V. COMPTABILITÉ
Le compte entre deux négociants, contenant une suite d’opérations qui doivent se régler par compensation à l’expiration d'une certaine période, porte le nom de compte courant. On distinque le compte courant simple et le compte courant et d'intérêts. Le compte courant simple est Tétat dressé par doit et avoir des opérations exprimées en monnaie de compte, qui se poursuivent entre deux individus durant une certaine période, dont la durée est déterminée par la volonté des parties, et au bout de laquelle Tarrété du compte fixe la somme dont l’une des parties est redevable à l'autre, quant aux capitaux. Dans le compté courant et d'intérêts, l’arrété de compte fixe la somme dont l’une des parties est redevable à l'autre non seulement quant aux capitaux. mais encore quant aux intérêts de ces capitaux, changes, commissions, etc.
Le compte de retour est celui qui accompagne un effet de commerce ou une lettre de change non payée à son échéance, et que le cessionnaire renvoie an cédant. Il est épinglé à l’effet l’etourné. Il contient l'état des frais occasionnés par le non-payement de l'effet.
Les comptes d'ordre sont les comptes transitoires ou permanents qui permettent d'exprimer exactement les opérations économiques et les résultats qu elles donnent.
Les comptes collectifs sont usités pour présenter et résumer au grand livre général dc% séries de comptes de même nature, comme cliknts, fournisseurs, OUTILLAGE, etc., quc l’on ouvre dans un ou plusieurs grands livres particuliers. Les comptes collectifs facilitent la division du travail comptable, simplifient la balance d'ensemble, et fournissent des contrôles utiles.
— Dr. Reddition de comptes. C’est la production, à fin de vérification, d'un état de la recette et de la dépense des biens que Ton a administrés pour autrui. Le rendant est celui qui rend compte, et Ton appelle ayant celui à qui il est rendu. Le tuteur, le curateur à succession vacante, le mandataire, etc., doivent compte de leur administration. Lorsque la justice a à intervenir, à défaut de règlement amiable, le Code de procédure civile prescrit la forme des redditions de compte.
compte-fils [kon-te-fil] n.
m. invar. Loupe pour compter les fils de la chaîne ou de la trame sur un petit échantillon de tissu.
compte - gouttes \konte-gkov^te] n. m. invar. Petit appareil permettant de compter goutte à goutte une quantité déterminée d'une solution médicamenteuse ou autre : les comptegouttes sercent surtout aux médecins, aux pharmaciens, aux chimistes et aux parfumeurs.
Adjectiv. : un flacon comptegouttes.
compte-pas n. m. syn.
de PODOMÈTRE.
compter [kon-té] v. a. fiat.
computare). Nombrer, calculer :
compter de l'argent. Mettre au nombre de : compter
cent
(.'oupe d un compleur à g&z-
parmi ses amis. Payer, francs à quelqu'un. Avoir atteint : compter vingtcinq ans. Arg. marit.
Compter ses chejnises.vomir. V. n. Etre compté, faire nombre : syllabe qui ne compte pas. Se proposer : je compte partir demain. Compter sur, avoir confiance en. Compter de, dater de. Compter par, égaler au nombre de : compter des prospérités par Les jours de son règne. A pas comptés, lentement, solennellement. Prov. : Qui compte sans son hôte (ou sans l’hôte) compte deux fois, calculer sans consulter les intéressés, c'est s’exposer à des mécomptes. Il ne faut pas comp- Compteur à eau.
ter sur les souliers d un mort pour se mettre en route, il ne faut pas baser des projets sur un héritage.
compte reau [kon-te-i'Ô] n. m. Petit compte de détail.
compteur, euse [kon-teur, eu-ze] n. et adj.
Celui, celle qui c O m pt e . N . m .
Nom donné à divers appareils mesurant les distances parcourues ou le nombre des mouvements effectués dans un temps donné . Appareil qui marqueles quantités de gaz d'éclairage, d’eau, etc., que consomme une maison.
— Encycl. Mécan. On distingue, suivant leur usage : le compteur à gaz ; le compteur à eau ; le compteur de tours; le compteur de vapeur; le compteur d'électricité ; le compteur d' entr é'e, etc. Les premiers ont pour type le compteur normal, d'où dérivent les compteurs à niveau constant, eompensatcur, à bâche, d'évaporation, à mesure invariable, etc.
Le compteur normal est !
constitué, en principe, par un tambour ou volant, appareil mesureur, se mouvant dans une caisse cylindrique, qui renferme une, quantité déterminée d'eau. Le volant comm unique son mouvement de rotation à un mécanisme qui actionne les aiguilles de plusieurs cadrans enrcg'strant les quantités de gaz q u i traversent le compteur. Un autre type de compteur à gaz est celui dit à vayement préalable'. il possède un distributeur laissant s’écouler une certaine quantité de gaz à la suite de l’introduction d'une pièce de monnaie. Le compteur à eau comporte un très grand nombre de systèmes, se divisant en trois groupes principaux : compteurs à compartiments ejnensibies ; à piston mobile; à rnouvement rotatif. Les premiers contiennent des diaphragmes avec membranes en caoutchouc ou cuir ayant assez de souplesse pour se gonfler si le compartiment se remplit d'eau, et se dégonfler si Teau s’en échappe. Un mécanisme actionne Taiguille du cadran. Dans les seconds, un
Compleur de voiture.
Compteur d'électricité.
pîston'se meut à l'intérieur d'un cylindre muni d’un, tiroir ; Teau arrive comme la vapeur dans un cylindre de machine ; le tige du piston agit sur les aiguilles d’un cadran enregistreur. Le compteur à mouvement rotatif est constitué par une turbine horizontale, actionnant Taiguille d'un cadran et recevant Teau par-dessus. Les compteurs de tours munis d'un nombre plus ou moins grand de cadrans servent à enregistrer le nombre de tours que fait l'arbre moteur d'une machine pendant un laps de temps fixé. Les compteurs à vapeur enregistrent le débit de vapeur d’une machine à vapeur. Les comj)teurs d'entrée sont des sortes de tourniquets usités dans les expositions publiques. Munis d'un déclic, ils comptent les visiteurs, dont un seul passe à la fois. (V. tourniquet).
COIïipteuse [kon-teu-ze] n. f. Ouvrière qui assemble en mains les feuilles de pnpier,
comptoir [kon-toir] n. m. Table longue, sur laquelle les marchands étalent leurs marchandises : comptoir de ynarchand de vin. Succursale do la Banque de France. Nom donné à divers éta^ blissements de crédit public . Agence de com* merce d’une nation en pays étranger : comptoir des Indes.
— Encycl. Fin. Comptoir d'escompte. V. crédit {Etablissements de).
compulsation [hon, si-on] n. f. Action de compulser. (On dit aussi compulsion.)
compulser \kon-pul-sé] V. a. (du lat. compulsare, contraindre). Prendre communication d'un acte chez un officier public : compulser un dossier* Rechercher dans des registres, des papiers, etc. COmpulseur [kon] n.m. Individu qui compulse, compulsif) ive [kon] adj. Qui pousse, qui contraint : force compulsive.
Compulsoire [A-on] n.m. (de compulser). Prise de communication des actes d’un officier public, en vertu d’une ordonnance du juge.
— Encycl. Proc. civ. On donne le nom de cowpulsoire à la procédure employée pour obtenir communication et, s’il y a lieu, se faire donner un extrait d un acte dans lequel on n'a pas été partie, et qui se trouve chez un dépositaire public, tel qu’un notaire. Il faut, pour pouvoir y recourir, un lien direct et sérieux entre la pièce dont on demande communication et Tobjet du litige.
COmput [kon-put'] n. m. (du lat. computare^ compter). Supputation des temps pour le calendrier, et surtout le calendrier des fêtes mobiles : le comvut renferme le no??i6re dor, le cycle solaire, l'indication romaine, l'épacte et les lettres dominicales.
computation [kon, si-o?iJ n. f. (du lat. computare, compter). Manière de supputer le temps.
computer [kon-pu-té] v. a. (lat. computare),. Supputer, compter.
COmpUtiste [kon■pu-tis-te^ n. m. Celui qui travaille à dresser le calendrier ecclésiastique. A Rome, officier qui perçoit les revenus de la chambre apostolique.
Comtadill) e [kon], habitant ou originaire du comtat Venaissin : les Comtadins. Adjectiv. : population comtadine.
comtal, aux [Aon] adj. Qui appai'tient au comte : titre, fief comtal.
comtat [kon-ta] n. m. Comté, dans certaines expressions géographiques : comtat d' Avignon, comtat Venaissin,
Comtat (le) ou comtat Venaissin [kon-
ta-ve-nè-sin], pays de l'ancienne France, compris dans le dép. de Vaucluse ; il appartint aux papes avec Avignon, de 1274 à 1791. (Ilab. Comtadins).
comte [kon-te] n. m. (du lat. cornes, compagnon). Dans le haut moyen âge, commandant militaire d’un territoire : les comtes institués par Charlemagne se rendirent peu à peu indépendants. Dans la noblesse, dignitaire du troisième ordre, entre les barons et marquis.
— Encycl. Déjà usité par l’administration romaine pour désigner les conseillers attachés à la personne de l'empereur ou des dignitaires provinciaux, le titre de comte désigna, dans le haut moyen âge, un fonctionnaire à la fois civil et militaire, placé à la
Insignes distinctifs du comte : 1. Heaume; 2. Couronne; 3. Toque (!•' Empire).
tète de chacune des subdivisions provinciales ou cités. Sous les derniers Carolingiens, cette fonction devint un bénéfice héréditaire, d'importance très variable d’ailleurs, depuis les grands feudataires jusqu’aux simples hobereaux. Les comtes po.ssédaient des droits régaliens. La Révolution supprimace titre, qui réapparut sous l'Empire.
L'insigne du comte est une couronne d'or rehaussée de perles ; vue de profil, c’est-à-dire telle qu elle est figurée en art héraldique, cette couronne montre neuf grosses perles. Quand les armes des comtes ont pour cimier un heaume, celui-ci est d argent taré de profil et clos par une grille à sept barreaux. Dans les armoiries impériales, Tinsigne du comte est une toque de velours noir retroussée de contrehermine avec porte-aigrette d’or supportant cinq plumes.
Comte Ory ile), opéra en deux actes, paroles de Scribe et de Delestre-Poirson, musique de Rossini 1828). Le livret est tiré d'une vieille romance d origine picarde. Le comte Ory. profitant de 1 absence du comte de Formoutiers, s'introduit dans son manoir avec treize compagnons déguisés, ainsi que IuIt en pèlerines. La châtelaine et scs compagnes c^^'***' raient de grands dangers sans la perspicacité au
CON
page Isolier. qui découvre l'identité de la fausse sœur Colette. Le comte Oi’y et ses amis sont trop heureux de pouvoir s'évader au moment où le comte de For- Dioutiers revient de Palestine. La partition, une des nieilleui'es du compositeur, offre de charmantes mélodies : la cavatine Que les destins prospères, la romance ; Noble châtelaine, le chœur des buveurs, celui des chevaliers, etc.
Comte (Charles), publiciste et homme politique français, né à Sainte-Enimie (Lozère), m, à Paris (1782-1837) ; il fut le fondateur du Censeur, et devint secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences morales.
Comte (Auguste), mathématicien et philosophe français, né à \Iontpellier, m, à P.iris (1798-1857) ; fondateur du positivisme. 11 fut longtemps professeur à l'Ecole polytechnique. Son Cours de philosophie positive et son Systhne de politique positive sont parmi les œuvres capitales de la philosophie du XIX' siècle. Citons encore ; la Synthèse subjective, le Catéc)iisme positiviste. A partir de 18to, Auguste Comte s’efforça de tirer de sa philosophie une religion de l'Humanité, dont il s'intitula le grandprêtre, N. POSITIVISME.
Comte ( Pierre-Charles ) , peintre français, né à Lyon, m. à Paris (1823-1895). A représenté dans un style précis et brillant des scènes historiques : Henri III et le duc de Guise [m. du Luxembourg).
comté [kon] n. m. (autref. f.) Titre d'une terre qui donnait la qualité de comte. Possession d’un comté. Division administrative de la Grande-Bretagne; l' Amj leterre et le Pays de Galles comprennent €1 comtés.
comtesse [kon-tè-sé\ n. f. Celle qui, de son chef, possédait un comté. Femme ou veuve d'un comte.
Comtesse (Robert), homme politique suisse, né à 'Valangin (canton de Neuchâtel) en 184-7 ; fut président de la Confédération helvétique en 1909.
Comtesse de Charny {la), roman d'Alexandre Dumas (1859-1865), faisant suite à Ange Pitou, qui lui-même continue Joseph Balsamo ou Mémoires dun médecin. Série amusante qui va de Louis XV à la Révolution.
Comtesse d’Escarbagnas {la), comédie de Molière, en un acte et en prose (1671) ; peinture vive des ridicules de la province. On donne le nom de Comtesse d' Escarbagnas à une personne entichée de sa noblesse jusqu'au ridicule.
Comtifier [kon-ti-fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Fam. Faire comte.
COmtisme ;A:on-liS-»ne] n. m. (de Comte). Doctrine d’Auguste Comte.
Comtois, e [kon-toi, oi-ze], habitant ou originaire delà Franche-Comté : les Comtois. Loc. argot. ; Battre comtois, mentir. Adjectiv. : coutumes comtoises.
COmtor [kon] n.m. Nom que l’on donnait, dans quelques comtés, au vassal immédiat du comte, comtorat Jcon-to-rà] n. m. Fief, titre de comtor. eomtoresse [kon-to-rè-se] ou comtorisse [fton-(ü-ri-se) n. f. Femme de comtor.
comunero ou communero [né] n. m.
Habitant d’une commune, en Espagne.
— Encyci,. Les communeros jouirent longtemps de chartes, de privilèges ou fueros, par lesquels les rois récompensaient leur zèle à aller, au péril de leur vie, s'établir dans les contrées nouvellement conquises sur les Maures. Les communeros se soulevèrent, en 1520, contre Charles-Quint, sous la conduite de Juan de Padilla, mais, abandonnés par les nobles qui les avaient d'abord soutenus, ils furent écrasés, en 1521, à la bataille de Villalar.
comunidad n. f. (m. esp.) Nom donné à certains corps municipaux d’Espagne. (PI. communidades.)
Cornus [wiussl, dieu qui présidait aux plaisirs de la table, chez les Grecs. {Myth.)
Con préf. V. CO.
COn [kon'] prép. (m. ital.). Avec (usité en musique dans certaines locutions) : Con anima, avec âme. Conakry. Géogr. v. Konakrt.
Couau, nom de quatre ducs de Bretagne : Co- NAN I", le Tors, m. en 992 ; — Conan II, né en 1040, m. en 1066; — Conan III, le Gros, né en 1089, m. en 1148 ; — Conan IV, le Petit, né vers 1137, m. en 1171.
couard [nar] n. m. Membre d’une société joyeuse qui célébrait les jours gras à Rouen par toutes sortes de bouffonneries.
COncamératiou [si-on] n. f. (lat. concameratio). Archit. Voûte, arcade ou cintre.
Concarneau [nâ], ch.-l. de c. (Finistèrel, arr. et à 22 kil. de Quimper, port sur l’Océan ; 8.010 h. {Concarnois). Ch. de f. Ôrl. Bains de mer (plage de sable). Pèche à la sardine ; fabrication de conserves. — Le cant. a 4 comm. et 20.720 h.
concassage [ka-sa-je] n. m. Action de concs ser. Syn. concassation,
OONCASSEMENT.
concasser [ka-sé\ v.
a. (lat. conquassàre\ Réduire une matière dure en petits fragments.
C O n c a S S e U r [fta-
seur\ n. m. Machine-outil pour broyer les graines et les tourteaux. Adjectiv. :
cylindre concasseur.
— Encycl. I.e concasseur est constitué essentiellement par deux cylindres en fonte placés parallèlement dans un même plan horizontal’ striés oblique- Conoas.cur.
ment par rapport a 1 axe
dans les bons modèles, et tournant en sens contrai pour .agir comme un laminoir. Un dispositif prüje( sur eux les graines à concasser.
Dans d’autres systèmes, il n’y a qu'une partie mobile, cylindre ou plateau, armée de dents ou de stries, et qui tourne vis-à-vis d'une partie fixe.
concaténation [si-on] n. f. (de concaténé). Philos, et rhét. Enchaînement ; ta concaténation des causes et des effets.
concaténé, e adj. (du lat. cum.avec, etcatena, chaîne). Se dit de vers dont chacun commence par le dernier mot ou la dernière syllabe du précédent.
COncavation [si-on] n. f. Gibbosité antérieure de la poitrine.
concave adj. (lat. concavus). Dont la surface est une courbe creuse : miroir concave. N; m. Côté concave : le concave d'une lentille. Ant. Convexe, bombé.
concavifolié, e adj. A feuilles concaves.
concavité n. f. Etat de ce qui est concave. Le côté concave d'un corps. Ant. Convexité.
concéder [sé-dé] v. a. (lat. concedere. — Se conj. comme accélérer.) Accorder comme une faveur, un droit, un privilège : concéder l’ exploitation d'un monopole. Abandonner un point en contestation. Ant. Refuser, rejeter.
concedo, terme de logique signif. / accorde ; la guerre est parfois un mal nécessaire, concedo, mais on doit tout faire pour l'éviter.
concélébrer [éré] v. a. (Se cOnj. comme accélérer.) Célébrer (la messe) ensemble.
COncentrable [san] adj. Qui peut être concentré : liquide très concentrable.
concentrateur [sun] n. m. Appareil de concentration des liquides, des sirops. Dans une cartouche de chasse, culot en treillage métallique. Appareil employé dans l’industrie aurifère, pour séparer l'or de la m^isse du minerai broyé.
concentration [san-tra-si-ori] n, f. Action de concentrer ; la concentration d'une armée. Fig. : la concentration des pouvoirs. Effet qui en résulte ; concentration de la chaleur. Concentration du pouls, état du pouls dont les battements sont peu sensibles. Ant. Dispersion, diffusion.
— Encycl. Camps de concentration. Pendant la guerre du Transvaal, on appela ainsi des groupements de population boer non combattante, faits par les Anglais. Cela mettait entre leurs mains un nombre considérable d'otages. Déplus, sur ces camps établis dans de déplorables conditions d'hygiène, sévit une mortalité terrible. Les camps de concentration hâtèrent la reduition finale des combattants. Pendant la Grande Guerre, chez les divers belligérants, les nationaux ennemis ont été groupés dans des camps de concentration.
concentré, e [san] adj. (de concentrer). Dont on a chassé la partie aqueuse : alcool, acide concentré. Fig. Peu communicatif.
COneentrement [san-tre-man] n. m. Action de concentrer. (Peu us.)
concentrer [san-tré] v. n. (du préf. con., et de centre). Réunir en un centre ; les lentilles biconvexes concentrent les rayons solaires. Rassembler sur un même point : concentrer des troupes. Chim. Concentrer un liquide, un acide, le dépouiller des parties d’eau. Fig. Concentrer ses affections, les rapporter à un objet unique. Concentrer sa colère, la contenir, la dissimuler. Ant. Disperser, disséminer. Se concentrer v. pr. Se rassembler. Fig. Se renfermer en soi-même. Ant. S’épancher.
concentrique [san] adj. (de concentrer).
Géom. Se dit d'une figure ayant même centre qu'une autre figure :
cercles concentriques.
concentriquement [san-trike-man] adv. D'une manière concentrique.
concentrisme [san-tris-me] n.
m. (de concentrer). Sociol. Doctrine Cercles politique favoi'able à la concen- conceatriques. tration ; tendance à concentrer.
Concen'triste [san-tris-te\ n. et adj. Favorable à la concentration ; politique concentriste.
Concepclon (La), v. du Chili, Æh.-l. de la rov. do ce no'm, port actif sur le Pacifique; à l'emouchure du Biobio ; 50.000 h.
Concepeion del Uruguay ou Concep- Cion, V. de la république Argentine, sur l'Uruguay; 10.000 h. Port sur 1 Uruguay.
concept [sèpf] n. m. (du lat. conceptus, conçu). Philos. Idée, objet conçu par l'esprit : une abstraction n'est qu'un concept.
— Encycl. Le mot concept a été introduit dans la terminologie philosophique pour traduire le begriff de la philosophie kantienne, et s'applique à toute notion qui est générale sans être absolue.
conceptacle [sép] n. m. (lat. eoneeptaculum). Se dit d’une cavité contenant les organes de la reproduction, chez beaucoup de cryp ogames.
eonceptaculaire [sèp, lè-re] adj. Qui a rapport au conceptacle : cavité eonceptaculaire.
conceptaculifère [sèp] adj. (de conceptacle, et du lat. ferre, porter). Bot. Muni de conceptacles ; algues conceptaculifères.
concepteur, trice [s<^] n. individu qui conçoit. Adjectiv. : l'individu fécondateur et l'individu concepteur. (l’eu us.)
conceptibilité [sèp] n. f. Caractère de ce qui est conceptible.
conceptible [sèp] adj. Qui peut être conçu : phénomène conceptible ; fait conceptible.
conceptif, ive [sèp] adj. Qui peut concevoir : faculté conceptive.
conception [sèp-sf-on] n. f. (lat. conceptio). Action par laquelle l'enfant est conçu. Immaculée Conception, dogme catholique défini par Pie IX en 1854, d'après lequel la Vierge Marie a été conçue sans le péché originel. Fête par laquelle l'Eglise célèbre ce mystère (8 déc.). Fig. Faculté de comprendre : avoir la conception lente, facile. Ce que produit l'intelligence ; l invention de l'alphabet est une sublime conception.
Lentille concave.
Conception de Villa-Viçosa (ordre de N.-D. de la), ordre portugais fondé en 1818 par le roi de Portugal Jean VI. ’l’rois classes ; ruban bleu bordé de blanc.
Conception immaculée (la), titre de nombreux tableaux peints par de grands artistes de toutes les écoles ; Murillo, Ribera, Rubens, Tiepolo (v. p. 526), le Tintoret, le Corrège, le Guide (Madrid), etc. (V. Assomption).
conceptionnaire [sèp-
sio-nè-re] n. m. Théologien qui soutenait l'immaculée conception de la Vierge, avant que ce dogme ne fût devenu un article de foi pour les catholiques.
conceptionnel, elle [sèp-
si-o-nèl, è-le\ adj. Qui a rapport Ordre d. N. -D. delà aux conceptions, aux concepts. Conception
coneeptiste [sèp-tis-te] n. d. vuu-Viçe>a. m. (de l’esp. concepto, pensée). Nom donné à des écrivains précieux, dans la littérature espagnole, conceptivité [sèp] n. f. Faculté de concevoir, conceptualisme [sép-tu-a-Hs-me] n. m. Doctrine philosophique d'Abélard, qui professe que l'universel existe dans les choses mêmes, et que, séparé des choses, il n’est ni une réalité en soi, ni un simple mot, mais une conception de l'esprit qui exprime la nature essentielle de la pensée. (S'oppose dans le problème des universaux, à réalisme et à nominalisme.)
COnceptualiste [sép-tu-a-Hs-te] n. et adj. Partisan du conceptualisme.
conceptuel, elle (sèp-tu-èl, è-le] adj. Relatif à la conception. Philos. Relatif au conceptualisme.
conceptus [sèp-twss] n. m. Produit de la conception, de la fécondation ; l'œuf fécondé.
concernant [sèr-nan] part. prés, employé souvent comme une sorte de préposition. Sur, touchant : loi concernant la chasse.
concerner [sèr-né] v. a. (lat. concemere). Regarder, avoir rapport à ; cela concerne vos intérêts, concert psêr] n. m. (ital. concerto). Harmonie de voix, d’instruments, ou des deux ensemble. Séance musicale : les concerts de musique classique ont été remis en honneur. Lieu où l’on entend cette harmonie. Par anal. Chant d’hommes, d'oiseaux, ete. : les concerts du rossignol. Poésies. Ensemble de bruits simultanés : les' concerts du vent, de la foudre, etc. Fig. Accord, union, intelligence. Concert européen, accord des Etats de l’Europe. Loc. adv. De concert, d’intelligence ; agir de concert.
— Encycl. Les concerts publics ne remontent guère en France au delà du xviii' siècle. En 1725, François Philidor fut autorisé à organiser pendant la fermeture des théâtres à l’époque des grandes fêtes religieuses, un Concert spirituel, consacré à la musique religieuse et instrumentale ; cette création dura jusqu’en 1791. Le Concert des Amateurs (1775) dirigé par Gossec, puis le Concert de la Loge Olympique (1779-1789) furent ensuite les plus intéressantes tentatives dans ce genre jusq’au jour où, en 1828, furent fondés par Cherubini et Habeneck les Concerts du Conservatoire, exclusivement réservés aux anciens élèves de cet établissement. En 1801, Pasdeloup voulant mettre à la portée du peuple, pour un prix modique, l'audition de la musique symphonique, organisa les Concerts populaires de musiqw classique. A la fin du xix' siècle, les Concerts Colonne (1871) ont contribué à répandre la musique de Berlioz, et les Concerts Lamourevx (1880) celle de ■Wagner. De nos jours, le goût croissant du public cultivé pour la musique trouve satisfaction dans de nombreux concerts, où Ton peut entendre les maîtres anciens ou contemporains français ou étrangers. Dans les autres pays, il convient de citer les concerts du Gewandhaus, de Leipzig, les concerts du Conservatoire et les Concerts populaires de Bruxelles, la Société orchestrale de la Scala, les Concerts populaires de Londres, ceux de Madrid, ete.
Concert {le), tableau de Gérard Terborch (m. do Berlin), représentant deux musiciennes dont l’une joue de la viole, l’autre du clavecin.
Concert champêtre {le), tableau généralement attribué au Giorgione, au Louvre ; couleur puissante et harmonieuse. (Certains critiques l’attribuent au Titien.) (V. p. 525).
concertant [sèr-tan], e n. et adj. Qui chante où joue sa partie dans un concert : voix concertantes. N. f. Morceau de musique concertante.
concerter [sèr-té] v. a. (de concert). Conférer entre plusieurs, pour l'exécution d'un dessein : concerter une entreprise. Régler, composer : concerter son maintien. \. n. Prendre part à l’exécution d’un concert. Se concerter v. pr. Délibérer, s’entendre sur un projet.
concertino [sèr] n. m. Diminutif de concerto. PI. des concertinos (ital. concertini).
concertiste [sèr-Hs-te] n. Exécutant dans un concert.
concerto [sèr] n. m. (mot ital.). Morceau do musique, fait pour un instrument avec aceonipagnement de l'orchestre : Beethoven a laissé d'admirables concertos.
— Encycl. Musiq. A l'origine, l'orchestre, dans le concerto, était presque toujours accompagnant ; avec Beethoven, il a pris une véritable imporlance symphonique. Les cinq concertos de Beethoven (dont un pour violon) sont autant de chefs-d'œuvre, et se rapprochent beaucoup de la symphonie. Weber a écrit un célèbre concerto, le Concert-Stùck. Mozart, Bach, Hændel, 'Viotti, 'Vieuxtemps, Dussek, etc., ont écrit de belles œuvres dans ce genre.
concesseur [sè-sewr] n. m. Qui domie une concession.
concessible [sè-st-61e] adj. Qui peut être concédé ; des terrains jconcessibles.
concession [sè-si-on] n. f. (lat. concessio). Privilège, droit que Ton obtient de l'Etat en vue d’une exploitation ; obtenir la concession d'un chemin de fer. d'une mine. Spécialem. Terrain concédé par le gouvernement à un colon : les concessions sont accordées .sous réserve qu'elles seront mises en valeur par les concessionnaires. Terrain vendu ou loué pour servir de sépulture dans un cimetière : concession quinquennale ; concession à perpétuité. Chose qu'on accorde dans un débat, une contestation.
CON
— Encycl. On distingue plusieurs sortes de concessions, savoir :
Concession domaniale. C’est l’atandon fait par l'Etat à un particulier, une commune, un département ou un établissement publie, pour en jouir temporairement ou pour en disposer à titre de propriétaire incommutabie, de choses dépendant du domaine public.
Concession administrative. C’est l'autorisation donnée par l'Etat, les départements ou les communes, d’exploiter certaines industries (eaux minérales, mines, gaz, électricité, etc.) ou services publics (voitures publiques, transports, eaux potables, marchés d’approvisionnement, etc.),
Concession de travaux publics. Par cette concession, l’Etat confie à des particuliers, ou à des sociétés, le soin d’exécuter à sa place certains travaux d'utilité publique, comme les ponts, les canaux et les chemins de fer.
Concession coloniale. C’est l'acte autorisant l’exploitation, par des particuliers ou des sociétés, de territoires inoccupés, dans les colonies françaises.
concessionnaire [sè-si-o-né-re] n. Qui a obtenu une concession; le concessionnaire d’une mine. Adjectiv. : société concessionnaire.
Concetti [kon-tchèt-tï\ n. m. pl. (mot. ital.). Littér. Pensées brillantes et affectées. (Le sing. concetto est moins usité.)
— Encycl. Les concetti, originaires d'Italie et d’Espagne, furent importés en France par le cavalier Marino, et furent très en faveur au xvii= siècle. La fameuse apostrophe de Théophile de Viau à un poignard souillé du sang de son maître :
Il en roufçit, le traître !
OU le vers de Racine faisant dire à Pyrrhus, à propos de son amour :
Brûlé de plus de feus que je n’en allumai,
sont des concetti.
COnCCVatoilité n. f. Qualité de ce qui est concevable.
concevable adj. Qui se peut concevoir. Ant. Inconcevable.
concevoir v. a. (lat. condpere. — Se conj. comme recevoir.) Former en soi par l'effet de la fécondation. Fig. Former dans son esprit, dans son cœur : ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement. Fam. Je ne vous conçois pas, je ne comprends pas votre conduite.
Coneba (don Manuel Guttierrez de La) marquis del Dubro, général et homme politique espa- ^ol, né à Madrid, tué à la bataille de Muro (I8Ü8- 1874), soutint la reine Isabelle dans sa lutte contre les carlistes. — Son frère, don José Guttierrez de La Concha marquis de La Habana, né à Cordova de Tuouman (Buenos- Ayres), m. à Madrid (1812-1895), appartint au même parti.
COnebe n. f. (autre forme de conque). Dans la Saintonge, baie, crique. Dans les marais salants, second réservoir d’où s’évapore l’eau salée.
Conches {che], ch.-l. de c. (Eure), arr. et à 17 kil. d’Evreux, sur le Rouloir, affl. de l’Iton ; 2.200 h. Ch. de f. Et. Eaux minérales, forges et fonderies. Belle forêt. — Le cant. a 26 comm. et8.670h.
concilier [chi-£] v. a. (Se conj. comme prier.) Souiller de ses excréments. Fig. So.uiller, salir. (Trivial et peu us.)
concbifèrerfa’jadj. (du gv.kogkhê, coquille, et pherein, porter). Muni d’une coquille à deux valves.
COnchiforme JW] adj. Qui a la forme d'une coquille. (Ou dit aussi conchyliolde.)
conchinien, enne [ki-ni-in, è-ne] adj. Qiû a rapport à la conque de l’oreille : muscle conchinien.
conebite [ki-te\ n. f. Vase qui s’est pétrifiée à l’intérieur d’une coquille, et qui en conserve la forme après la disparition du test.
COncboïdal, ©, aux [ko-ï\ adj. Qui ressemble à une coquille : la cassure du silex est conchoîdale.
Coneboïde [ko-i-de] adj. (du gr. kogkhoeidês, coquille). Qui ressemble à une coquille.
coneboïde [ko-i-de] n. f. Géom. Courbe, lieu des points que l’on obtient en menant par un point fixe une sécante variable qui rencontre une droite ou une courbe en un point à partir duquel on porte une longueur constante de part et d’autre.
conebylien, enne [ki-H-in, è-ne] adj. Qui contient des coquilles : calcaire conchylien. COnebylifèrè [ki] adj. Syn. de ooNCHiEÈRE. concbyliologie [ici, jî] n. f. (du gr. kogkhulion, petite coquille, et logos, discours). Science qui traite des coquilles, des coquillages.
eoncbyliologique [kî] adj. Qui a rapport à la conchyliologie.
concbyliologiste [fa’, jis-te] n. m. Qui s’occupe de conchyliologie.
concbyliopbore [fa] adj. Qui porte des coquilles.
concierge [èr-je] n. Portier qui a la garde d'un hôtel, d’une maison, etc.
— Encycl. Dr. Le concierge est, au point de vue de la loi, un simple domestique du propriétaire, mis à la disposition des locataires. Il doit tenir la maison en état de propreté, faire visiter les appartements vides, ne pas laisser sa loge sans gardien, sous peine, pour le propriétaire, d’être déclaré responsable des vols et soustractions commis en l’absence du concierge. Il n'a pas le droit, s'il n’a reçu d’ordres spéciaux, de recevoir livraison des colis apportés par des compagnies de transpoi’t ; le reçu qu’il donne prive en effet le locataire du droit de réclamation contre J’expéditeur ou le voiturier.
conciergerie [èr-je-rî] n. f. Fonctions et demeure d’un concierge.
Conciergerie, prison célèbre, enclavée dans les bâtiments du Palais de justice de Paris, et qui au temps où ce palais était la résidence des rois de France, servait de logement à l'officier royal, que Ton nommait concierge puis bailli du palais. On y remarque aujourd'hui les belles salles ’golhiques dites cuismes de saint Louis, les trois cours pointues, les cachots où, pendant la Révolution, furent enfermés Marie-Antoinette, M“s Elisabeth, Malesherbes, Bailly, Danton, M™!! Roland, cto.
concile n. m. (du lat. eoncilium, assemblée). Réunion d'évêques et de docteurs en théologie, qui
décident des questions de doctrine et de discipline ecclésiastique. Collection des actes des conciles. Fig. et fam. Assemblée quelconque.
— E.ncycl. Les conciles sont œcuméniques, nationaux ou provinciaux, suivant que les évêques convoqués sont du monde entier ou seulement ceux d'une nation ou d’une province. Les conciles œcuméniques qui ont été tenus jusqu'à ce jour sont ceux de Nicée (325), de Constantinople (381), d’Ephèse (431), de Chalcédoine (451), de Constantinople (553), de Constantinople (681), de Nicée (787), de Constantinople (889), de Latran (1123, 1139, 1179, 1215), de Lyon (1245, 1274), de Vienne (1311), de Constance (1414), qui condamna Jean Huss ; de Latran (1512) ; de Trente (1545-1563), ou fut décidée la réforme générale de l’Eglise catholique en face du protestantisme; du Vatican (1870), où fut défini le dogme de l'infaillibilité pontificale. Le concile de Bâle (1431- 1449), transféré à Florence (1434), n'est pas regardé comme œcuménique.
COUCiliRbilité n. f. Qualité de ce qui est conciliable.
conciliable adj. Qui peut se concilier : opinions conciliables. Ant. Inconciliable.
conciliabule n. m. (lat. conciliabulum). Assemblée convoquée hors du sein de l'Eglise par des prélats schismatiques. Conférence secrète pour comploter : tenir des conciliabules.
conciliaire [U-è-re] adj. Qui a rapport à un concile : décret conciliaire.
Conciliairement [li-é-re-man]o.dY.F.n concile.
conciliant [U-an'L 6 adj. Qui est propre à concilier: Michel de L’Hospital adressa inutilement des paroles conciliantes aux catholiques. Ant. Blessant, choquant.
conciliateur, trice n. et adj. Qui concilie, aime à concilier ; le juge de paix doit être surtout un conciliateiir.
conciliation [si-on] n. f. (lat. condliatio). Action de concilier ; son effet. Action d’un juge sur les parties, pour les mettre d’accord : être appelé en conciliation.
— Encycl. Dr. On appelle conciliation (essai, tentative ou préliminaire de), la formalité imposée aux parties de se présenter devant le juge de paix conciliateur, pour tenter un arrangement avant de commencer un procès, que les affaires soient de la compétence du juge de paix, ou de la compétence des tribunaux d'arrondissement.
En principe, toute demande est soumise à la conciliation ; cependant, trois conditions sont exigées. Il faut que la demande soit : 1» introductive d'instance ; 2o susceptible de transaction ; 3» en première instance devant les tribunaux d'arrondissement. D'autre part, sont dispensées du préliminaire de conciliation : 1“ les demandes requérant célérité (loyers, saisies, etc. ); 2“ celles formées contre plus de deux défendeurs.
Le juge compétent, est, en règle générale, celui de l’arrondissement (à Paris) ou du canton où réside le défendeur. Les demandes de conciliation sont formées par simple avertissement, dans le cas où l’affaire est de la compétence de la justice de paix ; dans les autres cas, il faut avoir recours à un exploit d'huissier nommé citation. Les parties comparaissent en personne ou par mandataire. Si Tune des parties ne comparaît pas, elle encourt une amende de 10 francs.
La conciliation est la phase initiale de la procédure facultative d'apaisement que la loi du 27 décembre 1892 a inaugurée en matière de différends collectifs entre patrons et ouvriers ou employés : elle précède nécessairement l’arbitrage, et donne lieu à la réunion d'un comité de conciliation.
COnciliatoire adj. Propre, destiné à concilier : mesures conciliatoires.
concilier \li-ê\ v. a. (lat. condUare. — Se conj. comme prier.) Mettre d'accord : concilier des plaideurs. Faire accorder, en parlant de choses qui paraissaient contraires : concilier la liberté et le déterminisme. Attirer, procurer : exorde qui concilie à l'orateur la bienveillance de V auditoire. Se concilier V. pr. Acquérir, s’attirer : se concilier l'estime d'autrui. Ant. Brouiller.
Concini (Concino), maréchal d’ Ancre, aventurier italien, né à Florence, m. à Paris en 1617 ; favori de Marie de Médicis, que dominait aussi sa femme,
Léonora Galigaï. Il amassa une fortune immense ; devint ministre de Louis XIII, se signala par son avidité et son incapacité, qui motivèrent plusieurs révoltes des grands ; il osa faire emprisonner Condé. Il fut supplanté par de Luynes. Vitry, capitaine des gardes du roi, qui était chargé de l'arrêter, lui cassa la tête d un coup de pistolet.
Conciones latinæ, harangues latines empruntées à Tite-Live, Quinte-Curce,
Salluste , Tacite , réunies Conoini.
en volume au xvi® siècle
par H. Estienne, et que Ton traduit en première. Par abrév. n. m. Conciones (un), le volume lui-même.
concis, e [si, i-ze] adj. (du lat. concisus, coupé). Court, serré, laconique : le style de Thucydide est concis et énergique. Qui exprime sa pensée en peu de mots ; La Rochefoucauld est concis. Ant. Diffus, prolixe.
concision [zt-on] n. f. Qualité de ce qui est concis : concision du style. Ant. Diffusion, prolixité.
concitoyen, enne [toi-i-in, é-ne] n. (du préf. con, et de citoyen). Qui est du même pays, de la même ville.
concltoyenneté [toi-iè-ne] n. f. Qualité de concitoyen. (Peu us.)
eonclamation [si-on] n. f. (lat. eonclamatio). Antiq. rom. La première des cérémonies funèbres, qui consistait à appeler plusieurs fois le défunt.
conclave n. m. (du préf. con, et du lat. davis. clef). Lieu où s’assemblent les cardinaux pour élire un pape. Cette assemblée elle même.
— ,Encycl. Pendant toute la durée de l’élection, les cardinaux sont strictement cloîtrés. Cet usage
date de 1271 ; le pape Clément IV était mort depuis 1268, et les cardinaux réunis à Vitei'be n'avaient pu s'entendre encore sur le choix de son successeur. Le gouverneur de Viterbe, Gatto, les enferma dans le lieu de leur réunion, jusqu’à ce que Tun d'eux fût élevé au pontificat. Le pape qui fut élu, Grégoire X, fit de cette mesure une loi, dans son règlement du second concile de Latran (1274). Depuis, Tusage a prévalu de tenir le conclave à Rome. Les cardinaux sont enfermés dans une partie du Vatican, où ils habitent des cellules spécialement construites pour eux, et toute communication avec le dehors leur est interdite. D’après les règlements primitifs, on retranchait graduellement à l'abondance do la table des cardinaux réunis en conclave, de sorte qu'au huitième jour ils étaient réduits au pain et au vin. L’élection a lieu au scrutin. Chaque cardinal dépose dans un calice un bulletin de vote. Si aucun candidat n'a réuni la majorité exigée, les bulletins sont aussitôt brûlés avec une poignée de paille humide, qui produit la fameuse sfumata, sriettée au dehors par le peuple. Le scrutin est quelquefois complété par l’accession, par laquelle chaque cardinal peut se rallier à un candidat différent de celui pour lequel il a voté d’abord. Celui qui réunit les deux tiers des voix est élu.
COnclaviSte [uis-fe] n. m. Ecclésiastique ou laïque qui s’enferme au conclave avec un cardinal, pour le servir.
concluant [klu-an], e adj. Qui prouve bien ce qu’on a avancé : argument concluant.
conclude n. f. Sorte de pâtée composée de moelle, de sucre et de cannelle, qu’on donnait aux oiseaux de haut vol pour les exciter à la chasse.
conclure v. a. (lat. concludere. — Je conclus, tu conclus, il conclut, nous concluons, vous concluez, ils concluent. Je concluais, nous concluions. Je conclus, nous conclûmes. Je conclurai. Je conclurais. Conclus, concluons, concluez. Que je conclue, que nous concluions. Que je conclusse, que nous conclussions. Concluant. Conclu, e.) Résoudre d’une manière définitive : conclure un mariage. Achever, terminer : conclure une affaire. Tirer une conséquence. V. n. Donner ses conclusions. Opiner : conclure à la peine de mort.
conclusif [zif], ive adj. Qui conclut ; proposition conclusive.
conclusion [zi-on] n. f. (Tat. conclusio). Action de conclure ; la conclusion de la paix de ’Westphalie. Solution finale. Dernière partie d'un discours. Conséquence d’un argument : la conclusion d'un syllogisme ne doit pas dépasser les prémisses. Mus. Fia d'une fugue, (on dit aussi queue ou coda.) Pl. Procéd. Demande des parties. Réquisitions du ministère public : prendre des conclusions.
— Encycl. Procéd. civ. Les conclusions, partie essentielle de la procédure, sont principales ou subsidiaires. Les principales contiennent les prétentions qu’elles désirent voir admettre en premier lieu par le tribunal. Les subsidiaires comprennent les prétentions plus modestes, pour le cas où le tribunal n’accorderait pas les principales.
Les conclusions sont exceptionnelles lorsqu’elles ne touchent pas au fond même du litige, et au fond, lorsqu’elles entrent dans le vif du débat.
Enfin, on nomme conclusions reconventionnelles celles prises par le défenseur contre le demandeur.
On appelle aussi conclusions l’opinion émise à l’audience par le ministère public, en matière civile.
eonclusum [zom'] n. m. (mot. lat.). Décision de certaines assemblées (diète germanique, etc.). Diplom. Note résumant des débats.
concoeteur [kok-teur], trice adj. (du lah concoquere, supin concoctum, cuire). Favorable à la digestion.
concoction [fafasi-on] n. f. (de concoeteur). Digestion dos aliments dans Testomao.
concolore adj. Qui a une couleur uniforme : papillon concolore.
concombre [kon-bre] n. m. (lat. cucumis). Genre de cucurbitacées, aux fruits gros et allongés, que Ton mange en salade. Le fruit.
— Encycl. Les concombres sont des plantes an¬
nuelles à fieurs jaunes, originaires des régions chaudes et tempérées ; on en cultive plusieurs espèces pour leurs fruits.
Le concombre melon, plus simplement melon, originaire des Indes, est cultivé dans les jardins potagers. Le concombre à cornichons fournit des fruits qui, conservés au vinaigre, sont employés comme condiment; d’autres espèces sont cultivées comme ornementales. Enfin, on emploie la pulpe des fruits pour fabriquer la pommade de concombre, très utilisée pour assouplir la peau.
Concombre*
concomitamment [ta-man] adv. D une manière concomitante. (Peu us.)
concomitance n. f. Union, accompagnement. Coexistence ; la concomitance de deux phénomènes.
concomitant [tan], e adj. (du lat. concomitari, accompagner). Qui accompagne. Grâce concomitante, celle que Dieu nous donne au cours de nos actions, pour les rendre méritoires.
concordamment [da-man] adv. Avec accord, concordance n. f. Convenance, accord ; concordance de témoignages. Gram. Accord des mots suivant les règles : la concordance des temps. Ecrit, sainte. Ouvrage montrant la suite et l’accord des quatre textes évangéliques ; table alphabétique des mots employés dans la Bible. Ant. Discordance.
concordant [dan], e adj. Qui s’accorde moignages concordants. Vers concordants, vers destinés à être chantés et qui ont : 1“ une partie commune ; 2° une partie différente. Ant. Discordant, dissonant.
concordant [dan] n. m. Syn. ancien de baryton (voix entre le ténor et la basse).
CON
CON
Concorde (statue antique) Musée Pio>Clemenliuo«
COnCOrdantiel, elle è-le] adj. Destiné à établir une concordance ; tableau concordant iel des calendriers.
concordat [da] n. m. (bas lat. concordatum' . Traité entre le pape et un souverain, sur les affaires religieuses. Absolum. Celui de 1801. (Dans ce sens,
{(rend une majuscule.) Convention entre un failli et a majorité de ses créanciers, dont l'effet est de le remettre à la tête de ses affaires ; l'inexécution du concordat replace le négociant dans l'état de failli.
— Encïcl. Le plus ancien concordat est celui de Worms, signé en 1122 entre le pape Calixte et l’empereur Henri V. Il faut encore rappeler le Concordat de Bologne, entre François l'c et le pape Léon X. négocié en 1516. Le concordat entre Pie 'Vil et le Premier Consul a été signé le 15 juillet 1801, converti en loi le 8 avril 1802 (18 germinal an X). Ce traité célèbre présida, jusqu'à la loi du 8 décembre 1905, aux relations entre le gouvernement français, le saint-siège et le clergé catholique. Il contient dix-sept articles. Il reconnaît la religion « catholique, apostolique et romaine » comme n la religion de la grande majorité des Français c, assure son libre exercice et la publicité de son culte, sous la seule réserve des » règlements de police » nécessaires pour la tranquillité publique. Il donne au chef de l'Etat le droit de nommer les évêques, réservant l'institution canonique au pape. Les évêques et les ecclésiastiques du second ordre prêtent serment au gouvernement. Les évêques ont le droit d'établir la circonscription des paroisses, de nommer les curés et les chanoines de leur chapitre avec l'approbation du gouvernement. Un séminaire est établi dans chaque diocèse. Il assure un traitement aux évêques et aux curés, en retour de la reconnaissance par le clergé de la vente de ses biens.
Des articles organiques, également en date du 18 germinal an X, furent annexés au traité conclu avec le saint -siège et publiés en même temps que lui. Ils sont relatifs tant au régime du culte catholique qu’au régime des cultes protestants.
concordataire [tère] adj. Relatif au Concordat. Qui avait accepté le concordat de 1801 ; partisan du Concordat : ioèque concordataire. Comm. Failli concordataire, failli qui a obtenu un concordat.
Concorde, déesse romaine, fille de Jupiter et de Thémis, représentée par une femme portant dans ses mains une branche d’olivier et un caducée, plus ordinairement une proue de navire et un sceptre ou une corne d'abondance. (Chez les Grecs, on la nommait Homonoia.)
Concorde (saint), prêtre de Spolète, martyr sous le règne d’Antonin, vei's 175. Fête le l^r janvier.
concorde n. f. (lat. concordia). Union de cœurs et de volontés ; troubler, rétablir la concorde entre les citoyens. Bonne intelligence. Ant. Discorde, désunion, désaccord.
Concorde (place de la), célèbre place de Paris, au bord de la Seine, et à l’extrémité nord-ouest du jai'din des Tuileries ; créée en 1748 par Louis X'V et dessinée par Gabriel, elle s’appela d’abordplace Louis XV (une statue du roi, par Bouchardon, en ornait le centre). A la Révolution, elle prit le nom de place de la Révolution, servit aux exécutions capitales, et vit tomber les tètes de Louis XVI et de Marie- Antoinette. Au milieu de la place, s’élèvent l’obélisque de Louqsor, apporté d'Egypte en 1836, et deux fontaines monumentales ; en bordure, se dressent huit statues de villes ; Lyon,
Marseille , Bordeaux ,
Rouen, Nantes, Brest,
Lille, Strasbourg (Ces deux dernières sont de Pradier).
concorder [dÿ v.
n. !de concorde). Etre d accord. Tendre au même but : tous ces témoignages concordent. Ant. Discorder.
coneordisme
[dis-me] n. m. Système
d'exégèse qui cherche à mettre la Bible d'accord avec les résultats de la science.
concourant [ranj, e adj. Qui concourt vers un même point, un même but ; forces concourantes. concourine n. f. v. concourme.
concourir v. n. (lat. concurrere. — Se conj. comme courir.) Converger vers un même but. Coopérer : concourir au succès d'une affaire. Etre en concurrence : concourir pour une place.
concourme n. f. Drogue pour teindre en jaune. (C’est par erreur que l’on écrit coxcourine.)
concours [Anur] n. m. (lat. concursus). Rencontre d’un grand nombre de personnes qui se dirigent vers un même point : un grand concours de peuple. Coïncidence : fâcheux concours de circonstances. Action de coopérer : offrir son concours. Lutte de concurrents ; on n'entre à Saint-Cyr QU après un concours. Concours général, concours annuel entre les premiers élèves des diverses classes des lycées et collèges de Paris et des départements. Supprimé en 1905 et rétabli en 1921 pour les classes supérieures.) Concours agricole, v. la partie encycl.
— Enctcl. Agric. Les concours agricoles sont aujourd'hui d’une très grande variété ; mais on peut en définitive, les ramener à deux types principaux : concours à domicile ou itinérants, dans lesquels le jury va visiter les concurrents, et concours-expositions, où les animaux, produits, machines sont rassemblés sur un point pour être examinés par le jury.
Les concours à domicile, seuls possibles pour certaines productions, revêtent un caractère général en ce qu'ils embrassent toutes les branches de l'agriculture ; mais, en fait, chacun d’eux juge une spécialité. Ces concours sont locaux ; ce sont des concours culturaux (^concours d'exploitations, de fermes, d’étables, de bergeries, porcheries, aviculture, apiculture, arboriculture, cultures spéciales) ou des concours d’utilité sociale (logements hygiéniques, organisations mutuelles, etc.). Ils sont organisés par les sociétés locales d’apiculture, les comices agricoles, les syndicats agricoles.
Les concours de primes d'honneur sont organisés exclusivement par l’Etat. Les concurrents y sont classés par département et suivant l'importance de leur exploitation (grande' culture, moyenne culture, culture familiale) ; ces concours sont spécialisés suivant les régions ; ils accordent aussi des récompenses aux travailleurs ruraux et aux serviteurs à gages.
Les concours-expositions, où les animaux de la ferme occupent une place prépondérante, ont une importance locale, régionale ou générale, suivant qu'ils sont organisés par les sociétés agricoles diverses (concours locaux) ou par l'administration de l’agriculture (concours du 2“ degré, concours général) ; ils sont dotés de subventions accordées par l’Etat, les départements, sociétés, etc.
Le concours général agricole a lieu annuellement à Paris et constitue une vaste exposition agricole et horticole (animaux reproducteurs, animaux de boucherie, volailles, plantes de grande culture et maraîchères, plantes d ornement, fleurs, fruits, semences, ■ engrais, vins, miels, etc.). Des récompenses sont décernées (médailles, diplômes, primes en argent).
Quant aux concours réservés spécialement à la race chevaline [concours hippiques), ils sont organisés, soit officiellement par l’administration des haras (concours de dressage, concours de chevaux de selle) ou par les Remontes (concours de primes de majoration pour demi-sang), soit par des sociétés privées (concours de la Soci&é hippique française — comme celui qui a lieu chaque année à Paris — concours de la Société de cheval de guerre ou de la Société du cheval national de trait léger).
— Fin. Fonds de concours. On nomme ainsi les fonds versés par les départements, les communes et les particuliers intéressés à l’exécution de travaux publics, pour concourir à la dépense desdits travaux.
Concraire (Jcrè-rel v. a. (de concret. — Se conj. comme traire.) Former un tout concret de. Ant. Abstraire.
concréüer [fi-é] y. a. (Se conj. comme prier.) Rendre concret : concréfier des matières. Se concréfler V. pr. Devenir concret.
concrescence [Arés-san-se] n. f. Croissance en commun de plusieurs organes.
concrescent [Aï’ês-san], e adj. Se dit des organes affectés par le phénomène de la concrescence.
concrescibilité fArès-si] n. f. Qualité de ce qui est concrescible : la concrescibilité du sang,
concrescible [krès-si-ble] adj. Qui peut se concréter : matière concrescible.
concret fArè], ète adj. (lat. concretus). Epais, condensé ; huile concrète. Gram. Terme concret, qui
place de le Concorde.
désigne une qualité réelle considérée dans un sujet, tandis que le terme abstrait n’indique que la qualité seule : chapeau blanc (concret), blancheur (abstrait). Arith. Nombre concret, dont l’espèce d’unité est désignée, comme iO mètres. N. m. Qualité de ce qui est concret. Ant. Abstrait.
concréter [té] v. a. (Se conj. comme accélérer.) Rendre concret, solide : le froid concrète la plupart des liquides.
concrétion [si-on] n. f, (lat. concretio). Physiq. Action de s’épaissir. Réunion de parties en un corps solide ; concrétion saline, pierreuse. Agrégation solide dans les tissus vivants : concrétions biliaires. Fig. Manifestation sensible, matérielle : le gendarme est la concrétion de la loi.
concrétionnaire [si-o-nê-re] adj. Disposé en
concrétion.
concrétionner [si-o-n£\ (se) v. pr. Se mettre à l’état de concrétion.
concrétiser \kré-ti-zi\ v. a. Rendre concret ; concrétiser un concept. Se concrétiser v. pr. Devenir concret.
concubin, e adj. (lat. concublnus). Qui a rapport au concubinage. N. Qui vit en concubinage.
concubinage n. m. Etat d’un homme et d'une femme qui vivent ensemble sans être mariés.
concubinaire [nè-re] n. m. Homme qui vit en concubinage.
concubinairement [nê-re-ma?i] adv. En concubinage : vivre concubinairement.
concupiscence [pis-san-se] n. f. (du lat. concupiscere, désirer). Penchant à jouir des biens de la terre, particulièrement des plaisirs sensuels.
concupiscent [pis-san], e adj. Qui éprouve de la concupiscence : une âme concupiscente. Inspiré par la concupiscence : paroles, oeillades concupiscentes.
concupiscible [pis-si-ble] adj. Qui porte à désirer un objet qui plaît.
concuré n. m. Prêtre qui exerçait la charge de curé, concurremment avee d'autres.
concurremment [ku-ra-man] adv. Par concurrence. Conjointement : agir concurremment avec quelqu'un.
concurrence [ku-ran-sé\ n. f. (de coneurrent). Compétition : être en concurrence. «Rivalité entre fabricants, marchands, etc. : la loi défend, entre commerçants, la concurrence déloyale. Concurrence vitale, la lutte pour l’existence. Loc. adv. : Jusqu'à concurrence de, jusqu'à la somme de.
— Encycl. Br. Concurrence déloyale. On appelle ainsi tout acte de mauvaise foi commis par un commerçant, dans le but d'amener une confusion, à son profit, entre ses produits et ceux d’un établissement rival, ou de détourner la clientèle de ce rival, en dépréciant ses produits ou en lui dérobant ses secrets commerciaux ou industriels. Plusieurs lois punissent comme délits correctionnels les faits les plus graves. (V. PROPRIÉTÉ.)
concurrencer [ku-ran-s£\ v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o ; il concurrença, nous càncurrençons.) Paire concurrence à.
concurrent [Au-ran], e n. (lat. eoneurrens). Compétiteur, rival. Adjectiv. Qui concourt au même but : actions concurrentes. Qui fait concurrence ; industries concurrentes.
concurrentiel, elle [ku-ran-si-èi', è-ie] adj. Qui fait concurrence : compagnies concurrentielles.
concussion [ku-si-on] n. f. (lat. concussio). Exaction commise par un trésorier public : Semblançay fut condamné au gibet pour concussion.
— Encycl. Dr. Trois éléments constituent la concussion : abus d'autorité, illégalité de perception, mauvaise foi de l'agent. La concussion est tantôt un crime, tantôt un délit, La pénalité est graduée d’après la qualité du coupable et l’importance des sommes indûment perçues. Elle va de la réclusion à l’emprisonnement, suivant que la perception illégale est supérieure ou inférieure à 300 francs, et que l’inculpé est un fonctionnaire public ou seulement un préposé.
concussionnaire [AM-si-o-nè-re] adj. et n. Coupable de concussion.
concuteur n. m. (du lat. concutere, frapper). Artil. Pièce d’obus (à fusée fusante) qui frappe, en tombant, une pastille-amorce de fulminate de mercure, dont la déflagration enflamme la charge du projectile.
condamine n. f. Terre végétale, dans le midi de la France.
Condamine-Châtelard, comm. des Basses- Alpes, arr. et à 13 kil. de Barcelonnette, au confluent du Parpaillon et de TUbaye; 1.190 h.
condamnable [da-na-ble] adj. Qui mérite d’être condamné : acte condamnable.
COndamnateur [da-na] n. m. Celui qui condamne ou a condamné.
condamnation [da-na-si-on] n. f. Jugement par lequel on condamne ; en cour d'assises, le jury juge la culpabilité de l'accusé, et la cour prononce la condamnation. La peine infligée : subir une condamnation. Fig. Blâme, désapprobation. Passer condamnation, avouer son tort (c’est à tort qu’on emploie souvent cette expression au sens de ; ne pas tenir rigueur, de pardonner). Ant. Acquittement, absolution.
COndamnatOire [da-na] adj. Qui porte condamnation : sentence condamnatoire.
condamné [da-né], e n. Celui, celle qui a subi une condamnation : un condamné à mort. Adjectiv. Qui ne peut échapper à un sort prévu : malade condamné.
condamner [da-né] v. a. (lat. condemnare). Prononcer un jugement contre quelqu’un : mieux vaut risquer d'acquitter dix coupables que de condamner un innocent. Déterminer la condamnation de; témoignage qui condamne un accusé. Fig. Désapprouver : condamner une opinion. Interdire l’usage de ; condamner un livre, le tabac. Déclai-er perdu sans ressource : malade condamné par les médecins. Barrer, murer ; condamner une porte. Fig. Condamner sa porte, déclarer qu’on ne recevra personne. Astreindre, réduire à : condamner au repos. Ant. Absoudre, acquitter.
Condat [da], comm. de la Corrèze, arr. et à 29 kil. de Tulle ; 1.650 h. Ch.
de f. Orl. — Comm. de la Haute- Vienne, arr. et à 4 kil. de Limoges,près de la Vienne; 1.210h.
Kaolin ; fabrique de porcelaine.
Condat, ch. -l.de cant.(Cantal), arr. et à 42 kil. de Mui-at ;