FENESTRELLE
COCarder \dé] v. a. Décorer Lune cocarde : cacarder un drapeau ; cacarder son chapeau,
cocardier [di-è], ère adj. et n. Qui aime l'armée, l’uniforme, le mâche.
cocasse [/m-se] adj. (de coq). Pop. Plaisant, drôle, risible, ridicule : homme, raisomiement cocasse.
cocasserie \ka-se-rî] n. f. Caractère de ce qui est cocasse, bouffon.
COCaSSier [fta-st-êj n. m. Paysan q\ii va dans les fermes acheter des volailles et des œufs, pour les revendre à la ville.
coeâtr© n. m. Coq auquel on a enlevé un testicule.
eocaution [/rd-si-on] n. f. Celui qui est caution avec un autre.
COCCérine n. f. Matière cireuse que l’on retire des cochenilles.
COecidéS [kok-si-dé] n. m. pl. Famille d'insectes hémiptères, renfermant les cochenilles et genres voisins. S. un coccidé,
COCCidié [kok-si-dî] n. f. Genre de protozoaires renfermant des animalcules qui vivent dans les tissus de divers animaux : la coccidie oviforme est particulière au foie du Lapin.
COCCidiOSe n. f. Nom des affections dont une coccidie est la cause : la coccidiose du lapin est appelée aussi gros-ventre.
— Encycl. La coccidiose du lapin est causée par l’envahissement du foie et des intestins par des coccidies : elle se propage par les déjections des malades : les litières humides sont un terrain éminemment favorable au développement des coccidies. Il est donc indispensable, pour prévenir celte maladie,
I de tenir les lapins sur des litières sèches, de ne pas
Cocarde.
Mât de coca>^ue.
Coca : a, fleur; h, fruit.
leur donner de fourrage mouillé, et de ne pas les réunir en trop grand nombre dans la même case. Quand la maladie est constatée, il faut isoler les malades et les sacrifier au besoin, puis effeeluer une désinfection complète du clapier à l'aide d'eau crésylée ou d’une solution de sulfate de fer.
coccinelle [kok-si-nè-lé] n. f. (lat. coccinus, de couleur écarlate;. Genre d'insectes coléoptères appelés vulgairement hètes à bon Dieu ; les larves aes coccinelles dévorent les pucerons.
— Encycl. Les coccinelles, dont on connaît une vingtaine d’espèces européennes. habitent sur les plantes et dans les maisons. Quand on les inquiète, elles cocoin«n« exsudent une matière d’odeur âcre. Elles sont ordinairement noires, avec les élytres rouges ou jaunes chargés de points noirs. Ce sont, pour la plupart, des insectes utiles.
COCCObacille [ko-ko-ba-si- le\ n. m. Bacille court, à extrémités arrondies : le germe de la peste est un coccobacille.
COCCOlob© [ko-ko] n. f. Genre de polygonacées, renfermant des arbres ou arbrisseaux de l'Amérique tropicale, qui produisent le bois de fer et l’extrait rou^e astringent appelé kina d' Amérique ou extrait de faux ratanhia.
COCCUlUS [ko-ku-luss] n. m. Genre de ménispermacées comprenant des arbrisseaux des régions tropicales des divers continents, qui fournissent des .toniques amers. V. Colombo.
COCCUS [kok-kuss] n. m. Microbe de fonne arrondie.
COCCyg'ieH) ©une [kok-si-Jî-in, è-ne\ adj. Qui dépend du coccyx : vertèbres coccygiennes.
coccygodynie n. f. (de coccyx, et du gr. odimf', douleur). Douleur au niveau du coccyx, observée surtout dans la grossesse et les affections utérines.
coccyx [ftofc-siss] n. in.(dugr. kokkux, coucou). Petit os ou réunion de petits os, en bec de coucou, à l'extrémité du sacrum.
Cocliabaniba., v. de la Bolivie, ch.-l. de dép. ; 22.000 h. Filatures de laine, commerce actif. — Le dép. a 328.000 h.
coche n. m. (anc. haut, allem. coccho). Sorte de chaland remorqué par des chevaux, pour transporter les voyageurs : le coche d'Auxerre. On disait aussi coche d'eau.
coche n. m. (ail. kutsche). Autref., sorte de grande diligence pour le transport des voyageurs
Un coche, sous Louis XIII.
et des marchandises. Fig. Manquer le coche, perdre une bonne occasion. Mouche du coche, personne qui montre un zèle excessif et inutUe, par allusion à la fable de La Fontaine.
coche n. f. Truie, femelle du cochon, coche n. f. Entaille. Spécialem., entaille faite à une petite lame de bois pour marquer chaque pain, chaque litre de vin, etc., que l’on prend à crédit.
coché, e adj. Qui figure un creux trop profond : des traits cochés-
COChelet riéj n. m. Coq petit, jeune.
COCheli'V’ier [vi-é] n. in. Alouette des bois. COChenillage [ni, il mil.] n. m. Bain de cochenille pour teindre en écarlate.
cochenille [il mil., e] n. f. (esp. cochinilla; du lat. coccinus, écarlate). Genre d'insectes hémiptères, originaires du Mexique.
— Encycl. La cochenille la plus renommée est ! -. cochenille du nopal, originaire du Mexique, mai; acclimatée aujourd'hui aux Indes, aux Canaries et en Espagne. Elle fournit une teinture rouge ma^iflque, qui est le carmin. Ou 1 obtient en traitant une décoction de cochenilles par un sel acide. On l'emploie en teinture, et pour colorer les bonbons, les liqueui's, les encres, etc.
D'autres espèces (cochenille blanche des serres, cochenille de l'olivier, du figuier, pou de San José, cochenille de l'oranger, etc.), sont des insectes nuisibles. On a cochenilles i pu arrêter les dégâts d'une coche- Màici femsU.. nille australienne, Yicérie, introduite en France avec des plantes exotiques, en acclimatant auprès d'elle son ennemi naturel une coccinelle [novius cardinalis) qui lui a fait une guerre acharnée.
COCheniller [ni, il mil., e] v. a. Récolter la cochenille. Teindre avec de la cochenille.
COChenillier [ni, U mil., ié] n, m. Nom vulgaire du cactus nopal, sur lequel vit la cochenille.
COChenilline [ll mil.] n. f. Principe colorant de la cochenille. (On dit aussi carminé et coccine).
cocher [ché] n. m. Conducteur (autref. d'un coche) d'une voiture destinée au transport des personnes. (Le fém. cochère est usité pour désigner les femmes qui font profession de conduire les voitures de place : une cochère, une femme cochère.) cocher [cfté] v. a. Marquer d'une coche, cocher et cocher [ché] v. a. (lat. calcare)- En parlant des oiseaux de basse-cour, couvrir la femcdle.
Cocher (le), constellation de Thémisphère boréal, composée de 66 étoiles, dont la plus belle est la Chèvre ou Capella. \. ciel.
cochère adj. f. Porte cochère, grande porte par laquelle entrent les voitures. cocher.
Cocherel, écart de la comm. d'IIoulbec-Cocherel (Eure), arr. d'Evreux. Victoire de Du Guesclin sur le.s Anglais et les Navai-rais, commandés par le captai de lîuch (1361).
Cochery (Louis-Adolphe), homme politique français, né et m. à Paris 11819-1900). II fut en 1879 le premier titulaire du ministère spécial des postes
coc
Denys Cochin.
Cocaeat : 1. De mailre; 2. De corbillard: 3. D omnibua;
De ûacre; 5. Cochère.
et télégraphes. — Son fils Georges, né et m. à Paris <1855-1914-), fut ministre des finances dans le cabinet Méline en 1896, puis dans le cabinet Briand (1909). cochet [c/ièj n. m. Jeune coq.
COCheVlS [ni] n. m. Alouette huppée ou crêtée, à corps trapu, à bec fort.
COehile n. f. Fagoue ou ris de cochon.
Cochin, nom d'une famille de graveurs célèbres du XVII' et du xviii' siècle. Le plus connu est Charles- Nicolas CoeniN II, né et m. à Paris (1715-1190). Son eeuvre se compose de plus de 1.500 pièces dessinées ou gravées. On lui doit de charmantes illustrations.
Cochin (Henri], avocat fr., d'une éloquence souple et vigoureuse, né et m. à Paris (1687-174-7).
Cochin (Jacques- Denis), curé de Paris, né à Paris (1726-1783), fondateur en 1780 de l'hospice qui porte son nom, situé à Paris Faubourg- Saint-Jaccjues.
Cochin (Pierre-Suzanne Augustin ) , publiciste et administrateur français, né à Paris, m.
à t'ersailles (1823-1872).
— Sonflls, Denys, homme politique français, né et m. à Paris (1851-1922).
Membre de l'Académie française (1911), Député de Paris et membre de la droite, il a fait partie pendant la Grande Guerre, comme ministre d'Etat, du ministère Briand (oct. 1915).
Cochin, V. de l'Inde anglaise (Madras), sur la côte de Malabar; 15.000 hab.
Cochinchine, colonie française de l'Indochine, située à l'E. du Mékong, et comprenant la région humide et basse arrosée par les bouches nombreuses du delta de ce fleuve. Pop. 2.900.000 h. {Cochinchinuis}. Immense production et exportation de riz, de bois, de caoutchouc. C'est l'une des plus prospères parmi les colonies françaises. Conquise en 1861. Cap. Saigon. V. Indocuine.
Cochinchlnois, e [noi, oi-ze], habitant ou originaire de la Cochinchine ; les Cochinchinois. Adjeetiv. Race cochinchinoise, race de gallinacés originaire de la Cochinchine, et dont les individus sont très appréciés en Europe : la poule cochinchinoise est une bonne pondeuse et une remarquable couveruse. (On dit aussi par abréviat. cochin.)
COChléaire [klé-è-re\ adj. (lat. coe/ilear, cuillère). En forme de cuillère : préflbraison cochléaire.
COChléaria [klé] n. m. (du lat. cochlear, cuiller, à cause de la forme des feuilles). Genre de crucifères employées comme stimulantes, antiscorbutiques.
— Encycl. Les espèces les plus connues sont : 1» le cochléaria officinal, qui se cultive dans les jardins et dont les feuilles, à odeur piquante, constituent un des meilleurs antiscorbutiques ; 2» le cochléaria de Bretagne, moutarde des capucins ou raifort sauvage, dont la racine sert à assaisonner les viandes et le poisson.
COChlée [klé] n. f. (du lat. cochlea, limaçon). Limaçon de l'orêillé interne.
COChléiforme [klé-i] adj. En forme de colimaçon.
cochlosperme [klos-ph--me] n. m. Genre de bixacées, comprenant des arbres, arbrisseaux et plantes vivaces des régions tropicales.
COChoir n. m. Hache de tonnelier, à lame recourbée.
cochon n. m. Mammifère pachyderme domestique, comestible, qui fournit le lard, le saindoux, etc. : toutes les parties du cochon ont leur usage.ÇV. porc.) Chair de cet animal ; mets préparé avec cette chair ; le cochon doit être mangé bien cuit. Fig. Malpropre, sale, dégoûtant. Débauché. (Le fém. cochonne est usité.) Cochon de lait, petit cochon qui tette encore. Cochon de mer, marsouin. Cochon d'Inde, v. cobaye. Loc. pop. ; Amis comme cochons, personnes qui vivent ensemble dans une extrême familiarité. Jouer un tour de cochon, se conduire très mal avec quelquuu. — Adj. Qui se rapporte aux cochons ; la voracité cochonne. Malpropre, licencieux.
cochonnaille [cho-na, il mil., e] n. f. PopT Viande de cochon, charcuterie, cochonnée [cho-né] n. f. Portée d'une truie, cochonner \cho-né] v, a. Pop. Faire un ouvrage salement et grossièrement.
cochonnerie fc/io-ne-rf]n.f. Extrême malpronreté. Chose malpropre. Chose gâtée, m.al faite. Fig. Action, parole obscène : dire des cochonneries.
Marchand de coco.
Coco.
cochonnet [Cho-nc] n. m. Petit cochon. Petite boule servant de but, au jeu de boules ; le jeu luimême. Dé à jouer, à douze faces.
cochouan ou cochuan n. m. iiâie d'eau.
Cochrane (lord Archibald, comte de Dundo- NAi.n), chimiste anglais ; trouva d'intéressantes applications de la chimie à l'agriculture (174-9-1831). — Son fils, Thomas, né à Annsfleld, m. à Kensington (1775-1860), fut un des plus célèbres amiraux de 1 Angleterre, et eut une carrière des plus aventureuses.
cochylis [/rf-iis] n. f. Genre d'insectes lépidoptères, très répandus en France, et dont une espèce, dite teigne de la grappe, est nuisible à la vigne.
COCinine n. f. Matière grasse extraite du beurre de coco.
cocinique ou cocostearique adj. Se dit
d'un acide gras, tiré du beurre de coco.
Cockhurn [beum'], une des terres polaires, à l'E. de la mer de Baffln.
cocker [kér] n. m. (mot angl.). Petit chien de chasse du type épagneul : les cockers sont les plus petits des épagneuls anglais.
Cockerell (Charles-Robertl, architecte anglais, né et m. à Londres (1788-1863) ; il découvrit les marbres d'Egine et de Phygalia.
eockney [kok-ni] n. m. (m. angl.). Habitant de Londres ignorant, paresseux et badaud. PI. des cockneys.
cocktail [kok-tél] n. m. (en anglais : quexie de coq). Boisson stimulante et capiteuse, d'origine américaine, où entrent un sirop, de l'absinthe, du bitter et du wisky ou du cognac, du genièvre, du champagne, etc.
coco n. m. (m. portugais). Fruit du cocotier : le coco fournit un beurre excellent. (On dit aussi noix DE coco.) Coquille du coco :
tabatière de coco. Lait de coco, lait contenu dans ce fruit. Boisson populaire qui est préparée avec du jus de réglisse et de l'eau : un verre de coco. Fam. Se dit d'une personne bizarre, ou qui vous met dans une fâcheuse position, etc. ; un fameux coco l un joli coco’
Sorte de gobelet en cuir, qui s'aplatit et qu'emportent les chasseurs, les touristes, etc. Mot d'affection à un petit enfant, etc. :
viens ici, mon coco. Dans le langage enfantin, œuf :
un coco bien frais.
— Encycl. Les noix de coco atteignent la grosseur d'une tête d'homme. Avant leur maturité, elles renferment un liquide blanc laiteux sucré, appelé vulgairement lait de coco. Plus tard, ce liquide forme l amande (coprah), dont le goût rappelle celui de la noisette. On retire de ces fruits de l'huile, du beurre (végétaline, cocose) ; on en fabrique des savons ; le tourteau de coprah peut être donné aux bestiaux. Le péricarpe de la noix de coco sert à faire des vases, des boutons, etc., et les fibres ligneuses qui l'entourent sont utilisées pour la fabrication de balais, brosses, tapis, cordes, coussins, etc. V. cocotier.
COCOdèS [dès.s] n. m. Jeune homme d'une élégance outrée et ridicule.
cocodette [dè-te] n. f. Fille de mœurs légères. COCOmerO [mé] n. ra. Autre nom de la pastèque, cocon n. m. (provenç. coucoun ; de coco, coque)- Enveloppe soyeuse que se filent les larves des lépidoptères, et dans laquelle elles s'enferment à l'état de chrysalide. (Se dit surtout du ver à soie.)
— Encycl. Techn. Dans les magnaneries, on distingue plusieurs catégories de cocons ; le cocon parfait, de forme I r
légèrement D —
elliptique, et un peu étranglé vers le centre ; les cocons défectueux, qui se subdivisent en cocon satiné, à la CO- , ,
que molle et manquant d'adhérence, cocon faible de nüinie.dontles extrémités sontmolles, coconétrani/W, dont l'étranglement central est trop prononcé et occasionne souvent la séparation en deux de la coque, cocon ouvert, qui a des épaisseurs très variables, cocon faible, filé par un ver à soie débile, cocon non fin ou magnaude, qui se dévide avant que te ver se soit entièrement transformé en chrysalide, cocon fondu, abîmé par le liquide que laisse échapper le corps en décomposition d'un ver mort, cocon céladon, dont la couleur est quelque peu verdâtre, enfin le cocon dur à battre, dont le brin de soie se dévide difficilement.
Coconas [n«.çs] (Annlbal, comte de), gentilhomme piémontais, favori de Charles IX. H se signala par ses cruautés pendant la Saint-Barthélemy, et fut décapité à Paris en 1574, avec La Mole, pour avoir conspiré contre Henri III, en faveur du, duc d'Alençon.
coconille [// mil., e] n. f. Soie que l'on tire des cocons battus, bouillis, cardés ou filés.
COCOnnage [ko-na-je] n. m. Formation des cocons, dans les magnaneries.
coconner [ko-né] v. n. Faire un cocon.
coconnier [ko-m-é], ère adj. Qui a rapport aux cocons de soie. N. m. Celui qui achète les cocons pour les filateurs.
cocontractant [trak-tan], e n. etadj. Seditde la personne avec laquelle on contracte, qui contracte avec une ou plusieurs personnes.
cocorico n. m. Onomatopée imitant le chant du coq.
Cocons ;
, de ver à soie; b, de pélopée; c, d’ariçiope.