‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 510 sur 1225 · V. OFFRE · texte numérisé non relu

V. OFFRE

Caisse des dépôts et consignations. V. Caisse.

consigne n. f. (de consigner). Instruction formelle donnée à une sentinelle, au chef d'une troupe, à un gardien, etc. Ordre quelconque donné à un subalterne. Fig. Ordre pressant et déterminé. Défense de sortir à un militaire, à un écolier : deux jours de consigne. Bureau d'une gare où l’on dépose provisoirement des colis : mettre sa valise à la consigne. Fam. Manger la consigne, oublier le mot d'oi’dre.

CON

consigné, e adj. et n. Se dit des soldats, des marins et. ■par ext.. des élèves privés de sortie soit par punition, soit par mesure d'ordre ou de sûreté.

Appel aux coneignés (trompette).

Aux consignés, dans la cavalerie et l'artillerie, sonnerie do trompette pour appeler les consignés.

consigner Lsi-S?té] v. a. (lat. eonsignare). Mettre en dépôt : consigner une somme, des marchandises. Adresser à un consignataire. Prendre en note, rapporter dans un écrit : consigner un fait. Donner une consigne h : consigner aux sentinelles de faire feu. En parlant de soldats, d'élèves, etc., les empêcher de sortir, par punition ou par motif d'ordre, de sûreté. Mettre à la consigne d'une gare. Consigner ■un navire, le mettre à la disposition de celui qui doit en opérer le chargement. Consigner quelqu'un, consigner sa porte, refuser de recevoir qui que ce soit.

consilio manuque, m. lat. signif. Par l'habileté cl par la main. C est la devise donnée par Beaumarchais à Figaro , dans le Barbier de Séville (acte Ier, se. vi).

COnsimilitude n. f. Egalité ; convenance mutuelle.

consistance [sis-Jan-seJ n. f. Etat d'un liquide qui prend de la solidité : consistance .sirupeuse. Fig. Stabilité, fixité ; affaire qui prend de la consistance. Fermeté de caractère ; un homme sans consistance. Bruit sans consistance, nouvelle qui ne mérite pas de crédit.

consistant [sis-tan] part. prés. Qui consiste : propriété consistant en prés, champs, etc.

consistant, e adj. Qui a de la consistance, de la cohésion, de la solidité. Au fig. ; homme peu consistant.

consister [sis-té] v. n. (lat. consistere). Avoir son essence : le bonheur consiste dans la modération et la vertu. Etre composé, formé de :.son revenu consiste en rentes. ■

consistoire [sis-toi-re] n. m. (lat. consistoriuni). Assemblée de cardinaux présidée par le pape : la canonisation des saints a lieu en consistoire publie. Assemblée dirigeante de rabbins ou de pasteurs protestants.'

-— E.ncycl. Les catholiques entendent par consistoires pontificaux les assemblées de cardinaux convoquées pour affaires importantes et présidées par le pape. Dans les consistoires seci-ets ont lieu la préconisation des évêques et la nomination des dignitaires de la cour pontificale. Dans les consistoires publics, le pape donne audience aux princes et aux ambassadeurs ; ils ont pour objet la canonisation des saints et les grandes affaires d'intérêt généi-al.

Dans les Eglises réformées de France, avant la séparation des Eglises et de l’Etat et la constitution de» associations cultuelles réformées, on appelait consistoire un conseil administrant un certain nombre de paroisses.

Le culte Israélite comprenait : 1» les quatre consistoires départementaux de Bayonne, Bordeaux, Nancy, Marseille, composés chacun des grands rabbins de la circonscription et de quatre membres laïques ; 2“ un consistoire central de Paris, composé du grand rabbin de France et de . huit membres laïques.

consistorial, e, a'UX [sis-to] adj. Qui tient ou qui émane d'un consistoire : jugement consistorial. N. m. Député d’un consistoire ; un consistorial.

consistorialement [sis-to, man] adv. En consistoire ; décret porté consistorialement.

consistorialité [sis-to] n. f. Qualité de ce qui est consistorial.

COnsistorier [sis-to-ri-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Examiner, décider en consistoire.

COnSCB'ur [seur] n. f. Religieuse du même couvent et du même ordre qu'une autre.

consolable adj. Qui peut être consolé : personne, peine consolable. Ant. Inconsolable.

consolant [lan'u e adj. Qui console ; réflexion consolante. Ant. Affligeant, attristant.

consolateur, trice adj. et n. Qui apporte de la consolation ; espoir consolateur. La Consolatrice des affligés, pour les catholiques, la Sainte Vierge ; sujet fréquemment traité par les peintres modernes. Le Consolateur. l’Esprit-Saint.

eonsolatif, i'V'e adj. Qui console. (Peu us.) consolation tsi-onl n. f. (lat. consolatio). Adoucissement de l'afflidibn ; chose qui console : la lecture est une précieuse consolation. Paroles dites pour consoler : consolations affectueuses. Sujet de satisfaction ; enfant qui donne de grandes consolations à ses parents. Personne ou chose qui console : fils qui est la consolation d'un vieillard. Discours, raison que l’on emploie pour consoler : recevoir des consolations. Fiche de consolation, prime, qu'à certains jeux de cartes, on ajoute aux points du gagnant, et, au fig., adoucissement à un malheur. Jeu de consolation, jeu de hasard, presque toujours organisé

Console.

bée en forme d'S et destinée à soutenu' : les consoles

par des filous. Pojj. Eau-de-vie :

un petit verre de consolation. Ant.

Affliction, chagrin, désolation, désespoir.

Consolation à Helvie (De la), ouvrage de Senèque le Philosophe, dédié à sa mère que venaient de frapper des deuils cruels. Senèqiiey joint au raisonnement philosophiquetous les arguments que la tendresse filiale peut inspirer.

Consolation philosophique, ouvrage de Boèce sur la réalité d’une Providence prouvée par la raison.

consolatoire adj . Qui a pour but de consoler : épître consoîafoire.-(Peu us.)

console n. f. Saillie recour-

d'un balcon. Sorte de table d'ornement, portée par des pieds recourbés en- volute : consÿte Empire. [ consoler [lé] v. a. liât.

consola ri).

Adoucir l' affliction. les ennuis de ’r consoler unqrphelin. Al LU s.

HiST. : Rachel qui ne veut pas être consolée,

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