‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 499 sur 1225 · h. Ch. de 9 comm · texte numérisé non relu

h. Ch. de 9 comm

QJ

Colichemarde (xvi*).

et 9.280 h.

Volailles.

Le cant. a

Coligny (Gaspard de), dit le maréchal de Châtillon, né vers 1470, m. à Dax en 1521. Use distingua à Fornoue et à Agnadel.

Coligny (Odet de), dit le cardinal de Châtillon (1617-1571), fils du précédent ; il emlarassa la Réforme.

Coligny (l’amiral Gaspard de), né aChâtillon-sur-Loing, frère du précédent, assassiné à Paris (J519-1572). général de grande valeur, et chef des protestants. Il s’était battu àCérisoles, avait dirigé vers l’Amérique plusieurs entre- Amiral de Coligny.

prises de colonisation, et

s’était distingué au siège de Saint-Quentin en 1557. Après la paix de Saint-Germain, il obtint auprès du roi un crédit qui poiùa ombrage à la reine-mère. Il fut une des premières victimes de la Saint-Barthé¬

lemy. Il fut assassiné dans son hôtel par l’Allemand Besme; son cadavre, jeté parla fenêtre et traîné par les rues, fut pendu au gibet de Montfaucon. — Sa fille Louise, née à Châtillon-sur-Loing, m. à Fontainebleau (1557-1620), épousa en secondes noces Guillaume le Taciturne, et joua un rôle diplomatique important.

Coligny {Monument de Vamiral de), œuvre de Crank, placée au chevet du temple de TOratoire. rue de Rivoli (Paris). La statue en pied de l’amiral est accompagnée de deux figures symbolisant la Patrie et la Religion (1889).

Coligny (François de), seigneur d’An- DEi.oT, né à Chàlillonsur-Loing, m. à Chartres (1531-1569), frère des précédents, Tun des chefs des protestants pendant les guerres de religion. Il mourut empoisonné, dit-on. par un de ses domestiques, à l’instigation de Catherine de Médicis.

Coligny (Gaspard de), dit le maréchal de Coligny, petit-fils de

1 amiral, né à Montpel- Monument de Tamiral de Coligny» lier en 1584, m. en 1646.

Ilfutbattuàla^arféepar le comte de Soissons (1641), Coligny (Jean de), comte de Saligny, né au château de Saligny (Franche-Comté), en 1617, m. en 1686. Il commanda les troupes françaises que Louis XIV envoya, en 1664, à l’empereur Léopold pour le soutenir contre les Turcs. U a laissé des mémoires intéressants.

Colima, V. du Mexique, ch.-l. de VEtot de Co- Ziî?ia, sur le Grand Océan ; 21.00Üh. — L’Etata 55.000^ colimaçon n. m. Syn. de limaçon. En colimaçon, en spirale ; escalier en colimaçon.

colin n. m. (altér. de Nicolas). Amoureux villageois dans les comédies et Topéra-comique. Nom vulgaire d’une espèce de merlan de grande taille, à chair estimée. Genre de gallinacés comprenant des oiseaux analogues aux cailles d'Europe, et qui sont répandus sur le continent américain.

Colin (Gustave), peintre français, né à Arras (1828-1911). A peint, avec un réalisme plein de mouvement et de couleur, des scènes d’Espagne et du pays basque : Quartier de gitanos (Luxembourg).

Colin (Paul- Alfred), peintre français, né à Nîmes, m. à Paris (1838-1916) ; fils du peintre et lithographe Alexandre Colin (1798-1873), il a fait d'agréables paysages et des cartons pour les Gobelins.

ColineS (Simon de), imprimeur et libraire à Paris, né vers 1475, m. en 1546, collaborateur et successeur, en 1484, d'Henri Estienne, auteur d’heureuses innovations en typographie.

Colinette [nè-te\ n. f. Coiffe de femme, employée comme bonnet de nuit au xviii® siècle.

colin-maillard [ma, ll mil., ar) n. m. invar. Jeu où Tun des joueurs a les yeux bandés, et poursuit les autres à tâtons. Celui qui a les yeux bandés.

colin-tampon [tan] n. m. Ancienne batterie de tambour des Suisses au service de la ?' rance. Fig. : Se soucier de quelque chose comme de colintampon, n’y prêter aucune attention.

colion n. m. Genre d’oiseaux grimpeurs, famille des musophagidés, comprenant des formes de taille moyenne, grises ou rousses, de l’Afrique équatoriale : les colious sont appelés oiseaux sourit à cause de la rapidité avec laquelle ils grimpent et courent dans les buissons épais.

colique [H-ke] adj.

(de côlon). Qui appartient ou se rapporte au côlon : artères coliques.

colique n. f. (de

côlon). Douleur d’entrailles : les fruits verts, les boissons glacées peuvent causer des coliques.

(On combat les coliques bénignes par des lavements, des cataplasmes, des boissons aromatisées, etc.) Colique de miserere, causée par une obstruction intestinale, une hernie diaphragmatique, et qui est presque toujours mortelle. Colique ce plorrw, causée parle saturnisme. Colique hépatique, causée par un calcul biliaire, etc. Colique néjihrétique, causée par un calcul rénal. Fig. et fam. Donner la colique, causer un grand ennui. Avoir la colique, avoir peur.

— Encycl. La colique est une douleur torsive, sourde ou aigue, non continue, et qui s'accompagne parfois de pâleur, d’anxiété, de sueurs, de vomissements, de diarrhée. Son siège est variable (coliques stomacales, hépatiques, intestinales, néphrétiques, etc.). Ses causes principales sont les intoxications par le plomb, les champignons, etc., ou certaines maladies, comme la dysenterie, le rhumatisme, etc. La compression, le repos, la chaleur, les analgésiques sont employés pour combattre la colique.

coliqueux, euse [keû, eu-ze] adj. Qui a la colique : malade coliqueux. Qui occasionne la coli* que : 6oisson coliqueuse.

coliquidateur [A:i] n. m. Personne qui procède avec une ou plusieurs autres à une liquidation.

colis [^il n. m. (ital. collo, cou). Caisse, paquet, balle de marchandises. Colispostal, colis d'un poids de 3, de 5, de 10 kilogr.. que les compagnies de chemins de fer, sous le contrôle de l'administration des postes, font parvenir à destination moyennant affranchissemen. obligatoire au départ : on ne peut

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mettre dans les colis ■postaux aucun papier ayant un caractère de correspondance. Colis postal, v. poste.

COlisa n. m. Genre de poissons acanthoptéres habitant les étangs d'eau douce ou salée de l'Inde.

Colisée, magnifique amphithéâtre de Rome, commencé sous 'Vcspasien et achevé sous Titus. Il renfermait 80 rangs de gradins et pouvait contenir plus de 80,000 spectateurs. C'est là qu'avaient lieu les combats de gladiateurs, et que les martyrs chrétiens étaient livrés aux bêtes. Dévasté et partiellement démoli au moyen âge, il en subsiste aujourd'hui des ruines grandioses. V. amphithéâtre.

colite n. f. Inflammation du côlon.

COlitigant [ghan], e adj. (lat. cum, avec, et liligare. être en litige). Se dit des parties qui plaident l'une contre l'autre.

colla ’kolAa] n. m. 'Vent violent du S.-O. sur les côtes des Philippines.

collabescence [kol-la-bès-san-sel n. f. Extrême affaiblissement.

COllabescent, e ^ol-la-bès-san, ante] adj. (du lat. collabi. tomber en faiblesse). Qui s'affaisse, qui tombe en faiblesse.

collaborateur, trice [kol-la] n. Qui collabore ; Lulli fut le collaborateur fidèle de Quinault.

collaboration [kol-la, si-on] n. f. Action de collaborer. Ensemble des collaborateurs.

collaborer [ko-la-bo-ré] v. n. (du lat. cum, avec, et laborare, travailler). Travailler avec une ou plusieurs personnes à un ouvrage d'esprit, d’art, etc.

Colladou ( Jean-Daniel), ingénieur et physicien suisse, né à Genève (1802-1892). Il fit avec Sturm des recherches sur la compressibilité des liquides et sur la vitesse du son. Correspondant de l’Académie des sciences.

collage [ko-la-jé] n. m. Action de coller. Opération qui consiste à imprégner de colle le papier pour qu'il ne boive pas. Action de clarifier le vin. Etat des objets collés. Fam. Situation d’un homme et d’une femme qui vivent conjugalement sans être mariés.

— E.ncycl. Le collage des boissons alcooliques a pour but de leur donner de la limpidité en précipitant les matières solides qu’elles tiennent en suspension et qui sont susceptibles de nuire à leur conservation.

On colle les vins à l’aide de blancs d’œufs (battus avec un peu d’eau et de sel), de colle de poisson (dissoute dans de l’eau tiède après avoir été ramollie dans un peu de vin), de gélatine (gonflée dans l'eau et diluée), de sang (défibriné et dissous dans un peu d'eau salée).

Le cidre est collé avec du cachou ; la bière avec de la gélatine, de la graine de lin, de l’alumine, du phosphate de calcium, etc.

Le mélange destiné au collage est versé dans le fût par la bonde, et l’on agite le tout avec un fouet, dont le plus simple modèle consiste en une baguette plusieurs fois refendue.

collagène \kol-la] adj. (de colle, et du gr. gennân. engendrer). Se dit des substances à l’aide desquelles on peut fabriquer de la colle.

COllaire [kol-U-re] adj. (lat. collum, cou). Qui a rapport au cou.

collant \ko-lan], e adj. Qui colle. Pantalon collant, qui dessine les formes. Ant. Bouffant.

Collantes (Francisco), peintre espagnol, né à Madrid (1599-1634), auteur du Buisson ardent (Louvre).

COllapsible adj. (du lat. collapsus, abaissement). Se dit en particulier des jumelles et lunettes qui se replient dans le sens de l’épaisseur pour tenir moins de place dans la poche.

collapsus [ko-lap-suss] n. m. (mot lat. signif. affaissement). Diminution rapide des forces, sans syncope: le collapsus est un symptôme fréquent des graves empoisonnements.

COllargOl [kol-lar] n. m. Argent colloïdal que l’on obtient en faisant agir en solution le nitrate dârgent sur le sulfate ferreux, et qui s’emploie en thérapeutique dans les maladies d’origine infectieuse.

COllataire [kol-la-tè-re] n. m. Celui que le collateur avait pourvu d’un bénéfice.

collatéral, e, aux [kol-la] adj. (du lat. cum, avec, et de latéral). Attenant au voisin par un côté. fiefs collatérales, bas côtés d'une église. Ligne collatérale, ensemble des parents collatéraux. Points collatéraux, points situés entre les points cardinaux, comme le nord-est, le sud-ouest, etc. (V. rose ües VENTS.) Adj. et n. Se dit de celui qui est parent en dehors de la descendance directe : les oncles, les cousins sont des collatéraux, des parents collatéraux. N. m. Bas côté d'une église.

— Encyci,. Dr. Les collatéraux sont d’abord les frères et sœurs, qui peuvent être germains, consanguins ou utérins. Les autres collatéraux sont les oncles et tantes, neveux et nièces, et les cousins. Pour calculer le degré de parenté entre deux collatéraux, on remonte de l'un d’eux à l'auteur commun. et on redescend de là à l’autre collatéral, en comptant le nombre de générations ou de degrés qui les séparent. Ainsi, deux frères sont au deuxième degré, deux cousins germains au quatrième.

L’utilité de connaitre le degré de parenté en ligne collatérale se présente principalement en matière de mariage et en matière de succession. Les parents collatéraux sont reprochables comme témoins. Au criminel, les frères et sœurs des inculpés sont les seuls collatéraux qui ne puissent être entendus comme témoins.

collatéralement [kol-la, man] adv. En ligne collatérale.

COllateur [ftoi-ia] n. m. (du lat. coUatum. supin de cuuferre, fournir). Celui qui conférait un bénéfice ecclésiastique.

COllatif, ive [kol-la] adj. (même étymol. qu’à l'art, précéd.) Qui se confère : dignité collative.

Collatin (Lucius-Tarquin), petit-fils de Tar-

?,uin l'Ancien et époux de la vertueuse Lucrèce. Il ut, avec Brutus, après la mort de sa femme et Texjiulsion des rois, Tun des premiers consuls de Rome. Il dut s'exiler, parce qu'on l'accusait d'avoir conservé de 1 attachement pour les rois déchus.

collation [kol-la-si-on] n. f. (lat. collatio). Action. pouvoir de conférer un bénéfice ecclésiastique, un litre universitaire, etc. Confrontation d'une copie avec l'original.

collation [kol-la-si-on] n. f. (lat. collatio). Léger repas pris dans Taprès-midi ou la soirée.

Collation la), tableau de Metsu, au musée de

La. CoUalioii, pur Metsu.

Bruxelles ; petite composition traitée avec beaucoup de finesse.

COllationnement [kol-la-si-o-ne-man] n. m. Action de collationner, de vérifier. Syn. collationnage. (On dit mieux collation.)

collationner [kol-la-si-o-né] v. a. Comparer deux écrits ensemble. Collationner un acte, s'assurer s’il n'y manque rien.

collationner [kol-la-si-o-né] v. n. Faire le repas appelé collation.

colle [ko-le] n. f. (gr. kolla). Matière gluante que Ton étend entre deux objets pour les faire adhérer ensemble : colle de pâte. Colle de poisson, colle forte, gélatine collante faite avec des matières animales. Fig. et fatti. Difficulté, problème à résoudre : ])0ser une colle à un candidat. Séance où les élèves s'habituent à résoudre ces difficultés ; passer une colle. Pop. Bouvde, xneasonge: raconter une colle. Etre à la colle, vivre en ménage sans être marié.

— Encycl. Techn. Les colles industrielles se divisent en colles végétales et colles animales. Les premières contiennent de l'amidon extrait d’un grand nombre de céréales, et prennent les noms de colles de pâte et de colles d'amidon. On les emploie principalement pour l'apprêt des tissus et des fila. Les colles animales proviennent des peaux et des carlilages des animaux, dont on extrait la gélatine au moyen de manipulations successives : Téchaudage des colles matières, leur immersion dans un lait de chaux, l'extraction de la gélatine, le soutirage, la clarification, le moulage, le découpage et le lustrage. Ces colles portent différents noms : colle blanche diaphane ou grenetine ; colle claire ou de Duché; colle forte des os ou gélatine d'os ; colle de France ; colle de Hollande; colle anglaise; colle de Civet ; colle de Paris ou des chapeliers; colle au baquet; colle forte liquide ; colle de poisson ou ichtyocoLle ; etc.

Colle de poisson liquide. Dans 230 grammes d eau faire dissoudre naturellement 40 grammes de gélatine. D'autre part, faire fondre 200 grammes de colle de poisson dans 230 grammes de vinaigre blanc pur. Lorsque les dissolutions sont complètes, mélanger graduellement les deux liquides, puis ajouter au tout 40 grammes de vernis shellac.

Colle imputrescible. Dans un litre d’eau froide, dissoudre 100 grammes d'amidon ; chauffer ensuite la solution jusqu’à ébullition. Ajouter à chaud 100 grammes de glycérine et 7 à 8 grammes d essence de girofle. Dès que le mélange ^pâteux ainsi obtenu est presque froid , ajouter 50 grammes d'alcool, en remuant la masse pendant quelques instants afin de hâter le mélange.

Colle insohAle dans l'eau. Tremper dans 1 eau tiédie de la colle ordinaire (gélatine ou colle de poisson, à l'exclusion de la colle forte). Avant que la dissolution ne soit complète, ajouter un peu d'huile de lin. Piacer le mélange sur un feu doux jusqu'à dissolution absolue de la colle.

L'employer de préférence tiède. Elle durcit en refroidissant, et devient tout à fait insoluble dans l'eau ; elle, résiste à une humidité persislante.

Colle (La), comm. des Alpes-Maritimes, arr. et à 18 kil. de Grasse, au pied de TEsterel ; l.o40 h. Ch. de f. S.

Carrières, huileries.

Collé (Charles), chansonnier et auteur dramatique français, né et m. à Paris (1709-1783), un des fondateurs du Caveau. 11 fit jouer plusieurs charmantes comédies, entre autres : la Vérité dans le vin, et la Partie de chasse de Henri IV. Il a aussi rédigé un intéressant Journal historique (1748-1772).

collectaire [kol-lék-tê-re] n. m. Livre de prières qui renferme toutes les collectes de Tannée.

collecte [kol-lèk-te] n. f. (lat. cqllectus, recueilli). Quête pour une œuvre de bienfa.isance. Oraison que le prêtre dit à la messe avant Tépitre.

collecter [kol-lèk-té] v. n. Path. Se rassembler en une collection purulente.

collecteur [kol-lck] n. m. frad. collecte). Celui qui autrefois percevait les impôts ; les collecteurs de taille étaient élus dans chaque paroisse. Celui qui

reçoit des cotisations. Appareil que frottent les balais d'une dynamo, pour produire le courant électrique. Adjectiv. Egout, tuyau collecteur, égout, tuyau qui reçoit les eaux de plusieurs autres. Ilot. Poils collecteurs, poils qui recouvrent le stigmate, et servent à recueillir et à retenir le pollen.

collectif [kol-lèk-tif], i've adj. (du lat. collectum. supin de colligere, réunir). Formé de plusieurs personnes ou de plusieurs choses : être collectif. Fait par plusieurs : travail collectif. Qui offre à l’esprit l’idée d'une collection: sens collectif. N. m. Gramm. Nom qui, quoique au singulier, présente à l'esprit l'idée d’une collection, comme foule, amas, troupe. Ant. Individuel, partitif, distributif.

— Encycl. Un collectif est général lorsqu'il exprime la totalité des individus ou des choses dont on parle ; il est alors ordinairement précédé de l'article le, la, les : le nombre des malheureux est immense. Il est partitif lorsqu'il ne désigne qu'une partie des individus ou des choses dont on parle ; il est alors en général précédé de un. une. des : une armée française. Le verbe s’accorde avec le collectif si le collectif est général : il s'accorde avec le complément du collectif, si le collectif est partitif. Particulièrement, les collectifs la plupart de. beaucoup de, une infinité de, peu de, assez de, trop de, combien de, ainsi que force, nombre, quantité, employés sans déterminatifs, commandent l’accord avec le complément. Plus d'un veut le verbe au singulier.

COllectifère [kol-lck-ti] adj. Bot. Se dit de la partie supérieure des deux branches du style, quand le stigmate ne se prolonge pas sur celte partie, qui ne porte que des collecteurs.

collection \kol-lèk-si-on] n. f. (lat. cnliectio). Recueil d'objets qui ont du rapport : collection de tableaux. Collection purulente, amas de pus.

collectionnement [kol-lèk-si-o-ne-man] n.

m. Action de collectionner, de rassembler.

collectionner [kol-ltk-si-o-né\ v. a. Réunir en collection : collectionner des autographes.

collectionneur, euse [kol- lèk-si-o-neur, eu-ze'j n. Personne qui aime à faire des collections.

collectivement [kol-Uk, man] adv. D'une manière collective. Ant. Individuellement.

collectiver [kol-lèk-ti-vé] v. a. Rendre collectif ; le pouvoir collective les richesses, les ressources, le travail du pays.

collectivisme [kol-lèk-ti-vis-me) n. m. (de collectif). Système qui voit la solution de la question sociale dans la mise en commun, au profit de la collectivité, de tous les moyens de production : Karl Marx fut un des fondateurs du collectivisme.

— Encycl. Polit, et philos. Ce qui, pour les adeptes du collectivisme, caractérise la période capitaliste, c’est la concentration de plus en plus grande des moyens de production en un nombre de mains de plus en plus petit. Le jour, donc, disent-ils, où, parallèlement à la concentration industrielle, commerciale et financière, se serait reconstituée la féodalité terrienne abolie par la Révolution, ce serait, pour les spoliés, le retour au servage. Cependant, vouloir ramener l’industrie moderne à la production isolée, serait un pur anachronisme. Dans ces conditions, disent, après K. Marx, les collectivistes, il n'y a qu'une manière de concilier les intérêts ; c’est, en conservant à la propriété le caractère désormais collectif qu’elle a, d’elle-même, revêtu, d’étendre à tous les citoyens, en les proclamant tous copropriétaires par indivis, les avantages que comporte cet état de choses. Toutefois, on exclurait de la socialisation coactive la propriété véritablement individuelle, c’est-à-dire celle qui, mise en valeur directement par son détenteur, ne saurait mériter le nom de « capital «, la caractéristique de celui-ci, dans la conception mar.xiste, étant l’exploitation du travail des autres. Seule, l’appropriation privée des instruments de production (mines, domaines agricoles, usines, etc.) constitue un péril pour la liberté, le citoyen qui en est dépourvu dépendant, forcément, de celui qui les possédé ; seule, par conséquent, elle serait proscrite. Quant aux voies et moyens préconisés par les collectivistes, ils découlent spontanément, toujours selon eux, de la nature des choses. D’abord, le capital, cosmopolite par son essence même, ayant, grâce à son élasticité, à sa fluidité extrême, fait de la question sociale une question désormais « mondiale », il faut le combattre partout à la fois ; d’où nécessité d'une entente internationale entre les travailleurs. Ensuite, le but poursuivi, la transformation de la propriété capitaliste en propriété collective, ne pouvant être atteint que par le peuple maître de ses destinées, le premier devoir du prolétariat organisé en parti de classe est de procéder, « par le bulletin de vote ou autrement », à la conquête des pouvoirs publics. Pour le troisième moyen, la révolution violente, les collectivistes la conçoivent, comme pouvant être, éventuellement, la phase terminale inévitable de l’évolution.

collectiviste [kol-lèk-ti-vis-te] adj. Qui a rapport au collectivisme. N. Partisan du collectivisme.

collectivité [kol-lék] n. f. Ensemble des êtres qui forment un être collectif: la collectivité sociale. Possession en commun : la collectivité des moyens de production.

collège [ko-lè-jé] n. m. (lat. collegium; de colligere, réunir). Corps de personnes revêtues de la même dignité ; le collège des cardinaux, ou sacré collège, élit le pape. Collège électoral, ensernble des électeurs appelés à nommer un député, un sénateur, etc. Etablissement d’enseignement secoHdaire. fondé et entretenu par une commune, en général avec l'aide de l’Etat ; le collège est dirigé par un principal.

— Encycl. Aux termes de la loi de 1850, les collèges sont fondés et entretenus par les communes, mais ils peuvent être subventionnés par TEtat.

Toute commune qui veut établir un collège doit fournir un local, ainsi que le mobilier nécessaire, même au pensionnat, subvenir aux frais d'entretien, et garantir pour cinq ans au moins le traitement du principal et des professeurs. Chaque collège est pourvu d'un bureau administratif, composé du préfet ou sous-préfet, du maire, du principal, de quatre membres, dont deux conseillers municipaux nommes par le ministre de l'instruction publique. A la diffé rence des lycées, qui apparlicnnent à l'Etat, les collèges sont soumis, au point de vue de la gestion du

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pensionnat, à Vun des deux modes ci-après : les uns sont en régie, c est-à-dire au compte des villes, qui perçoivent les rétributions payées par les élèves, profitent des bénéfices ou comblent le déficit, le cas échéant ; les autres sont au compte des principaux, qui gèrent le pensionnat à leurs risques et périls, moyennant, le plus souvent, une subvention fixe ou variable. Ceux-ci sont de beaucoup les plus nombreux. La plupart des collèges sont de plein exercice. ; les élèves peuvent y faire les études nécessaires à 1 obtention des baccalauréats. Les collèges communaux peuvent recevoir des subventions de l’Etat, fixées d'après le déficit d’explnitatiun de l'externat. Les recettes et les dépenses des collèges communaux sont effectuées par les receveurs municipaux, et compi’ises dans leur comptabilité. 11 y a des collèges communaux de garçons et des collèges communaux de jeimes filles, destinés à donner l’instruction secondaire telle qu’elle a été fixée par les programmes. Les attributions du principal sont, dans ces derniers, dévolues à une directrice, et le bureau d’administration compte deux dames, nommées par le ministre de l'instruction publique. Les collèges de jeunes filles et les internats municipaux annexés aux collèges et aux lycées de jeunes filles sont assujettis au même régime que les collèges de garçons.

Collège de France, établissement fondé à Paris vers lo3ü, par François PL en dehors de l’Université, sur les conseils de Guillaume Budé. Son enseignement comprend, peut-on dire, le champ entier des connaissances humaines. Les cours du

Collège de France»

Collège de France sont publies, et ne préparent aucun examen particulier ; ils sont le complément désintéressé de l'enseignement supérieur donné par les facultés. Le Collège de France dépend du ministère de l'instruction publique, mais jouit d'une large autonomie en ce qui concerne son administration intérieure et le recrutement du personnel enseignant. Les bâtiments actuels datent de 1774, et dans leur forme première sont dus à l’architecte Chalgrin.

collégial, e, aux [ko-U] adj. Qui a rapport à un colltee. Qui appartient à un chapitre de chanoines. Églixe collegiale, église qui possède un chapitre de chanoines sans avoir un siège épiscopal. N. : une collégiale.

collégien, enne [ko-lé-ji-in, è-ne] adj. Qui a trait au collège, aux élèves d'un collège : Vargot collégien. N. Elève d'un collège.

collègue [kol-lè-ghe] n. m. (lat. collega). Qui fait partie d'un même corps, qui remplit les mêmes fonctions, qui a reçu la même mission ; tous les députés sont collègues.

COllement [ko-le-man] n. m. (de coller). Adhérence des objets entre eux. Ant. Décollement.

coller [ko-lé] V. a. (de colle). Enduire de colle. Faire adhérer, fixer avec de la colle. Faire adhérer au moyen d'un corps gluant. Clarifier à l'aide du blanc d'œuf ou de la colle de poisson : coller du vin. Appliquer foi-tement: coller son front aux vitres. Fam. Réduire au silence : il m'a collé d’un seul mot. Pop. Appliquer, en parlant d'un coup. 'V. n. Qui s'ajuste comme ce qui est appliqué avec de la colle ; cet habit colle bien. Se coller v. pr. Fam. Se mettre, se servir ; colle-toi là, et ne bouge plus. Poil. Se mettre en ménage sans être marié. Ant. Décoller.

Collerct, comm. du dép. du Nord. arr. et à 20 kil. d'Avesnes, près de la Samhre ; 1.280 h. Ch. de f. N. Marbre. Scieries.

collerette [ko-le-ré-te] n. f. (de collier). Petit collet en linge fin, en dentelle, en broderie, etc. : les

Collerettes : 1. Do femme (1620) ; 2. D’homme (1572); 3. Moderne en broderie»

grandes collerettes furent très à la mode sous le règne de Henri IV. Cercle autour d’un tuyau. Bot. Nom donné à l’involucre quand il se compose d'un seul rang de bractées étalées. Partie du chapeau des champignons qui reste adhérente au stipe quaild le chapeau est séparé par les bords.

Collerye (Roger de), dit Roger Bontemps, poète, né à Paris, vers 1470, m. vers 1540. Il faisait partie d’une société de bons vivants. Son nom, que Béranger a rendu populaire, sert aujourd'hui à désigner un homme d'humeur joviale et insoucieuse.

collet [ko~lh\ n. ra, (de col). Partie dUxVétement qui entoure le cou. 'Vêtement ample, sans ftianches ; pèlerine. Prendre au collet, saisir par le cou, arrêter. Sorte de lacs pour prendre les oiseaux, les lièvres, les lapins. Ligne de séparation entre la racine d'une dent et sa couronne, entre la tige d’une plante et sa racine. (V. la planche plante.) Partie

entre la tête et les épaules, d’un animal de boucherie. Collet monté, pédant, grave jusqu’à l'affectation : elle est très collet monté. Petit collet, s'est dit autrefois pour ABBÉ, ECCLÉcolletage - - - 1

[ko-le] n. m. Dans r \ ^ j

le tissage, action ^ -» —

d'accrocher les ar- Collete (chass.*) : l. Üe crin; 2. De laiton, cades aux collets.

colleté [ko-le-té], e adj. Blas. Se dit de tout animal muni d’un collier d’émail particulier.

colleter [ko-le-té] v. a. (de collet. — Prend deux t devant une syllabe muette : je collette.) Saisir quelqu’un au collet pour le renverser, V. n. Tendre des collets à gibier. Se colleter v. pr. Lutter, se prendre corps à corps.

collétèrc n. m (gr. kollètês, colleur). Poil glandulifère produisant la matière poisseuse ou résineuse dont sont souvent enduits les bourgeons.

Colletet [tè] (Guillaume), poète français, né et m. à Paris (1598-1659), un des premiers membres de l’Académie française. Il a écrit des pièces de théâtre médiocres, mais de piquantes épigrammes. — Son fils, François, aussi poète, né à Paris en 1628, m. vers 1680, fut tourné en ridicule par Boileau.

COlleteÙr [ko-le] n. m. Celui qui tend des collets. Fam. Qui aime à se colleter.

collétie \si] n. f. Genre de rhamnacées, type de la famille des collétiées, comprenant une vingtaine d'espèces du Chili et du Pérou, jouissant de propriétés purgatives.

COllôtier [ko-le-ti-é] n. m. Ouvrier qui fabrique des collets.

COllCtiH [ko-le] n. m. Pièce d’armure qui défendait les épaules et le cou.

COllétique [kol-lé] adj. et n. m. {^v.kollètikos). Se dit des médicaments agglutinatifs servant à rejoindre les parties séparées d'une plaie ou d’un ulcère.

collette \ko-lè-te] n. f. Seau cylindro-conique contenant ce qui sert à coller la bière. Son contenu.

colleur [ko-leur] n. m. Celui dont la profession est de coller. Pop. Conteur de bourdes, importun. Arg. des écoles. Interrogateur spécial.

colleuse [ko-leu-sé\ n. f. Machine à coller les étoffes.

colley [kol-lè] ou, sous la forme anglaise, COllie ou COlly n. m. Chien de berger écossais à long poil.

COllibert [kol-H-hèr] n. ra. (lat. collihertus). Au moyen âge, catégorie de personnes de condition légèrement supérieui’e à celle des serfs (en français du moyen âge culvert).

COllidine \ko-li] n. f. Base liquide trouvée dans l’huile de Dippel, et qu’on emploie en thérapeutique : les collidines sont des hases dérivées de la pyridine.

collier [A:o-Zi-^ n. m. (du lat. eollarium;àe

Colliers : !• Collier carcan; 2» Hivlère de diamants ; 3. Rangs de perles; 4. Campana ; Collier de cheval pour voiture légère ; G. Collier de cheval pour voiture lourde; 7» Collier de chien; y. Collier de force; 9» Collier d’arhre; 10» Collier de tujau.

collum, cou). Parure d’or, de diamants, etc., qui se porte autour du cou : les anciens Gaulois portaient

des colliers et des èmeeZehs. Chaîne d'or des membres de certains ordres : le collier de la Toison d'or. Partie du plumage ou de la robe de certains animaux, autour du cou, difiéi*ant de couleur d’avec le reste du corps. Cercle de métal ou de cuir, que l'on

met au cou d'un chien. Collier de hnrbe, v. barbe. Collier de force, collier garni de pointes en dedans, dont on se sert pour dresser certains chiens d'arrêt peu obéissants. Partie du harnais des chevaux do trait. Cheval franc du coZZier, qui tire avec courage. Fig. Homme franc du collier, homme franc et courageux. Coup de collier, grand effort. A plein collier, sans ménagement, tête baissée. Collier de 7nisè?’e, peine, fatigue, privations habituelles. Beprendre le collier, se remettre à des occupations obligatoires, momentanément abandonnées.

Collier [Affaire du), scandaleuse affaire, dont le retentissement fut considérable à la fin de 1 ancien régime fl784-1786). Le cardinal de Rohan, avide de se concilier les bonnes grâces de Marie- Antoinette qui lui témoignait de l'éloignement, se laissa duper par une intrigante, la comtesse de La Motte. Celle-ci lui fit croire que la reine désirait vivement posséder un collier de l.GOO.OOO livres, que le roi lui avait refusé. Le cardinal l’acheta aux bijoutiers Bœhmer et Bassenge, et le remit à la comtesse pour la reine ; mais le collier disparut. Cependant, Rohan ne put payer, et l’affaire se découvidt. Mis à la Bastille, il fut acquitté par le Parlement, mais exilé loin de Paris, tandis que la comtesse de I^a Motte était fouettée, marquée au «fer rouge, et enfermée à la Salpêtrière ; mais le scandale, avivé par la malignité publique, ne fut pas sans éclabousser la reine, étrangère pourtant à cette basse intrigue.

Colliôr (Arthur), philosophe anglais, disciple de Malebranche, né à Langford Magna ("Wiltshire) [1680-1732J. Il essaya de démontrer la non-existence du monde extérieur.

COllière [ko-U] n. f. Perche servant de base à un train de bois flotté.

COlliforme \hol-li] adj. Qui a la forme d’un cou: prothorax colliforme.

COllig'ène [kol-li] adj. Bot. Se dit de la couche modifiée de la cuticule sous laquelle s’amassent les produits résineux ou poisseux dont sont souvent enduits les bourgeons.

colliger [koi-U-jé]

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