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Chilfrafçes et leur réalisation.
?uinte, 5 ; celui de septième, 7 ; etc. Quand le chifrage est complet, il indique tous les intervalles consécutifs de l’accord. Dans le cas contraire, il sousentend des intervalles complémentaires ; un chiffre ne représente pas seulement l’intervalle qu’il indique, il en sous-entend presque toujours un ou plusieurs autres. (V. les exemples ci-dessus.)
Si'jnes. Soit à gauche, soit au-dessus ou au-dessous des chiffres, on place des signes qui altèrent certains intervalles indiqués ou sous-entendus par ces chiffres.
Le dièse, le bémoL le bécarre, placés à la gauche des chiffres, altèrent les intervalles que ces chiffres
désignent. Quand ils sont seuls, ou placés sous le chiffre, ils affectent la tierce fondamentale de l’accord. Quand ils sont au-dessus du chiffre, ils affectent l’intervalle sous-entendu au-dessus de ce chiffre.
La croix (-|-) est un signe d'augmentation. Placée devant un chiffre, elle indique que la note qui correspond à ce chiffre est une note sensible ou un intervalle augmenté. Placée sous le 7, elle sousentend une tierce majeure et une septième mineure. Placée au-dessus du 2, elle désigne la quarte, et, audessus de 4/3, elle désigne la sixte.
La barre oblique, traversant un chiffre (5)» est un signe de diminution, qui indique un intervalle diminué.
chiffre [chi-fre] n. m. (de l’ar. sifr, zéro). Chacun des caractères qui représentent les nombres : les chiffres arabes ont remplacé les chiffres romains. Montant, valeur d'une chose : évaluer le chiffre de la dépense. Nom donné à des caractères de convention, qui n’ont de sens que pour les initiés : les dépêches diplomatiques so7it transmises en chiffres. Service du ministère des Affaii'es étrangères, qui déchiffre les dépêches : être attaché au Chiffre. Enlacement des initiales d’un nom : faire marquer du linge à son chiffre. Fam. C'est un zéro en chiffre, c'est un homme sans valeur. PI. Les chiffres, les mathématiques.
— Encycl. Les chiffres communément employés sont appelés arabes, en souvenir du système entier de numération que les Arabes nous ont" transmis. En réalité, l’origine des signes i, 2. 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 0 est inconnue : ils furent introduits en Europe, au xe siècle, par le pape Sylvestre II. Ils sont d’un emploi beaucoup plus aisé que tous les chiffres empruntés à un alphabet liiléral, tels que los chiffres hébreux, grecs ou romains.
Les Romains avaient pour chiffres certaines lettres majuscules : I = 1. "V = 5, X ” 10. L = 50, C = 100, D — 5Û0. M == 1.000. Leur système de num^'ation, légèrement modifié, a été conservé dans ^rtains cas. Il repose sur deux principes : l» toute Icltre placée à la droite d'une autre figurant une valeur supérieure ou égale à la sienne s’ajoute à celle-ci; 2o la lettre placée à la gauche d’une autre représen¬
tant une valeur supérieure indique que le nombre qui lui correspond doit être retranché du même nombre relatif à l’autre. Ex. :
46 1= 50 — 10 + 3 -f 1 zz XLVI.
Chiffror [chi-fi’é] v. n. Calculer avec les chiffres. ’V. a. Numéroter : chiffrer des pages. Ecrire avec un chiffre : chiffrer une dépêché. Mus. Chiffrer une basse, écrire au-dessus des notes de cette basse dos chiffres qui indiquent les accords. "V, ba.sse, chiffrage. Musique chiffrée, musique dans laquelle les notes sont remplacées par des chiffres, suivant la méthode Galin-Paris-Chevé. Se chiffrer v. pr. Etre chiffré, calculé, compté : total qui se chiffre par des millions.
Clliffr3— taxe n. m. vignette qui représente la taxe à acquitter par le dc.slmataire d'objets de coiv respondance non ou insuffisamment alfranchis. PI. des chifji'es-taxes.
cllitireTir, euse [eu-ze\ n. Qui compte bien, la plume à la main.
chiffrier-balance [chi-fri-é] n. m. Registre qui sert à établir la preuve quotidienne de la concordance du journal et du grand livre. PI. des chiffriers-balances.
Chi-ga-tsé, ville du Tibet, sur le Penanang, au S. de Dzang-bo, à 3.350 m. d’altitude ; une des métropoles religieuses du Tibet, résidence du second des deux papes lama'istes.
Chigi, famille italienne, qui se distingua par la protection qu elle accorda aux lettres et aux arts et à laquelle appartiennent ,^gostino, le fondateur de la maison, protecteur de Raphaël, né à Sienne en 1465;
— Fabio, qui fut le pape Alexandre VII (1599-1667), et qui fonda la riche bibliothèque Chigi ; — ses neveux, les cardinaux Flavio 1er et Sigismond, qui firent construire à Rome le magnifique palais Chigi ;
— Flavio III (1810-1885), qui fut nonce à Paris de 1861 à 1873 et cardinal en 1873.
Chlgnard Iffimrj, e adj. èt n. Fam. Qui chigne, qui grogne habituellement.
dligner [pné] v. n. Fam. Grogner, pleurnicher.
chignole ou chignolle n. f. Lame de bois formant les ailes du dévidoir des pa.ssementiers. Arg. Voiture. Sorte de vilebrequin. N. pr. Nom lyonnais de Guignol.
chignon n. ni. (lat. pop. catenio ; de catena, chainel. Le derrière du cou. (Vx.) Cheveux de der-
Formeü diverses de chignons.
rière la te te, relevés ou roulés au-dessus de la nuque : un chignon haut; un chignon à la grecque.
chigomier \gho-mi-é] n. m. Bot. Genre de combrétacées, comprenant des arbustes épineux et grimpants de l'hémisphère austral.
Chigot (Eugène), peintre français, né à Valenciennes (18G0- 1923); a peint dans un coloris vigoureux des tableaux d'histoire, de genre, des marines.
Chihuahua.j v. du Mexique, capit. de l’Etat de ce nom : 39.0ÜÜ h. — L Etat a 405.000 h.
chiisme [is-me] n. m. Système religieux des chiites.
chiites, chiytes ou schiites n. m. pi. Nom donné aux musulmans de Perse. S. un chiite, chiyle, ou schiite.
— E^îcycl. Les chiites regardent Ali comme le seul calife légal, à l’exclusion des autres descendants de Mahomet, reconnus par les autres musulmans ou sunnites (de Tar. sunni, attaches à la vraie tradition), qui se considèi’ent comme seuls orthodoxes. Le chiisme, né de la réaction de l'esprit iranien sur l’islamisme, est la source des principales hérésies qui ont divisé ri-^îlani ; celles des fatiinites, des assassins. de.s walihabitcs et des babis.
Childebert I*”" [b r], fils de Clovis et de Clotilde, roi de Paris de 5il à 558 ; il tua, avec son frère Clotaire, les fils de Clodomir. Il mourut sans enfant, et Clotaire s’empara de son royaume. — Childebert II, fils de Sigebert et de Bruneliaut. né en 570, roi d'Austrasie en 575. Sous son règne fut signé le traité d'Andelot ; m. en 5Î)3 : il laissa son royaume à ses deux fils Théodebert II et Thierry II. — Childebert III, fils de Thierry III, né vers 683 ; il régna sur toute la France de 695 à 711, sous la tutelle de Pépin d'iléristal. Il eut pour successeur son fils Dagobert III.
Childebrand guerrier franc, dont les
chroniqueurs font un frère de Charles-Martel. 11 se signala contre les Sarrasins : m. en 741. — Ce prince, dont l’histoire et même l'existence sont fort incertaines, a été chanté par le poète Carel de Sainte- Garde, qui en a fait le principal personnage de son poème épique: les Sarrasins chasses de France. De là les deux vers fameux de Boileau :
O 1« plaisant projet d’üi» poète ignorant,
Qui, de tant de héros va choisir Childebrand
Ces deux vers se citent à propos d'un choix par trop malencontreux.
Childe-Harold [icha-i/d'] (Pèlerinage de), poème de Byron en quatre chants : narration d’un poète en voyage, où des tableaux ravissants se mêlent aux impressions d'une âme agitée. Ce poème est celui où se révèle le plus complètement le génie de Byron (1812-1818). Lamartine a composé un poème : le Dernier Chant de Childe-Harold, qui est comme la suite du poème de Byron (1825;.
Childérlc [rik], fils de Mérovêe et père de Clovis, roi des Francs en 458. Chassé par ses compagnons, il se réfugia en Thuringe, d'où il revint pour renverser le Romain Ægidius et reprendre possession de son commandement (vers 436-481). — Childéric II, fils de Clovis II et de Bathilde, roi d’Austrasie en 660, de toute la France en 670, assassiné par un seigneur
•Sceau
de Childéric !•'.
franc nommé Bodillon en 673, dans la forêt dô Chelles. — Childéric III, fils de Chilpéric II, né vers 714, dernier roi mérovingien, de 742 à 751; fut déposé par Pépin le Bref ; mourut en 755, aa monastère de Saint-Omer.
Clllliy république de î Amérique du Sud; 759.000 kilom. car. ; 3.329.000 h. {Chiliens). Capit. Santiago; v. pr. Concepeion et Valparatso. Le Chili s’étend le long de la côte de l’océan Pacifique, au. versant occidental des Andes, très élevées en cet en-, droit (pic d’Aconcagua, 6.970 m.). Rivières rares et torrentielles. Climat sain, population active et industrieuse ; nombreuses mines, industrie et commerce actifs. Le Chili exporte : salpêtre, cuivre,, argent, or, borax, guano, et reçoit d'Europe, particulièrement de l'Angleterre et de la France, des tissus, machines, etc. ; c'est une des régions les plus, prospères de l’Amérique du Sud.
Conquis dès 1540 par Pedro de Valdivia, le Chili demeura colonie espagnole jusqu’en J 810, date A laquelle il s’émancipa. Retombé sous la loi de l’Espagne en 1814, il se proclama indépendant en 1818, et le devint en fait aussitôt après la bataille de Maypu, bien que l’Espagne n’ait officiellement reconnu l'existence de 1 Etat du Chili qu’en 1844.
Depuis 1818 le Chili forme donc une république, dont la constitution date de 1833. Son histoire intérieure est marquée par quelques révolutions, et son histoire extérieure par plusieurs guerres avec ses voisins, Pérou et Bolivie. La dernière de ces guerres a valu au Chili l'acquisition de la riche région minière> d'Atacama. Depuis 1910, le Chili fait, avec l'Argentine et le Brésil, partie du système politique sudaméricain dit de l'A B C.
chiliade rÂ:i] n. f. (du gr. khilias, ados, millier). Millier. Recueil de vers ou de proverbes divisé par séries de mille : les chiliades d'Efasme.
chiliarcllie [ki-li-ar-chî] n. f. Antiq. gr. Fonction de chiliarque.
cbiliarque [ki-li-ar~ke^ n. m. (du gr. khiliaSy millier, et arkhein, commander). Commandant de 1.000 hommes, dans les années grecques.
ebiliasme [A-z-/i-as-me] n. m. (du gr. khiliaSy. millier). Croyance des millénaires, d’après laquelle Jésus-Christ et les saints devaient régner mille an» sur la terre.
Clliliaste n. (de chiliasme). Autre
nom donné aux millénaires.
ebiliastique [ki-U-as-ti-ke] adj. Qui a rapport au chiliasjne.
eUllÔ [li-in, é-nel. habitant ou originaire du Chili : les Chiliens. Adjectiv. : populationchilienne.
Ch.iliog’one (/fz] n. m. (du gr. khilioi, mille, et gônia, angle). Polygone qui a mille côtés.
Cllillail, V. du Chili (prov. de Nubie), sur la rivière homonyme ; 20.000 h.
CMlleurs-aux-Bois,
a r r . et à
Armoirie» du Chili.
comm. du Loiret,
Château de Chiliou.
15 kil. de Pit h i v i e r s , dans le Gâtinais: 1.360 h.
Ch. de f Orl.
Apiculture.
Ghillon
mil. château et prison d’Etat célèbre, bâtie sur un rocher au bord du lac Léman, à une lieue et demie de "Vevey, dans U n e s i t uation très pittoresque; on l'a surnommé la Bastille de
la Suisse. C’est là que fut enfermé le patriote genevois Bonivard, célébré par Byron.
CbiilloullS [louk\ peuplade nègre, qui vit entre le lac Nô et le Kordofan (Afrique).
CMlly, comm. de la Haute-Savoie, arr. et à 28 kil. de Saint-Julien-en-Genevois ; 1.230 h. Asphalte;
CMloë, archipel chilien du Pacifique austral ; 94.5UÜ h. ; cap. Âneud. Commerce de bois.
chilognatlies [*t, ghna-te] n. m. pl. Ordre de myriapodes, renfermant des animaux lents et timides, qui vivent dans des lieux sombres et humides (iules, gloméris). S. un chiloijnalhe.
Cllllon [fci;, un des sept sages de la Grèce, né à Lacédémone. On lui attribuait la création de l'éphorat. Il mourut de joie, en embrassant son fils vainqueur aux jeux Olympiques.
ehilopodes [/ti] n. m. pl. Ordre de myriapodes, renfermant les scolopendres et les formes voisines.
S. un ehilopode.
chi lo sa ? [ki] loc. ital. sîgnif. Qui le sait?, fréquemment employée dans le même sens.
Chilpéric I" rwfc], fils de Clotaire pr, roi de Neustrie de 561 à 384, époux de Galswinthe, puis de Frédégonde, qui le fit, dit-on, assassiner à Chelles- Son règne fut rempli par les guerres qu'il eut à soutenir contre ses frères pour des partages de territoires. Il était poète et lettré (339-584,.— Chilpéric 1R
Tontbea U de Chilpértc l*'
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