COMMUER
Comnène, grande famille de l’aristocratie byzantine, qui joua un rôle important dans les grands événements de Byzance où six de ses membres furent empereurs: Isaac, de 1057 à 1059 ; — Alexis Dr, de 1081 à 1118 ; — Jean, de 1118 à 1143 ; — Manuel, de 1143 à 1180 ; — Alexis II, de 1180 à 1183 ; — An- DRONic, de 1183 à 1185.
Comnène (Anne), fille deTempereur Alexis Dr, née en 1083, m. en 1148. Princesse très instruite, qui essaya d’enlever la couronne à son frère Jean, pour la placer sur la tête de son époux Nicéphore Bryenne. Pardonnée par son frère, elle vécut dans la retraite et y composa une Vie de l'empereur Alexis Comnène : Z’Alexiade.
Comoph-ore adj. (du gr. A:om^, chevelure, et phoros, qui porte). Qui porte des cheveux.
Comore [ordre de /'Etoile de). V. étoile.
Comores (îles), archipel au N. de jtfadagascar. Il comprend la Grande Comoi'e, Mohéli^ Anjouan, qui sont colonies françaises depuis 1890, et Mayotte, qui nous appartient depuis 1863 ; 85.000 ’h. (Comoriens ou Comorois). Vanille, café, citcao.
Comorin (cap), au s. de rilindoustan. Il est entouré de rochers et de récifs qui en rendent l’approche dangereuse.
CÔmos n. m. (m. gr. d’où vient CQ77iédie). Fête doricnne, accompagnée de danses et de chants en riionneur de Dionysos.
compacité \Jcon] n. f. Qualité de ce qui est compact : la compacité du ciment hydraulique augmente avec la durée de l'immersion.
compact [k07i-pakt']^ e adj. (lat. compactus)- Qui est condensé ; dont les mollécules sont fort rapprochées : corps compact. Serré, pressé: foule comjiacte. Fig. Qui constitue un ensemble fort : 7najorité compacte. Typogr. Se dit de caractères dont Tœil est loi’t et les queues très courtes.
compact [ko7i-pakV‘\ n. m. Hist. Nom de certaines conventions faites avec le pape et de certains actes émanés de lui. (Plusieurs d’entre eux sont relatifs à la collation des bénéfices.)
compactais [kon-pak-ta] ou compactata n. m. pl. Décret du concile de Bâle, qui permettait aux hussites la communion sous les deux espèces.
COmpag’He [Icon-pa-gne] n. f. (de l'anc. fr. compain^ compagnon). Fém. de Compagnon. Femme qui vit ordinairement avec une autre personne : Antigone fut la compagne dévouée d'Œdipe aveT^le et e7'7'a7it. Épouse. Par ext. Femelle d'un animal. Fig. Objet lié à un autre : la maladie est souvent la compagne du vice.
Compagni (Dîno), historien florentin, né à Florence, m. en J 324, auteur d’une ClxTonique florentuie très discutée.
compagnie \kon-pa-gnî\ n. f. (de l'anc. fr. compaUi^ compagnon). Société d’une où de plusieurs personnes. Assemblée de personnes réunies. Réunion de personnes formant un corps. Société industrielle ou commerciale : compagnies de chemins de fer. Troupe d’infanterie, commandée par un capitaine. Corporation religieuse : co77ipag7iie de l'Oratoire. Compagnie de discipline., corps stationnés en Afrique, où sont envoyés, pour être soumis à un régime sévère, les soldats des régiments qui ont encouru des punitions trop graves et nombreuses. Bande d’animaux de même espèce : compagnie de perdreaux. Dame., demoiselle de co7npagnie, placée auprès d*une autre personne pour lui faire société. Tenir compag7iie à quelqu'im^vesier avec lui. Fausser compagnie, se retirer, ne pas venir. La boime C077ipagnie. société de gens bien élevés et cultivés. Compag7iie de Jésus, v. jésxutes. Loc. adv. : De compag7iie, ensemble. Prov. : Pan compagnie, on se fait pendre, les mauvais exemples, les mauvaises fréquentations vous perdent. H n’est si bonne compagnie qui ne se quitte (ou qui ne se sépare), les choses même les plus agréables prennent fin.
— Encycl. Milit. La compagnie est l'unité administrative des corps de troupes d’infanterie, comme l'escadron dans la cavalerie ou la batterie dans Tartillerie. Elle est commandée par un capitaine. Sur pied de guerre, son effectif est de 225 fusils environ. Elle est partagée en deux pelotons.
— Eist. Grandes compag7xies. On appelle ainsi des bandes de soldats mercenaires, généralement étrangers (Aragonais, Navarrais, Brabançons, Rhénans, etc.), qui, dans les intervalles de paix qui séparent les épisodes principaux de la guerre de Cent ans, ravagèrent la France. Elles prirent des noms divers ; les Ecorcheurs en Bourgogne, les Tard Venus en Lyonnais, etc.; Armand de Cervole fut leur chef le plus connu. Du Gnesclin réussit à en conduire la plus grande partie en Espagne, de 1366 à 1368, et les routiers y périrent en grand nombre. De même, Bernard d Armagnac en dirigea sur l'Italie de nombreuses bandes. Le gouvernement de Charles VII acheva d'en purger le territoire français.
— llist. Compag7iies d'ordonnance, constituées par Charles VII avec l’approbation des états généraux de Tours (1439). Elles furent d’abord au nombre de quinze, chacune comprenant cent lances garnies, à raison de six hommes par lance. C’est pour les entretenir que fut créée la taille perpétuelle. Elles subsistèrent, plusieurs fois modifiées dans leur composition, jusqu'au début du xviie siècle, où elles se fondirent dans les corps de cavalerie de la garde personnelle des souverains.
Compagnies de colo7xisation. Elles ont existé surtout au xvne et au xviiie siècle, tirant une force spéciale de la protection et des privilèges que leur accordaient les gouvernements. Les plus célèbres furent en France la Compagnie des hides occidentales et la Co7npag7xie des i7ides orîeixtales, fondées par Colbert, et, en Angleterre, la fameuse Compagnie des hxdes. Encore de nos jours, il a existé des compagnies de colonisation anglaises, dont le rôle économique fu t considérable : la Co7npag7iie du Niger au Soudan et la Chartered dans l’Afrique du Sud.
Compagxxies de Jésus ou de Jéhu ou du Soleil.
On désigne ainsi les bandes royalistes qui, pendant la réaction thermidorienne, exercèrent des représailles sanglantes, surtout dans le midi de la France. V. Jéhu.
compagnon [kon-
pa-g7X07i] n. m. (du lat. cum. avec, et pa7iis.
pain). Camarade, associé.
Qui fait quelque chose avec un autre : co77xpag 7xo n d'ar77ies . d'exil .
Ouvrier affilié jadis à une société de corapa gnonnage : les co7npa gnons faisaient en général de conserve le tour de Fra77ce. Co77f\pag7io7x du devoir ou dévoirants et, par contraction, dévoraxxts. charpentiers, tailleurs de pierre, menuisiers, serruriers, etc., formant entre eux une association. Mère des compagixoxxs. femme qui tient une auberge où sont reçus, à frais communs, les membres d’une société de compcOgnonnagc lorsqu'ils sont en voyage. Auj., ouvrier. Franc- maçon du grade supérieur à celui d apprenti. Bon co7npagno7x. bon vivant. (Le mot compagnon SC dit des animaux qui vivent avec Thomme : sai7it Roch et son C0777pagn07i. le chien. Le C077Xpng7i07X de saint Antoine, le porc. Loin que ce porc légen¬
daire fût l’ami du saint, comme on le croit communément, il personnifie le démon dompté par l'impassible anachorète.) Se dit aussi d'un objet lié à un autre : l'orgueil est le compagnon de l'ig7ioraxice. Prov. : Qui a compagnon, a maître, s'associer^ c'est perdre sa liberté.
Compagnons de Jéhu {les), roman d’A. Dumas père (1861;. [V, compagnie.; Dans cette œuvre, qui traite ici des menées royalistes dont Georges Cadoudal est lame et de la préparation du 18-Brumaire, l'histoire est plus respectée que dans beaucoup d'autres; l’intérêt est soutenu; le style, pittoresque, compagnonnage [kon-2)a-gno-na-je] n. m.
Association d’ouvriers dans une même profession. Autref., temps pendant lequel un ouvrier sorti d'apprentissage devait travailler comme compagnon chez, son patron. Fr.-maço7i)i. Deuxième grade de tous les rites maçonniques.
— Encycl. On désigne sous le nom de comitagno/Dioge des associations assez mystérieuses entre ouvriers de même état ou d'états analogues, en vue de se prêter mutuellement assistance. Elles remonteraient au temps où Salomon construisit le temple de Jérusalem. La tradition aurait passé eiu Europe, au temps des croisades. Ces associations conslituèrent des sortes de confréries ouvrières,, dont la protection accompagnait leurs membres dans toutes leurs pérégrinations. On n'y était admis que cinq ans après avoir été reçu apprenti et sur la production d’un chef-d’œuvre. Les réceptions étaient entourées de cérémonies bizarres. Le compagnonnage survécut à la Révolution, se réorganisa et se propagea jusqu’à nos jours, au milieu de rivalités entre les différentes associations ou devoirs, que les efforts du compagnon Agricol Perdiguier (1839) contribuèrent à atténuer en partie.
compagnomie [gxw-ne] n. Femme qui vit ave© un homme. (Peu us.) Femme hardie, vigoureuse.
eompagnonner [néj y. n. Se comporter ea compagnon : choisissons bien les gens gui doivent coxnpagnonner avec nous.
compain ou compaing [kon-pin\ n. m.
Compagnon. ("Vx.) V. copain.
compair [kon-pèr] n. m. (lat. compar). Féod.. Egal, pair avec un autre. Mus. Tons compairs . dans le plain-chant, tons authentiques et tons plagaux correspondants.
comp ara-
bilité [kon] n. f. Qualité de ce qui est comparable : deg7'é de comparabilité.
comparable [kon] adj. Qui peut être mis en comparaison. Ant. Incomparable.
comparablement [kon, man] adv. D une manière comparable.
comparaison [kon-pa-rè-zo7i\ n. f. Action de comparer : la comparaison jette un jour ixouveau sur les objets comparés. Parallèle. Rhét. Figure servant à marquer la ressemblance qui existe entre deux êtres, deux objets, ou entre un être et un objet, et réciproquement : personne riche comnie Crésus ; e7ifant gai coxnme un pinson ; visage pâle comme la lune. Gram. Degi'és de comiyaraisoxx. le positif, le comparatif et le superlatif. Loc. adv. : En comparais07i, imr co777paraiso7X, au prix de, relativement. «Sans compa'ra'isoxi, formule de politesse pour excuser une comparaison ; infiniment ; beaucoup. Elliptiq. Une compa7'aison, supposons. Prov. : Comparaison n’est pas raison, une comparaison n'est pas un argument.
— Encycl. Phil. La comparaison est une opération de l’esprit, consistant à chercher les rapports qui existent entre divers objets. On peut la considérer comme une double attention, mais il ne faut pas confondre la comparaison avec la perception même du rapport. La comparaison est la condition essentielle des idées générales.
comparaître [kon-pa-rè-tre] V. n. (Se conj. comme paraîti'e.) Se présenter par ordre : coxnparaître deva7xt un tribunal.
comparant [kon-pa-ran], e adj. et n. Qui comparait devant un notaire ou en justice : le sieur C07npa7'ant avoue ; le co77ipnrant 7xie. af/irme.
comparateur [koîi] n. m. instrument qui sert à mesurer de petites différences de longueur. Instrument servant à comparer les règles divisées.
comparateur, trice [Tcon] adj. Qui aime à. comparer : espi'it co77xparateur,
comparatif, ive [kon\ adj. Qui marque comparaison ; adoerbes coxnparatifs. Qui met en comparaison : état Ç07nparatij de. N. m. Second degré de signification dans les adjectifs : meilleur est le Cû77tparatif de bon.
— Engycl. Œ'amm. On dirüngue trois comparatifs : le comparatif d'in fénnorité'. èti'e moins Wf Ae; Le comparatif d'égalité : être aussi 7'iche ; le comparatif de supei'iorité : être plus r'iche. Dans beaucoup de langues (grec, latin, anglais, allemand), le comparatif se forme en ajoutant un suffixe au radical de l'adjectif. En français, on se borne à faire précéder l'adjectif d'un adverbe. Les seuls vrais comparatifs que nous ayons sont : meilleur, momdi'e. pire.
comparativement [kon, man] adv. Par
comparaison.
comparer [kon-pa-re'] V. a. (lat. compa7'are). Etablir le rapport qui existe entre les objets. Mettre en parallèle : les contemporains osèrent co777parer Quinault à Racine. Confronter : co7nparer des écriiU7'es. Anatomie comparée, étude comparative de l'organisation de l'homme et de celle des autres animaux.
Comparetti (Dominique), helléniste italien, né à Rome en 1835. Auteur de Virgile au 77ioyen âge, excellent travail d’histoire littéraire.
comparoir [kon] v. n. (Usité seulement àTinf. et au part. prés. compara7it. e; les autres temps sont suppléés par ceux du v. comparaître.) Comparaîtreen justice : assig7ier à comparoir. (Vx.)
comparse [kon] n. (ital. cowiparsa). Au théâtre, personnage muet, figurant. Par ext., personnagedont le rôle est insignifiant dans une affaire.
— Encycl. Ce mot. jadis féminin, désignait l'entrée des quadrilles dans un carrousel, ou le défilé des figurants sur un théâtre. Il s'est ensuite êlendu.par mé tonymie, aux personnes qui panicipent à ces défilés.
ùl
Authentifjue. Plag^al.
Tons compairs.
COM
COM
tmpas [kon-pa] n. m. (de comjiasser). Instruà (feu
compartiment [kon, man n. m- I asc, division d'un tli-oif. d'un damier, d un wagon, eic Division symétrique d'une surface: plafond à compartiments. Fig. liecoin : les compartiments du cœur.
compai’timentage[fro7i,
man-ta-je]' n, m. Division par compartiments,
compartiteur [kon] n. m.
I)r. anc. Juge dont 1 avis, contraire à celui du rapporteur, produisait un jiartage d'opinion.
comparution 'kon. si-on] n. f. Action de comparaitre en justice : la comparution personnelle n'est généralement pas exigée des trihunaux civils.
— En'cycl. Proc. La comparution personnelle est une mesure d instruction ordonnée par jugement d'un tribunal, à l'effet de faire venir les parties, ou l'une d'elles, à l'audience, pour obtenir des explications ou des aveux.
Ce mode d’instruction diffère de l'interrogatoire sur faits et articl 'S. quoiqu’il tende au même but. La comparution a lieu devant le tribunal tout entier, soit en chambre du conseil, soit à l'audience ; les questions ne sont pas indiquées à l'avance; les deux parties sont interrogées tour à tour, en présence l’une de l’autre. ’V. MANDAT.
com
ment à (feux branches mobiles, servant à tracer des circonférences, ou à transporter des longueurs. Boussole marine : les navires règlent leurs compas avant d'entreprendre une longue traversée. Ecartement des bipèdes de devant avec ceux de derrière, chez le cheval. Fig. Mesure, règle; moyen de calcul. Loe. fam. Au ou par compas, avec une exactitude minutieuse. Avoir le compas dans l'œil, apprécier avec justesse, à l'œil, les (iimensions des objets. Au fg., voir juste. Pop. Jambes. Allonger le compas, se hâter.
— Encycl. Il existe une grande variété de compas : compas à pointes sèches, dont les deux branches se terminent par une pointe et qui sert à transporter des longueurs ; compas à balustre. de petite dimension et qui sert à tracer de très petites circonférences ; compas de réduction, à quatre pointes, dans lequel la charnière est remplacée par un bouton mobile le long des branches, ee qui permet de prendre des distances qui soient dans un rapport voulu avec des distances données, en faisant varier dans la même proportion la longueur relative des blanches ; compas de proportion, fait comme un compas ordinaire, mais chez lequel les branches sont remplacées par des règles plates divisées ; compas à coulisse, règle divisée portant un index mobile pour mesurer les cylindres, les sphères et certaines longueurs : compas dit maître à danser, qui sert à prendre des mesures intérieures entre les parois de certains ouvrages ; compas à trois branches, qu'emploient les modeleurs et les sculpteurs pour la mise au point d’un bas-relief; compas d'épaisseur, à branches recourbées pour mesurer le diamètre extérieur d’un corps ou le diamètre intérieur d'un tube, d'un cylindre; compas quart de cercle, dMs lequel on maintient un écartement fixe à l’aide d'une vis qui serre l'are de cercle dans une mortaise traversant la seconde branche ; compas fixe, dont on se sert pour mesurer les bois en grume et qui est formé de deux branches à pointes fixes, etc.
Le compas de marine est la boussole, enfermée dans une boite en cuivre, dite cuvette, suspendue dans l'habitacle (compas de route) ; le compas compensé est établi de façon que laiguille subisse le moins possible les oscillations anormales.
COmpascuité [passAntl n, f, (du lat, cum, avec, et pascuum, pâturage). Dr. anc. Droit de passage commun à plusieurs communautés, villages, etc, COmpassaga Ikon-pa-sa-j'e] n. m. Division ou mesurage au compas. Classement des cartes à jouer par valeurs. Action de vérifier l'épaisseur d'un canon d arme à feu.
compassé [kon-pa-sé], e adj. D’une régularité affectée, exagérée : démarché compassée.
compassement Ikon-pa-se-man] n. m. Action de compasser. Régularité affectée : compassement dans le discours, les actions.
compasser [kon-pa-sé] v. a. (du lat. cum, avec, clpassus, pas). Tracer avec exactitude: compasser des allées. Mesurer ou diviser au compas : compasser un dessin. Fig. Régler avec apprêt : compasser sa démarche. Compasser le canon d'une arme a feu, en vérifier l'épaisseur au moyen (l'un compas.
COmpasseur [kon-pa-seur] n. m. Celui (jui compassé, qui agit ou parle d une’manière compassée.
COmpassier \kon-pa-si-é\ n. m. Fabricant de compas et autres instruments de mathématiques.
compassion Ikon-pa-si-on] n. f. (lat. compasstu i. Mouvement de l'âme, qui nous rend sensibles aux maux d'autrui. compassion, inspirer la
piiié. Compassion de la Sainte V’ier,(/e, fête célébrée, en l'honneur de la Vierge, le vendredi avant les Rameaux. Ant, Dureté, indifférence.
compassionner [kon-pa-si-o-né] (se) v. pr. Se prendre de compassion. (Vx.)
compaternité [kon] n. f. (du lat. cum, avec, et de paternité). Alliance spiiàtuelle contractée au baptême entre l'enfant et le parrain ou la marraine.
compatibilité [kon] n. f. fde compatible). QuMité, état de choses qui se conviennent : compatibilité d'humeur. Ant. Incompatibilité.
compatible [kon] adj. 'de compatir). Qui peut exister, s’accorder avec un autre : caractères compatibles. Ant. Incompatible.
compatir 'kon] v. n. (du lat. cum, avec, etpaii, Boiilfriri. Etre tijuché de compassion pour les maux d autrui : compatir à la misère d autrui. Etre compatible, s’accorder: b ambition et le repos ne peuvent compatir ensemble. (Vx.)
G- Compayré,
Compas : 1, A pointes sèches; 2. Porte-crayon; 3. A quart de cercle; De réduction; 5. D’épaisseur; 6. A balustre; 7. A trois branches ; b. A coulissa; üà Maître à dansf r ; 10. De proportion; 11. A verge, compas de marine; 12* Déroulé; 13. Elenveraô; 1^. Compensé.
compatissance [kon-]>a ti-sa7i-se\ n. f. Dispo* sition à compatir. Action de compatir.
COmpaitiSSaiIlt [kon-pa-ti-san], g adj. Qui compatit. Inspiré par la compassion : soins cû77ipaîissa7its. Ant. Dup, insensible.
compatriote \kon] n. (du lat. cum, avec, et patria, patrie). Qui est du môme pays qu'une autre personne.
compatriotisme [Aron, tü-me] n. m. Qualité de compatriote. (Peu us.)
Compayré (Julcs-Gabriel), professeur et administrateur français, né à Albi, m. à Paris (1843- 1913). Membre de l’Académie des sciences morales (1907). S'est occupé surtout de pédagogie :
Histoire critique dos doctrines de l'éducation en France, Cours de pédagogie théorique et 'pratic^ue.
compellatif, l've [kon-pèl] adj. (du lat.
compellare, interpeller).
Qui sert à interpeller, qui indique l'interpellation.
compelle intrare, mots lat. signif. Force z-les d'entj-er.parolesdel'Evan- Çile, dans la parabole du
festin et des invités qui refusent d'entrer (S. Luc, XIV, 23). Dans l’application, ces mots caractérisent la violence qu’on croit pouvoir exercer sur une personne pour la forcer à faire une chose que l’on estime avantageuse pour elle.
COmpendiaire [kon-pan-di-è-re] n. m. [da compendium). Auteur d’abrégés.
compendieusement [kon-pan, ze-man', adv.
En abrégé. {On donne souvent, par erreur, à ce mot le sens de : longuement, avec detail, diamétralement opposé à celui qu’il a en réalité.)
compendieux, euse [kon-pan-di-eh. eu-ze] adj. (lat. compendiosus). Abrégé, dit en peu de mots.
compendium kon-pin-di-om'] n. m. (m. lat.). Abrégé. l’I. des compendium.
compénétration [kon, si-on' n. f. Pénétration mutuelle: la compénétration de l'âme et du corps.
COmpénétrer (se) v. pron. Se pénétrer mutuellement.
COmpensable [kon-pan] adj. Qui peut être compensé : le calme de la conscience n'est pas compensable.
compensant [kon-pan-san], e adj. Qui compense, qui est propre à compenser.
compensateur, trice ’jcon-pan] adj. Qui fournit une compensation: moyens compensateurs. Pendule compensateur, pendule destiné à corriger les effets des variations de la température sur la marche des horloges, par des dilatations et des contractions en sens contraire sur le balancier.
COmpensatif, i^ve [kon-pan] adj. Qui produit la compensation.
compensation [kon-pan-sa-si-on] n. f. (lat. compensatio). Action de compenser. Dédommagement. Fours. Opération par laquelle les achats et les ventes se règlent au moyen de virements réciproques, sans déplacement de titres ni d’argent. (Dans ce but les agents de change fixent, à cha(iue licpiidation, un cours de compensation.) Chambre de compensation (en angl., clearing house), l’endroit où les banquiers échangent les chèques et effets qu’ils se doivent réciproquement, et où ils règlent leurs comptes avec le minimum de déplacement de monnaie.
— Encyci.. Dr. La compensation est un payement fictif qui libère le débiteur, comme le libérerait un payement réel ou en espèces. La loi dispose qu’entre deux personnes respectivement débitrices l’une de l'autre, les deux dettes s’éteignent de plein droit, et que chacun des débiteurs se trouve liliéré, soit intégralement si les dettes sont égales, soit jusqu’à concurrence de la plus faible des deux si elles sont de sommes ou de quantités inégales.
Compensation des dépens. Les dépens, généralement mis à la charge de la partie qui succombe, peuvent être exceptionnellement répartis par le tribunal entre les deux plaideurs : c’est ce cpi’on appelle compensation des déj)ens. Elle a lieu lorsque les parties sont parc’ntes a un certain degré (conjoints, asoend.ants. descendants, freres et sœurs, ou alliées au même degré), ou si elles ont succombé respectivement sur certains chefs.
— Fin. C’est à Londrex que le système de la compensation donne tous ses fruits, car si le Clearing house ou Chambre de compensation ne réunit comme
membres participants que 2G membres (9 banquiers et 17 banques) ou clearers, tous les banquiers de Londres ont un compte ouvert chez l'un de ces clearers et tout commerçant a un compte ouvert dans une maison de banque. Il se produit une première compensation entre les clients de chaque banquier ; une seconde entre les banquiers clients de chaque clcarcr ; enfin une troisième entre les m(MUbres du clearing house eux-mêmes. En province, il existe un clearing house dans chaque grande ville, mais en outre chaque banquier de province a un correspondant parmi les membres du clearing house dé Londres. De cette façon, 99 pour cent des encaissements et des payements sont compensés chaciue jour à la chambre de compensation de Londres sans maniement d’espèces. Dans les autres l>ays, les chambres de compensation, n’étant que partielles, sont loin de rendre des services aussi complets.
compensationiliste [Aron-pn^i-sa-si-o-nis-te] n. m. Partisan des compensations en matière de droits de douane.
compensativement [kon-pan, man] adv.
D’une manière qui établit une compensation.
eompensatoire fâo)j-pa7i] adj. Qui compense, qui établit une compensation.
compenser \kon-pan-sé] v. a. (lat. compensare). Balancer la valeur de deux choses. Balancer la. perte par le gain, le mal par le bien.
compérage [kon] n. m. {de compère). Relation, affinité entre le pari'al'n et la marraine, etc. (Syn. COMPATERNITÉ.) Intelligence entre deux personnes pour tromper le public.
compère [kon] n. m. (du lat. cum, avec, cipater, père). Le parrain, par rapport à la marraine. Appellation d’amitié, chez les gens des campagnes. Fig. Complice dans une,supercherie. Bon compère, hommo de joyeuse humeur. Fin, rusé compère, hommeadroit et retors. Théât. Dans les revues, personnage chargé, de concert avec la commère, de faire la transition entre les scènes, de provoquer le défilédes personnages, etc.
compère-loriot [A:on, n-o] n. m. Nom vulgaire de l’orgelet, petit furoncle des paupières. PI. des compères-loriots.
compétemment [kon-pé-ta-man] adv. Avec compétence.
compétence [kon-pé-tan-se] n. f. (lat. competentia). Droit de juger une affaire : les tribunaux de droit commun n'ont aucune compétence pour juger les litiges administratifs. Aptitude à décider, à apprécier: compétence en histoire naturelle. Ant. Incompétence.
— Encycl. Compétence administrative. On entend par cette expression l’étendue des pouvoirs de juridiction conférés à certains fonctionnaires de l'ordre administratif. I.,es juges civils ne peuvent entraver l'exécution des mesures prescrites par Tadministration, et ils doivent se déclarer incompétents loi's(iue l'action engagée devant eux contre un fonctionnaire les conduirait à apprécier un acte d’administration ; ils ne sont compétents que pour juger des faits personnels. L’ensemble des difficultés et contestations dont la connaissance appartient aux tribunaux administratifs forme le contentieux administratif.
Compétence civile. On distinge: 1“ là compétence rations materiæ ou absolue, qui est l’aptitude, poulies tribun.'iux d’un ceidain ordre, de connaître de certaines catégories d'affaires ; 2» la compétence rations per.sonæ ou relative, qui est l’aptitude, pour l’un des tribunaux d’un certain ordre, de connaître d’une affaire à 1 exclusion des autres tribunaux du même ordre.
Compétence criminelle. La compétence en matière criminelle est la détermination des attributions de chacune des juridictions au point de vue de la poursuite, de rinstruction, du jugement et de l'exécution du jugement. La compétence que soulève toute infraction est déterminée par la nature du fait {ratione materiæ), la qualité des personnes {rations personæ). les circonstances de lieu {ratione loci). Si plusieurs tribunaux étaient saisis en même temps, il y aurait lieu à règlement de juges. V. réglement.
compé'tent [kon-pé-tan], e adj. (lat. competens). Qui a le droit de connaître d’une affaire : le tribunal s'est déclaré cojnpétent. Capable de bien juger d’une chose: un critique competent. Ant. Incompétent.
compéter [kon-pé-té] v. n. (du lat. competere^ appartenir à. — Se conj. comme accélérer.) Appartenir de droit : l'aubaine compète au propriétaire. Etre de la compétence : affaire qui ne compète pas à un tribunal.
compétiteur, trice [kon] n. et adj. (du lat. competiior). Qui aspire à une chose avec un ou plusieurs autres : Antoine fut le compétiteur malheureux d'Auguste à l'empire.
compétitif, i’tre adj. Relatif à une compétition : intrigues compétitives.
compétition [kon-pé-ti-si-on] n. f. (du lat. competitio). Rivalité, revendication du même objet: une sinécure est toujours l'objet de nombreuses compétitions.
Compiègne, eh.-l. d’arr. (Oise), sur l’Oise. Ch. de f. N-, à GO kil. de Beauvais; 17.100 h. (Compiégnois). Construction de bateaux, fabrication do cordages, toiles de chanvre.
Beau château construit en grande partie sous Louis XV, par Gabriel, et embelli sous Napoléon 1er ; ce château a vu les fêtes du mariage de Louis XVI et de Marie-Antoinette ; du mariage de Napoléon l'r et de Marie- Louise ; du mariage de Léopold 1er, roi des Belges, avec Louise-Marie d’Orléans, fille de Louis-Philippe ; les réceptions intimes, chasses, représentations théâtrales du second Empire . Bel hôtel de ville, charmant spécimen de la Renaissance sous Louis XIII ; parc, forêt. En 833 y fut tenu un concile qui déposa I.ouis le Débonnaire. Jeanne d’Arc y fut faite prisonnière parles Bourguignons, en 1-130. Deux traités y furent, signés : Lun en 1G35, entre la France et la Hollande, pour l’invasion simultanée de la Belgique ; l’autre,.
Armes de Compiègne.
COM
COM
«nl78G, pai' lequel Gênes vendit la Corse à la France, Xia forêt, qui s'étend sur 14.BÜÜ hectares et renferme plusieurs villages (Pierrefonds entre autres), est surtout composée de hêtres, de chênes et de charmes. Occupée pendant quelques jours par les Allemands en septembre 1914 (du 3 au 11), Compïègne a été un des objets de leur convoitise au cours de la « campagne •défensive » française de 1918. La bataille du Matz du 9 juin fut vainement livrée par eux pour faire tomber le saillant do Compiègne-Villers- Cotterets. Compiègne aété très endommagée par les bombardements par .avions. — L'arr. a 8 cant., 157 comm.,
■96.200 h. ; le cant., 12 comm. et 72.730 h.
compilateur, trice [kon] n.
•et adj. Qui compile.
compilation [kon, si-on] n. f.
Action de compiler. Réunion de faits -oudedocuments en dehors de toute synthèse ou vue originale .
compiler [hon-pi-U] v. a. (lat. eompilare ; de •citm, avec, et pi lare, voler). Réunir des morceaux de divers auteurs, ou des documents, pour en former un ouvrage. Allus. littér. :
Il compilait, oompilail, compilait,
vers de Voltaire, dans la satire du Pauvre diable •contre l’abbé Trublet. On les applique en général aux plagiaires maladroits et inintelligents.
COmpiSSer [kon-pi-sé] V. a. Ari'oser de son •urine (en style burlesque). 'V. n. Uriner souvent.
COmpitaleS [kon\ n. f. pl. (lat. conipitalia, de jiompitum, carrefour). Fêtes que les Romains célébraient en l'honneur des lares protecteurs des -carrefours.
COmplaignant [kon-pU-gnan], e adj. et n. Oui se plaint en justice. (Vx.)
complaindre (se) [kon-pHn dre] v. pr. Se plaindre. (Vx.)
complainte [kon-plin-te] n. f.(de complaindre). Chanson populaire sur quelque sujet tragique ou pieux : la complainte du Juif errant est une des plus populaires. Action de se plain- ■dre en j ustice ; action tendant à faire cesser un trouble de possession. (Vx).
complaire [kon-plè-re] V. n. (lat. complacere. — Se conj. comme plaire.) Se conformer aux sentiments, à l’humeur de quelqu’un pour lui plaire : toute l'étude des courtisans est de complaire au maître. Se complaire v. pr. Trouver son plaisir : se .complaire dans ses illusions. (Le part, passé complu est invariable : ces femmes se sont toujours complu dans l'exercice de la charité.) Ant. Choquer, froisser, blesser.
complaisamment [kon-plè-za-man] adv. Avec complaisance.
complaisance [kon-pU-zan-se] n. f.
(lat. complacentia). Disposition à s’accommoder aux désirs, aux goûts de quelqu’un. Obligeance ; ayez la .complaisance.de... Acte inspiré par cette disposition. •Satisfaction; se regarder avec complaisance. Billet de complaisance, effet souscrit sans cause réelle pour fournir au prétendu bénéficiaire la faculté de •se procurer des fonds en escomptant ce papier fictif. ■(L’art. 147 du Code pénal punit des travau.x forcés à -temps la fabrication des billets de complaisance.) Anï. Désobligeance.
complaisant [kon-plè-zan], e adj. Qui a de la •complaisance : les amis les plus complaisants ne sont pas les plus sûrs. Qui se prête aux intrigues galantes d'une autre personne : mari complaisant. Ant. Désobligeant, malveiliant.
comptant [kon-plan] n. m. (subst. verbal de complanter). Plant de vigne ou d’arbres embrassant plusieurs morceaux de terre. Syn. anc. de plant.
— Encycl. Bail à complant. C'est un bail en vertu duquel le propriétaire de vignes cède, sans limitation de durée, son terrain à un cultivateur, dit complanteur, colon ou vigneron à complant, moyennant deux conditions caractéristiques ; 1» d'y planter ou entretenir des vignes ; 2" de verser au bailleur une redevance de la moitié, du tiers ou du quart de la récolte.
Les vignes franches sont entièrement dans la main de leurs propriétaires. Les vignes à complant sont soumises au régime spécial ci-dessus défini. Le bail à complant est toujours «à perpétuité» et, dès lors, ne prend fin qu'à la perte de la vigne.
complanter [kon-plan-té] V. a. Planter; couvrir de plantations : complanter une terre d'oliviers, COmplanterie [kon, rî] n. f. Terrain soumis au droit de complant. Ce droit lui-même.
complanteur n. m. Syn. de coMPLANTiER.
COmplantier [koti-plan-ti-é] n. m. Celui qui avait le droit de planter sur les terres d’un autre. Preneur à complant.
complectif [kon-plék-tifj, ive adj. Bot. Se dit d’un mode de préfoliation dans lequel les feuilles s’embrassent les unes les autres.
complément [fcon-pié-maîi] n. m. (lat. complementum). Ce qu’il faut ajouter à une chose pour la rendre complète : complément d'une somme. Géom. Ce qui manque à un angle aigu pour égaler un angle droit; l'angle ABC (v. complémentaire) est le ■complément de l'angle CBD. Gram. Tout mot qui • complète l'idée exprimée par d'autres mots. (Syn. régime.) V. DIRECT, INDIRECT, CIRCONS'TANCIEI,, Dɬ TERMINATIF, EXPLICATIF, opposiTiF. M Hit. Officier de complément, nom donné aux officiers de la réserve de l’armée active et de la territoriale.
complémentaire [kon-plé-man-tè-re] adj.
Gram. Qui sert à compléter : proposition complémentaire. Geom.
Angles complémentaires, angles dont la somme vaut un angle droit.
complet [kun-plè], été adj. (du lat. completus , rempli). Entier, achevé ; faire un tour complet sur .soi-mâme. Plein, rempli ; omnibus complet. N. m. Etat de ce qui est compiet. Au complet, au grand •complet, sans que rien y manque.
Vêtement dont toutes les pièces sont de ia même •étoffe. Ant. Incomplet.
complètement [kon, man] adv. D'une mamière compiète. Ant. Incomplètement.
complètement [kon, man] n. m. Action de mettre au compiet ; le complètement d'une collection.
compléter [kon-plé-té] v. a. (de complet). (Se conj. comme accélérer.) Rendre complet ; compléter une somme, une collection. Ant. Décompléter.
Château de Compïègne.
COmpléteur adj. et n. m. Celui qui complète.
COmplétif, ive l^on] adj. Qui sert de complément : proposition complétive.
complexe [kon-pl'ek-se] adj. (lat. complexus). Qui contient plusieurs parties ou plusieurs éléments. Qui embrasse plusieurs choses ; question, idée complexe. Gratn. Qui a un complément : sujet complexe. (Le sujet est complexe quand il renferme un ou deux compléments qui le déterminent ou l'expliquent; la racine du manioc fournit le tapioca. L’attribut est complexe quand il est accompagné de mots qui en complètent, qui en déterminent ou en expliquent le sens ; le travail est le père de l'abondance et de la joie.) Arith. Nombre complexe, composé d'unités de différentes espèces ; 6 heures
SO minutes iS secondes forment un nombre complexe. N. m. ; procéder du simple au complexe. Ant. Incom* plexe, simple.
complexion [kon-pUk-si-on] n. f. fiat, complexio). Constitution" du corps ; être dune solide
Complainte du Juif errant.
Ang]^ complcmentairei..
complexion. Humeur, caractère : complexion amoureuse.
COmplexionner [k07i-plèk-si-0-n^ v. a. Douer d’une certaine complexion.
complexité [kon-plèk-si] n. f. Etat de ce qui est complexe: la complexité des sentiments.
complexus [/co?i-p^é/t-suss] n. m. Nom de deux muscles pairs de la région cervicale. Groupement de phénomènes pathologiques dans un même état morbide.
COmplicatif, ive [kon] adj. Qui complique, complication [kon-pU-ka-si-on] n. f. Etat de ce qui est compliqué : la complication d'une machine. Concours de choses de nature différente : les complications de la 'politique européenne. Méd. Phénomène pathologique étranger à une maladie et le compliquant: la pneumonie est une complication de la grippe.
complice [kon] adj. et n. (lat. complex, icis). Qui a part au délit, au crime d'un autre. Fig. Qui aide, favorise: la nuit, complice de l'intrigue.
complicité [kon] n. f. [àccompUce). Participation à un crime, à un délit: faire acte de complicité. Fig. Connivence, coopération: il s'établit une complicité entre les erreurs.
— Encycl. Le code pénal considère comme complices : lo « ceux qui. par dons, promesses, menaces, abus d'autorité ou de pouvoir, machinations ou artifices coupables, auront provoqué» à l’action qualifiée crime ou délit; 2o ceux qui auront « donné des instructions pour la commettre » ; 3o « ceux qui auront procuré des armes, des instruments, ou tout autre moyen qui aura servi à l'action, sachant qu’ils devaient y servir » ; « ceux
qui auront avec connaissance aidé ou assisté l’auteur ou les auteurs de l'action, dans les faits qui l'auront consommée » ; 5» «ceux qui, connaissant la conduite criminelle des malfaiteurs exerçant des brigandages ou des violences contre la sûreté de l’Eiat, la paix publique, les personnes ou les propriétés, leur fournissent, habituellement, logement, lieu de retraite ou de réunion»;
6o « ceux, qui, sciemment, auront recelé, en tout ou en partie, des choses enlevées, détournées ou obtenues à l'aide d’un crime ou d'un délit ». Les complices d'un crime ou dun délit encourent, en principe, la meme peine que l'auteur principal, c'est-à-dire une peine du même genre, et non point une peine égale en durée.
complié, 6 [kon] adj. Bot. Replié sur luimême : feuilles complièes.
COmplieS [kon-plî] n, f. pl. {de l'anc. fr. complir, accomplir). Dernière partie de l’office divin, qui se dit après vêpres.
compliment [kon-pli-man] n. in. (ital. complimentü). Paroles obligeantes, élogieuses ou affectueu scs : faire de grands compliments. Discours solennel adressé à un supérieur. Pièce que l'écite un enfant à une fête, un anniversaire : compliment de nouvel an. Pl. Paroles de civilité: présenter ses compliments à quelqu'un. Ant. Blâme, injure.
complimenter [kon-pU-man-té] v. a. Adresser à quelqu'un des compliments, des éloges : le renard complimenta le corbeau dans un but intéressé. Paire des civilités. Ant. Blâmer,
complimenteur, euse [kon-pU-man-teur, eu-ze] adj. et n. Qui fait trop de compliments.
compliqué, e [kon-j)li-kê‘ adj. Mêlé à d'autres choses: maladie compliquée. Composé d’un grand nombre de pièces: macfiine compliquée. Fig. Qui cherche la difficulté: esprit complique. N. m. Ce qui est compliqué : plus l'homme est barbare, plus le compliqué lui plaît. Ant. Simple.
compliquer [kompU-kéi v. a. (lat. compHcare). Rendre moins simple: compliquer une machine. Embrouiller: certaines gens compliquent à plaisir les affaires les plus simples. Ant. Simplifier.
complot [kon-plo] n. m. Résolution concertée en commun et secrètement dans un but coupable : Richelieu réprima sans pitié les complots des grands.
— Encycl. Dr. Le co9?2piîo; n'est que la préparation du crime, tandis qxie l'attentat en est l’exécution ou la tentative. 11 y a complot dès que la résolution d'agir est concertée et arrêtée. La loi punit le complot alors même qu’il n'y a pas de commencement d'exécution; c'est une dérogation au droit commun. La peine peut aller de l'emprisonnement à la déportation. V. coua [haute).
comploter [kon-plo-tè] v. a. Former un complot, comploteur [kon] n. m. Celui qui complote, cçmpluvium [kon-plu-vi-om'] n. m. (m. lat.). Antiq. rom. Ouverture carrée, pratiquée au milieu du toit de l’atrium et dans laquelle les égouts des combles, inclinés vers l'intérieur, allaient déverser les eaux des pluies.
compoids ou compoix [kon-for n. m. Au-
tref., dans certaines provinces, registres publics servant à établir l'assiette de la taille et autres impositions.
COmpon [kon] n. m. Blas. Division de forme carrée, partie d’une oomponure.
componction [kon-yonk-H-on] n. f. (du lat. cuin. avec, et yungere, piquer). Douleur, regret d'avoir offensé Dieu. Gravité, recueillement ; air de componction. (Se dit souv. par ironie.)
COmponé, e [kon] adj. Blas. (altér. de couponné, de coupon). Se dit de la bordure et des autres pièces honorables, divisées en fragments de couleurs alternées. (V. la planche blason.)
componendc [kon-po-nan-de] n. f. (lat. componendus). Offrande à remettre au pape en retour de certaines grâces. Bureau qui reçoit ces offrandes.
component \kon-po-na.n], e adj. Se dit des roches dans lesquelles se trouvent des vestiges de roches hétérogènes.
COmponurC [kon] n. f. Pièce héraldique en bordure, en pal, etc., divisée en carrés égaux.
comporte [kon] n. f. Cuve de bois servant au transport de la vendange.
comportement [kon, man]
n. m. Manière dont ori se comporte. (Vx.) Biol. Manière d'être d'un organisme dans son milieu.
comporter [kon-por-té]v.a.
(lat. comportarc). Permettre, soufrir, admettre en soi ; le sujet ne comportait pas d'ornements. Se comporter v. pr. Se conduire d'une certaine manière. Dr. Etre, se trouver, en parlant d'une chose.
composant [fcon-po-zan], e adj. Qui sert à composer. N. m. Objet qui sert à composer: les composants de l'eau, de l'air. N. f. Mécan. L’une de» forces qui concourent à former une résultante.
composé, e [kon-po-zé] adj. Formé de plusieurs parties ou éléments : l'air est un corps composé. Fiÿ. Affectant une certaine gravité; maintien composé. Nom composé, nom formé de plusieurs mots mais répondant à un objet unique : chef-lieu, arcen-ciel. Gram. Temps composés, temps d'un verbe qui se conjuguent avec le participe passé précédé d'un auxiliaire, N. m. ; l'eau est un composé d'oxygène et d'hydrogène. N, f. pl. Famille de plantes monopétales, 'dont les fleurs forment une, ou plusieurs rangées sur le réceptacle ; la reinemarguerite, la chicorée, le chardon sont des compo sées. S. une composée.
— Encycl. Bot. La familles des composées ou synanthérées comprend des! arbres, des arbrisseaux et des plantes herbacées à suc lactescent. Les feuilles sont groupées en capitules, entourées d'un involucre comme dans l'artichaut. Les fleurs affectent deux
Comporle.
Composées : arlichaut (a
,ti, capitule, b, fleuron, c, fruit) : marguerile (J, capitule, e, fleur lig-uUe, f, 'fleur tubuleuse, g-, fruit); — Uleuel (h. capitule ; i, fleur fertile [k, ia môme coupée longitudinalement], 1, fruit); m, fruit du seneçon; n, fruit du pissenlit ; o, fruit du souci.
formes principales ; les unes sont en tube, les autres en languette : elles sont hermaphrodites ou unisexuées. Le centre du capitule s'appelle disque. Cette famille, qui renferme un nombre immense d'espèces, comprend beaucoup de plantes ornementales, comme le dahlia, la reine-marguerite, le souci, le chrysanthème, etc., de-; plantes alimentaires : artichaut, salsifis, pissenlit ; des plantes nuisibles comme les chardons, les cirses, etc.
composer [kon-po-zé] v. a. (lat. componere). Former un tout de dinorentes parties : composer un remède. Créer, inventer : composer un ouvrage, un morceau de musique. Entrer dans la composition de : ce qui compose une toilette. Impr. Assembler des caractères. Arranger, apprêter, n^ler '. composer son 7naintie)i, son visage. Absolum. Travailler aune oeuvre d'art : ^nusicien qui compose. V. n. Faire un devoir donné en classe : composer pour les prix. Transiger : composer avec ses créanciers. Se composer V. pr. Etre composé. Ant. Décomposer.
COM
COM
COmpOSeur 'kon-tio-zeur\ n. ra. Indiyidu qui compose (en mauv. part).
composeuse [kon-po-zeu-ze] n. f. Typogr.
Machine à composer.
composite [koii-po-zi-te] adj. (lat. compositus) Se dit de l'un des cinq ordres d'ai'chitecture, formé du corinthien et de l'ionique. N. m. : le composite est trop chargé d'ornenieiits. ['V. colonne, ordre.) t'ig. Mêlé, formé d'éléments divers : génie co7nposite.
— Encycl. L'ordre composite se distingue du corinthien par la composition de son chapiteau, où les volutes ioniques et une échine taillée en oves sont superposées aux ornements du calice corinthien. Ce sont les architectes de la Renaissance qui ont eu l'idée de faire un ordre architectural de cet amalgame de formes dont ils avaient trouvé un exemple dans l'arc de Titus.
compositeur, trice [kon-po-zi] n. Celui, celle qui compose de la musique : Beethoven et Mozart sont les deux plus grands compositeurs allemands. Impr. Ouvrier, ouvrière qui rassemble les caractères.
compositiflore [kon-po-zi] adj. Qui a des fleurs composées.
composition [kon-po-zi-si-on, n. f. (lat eompositio). Action de composer quelque chose. Manière dont les parties forment le tout. Combinaison, proportion des éléments qui entrent dans un corps composé : Lavoisier établit le premier la composition de ieau. Action de rassembler des caractères typographiques. Art d'assembler les sons musicaux. Devoir donné à des écoliers comme matière de concours. IToute production de l'esprit. Aux temps mérovingiens, indemnité pécuniaire ou wergeld, accordée aux victimes d'un délit; le chiffre de la composition variait avec la qualité de la victime. Fig. Accommodement; entrer en compositioii.
COmpOSitum [kon-po-si-tom'] n. m. Ensemble des moyens d'un chanteur ; cet artiste a un superbe compositum.
COmpoSSibilité n. f. PhU. Caractère de choses compossibles qui appartiennent à un seul et même monde possible.
eompOSSible [/ton-po-si-iZe] adj. Philos. Dont l’existence n'est pas exclue par l'existence d’autre chose : le maximum de bonheur compossible avec l'existence d'un monde fini.
compos sut loc. lat. signif. Maître de soi-même : dans toutes lescirconstatices, le sage reste compos sui.
compost fAion-^iosr n, m. (du lat. compositum, composé). Vieux mot qui signifiait Recueil, calcul, calendrier.
compost [kon-post'] n. m. (m. angl.). Mélange de débris organiques, de matière calcaire, de terre, etc., utilisé comme engrais.
— Encycl. Agric. De préférence, on doit jeter au compost les débris organiques hors d'usage dont la décomposition est difficile (cuirs, chiffons de laine, rognures de corne), curures de mares et de fossés, ainsi que ceux pouvant renfermer des germes vivants. On mélange le tout de chaux et l’on arrose de temps à autre. La chaux réagit d’abord sur la matière organique, qu’elle transforme partiellement en humus, puis la chaux se trouve neutralisée sous forme de carbonate de chaux. Il se produit alors dans le compost une abondante nitrification de l’azote organique ; en d'autrestermes.
les principes utiles que renferme la matière organique deviennent assimilables par les plantes.
composter
[kon-pos-té] V. a.
Amender les terres àl’aide decompost.
Marquer avec un composteur : composter aes billets de chemin de fer.
composteur [kon-posteur] n. m. (ital.
compostore';. Impr. Règle à lame coudée, fermée aune extrémité, et dans laquelle le compositeur assemble les caractères. Appareil mécanique comportant une série de chiffres ou de lettres amovibles, et que l'on utilise pom’ marquer, numéroter, dater des tickets (billets de chemin de fer, de tramway, etc,).
Composto [kon-pos-to] n. m. (mot. ital.) Enduit composé de fragments de marbre ou d'autres pierres, que Ton amalgame avec des mortiers de ciment on de pouzzolane pour former une aire.
COmpotation [si-on] n. f. Action de boire ensemble. (Vx.)
Cocnposleur.
compote [A'on] n. f. (du lat. compositus, composé . Sorte de ragoût : compote de jugeons. Fruits cuits avec du sucre ; compote de pommes. En compote, meurtri : visage en cotyipote.
compotier 'ko7i-po-ti-é] n. m. Plat monté sur un pied, pour servir des compotes, des fruits, etc.
Compouad [kon-pound'] adj.
(m. angl. signif. composéi. Se dit de certainr organes ou appareils associes. Machine compound, machine à vapeur à deux cylindres inégaux, dans lesquels la vapeur agit successivement : les machines „ compound sont dites à triple, à qua- o™?» ‘«rdruple expansion nuand. au lieu de deux elles ont trois ou quatre cylindres. N. f. : une compound.
comprador [Aon] n. m. (mot espagn. signif. acheteiir^. Intermédiaire au moyen duquel s'opèrent en Chine les transactions commerciales entre Européens et indigènes. PI. des compradores [réss).
COmpréberiseur [kon-prr-an] n. m. Théol.
Créature jouissant de la vue parfaite de Dieu.
.. compréhensibilité [kon-pré-an] n. f. Qualité de ce qui est compréhensible.
oom'oréhensible [kon-v}'é-an' adj. Concevable, intelligible, Ant. Incompréhensible.
compréhensif, ive \kon- pré-an] adj. Qui embrasse, enferme : idée, expression compréhensive. Intelligent, qui comprend ; esprit compréhensif.
compréhension [Aon-pré-an-sî on] n. f. (lat. comprehensio). Faculté de comprendre. Connais¬
sance parfaite. Logiq. Totalité des caractères renfermés dans une idée générale. Théol. Vision béatiflque.
— Encycl. iMg. On considère en logique les termes ou mots du point de vue de la compréhension, qui désigne l'ensemble des caractères exprimés par le mot, et du point de vue de l'extension, qui désigne l'ensemble des individus auxquels le mot s'applique. Ainsi, vertébré a comme compréhension : animal qui a des vertèbres, et comme extension : mammifères, oiseaux, batraciens, reptiles, poissons. On remarque qu’un terme s'étend à d’autant plus d'êtres qu’il réunit moins de caractères ; ainsi la compréhension et l'extension sont en raison inverse Tune de l’autre.
compréhenslvité [kon-pré-an] n. f. Etendue de la faculté de comprendre.
COmprenahle [A'on] adj. Compréhensible.
(Peu us.)
comprendre [kon-pran-dre] V. a. fiat, comprehendere. — Se conj. comme prendre.) Renfermer en soi : la France comprend 89 départements. Faire entrer dans un ensemble : comprendre des meubles dans un inventaire. Fig. Concevoir, se rendre compte d’une chose : comprendre la pensée d'un auteur.
COmprenette [kon-pre-nè-te] n. f. Fam. Faculté de comprendre, attention. N'avoir pas la comprenette facile, comprendre difficilement.
compresse [A-on-prè-se] n. f. (lat. compressus, comprimé). Linge en plusieurs doubles, que Ton emploie dans le pansement des plaies.
compresseur [kon-prè-seur] adj. m. Se dit de certains 'instruments servant à comprimer une partie duoorps. N. m. Appareil destiné à comprimer un gaz.
compressibilité [kon-prè-si] n. f. Physiq. Propriété des corps qui peuvent être comprimés : la compressibilité des liquides est à peu prés nulle.
Ant. Incompressibilité.
— Encycl. Tous les corps sont compressibles, c'est-à-dire cèdent à la pression en diminuant de volume. Un parallélépipède métallique pressé sur deux faces opposées se raccourcit et finit par se briser si la pression dépasse une certaine limite ; on conçoit l’intérêt qu’il y a à oonnaitre cette limite pour les matériaux de construction ; si cette limite n’est pas atteinte, la diminution de volume disparait avec la pression. Pour les liquides, quelle que soit la pression le volume reprend toujours sa valeur initiale quand cette pression cesse d'agir. C'est John Canton (1761) qui, le premier, a démontré que les liquides sont compressibles. La compressibilité des liquides est plus grande que celle des solides, mais ni Tune ni l'autre ne sont compai’ables à la compressibilité des gaz ; la loi de compressibilité des gaz, donnée par Boyle (1661), puis par Mariotte (1776), et que Ton appelle en France loi de Mariotte, peut se résumer ainsi : A température constante, les volumes occupés par une même masse gazeuse sont inversement proportionnels aux pressions qu'elle supporte. Cette loi n’est en réalité qu’une loi approchée, d’autant plus applicable que les gaz sont plus éloignés du 'poin! critique. (V. liqxtéfactton.) D'ailleurs, les gaz comprimés fortement acquièrent des propriétés voisines de celles des liquides.
compressible [kon-prè-si-ble] adj. (du lat. compressus, comprimé). Qui peut être comprimé : les gaz sont très compressibles.
compressieaude [kon-prè-si-kà-dé] adj. Zool. Qui a la queue comprimée.
compressieaule [kon-prè-si-kô-le] adj. Bot. Qui a la tige comprimée.
compressif [kon-prè-sif], ive adj. Chir. Qui sert à comprimer ; appareil compressif. F'ig. Qui empêche la diffusion des idées : régime compressif.
COmpreSSimètre [kon-pré-si] n. m. Chir.
Ruban de fil placé au-dessous d'un 'bandage, pour s’assurer du degré de compression.
compression [kon-prè-si-on] n. f. Action de comprimer : pompe de compression. Effet de cette action. Fig. Contrainte : gouvernement (fui emploie des moyens de compression. Ant. Dilatation.
COmprêtre [Aon] n. m. Collègue dans le sacerdoce. (Titre que les évêques donnaient autrefois à leurs prêtres.)
Comprimable [Aon] adj. Qui peut être comprimé : les gaz sont très comprimables. Il vaut mieux dire compressible.
comprimant [Aon man], e adj. Qui comprime, comprimé, e [Aon] adj. Diminué de volume ; air comprimé. Aplati sur les côtés : front comprimé. N. m. Pastille pharmaceutique, contenant une certaine dose de médicament sous un tout petit volume : un comprimé de chlorate de potasse.
comprimer [kon-pri-mé] v. a. (lat. comprimere). Presser un corps de manière à en réduire le volume. Fig. Empêcher d'agir, de se manifester :
comprimer les factions ; comprimer ses larmes. Ant. Dilater, étendre.
Comprimeur [Aon] n. m. Appai-eil dont on se sert dans certains moulins pour aplatir le grain avant delemoudre.
compris, e
[kon-pri, i-ze] adj.
(de comprendre).
Contenu. Dont on a l’intelligence. —
Reste invariable quand) le substantif suit : y compris la ferme ;non compris la ferme.
Varie quand il suit le nom : la ferme non compris e.
Ant. Incompris.
c O m P r O mettant [Aonpro-mè-tan], 6 adj. De nature à compromettre : parole, démarche compromettante.
compromettre [kon-pro-mè-tre] v. a. (lat. compromittere. — Se conj. comme mettre.) Exposer, mettre en péril, dans l’embarras : compromettre ses intérêts. Perdre de réputation : compromettre quelqu'un. V. n. Faire un compromis. Stipuler qu’on aura recours à des arbitres. Se compromettre v. pr. ae mettre en péril. Exposer son crédit, sa réputation.
compromis [Aoji-pro-mi] n. m. Contrat par lequel deux personnes conviennent de se soumettre à Tarbitrage d’un tiers. (V. arbitrage.) Accommodement, transaction : un compromis médiocre est toujours préférable à un procès.
— Encycl. I)r. Le compromis, à la différence de la transaction (v. ce mot), qui termine tout de suite un procès par des concessions réciproques, ne fait qu’organiser un moyen de le terminer, en désignant un juge autre que celui du droit commun, sans que les parties aient rien abandonné de leurs prétentions. Il ne faut pas confondre le compromis avecla clause compromissoire. V. compromissoire [clause).
compromissaire [kon-pro-mi-sè-re] n. m.
Ai'bitre choisi à la suite d un compromis.
compromission [kon-pro-mi-si-on]-n. f. Action de compromettre quelqu’un ou soi-même : gardez-vous de toute compromission.
eompromissionnaire [Aon -pro -mi-si-onè-re] adj . Qui a rapport à un compromis.
compromissoire adj. Br. Peine compromissoire, peine prononcée par un arbitre. Clause compromissoire, clause par laquelle des contractants stipulent que les difficultés qui pourront surgir sur l'exécution de leur contrat seront tranchées par des arbitres qu’ils se réservent de nommer.
Comprotecteur [Aon-pro-fêA-tew] adj. m. Se disait des cardinaux à qui était confié le patronage de certains ordres religieux.
comprovincial, e, aux [Aon] adj. Qui est de la même province ecclésiastique. N. m. Evêque de la même province.
Comps [Aonpss], ch.-l. de c. (Var), arr. et à 20 kil. de Draguignan, près deTArtuby ; 620 h. Belles grottes. — Le oant. a 10 comm. et 2.0^ h.
Comptabiliaire [kon-ta-bi-H-è-re] adj. Ayant rapport à la comptabilité : erreur comptabiliaire.
comptabiliairement[Aon-fa-ti-H-é-?’e-?nan]
adv. Relatif à la comptabilité.
comptabiliser [kon-ta-bi-li-zê] v. a. Appliquer les régies de la comptabilité à des opérations de commerce, de production, etc.
comptabilité [kon-ta] n. f. (de comptable). Art de tenir des comptes en règle. Partie d’une administration spécialement chargée des comptes. Comptabilité publique, ensemble des règles appliquables à là gestion des deniers publics.
— Encycl. Comm., et ind. La compabilité est la science qui a pour objet la conception et la coordination rationnelles des comptes relatifs aux produits du travail et aux transformations du capital. Il existe deux manières de tenir les comptes : 1» en partie simple ; 2» en partie double. Toute opération de vente suppose deux personnes : une qui livre, l’autre qui reçoit. Par la comptabilité en partie simple ou unigraphie, le commerçant n’établit le compte que de la personne à qui il vend ou de qui il reçoit, c’est-à-dire que sa comptabilité ne se compose que des comptes de ses acheteurs à terme et de ses fournisseurs. Au contraire, la comptabilité en partie double ou digraphie fait, dans toute opération, le compte du commerçant qui livre ou qui reçoit, et celui de la personne qui reçoit ou qui livre inversement, c’est-à-dire que le commerçant est représenté par des comptes : caisse, effets, magasin, etc., auxquels on inscrit ce qu’il reçoit ou ce qu'il livre, en même temps que l'on inscrit au compte du vendeur ce qu'il livre, de l’acheteur ce qu’il reçoit ; d'où le qualificatif de partie double, par opposition à partie simple. La digraphie permet d’obtenir, par des comptes bien coordonnés, la situation permanente des entreprises, même les plus complexes, ainsi que les prix de revient exacts des industries de production et de fabrication.
— Fin. La comptabilité publique est régie ncK tamment par l’instruction générale du 20 juin 1869 et le décret du 31 mai 1862. Deux sortes d'agents concourent aux opérations budgétaires : l'ordontiateur et le comptable. Le pi’emier, administrateur (ministre, préfet, maire, etc.), délivre des ordres de recette, engage, liquide, ordonnance les dépenses (ordonnances directes ou de délégation, mandats), sous sa responsabilité morale. Le comptable, chargé de l'acte matériel de recette ou de payement, est res-
onsable sur ses biens personnels (cautionnement, ypothèque) des recouvrements à faire et de la validité des payements. En revanche, il est interdit à l’ordonnateur de s’ingérer dans le maniement des deniers, sous peine d être déclaré comptable occulte ou de fait. L’ordonnateur et le comptable tiennent des écritures qui se contrôlent réciproquement. Les comptes des ordonnateurs sont vérifiés administrativement et ont pour sanction l’approbation de l'autorité administi'ative ou, s'il s'agit du budget de l’Etat, le vote des Chambres (loi de règlement). Les comptes du comptable, appuyés des pièces au vu desquelles il a effectué les recettes ou les payements, sont jugés par le conseil de préfecture ou la Cour
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des comptes et aboutissent à un quitus ou à un reversement d’espèces. D'autre part, toutes les opérations des comptables du Trésor sont relevées au ministère des finances par la direction générale de comptabilité publique, et par la direction générale du mouvement des fonds, qui répartit les sommes nécessaires sur tous les points du territoire. Ces opérations sont résumées dans le compte général de l'administration des finances. La Cour des comptes, qui a vérifié sur pièces les comptes des comptables du Trésor, en affirme la conformité avec le compte général des finances et les comptes des ministres (déclaration de conformité).
comptable [kon-ta hlé\ adj. (de compter). Qui est chargé des comptes : comptable des deniers publics. Qui peut être porté en compte : pièce comptable. Fig. Responsable de. N. m. Agent qui tient les comptes.
— Encycl. On distingue : 1® le comptable d'origine, c’est-à-dire tout individu tenant lui-même sa comptabilité ou la faisant tenir par un professionnel, mais qui en est responsable personnellement vis-àvis des tiers (ainsi, un banquier est responsable des comptes que dressent ses employés); 2o \e comptable de profession, personne choisie par le comptable d'origine pour le suppléer, moyennant rémunération, dans le soin de tenir ses comptes ; 3° le comptable gardien de valeurs : caissier, magasinier, trésorier, officier payeur, etc., commis à la garde des valeurs, à charge d’en rendre çompte.
COmptag'e [kon-ta-jé] n. m. Action de compter.
comptant ryto7i-?a7i] adj. m. Compté sur Theure et en espèces : deniers comptant, argent comptant, et subst. : du comptant. Vendre au comptant, moyennant payement immédiat. Fig. Prendre pour argent comptant, accepter comme chose valable, assurée. Adverbialera. : payer comjttant.
compte [kon-te] n. m. (de compter). Calcul, nombre : faire le compte de sa fortune. Etat de ce qui est dù:néW/î;r le compte d'un entrepreneur. Fig. Profit, avantage : les fripons trouvent leur compte à la bomie foi des honnêtes gens. Donner son compte à un domestique, le payer et le renvoyer. Demander son compte, se faire payer son salaire pour quitter une place, necevoir son compte, être congédié. Rendre compte de, raconter, expliquer, justifier. Teriir compte de, prendre en considération ; dédommager de ; être reconnaissant de. Comptes faits, ouvrage qui donne des calculs tout faits. Compte courant, état par doit et avoir des opérations entre deux individus. Compte rendu, rapport fait à des commettants, à des intéressés, sur un objet qui les concerne ; analyse d'un ouvrage. Cour des comptes, tribunal administratif établi pour juger et apurer les comptes des deniers publics. A ce compte, à ce compte-là, d'après ce raisonnement. Sur le compte de, au sujet de. Etre loin de compte, être en désaccord de beaucoup, sur un compte, sur un sujet quelconque. Laisser une marchandise pour compte, la refuser. Avoir son compte, être très maltraité. Trouver son compte à, avoir avantage à. Tenir un compte, inscrire les opérations faites avec la personne dont le nom figure en tête du compte. Hégler un compte, examiner si l’ayant compte est débiteur ou créancier. Solder ou balancer un compte, déterminer ou inscrire la différence entre la somme des articles du débit et la somme des articles du crédit. Relever un compte, en faire une copie. Fermer un compte, cesser d'avoir des relations avec la personne qu'il concerne. Arrêter un compte, le fermer. Régler ses comptes, mettre ordre à ses affaires. Rendre ses comptes, les présenter à la vérification, et /îj’/. mourir. Se rendre compte de, apprécier. Demander compte de, demander la Justification de. Devoir com/)te de, être tenu à. Mettre, faire entrer en ligne de compte, prendre en considération. Loc. adv. : A compte, à valoir. A bon compte, à bon marché : avoir une marchandise à bon compte. Au bout du compte ou en fin du compte ou tout compte fait, tout bien considéré. De compte à demi,' en partageant les bénéfices. Prov. : A chacun son compte, que chacun reçoive ce qui lui est dû. Chacun veut avoir son compte, personne ne s'endort sur ses intérêts. Les bons comptes font les bons amis, pour rester amis, il faut avant tout s’acquitter exactement de ce que l'on se doit l'un à l'autre.
— Encycl. Comm. Un compte, c’est Ténumération sommaire des opérations par lesquelles le capital dont dispose un commerçant s’augmente temporairement par l'accession de celui d’autrui, ou diminue en passant temporairement aux mains d'autrui.
Il existe deux sortes de comptes : les comptes arithmétiques et les comptes digraphiques ou comptes d'une comptabilité tenue en partie double.