‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 540 sur 1225 · CORROYEUR · texte numérisé non relu

CORROYEUR

cours [kour) n. m. (lat. cursus). Mouvement des eaux : le cours du Rhône est rapide. Mouvement réel ou apparent des astres : le cours de la lune, du soleil. Longueur d’un fleuve, d'une rivière : le Volga a 800 lieues de cours. Promenade publique, plantée d’arbres. Cours d'eau, fleuve, rivière, canal. Voyage au long cours, voyage dans les pays lointains. Fig. Enchaînement des choses : le cours des saisons. Durée : le cours de la vie. Carrière : donner cours à sa joie. Série des leçons données par un professeur sur une même matière : cours de droit. Traité spécial : cours de chimie. Circulation, valeur, cré-

Cours préparatoire [tambour).

Cours préparatoire (clairoa).

dit, vogue : ce papier^ cette monnaie a cours. Taux des valeurs, des marchandises : cours de la Bourse^ du marché. Milit. Cours préparatoire, cours destiné, dans les régiments, à former les candidats à Saint- Maixent, Saumur ou Versailles. Batterie de tambour, sonnerie de clairon ou de trompette pour appeler les élèves du cours préparatoire.

— Encycl. Fin. On dit qu’une monnaie a cours légal lorsqu'une disposition législative lui attribue le pouvoir libératoire, au regard des caisses publiques ou des particuliers, pour la valeur nominale dont elle porte l’empreinte ou la mention. Le Code pénal punit d’une amende de 6 à 10 francs « ceux qui auraient refusé de recevoir les espèces et monnaies nationales non fausses ou altérées, selon la valeur pour laquelle elle est en cours ».

— Bourse. La constatation officielle des cours s'opère au moyen de la rédaction et de la publication d’un bulletin, qui prend le titre de cote quand il s’agit de fonds punlics, et de prix courant quand il s'agit de marchandises.

Les cours diffèrent généralement, suivant que les opérations sont faites au comptant ou à terme.

Le premier cours n’est souvent rendu public qu’à la fermeture de la Bourse. Le dernier cours est parfois conventionnel ; il est déterminé par la chambre syndicale des agents de change.

Le cours moyen (en abrégé cjm) est le prix intermédiaire entre le plus haut et le plus bas cours coté dans une boui’se sur une valeur négociée au comptant.

Le cours de compensation, cours fictif, sert, à chaque liquidation, de base de règlement entre acheteurs et vendeurs, qui continuent leur opération d’une liquidation sur l’autre en se faisant reporter. Il clôt le compte de la liquidation écoulée et fixe le point de départ de la liquidation nouvelle.

— Dr. Les cours d’eau (fleuves, rivières, torrents, ruisseaux) se divisent en deux grandes catégories.

Ip Cours d'eau navigables ou nottables. Ces coui's d’eau font partie du domaine public, et. comme tels, ils sont inaliénables et imprescriptibles. Les riverains sont grevés de la servitude de halage et de marchepied. Le droit de pêche est concédé par l’Etat, à qui appartiennent les îles et les" îlots qui viennent à se former, mais à qui incombe la charge du curage.

2o Cours d'eau non navigables et non flottables, ues cours d'eau ne sont pas considérés comme des dépendances du domaine public ; la propriété en appartient aux riverains, ainsi que les îles et îlots qui pourraient survenir. Le droit de pèche appartient aux riverains, à qui incombe la charge du curage.

Cours, comm. du Rhône, arr. et à 40 kil. de Villefranche, près de la Trambouze ; 5.720 h. Ch. de f. local. Couvertures, tapis, tentures.

COursable adj. Qui a cours, en parlant des monnaies. {Inus.)

Coursan, ch.-l. de c. (Aude), arr. et à 7 kil. de

Narbonne, sur l’Aude ; 3.800 h. Ch. de f. M. Vins. — Le cant. a 7 comm. et 13.520 h.

cours© n. f. (lat. cursus). Action de courir : prendre la course. Allure de celui qui court : s'exercer à la course. Espace parcouru : une course de 100 kilomètres. Trajet d’une voiture de place d'un lieu à un autre. Mouvement rectiligne d’un organe mécanique : la course d'un piston. Epreuve de vitesse : course de chevaux. Turf : le monde des courses. Incursion en pays ennemi. Expédition de corsaire : la guerre de course n’est plus admise entre Etats civilisés. Démarche: faire phtsicurs courses pour une affaire. Marche du temps, des astres : la course du soleil. Course plate, qui a lieu sur un terrain uni. Course d'obstacles, où la piste est coupée de haies, de barrières, de murs, de rivières, qu'il s'agit de franchir. Course au clocher, course à cheval à travers des champs hérissés d’obstacles. Courses de taureaux, v. taureaux.

— Encycl. Sport. Les courses de chevaux, ayant pour but l'amélioration de la race chevaline par la sélection des meilleurs reproducteurs, sont originaires de l’Angleterre. Les premières courses régulières eurent lieu sous Jacques 1er. Tous les pur sang remontent en ligne directe à trois étalons d’origine orientale importés en Angleterre à la fin du xviie siècle. Le Stud-book, qui constitue le registre d'état civil des pur sang, date seulement de 1791 ; mais les courses avaient commencé à prendre une grande .extension en Angleterre dès le milieu du xviiie siècle. En France’, les premières courses eurent lieu en 1776 ; mais elles n'y prirent quelque importance que par l’établissement d'un stua-book français (1833). On distingue les courses plates, au trot ou au galop, les courses d’obstacles ou stceple-chases, les courses attelées ou sulky.

Sont seules autorisées les courses de chevaux ayant pour but l’amélioration de la race chevaline et organisées par des sociétés dont les statuts ont été approuvés par le ministre de l’agriculture, après avis du conseil supérieur des haras. V. pari mutuel.

Les hippodromes les plus renommés de la région parisienne sont : Longehamp. où se disputent les poules d’essai, les prix triennaux, le grand prix de Paris, l'Omnium, le prix du Conseil municipal, le prix Gladiateur ; Auteuil, pour les courses d'obstacles ; Chantilly, où se disputent les prix de Diane et du Jockey-Club ; Maisons-Laffitte, Enghien-les- BainSy Le Tremblay, Vincennes, etc.

Les courses sont d’ailleurs la forme préférée de beaucoup de sports. En France, on pratique couramment les courses à pied, dont la plus connue est la course de Marathon, aux environs de Paris ; les courses de natation (a Joinville ou dans la traversée de Paris par la Seine) ; les courses de bicyclettes, dont la plus importante est le prix du .Conseil municipal, qui se court chaque année à Vincennes ; les cour.ses a automobiles sur route ou sur des circuits fermés spécialement aménagés ; etc. V. canotage, NATATION, OLY.MPiqUE, VÉLODRO.ME,’ TAUREAU, CtC.

Course à la mer, nom attribué par la voix populaire et donné par la section historique de l’étatmajor de l'armée à l’ensemble des opérations militaires qui, au cours de la Grande Guerre, ont eu lieu en Belgicme occidentale et dans la France du Nord, depuis la fin de septembre jusqu’en novembre 1914. Durant ces quelques semaines, consécutives à la bataille de la Marne, chacun des deux adversaires a tenté de déborder l'autre en exécutant vers l'O. un large mouvement destiné à le conduire jusqu’à la mer aux environs de Calais. L’armée belge du roi Albert I®L l’armée britannique du maréchal French, les armées françaises des généraux de Maud'huy et de Castelnau, placées sous la direction de Foch, général en chef du « groupe d'armées du Nord H ont pris part à ces opérations, dont trois batailles d’ensemble marquent les étapes successives : la première bataille de Picardie, la première bataille d'Artois et la première bataille des Flandres. Malgré ses efforts, l’Allemand ne parvint pas à atteindre la mer du Nord au S. de l’Yser, ni à Dunkerque, ni à Calais.

Course du flambeau (la), pièce en quatre actes de Paul Hervieu (1901). Sabine Revel, pour assurer la fortune de sa fille Marie-Jeanne, sacrifie son propre bonheur, vole sa mère et cause même la mort de celle-ci. Mais Marie-Jeanne suit son mari en Amérique et Sabine demeure seule avec son désespoir. Dans cette œuvre forte et émouvante, l’auteur a voulu montrer que l’ingratitude des enfants est dans la loi naturelle.

Course de chars romains, tableau de Checa (1890). Des quadriges lancés à toute vitesse vont tourner l’extrémité du cirque, à Rome ; un char est tombé et obstrue le passage à ceux qui le suivent,

tandis que d'autres passent à droite et vont franchir le passage difficile. L’œuvre est mouvementée, violente et d’un coloris éclatant.

Coursegoules, ch.-l. de o. (Alpes-Maritimes), arr. et à 27 kil. de Grasse ; 400 h. — Le cant. a 8 comm. et 1.870 h.

CourS6lj comm. de Belgique (prov. de Limbourg, aiT. de Hasselt) ; 2.430 h.

Courseulles ou Couseulles-sur-Mer,

comm. du Calvados, arr. et à 18 kil. de Caen, sur la Manche, qui reçoit à cet endroit la Seulles ; 1.290 h. Ch. de f. de Caen à la mer. Port, bains de mer, importants pai'cs à huîtres.

eoursi© n. f. Mar. Syn. de coursier et cour-

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