V. TITRES, VALEURS MOBILIÈRES
Couptrain, ch.-l. de o. (Mayenne), arr. et à 34 kil. de Mayenne, sur la Mayenne ; 390 h. Ch. de f. Et. — Le cant. ail comm. et 9.260 h.
coupure n. f. (de couper). Incision faite dans un corps par un instrument tranchant : .se faire une coupure a la main. Nom donné aux fractures géologiques. Fossé pour l'écoulement des eaux. Fig. Billet de banque représentant une fraction d'un billet plus fort : la guerre a amené en France l'apparition des coupures de vingt, dix et cinq francs ; puis celles de deux francs, d'un franc et de cinquante centimes. Suppression de quelques passages dans une pièce de théâtre, un ouvrage littéraire.
— Encycl. Méd. Le traitement des coupures légères constiste à bien laver la plaie avec de Teau bouillie ou de la liqueur de 'Van Swieten dédoublée, puis, si la coupure est longue, à faii-e des points de suture. Un pansement aseptique suffit en général.
couque [kou-ké\ n. f. Sorte de gâteau qu'on mange surtout avec le thé.
cour n. f. (lat. curtis). Espace clos de murs ou de bâtiments, dépendant d'une habitation. Cour (thonneur, la plus belle cour d'un château. A Paris, rue dont les extrémités sont closes par des bâtiments : la cour du Commerce. Nom donné aux sièges supérieurs de justice: Cour de cassation. Cour des comptes, cour d'appel, cour d'assises, cour martiale. Ensemble des magistrats de chacun de ces sièges : la cour délibère. Lieu où ils siègent; la Cour des comptes fut incendiée en 1871. Résidence d'un souverain ; ensemble des principaux personnages et officiers qui l'entourent ; la cour de François pr fut très brillante. Souverain et son conseil. Gouvernement d'un souverain ; son cabinet, par rapport à la politique extérieure: la cour de Londres.^ Amitié, ami de cour, fausse amitié, faux ami. Abbé de cour, élégant et mondain. Eau bénite de cour, vaines promesses. Etre bien, mal en cour, être ou non en faveur. Fig. Respects, assiduités : faire sa cour. La cour du roi Pétaud, maison pleine de confusion, où chacun commande. Haute cour, nom pris par le Sénat lorsqu’il est réuni en cour de justice pour juger soit le président de la République, soit les ministres, et pour connaître des attentats contre la sûreté do TEtat (loi du 24 févr. 1875).
— Allus. hist. : La cour rend des arrêts et non
pas des services, belles paroles qui ont été attribuées à Séguier, premier président de la cour de Paris sous Charles X, puis à son aïeul Séguier, chancelier de France sous Richelieu et Mazarin. Mais elles ne cadrent pas avec le caractère de ces deux personnages. Le Séguier du xvii® siècle aurait dit : «La cour rend des arrêts, et quelquefois des services ». . ,
— Encycl. Dr. Cour de cassation. La Cour de cassation comprend 49 membres : un premier président, 3 présidents de chambre et 43 conseillers. Le parquet de la Cour de cassation se compose du procureur général de la République et de G avocats généraux. Des avocats, véritables officiers ministériels, pourvus de charges, dont le nombre est fixé à 60, exercent devant la Cour de cassation les doubles fonctions d'avoué et d'avocat.
La Cour de cassation siège à Paris, au Palais de justice : elle se divise en trois chambres, dont deux sont spécialement consacrées aux affaires civiles : la chambre des requêtes, qui soumet les pourvois à un premier examen et la chambre civile, qui prononce le rejet définitif du pourvoi, ou la cassation. — Les affaires criminelles sont directement portées devant la chambre criminelle.
La cour de cassation n'a pas à statuer sur le fond du litige ; elle a seulement à rechercher si les moyens de cassation proposés devant elle sont bien fondés. Quand elle annule une décision, adoptant les moyens de cassation qui lui sont proposés, elle renvoie devant un autre tribunal de même ordre pour qu'il soit statué à nouveau. Toutefois, en cas de contrariété de jugements, la cassation est prononcée sans renvoi.
Outre les pourvois qui lui sont soumis par les parties et qui constituent sa principale fonction, la Cour de cassation connaît encore, sur la demande formée par son procureur général ; des excès de pouvoir des juges, des règlements de juges, des prises à partie, des demandes en renvoi ou en révision, et enfin des affaires disciplinaires déférées au conseil supérieur de la magistrature.
Cour d'appel. Le territoire français est partagé en 27 ressorts de cours d'appel. (V. appel et carte ae France.) L'Algérie aune cour d'appel; il y en a six aux colonies.
Chaque cour d'appel a à sa tête un premier président, des présidents de chambre et des conseillers. Il y a près de chaque cour un procureur général, des avocats généraux et des substituts du procureur général, un greffier en chef et des commis greffiers.
Les cours d'appel se divisent en sections appelées chambres. La chambre civile connaît de toutes les affaires ordinaires en matière civile. La chambre
correctionnelle statue sur tous lès appels des jugements rendus par les tribunaux correctionnels du ressort, line troisième chambre, dite chambre des mises en accusation, est chargée de connaître de toutes les affaires renvoyées devant elle parles juges d'instruction à l'occasion des faits l'éputés crimes.
Les cours d'appel statuent en dernier ressort sur les appels des jugements des tribunaux de premièi’e instance et des tribunaux de commerce ; sur les appels des décisions des juges civils et de commerce d'un autre ressort, lorsqu'il y a renvoi de la Cour de cassation ; sur les sentences arbitrales, lorsque la contestation était de nature à être soumise aux tribunaux civils ; sur les ordonnances de référés.
Les cours d'appel jugent les affaires de leur compétence, tantôt en audience ordinaire, tantôt pour les questions d Etat et les affaires renvoyées après cassation, eu audience solennelle (deux chambres réunies).
Les décisions des cours d'appel poi-tent le nom d'arrêts. Les arrêts sont définitifs lorsqu'ils jugent le fond du procès; provisoires, lorsqu ils statuent sur un point qui ne préjuge pas le fond ; interlocutoires , lorsqu'ils ordonnent un moyen d'instruction, tel qu'une enquête, une expertise qui, bien que ne liant pas le juge, préjuge jusqu'à un certain point sa décision ; contradictoires, lorsqu’ils sont rendus en présence de toutes les parties ; par défaut, lorsqu’une ou idusieurs parties n’ont pas constitué avoué, ou n’ont pas conclu ; d'expédient ou d'accord, lorsque toutes les parties s’entendent pour faire rendre une décision conformément à leurs désirs ; sur requête, lorsqu’ils statuent sur une requête présentée dans les matières où ce mode de procéder est admis par la loi ; d' entérinement, lorsque la cour entérine des lettres de grâce et autres actes de l’autorité gouvernementale, etc.
Cour d'assises. C’est la juridiction chargée de juger définitivement et sans appel les infractions à la loi pénale qualifiées crimes et punies de peines afflictives et infamantes, depuis la réclusion jusqu’à la peine de mort.
L'appréciation du fait, c’est-à-dire la culpabilité ou la non-culpabilité de l'accusé appartient au jury, l'application de la loi et de la peine à la cour.
La cour d'assises forme un tribunal composé à la fois de magistrats et de simples citoyens, siégeant non d'une manière permanente, mais par assises, à des époques périodiques appelées sessions (en général tous les trois mois, à Paris tous les quinze jours).. Ses décisions, sans appel, ne peuvent être attaquées que. par le pourvoi en cassation.
Il y a une cour d’assises par département, et la session se tient d’ordinaire au chef-lieu. Par exception, elle siège à Aix (Bouches-du-Rhône), Bastia (Corse), Carpentras CVauoluse), Chalon-siu'-Saône (Saône-et-Loire), Coutances (Manche), Douai (Nord), Montbrison (Loire), Reims (Marne), Riom (Puyde-Dôme), Saintes (Charente-Inferieure), Saint-Flour (Cantal), Saint-Mihiel (Meuse), Saint-Omer (Pas-de- Calais).-
Dans tous les départements, les assises sont tenues par un conseiller de la cour d’appel délégué à cet effet pour les présider, et par deux juges faisant fonctions d’assesseurs.
Nul ne peut remplir les fonctions de juré, s’il n’est âgé de trente ans accomplis, s’il ne jouit des droits politiques, civils et de famille, ou s’il est dans un des cas d’incapacité ou d’incompatibilité établis par la loi.
La liste annuelle du jury comprend : pour le département de la Seine, trois mille jurés; pour les autres départements, un juré par cinq cents habitants, sans toutefois que le nombre des jurés puisse être inférieur à quatre cents et supérieur à six cents. Cette liste est complétée par une liste de jurés suppléants; trois cents pour Paris, cinquante pour les autres départements.
Dix jours au moins avant l’ouverture des assises, on tire au sort, en audience publique, au tribunal du chef-lieu d'assises, sur la liste annuelle, les noms des trente-six jurés qui forment la liste de la session. On tire, en outre, quatre jurés suppléants sur la liste spéciale.
Le jour de l’audience, le jury se constitue tout d’abord en chambre du conseil, en présence de l’accusé, de son conseil et du procureur général. Le juré qui, sans excusenvalables, ne se présente pas sur la citation qui lui a été notifiée, est condamné par la cour à une amende de 200 à 300 francs pour la première fois, de 1.000 francs pour la seconde, de l.SOO francs pour la troisième ; après quoi, il est déclaré incapable d'exercer dans l’avenir les fonctions de juré; l'arrêt est imprimé et affiché à ses frais. Les mêmes peines sont applicables au juré qui se retire avant l’expiration de ses fonctions. L'accusé ou son conseil, puis le procureur général, peuvent récuser, sans donner leurs motifs, tels jurés qu’ils jugent à propos, tant qu'il en reste encore douze. Le jury est formé dès qu’il est sorti de Turne douze noms de jurés non récusés.
Le président demande à l’accusé ses nom, prénoms, domicile, etc., puis fait prêter aux jurés, debout et découverts, le serment de ne décider que suivant leur conscience. Chacun des jurés, appelé individuellement, dit en levant la main : Je le }ure, à peine de nullité.
Immédiatement après, le greffier lit l'acte d'accusation ; puis le président rappelle à l'accusé les charges produites contre lui. A la suite des dépositions des témoins, la partie civile ou son conseil et le procureur général développent les moyens de l'accusation ; 1 accusé a toujours la parole le derniei’.
Les questions étant posées et remises aux jurés, ceux-ci se rendent dans leur chambre pour y délibérer. Ils ne peuvent sortir de la chambre de leurs délibérations qu'après avoir formulé leur déclaration. Ils délibèrent d’abord sur le fait principal, puis sur chacune des circonstances. Leur décision, tant sur le fait principal que sur les circonstances atténuantes, se prend à la majorité.
Si l’accusé est déclaré coupable , soit du fait principal, soit d'une ou plusieurs circonstances aggravantes, par une majorité de sept voix au moins, le jury répond sur chaque question ; oui, à la majorité
Si une majorité de sept voix ou plus admet Texis tence des circonstances atténuantes, le jury l'énonce ainsi : « A la majorité, il y a des circonstances atténuantes en faveur de l'accusé ».
L égalité des voix emporte une déclaration de nonculpabilité.
Les jurés reprennent cnsui'te leur place dans l’auditoire, et le président leur demande le résultat de la délibération. Le chef du jury se lève et, la main sur le cœur, dit : « Sur mon honneur et sur ma conscience, devant Dieu et devant les hommes, la déclaration du jury est : oui, l'accusé, etc. ; non, l'accusé, etc. ». La déclaration est remise au président signée par le chef du jury et en présence des jurés. Elle n’est susceptible d'aucun recours ; mais si les jurés se sont trompés au fond, la cour, et la cour seule, sursoit au jugement et renvoie l'affaire à la session suivante. Après la déclaration du second jury, la cour ne peut, en aucun cas, prononcer un nouveau renvoi.
Le verdict est lu par le gi’cffier en présence de l’accusé, qui est aussitôt, en cas d'acquittement, mis en liberté, s'il n’est retenu pour autre cause.
La cour peut, par arrêt, prononcer l'a'usolution de l'accusé si le fait dont il est déclaré coupable ne tombe pas sous le côup de la loi pénale.
Enfin, en cas de condamnation, l’arrêt de la cour ne peut que prononcer la peine dont la loi frappe le fait retenu par le jury.
La cour statue sur les demandes en dommages intérêts formées soit par l’accusé contre ses dénonciateurs ou la partie civile, soit par la partie civile contre l'accusé ou le condamné.
L’accusé, ou la partie civile qui succombe, est condamné aux frais envers l’Etat, ou envers l'autre partie.
Le condamné et le ministère public ont trois jours francs pour se pourvoir en cassation, et ce pourvoi suspend l'effet de la condamnation.
Cour des comptes. C’est le haut tribunal administratif chargé de vérifier, apurer, juger la gestion des comptables de deniers publics et des comptables occultes, de signaler au pouvoir exécutif.et de relever pour le pouvoir législatif les infractions des ordonnateurs et des administrateurs à notre législa¬
tion financière.
La Cour des comptes, créée en 1807, se compose : 1» d’un premier président ; 2» de trois présidents de chambres ; 3» de dix-huit conseillers maîtres ; 4» de 86 conseillers référendaires ; B» de 25 auditeurs.
Les magistrats du parquet soni au nombre de deux : un procureur général, et un avocat général choisi parmi les conseillers référendaires.
Les membres de la Cour sont inamovibles.
La Cour statue comme juridiction d'appel lorsqu’elle juge les pourvois contre les arrêtés des conseils de préfecture, formés par les receveurs des communes, hospices et établissements de bienfaisance. Chaque année, la Cour constate, par deux déclarations générales de conformité, le résultat de la comparaison entre les comptes publiés par les ministres et les arrêts sur les comptes individuels des comptables. Elle exerce sa mission „ réformatrice en consignant cha- de. iÔLpUs. que année dans un Rapport publie au président de la Républiçiue les vues do réformes et d'améliorations que lui ont inspirées ses
travaux.
Cour des Miracles, quartier de Paris, qui dès le xiii® siècle, devint le repaire des truands, des malandrins, des mendiants. Ceux-ci, la nuit venue, venaient s’y défaire de leurs infirmités simulées, grâce auxquelles ils avaient pendant le jour sollicité la compassion, effectuant ainsi des miracles aisés, dont leur repaire prit le nom. Cette cour des Miracles, que la police fit disparaître sous le règne de Louis Xllî, s’était établie entre les rues Saint-Sauveur, des Petits-Carreaux, du Caire et de Saint-Denis. Victor Hugo en a donné une curieuse et vivante description, dans Notre-Dame de Paris.
courable adj. Que l’on peut courir, chasser à courre: bête courable.
COUrade n. f. sardine que l’on pêche sur les côtes de Bretagne (au Croisiep
couradoux ou corradoux [dou\ n. m. (m.
provençal signifiant corridor). Autref., Espace compris entre les deux ponts d'un navire.
COUragôn. m. (du lat. cor, cœur). Fermeté en face du péril ; hardiesse, audace : il ne faut pas confondre le courage avec la témérité. Fig. Dureté de cœur ; aurez-vous le courage de... ? Interj. ; courage ! mes amis. Prendre son courage à deux mains, faire appel à toute son énergie. Prov. hist. : Honneur au courage malheureux. V. victis uonor. Ant. Lâcheté.
Courage militaire {le), statue décorant le mausolée du général Lamorioière, à Nantes, par Paul Dubois. L’artiste a personnifié le courage militaire, par un jeune guerrier vêtu à Tantique, d'une physionomie pleine de résolution et de douceur (1876).
courageusement [jeu - ze-man] adv . Avec courage .
Ant. Lâchement.
courageux , euse Ijeü, eu-ze] adj.
et n. Qui a du courage.
Ant. Lâche , poltron, couard, peureux.
courai [rè] n. m.
Mar. V. coRROi.
courailler ira.
Il mil., é] V. n. Ne faire que courir, aller sans
cesse de côté et d'au- Cour.ge m.iu.ir.,
tre . Donner dans la d’»pri. Paul Duboii.
galanterie facile.
courailleur, euse .[ra, H mil., eur, eu-ze] n. et adj. Fam. Personne qui couiaille.
COU
COU
Courajod fjo] (Louis\ historien d'art et critique français, né et m. à Paris (J8U 189Uj ; auteur des Origines de l'art moderne, ou il dénonce l'influence corruptive de litalianisme au xvi® siècle sur l’art national français.
couralin n. m. a Bayonne et aux Antilles, embarcation à fond plat.
A Bordeaux, sorte de yole.
couramment [ra-
man] adv. Facilement, rapidement : lire, écrire couramment . Ordinairement, vulgairement : on dit couramment que...
courant \ran], e adj.
Qui court. Fig. Ecriture Courajod.
courante, rapide. Mois courant, celui dans lequel on est. Prix courant, prix habituel. F.numération de marchandises avec leur prix. M ai n courante, syn.
deBROUILI.ARD.
Monnaie courante , qui a cours. Affaires courantes, ordinaires.
Compte courant. situation Couraiin.
respective de
deux négociants. Chien courant, qui poursuit le gibier à la course. Titre courant, titre en majuscules, qui figure en tète des pages d'un livi-e.
COtmant Iran] n. m. (de courir). Mouvement de l'eau ou de l'air dans une même direction : courants marins. Courant électrique, électricité qui se propage dans un conducteur. Courant continu, celui dont le sens de propagation ne change pas, et dont l'intensité est sensiblement constante. Courant alternatif, celui dans lequel le sens et l'intensité changent rapidement et périodiquement. Courants polyphasés, ensemble de plusieurs courants alternatifs de même période et de même intensité maximum, mais qui n’obtiennent cette intensité maximum que l’un après l’autre et périodiquement. Fig. Mouvement continu de personnes ou de choses ; le courant de l' émigration. Succession du temps ; le courant des âges ; dans le courant du mois. Mois dans lequel 011 se trouve : fin courant. Opinions les plus répandues. Courant d'affaires, quantité assez considérable d’affaires. Etre au courant, ne pas être arriéré dans ses affaires. Etre au courant de, connaître : je suis au courant de cette affaire. Mar. Pai’tie d’une manœuvre, qui passe dans les poulies.
— Encycl. Chaque fois qu’un conducteur électrique réunit deux autres conducteurs "à des potentiels différents, ce conducteur devient le siège de phénomènes électriques ; on dit qu’il est parcouru par un courant électrique. Un courant est susceptible de produire des actions chimiques, magnétiques, et calorifiques. 'L'intensité I du courant, c est-à-dire la quantité d'électi'icité qui passe du pôle -j-. au pôle par seconde estliée kïa force électromotrice E, c’est-à-dire la différence de potentiel entre les pôles et à la résistance R du conducteur par loi d’Ohm :
La résistance d'un conducteur est proportionnelle à sa longueur, et inversement proportionnelle à sa section. Le courant électrique dégage dans un conducteur de résistance une quantité de chaleur proportionnelle à la résistance, au carré de l'intensité et au temps, c’est la loi de Joule. V. mesure, ohm, AMPÈRE, VOLT, WATT, ÉLEOTROLYSE, ÉLECTRO-MAGNɬ TISME, etc.
eourantô n. f. Ancienne danse, d’origine italienne, interdite en France au xvi® siècle, et qui fut
très en vogue à la cour de Louis XIV. Ecriture cursive. Fam. Diarrhée.
— Encycl. La courante se dansait sur une mesure à trois-quatre, dans un mouvement assez vif. Son rythme plaisait aux clavecinistes, dont quelques-uns parmi les plus grands Bach, Rameau, Corelli, etc., ont écrit des airs de courantes charmants.
courantille [il mll.l n. f. Filet, sorte de tramail, dont on se sert pour prendre le thon, et que \ l'on abandonne au mouvement des eaux.
COUrctntill) e n. Personne qui aime à vaga- i bonder. Personne que l’on emploie pour faire des i courses. N. m. Fusée que l'on fait courir le long i d'une corde.
COUraquet [/ce] n. m. Ornith. Rousserole.
COUratari n. m. Arbre d’Amérique, de la famille des myrtacées, et dont le bois est très estimé pour la charpente.
courau [rÔ] n. m. Mar. V. coüreau. 1
cour ay cr [ra-U] v. a. (Se conj , comme balayer.) \ Mar. Enduire de courai : courayer la carène d'un 1 navire. j
COUrbable adj. Qui peut être courbé: tige, I
arbrisseau courbable, \
COUrbacla.3 n. f, (du turc korbach). En Orient, long fouet en lanière de cuir, dont une partie s'enroule autour du poignet.
courbage n. m. Action de courber : le eourbage des tiges d'acier.
COUrbaril \rir] n. m. Bot. Genre de légumineuses césalpiniées, comprenant des arbres des régions tropicales, dont le fruit est une gousse farineuse comestible et dont le bois estemployé en ébénisterie : le courbaril fournit une résine qui sert à la fabrication de braux vernis.
C O urb arine n. f. Résine extraite de 1 hymenæa cour b ari l .
courbaton n. m.
Mar. Nom donné à des pièces de bois fortement coudées, qui servent de contreforts.
courbatu, eadj.
•:de court, et battu).
Qui a une courbature.
Dont la respiration et les mouvements sont gênés, en parlant d'un cheval.
courbature n. f.
:’(le cour batu). Douleur dans les membres, par suite de maladie, de fatigue : la grippe débute souvent par de la courbature. Etat d'un cheval courbatu.
— Encycl. La courbature, lorsqu'elle n'est pas le symptôme d'une maladie plus grave, reconnaît pour causes soit une fatigue excessive, un exercice violent, une attitude fatigante, soit l’action du froid liumide. Elle se manifeste par un sentiment de lassitude, des douleurs musculaires, un peu de céphalalgie. Elle dure environ trois jours ; le repos, les bains, les sudorifiques, parfois un purgatif, sont employés avec' avantage.
courbaturer [ré] v. a. Donner, causer une courbature : une trop longue marche courbature le corps.
courbe adj. (lat. curvus). Dont la direction change progressivement, sans former aucun angle : ligne courbe.
courbe n. f. Ligne courbe : décrire une courbe. V. LIGNES. Par ext. Ligne représentant la loi d’un phénomène : courbe de température. Géom. Lieu des positions successives d’un point qui se meut d’après une loi déterminée. Courbes planes, celles dont tous les points sont dans un même plan. Courbe dans l’espace, courbe dont tous les points ne sont pas dans un Ligne courbe,
même plan. Mar. Forte
pièce de bois coudée, qui sert à étayer une pièce, ou 1 relever doux pièces. Pièce de bois courbe, sur laq uelle s’attachent les harnais des chevaux, dans les opérations de halage; attelage de deux chevaux de halage. Courbe rampante, limon courbe, d’un escalier. Art vétér. Tumeur dure qui se montre à la face interne du jarret du cheval. (Conséquence d’efforts violents ou de fatigue, comme la jarde, la courba peut aussi être héréditaire. Prise au début, elle est curable par les pommades iodurées-mercurielles et les pointes de feu pénétrantes.)
courbeline ou courbelig-ne adj. f. Dans la
Classification de Sanson, se dit des vaches dontl'écusson est limité par des lignes courbes. V. écusson.
COUrbement [man] n. m. Action de courber. Son résultat : le couroement des bois de construction.
Courbarli ; a, fruit.
courber \bé] v. a. (du lat. curvare). Rendre courbe. Baisser : courber le front. Plier, fléchir : Vâge courbe lu taille. Allus. his- TOR. : Courbe la tête, fier Slcambre. V. adorer. V . n.
Plier fléchir : arbre qui courbe le poids des
f^its. Se courber v. pr.
Devenir courbe. Se baisser.
Fig. S’humilier ant. Dresser, redresser.
Courbet [&è] n. m.
Grande serpe avec laquelle on coupe les taillis, les branches, d’arbre. Partie élevée et recourbée d’un bât de mulet.
Courbet [Ôè](Gustave), Gustave Courbet, célèbre peintre français, né
à Ornans, m. près de 'Vevey (Suisse) [1819-1877] ; chef de l'école réaliste. Il fut exilé, en 1871, pour sa participation à la Commune.
Ses principales œuvres sont :
V Enterrement à Ornans, les Casseurs de pierre, la Füpuse, la Remise des chevreuils, l'A telier du peintre. Ses paysages, d'une couleur solide et d'une facture pleine de franchise, sont des œuvres très remarquables.
Courbet (André- Anatole- Prosperl, vice-amiral français, né à Abbeville (1827-188oi. Il s'est distingué par ses rapides et brillanls succès dans la campagne de Chine, au cours de laquelle il détruisit notamment l'arsenal et les forts Amiral Courbet, de Fou-Tchéou. Il mourut
abord de son bateau, le Bayard, des fatigues de la campagne de Formose.
COUrbeton n. m. Cheville de bois recourbée, qui fixe le timon au joug d'un attelage de bœufs.
COUrbettO [/»è-^e] n. f. Mouvement du cheval qui se cabre un peu. N. f. pl. Fam. Révérence obséquieuse, salut exagéré. ^larques serviles de déférence : les grands aiment les courbettes.
courbette [hè-te] n. f. Balancier auquel on attache les chaînes du soufflet de forge.
eourbetter [bè-té] v. n. Faire des courbettes. Courbevoie [uof], ch.-l. de c. tSeine) arr. et à 6 kil. de Saint-Denis, sur la Seine ; 46.000 h. {Cour- ! evoisiens). Ch. de f. Et. Au rond point de Courbevoie s’élève la Défense de Paris en 1870. groupe de Barrias. — Le cant. a 3 comin. et To.OüÜh.
courbotte [bo~te] n. f. Balancier d'un soufflet de forge.
courbure n. f. Etat d'une chose courbée : la courbure d'un cercle. Double courbure, courbure en S. Opération qui consiste à courber les branches en les maintenant au moyen de liens. Géom. Courbu7'e moyenne d'u7i arc de courbe plane, le rapport de l’angle des tangentes à ses extrémités à la longueur de cet arc. Courbure en un point dominé d'u7ie courbe plane, la limite de la courbure moyenne quand les extrémités de l'arc se rapprochent indéfiniment du point donné. Rayon de courbure en un point, rayon du cercle osculateur en ce point.
courcailler [ha, il mil., d] v. n. Se dit de la caille femelle qui ci'ie.
courcaillet [ka, U mil., è] n. m. (onomat.). Cri de la caille. Appeau avec lequel on imite ce cri.
Courcel (Alphonse
CnODRON, baron de), di- Courcaillet,
plomate et homme politique français, né et m. à Paris (1835-1919). Il fut ambassadeur à Berlin, puis à Londres, et se montra très compétent dans les questions coloniales.
Courcelette, com.
du dép. de la Somme, arr.
et à 24 kilom . de Péronne, sur le plateau entre Somme et Ancre ;
276 hab. en 1914. Les Allemands, arrivés à Courcelette dès le 31 août 1914, l’ont puissamment fortiflée ; les Anglais la leur ont enlevée le 15 septembre 1 9 1 6 au cours d'une lutte très vive où les tanks intervinrent pour la première fois. Complètement
détl Uit. Baron de Courcel.
Courcelles, comm.
de Belgique (prov. du Hainaut, arr. de Charleroi) ; 17.000 h. Houillères, fabriques de toile.
Courcelles (Maria-Sldonle de Lenoncourt, marquise de), fameuse par la liberté de ses mœurs et par ses curieux Mémoires (1651-1685).
Courcelle-Seneuil (Jean-Gustave), économiste français, né à Seneuil (Dordogne), m. à Paris (1813-1892).
Courcelles-Iès-Lens, comm. du Pas-de- Calais, arr. et à 35 kil. de Béthune, sur la Haute- Deule ; 2.410 h. (en 1914). Houillères. A moitié détruite au cour de la Grande Guerre.
Courcemoilt, comm. de la Sarthe, arr. et à 22 kil. du Mans, près du Coeslon ; 1.220 h.
eour-Clieverny, comm. de Loir-et-Cher, arr. et à 13 kil. de Blois, sur le Conon ; 2.230 h. Ch. de f. O.
COUrcllOt [cho] n. m. Ver à soie malade.
Courcité, comm. de la Mayenne, arr. et à 33 kil. de Mayenne ; 1.660 h.
COUrçoU n. m. V. couRsoN.
Courçon ou Courçon-d’Aunis, ch.-i. de c. (Charente-Inférieure), arr. et à 27 kil. de La Rochelle ; i .040 h. Ch. de f. dép. — Le cant. a 14 comm. et 11.320 h.
CO'urcaU [rd] n. m. (de courir). Sinuosité entre des bas-fonds et des rochers que l’eau recouvre. Bateau léger ou allège pour naviguer sur les eaux vaseuses.
courée n. f. v. corroi. Fressure d’animaux. (On dit aussi corée.)
courette [rè-te] n. f. Petite cour.
coureur, euse [eu-zé] n. Léger à la course : les antilopes sont des coureurs remarquables. Cheval de selle, propre à la course. Celui qui prend part à une course de vitesse. Valet qui court à pied, messager. (Vx.) Personne qui aime à vagabonder. Débauché. Homme inconstant en amour. Coureur de, personne qui fréquente habituellement : un coureur de cafés. Personne qui cherche à obtenir ; un coureur de places. Adjeetiv. ; montagnard coureur, jument coureuse.
coureurs n. m. pl. Ordre d’oiseaux renfermant les plus grands de tous (autruches, casoars, nandous, etc.) et dont les caractères principaux sont les ieds tridactyles ou didactyles, le sternum plat sans réchet et les ailes rudimentaires. S. un coureur.
coureuse [reu-ze] n. f. Chariot do cordier mobile sur une voie spéciale.
Courg. V. itouRG.
courge n. f. (lat. cucurbita). Genre de cucurbitacées, à gros fruits comestibles.
— Encycl. On connaît un grand nombre d’espèces d e courges , dont beaucoup sont comestibles. Les plus
connues sont la Courge.
citrouille, le potiron, le giraumon, le pâtisson, etc. On les cultive dans presque tous les pays.
courge n. f. Bâton arqué qui servait à porter des seaux. Corbeau en fer ou en pierre, qui supporte le manteau d'une cheminée.
eourgée [jé] n. f. Sarment de vigne taillé long.
eourgée [jé] n. f. Quantité d’eau que l’on porte en une fois à l'aide de la courge.
Courgenay, comm.
de Suisse (cant. de Berne), sur le versant nord du Lomont ; 1.600 h. Fabrique de cigares.
Courier de Méré
-Paul-Louis), érudit et publiciste français, né à Paris, m. à Véretz (1772-1826),
Il quitta l'armée en 1809, P.-L. Courier,
comme officier d'artillerie.
Ses pamphlets politiques {Pétition aux deux Chambres, .Szmp/es discours, Pamphlet des pamphlets\
cou
- Soi
sont mordants et brillants, et sa correspondance est un cliel-d ijcuvre d'atlicisme. On lui doit une élégante traduction de Uuphnis et Chloé. où i\ se révéle helléniste consommé. Il fut assassiné par son gardechasse.
courir v. n. (lat. currere. — Je cours, nous courons. Je courais. Je courus. Je courrai. Je courrais. Cours, courons, courez. Que je coure. Que je courusse. Courant. Couru, e. l’rend toujours i'auxil. cuoir.) Aller avec vitesse : l'autruche court très vile. Prendre part a une epreuve ue course : ce cheval ne courra pas aujourd'hui. Vagabonder, se débaucher. Courir à, se porter rapidement vers, prendre précipitamment : courir au feu. Fig. Couler, s'écouler; par le temps gui court. Circuler : un bruit CMirt. V. a. Poursuivre à la course ; courir le cerf. Parcourir ; courir les champs. Fig. Courir les rues, être su de tout le monde. Fréquenter : courir les bals. Etre exposé à : courir un danger. Rechercher avec empressement ; courir, les honneurs. Allus. littér. ;
Rien ne sert de courir : il faut partir à point,
vers de La Fontaine, dans sa fable le Lièvre et la Tortue. On le rappelle pour signifier qu’en toute chose il faut une application attentive dès le début.
courlan n. m.
Genre d oiseaux échassiers de la famille des rallidés. (On dit aussi
COÜRLIRl I.
— Encycl. Les courlans comptent une vingtaine d'espèces, réparties sur tout le globe. Les moeurs des courlans sont celles des râles ; ce sont de grands destructeurs de peti ts oiseau x et d'œu fs .
Courlande, prov. de la Lettonie au S. du g 0 1 fo de Riga ; 812.000 h. { Courlandais ). Cap. Mittau.
Courlay, comm. des Deux-Sèvres, arr. et à 11 kil. de Bressuire ; 2.480 Ch. de f. Etat.
courlis [li] n. m. Genre d'oiseaux échassiers, répandus sur tout le globe.
— Encycl.
On connaît dix espèces de courlis. Le courliscendré est le plus répandu ; i 1 vit dans les tourbières, les rizières et se nourrit de ver s, de petits poissons.
C’est un bon gibier, mais très prudent et difficile à chasser.
Courmayeur, bourg d'Italie (Piémont [prov. de Turin', )■, sur la Doire Baltée, à TE. dumont Blanc ;
l. 200 h. Eaux bicarbonatées, calciques, ferrugineuses, carboniques, contre la gastralgie, la dyspepsie, Tanémie.
Courmont (Jules), médecin français, né et m. à Lyon (1805-1017). Il a apporté une effective contribution aux problèmes de bactériologie et d'hygiène.
Courneuve (La), comm. de la Seine, arr. et 2 kil. de Saint-Denis, sur le Crould ; 2.740 h. Ch. def. N. et Grande Ceinture. Raffineries d’huiles.
Courniou, comm. de l'Hérault, arr. et à 5 kil. de Saint-Pons, sur la Salesse ; 1.220 h. Ch. de f. M
Cournon, comm. du Puy-de-Dôme, arr. et à 9 kil. de Clermont, non loin de TAllier ; 1.680 h. Ch. de f. P.-L.-M. Sucrerie.
Cournonterral, comm. de l’Hérault, arr. et à 14 kil. de Montpellier, sur le Caulezou ; 2.100 h. Ch. de f. M. Vins, eaux-de-vie.
Cournot [no] (Antoine-Augustin), mathématicien, philosophe et économiste français, né à Gray,
m. à Paiis (1801-1877) ; auteur de : Exposition de la théorie des chances et des probabilités ; Es-ai sur les fondements de nos connaissances ; Traité de l'enchaînement des idées fondamentales. Ses recherches portent sur le calcul des probabilités, qu'il s’efforça d'appliquer à la philosophie naturelle et à l’économie politique.
couroir n. m. Passage étroit entre les chambres d’un navire.
Courlan.
couronne Wo-ne] n. f. (lat. coTona). Guirlande de fleurs, de feuilles, qui entoure la tête : couronne de laurier, de roses, etc. Diadème, marque de la souveraineté. Marque de noblesse : une couronne ducale. Tonsure. Partie la plus basse du paturon du cheval. Couronne d'une dent, sa partie visible. Cercle métallique enserrant certains objets : couronne d'un cabestan. Surface entre deux cii’conférences concentriques. Ouvrage defortifleationde forme semi-circulaire. Nom de diverses monnaies d’or et d’argent. (V.
MONNAIES.) Format do papier (env . 0™, 46 sur Üo»,3l>). Fig. Prix, récompense . Souverai neté : abdiquer la couronne. Souverain : les joyaux de la couronne. Gloire : la couronne du martyre. Triple couronne, la tiare. Couronne d'épines, tourment, affliction profonde, par allusion à la couronne du Christ.
— Encycl. L'usage des couronnes dans l'antiouité était assez répandu, et c’est surtout de feuillage (chêne, laurier, olivier, myrte, vigne) que l'on couronnait les statues des dieux, puis les prêtres et les victimes. On se couronnait de fleurs dans les fêtes et les banquets. Home, les couronnes (de métal ou de feuillage] furent décernées à titre de récompense. C’est à partir de Constantin que la couronne devient l'insigne de la dignité, et c’est à ce titre qu elle se conserva dans la suite des âges. Les empereurs,
Courunue : A, bastiun; B, cuu, line»; C, demi-bastions; D, ailes.
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roia. princes, dauphins, ducs, marquis, comtes, vicomtes et barons eurent chacun leur couronne de forme spéciale, constituée par un cercle d’or (fermé en dessus pour les empereurs, rois et princes), orné de pierres précieuses et de perles ; les chevaliers et nouveaux anoblis portaient un lortil en bourrelet. Ces couronnes constituaient d'ailleurs un des ornements extérieurs des armoiries, et. comme telles, timbraient le heaume ou l'écu. Imitant cet exemple héraldique, les villes surmontèrent leurs armes d'une couronne murale, à créneaux d'or ou d'argent d'un nombre variable.
Sous l'Empire, les couronnes furent remplacées par des toques.
(V. ce mot.)
Couronnefordres de la). An- TRiCHE. Ordre de la Couronne de fer . Fondé , en 1805, par Napoléon I«r (comme roi d'Italie), aboli en 1814, il fut rétabli, en 1816, par l'empereur d'Autriche François I«r. H comprend 3 classes.
Ruban jaune orange, avec filet bleu.
Bavière. O/'dre du Mérite civil oude la Couronne. Fondée en 1808 par Maximilien-Joseph, il fut modifié en 1855.
5 classes. Ruban bleu clair, bordé de blanc.
Belgique. Ordre de la Couronne. Institué par Léopold II en 1879. Six c asses, Rm an rouge ponceau.
Gram'E-Bretagne. Ordre im/iérial de la Couronne des Indes, pour les dames ; fondé en 1878 par la reine Victoria. Une seule classe. Ruban bleu de ciel, liséré blanc.
Italie. Ordre de la Couronne d'Italie. Fondé en 1868 par Victor-Emmanuel. 5 classes. Ruban rouge, avec, au centre, une large bande blanche.
Japon. Ordre de la Couronne, poiir les clames. Institué en 1888 par l'impératrice Haru-Ko. Une seule classe. Ruban blanc, avec raies rouges transversales.
Luxembourg. Ordre de la Couronne de chêne. Fondé en 184i, par le grand duc Guillaume IL 5 classes. Ruban à cinq bandes égales : trois vertes et deux jaune orange.
Prusse. Ordre de la Couronne royale.
Fondé en 1 861 , par Guillaume 1“''. 4 classes.
Ruban bleu.
Roumanie. Ordre de la Couronr.-. Fondé. en 1881, par Charles !«'■. 5 classes.
Ruban bleu de ciel, liséré de blanc.
Saxe. Ordre de la Couronne de Hue ou de iJa-ie. fondé, en 1807, par Frédéric- Auguste lec. Une seule classe. Ruban vert.
Si AU. Ordre de la Couronne ( 1869/, 5 classes. Ruban bleu bordéde vert; enlrcces deux couleurs, un double filet orange et rouge.
Wurtemberg. Ordre de la Couronne.
Fondé en 1818, 5 classes. Ruban rouge liséré de noir- Pour mérites militaires, la décoration est surmontée de glaives.
Couronne , Discours contre Ctésiphon sur la), harangue célèbre d'Eschine, prononcée contre Démosthène ; la première partie est un excellent plaidoyer: la deuxième, vive et brillante, est surtout le discours d'un sophiste (3.30 av. J.-C.j.
Couronne (Discours pour Ctésiphon sur la}, admirable plaidoyer de Démostbène, dont le génie victorieux fit condamner à Texil Eschine, son adversaire.
Ctésiphon ayant proposé d'attribuer à Démoslbène une couronne d'or, en récompense de sa vigilance patriotique contre les desseins de Philippe, fut mis en accusation par Eschine, sous le prétexte d'avoir proposé une résolution illégale. Le plaidoyer que Démosthène prononça pour lui & cette occasion est une magnifique défense de sa politique (330 av. J.-C.j.
Couronne {Pour la), drame en cinq actes et envers de François Coppée (1895) : un général bulgare, évincé du trône, s'apprête à trahir son pays ; pour l'en empêcher son fils le tue. mais il est lui-même accusé de trahison, et meurt sans s'abaisser à une justification qui souillerait la mémoire de son père ; œuvre intéressante, forte et de large envergure.
Couronne, constellation de l'héinisphère boréal, située entre le Bouvier, le Serpent et Hercule ; sa plus belle étoile est la Perle ou Margarita. — Constellation de l'hémisplière austral, située audessous du Sagittaire.
Couronne (cap), cap de la Méditerranée, formant l'extrémité ouest de la rade de Marseille.
Couronne (La), comm. de la Charente, arr. et à B kil. d'Angoulème, près de la Boêmc ; 3.850 h. Ch. de f. Orl. Papeteries.
couronné, e ro-né] adj. Qui a reçu une couronne, qui est figuré avec une couronne. Récompensé. Entouré : tour couronnée de feux. Tête couronnée, souverain. Cheval couronné, tombé sur les genoux et qui s'est blessé plus ou moins profondément.
Couronne de Grand). (V. Grand-Couronné).
Couronnés (les Quatre) nom de quatre mar- . tyrs sous Dioclétien, nommés Sévère, Sévérien, Carpophore et Yictorius. Patrons des sculpteurs, plâtriers et maçons. G. de Craeycr a représenté le | Martyre des Quatre Couronnés (musée de Lille).
couronnement [ro-ne-manl n. m. Action de couronner : le couronnement de Charlemagne, comme empereur d'Occident, eut lieu en l'an SOO. Achèvement ; le couronnement de l'œuvre. Partie supérieure d'un édifice, d'un meuble, etc. Lésion d'un cheval qui s’est couronné. Maladie d’un arbre dont les feuilles jaunissent sur les branches les plus élevées.
Couronnement de la 'Vierge (le), chef-d'œuvre de . ra Angelico (Florence) ; vaste composition dont le sujet eeulrai réunit plus de cinquante person
nages et est entouré de sept médailles représentant les Miracles de saint Dominique. (V. p. 526).
couronner [ro-né] v. a. Mettre une couronne sur la tête ; Jésus-fut couronné d'épines. Elire comme souverain : Charlemagne se fit couronner roi d'Italie. Entourer en dominant : forts gui couronnent une ville. Fig. Honorer, récompenser : couronner la vertu. Décerner un prix : couronner un ouvrage. Bien finir ce qui a été bien commencé : la fin cou¬
ronne l'œuvre. Prov. : La fin couronne l'œuvre (^m's coronat opus). c'est la conclusion qui détermine la vraie valeur des actes, des faits. Se couronner v. pr. Mettre une couronne, la couronne sur la tête : Napoléon se couronna lui-même. Se couvrir ; les arbres se couronnent de fleurs. Absolum. Arbre gui se couronne, dont la tête se dessèche. Se blesser au genou, en parlant du cheval. Ant. Déoouronner.
CÔUronnure [ro-nu-re] n. f. Sorte de couronne. formée par la disposition des menus cors d’un cerf, vers le sommet du bois.
couroucou n. m. Genre d'oiseaux grimpeurs, propres aux régions les plus chaudes de l'Amérique.
— Encycl. Les couroucons comprennent de magnifiques formes, à plumage brillant des teintes mé-
CoDBONNEs HÉBALniQUEs; 1. Antique; 2. Murale; 3. ImpériaLe ; t. Royale; fi. Des fils de France: 6. De duc; ■f. De marquis ; 8. De comte ; 9. De vicomte ; 10. De baron ; 11. De chevalier et gentilhomme ; 12. Pontificale.
CouBOMNB (Ordre de la) : t. De W eudes ( Mect lembourg) : 2. ite Rue uu do Saxe; 3. De V; urienoberg ; 1. De chine (1-uxembourg); 5. Des Indes (Grande- Bretagne); 6. Royale (Prusse); 7. De Roumanie; 8. De Bavière; 9. DeSiam; 10. De fer (Autriche): 11, D’Italie.
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taJliques les plus vires, aveu une immense queue recourbée en l'aucille.
cou-rouge n. m. Nom vulgaire du rougegorge. PI. des cous-rouges.
Courpière, oh.-l. de o. (Puy-de-DÔme), arr. et à 16 kil. de Thiers, au eonfl. du Couzon et de la Dore ; 3.600 h. Ch. de f. P.-L.-M. Eaux minérales carbonatées ferrugineuses. — Le eant. a 10 comm.
courre [kou-ré\ v. a. {\a.i.currere). Bguit. Courre un cheval, le faire courir à bride abattue. Véner. Poursuivre à la course : courre un loup. Chasse à courre, où l’on poursuit le gibier avec des chiens courants, qui forcent la bête.
eourriau \ri-6] n. m. Petit chariot provençal à trois roues.
courrier [kou-ri-i\ n. m. (ital. carrière). Homme, voiture, navire, etc., qui porte les lettres, paquets expédiés, etc. Correspondance : lire, écrire son courrier. Totalité des lettres, etc., que porte le même courrier. Mar. Petit bâtiment armé pour la course. Omith. Nom vulgaire du chevalier à pieds rouges. Courrier de cabinet, agent du ministère des affaires étrangères chargé de porter les dépêches ministérielles aux ambassadeurs.
Courrier de Lyon {le), drame en cinq acte,S de Moreau, Siraudin et Delacour (1850) ; mise à la scène de l'histoire de Lesurques. V. Lksurques.
COUrrière [kou-rï\ n. f. Personne qui porte des nouvelles. ^N’est guère usité qu'au fig.)
Coumères, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 30 kil. de Béthune ; 4.910 h. Ch. de f. N. ; houillères qui ont été en 1906 le théâtre d’une terrible explosion de grisou, où près de 1.200 mineurs trouvèrent la mort.
courriériste [kou-ri-é-ris-te\ n. m. Journaliste qui écrit le courrier de Paris, fait des chroniques.
courroie [kou-roî] n. f. (lat. corrigia). Bande de cuir servant à lier, à attacher quelque chose. Courroie de transmission, lanière sans fin qui transmet à distance un mouvement circulaire.
— Encyol. Techn. En mécanique, une courroie sert à établir une transmission de mouvement entre deux arbres par l’intermédiaire de poulies calées sur ces arbres. Une courroie possède deux brins : le brin conducteur allant de la poulie conductrice à la poulie conduite, et le brin conduit se dirigeant de cette dernière vers la première. Les courroies de cuir sont les plus employées ; leur fabrication comprend la tension des oroupons ou moitiés de peaux ; le découpage en bandes de ces croupons ; l’égalisage des bandes et la tension des courroies. On fait aussi des courroies en caoutchouc, et l’on intercale dans la masse des bandes de toile pour lui donner plus de résistance. Les courroies en balata peuvent supporter (sans bandes de toile) des efforts de traction considérables. Les courroies en poil de chameau offrent une grande résistance. Les courroies en papier se font en traitant des chiffons de lin.
Courroir [kou-roir'] n. m. Dans les salines, canal qui alimente les tables salantes et débouche dans les aiguilles.
courroucer [kou-rou-sé] v. a. (lat. pop. corruptiarc. — Prend une cédille sous le c devant a et O : il courrouça, nous courrouçons.) Mettre en courroux. Se courroucer v. pr. Poét. Se mettre en colère : la mer se courrouce. Ant. Apaiser, calmer.
courroux [kou-rou) n. m. (de courroucer). Colère, en stylo élevé : le courroux d’un père. Fig. : le courroux de la mer.
courroyer, courroyeur, v. corroyer,