‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 508 sur 1225 · h. Le cant. a 12 comm. et 10.660 h · texte numérisé non relu

h. Le cant. a 12 comm. et 10.660 h

c O n d O minium [ni-om'] n.

m. (m. lat.). Droit de souveraineté exercé en commun par deux ou plusieurs puissances sur un pays :

le co?idominium anglo-français s'exerce sur les Fouvelles- Béh rides.

Condomois,

petit pays de l’anc.

France , en Gascogne. autour Condom et de Nérac. Vins et eaux-de-vie.

condor n. m.

(m. espagn.). Espèce de grand vautour de l’Amérique du Sud kilomètres dans les airs

— Encycl. Le condor mesure 1 mètre de long et 3 mètres au moins d envergure; son plumage, noir, est varié de gris et disabelle sur les ailes. Il se nourrit de cadavres, surtout de mulets et de chevaux. On lui fait une telle chasse, pour avoir ses plumes, qu'il est devenu très rare. C'est l'oiseau qui vole le plus haut. Bien que sa taille et sa force soient très grandes, on les a beaucoup exagérées.

Condorcet [sè] (Antoine-Nicolas DE Caritat, marquis de), célèbre philosophe, mathématicien français. conventionnel, né à Ribemont; il s’empoisonna à Paris, sous la Terreur, pour échapper à Téchafiiud (1743-1794). Il était secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences. Il avait composé dans sa prison une magnifique Esquisse d'un tableau historique des progr'es de l'esprit humain, qui, avec ses Eloges des académiciens morts de iOGo à 1790. constitue son plus beau titre de gloire. Condorcet fut tour à tour savant, écrivain, homme politique, et l'on ne saurait trop admirer en lui la vivacité de l'esprit, la multiplicité des aptitudes. Comme révolutionnaire, il eut moins la haine des in.stitiitions monarchiques qu'une ardente conviction scientifique, qui le poussait a croire l’humanité susceptible d'un progrès indefini. — Sa femme, Sophie de Groucuy, m. à Paris (1764-

Coudoroel.

CON

oOl —

CON

Condottiere.

dont la résistance est égale à

1822. partageait ses opinions philosophiques, et. sous le premier Kmpire et la Kestaiiration, réunit dans son .salon l’élite des libéraux (Cabanis, son beau-frère, Dcstuti de Tracy, Garat, Tburot, Guinguéné, etc.).

condortes [dor-te] n. f. pl. Faisceau de roseaux. servant à la construction des bourdigues.

condottiere |pr. it. kon'-do-ti-é-ré ; fr. tid-re'] n. m. (mot ital.). Chef de partisans ou de soldats mercenaires, en Italie : /es is/’orza furent d'abord de hardis condottieri. Soldat niercenaire en général. Fig. Personne hardie et sans règle :

un brillant condottiere de plume. Pl. CONDOTTIERI.

coildoublé, e adj.

Bol. Syn. de conduplicatif.

condou'oir (se) v.

pr. (lat. condoiere). S'associer à la douleur de quelqu’un. CVx.)

Condren (Charles de), second général de 1 Oratoire, né à Vaubuin (1588lü41). Il rédigea les constitutions de l’ordre.

Condrieu, ch.-i. de c.

(Rhône), arr. et à 44- kil. de Lyon près du Rhône ; 2,170 h. •

Ch. de f. P.-L.-M. ’Vin blanc estimé ; fruits. — Le cant.

a 10 comm. et 9.190 h.

Condroz, région très fertile de la Belgique, comprise entre la Meuse, l’Our-

the et la Lesse. Binant en est la principale ville. Bétail.

conductance n. f. Electr. inverse de la résistance : l'unité pratique de conductance est le mho,

conductance d'un fil i .

im ohm.

conducteur, trice n. Qui conduit : le conducteur d'une barque. Adjectiv. : fil conducteur, substance conductrice de la chaleur. Se dit de tout corps su.soeptible de transmettre la chaleur, l’électricité : le cuirre est bon conducteur de l'électricité. N. m. Employé chargé des rapports avec les voyageurs, dans une voiture publique : un conducteur d'omnibus. Surveillant, directeur de travaux. Conducteur des petits et chaussées, agent des travaux publics du grade inférieur à celui d’ingénieur. Jtlus. Partition réduite qui sert au chef d'orchestre pour diriger ses musiciens. (On dit aussi partie conductrice.) Impr, Ouvrier chargé de diriger la marche d’une presse mécanique.

— E.ncycl. P. et ch. Les conducteurs sont, dans l’administration des ponts et chaussées, les fonctionnaires placés immédiatement sous les ordres des ingénieurs des ponts et chaussées, et qui sont chargés de diriger l’exécution des travaux de toute sorte, terrassements et constructions, dont l’entreprise appartient à l'Etat, tels que routes, ponts, aqueducs, viaducs, canaux, etc. Ils ont sous leurs ordi-es les piqueurs et les autres agents subalternes de la même administration. Les conducteurs des ponts et chaussées peuvent acquérir les grades de sous-ingénieur et même d’ingénieur, après avoir subi des examens théoriques et pratiques, qui nécessitent de leur part des connaissances étendues, analogues à celles des ingénieurs sortis de l’Ecole polytechnique.

— Ch. de f. On appelle conducteur d'un train un agent qui est chargé de transmettre au mécanicien l’or Ire de mise en marche d’un convoi, ordre qu’il reçoit du chef de gare ou du chef de station, lorsque l'heure réglementaire a sonné. Il est tenu de ne transmettre cet ordre qu’après s’être assuré que tous les voyageurs sont montés dans les voitures.

conductibilité n. f. Propriété que possèdent les corps de transmettre la chaleur ou l’électricité.

— Encyol. Conductibilité thermique. La conductibilité des corps est variable avec leur nature ; en général, on peut dire que les métaux conduisent bien ui chaleur, tandis que les métalloïdes et les composés organiques ne la conduisent que très peu.

Conductibilité électrique. ’V. conductivité. conductible adj. Qui jouit de la conductibilité. (S’emploie quelquefois, mais à tort, comme syn. de conducteur.)

conduction [duk-si-on] n. f. (lat. eonductio). Dr. rom. Action de prendre a loyer.

conduction ou conductivité n. f. Physiq. S’emploie quelquefois pour désigner le passage de la chaleur ou de l’électricité à travers les corps conducteurs.

conduire v. a. (lat. conducere. — Je conduis, nous conduisons. Je conduisais, nous conduisions. Je conduisis, nous conduisîmes. Je conduirai. Je conduirais. Conduis, conduisons, conduisez. Que je conduise, que nous conduisions. Que je conduisisse, que nous conduisissions. Conduisant. Conduit, e.) Guider, mener : Antigone conduisait Œdipe aveugle. Accompagner par politesse ou par motif de sûreté. Biriger, commander ; conduire une armée. Biriger la conduite de ; l'intérêt conduit tes hommes. Fig. Mener, en parlant des choses ; ce chemin conduit à la ville. Faire arriver à un but : la vertu conduit au bonheur. Conduire la barque, diriger une affaire. Conduire bien sa barque, réussir adroitement. Conduire à l'autel, épouser. Absolum. Biriger une voiture ; cocher, automobiliste qui conduit bien. Se conduire V. pr. Se comporter d’une certaine manière.

conduiseur [zeur] n. m. Commis de marchand de bois, veillant aux intérêts de son patron dans une coupe. Ouvrier ardoisier, qui conduit la montée et la descente du seau.

conduisoir [zeir] n. m. Long bâton destiné à conduire un fil de caret que l’on passe dans le trou pratiqué à l’une de ses extrémités.

conduit [du-i] n. m. (de conduire). Canal, tuyau servant à l’écoulement d’un liquide ou d’un gaz. Nom donné à divers canaux du corps ; conduit auditif, «lus. Beux ou quatre mesures placées entre les différentes entrées du sujet. Notes étrangères à la mélodie, qui unissent la fin d'une phrase à celle qui suit. Bans l’anc. musique, motet, chant d’église à plusieurs parties harmonieuses, avec contrepoint non ba-é sur un motif liturgique. Partie principale d’un contrepoint, thème, sujet (Vx,).

conduite n. f. (de conduire). Action de conduire, de diriger : conduite d'un convoi, d'un troupeau. Action d’accompagner ; faire la conduite. Commandement, gouvernement : conduite d'un Etat. Birection : conduite d'une entreprise. Bisposition, arrangement : la conduite d'un poème. Manière de se conduire, de se gouverner : conduite régulière. Tuyau, aqueduc ; la gelée fait éclater les conduites d'eau. Partie excédante d’un fût d’outil de menuisier, pour l’empêcher de trop descendre. D'ig. et fam. A cheter une conduite, s’amender. Faire à quelqu'un la conduite de Grenoble, l’aecompagner à coups de bâton et à coups de pierres. (L’origine de cette locution est assez incertaine. On a raconté que le lexicographe Richelet, auteur d’un célèbre Dictionnaire français, y avait laissé paraitre en plusieurs endroits l’animosité singulière qu’il nourrissait contre les Grenoblois. Ayant ensuite commis l’imprudence de se rendre dans la ville, il aurait été reconnu et accueilli à coups de bâton.)

Conduplicablo adj. Bot. Qui peut être conduplicatif ; foliole, pétiole conduplicable.

conduplicatif, ive adj. Bot. Se dit d’un mode de préfoliation dans lequel les feuilles sont pliées dans leur longueur et placées côte à côte sans s’embrasser comme dans le bourgeon du hêtre : folioles conduplicatives. (On dit aussi condupliqué.)

conduplication Isi-on] n. f. Bot. Etat de ce qui est conduplicatif. ithét. Répétition d’un mot au commencement ou à la fin d’une phrase.

condupliqué, e adj. Syn. de conduplicatif. condurango n. m. Bot. Nom de diverses asclépiadacées de l’Amérique du Sud.

— Encycl. On emploie l’écorce du gonolobus condurango comme tonique et analgésique dans les maladies de l’estomae.

condyle n. m. (gr. kondulos). Eminence des articulations , comme celle du fémur, de la mâchoire, etc.

COndylietl, enne [li-in, è-ne] adj. Qui appartient à un condyle.

Condyloïde adj. Qui a la forme d’un condyle. condylome n. m. Méd. Excroissance charnue douloureuse, parfois de nature syphilitique.

condylure n. m. Genre de mammifères insectivores, lamille des talpidés, comprenant des taupes munies d’une queue large, et à museau terminé par une couronne de tentacules en étoile.

cône n. m. (du gr. kônos, pomme de pin). Solide engendré par un triangle rectangle qui tourne autour d’un des côtés de l’angle droit. (Ce côté est dit cône droit.) Plus généralement, surface engendrée . j • .

par une droite mobile qui ^ cîprès; ‘"i, dJ’houblon. se déplace en passant par

un point fixe et en s’appuyant constamment sur une courbe fixe quelconque dans l’espace. (Le point fixe est le sommet du cône, la droite mobile est la génératrice, la courbe fixe est la directrice.) Cône oblique, celui qui n’est pas droit. Tronc de cône ou cône tronqué, v, tronc. C’dne d'embrayage. dans un embrayage à friction, couple de deux cônes dont l’un pénètre dans l’autre et s’y coince pour produire l’embrayage. Cône d'ombre d'une pla-

Cônes ; 1, Droit; 2. Oblique; 3. Rectanp;le; Troue de cône.

nète, ombre en forme de cône projetée par une planète qu’éclairent les rayons du soleil. Bot. Fruit des conifères (pin, sapin, etc.). Inflorescence du houblon. Zoo/. Genre de mollusques gastéropodes à coquille conique, allongée, souvent ornée de couleurs vives, et dont on connaît plus de cinq cents espèces des mers chaudes.

— Encycl. Géom. Si l’on considère un cône de révolution obtenu par la rotation d’un triangle rectangle autour d’un cènrs.

des côtés de son angle droit, l’autre côté de l’angle droit du triangle engendrera un cercle , qui est la base du cône ; le premier est Taxe ou hauteur du cône ; l’hypothénuse, appelée arête ou apothème du cône, engendre une aire qui est l'aire latérale du cône. L’aire latérale du cône s’obtient en multipliant la moitié de son côté (apothème) par la circonférence de sa base. Le volume du cône s’obtient en multipliant la surface de la base par le tiers de la hauteur.

CÔné, e adj. En forme de cône : coquillage côné.

CÔne-anerB n. m. Sac conique s’emplissant d’eau, qui sert d’ancre aux aérostats dans les ascensions au-dessus de la mer. Pl. des cônes-ancres.

Conegliano, v. forte d’Italie (Vénétie), sur le Monticano : 8.020 h. Braps, soieries.

Conegliano (Giovanni BattistaCiMA da), peintre italien, né à Conegliano (vers 1460-vers 1520) ; auteur d’œuvres gracieuses et d’un très agréable dessin, qui rappellent la manière de Bellini. Citons de lui : la Vierge et l'Enfant Jésus adorés par la Madeleine et saint Jean (au Louvre).

Conegliano (duc de), v. Moncey.

Conejera, l’une des îles Baléares, déserte mais contenant une quantité prodigieuse de lapins (en espagnol conejo). ,

COnf. ou cf. Abréviation du mot latin confer. signif. rapprochez , dont on fait précéder toute indication d’ouvrage à consulter.

confabulation [si-on] n. f. Action de confabuler.

confabuler [/é] v. n. (lat. confabulari). Se livrer à des causeries familières. (Vx.)

Confalonieri (Federigo), patriote italien, né à Milan, m. à Hospenthal (Suisse) (1770-1846]. Il conspira contre l’Autriche et demcui'a treize ans prisonnier au Spielberg.

confarréation ^far-ré-a-si-on] n. f. (lat. confarreatio). Mariage religieux, chez les Romains, réservé aux patriciens, et qui consistait dans l’offrande à Jupiter d’un pain d’épeautre (farreus panis) et la prononciation de paroles sacramentelles.

confection [/’é/t-si-on] n. f. (lat. confectio'j. Action de confectionner, d’élaborer ; la confection de la loi, des listes électorales. Achèvement ; jusqu'à entière confection. Fabrication en grand d’objets d’habillement qui ne sont point faits sur mesure ; ces objets eux-mêmes : marchand de confections.

confectionnement [fèk-si-o-ne-man] n. m.

Action de confectionner.

confectionner [fèk-si-o-né] v. a. Faire, fabriquer ; confectionner une étoffe, un habit. Vêtement confectionné, vêtement fait d’avance et non sur mesure.

confectionneur, euse [fèk-si-o-neur, eu-ze] n. Industriel qui fait l’entreprise de divers ouvrages de couture ou de fourniment.

COnfédérateur, trice adj. et n. Qui organise une confédération. Apte à former une confédération.

confédératif, ive adj. Qui appartient, qui a rapport à une confédération. Syn. de fédératif.

confédération [sî-on] n. f. (lat. confederatio). Union de plusieurs Etats qui se soumettent à un pouvoir général tout en conservant une certaine autonomie ; la Suisse est une confédération de vingtdeux cantons. Ligue, association.

Confédération du Rhin, union de seize princes allemands, parmi lesquels les rois de Bavière et de "Wurtemberg, qui, après la suppression du saintempire romain germanique (1806), se groupèrent sous la protection de l’empereur des Français, et se gouvernèrent au moyen d’une Biète, siégeant à Francfort. Elle finit par compter 37 membres, et disparut après le désastre de Leipzig (1813).

Confédération germanique, union des Etats allemands, décrétée par le congrès de Vienne et dissoute en 1866, époque à laquelle la Prusse, vict(> rieuse à Sadovva, chassa l’Autriche de la Confédération et acquit l’influence qui devait lui permettre, cinq ans plus tard, d’imposer sa prépondérance à l’empire d’Allemagne, formé sur les ruines de l’ancienne Confédération. V. Allemagne.

Confédération de l’Allemagne du Nord, corps politique qui remplaça, en 1866, la Confédération germanique. Elle ne comprenait plus ni l’Autriche ni les Etats allemands au S. du Mein. et la Prusse y jouait un rôle absolument prépondérant. Elle subsista jusqu’à la constitution de l’Empire allemand, en 1871.

Confédération Générale du Travail (C. G. T.), fondée en 1895, et constituée : 1“ par lesFédérations nationales d’industrie ; 2» par les Unions dépai'tementales de syndicats divers, grou- , pés en vue de faire disparaître le salariat et le patronat.

confédéré ,

e adj. et In. Uni par confédération : puissances confédérées ; les confédérés.

confédérés ou sudistes (les), nom que portèrent dans la guerre de Sécession les partisans de l’esclavage, par opposition aux fédéraux ou nordistes, qui en réclamaient l’abolition. V. Sécession.

COnféderer [ré] v. a. (du lat. cum, avec, et fœdus, eris, alliance. — Se conj. comme accélérer.) Réunir en confédération.

conférence [ran-se] n. f. (de conférer). Action de comparer deux objets ; conférence de textes. Réunion de personnes qui discutent des questions pendantes: conférence de diplomates, d'avocats. Leçon publique sur un objet d’étude. Biscours reli-

fieux moins solennel qu’un sermon. Biscussion pulique entre ecclésiastiques. Conférences militaires, conférences régimentaires, dont l’institution a été développée et régularisée en 1902, 1903 et 1904. (Elles portent sur quatre genres de thèmes : thèmes militaires, patriotiques, économiques, moraux.)

— Encycl. Dr, int. Les gouvernements donnent le nom de conférences aux réunions diplomatiques où sont traitées des affaires d’un intérêt secondaire, spéciales ou techniques ; ils réservent plutôt le terme de congrès pour celles qui ont une grande importance, une grande solennité, soit en raison des questions à discuter, de la présence des chefs d’Etat, du nombre des Etats représentés, soit encore en raison du rang élevé des plénipotentiaires : ministres des affaires étrangères, ambassadeurs.

Conférence (porte de la), porte de Paris, qui s’élevait sur la terrasse des Tuileries dite « du bord de l’eau », près de la place de la Concorde. Elle devait son nom aux conférences qui eurent lieu à Suresnes, en 1593, entre Henri IV et les Ligueurs. Elle fut reeonstruite par Pidoux (1632) sur des proportions monumentales et démolie vers 1730.

Conférence (ile de la). V. Faisans (f/e des). Conférences du père Laeordaire, prédications célèbres faites à Notre-Bame de Paris ; discours remarquables par l’imagination et le mouvement oratore (1835, 1836, 1843 à 1851).

conférencier Iran-sf-é] v. n. (Se conj. comme prier.; Faire une conférence.

conférencier [ran-sî-é]. ère n. Personne qui parle dans une réunion, qui tait une conférence.

Label de la Ce

CON

CON

conférer [réj v. a.

(lat. conferre. — Se coiij. comme accélérer.)

Comparer (en ce sens^ s’écrit en abrégé cf.) :

conférer des textes .

Donner, accorder : conférer le baptême. V. n.

Tenir conférence : conférer avec son avocat.

confervacées [fér-va-sé] n. f. pl. Famille de végétaux cryptogames, ayant pour type le genre confeme.

S. une confervacee.

conferve [fèr-vé] n. f. du lat. confervere , se consolider ) .

Genre d'algues vertes, type de la famille des confervacées.

— Encycl. Les conferves sont des algues qui flottent ordinairement en masses plus ou moins volumineuses sur les eaux douces et plus rarement sur les eaux salées. ' Elles se multiplient avec une prodigieuse rapidité.

COnfervicole [fèri adj. de conferve, et du lat. Colere, habiter). Qui croît ou vit parmi les conferves.

COnfor'viforme [fér, adj . Syn. de CONFERVOIDE.

confervoïde [/’ér] adj. Qui a l'apparence des conferves.

confès, esse [fé, é-se] adj. fiat, confessus). Qui s’est confessé : mourir confès. (Vx.)

confessant [/é-san], e n. Fam. Personne qui confesse.

confesse [fè-sé\ n. f. Confession. (Ne s'emploie qu'avec les prépositions à et rfe : aller à confesse, revenir de confesse.)

confesser [fè-sé] v. a. (du lat. confiterî, supin confessiim^ avouer). Déclarer (ses péchés) en cohression. Avouer : une faute loyalement confessée est à moitié pardonnée. Recevoir la confession de : confesser les fidèles. Fam. Confesser quelqu'un^ le faire parler, lui tirer des aveux. Proclamer : les premiers mart)/rs confessaient héroïquement leur foi. Se confesser v. pr. Faire sa confession. Axt. Nier, dénier.

confesseur \fè-seur] n. m. {lat. confessor). Prêtre qui confesse : le confesseur est tenu au secrét absolu. Chrétien qui confessait sa foi, au temps des persécutions. Saint qui, dans l’office, n a pas de litre particulier, n’étant ni apôtre, ni martyr. Par ext. Personne à qui l’on peut, l’on doit tout dire : le médecin, l'avocat sont des confesseurs. Adjectiv. : évêques confesseurs.

— Encycl. Les pénitents sont libres de choisir à leur »ré un confesseur parmi les prêtres approuvés : o’est-a-dire soit les prêtres séculiers à qui leur évêque a conféré le droit d’administrer le sacrement de pénitence, soit les religieux que leurs supérieurs ont chaînés de ce ministère avec l’agrément de l'évêquc.

confession [fè-si-on] n. f. (de confesser). Aveu d'un fait. Déclaration de ses péchés au tribunal de la pénitence. Théol. Affirmation publique de sa foi. Résumé des articles qui contiennent la déclaration de la foi d’un individu ou d’une Eglise: la confession d' Augsbourg fut présentée à Charles-Quint en 1530. Ant. Négation, dénégation.

— Encycl. Relig. cath. La confession ou aveu des péchés faite à un prêtre approuvé est une des trois conditions nécessaires pour recevoir d’une manière efficace le sacrement de pénitence. Le principe de la confession est renfermé dans ces paroles du Christ à ses apôtres : « Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez. » La confession doit être faite en vue de recevoir l’absolution, prononcée distinctement parles lèvres, et complète. L’Eglise prescrit à ses fidèles de se confesser au moins une fois Tan, et de communier au temps de Pâques. Luther rejeta l’obligation de la confession, mais la permit aux enfants et aux jeunes gens. Calvin l'abolit complètement.

Confession d’Augsbourg, formulaire célèbre, rédigé par Mélanchthon et contenant en vingt-huit articles la profession de foi des luthériens ; elle fut présentée à la diète d’Augsbourg en lo30.

Confession d*un Enfant du siècle, roman d'Alfred de Musset, où il raconte poétiquement l'histoire de son orageuse liaison avec G. Sand (1836). Œuvre inégale, qui, à côté de pages ampoulées et déclamatoires, renferme des parties supérieures : toute l'idylle, par exemple, qui est d’un poète exquis, et çà et là maints chapitres délicats, sans compter des réflexions et des maximes détachées, qui dénotent un observateur des plus pénétrants.

Confession, par Léon Tolstoï (1882). Sorte d’autobiogi'aphie morale où l'auteur indique par quelles phases il est arrivé à la philosophie religieuse qui lui donne la paix du cœur.

Confessions de saint Augustin, récit éloquent où ce Père de l’Eglise fait l’histoire des erreurs de sa jeunesse et de sa conversion (v^ s.)

Confessions helvétiques. La première, appelée Confession de Bâle, tut rédigée en 1530 par Zwingle pour les protestants de Suisse La seconde, rédigée en 1506 par Th. de Bèze et Bnllinger, est encore en vigueur aujourd'hui. Elle n’admet, en matière de foi, que l'autorité de la Bible, enseigne la prédestination, ne reconnaît que deux sacrements : le baptême et la Cène, et condamne les images.

Confessions d’un Anglais mangeur d'opium, par Th. de Quincey, et son chef-d'œuvre '1821). Sorte d'autobiographie, très originale, d'un humour parfois affecté. A été traduit par A. de Musset, mais de façon fantaisiste. Ch. Baudelaire en a donné des analyses et des extraits fidèles.

Confessions (^es), de J. -J. Rousseau, aut^biographie où cet écrivain raconte sa vie jusqu’en 1*765, avec une sincérité qui louche parfois au cynisme, mais où ses instincts de tendresse, son amour de la nature, son goùtde la mélancolie et de la rêverie lui ont inspiré des pages qui comptent parmi Us plus touchantes qu'il ait é'critcs. /Publiées anrès sa mort., 1781-1788.)

La Porte de la Conférence, à Paris (construite en 1632, démolie en 1730).

confessionnaire [fè-si-o-nè-re] adj. (de confession:. Qui a rapport à la confession religieuse : docteurs confessionnaires. (Vx.)

confessionnal ifé-si-o-nal] n. m. Sorte de guérite où se met le prêtre pour entendre le pénitent. Fiij. Confession :

les secrets du confessionnal. Par e.Tl. Fauteuil à haut dossier muni de deux oreillons.

eonfessionna -

llsme [fè-si-o-na-lis- 77ie] n. m. Attachement étroit à une confession religieuse.

confessionnel, elle [fè-si-o-nèl, è-le] adj. Qui a rapport à la confession de foi : Querelles confessionnelles.

confossionnist© [fc-si-o-nis-te] n. m. Luthérien de la confession d’Ausbourg.

confessoire w-

soi-re] adj. Dr. Qui contient une répétition

du droit de servitude. Conre3,ionnal.

confetti [fèt-H] n.

m. pl. (pl. d’e l’ital. con/'eîto, dragée). Dragées ou boulettes de plâtre, ou bien encore minces rondelles de papier colorié, qu'on se lance pendant le carnaval. S. un confetti.

eonfiable adj. Qui peut être confié, COnâaHC© n, f. (lat. confi.dentia). Espérance ferme en quelqu’un, en quelque chose : avoir confiance dans l'avenir. Assurance dans la probité de quelqu’un : Marie de Médicis avait placé toute sa confiance en Concini. Fig. Sécurité, hardiesse '.parler avec confiance. Loc. adv. : En confiance, en toute liberté et sécurité : acheter en confiance- De confiance, à qui l’on peut se fier complètement : homme, place, maison de confiance. Ant. Méfiance, défiance, suspicion.

COnûant \fi-an], © adj. Disposé à la confiance : caractère confiant. Subslantiv. : les confiants et les défiants. Ant. Défiant, méfiant.

C011Û<ieiIlïn.6Ilt [da-man] adv. En confidence. COJlfld©ïlC© [dan-se] n. f. (lat. confdentia). Communication d’un secret : faire des confidences à quelqu'un. Secret ; être dans la confidence d'un complot. En confidence loc. adv., secrètement.

Confidence [la], tableau de Meissonier (1857). La physionomie, le geste, la pose des deux personnages sont d’une vérité extrême (v. p, 475) ; — charmant tableau de Carie Vanloo.

Confidences, de Lamartine, confessions de jeunesse très enjolivées, et méditations diverses. Le morceau capital du livre est l’épisode de Graziella (1849). Elles ont pour suite les Nouvelles confidences \18ol), où est intercalé l’épisode de Rapl'aël.

confident dan], C n. A qui l'on confie ses plus secrètes pensées : '

Tristan l'Ermite était le confident habituel de Louis XL Théât. Personnage subalterne auquel le héros de la pièce fait des confidences., Mobil. Siège capitonné, à dossier bas, généralement en forme d'S.

COnfidentiair© \dan-si-k-re] n. m. Dr. can. Ecclésiastique qui tient un bénéfice par substitution illégale. Par anal., syn. de fiduciaire.

confidentiel) elle [dan-si-èl, è-le] adj. Qui se dit, se fait en confidence : avis confidentiel.

confidentiellement [dan-si-è-le-man] adv.

D'une manière confidentielle.

confier [fi-é] v. a. (du lat. confidere, avoir confiance. — Se conj. comme prier.) Remettre une chose au soin, à la fidélité, à l'habileté de quelqu’un. Faire confidence de. Fig, Déposer dans : confier la semence à la terre. Se confiep v. pr. Donner sa confiance à : Napoléon, vaincu, eut le tort de se confier aux .Anglais.

configuration si-oîi] n. f. (de configurer). Forme exiéneurc d'un corps : la configuration de la terre est celle d'inie sphère un peu aplatie.

configurer [ré] v. a. Donner la forme à : cest le mouvement de rotation qui a configuré notre globe.

confinement 'mon n. m. Action de confiner dans un lieu. Isolement de.s prisonniers.

ConQdeat.

confiner [né] v. n. Toucher aux confins d'un pays : la Suisse confine à la France. V. a. Reléguer : le dernier des Mérovin<iie7is fut confiné da7is un yiionaslère par Pépm le Bref. Air confiné, air qui ne se renouvelle pas. Se confiner v. pr. Se retirer, s’isoler.

conflnité n. f. (de confiner). Communauté do limites : la confinité de deux provinces.

confins 'fi7i\ n. m. pl. (du lat. con/inis, liml- Irophe ; du préf. con, et du lat. finis, fin). Frontière commune à deux pays : la chaîne de l'Ou7'al est aux confins de l'Europe et de l’Asie. Par ext. Point intermédiaire entre deux Etats : les confins de la 7naladie et de la santé. Aux co7ifins de la terre, au bout du monde.

Confins militaires, ancienne division administrative et militaire de l'empire austro-hongrois, qui avait été organisée en 1807 entre la Drave et la Save, pour mettre une barrière aux invasions turques, et aussi comme défense sanitaire.

confire v. a. (du lat. conficere, digérer. — Je confis, 710US confis07is. Je confisais. Je confis. Je confirai. Je confirais. Confis, confisons, confisez. Que je confise. Que je confisse (très peu usité). Confisant. Confit, e.) Mettre des fruits dans du sucre, des légumes dans du vinaigre, pour les conserver. Fig. et fa7n. Garder très longtemps sans employer ; acheter des livres pour les confire. Techn. Plonger les peaux dans le confit, pour les chamoiser.

Confirmnnd. [man], e n. Personne qui va recevoir le sacrement de confirmation.

confirmateur, trice n. individu, chose qui confirme ; le confirmateur d'une 7iouvelle.

confirmatif, i^ve adj. Qui confirme ; arrêt confirmatif. Dr. Acte confirmatif, acte par lequel une pereonne valide une obligation entachée d’un vice qui pourrait motiver à son profit une action en nullité ou en rescision.

confirmation [sf-on] n. f. (de confirmer). Ce qui rend une chose plus certaine ; confirmation, d’une nouvelle. Assurance expresse et nouvelle. .Sacrement de l’Eglise, qui affermit dans la grâce du. baptême : la confirmation est administrée par l’éviejue. Uéthor. Partie du discours, où l’on prouve les faits avancés dans l’exposition.

— Encycl. Théol. La confirmation est un sacrement qui donne à ceux qui le reçoivent le Saint- Esprit ; il est le complément du baptême. Elle consiste dans l'onction du saint chrême, faite sur le front en forme de croix, et l'imposition des mains do Tévêque, accompagnée d’un léger soufflet. En France, la confirmation est reculée jusqu’après la première communion.

confirmatoire adj. Propre à confirmer : déclaration confirmatoire,

confirmé, O n. Personne qui a reçu la confirmaüon : les confirmés et les confirmées. Adjectiv., en T. de turf, bien dressé, habitué à. : pouliche confirmée sur les obstacles.

COnflrmemeUt [«iau] n. m. Etat de ce qui est confirmé. CVx.)

confirmer [mé\ v. a. (lat. confirmare). Rendre plus stable, plus certain : confirmer une nouvelle. Sanctionner, ratifier : confirmer une donation. Théol. Conférer le sacrement de confirmation. Fam, Souffleter. Ant. Contredire, dédire, démentir.

conflsable [za-tlé] adj. Propre à être confit: fr'uits confisables. (Peu us.)

COnflSCable [fis-ka-ble] adj. Qui peut être confisqué : marchandises confiscables.

conflseant [fi.s-kan], o adj. Qui confisque, conflseateur, trice [fis-ka] n. individu qui

confisque.

confiscation [fis-ka-sî-on'\ n. f. Action de confisquer : la cour de Philippe Auguste prononça la confiscation des biens de Jean sans Terre. Riens confisqués. Attribution au Trésor et, dans quelques cas, aux parties lésées, de tout ou partie des biens d’un individu condamné pour certaines infractions à la loi.

— Encycl. Dr. La confiscation s'applique soit au corps du délit, soit aux choses produites par le délit, soit, à celles qui ont servi ou qui ont été destinées à. le commettre. Sauf en matière de chasse, de pêche et de contributions indirectes, les tribunaux n’ont pas le droit d’exiger le payement do la valeur des. objets confisqués.

Tout jugement de condamnation en matière de chasse prononce la confiscation des armes, loi'sque le délit a été commis dans des conditions déterminées. D’autre part, en matière de pêche fluviale, les filets et engins qui ont été saisis comme prohibés ne peuvent, dans aucun cas, être remis sous caution ; ils sont détruits après le jugement.

confiserie [ze-ri] n. f. Art, commerce du confiseur. Sa boutique. Sa marchandise. 'V. pâtisserie.

confiseur, euse [zeur, eu-se] n. (rad. confire). Qui fait et vend toute espèce de sucreries.

confisquer [fis-ké, v. a. (lat. confiscare). Saisir au nom du fisc, ou en vertu d’un règlement quelconque : confisquer’ à un écolier un livre défendu.

confit [fi], e adj. (de cotifire). Conservé dans du sucre, du vinaigre, etc. : fruits confits. Fig. Plein d une chose que Ton suppose jouer le rôle du sucre, par plaisanterie ou en mauvaise part : confit en dévotion. N. m. Pièce de viande conservée dans de la graisse : du confit d'oie. Mélange d’eau et de son pour la nourriture des porcs et de la volaille. Mélange aigri d'eau et de son, ou de farine d’orge, où l’on met confire les peaux.

confiteor [té-or] n. m. invar, (m. lat. signif. je confesse). Prière des catholiques, commençant par ce mot, et que l’on récite à la messe, ou ayant de se confesser, etc. Fam. Pire so/i con/ifeor, faire 1 aveu, de sa faute, exprimer son repentir.

confiture n. f. (de confit). Mets composé de fruits ou d'autres matières végétales que 1 on lait cuire avec du sucre. Fig. et fam. En con fiture . anse, moulu. Pop. Excréments; marcher dans la confiture.

— Encycl. Les confitures sont des fruits avec du sucre. Elles se distinguent de la marmelade, qui est une purée, de la gelée, qui est le jus du fruit coagulé et de la compote, qui est faite de fruits peu cuits et légèrement sucrés. "Voici une formule gen^ raie pour la confection des confitures : Faire r^ (luire le fruit dans une bassine de cuivre non etanie, a>mler 1 kilogramme de sucre concassé par litre ne jus cuit. Faire cuire encore quelques instants et, lois-

CON

que la masse est ferme, laisser refroidir ; mettre en pots. Recouvrir la confiture d'un papier imbibé d eaû-de-vie ou de glycérine, et le pot d'un parchemin que l'on flcelle. Quand on s'aperçoit que de la moisissure s'est formée sur la confiture, il faut retirer le papier, ôter la moisissure, essuyer l'intérieur du pot avec un linge et remettre un autre papier imbibé d'eau-de-vie. On peut aussi confectionner les confitures en préparant un sirop de sucre même poids de sucre que de fruits) et lorsqu'il est au perle, on y jette les fruits qu'on laisse cuire plus ou moins longtemps.

conflturerie [rf] n. f. Art, métier du fabricant de confitures. Fabrique, magasin, dépôt de confitures. Confitures.

confiturier [ri-é], ère n. et adj. Qui fait ou vend des confitures.

conflagration [sf-on] n. f. (du préf. con, et lat. /laqrare, brfiler). Embrasement général, au prop. et au fig. ; une cùnftaqration européenne.

Conflans ou Conflans-1’ Archevêque 'fian'i. localité de la comm. do Charcnton i Seine), près du confluent de la Seine et de la Marac. En I WiS, Louis XI y conclut un traité avec les chefs de la Ligue du bien publie. Le château de Conflans fut légué par l'archevêque de Paris, François de Ilariay, à ses successeurs (1695).

Conflans [/laJi], ch.-l.de c. (Meurthe-et-Moselle), arr. et à 13 kil. de Briey, sur l'Orne et l'Iron, alfl. de la Moselle ; 750 h. Ch. de f. B. Tannerie. A moitié détruit au cours de la Grande Guerre. — Le cant. a 25 comm. et 7.900 h.

Conflans-Sainte-Honorine, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 22 kil. de Versailles, sur la Seine, près du confluent de l’Oise ; 3.660 h. Ch. de f. Et. Carrières ; culture du chasselas.

confie n. m. Balle de poivre.

conflit [/li] n. m. (lat. conflictus). Choc, combat : le conflit des armées, des éléments. Lutte, antagonisme : le conflit des intérêts. Revendication simultanée d'une affaire par deux pouvoirs : il existe en France un tribunal des conflits. Lutte qui s'élève entre deux tribunaux revendiquant ou repoussant tous les deux la même affaire.

— Excycl. Les conflits sont de deux sortes ; conflits de juridiction et conflits d'attribution.

Il y a conflit de juridiction lorsque la lutte s’élève entre deux tribunaux appartenant l'un et l'autre à l’ordre judiciaire ou à l'ordre administratif. Il y a conflit ^attribution lorsque la lutte s’établit entre un ti'ibunal de l'ordre judiciaire et un tribunal de l'ordre administratif. Le conflit est dit positif ou négatif, suivant que les deux tribunaux revendiquent ou repoussent la même affaire.

Les conflits de juridiction de l’ordre judiciaire prennent fin par un règlement de juges, qui est fait

fiar un tribunal supérieur à celui duquel relèvent es deux juridictions en lutte. Les conflits de juridiction de l’ordre administratif sont jugés par le conseil dEtat. Quant aux conflits d'attribu^ion, ils sont jugés par le tribunal des conflits, tribunal spécial composé du garde des sceaux, président, de trois conseillers d’Etat élus par leurs collègues, de trois conseillers à la Cour de cassation nommés par leurs collègues, de deux membres et de deux suppléants élus par la majorité des juges précédents. Tous sont élus pour trois ans, et rééligibles.

confluence \p,u-an-se] n. f. (de confluent). Caractère des maladies éruptives, qui consiste en ce que les pustules, vésicules, etc., se touchent.

confluent [flu-an], e adj. (de confluer). Pathol. Dont les éléments sont très rapprochés : éruption confluente.

confluent [flu-an] n. m. (de confluer). Point de jonction de deux cours d’eau : Lyon est au confluent du Rhône et de la Saône .inat. Point de deux vaisseaux soudés.

confluer \flu-£] v. n.

(du lat. cum, avec, et fluere, couler'. Se jeter l'un dans l'autre, en parlant de deux cours d’eau.

Confolens [lan], ch.-l. d'arr. (Charente), au confluent de la Goire et de la Vienne, à 63 kil. d'Angoulême ; 3.090 h. [Confolentais ou Confolennais).

Ch. de f. Orl. Tanneries, minoteries, confiserie. — L’arr. a 6 cant., 66 comm., 65.100 h. ; le cant. Nord a 8 comm. et 7. 600 h. ; le cant. Sud ail comm. et 13.260 h.

confondant [dan], e adj. Qui confond, trouble profondément : humiliation confondante.

confondre v. a. (du lat. confundere, même sens i. Mêler ensemble, sans ordre ; réunir en un seul tout : la Garonne et la Dordogne confondent leurs eaux. Ne pas faire de distinction ; prendre pour ; conf ondre autour avec alentour.

Fifj. Couvrir de confusion, réduire au silence : confondre un adversaire. Frapper d'étonnement; voilà gui me confond. Causer un sentiment d’humilité et de reconnaissance ; vos bontés me confondent. Se confondre v. pr. Se mélanger. Se troubler. Se confondre en politesses . en excuses, etc., les multiplier.

Ant. Discerner, distinguer.

conformateur n. m. Instrument à pièces mobiles, avec lequel les chapeliers déterminent la mesure et les contoui*s exacts de la tête du client.

conformation [si-onj n. f. Manière dont un wrps est conformé : /a confomiation des organes. Vice de conformation, défaut physique grave.

conforme adj. (du lat. cum, avec, et forma, forme). Qui a la même forme, est semblable : copte conforme à t original. Pour copie oon/'orme, formule par laquelle on atteste qu’une copie reproduit exactement l’original. Qui convient, qui s’accorde : conforme à la rüiNon. Ant. Différent.

conformé, e adj. Bâti, disposé : enfant bien conformé.

Armes de CoQtblen

Conformateur.

Confortables : Pantoufle ; 2. Fauteuil.

conformément [man] adv. En conformité avec : conformément à vos ordres.

conformer (mé] v. a. Donner une forme.

Mettre d'accord avec : il faut conformer sa conduite à ses discimrs. Se conformer v. pr. S’accommoder, se soumettre : se conformer aux circonstances.

conformisme [mfs-me] n. m. Action d'imiter des exemples donnés.

conformiste [mis-tej n. En Angleterre, qui professe la religion établie, l'anglicanisme. Ant.

Non-conformiste.

conformité n. f. (de conforme'^. Etat de deux ou plusieurs choses pareilles entre eUes. Analogie. ressemblance, convenance, accord : conformité d'humeur. Loc. prép. : En' conformité de, conformément à.

confort [fo7'] n. m. (subst. verb. de conforter). Aide, secours, assistance : apporter quelque confort à un affligé. Tout ce qui constitue les aises de la vie : aimer le confort. (Ce dernier sens est dii à l'anglais confort). Confort moderne, expression servant à désigner un ensemble de dispositions destinées à rendre un immeuble plus confortable, tels que chauffage central, salles de bains, ascenseurs, etc.

confortabilité n. f.

Nature de ce qui est confortable.

confortable adj. Qui conforte ; vin confortable.

Se dit de tout ce qui contribue au bien-être, aux agréments de la vie. N. m. Confort : l'.inglais aime le confortable. Sorte de fauteuil entièrement rembourré et capitonné. Pantoufles fourrées à tiges montantes. Ant. Inconfortable.

confortablement [man] adv. D’une manière confortable : vivre confortablement.

confortant [tan], e adj. Fortifiant. (Peu us.) confortatif, ive adj. Qui conforle.

confortation [si-on] n. f. Action de conforter, conforter [(él v. a. Fortifier. (Rare.) confraternel, elle [tèr-nèl, è-le] adj. Propre aux confrères : rapports confraternels.

confraternité [tèr] n, f. (de confraternel). Bons rapports entre personnes d'un même corps : il doit exister entre tous les savants de la terre une réelle confraternité.

confrère n. m. (du lat. cum. avec, et frater, frère). Chacun des membres d’un même corps. Chacun de ceux qui exercent la même profession : les médecins sont confrères entre eux.

confrérie [n*] n. f. (de confrère). Association de personnes pour une œuvre pieuse ou de charité. Par ext. Corps d'individus unis par un lien quelconque.

Confrérie de la Passion, la plus célèbre des confréries destinées au moyen âge à la représentation des mystères. Composée de bourgeois et d'artisans de Paris, elle était vouée à la représentation de drames sacrés, et notamment du mystère de la Passion. En U02, les confrères de la Passion obtinrent un véritable monopole. Ils s’établirent successivement à l'hôpital de la Trinité, à l'hôtel de Flandre, à l'hôtel de Bourgogne. Un arrêt du Parlement leur interdit en 15'f8 de jouer des mystères sacrés. Ils firent alors exploiter leur privilège par des comédiens, moyennant un droit fixe. Leur société fut dissoute par Louis XIV, en 1676, et leurs biens attribués à TlIÔpital général, auquel les comédiens durent payer la redevance qu'ils acquittaient auparavant envers leurs confrères. C’est l'origine du droit des pauvres, auquel les théâtres français sont encore astreints.

confrication [si-on] n. f. (lat. confriratio). Réduction en poudre par le frottement. Expression du suc des végétaux opérée avec les doigts.

confrontation [si-on] n. f. Action de confronter, de comparer ; confrontation de l'accusé et des témoins. (Le syn. confrontement est peu us.)

confronter [té] v. a. (du lat. cum, avec, et frons, frontis, front). Mettre des personnes en présence pour comparer leurs dires. Comparer : confronter des écritures. V. n. Dr. Etre contigu ; champ qui confronteà laroute.

c onfucianlsme [nis-me] n. m. Doctrine de Confucius.

confucia niste [nis-te] n.

Adepte du confucianisme.

eonfucien,

enne [sî-in, è-ne', adj. Qui concemé la doctrine de Confucius : cérémonies confuciennes.

Confucius

[ttss] ou mieux Koung-Fou- Tseu, le plus célèbre philosophe de la Chine, fondateur d'une religion toute morale, d’un idéal assez élevé (551-479 av. J.-C.). Il était né dans le royaume de Lou, occupa des fonctions importantes, mais s'en démit pour s’occuper de l’éducation des peuples et des gouvernants.

Le caractère saillant de la doctrine de Confucius est un bon sens pratique, utilitaire, et un grand amour de l'humanité. Tout son système repose sur les devoirs réciproques des hommes, classés par lui en relations entre prince et sujets, entre père et enfants, entre concitoyens. Il donne un nouveau lustre à l’antique i*eligion des ancêtres.

Confucius*

CON

confus, e [fu, fu-ze] adj. (lat. confusus). Mêlé, brouillé : objets confus. Où l'on ne peut rien distinguer : rumeur confuse. Fig. Obscur : discours confus. Honteux, déconcerté ; demeurer confus. Incertain ; souvenir confus. Ant. Clair, net, précis.

confusément [zé-man] adv. D'une manière confuse : apercevoir confusément un objet. Ant. Clairement, distinctement, nettement.

confusion [zi-on] n. f. (lat. confusio). Réunion de choses disparates. Manque de clai-té: la confusion du style naît de celle des idées. Action de prendre une chose pour une autre ; confusion de dates. Désordre. Méd. Confusion mentale, état mental anormal caractérisé pai’ la torpeur intellectuelle et l'absence de coordination psychique. Fig. Embarras que causent la pudeur, la honte : éprouver une grande confusion. Dr. Confusion de droits, réunion sur une même tête de droits différents. Confusion de part, impossibilité de reconnaître le père d’un enfant né plus de six mois après que la mère a contracté un second mariage et moins de neuf mois après la mort du premier époux. (Pour ce motif, la femme ne peut se remarier que dix mois révolus après la dissolution du mariage précédent.) Loc. adv. : En confusion, dans une abondance désordonnée. Ant. Clarté, netteté, précision.

confusionner [zi-o-né] v. a. Pop. Donner de la confusion, faire rougir.

confutation [si-on] n. f. Réfutation. (Vx.) COngaye \gha-l-e] n. f. Femme annamite, conge n. m. (lat. congius). Chez les Romains, mesure pour les liquides, valant 3 litres. Auj., appareil pour chauffer les liqueurs.

congé n. m. (lat. commeatus). Permission : ne rien pouvoir sans le congé de quelqu'un. Permission temporaire : congé de semestre. Renvoi, d'une personne à gages : recevoir son congé. Acte qui assigne un terme à une location : donner conge. Titre de mouvement délivré par l'administration des contributions indirectes, et qui permet de faire circuler librement des matières soumises aux droits, telles que les boissons. Autorisation de partir donnée par l'administration des douanes à un bâtiment. Exemption de classe, que l'on accoi’de aux écoliers. Adieu que l’on dit à ses amis, à ses supérieurs, avant de se mettre en voyage: prendre congé. Période de service militaire : faire deux congés. Cessation momentanée du service militaire dépassant trente jours (au-dessous, e’est une permission).

Libération du service militaire. Prendre son congé, se retirer du service militaire, et, par ext. se retirer, cesser ce qu'on faisait. Archit. Moulure raccordant le fût et la ceinture d’une colonne ; c’est un quart de rond creux. Outil sculpteur, etc..

A, congé (archit. J.

de menuisier, au moyeu duquel ou pratique

de

ce

raccordement. Dr. Défaut-congé ou congé, défaut du demandeur.

— Encycl. Armée. On distingue le congé définitif ou absolu, libération définitive du service militaire ; le congé renouvelable, que l’on peut faire prolonger, mais qui expire s'il n’a été renouvelé en temps utile ; le congé d'ancienneté, libération définitive acquise de droit par le temps que Ton a passé au service ; le congé de réforme ou de renvoi, renvoi du service pour incapacité reconnue ; le congé de libération, renvoi du service après que le temps du service légal est expiré ; le congé de passe, autorisation de passer d'un corps dans un autre corps ; le congé de convalescence, congé accordé par l'autorité militaire, et sur la demande des chirurgiens d'un hôpital, à un homme qui relève de maladie.

— Contr. indir. et douanes. Le congé accompagne les boissons dont le droit a été payé au départ, à la différence de V acquit-à-caution, délivré lorsque le droit n'est payable qu'à la destination, sous la garantie d'une caution. Les expéditeurs ont le choix entre les deux procédés. En matière de douanes, on emploie aussi tantôt le congé, tantôt l'acquit-à-caution, d'après la distinction ci-dessus dans le rayon des douanes appelé rayon-frontière.

— Dr. Le jugement par défaut-congé est celui par lequel l'avoué du défendeur obtient défaut contre celui du demandeur et peut obtenir pour son client un congé, c'est-à dire l'extinction de l'instance, sans que le procès ait été jugé au fond. On admet généralement que le défendeur peut exiger que le tribunal juge le fond du procès, auquel cas le demandeur, étant un défaillant, a le droit de faire opposition au jugement qui a statué sur le fond par défaut, toutes les fois qu'il lui a fait perdre le procès en tout ou en partie.

— Mar. Congé de navigation. Le congé, droit de sortie, est obligatoire, sauf pour les bâtiments de l'Etat. Il est délivré chaque année (ou pour la durée des voyages de plus d'une année), moyennant^ le payement d'un droit fixé d'après le tonnage. Les bâtiments étrangers payent, sous le nom de passeport, un droit de sortie. Le congé fait partie des papiers de bord et contient les renseignements qui permettent de reconnaître l’identité du navire.

Congéable adj. Sujet à congé. Bail à domaine congéable, celui par lequel un domaine étant affermé pour un temps indéterminé, le propriétaire peut à sa volonté reprendre la jouissance.

— Encycl. Le bail à domaine congéable ou convenant est essentiellement breton, puisque la loi en limite l'usage aux départements du Finistère, du Morbihan et des CÔte.s-du-Nord. Le domanier exploitant par lui-mème, s'il a renoncé au droit de provoquer le congément, peut faire expansé payante, c'est-à-dire abandon au foncier, moyennant indemnité, de ses droits édifleiers. Il lui est interdit d'y renoncer par avance pour une période plus lonçue que la durée totale du bail ; une telle renonciation serait nuUe.

COngédiable adj. Que Ton peut congédier.

congédiement tdî-man] n. m. Action de congédier. Admin. Octroi bu réception d'un congé.

congédier [di-é] v. a. (de l'ital. congedo, congé. — Se conj. comme prier.) Donner ordbe de se retirer : congédier un importun. Renvoyer : congédier un domestique. Donner une audience de congé à: congédier un ambassadeur. Donner à des soldats la permission de se retirer dans leurs foyers.

congélabilité n. f. Etat de ce qui est congelable : la congélabilité de l'eau.

CON

CON

pres-

Cungôlateur.

COngelable adj. Qui peut être congelé : oue iuus leÿ liquides sont congelables.

Congelant [ian\, e adj. Qui congèle.

congélateur n. na. Appareil servant à congeler les liquides.

congélatif, ive adj. Qui

congèle.

congélation [si-onj n. f. (lat.

congtîlatio). Action de congeler :

pendant la congélation, la température de la masse liquide reste sta tionnaire. Résultat de cette action. Désorganisation des tissus produite par une température très basse : la congélation du nez, V. gelure.

— Encycl. Physiq. V. solidification.

— Méd. La congélation des tissus produit des troubles comparables à ceux des brûlures. Il peut y avoir rubéfaction, phlyctène, ulcération et même mortification des parties atteintes. Les engelures sont une congélation légère ; on les traite avec succès par l'acide picrique. Les congélations intenses demandent des frictions froides (eau et neige), pour éviter la mort du tissu ; il est bon aussi de donner intérieurement de la caféine.

congeler \lé] v. a. fiat, congelare. — Prend un e ouvert devant une syllabe muette : je congèle, il congèlera.) Transformer un liquide èn solide par l’action du froid : une température de — /SO" C. congèle l'alcool. Coaguler : congeler un sirop. Soumettre au froid pour conserver : viande congelée. Se dit du froid excessif qui désorganise les chairs : con leler les mains, les pieds. Se congeler v. p. Etre congelé.

COngément [man] n. m. Congé donné par le propriétaire foncier à un teneur congéable.

congéinination [si-on] n. f. (du lat. cum, avec, et geminatio, action de doubler). Formation double et simultanée.

congénère adj. (du préf. con, et du lat. genus, eris, genre). Qui est du même genre, de la même espèce : plantes congénères. Anat. Muscles congénères, qui concourent au même mouvement. N. : des congénères ; les congénères d'un mot.

COngénial, e, aux adj. Conforme à la nature, au génie de quelqu'un.

congénialite n. f. Caractère de ce qui est congénial.

congénitale, aux adj. Qu’on apporte en naissant : maladie congénitale.

congénitalement adv. D une manière congénitale ; de naissance : caractères transmis congénitalement.

congère n. f. (du lat. conge ries, amasj. Amas de neige entassée par le vent.

congérie [r^] n. f. (lat. congeries). Rhét. Accumulation.

congestibilité [jês-îi] n. f.

Prédisposition d'un organe à se congestionner.

congestible \jès-ti-ble] adj.

Qui est susceptible de congestion.

congestif [jès-tif Entassé, rapproché. Qt tif à la congestion.

congestion \jès-tî-on] n. f.

( lat . congestio ) . Accumulation morbide du sang dans une partie circonscrite du corps : congestion cérébrale.

— Encycl. La congestion peut provenir soit d’une pléthore dans la circulation artérielle (congestion active), soit d’un embarras, d'une stase dans la circulation de retour (congestion passive).

Dans tous les cas, le tissu congestionné augmente de volume ; le sérum du sang s’extravase , et Lcedème apparaît. Les symptômes sont variables avec les tissus atteints. La congestion de la rate apparaît dans toutes les maladies infectieuses, principalement dans la fièvre paludéenne. La congestion du foie provient de maladies cardiaques , pulmonaires ou du tube digestif. La congestion pulmonaire existe au début de la tuberculose, dans les cas de grippe, de rougeole, etc.; elle est de règle chez les vieillards restés longtemps dans le décubitus dorsal. Le traitement consiste à activer la circulation; les révulsifs. les scarifications et même la saignée sont indiqués.

congestionnel, elle [jès-

ti-o-nèl, è-le] adj. Qui a rapport à la congestion, qui la produit.

congestionner [jès-ti-one\ V. a. Produire une congestion dans : la chaleur congestionne le cerceau. Fig. Encombrer par une accumulation de personnes ou d'objets.

COn9:iaire [ji-è-re] n. m. (du lat. congiarium). DistrilDution extraordinaire faite par les empereurs au peuple romain. Adjectiv. : libéralités congiaires.

conglobation [sz-on] n.

f. Entassement. Rhétor. Accumulation d'arguments, de preuves.

conglobsr [tij] v. a. (du lat.

cu7n, avec, et globus, globe). Mettre en boule ; entasser, accumuler.

conglomérat fra] n. m.

(lat. congloyneratum) Roche formée par l'agglutination de matériaux grossiers, liés par un ciment : Tes poudingues sont un conglomérat.

conglomération sien] n. f. Action de conglomérer; état de ce qui en résulte.

conglomératique adj. Contenant des agglomérations, des conglomérats.

conglomérer [ni] v. a. (lat. conglomerare ; de cum. avec, et glumus. pelote. — Se conj. comme uccélércr.) Réunir en une seule masse; conglomérer des particules de matière.

conglutinant [nan], e ou conglutinatif, iV3 adj. Propre à congluliner; substance conylutinante.

conglutination [st-on] n. f. Action deconglutiner; son résultat - conglutination des humeurs.

COnglutine n. f. Albuminoïde que l’on trouve dans les graines de lupin.

COnglutiner [né] v.a.(lat.co?i.7/wi?nare).Rendre gluant et visqueux : certains pnisoiis cong lutinent le sang. Faire adhérer en collant: cong lutiner les bords d'une plaie. Se conglutiner v. pr. Etre, devenir conglutiné.

conglutineux, euse eu-ze] adj. visqueux, gluant: des hunieurs cong lutineuses.

Congo n. m. Sorte de thé d'Afrique. Idiome des Congolais : le congo est peu sonore.

Congo, fleuve de l’Afrique équatoriale. Il sort de la région des grands lacs par trois grandes branches : le Louboudi, le Louapoula et le Loukouga, qui, réunis, prennent le nom de Loualaba, coule en un immense arc de cercle au milieu de vastes forêts, reçoit à droite l'Oubangui et la Sangha. à gauche le Kasaï. baigne Brazzaville etLéopoldville, traverse une région montagneuse, où son cours se brise en multiples chutes, et SC jette dans l’Atlantique par un vaste estuaire, en aval de Matadi. Cours d'environ 5.000 kil.

Congo (Etat indépendant du), Etat fondé en Afrique, en conformité des décisions du congrès de Berlin (1885i.dont Léopold II, roi des Belges, était le souverain, et qui est devenu colonie belge en 1908.

Congo belge, colonie belge de l'Afrique équatoriale, l’ancien Etat indépendant du Congo ; capit. Borna pr. Léopoldville, Malad, Banana, Stanleyvilie. Il s’étend surtout le bassin du Congo supérieur et moyen. Vastes forêts ; grandes ressources économiques ; bois, caoutchouc , ivoire, etc. Superf. : 2.382.000 kil. car. Pop. : environ 20 millions d'habitants. [Congolais.)

Armoiries de l’ELal du Cong-o.

Ordre rcy^al du Lion du Cous

Congo tordre royal du Lion du), insiitué le 28 juillet 181)1 par le i-oi Léopold II, roi des Belges. Le ruban est rouge, bordé d'une raie jaune pâle entre deux liséré.s bleus. Six classes, dont ladernière est dite udes médailles

Congo frança s, colonie française de l'Afrique oecidentale, entre le lleuve Congo et l'ancienne colonie allemande du Cameroun ; elle se relie par l'Oubangui à nos possessions du Tchad. Stations pr. Libreville. Franceville. Braz7,aville,

Bangui. Administrativement, le Congo comprend les colonies du Gabon, du moyen Congo, de l'Oubangui -Chari - Tchad .

Encore incomplètement pourvu de voies de communication, il produit surtout du caoutchouc et des bois de construction et d'ébénisterie. Superf. 2 millions de kilom. car. environ : pop. évaluée à 9 millions d'hab. (Congolais). Congo portugais, v. Angola.

Congolais, e [lé, è-ze], originaire du Congo : les Congolais. Adjectiv. : coutumes congolaises.

CO 'gratulant [lan], e ad. Porté à congratuler. Dont on se sert pour congratuler.

congratulateur, trice adj. et n. Qui congratule, qui aime à congratuler. (Ne s'emploie en général qu'avec une nuance dironie.)

congratulation [si-on] n. f. Félicitations. (Ne s'emploie plus guère sérieusement.)

congratulatoire adj. Qui congratule : épître conjratu latoire

cong 'atuler [lé] v. a. (lat. congratularï). Féliciter, complimenter. Se congratule r V. pr. Se féliciter soi-même. ou mutuellement.

fNe s'emploie plus guère sérieusement. )

congre

n. m. (lat. con- Congre.

grus ) . Poisson de mer dit aussi anguille de mer, de la famille

ngestion.

,lve adj.

Jui est rela-

0 100 zoo

Cbemia de fer.

limite de cedenie

CON

des murénidés, q>ü peut atteindre j usqu'à trois mètres de long.

congre n. m. Vivier formé dans une rivière au moyen de pieux presque Jointifs. (On dit aussi CON- ORIER, CONÜROIS.)

COngréagS n. m. Action de congréer.

eongréer [gré-é] v. a. Entourer un cordage avec des brins peu épais, pour faire disparaitre les vides entre les torons.

congrégandine n. f. Religieuse de la congrégation de Notre-Dame.

COngréganisme [nis-me] n. m. Système, esprit religieux et politique de la Congrégation, sous la Restauration.

congréganiste [nts-te] adj. etn. Qui fait partie d'une congrégation. Ecole comjréganiste, dirigée par des frères, des religieux ou des religieuses.

congrégation [si-ou] n. f. (lat. congrei/atio.; de cum, avec, et grex, gregis, troupeau). Ensemble de religieux du même ordre. La congrégation des Missions étrangères. Réunion de personnes séculières ou religieuses vivant sous une même règle. Congréation des fidèles, ensemble des catholiques. Assemlée de prélats pour examiner certaines affaires en cour de Rome : la congrégation de l’Jndex.

— E.n'CYcl. Dr. can. Chez les écrivains ecclésiastiques, le mot congrégation désigne une ass”ciation religieuse dont les membres, hommes ou femmes, ne font pas de vœux solennels, mais des vœux simples, soit temporaires, soit perpétuels, ou même ne sont liés que par un engagement qui ne va pas jusqu'au vœu. Parmi les congrégations proprement dites, on peut citer ; les sulpiciens, les missions étrangères, les lazaristes, les eudistes, les oratoriens ; les petites sœurs des pauvres, les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul, le Bon-Pasteur, etc.

On appelle congrégations romaines des commissions permanentes de cardinaux que les papes ont instituées pour l'expédition des affaires de l'Eglise. On en compte vingt. Quatre sont présidées par le pape : les autres, par un cardinal-préfet. Nous citerons les congrégations du Saint-Office, de la Propagande, de l'Index, des Rits, etc.

Par l'expression la Congrégation, on entend absolument une congrégation de la sainte Vierge, qui, fondée eu 1801, se développa considérablement sous la Restauration, et fut accusée d’avoir pris dans l'Etat une importance politique excessive. La chute de Charles X entraîna celle de la Congrégation.

Canoniquement, pour qu'une nouvelle congrégation soit régulièrement fondée, il faut que ses statuts soient approuvés par l'évêque du diocèse. Quand la congrégation commence à prendre de l'importance, l'approbation du pape est demandée. Aucune congrégation religieuse ne peut se former en France sans autorisation, donnée par une loi ; aux congrégations existantes au moment de la promulgation de la loi du pr Juillet 1901, non antérieurement autorisées ou reconnues, a été imparti un délai de trois mois pour solliciter leur autorisation par une loi: celles qui, dans ce délai, n'avaient pas fait diligence pour régulariser leur situation, ont été considérées comme dissoutes, et réputées illicites.

En ce qui regarde le fisc, les congrégations payent; lo les impôts ordinaires ; 2» l'impôt spécial dit de mainmorte ; 3° l'impôt de 4 p. 100 sur leurs revenus, tous leurs biens, meubles et immeubles, étant réputés leur rapporter 5 p. 100 ; 4» l'impôt dit droit d accroissement ou d' abonnement.

CORgrégationalisme [si-o-na-Us-me] n. m.

Secte de congrègationalistes ; leur système religieux.

congregationaliste [si-o-na-lis-te] n. m.

Dans les pays anglo-saxons, partisan d'un système ecclésiastique qui fait de chaque Eglise locale une petite république autonome.

coilirrégationiliste [si-o-nis-te] n. Partisan des congrégations religieuses.

COngrégé, e adJ. (du lat. cum, avec, et grex, gregis, troupeau). Réuni en tas.

congrégée [jéj n. f. Ursuline qui ne pronon çait pas de vœux.

congrès [gré] n. m. (lat. congressus). Dr. anr. Expérience légale, pour constater si le mari était impuissant ou non. Cette procédure s'introduisit au XIV® siècle, mais fut abrogée par le Parlement en 1677.

congrès [ÿrè] n. m. (lat. congressus). Assemblée de souverains, d'ambassadeurs, pour traiter d'intérêts politiques; le congrès de Paris 11856) mit fin à la guerre de Crimée. Réunion de gens qui délibèrent sur des intérêts communs, des études communes, etc. ; congrès scimtifique. En France, Sénat et Chambre réunis pour nommer le président de la République, modifier la Constitution, etc. (en ce sens, prend une majuscule) ; le Congrès se réunit au palais de Versailles. Aux Etats-Unis, le Sénat et la Chambre ensemble. Nom donné à l'Assemblée constituante belge de 1830-1831.

— Excycl. Dans les congrès diplomatiques, on traite des questions de teiTitoires, ou de rapports d'Etat à Etat. Les plus célèbres de ces assemblées diplomatiques sont celles de Munster et d'Osnabruck, qui aboutirent aux traités de Westphalie (1648), celles de Rastadt (1797), de' Vienne (1814-181S), de Vérone (1822), de Paris (1856), de Berlin (1878).

Dans les congrès dits internationaux , dont l'initiative revient aux puissances, on s'occupe plus spécialement de fixer certaines règles du droit des gens. Tels: le congrès de Genève (1863), d'où sortit la convention internationale du même nom, neutralisant en temps de guerre les blessés, les ambulances et les services sanitaires ; le congrès tenu en 1874, à Bruxelles, sur l'initiative du gouvernement russe, dans le but d'établir un code de la guerre qui en rendit les coutumes plus humaines ; le congrès de Saint-Pétersbourg, qui, en 1878, prononça notamment l'interdiction des balles explosibles.

COngression ’grè-si-on n. f. (lat. congressio). Accouplement du mâle et de la femelle.

congressionnel, elle [grè-si-o-nèl, èie] adj. Qui se rapporte à un congrès, congressiste n. Membre d’un congrès, congréure n. f. Syn. de CONGRÉAGE, Congreve (William), poète dramatique anglais, né dans le Yorkshire (1670-1>729) ; auteur de comédies habiles, élégantes et spirituelles, mais sans grande profondeur morale : le Vieux garçon, le Chemin de la vie.

Congreve (sir William), ingénieur et officier d'artillerie anglais, né dans le comté de Middlescx, m. à Toulouse ,1772-1828;; inventeur des fusées de guerre qui portent son nom i fusées à la Congreve).

Congrier, comm. de la Mayenne, arr. et à 33 kil. de Chàteau-Gontier ; 1.300 h.

COngrine n. f. Composé que Ton obtient en chauffant la conicine avec du chlorure de zinc.

congru, e adj. (lat. congruus). Exact, précis, convenable: expressions congrues. Portion congrue, pension annuelle payée pai’ un bénéficiaire au prêtre qui dessert son bénéfice, l'ar ext., ressources à peine suffisantes pour vivre. Arith. Se dit de deux nombres entiers par rapport à un troisième, quand leur différence est divisible par le troisième. Théol. Grâce congrue, grâce appropriée aux circonstances et à l'état d'âme de celui qui la reçoit. A.nt. Incongru.

COngruaire \gru-è-ré] n. m. Desservant ou curé qui touche la portion congrue.

congruence [ÿrtt-«n-sej n. f. (de congruent). Accord, convenance. Arith. Formule exprimant que deux nombres sont congrus par rapport à un troisième.

congruent :gru-an], O adj. (de congru). Qui convient : expressions congruentes,

COngruiSmO [ù-me] n. m. Doctrine d'après laquelle Dieu accorde à Thonime la grâce congrue, c est-à-dire appropriée aux circonstances, au temps et à l'état d'àine de celui qui la reçoit.

Congruistô is-té\ n. Partisan du congruisme. Adjcctiv: doctrine congruiste.

congruité n. f. Convenance. Axt. Incongruité, congrûment [man] adv. D'une manière congrue. Convenablement.

Coni, V. du roy. d'Italie, ch.-l. do prov.,- sur la Stura; 2.5.000 h. Soie. Prise par les Français en 1744. conicins ou conine n. f. Syn, de cicutine. Conicité n. f. Forme conique.

COnldie 'dî] n. f. Spore de champignon, née sur un appareil spécial différent des asques.

— Encycl. Beaucoup d’ascomycètes possèdent, outre leurs asques, un appareil conidien produisant des conidies. Certains b'asidiomycètes ont aussi des appareils analogues, et les spores qu’ils produisent sont appelés conidies.

conidiopliore adj. (de conidie, et du gr. phoros, qui porte). Qui porte des conidies.

COnidique adj. Qui appartient aux conidies. conifère adj. et n. m. (du lat. conus, cône, et ferre, porter). Se dit des végétaux qui produisent des cônes, comme le pin, le sapin, Tif, etc. ; les conifères sont des arbres dont le tronc s’épaissit par couches annuelles et concentriques.

COniférine n. f. Glucosido contenu dans les feuilles de certains conifères.

COniflore adj. Qui aies fleurs disposées en cône. COnifornae adj. fyn. de conique.

Couincll (Pierre de), peintre français, né et in. à Meteren (Nord) [1828-1910]; a fait dé la peinture d'histoire, mais surtout des tableaux do genre (i Moccoli [les Lumignons], Fillette aux fraises, etc.). COUÎnO n. f. Syn. de cicutine.

coniospore [os-po-re] n. m. Terme par lequel on désigne les fructifications conidiques des champignons.

coniosporé, o [os-po] adj. Se dit des fructifications conidiques des champignons.

coniothalame adj. Se dit des lichens dont les apothécies ouvertes se résolvent en sporidies nues.

eoniothèquo n. f. Bot. Nom donné aux loges de l'anthère, qui renferment le pollen.

conique adj. Qui a la forme d'un cône. SectioJis coniques ou absol. coniques n. f. pl., courbes obtenues par des sections planes du cône {ellipse, hyperbole, parabole).

COnirOStrO [ros-tre] adj. (du lat. conus, cône, et rostrum, bec). Se dit dés oiseaux qui ont le bec en forme de cône, comme le moineau, le corbeau, etc. N. m. pl. Sous-ordre des oiseaux passereaux. S. un conirostre.

— Encycl. Les conirostres sont des oiseaux chanteurs de petite taille, qui vivent ordinairement par bandes nombreuses et s'abattent sur les récoltes. Ils rendent cependant quelques services à Thomme, en détruisant des insectes. On en connaît plusieurs centaines d'espèces, de toutes les régions du globe. Les moineaux, les alouettes sont les plus communs.

COni'Val'Ve adj. Qui a une coquille conique. Conl-Zugna (massif du), massif des Alpes Cadoriques, dans le Trentin, entre le Val Lagarino (Adige) et le Vallarsa (Leno), qui conflue dans T.Vdige à Rovereto ; 1.865 m. d’altitude. En maijuin 1916, les Italiens y ont arrêté l'offensive autrichienne du 'Trentin, dirigée par Tarchiduc Eugène.

conjectural, e, aux [jèk] adj. Fondé suides conjectures : la phrénologie est une science conjecturale.

conjecturalement Jèk, maraj adv. Par conjecture.

conjecturatif, ivo jèk] adj. Qui fait conjecturer.

conjecturation :jèk,si-on] n. f. Action de conjecturer. (Peu us.)

conjecture jèk] n. f. (lat. conjectura). Présomption, supposition, opinion fondée sur des probabilités: on doit souvent rétablir par conjecture le texte mutilé des écrivains anciens.

conjecturer [jèk-tu-ré] v. a. Juger par conjecture: le médecin en est souvent réduit à conjecturer.

COnjectureur Ijèk] n. m. individu qui aime à se livrer à des conjectures.

Conjoindre v. a. (Se conj. comme craindre.) Joindre ensemble. (Peu us.) Marier.

conjoint join], e adj. intimement uni. N. m. L'un des époux, par rapport à l'autre. Musiq. Degré conjoint, v. degré. Arith. Règle conjointe ou n. f. conjointe, règle de trois.

— Encycl. Dr. V. dépens, mariage, succession, TÉMOIN, etc.

conjointement 'man] adv. Ensemble, de concert; agir conjomtemeiit avec quelqu'un.

conjoncteur jonk] n. m. Conjoncteur disjoncteur, syn. de coupleur.

conjonctif, i-ve Jonk] adv. Gram. Qui sert à unir. Particule, locution conjonctive, qui tient lieu d’une conjonction, comme et, gue, afin que, Inen que, parce que, etc. N. m. Anat. 'Tissu qui sépare et unit les autres tissus. Gram. Autre nom du subjonctif. Ant. Dlsjonctif.

conjonction [jonk-si-on]n. f. (lat. conjunctio). Union, liaison. Union charnelle. Gram. Mot invariable, qui sert à lier les mots ou les propositions ; et, ou, si, que, car sont des conjonctions. Astr. Rencontre apparente de deux astres dans la même partie du zodiaque ; les conjonctions de Vénus et du soleil ont une grande importance en astronomie. Ant. Disjonction.

— Encycl. La conjonction entraîne le phénomène des phases, pour les planètes comme pour la lune. Au moment de la conjonction de la lune, on dit que celle-ci est nouvelle. Si la lune restait dans le plan de l’écliptique, il y aurait éclipse à chaque- conjonction ; il n'en est pas ainsi, puisque l'orbite limaire est inclinée. V. lune, éclipse.

conj onctionnel, elle [jonk-si-o-nél, è-le] adj .Tenant de la conjonction : forme conjonctionnelle.

con j onctionnellement [jonk-si -o-nè-leman] adv. A la manière ou par le moyen des conjonctions ; mots unis conj onctionnellement.

conjonctival, e, aux [jonk] adj. Qui a

rapport à la conjonctive : membrane conjonctivale.

conjonctive [jonk] n. f. Muqueuse qui tapisse la face postérieure des paupières et la face antérieure du globe de l’œil.

conjonctivement [ jonk -ti-ve- man] adv.

D'une façon conjointe.

conjonctivite [jonk] n. f. inflammation de la conjonctive.

— Encycl. On distingue les conjonctivites simples et les conjonctivites infectieuses. Les premières, dues à la fatigue ou à une irriiation artificielle, se traitent par des lotions chaudes. Les secondes, toujours graves, sont des complications de presque toutes les maladies infectieuses, et peuvent, dans certains cas, aboutir à la suppuration de la cornée. L'ophtalmie des nouveau-nés est peut-être la plus dangereuse ; elle exige des lotions antiseptiques, faites par des personnes compétentes.

conjoncture [jonk] n. f. (du lat. cum, avec, et junctura, liaison). Concours de circonstances, occasion : il y a peu de conjonctures où il ne faille tout dire ou tout cacher.

conjouir v. n. Jouir, se réjouir avec quelqu'un. Se conjouir v. pr. Se réjouir avec quelqu'un. (Vx.) eonjouissance [t-sati-se] n. f. Joie partagée. COnjouiSSement [i-se-tnan] n. m. Congratulation mutuelle. (Vx.)

conjugable adj. Qui peut être conjugué : le verbe choir n’est pas conjugable à tous les temps.

conj ugaison [ghè-zon] n. f. (lat. conjugatio). Réunion, rapprochement. Gram. Manière de conjuguer un verbe. Tableau des différentes terminaisons d'un verbe, distribuées en voix, modes, temps, nombres et personnes. Classe de verbes. Biol. La forme la plus simple de la reproduction sexuelle, qui consiste dans la fusion complète de deux cellules en une seule, point de départ d’un être nouveau.

— Encycl. On reconnaissait, en français, quatre conjugaisons ou classes de verbes, que Ton distinguait par la terminaison du présent de l'infinitif : les verbes de la ire conjugaison terminés en cr; ceux de la 2», en ir\ ceux de la 3®. en oir ; ceux de la 4®, en re.

On distingue actuellement : deux conjugaisons vivantes, c'est-à-dire servant encore à former des verbes nouveaux: 1“ la conjugaison en er ; 2® la conjugaison en ir du type inchoatif, qui intercale à certains temps la syllable iss (finir, finissant), et une conjugaison morte, suivant laquelle on ne forme plus de verbes et qui comprend ceux en ir non inclioatifs (venir), ceux en oir (recevoir) et ceux en re (rendre).

conjugal, e, aux adj. (du lat. conjugalis ; de cum, avec, et jugum. Joug). Qui concerne l'union entre les époux : la fidélité conjugale.

conjugalement [man] adv. selon l'union conjugale.

conjugalité n. f. Etat conjugal, conjugatif, ive adj. Qui a rapport à la conjugaison ; formes conjugativos.

conjugué, e [ghé] adj. Se dit des feuilles portant sur un petit pétiole commun une ou plusieurs paires de folioles opposées. Mécan. Machines conjuguées, unies pour concourir au même travail. Anat. Nerfs conjugués, ceux qui concourent à la même opération. Gram. Qui a reçu les diverses foi-mes de la conjugaison. N. f. pl. Famille d'algues, qui se reproduisent uniquement par la conjugaison. S. une conjuguée.

conjuguer [ghg[ v. a. (lat. conjugare ; de cum, avec, et jugum. Joug). Réunir : conjuguer le travail industriel et le travail agricole, Gram. Réciter ou écrire un verbe selon ses différentes inflexions et terminaisons de modes, de temps, de nombres et de personnes. Fam. Faire ou manifester l’action indiquée par un verbe : les jeunes gens conjuguent volontiers Le verbe aimer.

conjungo \jon-gho] n. m. (mot. lat. signif. j’unis, qui se trouve dans la formule du mariage religieux). Pop. Mariage : fuir le conjungo; se lancer dans le conjungo. Diplom. Ecritui-e sans ponctuation et sans espaces.

ConjurateuT, trice n. Personne qui forme avec d'autres une association pour agir en commun en vue d'un projet déterminé. Celui ^ui forme, conduit une conjuration. Prétendu magicien. (Peu us.)

conjuration [si-on] n. f. (de conjurer). Conspiration, complot contre l'Etat, le souverain : la conjuration d .lmb oise (1560). formée par les protestants, fut le prélude de.s guerres de religion. Action d’écarter par des moyens surnaturels les effets d une influence maligne. Exorcisme, sortilège. Pl. Prières, supplications.

Conjuration d’Amboise. Bist.'V. Amdoise.

Conjuration de Catilina. Litt. V. Catilina. conjuré, e adj. et n. Se dit d’une personne qui prend part à une conjuration, un complot -. les sénateurs conjurés assassinèrent César. Exorcisé. Supplié. Détourné : danger conjuré.

CON

CON

conjurer [ré] v. a. (lat. conjurare). Prier avec instance : je vous conjure de faire cela. Exorciser : ■conjurer le diable. Fig. Détourner; lo par magie, «xorcisme : conjurer la tempête ; 2° par des moyens •quelconques : conjui'er la colère d'un père. Fig. Décider une chose par complot ou de concert, avec la ferme intentiO'U de l'exécuter : conjurer la perte de l'ennemi. V. n. Tramer un complot : Catilina conjura contre la république. Se conjurer v. pr. S’unir pour conjurer.

COnjureur n. m. individu qui conjure par des exorcismes ou des sortilèges.

Conlie [Zi], ch.-l. de c. (Sarthe), arr. et à 20 kil. du Mans, à la source de la Gironde, affl. de la Vègre ; 1.680 h. Ch. de f. Et. Briqueterie. En 1870, un camp fut installé à Conlie par de Kératry, et le général d’Aurelle de Paladines y forma l’armée de la Loire. — Le cant. a 15 comm. et 11.790 h.

Conliège, ch.-l. de c. (Jura), arr. et à 3 kil. de Lons-le-Saunier, sur la Vallière ; 860 h. Ch. de f. P.-L.-M. Vins estimés. — Le cant. a 17 comm. et 6.240 h,

connaissable [ko-nè-sa-hle] adj. Qui peut être connu : les notions de temps et d'espace ne sont pas directement connaissables. N. ni. : le connaissable et l'inconnaissable.

connaissance [ko-nè-san-se] n. f. (de connaître). Faculté de connaître, discernement : être en âge de connaissance. Idée, notion ; connaissance de ijieu. Conscience de sa propre existence et des objets extérieurs : perdre connaissance. Relation de société, de familiarité : lier connaissance; renouer connaissance. Personnes qui ont ces relations : de vieilles connaissances. Pop. Amie, maîtresse. En pays de connaissance^ lieu, milieu où Ton rencontre des personnes que l’on connaît, des objets familiers, etc. De ma connaissance^ à ma connaissance, d’après ce que je sais. En connaissance de cause, en sachant bien ce que Ton fait. Dr. Droit de connaître, de décider. PI. Savoir, érudition ; auoir des connaissances étendues. Véner. Marques auxquelles on reconnaît Tâge, la grosseur d’une bête, etc.

— Encycl. Philos. La théorie de la connaissance relève à la fois de la psychologie, qui étudie le mécanisme de Tacquisition, de la conservation et de l’élaboration de la connaissance, de la logique, qui détermine les lois de la connaissance, et de la métaphysique, qui examine la portée de la connaissance, diversement évaluée par le dogmatisme, le scepticisme et le relativisme.

Connaissance de Dieu et de soi-même [Traité de la), ouvrage philosophique de Bossuet (1671), où Tauteur se montre cartésien de méthode, tout en s’inspirant d’Aristote et de saint Thomas pour la psychologie, de Platon pour la métaphysique.

Connaissance des'temps et des mouvements célestes, éphémérides publiées pour la première fois en 1679 par Tabbé Picard, fondateur de l’Observatoire de Paris, et qui n’ont cessé de paraître chaque année depuis cette époque. Cet ouvrage a subi diverses transformations, et c’est aujourd'hui le Bureau des longitudes qui prend soin de sa publication.

COIlll£kisS£tDt [ko-nè-san], 6 adj. Qui connaît,

connaissement [ko-nè-se-man] n. m. Déclaration contenant un état des marchandises chargées sur un navire.

— Encycl. Dr. Le connaissement énonce la nature et la quantité des objets chargés, le nom du chargeur, le nom et l’adresse du destinataire, le nom et le domicile du capitaine, le nom et le tonnage du navire, le lieu du départ et celui de la destination, le prix du fret ; il porte en marge les marques et numéros des objets à transporter. Le connaissement est fait en quatre originaux destinés au chargeur, au destinataire, au capitaine et au propriétaire du bâtiment.

COmiaiSSeur, ©U.S0 [ko-nè-seur, eu-ze] n. Qui se connaît à quelque chose. Adjectiv. ; un œil connaisseur.

connaître [ko-nè-tre] v. a. (lat. cognoscere. — Je connais, tu connais, il connaît, nous connaissons, vous connaissez, ils connaissent. Je connaissais. Je connus, nous connûmes. Je connaîtrai. Je connaîtrais, nous connaîtrions. Connais, connaissons, connaissez. Que je connaisse, que nous connaissions. Que je con7iusse, que nous connussions. Connaissa^it. Connu, e.) Avoir l’idée, lanotion d'une personne ou d’une chose: la plupart des animaux connaissent les plantes qui peuvent leur être nuisibles. Entretenir des relations avec quelqu'un. Savoir, être versé dans ; connaître le grec. Savoir se servir de : connaître Vépée, le violon. Avoir une grande pratique de certaines choses ; eonnaf/re le monde. Distinguer, reconnaître : connaître à peine sa main droite. Expérimenter, éprouver : connaître la haine, le malheur. Tenir compte de : ne comiaître que la justice. Etre soumis à: cheval qui ne connaîtpas le frein. Ne connaître ni Dieu ni diable, n’avoir aucune religion, ou aucune considération pour qui ou quoi que ce soit. Fig. Se faire connaître, se distinguer, décliner ses noms et qualités ; se faire apprécier. Ne coimaître ni d'Eve ni d'Adam, en aucune façon. Bibl. Avoir des relations sexuelles avec. V, n. Etre compétent pour juger : le tribunal de commerce ne connaît pas des causes civiles. Se connaître v. pr. Avoir une juste idée de soi-même. Etre en rapports. Ne plus se connaître, être furieux, hors de soi. Se connaître en, à quelque chose, être en état déjuger. Allus. littér. :

A l’œuvre, on connaît, l’artisan,

vers de La Fontaine, dans la fable les Frelons et les Mouches à miel. Il est devenu proverbe et signifie : ce sont les actes, les œuvres, et non les paroles, les vantardises, etc., qui permettent d’apprécier les gens. Connais-toi toi-même, inscription gravée sur le fronton du temple de Delphes et dont Socrate avait fait sa devise. On la cite aussi sous sa forme grecque : TvcüOt a£fti)*c(5v, ou latine : Nosce teipsum. Ant. Ignorer, méconnaître.

connaturel, qIIq [kon'-na-tu-rèl, ê-le] adj. De la même nature qu’un autre.

Connaugbt [ko-nôV], province de TIrlande, divisée en cinq comtés ; 725.000 h.

Connau^llt (Arthur, duc de'i, né à Londres en 1830 : septième enfant de la reine Victoria et du prince Albert ; fut gouverneur général du Canada.

COnné, e 'ko-né] adj. (lat. connatus). ïtot. Se dit des feuilles opposées qui sont soudées par la base.

comme dans le chèvrefeuille. Entom. Soudé au delà du milieu, en parlant de la mâchoire des hyménoptères.

connecter [k07i'-nèk-te\ v. a. (lat. co7inectere]. Unir, assembler.

connecteur [kû7i'-nèk] n. m. Condensateur particulier, employé en téléphonie.

connecticule [k07i'-nèk] n. m. Bot. Organe conné, auquel tient le filet des étamines des asclépiades et de certaines orchidées.

Connecticut [komèk-ti-kuf], fleuve des Etats- Unis, qui prend sa source sur la frontière du Canada et se jette dans la baie de Long Island (Atlantique) ; coui’S 120 kil.

Connecticut [ko-nèk-ti-kut'], un des Etats unis de l’Amérique dû Nord ; 908.420 h. Capit. Hartford. Industrie très active : métallurgie, filatures.

connectif J ive [kon'-nèk] adj. Qui sert â unir: tissu connectif. N. m. Bot. Portion médiane de Tanthère, qui en comprend la nervure.

Connerré, comm. de la Sarthe, arr. et à 25 kil. du Mans, sur THuisne ; 2.260 h. Ch. de f. départ. Tanneries, toiles.

connétable [ko-né] n. m. (du bas lat. cornes stabuli, comte de Tétable). Jadis, premier oMcier militaire en France : Richelieu supprhna la charge de connétable. Gouverneur d’une place forte. Sous Napoléon 1er, un des grands dignitaires deTEmpire. N. f. Femme d'un connétable.

— Encycl. Le connétable était primitivement le surintendant général des écuries du roi. En 1191, lors de la suppression de la dignité de sénéchal, le connétable devint le premier dignitaire de la monarchie, ayant le commandement général des armées. Louis XIII, sur le conseil de Richelieu, supprima cette dignité en 1627. En 1804, Napoléon Ier créa son frère Louis grand co7métable et institua un viee-conjiétable, qui futBerthier, prince de "Wagram. Les plus célèbres connétables de l'ancienne monarchie furent : Du Guesclin (1370) ; Clisson (1380), le comte de Saint-Pol (1411), le comte de Richemont (1425), le duc de Bourbon (1515), Anne de Montmorency (1538), Henri 1er de Montmorency (1593), le duc de Luynes (1621), Lesdiguières (1622).

connétablie [ko-né-ta-bli] n. f. Charge de connétable. Tribunal militaire présidé par le connétable et qui jugeait les délits commis par les gens de guerre.

connexe Ikon'-nèk-sé] adj. (lat. connexm; de cum, avec, et nectere, lier). Se dit de deux choses qui sont en rapport étroit : procès, causes connexes, connexion [kon'-nèk-si-on] n. f. (lat. connexio). Liaison, union, enchaînement ; connexion d'idées.

— Encycl. Géom. On dit qu’une surface est connexe s’il est possible de joindre deux points quelconques de cette surface par un trait continu, situé tout entier sur la surface,

connexité [kon' -nèk-sï\ n. f, (de Éonnexe). Rapport étroit, liaison : il y a connexité entre les lois et la morale.

Connifle [kon-nî-fle] n. f. Mollusque testaoé comestible.

connil, conil [ko-nîV] ou connin [ko-nin] n. m. (lat. cuniculus). Ancien nom du lapin.

connivence [hon'-ni-van-se] n. f. (de conniver). Complicité : être de connivence avec quelqu’un.

Connivent \kon'-ni-van], e adj. Bot. Qui tend à se rapprocher, en parlant des parties d Une plante : feuilles connicentes. Anat. Valvules conniventes, chez l’homme, replis de la muqueuse intestinale.

conniver [kun'-ni-vé] v. n. (du lat. connivere, fermer les yeux). Participer à une mauvaise action eu la dissimulant. Ménager un accusé. (Peu us.)

Connotatif, ive [kon' -no] adj. Qui indique à la fois l'idée secondaire et l’idée principale.

connotation [kon-no-ta-si-on] n. f. Sens plus général qu'on peut attribuer à un terme abstrait, outre sa signification propre.

connu, e [ko-nu] adj. Bien su, clair, certain : c'est une chose connue. Découvert, exploré : lemonde connu. Dont le nom est répandu ; auteur connu. N. ra. Ce que l'on sait: aller du connu d l'inconnu. Ant. Ignoré, Inconnu, méconnu.

conoïdal, e, aux [ no-i J adj. Presque en forme de cône : mollusques conoldaux.

COnoïde \no-i-de] adj. (du gr. konos, cône, et eidos, forme). Qui est en forme de cône. Surface conoïde ou n. m. conolde. surface engendrée par une droite qui s'appuie constamment sur une droite fixe, reste parallèle à un plan fixe, et satisfait à une troisième condition quelconque.

conomination [si-oîi] n. f. indication simultanée de plusieurs personnes, de plusieurs objets, ayant quelque rapport entre eux.

Conon, général athénien, m. vers 390 av. J.-C, Vaincu par Lysandi'e à Ægos-Potamos (405 av. J.-C.}, il fut vainqueur de Pisandre à Cnide (Asie Mineure) en 394 ; il releva les murs d’Athènes (392), et fut le père de Timothée.

Conon de Samos, astronome et géomètre grec (ni® s. apr. J.-C.), ami d’Archimède.

Conon, pape de 686 à 687.

conopé n. m. (du gr. kànôpeion, tente). Aniiq. Moustiquaire. Dais. (On dit aussi canopé.) Aiij., sorte de pavillon à l'intérieur du tabernacle.

conquassant [kou-a-san], e adj.

(lat. conquassans). Med. Qui brise, abat les forces. (Se dit surtout des douleurs vives de la parturiiion.)

conque [kon-ke] n. f. (du gr. kogkhè. coquille). Genre de mollusques niarins acéphales. Leur grande coquille bivalve. Coquille recourbée, dont sonnaient les tritons. Objet ayant une forme analogue : itn vase en conque. Ancien nom de Tabside.Anal.Cavité de l'oreille.

conquérant [ké-ran]. e adj. et n. Qui a fait, qui fait de nombreuses conquêtes : Gengis-Khan el Tamerlan furent deux fameux conquérants. Fig. Se dit de ceux qui prétendent faire la conquête des femmes. Air conquérant, air vainqueur, dominateur,

Conqnercuil, comm. de la Loire-inférieure, arr. et à 62 kil. de Saint-Nazaire, près du Don ; 1.510 h. Ch de f. Et. Ardoisières.

conquérir [ké] v. a. (du lat. conguirere. rassembler. — Se conj. comme acquérir.) Acquérir par les armes : César mit huit ans à C07iquérir la Gaule. Fig. Gagner, captiver ; conquéinr les cœurs.

Conques [kon-ke], ch.-l. de c. (Aude), arr. et à 7 kil. de Carcassonne, sur TOrbiel, afll. de l'Aude ; 1.350 h. Vins. — Le cant. a 10 comm. et 5.220 h.

Conques, ch.-l. de c. ( Aveyron ), arr. et à 30 kil. de Rodez, près du Dourdou, affl. du Lot ; 990 h. Très remarquable église de style roman auvergnat, célèbre aussi par les reliques de sainte Foy et ses très anciennes orfèvreries. — Le cant. a 6 comm. et 6.220 h.

Conquet [Icè] (Le), comm. du Finistère, arr. et à 22 kil. de Brest, sur l’Océan, à l’extrême pointe de la presqu'île armoricaine ; 1.840 h. Pêche. Extraction d'iode et de soude des plantes marines. Elevage de chevaux.

COnquêt [ftè] n. m. (de conquérir). Bien acquis par l'industrie, le travail. (Ne s'emploie qu'avec acquêt, et se dit surtout des biens acquis par les époux durant la communauté.) Adjectiv. : les biens sont propres, acquêts ou conquéts.

— Enoyol. Dr. civ. Dans notre ancien droit, on appelait conquête les biens acquis pendant la communauté existant entre le mari et la femme, tandis que les acquêts étaient ceux acquis avant le mariage. D’où l’adage : Conquéts se font par deux, acquêts se font par un. Aujourd’hui, on dit indifféremment conquête ou acquêts de communauté, pour désigner les biens qui entrent en communauté dans le mariage et les distinguer des propres. V. acquêt.

conquête [kè-te] n. f. Action de conquérir : Louis XIV fit la conquête de la Flandre. La chose conquise : l’Algérie est pour la France une précieuse conquête. Fig. et fam. Personne dont on a conquis le cœur. Avoir des airs de conquête, avoir l’air satisfait d'une personne sûre de plaire.

conquêter [kè-ti\ v. a. Conquérir. (Vx.)

COnquette [kè-té\ n. f. Nom de plusieui's variétés d’œillets.

conquis, e [/ci, i-zé\ adj. Acquis, vaincu. Se conduire comme en pays conquis, sans ménagements.

Conquistaidor \kuis-ta]'n. m. (œ. esp. signif. conquérant). Nom donné aux aventuriers espagnols qui allèrent conquérir l’Amérique : Fernand Cortez fut un heureux conquistador. PI. des co7iquistadores [réss].

Conrad [rad’] (saint), prélat allemand, évêque de Constance, mort en 976. Fête le 26 novembre.

Conrad roi de Germanie de 911 à 918 ; c'est sous son règne que se constitua la féodalité en Allemagne : — Conrad II, le SaLien ou le Salique, roi de Germanie en 1024, empereur en 1027, m. en 1039 ; — Conrad III, fondateur de la dynastie des Hohenstaufen, empereur d’Allemagne de 1138 à 1152 ; il prit part à la croisade entreprise par Louis VII de France, mais il échoua dans son expédition ; — Conrad IV, fils de Frédéric III, roi des Romains en 1237, empereur d’Allemagne de 1250 à 1254 ; — Conrad V ou Conradin, fils du précédent, duc de Souabe et de Franconie. Il tenta de reconquérir le royaume de Naples, fut vaincu à Tagliaeozzo, condamné à mort et exécuté, sur Tordre de Charles d’Anjou, en même temps que neuf de ses amis. U fut le dernier des Hohenstaufen (1252-1268).

Conrad le Pacifique, roi de Bourgogne transjurane et de Provence, de 937 à 993.

Conrad, marquis de Tyr. Il délivra cette ville, assiégée par Saladin, et fut tué par des émissaires du Vieux de la Montagne, en 1192,

Conrad de Wurzbourg, poète allemand, m. à Bâle en 1287 ; s’essaya dans les genres les plus divers, de Tépopée à la chanson, et excella dans la nouvelle [la Légende du cœur, Lohengri7i).

Conrad le Clerc, prêtre franconien, 'qui adapta en allemand la Cha7ison de Roland, vers 1135.

Conrad (Joseph), romancier anglais, d’origine polonaise, né en Ukraine, m. à Bishopbourne (t8ü7- 1924) ; psychologue pénétrant, dont les récits sont souvent inspirés par la vie malaise.

Conrart [rar\ (Valentin), littérateur, né à Paris (16U3-1675).. On a de lui des Lettres, des M.é7noires et une compilation manuscrite en 42 volumes. Son bagage littéraire imprimé était des plus minces, ce qui fit dire au grand satirique Boileau :

J’imite de Conrart le silence prudent.

Conrart, qui n’était point d’ailleurs sans mérite, sut caresser Tamour-propre de ceux qui écrivaient. C'est par là qu’il eut beaucoup de célébrité et de crédit. Sa maison fut le berceau de l’Académie française, dont il devint le premier secrétaire perpétuel.

CoUSaarbrÜclî, v. d’Allemagne (Prusse-Rhénane), près du confluent de la SaiTC et de la Moselle ; 1.200 h. Défaite du maréchal de Créqui par le duc Charles de Lorraine (1675).

consacrant [krarf]., e adj. Qui consacre : paru/es consaci’aTifes. Substantiv. Evêque qui en sacre un autre. Prêtre qui célèbre la messe.

consacré, e adj. Qui a reçu la conséci*ation religieuse : lim consaci'é. Dédié : temple consacré à Apollon. Voué, destiné, appliqué : loisii's consacrés à l'étude. Sanctionné. i*atifié :

expi'ession consaci'ée . Substantiv. Se dit d'une personne qui a reçu la consécration religieuse : les co7isacrés.

consacrer [kré] v. a.

(lat . co7isecrare) . Dédier â Dieu, aux dieux : coixsacrer U7xe église. Faire à la messe la consécration du pain et du vin. Sanctionner, rendre durable : l'usageconsacrel'ahus.

Fig. Employer : consacrer son te77ips à l'étude. Autoriser : mot que l'usage a consacré. Se consacrer v. pr.

Se vouer. Devenir consacré. Con»*lvi.

Consalvi (Hercule), cardinal, né à Rome (1757-1824), secrétaii'e de Pie VII (1800). Il négocia le Concordat avec Bonaparte et se montra, dans cette tâche difficile, diplomate souple et prudent. Il représenta le saint-siège au Congrès de Vienne et gouverna avec sagesse les Etats de l'Eglise jusqu'à la mort de Pie VII,

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