COE
Il indique le tribunal compétent, les formalités de l’audience, du jugement et de l'exécution.
Code de commerce. Il se divise en quatre livres. Le premier traite du commerce en général (commerçants, livres de commerce, sociétés, bourses de commerce, agents de change, lettres de change, etc.) ; le second, du commerce maritime ; le troisième, de la faillite et de la banqueroute ; le quatrième, des tribunaux de commerce. Voté en 1807, il est obligatoire depuis 1808. Il a été modifié ou complété en ce qui concerne les sociétés, la faillite, les lettres de change, etc.
Code pénal. Le Code pénal date de 1810, mais il a été profondément remanié dans la suite et augmenté de dispositions sur la relégation et la transportation, la libération conditionnelle, le sursis à l'exécution des peines, etc.
Code d'instruction criminelle. Voté en 1809 et exécutoire depuis 1811, il est au Code pénal ce qu'est au Code civil le Code de procédure civile.
Code de justice militaire. Il y en a deux, en réalité : le Code de justice militaire pour l'armée de terre (1857) ; le Code de justice militaire pour l'année de mer (1858). Ces codes traitent de l’organisation des tribunaux militaires ou maritimes ; de la compétence de ces tribunaux ; de la procédure à suivre devant eux ; des crimes et délits militaires et des peines qui doivent en assurer la répression.
Code forestier. Ce code n’appartient pas. comme les autres, à la période consulaire ou impériale. Il fut voté seulement en 1827. Il règle les droits de l'Etat, des départements, des communes et des particuliers sur les forêts. Il organise les droits d’affouage, de pâturage, pacage, etc. ; la poursuite et l'instruction des délits en matière forestière, etc.
Code rural. C’est l'ensemble des lois votées depuis l’année 1881 qui constitue le Code rurale encore en voie de formation. Le livre 1er (Lu régime du sol), le livre II (Du régime des eaux) et le livre III (De la police ruralel sont seuls entièrement votés.
Code télégraphique. V. télégrapuique.
codébiteur, trice n. Qui doit conjointement avec un autre : codébiteurs solidaires.
COdécimateur n. m. Celui qui partageait les dîmes avec un autre.
codéine n. f. Alcaloïde qui s’extrait de l’opium ; c’est un narcotique hypnotique, moins toxique que la morphine, et qui est employé contre la toux sous forme de sirop.
COdéique adj. Se du d'un acide existant dans la codéine.
codemandeur, eresse [rê-se] n. et adj. Dr. Qui demande en justice, conjointement avec un autre, avec d'autres.
COdéputé n. m. Celui qui est député avec un ou plusieurs autres.
codétenteur, trice [îan] n. Personne qui détient conjointement avec une autre.
codétenu, e n. Personne détenue en même temps qu'une autre dans le même lieu.
codex [dé/fs] n. m. invar, (mot lat.). Recueil officiel des formules pharmaceutiques.
— Encycl. Le premier codex date de 1748. Des éditions revues et corrigées parurent ensuite en 1818, en 1837, en 1866, en 1908 ; la plus récente édition est de 1908); un supplément a paru en 1920. Une commission permanente, composée de professeurs à l'Ecole de pharmacie, de membres de l’Académie de médecine, de médecins praticiens, etc., est chargée de tenir le Codex au courant des progrès de la pharmacie et de la thérapeutique.
COdicillairC [sil-lè-re] adj. Contenu dans un codicille : disposition codicitlaire.
codicille [si-Ze] n. m. (lat. Godicillus). Acte postérieur à un testament et qui le modifie : la caducité du testament n' entraîne pas nécessairement celle du codicille. V, testament.
codificateur, trice adj. et n. Qui codifie, codification [si-on] n. f. Action de codifier, codifier [fi-é] v. a. (de code. — Se conj. comme prier.) Rassembler en un corps de législation des lois éparses.
Godille [U mil., e] n. m. (esp. codillo). Faire corfiZZe, se dit, au jeu de l’hombre, d’un joueur qui fait plus de levées que chacun des autres.
Godiller [tl mil., éj v. n. Faire codille. codirecteur, trice [rèk] adj. et n. Qui dirige en même temps qu’un autre, que d'autres.
codirection [rèk-si-on\ n. f. Direction par plusieurs.
Codogno, comm. d’Italie (Lombardie, prov. de Milan'), entre le Pô et l’Adda; 11.600 h. Céréales; fromage, soieries. Défaite des Autrichiens par les Espagnols (1746) et par les Français (1796),
codonataire [tè-rel n. et adj. Qui reçoit une donation conjointement avec un autre.
codonateur, trice n. et adj. Qui fait une donation conjointement avec un autre.
Codre n. f. Branche de châtaignier fendue pour faire des cercles.
Codrington [drin'gh'-ton^] (Edward), amiral anglais, m. à Londres (1770-1851). Il commandait les forces anglaises à la bataille de Navarin (i827).
Codrus [cZ?n^ss], dernier roi d’Athènes, qui, selon la légende, se fit tuer pour assurer la victoire à son peuple et la défaite des Dorîens. Après lui, les Eupatrides supprimèrent la royauté et établirent l'archontat, sous prétexte que personne n’était digne de remplacer Codrus (xi^ s. av. J.-C.). Ce fut en réalité une révolution aristocratique habilement dissimulée. Ce nom est resté dans l'histoire comme synonyme de dévouement patriotique.
COécbang*iste [/is-Ze] adj, et n. Qui fait un échange avec un autre, avec d’autres.
coéducation [.u-on] n. f. Education donnée en commun : la coéducation des garçons et des fUles.
COëf n. m. Conduit d'écoulement des salines. Syn. couÉT, cuy.
Coëffeteau [ko-è-fe-tô] (Nicolas), célèbre prédicateur et controversiste français, né à Saint-Çhlais, m. à Paris (1554-1623). Il fut évêque de Marseille; son Histoire romaine fut regardée en son temps comme un modèle de la prose française. Il prononça l'oraison funèbre de Henri IN (1610).
coefficient [ko-è-fi-si-arL\ n. m. Facteur numérique qui entre dans un monome et qui se place généralement avant les autres. Nombre qui fixe la valeur relative attribuée à chacune des épreuves d’un examen.
coefficient [ko-è-fi-sî-an]., e adj. Qui joue le rôle de coefficient: quantité coefficiente.
cœlentérés [sé-lan] n. m. pl. Deuxième embranchement du règne animal, comprenant les mé~
Cœlentérés: a, méduse; b, madrépore; c, oténophore; d, éponge.
duses, éponges, coraux, etc. : les cœlentérés subissent des métamorphoses comjdiquées. S. un cælentéré. V. la planche mollusques.
Cœlésyrie ou Syrie creuse, nom donné auU’efois à la partie de là Syrie comprise entre le Liban et i’Anti-Liban.
cœliaque [se] adj. (du gr. koilia, entrailles). Qui appartient aux intestins: artère cœliaque.
CœliUS [së-Zi-wss], l’une des sept collines de l’antique Rome, au S. du Capitole.
Coello (Alonzo Sanchez), peintre espagnol, né près de Valence, m. à Madrid (1515-1590), auteur de portraits et de tableaux de sainteté.
Coello (Claude), peintre espagnol, né et m. à Madrid (1621-1693). il peignit surtout des portraits et des tableaux religieux.
Cœlome [sé] n. m. (gr. koilomay cavité). Pathol. Ulcère de la cornée transparente.
cœlopeltis [pèZ-Zm] n. m. Genre de reptiles ophidiens colubrifôrmes, comprenant des couleuvres dont l’espèce type [couleuvre de Montpellier) est commune dans le midi de la France. (Il n'est pas venimeux.)
COemption [anp-si-orî\ n. f. (préf. co, et lat. emptio, emplette). Achat réciproque.
cœnomyie [së-no-mi-f] n. f. Genre d’insectes diptères ^rachycères, comprenant de grosses mouches rousses avec les ailes jaunes, et dont l’espèce type [rœnomyia fervuginea) habite la France.
eœnure [,\‘ê] ou céuure n. m. Larve d'une espèce de ténia, qui vit dans le cerveau des moutons et dans la cavité viscérale des lapins : le eœnure produit le tournis des moutons.
coéquation [kou-a~si~on\ n. f. Répartition réglant la part proportionnelle de chaque contribuable.
COCrCCr {ko-èr-sé) V. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il coerça, nous coerçons.) Comprimer. Fig. Contraindre, (inus.)
coercibllité i ko~èr\ n, f. Qualité de ce qui est coercible : la coercihilité des fluides.
COercible [/m-éî’] adj. (du lat. coercere, contraindre). Qui peut être comprimé, réduit : les gaz sont très coercihles. Ant. Incœrcible, résistant.
coercitif, ive [ko-èr] adj. Qui a le pouvoir de coercition : puissance coercitive- Phys. Force coercitive, propriété que possèdent le fer et l'acier de conserver l'aimantation qui leur a été fournie.
coercition [ko-èr-si-si-on] n. f. (du lat. coercere, contraindre). Pouvoir, action de contraindre, de retenir.
— Encycl. Dr. La coercition est exercée contre les personnes ou contre les biens. Elle n'est pas une peine, mais constitue un moyen légal de contrainte pour assurer l’exécution d'une obligation.
Cœslin ou ILœslin, v. d’Allemagne (Prusse [Poméranie]), sur le Muhlbach; 20.000 h.
CoësniGS, comm. d'Ille-et-Vilaine, arr. et à 37 kil. de Vitré, sur la Couydre ; 1.900 h.
COësre n. m. Grand coësre, titre que prenait le roi des ribauds, le chef des gueux.
COCSSCntiGl, clic {ko-é-san-si-èi^ é-Ze] adj. Qui a la même essence qu'un autre.
coétat [Za] n. m. Etat qui partage la souveraineté avec un autre. (Se disait des Etats composant l’empire germanique.)
coéternel, elle
[ tèr-iiil, k-ie | adj. Qui existe de toute éternité avec un autre.
CO éternité [Ur'] n. f.
(lat. coeternitas). Propriété de ce qui est coéternel.
Cœtlien [keu-tèn']