h. Scieries. — Le cant
Condé (famille de), branche collatérale de la maison de Bourbon, issue de Charles de Bourbon, comte de Vendôme ; la plupart de ses membres ont joué un grand rôle dans l’histoire de France.
Condé (Louis If, prince de), né à Vendôme (1530-1569), oncle de Henri IV. Spirituel, brave et violent, H fut le chef des calvinistes. Blessé à la bataille de Jai-nac et fait prisonnier, il fut assassiné par Montesquieu, capitaine des gardes du duc d’Anjou, qui lui cassa la tête d'un coup de pistolet.
Louis I** de Condé*
CON
CON
Condé (Henri I»'', prince de), fils du précédent, né à La t’erté-sous-Jouarre, m. à Saint-Jean d'Angély (lSS2-158S‘i. 11 combattit dans les rangs des calvinistes, et n'échappa à la Saint-Barthélemy qu'au prix de son abjuration.
Coudé (Henri II, duc d'Enghien, prince de(, fils posthume du précédent, né à Saint-Jcan-d'Angély, m. à Paris (1B88-I6t6). Il troubla par ses intrigues les premières années du règne de Louis XIII.
Condé (Louis II, prince de), dit le Grand Condé, ■fils du précédent, né à l'aris, m. à Fontainebleau (1621-1686). H s'illustra, fort jeune encore, par les victoires de Rocroi, de Fribourg, de Nordlingen et de Lens. Après avoir pris une part regrettable aux troubles de la Fronde et s'étre même un moment allié à l'Espagne, il fut remis en possession de ses honneurs lors du traité des Pyrénées, et prit une part glorieuse aux guerres de Flandre et de Hollande, où il triompha à Senef. Accablé d'infirmités précoces, il passa ses dernières années dans sa magnifique résidence de Chantilly. Comme général, Condé se distinguait par une fougue extraordinaire, un coup d'œil rapide et sûr. Bossuet prononça son oraison funèbre, qui est un chef-d'œuvre d'éloquence et d'habileté.
Condé (Louis-Joseph de Bourbon, prince de), né à Paris (l'i36-1818). Il émigra en 1792, et forma à Coblentz et sur les bords du Rhin l’armée dite de Condé.
Conde (Louis-IIenri-Joseph, prince del, né en 1756, trouvé pendu en 1830 à Saint- Leu-Taverny, dans des circonstances restées mystérieuses ; il fut le père du duo d'Enghien. — Sa femme, Loiuse u'Orléans, née à Saint-Cloud, m. à Paris (1750-1822), a écrit quelques ouvrages de piété.
Condé {Histoire des princes de' pendant les xvie et XVII» siècles, par le duc d'Aumale (1869-1892), ouvrage solide et brillant.
Condé {musée), musée ouvert en 1898 au château de Chantilly et formé des collections léguées à l'Institut, en même temps que le domaine de Chantilly, par le duc d’Aumale (tableaux, miniatures, dessins, statues, médailles, manuscrits, etc.).
Condé-en-Brie, ch.-l. de c. (Aisne), arr. et à 15 kil. de Château-Thierry, sur la Dhuys et le Surmelin, affl. de la Marne ; 620 h. Bombardé au cours de la Grande Guerre. — Le cant. a 27 comm. et 9.580 h.
condensabilité \dari\ n. f. Etat d’une substance condensable : la condensahiliU des gaz.
condensable [tian] adj. Qui peut être condensé.
condensant [dari-san], e adj. Qui condense.
[dan] n. m. Physiq. Appareil
Condensateur.
condensateur
pour condenser l’éleetricité, la vapeur, etc. ; la bouteille de Leyde est un condensateur électrique.
Adjectiv. : électroscope condensateur .
Condensateur optique, système lenticulaire employé pour ramener les rayons d'un faisceau lumineux sur une surface restreinte : les lanternes à projection sont pourvues d'un condensateur.
— Encycl. Un condensateur électrique comprend deux conducteurs séparés par un isolant; le type est le condensateur à plateau, dans lequel deux plateaux métalliques sont appliqués sur une lame de verre. L’un d'eux étant isolé, si on le met en communication avec une machine électrique, tandis que l'autre communique avec le sol, on constate que le premier prend une charge plus grande que si le second plateau n'existait pas. Le plateau mis en communication avec la machine est appelé armature interne, l'autre armature externe. V. bouteille de Leyde.
COIldeilSa.tif, l'ire \dan] adj. Propre à produire la condensation.
COUdensaitiOIL [dan-sa-si-on] n. f. Action de condenser ; effet qui en résulte ; la condensation de l'air s'opère par la pression. Fig. Energique concision : condensation de la pensée. Ant. Dilatation.
— EnOYCL. ’V. VAPEUR.
condenser
Rendre plus dense : le froid condense la vapeur d'eau.
Fig . Expri merd'unemah i è r e c o ncise : condenser sa pensée.
Ast. Dilater, délayer, disséminer.
condenseur [dan] n. m. Récipient dans lequel on reçoit et on liquéfie lavapc-urdans certaines machines, après qu’elle a agi sur le piston.
— Encycl. Les appareils de condensation varient avec les machines auxquelles on les applique. Le plus ancien condenseur est celui de Watt ; c’est un appareil dans lequel s’opère le mélange de la vapeur ■sortie du piston avec de l’eau froide.
[dan-sé]
condensare).
Condenseur par contact.
Les condenseurs ])ar surface sont des réfrigérants composés. de nombreux tubes horizontaux enfermés dans un récipient; l’eau froide circule à l'intérieur des tubes, et la vapeur se condense au contact de leurs parois extérieures ; quelquefois, l'eau froide est remplacée par un courant d'air.
condenseuse [daiis eu- Z e] n. f.
Appareil pour condenser la vapeur, le gaz d'éclairage, etc.
C O n d e scendance [dés-snii] n. f. Complaisance qui fait condescendre aux sentiments de quelqu'un. Ant. Désobligeance, malveillance.
condescendant [dès-san-dan], e adj. Qui condescend. Ant. Désobligeant.
condescendre [dès-san-dre] V. n. (lat. condescetidere. — Se conj. comme descendre.) Céder par complaisance, consentir, accéder.
Condé-SmendOU, comm. d'Algérie, départ, et arr. de Constanline ; 12.2Ü0 h. Centre viticole.
Condé-sur-l’Escaut [lés-âd], ch.-i. de c. (Nord), arr. et à 12 kil. de Valenciennes ; 5.310 h. Ch. de f. N. Houille; jadis place forte. Patrie de MU» Clairon. Ville en partie détruite au cours de la Grande Guerre. — Le cant. a 10 comm. et 31.960 h.
Condé-Sur-Noireau [rô], ch.-l. de c. (Calvados), arr. et à 25 kil. de Vire; 6.250 h. {Condéens). Ch. de f. Et. Patrie de Dumont d'Urville. Filatures, tissages. — Le cant. a 11 comm. et 10.770 hab.
condiacre n. m. Titre donné autrefois aux diacres par les évêques.
condlctlon [di/,--.si-on] n. f. (lat. condictio). Br. rom. Action personnelle, par laquelle un demandeur soutenait qu’on devait faire ou lui donner quelque chose.
COUdigne adj. (du lat. cum. avec, et dignus. digne). Thcol. Proportionné à la faute : peme condigne. Pi’oportionné à la récompense : mérite condigne.
COndignement [man] adv. D’une façon condigne : mériter, satisfaire condignement.
COndignité n. L (de condigne). Proportionnalité du mérite à la récompense, ou de la satisfaction à la faute.
Condillac [il mil., a.k]. comm. de la Drôme, arr. et à 35 kil. de Montélimar; 140 h. Ch. de f. P.-L.-M. Eaux minérales bicarbonatées calciques, employées dans le traitement des dyspepsies légères.
CondillsiC [il mil., ak\ (Etienne Bonnot de), célèbre philosophe, né à Grenoble , m. à l'abbaye de Flux (1715-1780); chef de l’école sensualiste, auteur du Traité des sensations et de la Logique, qui comprend : la Grammaire, l Art d'écrire. l'Art de raisonner. l'Art de fienser. Condillac n'admet qu’une seule source de connaissance, la sensation, d'où dérivent normalement et par simple transformation l'attention, la réflexion, le jugement et le raisonnement. Il démontre sa thèse à l'aide de la fiction dtVhomme-slalue, chez qui les différents sens s'éveillent successivement.
— Son frère aine était l’abbé Bonnot de Mably.
Condilluc.
condillaeien, enne [il mii., a-si-in, è-ne] adj. Relatif aux idées de Condillac. N. Partisan de Condillac, fOn dit aussi cündillaciste.)
COndillacisme [il mil., a-sis-me] n. m. Système de Condillac.
condiment n. m. (lat. condimentum).
Assaisonnement, comme le poivre, le sel, l’ail, etc. P'iy. Ce qui donne un attrait piquant : le condiment du mystère.
condimentaire [man-tè-re] ou condimenteux, eus© [mayi-leû, cu-ze] adj. De la nature des condiments : les sucs condimenteuæ.
condisciple Idi-si-p/e] n. m. (lat. condiscipulus). Compagnon d’études : Taine et About furent condisciples.
Condit [di] n. m. (du lat. condire^ assaisonner). Substance végétale, orange, angélique, etc., confite dans du sucre, du miel.
condition [sî-on] n. f. (lat. conditio ; de condere, établir). Rang, position sociale : savoir se contenter de sa condition est la moitié du bonheur. Etat de domesticité : être en condition. Autref., origine noble : personne de condition. Etat : un cheval en bonne condition. Circonstances : dans ces coiiditions. Base fondamentale; qualité requise ou nécessaire : l'oxygène est une condition de la vie. Convention, restriction dont dépend l'exécution d'un marché. Faire ses conditions, déclarer à l'avance ce que l'on veut. Fig. Dicter ses conditions, les imposer. Eînsemble et étendue des droits : la condition des époux. Techn. Condition des soies, établissement de dessiccation et de vérification pour les soies. (On dit plus souvent conditionnement.) Acheter à condition, sous réserve de pouvoir rendre au vendeur. Sous condition, en réservant une condition. Loc. prép. : A condition de, à la charge de. Loc. conj. : A condition que, pourvu que.
— Encycl. Dr. La condition consiste dans un événement futur et incertain, à l'arrivée duquel les parties ont subordonné soit la naissance, soit l’extinction d'un droit. La condition est suspensive lorsque c'est la naissance d'un droit qui dépend de 1 arrivée de l'événement; résolutoire lorsque l'événement, s’il arrive, amène la perte ou la résolution d’un
droit. Dans le premier cas, l’obligation ne peut être exécutée qu’après l’événement. Dans le second cas, l’obligation a son effet du jour où elle a été contractée.
Si la condition est suspensive et se réalise, c’est du jour du contrat que les parties sont liées ; si elle vient à défaillir, elles n’auronl jamais été tenues. Si la condition résolutoire se ré<üise, les choses seront remises au même 'état que si l'obligation n’avait jamais existé; si elle vient à défaillir, l’obligation aura produit son plein eflet.
conditionnallsme [si-o-na-D's-me] n. m. Doctrine d’après laquelle l'immortalité de la personne humaine serait conditionnelle, c'est-à-dire méritée par le bon usage de la vie présente, et non inhérente à la nature de l'âme.
conditionnaliste [si-o-na-Ks-le] adj. Qui se rapporte au condilionnalisme : doctrine conditionnaliste.
conditionnalité [si-o-na] n. f. Etat de ce qui est conditionnel.
conditionné [si-o-né], e adj. Qui est soumis à certaines conditions. Fig. et fa7n. Complet, bien caractérisé ; un rhutne conditioimé.
conditionnel, elle [si-o-néZ', è-le] adj. soumU à certaines conditions ; promesse conditionnelle. Ant. Ferme, formel, absolu. N. m. Gram. Mode du verbe qui exprime que l'action est subordonnée à une condition ; je viendrais chez vous si... ; je partirais si... ; le mode conditionnel a trois temps ; te présent et les deux passés. Milü. Engagement conditionnel, V. ENGAGEMENT.
conditionnellement [si-o-nè-le-man] adv. Sous condition : accepter conditionnellement.
conditionnement \si-o-ne-man n. m. Action de conditionner les soies, les laines. Etablissement où Ton e.xécute cette opération. (On dit aussi, dans ce dernier sens, condition.)
— Encycl. Les procédés employés par les établissements de conditionnement qui fonctionnent en vertu d'un décret d'autorisation sont soumis au contrôle de l'Etat. Les tarifs ne sont exécutoires qu'aprés avoir été approuvés par le ministre du commerce.
conditionner [si-o-né] v. a. soumettre à une condition. Fabriquer dans de certaines conditions : meuble bien conditionné. Ramener la soie, la laine, par dessiccation, à leur poids réel.
condoléance n. f. (du lat. cum. avec, et do-
lere, s'affliger). Témoig-nage pathie à la douleur dauti'ui : lettre, sentiments de condoléance ; offrir, présenter ses condoléances.
condoléant [lé an], e adj. Qui fait des condoléances.
condom [dom'] n. m.
(du n, de l'inventeur). Sa.’ en baudruche ou en caout chouc, employé comme préservatif dans les rapports sexuels.
Condom [don], ch.-l.
d’arr. (Gers), sur la Baïse ; ch. de f. M.. à43 kil. d’Auch ;