.
chiffe [chi-fe] n. f. Mauvaise étoffe. Fig. Homme sans caraclère et sans énergie. Etre mou comme une chine, être complètement dépourvu d'énergie.
Chimart (Nicolas-Françoisi, peintre et graveur français, né à Saint-Omer, m. à Paris (18251901).
chiffon [chi fon] n, m. (de chiffe). Vieux morceau d'étoffe. Chose de peu de valeur ; chiffon de papier. Fam. A.justements féminins : causer chiffons. Allds. nisT. : Chiffon de papier. Le 3 août 1914, l’Angleterre somma le gouvernement allemand de respecter la neutralité belge, qu'il avait garantie de sa signature. Le chancelier de Bcthmann-IIollweg, protestant auprès de l'ambassadeur d'Angleterre, sir Edward Goschen, contre cette sommation, déplora que la Grande-Bretagne songeât à faire la guerre à une nation à elle apparentée, juste « pour un chiffon de papier ». Cet épisode est un des traits les plus caractéristiques de la déloyauté de l'Allemagne , qui n'hésite pas, quand son intérêt l’exige, à renier sa signature et sa parole.
— Enoycl. Les chiffons de toile et de coton entrent dans la préparation de la pâte à papier. Les chiffons de laine, employés jadis comme engrais, sont effilochés et servent à fabriquer des tissus feutrés, dont on fait des gants ou des étoffes grossières.
chiffonnable \chi-fo na-ble] adj. Qui peut être chiffonné, froissé : papier chiffonnahlr.
chiffonnade [chi-fo-na-de] n. f. Sorte de potage aux légumes fait de laitues, oseille, cerfeuil et ciboules, qu on passe au beurre frais, et sur laquelle on verse du bouillon.
chiffonnage tchi-fo-na-je] a. m. Action de chiffonner. Etoffes ctiitfonnées.
chiffonne chi-fo-ne] n. f. Branche grêle surchargée de bourgeons à fruits. Adjectiv. : branche chiffonne.
chiffonné [chi-fo-ne'], e adj. Froissé : étoffe chiffonnée. Fig, Dont les traits sont plus fins et plus gracieux que réguliers ; minois chiffonné.
chiffonner [chi-fo-né]v. a. Froisser : chiffonner sa robe, un papier. Farn. Chiffonner une femme, déranger sa toilette en la lutinant. Fig. et fany Conirarier: cette nouvelle me chiffonne. V. n. Exercer le métier de chiffonnier. S'occuper d'ajustements de toilette; les dames aiment à chiffonner.
chiffonnerie ichi-fo-ne-rî\ n, f. Corps des chiffonniers ; leur métier ; leur marchandise. Fam. Petit tracas : des chiffonneries de ménage. Petites occupations de dames. Petites affaires de toilette.
chiffonnier [ehi-fo-ni-é], ère n. et adj. Qui va ramasser les chiffons, etc., chiffonnière. N. m. Petit meuble à tiroirs, où Ton enferme de menus ouvrages.
Chiffonnier de Paris
(le), drame en cinq actes, de Félix Pyat ( 1847 ) ; pièce animée d'un souffle .démocratique puissant, et dont le principal rôle fut une des plus remarquables créations de Frédérick Lemaître.
chiffrable [ehi-frablé] adj. Qui peut être calculé, chiffré.
cliiffrag:e [chi-fra~ je] n. m. Action décrire en chiffres. Action d’évaluer les marchandises, les affaires d une maison. Mus.
Ensemble de caractères numériques qu’on place au-dessus des notes de la basse pour indiquer les accords qu’elle comporte. BASSE chiffrée.
— Encycl. Autrefois les accords n’étant pas écrits entièrement sur la portée, on les indiquait par des chiffres au-dessus de la note basse fondamentale. Réaliser ces chiffres était la principale science du musicien et de l'accompagnateur à l’orgue ou au
CHI
CHI
Îiiano. Mais, depuis le commencenient du xix® siècle» es accords sont devenus si compliqués» que le chiffrage en est des plus difficiles à lire. On y a donc renoncé, et l’on ne conserve les chiffres que pour les traités théoriques.
Le chiffre désignant l’accord est celui qui correspond aux intervalles qui entrent dans cet accord. Par exemple l'accord de tierce se chiffre par 3 ; celui de
(TJ