COURSES
Les Courses. — Courses plates : 1. Promenade des chevaux au paddock ; 2. Le pesage ; 3. Dernièx'es instructions au jockey : 4-. Galop d’essai ; 3. Baraque de pari nuluel ; 6. Tribune des juges ; 7. Avant le départ ; 8. Une arrivée ; 9. Tableau d'affichage. — Courses d’obstacles : 10. Saut de la haie ; 11. Saut de la banquette irlaudaise ; 12, Saut du brook ; 13. Saut du mur ; 14. Saut de la rivière. — 15. Course au trot monté ; IC. Course au trot attelé (sulky) ; 17. Une arrivée au
Grar.d-Pi'ix, à Longehamp (Paris).
cou
attaché avec un lien court ; ûf}., ne laisser que peu de liberté ou de ressources. Lôc. adv. : Tout court, sans rien de plus. Allus. hist. : Courte et borne, réponse attribuée à la duchesse de Berry, fille aînée du Régent, un jour qu’on lui reprochait d'abréger sa vie par ses excès. Ant. Long, durable.
court fpr. angl. kort'i n. m. (m. angl. signif. cour ; par abrév. pour toinU-court). Terrain préparé pour le jeu de tennis.
courtage n. m. Opération du courtier. Prime qui lui est due : payer un fort courtage.
— Encycl. Bours. Les courtages dus aux agents de change se perçoivent sur la somme à payer ou à recevoir à la suite de la négociation, et non sur le capital nominal des titres. Le courtage est taxé suivant la nature des négociations : courtage minimum, négociations au comptant, à terme ; courtage des reports.
Lorsque deux opérations en sens contraire ont été effectuées dans la -même bourse et en vertu du même ordre, il n’est perçu qu’un courtage sur l’opération dont le prix est le plus élevé. L’application de celte immunité est dénommée franco.
A la coulisse, où il n'est pas opéré de négociations sur pièces contentieuses, les tarifs changent.
La coulisse étant libre, clients et couUssiers peuvent l'aire, pour les courtages, des conditions particulières interdites aux agents de change.
COUrtaille Ha, il mil., e] n. f. Epingle manquée pendant la fabrication et mise au rebut.
COurt-à-patteS n. m. Pop. Fantassin. PI. des court-à-pattes.
courtaud [tô], e adj. et n. (de courT. Qui est de taille courte et ramassée. Se dit d’un animal à qui l'on a coupé les oreilles et la queue : chien courtaud. Sorte de basson gros et court qui servait de basse à la musette. Gros cheval de selle, dont se servaient autrefois les chevaliers. Courtaud de boutique, garçon de boutique.
COurtauder [tô-de\ v. a. Priver de la queue et des oreilles : courtauder un chien, un cheval.
COurt-bouillOïl n. m. Sorte de bouillon généralement composé do vin-blanc, eau. poivre, sel, persil, carottes, oignons, et dans le'juel on fait cuire le poisson, etc. Mets préparé au court-bouillon : un court-bouillon de saumon. PI. des courts-bouillons.
Court-bouilloniier v. a. Préparer un courtbouillon : court-houillonner une carpe.
court-carreau n. m. Dans le bâti d'un marteau de forge, pièce verticale reliée par la drome à la grande attache. PI. des courts-carreaux.
Courte-Chausses [bois de), bois du dép. de la Meuse, dans la forêt d’Argonne, situé à l’E. du bois de Lachalade, sur la rive gauche de l’Aire. De là sort un ruisseau qui, par le ravin de Courte- Chausses, aboutit à la Biesme. Bois et ravin o-nt été les théâtres d'ardents combats pendant la Grande Guerre, en particulier en 1915 et en 1916.
court-circuit n. m. Phénomène électrique qui se produit quand on réunit par un conducteur de résistance nulle ou très faible deux points entre lesquels existe une différence de potentiel : les courtscircuits dégagent une grande quantité de chaleur. PI. des courts-circuits.
court-côté n. m. Chacune des parties du harnais placées au porte-mors et au-dessus de la tète. PI. des courts-côtés.
court-cou n. m. Variété de poire pour la fabrication du poiré. PI. des courts-cous.
Court de Gébelin [àoMr], érudit protestant français, né à Nîmes, m. a Paris (1725-1784). Son principal ouvrage, le Monde primitif, analysé et comparé (ivec le Monde moaerne, est plein de recherches méritoires mais aussi d'hypolheses hasardeuses.
courte n. f. Nom de la poule d’eau dans certaines régions du nord de la France.
courte— bott 3 n. m. Fam. Très petit homme. PI. des courtes-bottes.
CourtecuiSSe (Jean), théologien et évéque français, né à Allaines (1350-1423), Il joua un rôle politique important pendant le règne de Charles VI et se montra l'adversaire déterminé du parti bourguignun. 11 a laissé de nombreux ouvrages en latin ou en français.
Courtelary, comm. de Suisse (cant. de Berne) ; 1.230 h.
COUrte-lcttrC n. f. Nom donné par les fondeurs en caractères à toute lettre dont le corps doit être coupé sur les côtés, pour laisser l'œil isolé. PI.
des courtes-lettres.
Courteliue ( Georges Moinaux, dit), littérateur humoriste français, né à Tours en 1860, auteur de : Boubouroche, Lidoire, les Gaietés de l'Escadron, la Paix chez'soi, la Conversion d'Alceste, etc.
L’observation de Courteline ne manque pas d'amertume sous le masque de la bouffonnerie.
courtement [man] adv. Brièvement. (Peu us.)
Courtenay [nè], ch.-i. courteiine.
de c. (Loiret), arr. et à 26 kil.
de Montargis, sur le Bied et le Cléry, affl. du Loing; 2.830 h. Ch. de f. P.-L.-M. Berceau de la célèbre famille française de Courtenay. — Le cant. a 15 coinm. et 7.850 h.
Courtenay (maison de), illustre famille française. La première branche donna les princes d’Edesse; une seconde s’ciablii en Angleterre, et la troisième, descendue de Pierre, fils de Louis le Gros, donna trois empereurs à Constantinople et un roi à Jérusalem.
courtepointe n. f. (altération de couette pointe, couverture piquée). Couverture de Ut piquée ; couverture de parade.
COUrtepointier [tî-é] n. m, Ouvider qui fait des courtepointes.
Courte-queue^n. Cheval ou chien courtaud. Variété de. cerise dite cerise de Montmorency. Espèce de toidue à queue courte [cistude Caroline). PI. des courtes-queues.
COUrter \té] v. n. Chercher à vendre une marchandise. V. a. Faire le courtage.
courterolle ou courterole n. f. Nom vui gaire du ver blanc et de la courtilière.
COUrteS-COrneS n. Nom donné parfois aux bovidés de la race de durham. S. un, une courtescornes.
COurtes-pattes n. Race de gallinacés de moyenne grosseur, à pattes courtes et grosses : les coiirtes-pattes sont de bonnes pondeuses. S. un, une courtes-pattes.
Courtilézon, comm. de Vaucluse, arr. et à 16 kil. d'Avignon, sur la Scille ; 3.060 h. Ch. de f. P.-L.-M. Carrières et filatures. Patrie du mathématicien Saurin.
courtier [ti~é], ère n. (du provenç. corraticr, coureur). Personne qui s'entremet pour des opérations commerciales ou autres : une courtière en diamant ; un courtier électoral.
— Encycl. Dr. Tout le monde peut exercer la profession de courtier ; cependant, il existe, dans les villes qui ont une bourse de commerce, des courtiers nommés par décret. Ces courtiers dont l'entremise est salariée, ne peuvent faire des opérations de commerce ou de banque pour leur compte. En cas de contravention par le courtier, il encourt la' destitution définitive et une condamnation à l'amende, prononcée par le tribunal de police correctionnelle.
Les courtiers de marchandises ont seuls le droit de faire le courtage des marchandises et d’en constater le cours ; ils exercent, de concert avec les agents de change, le courtage des matières métalliques ; ils sont autorisés, en outre, à vendre aux enchères publiques les marchandises appartenant à des taillis.
Les courtiers d'asmrances rédigent les contrats ou les polices d’assurances concurremment avec les notaires.
Les courtiers interprètes et conducteurs de navires, oncourtiers maritimes ont seuls le droit de traduire, en cas de contestations portées devant les tribunaux, les déclarations, connaissements et toute pièce écrite en langue étrangère. Ce sont eux qui constatent le cours du fret ou nolis.
Les courtiers-gourmets piqueurs de vin, spécialement établis pour le service de l'entrepôt des vins de Paris, servent d’intermédiaire dans l’entrepôt entre les vendeurs et les acheteurs quand ils en sont requis, dégustent les vins cl en indiquent le cru et la qualité, enfin servent d’experts, en cas de contestations sur la qualité des vins.
courtière n. f. Dans un moulin à eau, intervalle compris entre les deux murs parallèles dans lequel tourne la roue hydraulique.
COUrtil [ti] n, m. (decoitrï). Petit jardin, souvent clos de haies, attenant à une maison de paysan. (Vx.)
courtilière n. f. (de courtU). Genre d’insectes orthoptères sauteurs, voisins des grillons : les courtilières ravagent les jardins. On dit aussi taupegrillon.
— Encycl. On connaît une vingtaine d’espèces de
courtilières, réparties sur tout le globe et particulièrement dans les régions chaudes. Les courtilières habitent sous terre et ne sortent guère que le soir ; elles sont d'une côloration Toussât re; elles sont très nuisi- Courüliére.
blés, parce
qu'elles coupent les racines. On les détruit en versant dans leurs galeries un mélange d’eau, de pétrole, de benzine ou de térébenthine, ou en installant de place en place des amas de fumier de cheval, dont la chaleur les attire, et où l’on peut les détruire facilement.
Courtllle (La), nom d’un ancien quartier de Paris, qui s'étendait sur le faubourg du Temple et Belleville, et dont les cabarets étaient joyeusement achalandés. Le mardi gras y était particulièrement fêté, et le matin du mercr' di des Cendres on assistait à « la descente de la Courtille ».
Courtilz de Sandras (Gatien de), lutéra-
leur français, né à Montargis, m. à Paris {1644-1712j, auteur d’ouvrages historiques, mémoires, etc., assez peu consciencieux. Il est l'auteur des prétendus Mémoires deM. d’Artagnan, où Al. Dumas père a puisé la traîne des Trois Mousquetaires.
courtine n. f. (lat. cortina). Rideau de lit. (Vx.) Bios. Chacune des parties formant îe manteau royal. Fortif. Mur joignant les flancs des deux bastions. Archit. Façade terminée par deux pavillons. Pé'c/i. Enceinte formée par des filets tendus sur des piquets.
Courtine (La),ch. i.
de c. (Creuse), arr. et à 37 kil. d’Aubusson ; 1.430 h. Camp. Ch. de f. O. — Le cant. a 10 comm. et 6.940 h.
A B, courline ; A C. B C des basliuna.
courtisan \zan] n. m. (ital. corii//îano). Homme de la cour : Les flatteries des courtisans peuvent pervertir les meilleurs souverains. Celui qui flatte dans des vues d'intérêt.
Courtisan [le], traité où l’écrivain italien Balthazar Castiglione (1318) a formulé les préceptes de l’art de vivre à la cour.
courtisane [za-ne] n. f. (ital. cortigiana). Femme de mauvaise vie, mais qui se distingue par l'esprit, l’élégance. <-tc.
courtisanerie iza-ne-rî] n. f. Flatterie, adulation. Bassesse de courtisan.
courtisanesque [za-nès-ke) adj. Propre aux courtisans : la langue courtisanesque.
courtisanesquement [za-nès-ke-man] adv.
D’une façon courtisanesque.
COUrtisement [ze-man] n. m. Action.de courtiser. (Vx.)
courtiser [ti-zé] v. a. Faire sa cour à. Faire la cour à une femme. Flatter quelqu’un dans des vues d'intérêt : courtiser les puissants. Fig. Courtiser les Muses ou la Muse, faire des vers.
Courtisols, comm. de la Marne, arr, et à 12 kil. de Châlons-sur-Marne; 1.380 h. Belle église dédiée à saint Martin.
COU
COurt-jointé, e adj. Se dit d’un cheval dont les paturons sont trop courts. PI. des court-Jointés, es.
court— mancher [ché] v. a. En pariant d’une épaule de mouton, en rapprocher le manche du gros de l’épaule, à l’aide d'une broche de bois.
court-monté, e adj. Qui est bas des reins, en parlant du cheval : des juments court-montées.
courtois, 6 [toi, oi-ze] adj. (de cour). Civil, affable. Armes courtoises, armes émoussées, dont on se servait dans les tournois. Fig. Moyens loyaux d’attaquer ou de se défendre. Poésie courtoise, forme de poésie du moyen âge, caractérisée par le respect de la femme . le culte de l'idéal chevaleresque, l'amour de l’aventure et le souci de la pureté du style. A ce genre de poésie appartiennent les chansons des troubadours et les poèmes épiques du Cycle d’Arthur.
En Allemagne, la poésie courtoise {hu/îsche Dichtung) a fleuri au xip et au xiiie siècle avec les minnesinger. Ant. Discourtois, grossier.
Courtois Itoit (Jac-
ques), surnommé en Italie le Borgognone [le Bourguignon), peintre de ba- Jacques Courtois,
tailles, d’un talent très
original, né à Saint- Hippolyte, m. à Rome (1621-1676). Il se fit jésuite.
Courtois (Bernard), chimiste français, né à Dijon, m. à Paris (1777-1838). Il a découvert la morphine et l’iode.
courtoisement [toî-ze-man] adv. D’une manière courtoise. Ant. Discourtoisement.
courtoisie [toi-zî\ n. f. civilité gracieuse ; honnêteté, politesse. Bon office rendu courtoisement. Ant. Discourtoisie, grossièreté.
Courtomer [mèr], ch.-l. de c. (Orne), arr. et à 30 kil. d’Alençon, sur le Guérichet. affluent de la Sarthe; 890 h. Bestiaux. — Le cant. a 16 comm. et 4.610 h.
Courtoïl n. m. Troisième qualité de la matière textile fournie par le chanvre.
court-pendu n. m. 'Variété de pomme h queue courte. PI. : des court-pendus.
Courtrai [trè], v. de Belgique (Flandre-Occidentale), sur la Lys ; 35.000 h. Fabriques de toiles, linge de table, déni elles. En 1302, les Français, commandés par Robert d'Artois, cousin de Philippe le Bel, lurent défaits par les Flamands.
Court-Saint-Etienne, comm, de Belgique (Brabant, arr. de Nivelles); 4.100 h. Dentelles.
court-tour n. m. Petit écheveau de soie, préparé pour la cuite et la teinture. PI. des courts-tours.
couru, e adj. Recherché : les coui'ses de taureaux sont, en Espagne, un spectacle très couru. Fam. Dont le résultat est certain : c'est couru.
courue [rit] n. f. Durée de l’écoulement des eaux d'un réservoir spécial dans les cours d'eau où l'on jette les bois flotté.
Cour'Val-Sonnet (Thomas de), médecin et poète français, né en Normandie en 1577, m. vers 1635 ; auteur de Satires imitées de Régnier.
Cour'Ville, ch.-l. de c. (Eure-et-Loir), arr. et à J9 kil. de Chartres, sur l’Eure; 1.880 h. Ch. de f. Et. [Courvillains). Patrie de Panard. — Le cant. a 16 comm et 8.440 h.
COUr'Vite n. m. Genre d’oiseaux échassiers, comprenant de petites formes légères, à longues ailes, à hautes pattes grêles, habitant surtout les plaines de l’Afrique et de l’Asie méridionale.
Courzieu, comm. du Rhône, arr. et à 21 kil. de Lyon ; 1.32Ü h. Ch. de f. P.-L.-M. Houillère.
cous [kouss'l n. m. (lat. cos, cotis). Pierre à aiguiser des faucheurs.
COUSailler [za, il mil., é] v. n. Coudre des objets de peu d’importance.
Cousanees-aux-Forges, comm. de la Meuse, arr. et à 18 kil. de Bar-le-Duc, sur la ('ousance, affluent de la Marne; 1.730 h. Fonderies, laminoirs.
CouSCtlite. Ethnogr. V. Kouschite.
couscous [/COUS-Z.OMSS] ou COUSCOUSSOU \kous-kou-sou] n. m. (mot ar.). Sorte de semoule. Mets arabe préparé avec de la farine de mil ou du riz écrasé et de la viande (mouton, poulet, etc.).
COUSCau \zô] n. m. Paille de froment et de seigle liachée, servant de nourriture aux herbivores domestiques.
Couserans ou Conserans, contrée de l ancienne province de Gascogne et qui est comprise actuellement dans le département de l’Ariège.
cousette n. f. Arg. paris. Jeune ouvrière de la couture.
couseuse [kou-zeu-zé\ n. f. Femme qui coud. Brocheuse qui coud les livres. Machine à coudre.
cousin, e [hou-zin, i-ne] n. (lat. consohrinus). Se dit des parents issus de frères ou de sœurs : cousin au sixième degré. Cousins germains, issus directement de l’oncle ou de la tante. Cousins issus de (germains, enfants de cousins germains. Fig. Ami, compère, commère.
cousin [kou zin] n. m. (lat. pop. culicinus; de culex). Genre d'insectes diptères némocères : les piqitres des cousins peuve7it transmettre diverses maladies.
— Encycl. On connaît au moins trente espèces européennes de cousins.
Les larves et les nymphes nagent dans le.s eaux stagnantes ; les insectes parfaits sucent avec leur trompe le sang de l'homme et des animaux. Ceux du genre anophèles transmettent diverses maladies, en particulier la fièvre paludéenne; aussi recomma deton de détruire les larves avec s-dn. en répandant sur les eaux stagnantes une petite quantité de péti ole.
Cousin.
cou
COU
dessinateur, verrier, né à Soury (Yonuej
Jean Cousin, né et mort à Paris
Victor Cousin.
Cousin (le), petite rivière de France, qui passe à Avallon et conllue avec la Cure après un cour.s de 64 kil.
Cousin (Jean), peintre, graveur et écrivain français, vers l.")00, mort à Paris vers 1689. C'est lin des [dus remarquables représentants de la Kimaissance française. Il a peint le tableau admirable du Juijement dernier ^ Louvre), et exécuté de beaux vitraux pour
I ’église Saint Gervais (Paris), le château d Anet, etc.
Cousin (Louis), dit le Président Cousin, érudit français, né à Paris (1627-1707) ; président à la cour des Monnaies. Il dirigea le Journal des savants. Traducteur des historiens byzantins et ecclésiastiques.
Cousin' Jacques- Antoine- Joseph), mathématicien et homme polilique français ,
(1739-1800). Professeur de physique au Collège de France, il devint à l’époque de la Révolution membre de la municipalité de Paris, puis siégea aux Anciens (1796) et au Sénat (1799). Il était membre de l’Académie des sciences. On lui doit des Leçons sur le calcul différentiel et le calcul intégral.
Cousin d’ Avallon (Charles-Yves), compilateur, romancier et historien français, né à Avallon, m. à Paris (1769-1840).
Cousin eVictor), philosophe et homme politique français, né à Paris, m. à Cannes (1792-1847); membre de l’Académie française ; chef de l’école éclectique, auteur du traité intitulé ; Du vrai, du beau et du bien, d’ouvrages d’histoire de la philosophie, d’études littéraires sur le xvii» siècle.
Cousin s’est efforcé de combiner les idées de Descartes. (le l’école écossaise et de Kant, dans un spiritualisme peu cohérent , mais qu’il a brillamment développé.
Cousin Pons (le), roman d e Ba 1 zac ( 1 847 ) . I n téressante, mais navrante histoire d'un collectionneur, qu on méprise tant qu'on le croit pauvre et que l’oii reclierche quand on apprend que sa collection vaut un million. Son héritier, l’honnéte Sclimucke, se laisse dépouiller par une foule de parents cupides.
COUSinagO [kou-zi] n. m. Parenté entre cousins. Les cousins, la parenté. Fig. Analogie.
COUSinailis [kou-zi-tia. Il mil., e] n. f. Fam. Parenté nombreuse et fatigante.
Cousine Bette (la], roman de Balzac (1847). Admirable peinture de caractères : Bette, paysanne têtue et envieuse, qui, en se poliçant, devient d'une méchanceté infernale; les Marneffe. couple infâme ; le baron Ilulot, que l'amour des femmes dégrade jusqu'à l’avilissement; etc.
COUSiner [kou-zi-né] v. a. Appeler quelqu’un cousin. Vivre dans l'intimité; agir familièrement. Fig. V. n. Us ne cousinent pas ensemble, leur caractère ne s'accorde pas.
COUSinette \kou-zi-nè-te] n. f. Petite cousine, jeune cousine.
COUSinière [kou-zi] n. f. Moustiquaire. CVx.)
COUSinière \kou-zi] n. f. Fam. Fourmilière de cousins, de parents.
Cousin-Montauban
comte DE Pai.ikao. général m.à Versailles (1796-1878).
II dirigea l'expédition de Chine en 1860, fut vainqueur à Palikao et s'empara de Pékin. Après les désastres de Reichshotfen et de Forbach (1870), il succéda à E. Ollivier comme chef du gouvernement, avec le ministère de la guerre '9 août), et tomba le 4 septembre.
COUSOir [zoir] n. m.
Métier sur lequel on opère la couture des livres. Métier pour le montage des gants.
Cousolre, CO mm.
du Nord, arr. et à 24 kil.
d'Avesnes, sur laThure; 3.270 b. Cli. de f. N. Marbres ; scieries, forges.
Coussac-Bonneval, comm. de la Haute- Vienne. arr. et à 11 kil. de Saint-Yrieix; 3.580 h. Ch, de f. Orl. Mines de fer et de manganèse ; gisements de fer et de kaolin.
Coussey [âoM-sé], ch.-l. de c. (Vosges), arr. et à 7 kil. de Neiifchâteau, sur la Meuse; 590 h. Tuilerie. Ch. de f. E. — Le cant. a 25 comm. et 6.160 h.
coussin [kou-sin' n. m. (lat. pop. coxinum). Sorte d'oreiller pour s’appuyer, s’asseoir, poser ses pieds. Pièce qui empêche les frottements des manœuvres d’un bateau. Gros billot de bois qui sert à ' supporter la culasse d'une bouche à feu . Planche rembourrée sur laquelle le doreur coupe l'or. Partie rembourrée d’un collier de cheval.
COUSSinemeUt [kou-si-ne-mari] n. m. Action de coussiner : le coussinemen t des meubles.
COUSSiner (kou-si-)ié] v. a. Garnir de coussins ; coussiner une voiture.
coussinet [kou-simF n. m. Petit coussin, .i/éc. Pièce cylindrique dans laquelle se meut un tourillon. Pièce de fonte qui reçoit les rails des voies
( Charles-Guillaume ), français, né à Paris,
-ijl
Cousin-Monlaiihan*
Coussin.
ferrées. Partie latérale de la volute ionique. Rouleau de paille que les couvreurs attachent au sommet de leur échelle pour l’empêcher de glisser. Bot, Airelle ou myrtille.
— Encycl. Ch. de f. Un coussinet de rail est une pièce en fonte munie d'un patin, qjii est vissé sur la traverse: cette pièce a, en outre, deux mâchoires offrant le profil du rail à double chamj)ignon qu’elles maintiennent. Il existe encore des coussinets d'aicjulUatje. l'im dit de glissement, l’autre de talon. Le premier n’a qu’une mâchoire contre laquelle on boulonne le rail : il a en outre une partie plane sur laquelle glisse l’aiguille. Le second, placé sous le talon de l'aiguille, supporte en même temps l’extrémité du rail qui lui fait suite.
— Mécan. Les coussinets de machines sont faits de deux pièces cylindriques creuses, en bronze ou en cuivre, pouvant se rapprocher et placées dans un support en fonte dit -palier (v. ce mot). C’est entre ces pièces que tourne l’extrémité ou tourillon de l’arbre d’une machine.
Un graisseur automatique, monté sur le chapeau du palier, laisse écouler sur cessaire au graissage. Quelquefois aussi, le tourillon tourne sur des galets métalliques ou des billes, qu’il ent raine dans son mouvement de rotation.
COUSSO [kouso] n. m. Genre de rosacée.s . comprenant des planlesoriginaires de l'Abyssinie, voisines des aigremoincs et dont les fleurs de certaines espèces (brayera anthelminthica) ont des propriétés vermifuges. (On écrit aussi Kousso.j
COUSSOn [kou-son] n. m. Vent chaud qui brûle les bourgeons de la vigne.
COuSton [kous-ton] n. m. Filaments courts pouvant encore être utilisés, et que l'on recueille après que le chanvre écru a été passé à l échanvroir.
CoustOU, nom de trois célèbres sculpteurs français : Nicolas, né à Lyon. m. à Paris (1638-1733), le plus célèbre [Descente de croix ; Passage du Bhin;
CouTEArx : 1. .\ dépecer, à trancher; 2. De talile; 3. A des9«Ttî h. A virole; 5. De poche, à plusieurs pièces; 6. I)e chirurgie; 7. A palette; 8. A papier (coupepapier]; 9, A conserves; 10. A huîtres; 11. A vendanger; 12. De chasse; t3. Ile cuisine (coutelas).
tourillon l'huile né-
CC, oou>9ii)ets : A, gotlet à huile.
Nicolas Coustuu.
Guillaume Cüustou, père.
la Seine et la Manie; la Saône) ; — Guillaume père, né à Lyon, m. à Paris (1677-1746), à qui l'on doit l'Oci'an et la Méditerranée et les fameux Chevaux de Marly (v. chevaux) ; — et Guillaume fils, né et m. à Paris (1716-17 <7j, auteur de : Saint Roch, la Visitation, etc.
COUSU, [kou-zu], 6 adj. Réuni par une couture. Fig. Cousu d'or, extrêmement riche. Blas. Se dit des pièces honorables qui, contrairement à la loi héraldique, sont appliquées métal sur métal ou émail sur émail. (Quand il s'agit d'autres pièces que les pièces honorables, on a les armes à enquerre. (V. enquerre.)
cousure [«w-rÊ>.f.
Rel. Action de coudre les feuillets d’un volume.
coût [koû] n. m. Ce qu'une chose coûte.
Coutan (Jules -Félix), sculpteur français, né à Paris en 1848 (VoL taire, Léda, Porteuse de pain, etc.). : son talent est robuste et gracieux. Membre de l'Académie des beaux-arts (lUOO .
Coutances, cli.-!. d’an*. Manche), à 28 kil. Saint-Lô, près de la Soulle canalisée (s -aftl. de Manche) ; 6.600 h. (Coutançais). Ch. de f. Et. Evêché.
Commerce de bestiaux et de beurre. Belle cathédrale (sec. moitié du xiii® s.). —
L'arr. a 10 cant. ,138 comm.,