V. a. (lat. colligere
Prend un e muet après le g devant aei o: il colligea, nous colligeons.) Réunir en recueil. Faire des collections. Réunir, recueillir : colliger les livres rares.
collignon [ko-li] n.
m. (du nom d’un cocher assassin [1855]). Arg.Noin injurieux donné à Paris aux cochers.
Collignon (Maxi- Maxime Collignon.
me), archéologue français, né à Verdun, m. à Paris (1849-1917). Membre de l’Académie des inscriptions (1894). Auteur d'une importante Histoire de la sculpture grecque, et d’un magistral ouvrage sur le Parthénon.
collimateur [kol-H] n. m. Partie d’une lunette astronomique, destinée à assurer la collimation.
collimation \koi4i-masi-on] n.f. (pour collinéation).
Action de donner à la vue une direction déterminée.
Collin (Raphaël), peintre de portraits et décorateur français, né à Paris (1850-1916).
Membre de l’Académie des beaux-arts (1909). Il a traité le nu dans des tonalités claires et argentées : Floréal (Luxembourg); panneaux pour rOdéon , rOpéra - Comique ,
THôtel de Ville, etc.
Collin d’Harleville r. coiun.
(Jean-François), poète comique
français, né à Maintenon, m. à Paris (17B6-1806), auteur agréable et spirituel des Châteaux en Uspagne, du Vieiuv célibataire, de V Inconstant, et de quelques fables estimables.
colline [ko-U-ne] n.
f. (lat. Cûllis). Petite montagne ; Rome fut bâtie sur sept collines. Poétiq.- La double colline, le Par-
Colline inspirée [la), par Maurice Barrés (1913), peinture ardente et ly- , rique d’âmes d’illuminés, reposant sur l’histoire réelle de trois prêtres du XIX® siècle, qui avaient fait de la colline de Sion-Vaudé- ColUo d'HarleTül». mont un centre religieux.
Colline, nom sous lequel Murger, dans la Vie de bohème, a peint le philosophe néo-catholique Jean Wallon.
Collinee, ch.-l. de o. (Côtes-du-Nord), arr. et à 29 kil. de Loudéac ; 830 h. Ch. de f. Fer. — Le cant. a 6 comm. et 8.070 h.
Colling'wood (Cuthbert, lord), amiral anglais, néàNe-wcastle-upon-Tyne, m. àMinorque (1760-1810), un des meilleurs lieutenants de Nelson.
Collins [lin’ss] (Antoine), philosophe anglais, ' né à Heston, m. à Londi'es (1676-1729), disciple de Locke ; il eut une grande influence sur les philosophes français du xvin® siècle.
Collins (William), peintre anglais, né et m. à Londres (1788-1847), auteur de tableaux de mœurs : Vente de l'agneau favori, Attrapeurs d’oiseaux, etc.
Collins (Wilkie), romancier anglais, fils du précédent, né et m. à Londres (1824-1889;, auteur du Secret, de la Femme en blanc, etc., romans aux péripéties multiples et mélodramatiques.
Collioure, comm. des Pyrénées-Orientales, arr. et à 33 kii. de Céret ; place forte et petit port de la Méditerranée ; 2.970 h. iCulliourenrhi). Ch. de f. M. Vins (blanquette et gros vins rouges;, pèche, anchois renommés.
COL
COL
colliquatif, ive [kol-Li-koua] adj. Qui se rapporte a la colliquation.
Colliquation [kol-U-koua-si-on] n. f. dat. col- Hquare, se liquéfier). Production excessive d'excrétions liquides. CVx.)
collision [kol-li-zi-on] n. f. (lat. collisio). Choc : une collision de navires. Fig. Choc, lutte : la collision des intérêts.
Collo, V. d’Algérie, dép. de Constanüne, arr. de Philippeville ; 3.100 h. Bon port. Plomb, zinc, mercure, belles forêts de chênes-lièges.
Collobrières, ch.-l. de c. CVar), arr. et à 39 kil de Toulon, sur le Réal-Collobrier, dans le massif des Maures ; 2.130 h. Liège. Plomb argentifère. — Le cant. a 2 comm. et 4-.240 h.
collocation [kol-lo-ka-si-on] n. f. (lat. collocatio). Classement judiciaire des créanciers, dans l'ordre où ils doivent être payés. Classement en général. , . , , , . .
— E.ncycl. Dr. La collocation, réglée provisoirement par le juge, ne devient définitive que lorsque le tribunal a statué sur les critiques élevées par les créanciers, ou que le délai accordé par la loi pour élever cette critique est expiré. Le jugement du tribunal est susceptible d'appel.
COllodié) e [kol-lo] adj. Enduit de collodion.
COllodion [kol-lo] n. m. (du gr. kollôdès, collant). Solution de coton-poudre dans un mélange d'alcool et d’éther, employée pour certains pansements et pour la préparation des plaques photographiques.
— Encycl. Le collodion est un liquide sirupeux ; il fait prise lorsqu’on l’étend sur une large surface, par suite de l’évaporation de l'alcool et de l’éther.
n l'emploie en photographie ; il peut servir sur les plaques de verre, comme substratum du sel sensible destiné à fixer l'image de la chambre noire ; on obtient ainsi des images très fines. On se sert, en chirurgie, de bandelettes enduites de collodion, pour préserver de l’air les petites plaies.
collodionné, e [kol-lo-di-o-né] adj. Recouvert de collodion. Qui contient du collodion.
colloïdal, e, aux [kol-lo-i] adj. Qui est de la nature de la colle de gélatine ; l'albumine est une substance colloïdale; médicaments colloïdaux. Etat colloïdal, état d'un corps qui a l’apparence de la colle de gélatine.
Encycl. On obtient certains métaux ou métalloïdes à Tétai colloïdal par voie électrique et, plus rarement, par voie chimique. Les médicaments colloïdaux, dont les plus utilisés sont l’argent, Tor, le platine, le fer, l’arsenic, le soufre, Tiode, sont employés (spécialement par injection intra-musculaire ou intra-veineuse) contre les états infectieux.
colloïde [kol-lo-i-de] n. m. (gr. ko lia, colle, et eidos, forme). Nom donné à toute substance qui est de la nature de la colle de gélatine.
— Encycl. Les colloïdes, composés minéraux ou organiques amorphes non volatils, sont coagulés pai' la chaleur. On les classe en colloïdes solubles, donnant des gelées liquéfiables par la chaleur (gélatine, chondrine), ou se pectisant sous de faibles
tiens colloïdales sont constituées par des granules extrêmement petits, animés de mouvement rapides. Leur étude a permis la découverte d’une série de faits importants dans le domaine de la thérapeutique et de la physiologie, et qui ont éclairé d un jour nouveau les phénomènes de la coagulation, de la fermentation, de la formation des toxines, et de la vaccination.
eolloïdine [kol-lo] n. f. Alcaloïde qui se forme dans certains organes soumis à une action pathologique ; on extrait la eolloïdine de la glande thyroïde hypertrophiée et d’autres organes [reins, rate, etc.) en voie de dégénérescence.
colloïdottlérapie n. f. Thérapeutique parles médicaments colloïdaux.
COlloir [kol-loir] n. m. Métier à encoller.
Collonges, ch.-l. de c. (Ain), arr. et à 26 kil. de Gex ; 890 h. Ch. de f. P.-L.-M. Non loin du fort de TEcluse. — Le cant. a 11 comm. et 7.910 h.
Collonges-au-Mont-d’Or, comm. du Rhône, arr. et à 7 kil. de Lyon, près de la Saône ; 1.580 h. Carrières.
colloque [kol-lo-ke] n. m. (lat. colloquium). Entretien de deux ou plusieurs personnes. (Se dit avec une nuance d'ironie.) Conférence sur un sujet religieux : le colloque de Poissy.
Colloque de Poissy. V. Poissy.
Colloques d’Erasme, série de dialogues pleins d’énergie et d'esprit, dirigés contre les abus, les impostures et les superstitions de son temps (1518).
colloquer [ftoi-ïo-fté] v. a. (du lat. cum, et locare, placer). En mauvaise part ; 1“ mettre quelqu un en un endroit : colloquer un invité au bout de la table ; 2« donner, vendre, placer : colloquer un rossignol à un client. Colloquer des créanciers, les inscrire dans Tordre suivant lequel ils doivent être payés. S’entretenir, causer avec. Pop. .Appliquer, en parlant d un coup.
Collorec, comm. du Finistère, arr. et à 31 kil.
de Châteaulin, près de l'Ellé. affl. de l'Aulne ;
Collot d’Herfcois
[lo-dèr-ioi] (Jean-Mai-ie), membre du comité de Salut public, né à Paris, m.
à Siunamary (1750-1796', célèbre par ses excès déniagogiques, auteur avec
Fouché des massacres de Collot d’HerboU.
Lyon. Il contribua à la
chute de Robespierre, et fut lui même déporté à Sinnamary Guyane), où il mourut de la fièvre chaude. 11 avait été d’abord acteur.
collotypie [kol-lo-ti-pl] n. f. (de colle, et du gr. tu;)os. empreinte;. Procédé de reproduction des dessins, au moyen de clichés eu gélatine bichromatée
colloxyline n. f. Mélange, en proportions variables, de cellulose tétranitrée et de cellulose pentanitrée, formant un composé peu explosif, que Ton utilise pour la préparation du collodion commercial.
COlluctaUt kol-luk-tan'. G adj. (du lat. cum. avec, et luctari, lutter). Qui lutte, qui est en conflit avec.
Colludant '[/fo-Ztt-rfan], e adj. Dr. Qui collude, qui use de collusion: des parties culludantes.
COlluder [kol-lu-dé] v. n. (lat. colludcre). S’entendre avec la partie adverse, pour tromper un tiers.
Collure [ko-lu-re] n. f. Rel. Action de coller.
collusion, ’kol-lu-zi-on] n. f. (lat. collusio). Intelligence secrète entre deux parties, deux personnes quelconques, au préjudice d’un tiers.
— Encycl. Dr. Les cas de collusion sont assez nombreux. Le débiteur qui vend ses immeubles à un tiers pour dissimuler son actif et frustrer ses créanciers, les époux qui se font une donation sous le nom d’une personne interposée dans le but de frauder la réserve, etc., se rendent coupables de collusion. Cette manœuvre, sauf disposition expresse de la loi, doit être prouvée par la personne lésée. Les moyens do la réprimer sont l'action en dommages-intérêts, la révocation ou la nuUité des actes entachés de collusion.
collusoire [kol-lu-zoi-re] adj. Qui est fait par collusion: arrangement collusoire.
COllUSOirement \Jtol-lu-zoi-re-man] adv. Par collusion.
Collutb.OS, poète grec, de la fin du v= s. de notre ère, né à Lycopolis, auteur d’un petit poème en hexamètres : l’Enlèvement d'Hélène.
collutoire [kol-lu] n. m. (du lat. colluere, laver). Médicament destiné à agir sur les gencives et la muqueuse buccale.
— Encycl. Les collutoires sont le plus souvent des médicaments de consistance sirupeuse, que Ton applique’ à Taide d’une éponge ou d'un pinceau. On y incorpore soit des anesthésiques [laudanum, cocaïne, chloroforme), soit des antiseptiques [acide borique, acide phénique, salol , chlorures, etc.) , soit des astringents [alun, tanin, borax, etc.), soit des caustiques [potasse, nitrate d'argent, sulfate de zinc), soit des spécifiques (mercure et dérivés, iode, etc.).
COllybie [kol-li-bi] n. f. Genre de champignons du groupe des agaricinées, à pied en forme de fuseau et qui, en automne, croissent en touffes sur les souches de chêne, de tremble, etc., d'où leur nom de souchettes. (Ce sont des champignons comestibles qu'il ne faut pas confondre avec les hypholomes fasciculis qui sont vénéneux.)
collyre [kol-li-re] n. m. (gr. A-oflunon). Topique appliqué sur la conjonctive de Tœil. .
— Encycl. On emploie les collyres liquides de préférence aux collyres secs et mous. On applique généralement ces collyres en pratiquant des lotions, ou en faisant baigner les yeux dans une œillère. Les principaux collyres sont à base d'eau distillée ou d'eau de rose, contenant en dissolution des anesthésiques, des caustiques, des antiseptiques ou encore de l’atropine, de la cocaïne, de la pilocarpine, du mercure, etc.
Colman [man’] (George), poète dramatique anglais, né à Florence (1732-1794), auteur de la comédie la Femme jalouse. — Son fils. George Colman le Jeune (1762-1836), est l'auteur d'une excellente comédie intitulée John Bull.
Colmar, ch.-i. du dépdu Haut-Rhin, à 473 kil.
E. de Paris, sur la Lauch, affl. de TIll ; 44.000 h. [Colmariens ). Ch. de f. Patrie de Rewbel, Rapp, Bruat,
Bartholdi.
Colmars [mar], ch.-l.
de c. (Basses- Alpes), arr. et à 50 kil. de Castellane, sur le Verdon ; 700 h. Fort. — Le cant. a 5 comm. et 2.530 h.
colmatage n. m. Ac¬
tion de colmater. Consolidation lignes d'un front de bataille
progressive des le colmatage se fait par l'arrivée incessante des renforts.
— Encycl. Le colmatage est la création sur place d'une couche arable suffisamment épaisse par l’accumulation progressive , artiflciellement provoquée, de toute espèce de limons ou d’alluvions. Le colmatage se distingue du limonage, qui consiste à faire séjourner les eaux sur un sol déjà cultivé. L'espace à colmater est isolé des terres environnantes au moyen d'un fossé et d’une digue construite avec les terres de déblai ; puis il est divisé intérieurement en compartiments successifs, au moyen de digues secondaires d'une hauteur de plus en plus faible.
L'eau est amenée dans le premier compartiment, où elle abandonne ses matériaux les plus lourds, puis passe successivement dans les suivants, où elle dépose des matériaux de plus en plus légers. Mais pour assurer l’homogénéité des dépôts, chacun des compartiments devient à son tour tète de colmatage.
colmate n. f. Terrement; résultat du colmatage : il faut deux ou trois ans pour former une colmate.
colmater [té] v. a. (ital. colmare, combler). Exhausser et fertiliser artificiellement les terrains bas ou stériles, au moyen des dépôts vaseux formés par les fleuves ou les mers.
Colméry, comm. de la Nièvre, arr. et à 28 kil. de Cosne ; 1.190 h. Mines de fer.
colobe n. m. Genre de mammifères primates, comprenant des semnopithèques de T.Afrique centrale. (Les colobes ont la queue très longue, et le dos pourvu de longs poils, qui retombent de chaque côté comme un manteau.)
colobome n. m. (du gr. koloboma, mutilation). Path. Vice de conformation de Tœil caractérisé par une séparation plus ou moins complète des deux moitiés de Tœil. (Le colobome n’empêche pas toujours la vision ; il est souvent opérable.)
colocase [ka-ze] ou colocasie [fra-zfl n. f. Bot. Genre d’aroïdées à rhizome tubéreux, qui forme la principale nourriture des indigènes de TOcéanie : les rhizomes de la colocase constituent le tara des indigines de l'Océanie; ses feuilles sont consommées aux Antilles sous le nom de chou caraïbe.
colocataire [té-rc] n. Celui, celle qui est locataire avec d’aulres dans la même maison.
Colocotronis hiiss] (Theodoros), patriote grec, né à Carythène - Arcadie), m. à Athènes (1770-1843).
Il s’illustra pendant la guerre de Tlndépcndance.
cologarithme n.
m. V. LOGARITH.UE.
Cologne, ville de la Prusse - Rhénane, sur le Rhin ; 622.000 h. [Colonais). Magnifique cathédrale gothique, achevée en 1882. V. CATHÉDRALE.
Cette ville, d’abord colonie militaire, fondée par les Romains au l'i’ siècle de notre ère, a acquis une renommée européenne par son eau aromatique. Industrie active : faïenceries, filatures. Au moyen âge, l’archevêché de Cologne formait un des trois électorats ecclésiastiques, dont les titulaires, de concert avec les quatre électeurs laïques, choisissaient les empereurs d'Allemagne. L’archevêque-électeur de Cologne était archichancelier de l’Empire pour l'Italie.
Cologne [eau de), eau aromatique inventée par Jean-Marie Farina au commencement du xviii' siècle, et qui est un mélange d’huiles essentielles (bergamote, Portugal, citron, romarin, néroli) dans de l’alcool.
Cologne, ch.-l. de c. (Gers), arr. et à 37 kil. de Lombez ; 530 h. — Le cant- a 13 comm. et 4.040 h.
Coloma (le P. Luis), écrivain et jésuite espagnol, 'né à Jerez de la Frontera en 1851, auteur du roman satirique Bagatelles (Pequeneces).
Colomb [Ion] (Christophe), célèbre navigateui-, né à Gênes en 1451, m. àValladolid en 1506. 11 entra au service de l’Espagne en 1492. et obtint d’Isabelle de Castille trois navires, qui lui permirent d'aller à la découverte d’un monde nouveau (v. Amérique). Parti de Palos le 3 août 1492, Colomb, après avoir lutté contre le découragement de son équipage qui voulait rebrousser chemin, aperçut (enfin la terre le 12 octobre suivant: c’élait Guanahani (San-Salvador), une des Lucayes; ilabordaensuite à Cuba et à Haiti, qu’il appela Hispaniola : puis il revint en Espagne (mars 1493). Dans un second voyage, il reconnut la Dominique, Marie-Galante, la Guadeloupe, Antigoa,
Montserrat, Saint-Christophe, Sainte-Croix et autres Antilles, les lies Sous-le-Vent, et gagna de nouveau Haïti, où son frère fonda Saint-Domingue ; les côtes de la Jamaïque et de Porto-Rico furent aussi explorées. Dans un troisième voyage (1498), après avoir touché à la Trinité, il atteignit le continent, et longea la côte de l’Amérique méridionale depuis TOrénoque jusqu'à Caracas. Dans un quatrième voyage (1502), il découvrit la côte de Veragua, fut repoussé de Haïti par ses anciens compagnons, lutta contre la faim et contre la maladie, et se fit livrer des vivres par les Indiens en leur annonçant une éclipse. De retour en Espagne en 1504, le roi Ferdinand, auprès de qui Christophe Colomb avait été calomnié, le laissa mourir dans le dénuement et le chagrin. — Washington Irving a écrit le récit des 'Voyages et découvertes des compagnons de Colomb (1831). — On sait que l'importance de la découverte du grand navigateur génois fut vivement contestée. Comme on en discutait le mérite un jour devant lui, à la table d'un grand d’Espagne, sous prétexte qu’elle ne présentait aucune difficulté et qu'il n'avait fallu quy penser, il prit un œuf, et, s'adressant aux convives : « Qui de vous, messieurs, leur dit-il, se sent capable de faire tenir cet œuf debout sur une de ses extrémités ? » Chacun essaye ; mais personne ne réussit. Colomb alors prend Tœuf, le frappe légèrement sur son assiette, et Tœuf reste en éijuilibre. Et tous de s’écrier: «Ce n'était pas difficile. — Sans doute, répliqua Colomb avec un sourire ironique, mais il fallait y penser ». On fait allusion à l'œuf de Colomb à propos d'une chose qu’on n'avait pas pu exécuter et quon trouve facile après coup.
Colomb i Réception de Christophe), par la cour d' Espagne, tableau de Robert Fleury (1847). Le roi Ferdinand d Espagne et la reine Isabelle reçoivent à Barcelone, en 1493, le célèbre navigateur rev^a.nt du Nouveau Monde, qu'il vient de découvrir. Beliô composition. {V. p. 476.)
Colomb {Chevaliers de) [Knights of Colombus], vaste association catholique des Etats-Unis fondée en 1881 par le père îklac Ginley et comptant plus d'un million de membres.
Christophe Colomb*
Colomb ou Colombe (Michel), sculpteur français, né à Tours (1431-1512), auteur du tombeau de François II de Bretagne, à Nantes (1507), et des dessins des tombeaux de l’église de Brou.
Colomba, nouvelle de P. Mérimée, récit attachant d'une tragique vendetta. Une jeune fille corse, Colomba, veut se venger des Barriccini, qui ont assassiné son père.
Son fi'ère. Orso Antonio, est détourné de la vendetta par les prières d'une jeune Anglaise qu'il aime.
Mais attaqué par les frères Barriceini dans un guet-apens, il les tue, satisfait ainsi Colomba et épouse miss Nevil, C’est une peinture sobre, pittoresque et saisissante des mœurs corses (1840).
Colomba ou Columba
(sainf' , né en Irlande, mort dans Tile d'Iona (521-597) où il avait fondé un monastère fameux.
colombage lon-ba-Je] n. m. ^ j -
Système de cliarpente en forme de pan de bois, dont les vides sont remplis de plâU'e. ou de briques.
Colombage.
COL
COL
colombaire n. m. v. columbarium.
Colomban [ion] (saint), moine irlanaais. né en Irlande vers 545, m. à Bobbio en 615. Il fcnda de nombreux monastères sur le continent, entre autres ceux de Luxeuil, en France, et de Bobbio, en Italie.
Fête le 21 novembre.
colombaud [lon-hô] ou colombard [Lon~bar] n. m. Variété de cépage, que l'on cultive en Provence.
Colomb-Bécliar, petite oasis du Sahara algérien (Sud oranais) au pied du djebel Béchar. Ch. de f.
colombe [lon-be] n. f. ilat. columba). Nom poétique du pigeon, particulièrement du pigeon blanc.
Sorte de grand rabot renversé, à Tusage des tonneliers et des emballeurs. Liturg. Colombe eucharistique, vase, en forme de colombe, dans lequel on gardait l’eucharistie pour les malades. Fig. Jeune lille pure. Par plaisant. Femme légère.
— Allus. iiisT. ; Colombe apportant le rameau d’olivier, allusion à un épisode du déluge. Noé, l’arche s'étant enfin arrêtée, lâche d'abord un corbeau, qui ne revient pas ; puis une colombe, qui rapporte un brin d’olivier, signe que la terre n'est plus partout inondée. Cette colombe est le symbole de la réconciliation, de la paix, d'un fait heureux attendu avec impatience.
Colombe (sainte), vierge, martyrisée à Sens sous Aurélien, vers 273. — Fête le 31 décembre.
colombelle [lon-bè~le] n.
Petite colombe.
Colombes [lon-he], ch.-l. de c.
(Seinej, arr. et h 4 kil. de Saint-DeniS; 32.7UJ h. Ch. de f. N. Raffineries, imprimeries. — Le cant. a 3 comm. et 54.640 h.
Colombey-les-Belles
àè-lè-bè-le], ch.-l. de c. (Meurtheet-Moselle), arr. et à 17 kil. de Toul ;
740 h. Ch. de f. E. — Le cant. a 32 comm. et 10.260 h.
colombiculteur n. m. Eleveur de pigeons.
colombiculture n. f. (du lat.
columbus, pigeon, et de culture).
Elevage du pigeon.
COlombidèS [lon-bi-dé] n. mpl. Famille d'oiseaux, comprenant les pigeons et genres voisins. S. un colombidé.
Colombie [6f], ancien Etat républicain de l’Amérique du Sud, divisé depuis 1830 en Colombie ou Nouvelle - Grenade , Venezuela et Equateur.
Colombie (république de) et avant 1861 Nouvelle-Grenade, république unitaire de l’Amérique du Sud. au S.-E. de l’isthme de Panama. sur la mer des Antilles (golfe du Darien), et sur l’océan Pacifique.
Sup. 1.206.200 kil. carr. : 4.800.000 h. [Colombiens). Capit. Bogota. Sol montagneux, mais fertile. Bestiaux, mines (or, argent, fer, cuivre, émeraude), forêts. En 1904, l'Etat de Panama. qui faisait partie de la Coloiubie, s’en est détaché pour constituer un Etat indépendant.
Colombie ou mieux Columbia, (district de), l'un des Etats unis de l’Amérique du Nord ; 279. OüÛ h.
[Colombiens). (Japit. Washington.
Colombie Britannique, prov. du Canada;