ÉCRÉMER
décrépi, e adj. (de dé, et crépir). Qui a perdu son crépi : mur décrépi.
décrépir v. a. Enlever le créçi. Se décrépir V. pr. Perdre son crépi : mur décrépi.
décrépissage [pi-sa-je] n. m. Action de décrépir. (Peu us.)
décrépit [pi], e adj. (du lat. decrepere, supin decrepitum, jeter son dernier éclat). Vieux et cassé : vieillard décrépit.
décrépitant [tan], e adj. Qui décrépite ; le sel de cuisine est le plus décrépitant de tous les sels connus.
décrépitation [st-on] n. f. (de décrépiter). Pétillement du sel dans le feu.
décrépiter [t£\ v. n. Pétiller. V. a. Décrépiter du sel, le calciner jusqu'à ce qu'il ne crépite plus.
DÉD
DÉC
décrépitude n. t. fde décrépit). Dernier terme de la vieillesse, qui suit la caducité.
Decrès 7irèi ^Denis. duc), amiral français, ministre de la marine sous le premier Empire, né à Chàteaiivillain, m. à Paris (1762-1820).
decrescendo [dé-krè-chèn'-do] adv. (m. ilal.)- M'if.s. En diminuant progressivement l'intensité des sons. (S’abrège en decresc.., ou s'indique par un signe N. in. : un decrescendo. Ant. Crescendo.
décrescent [hrès-san , e adj. (lat. decrescens,. Bot. Qui décroit insensiblement.
décret [krè] n. m. (lat. decretum ; de decemere, décider). Acte du pouvoir exécutif, dont l'objet est d'assurer le fonctionnement des services publics ou l'exécution des lois. Fig. ; les décrets de la Providence.
— Encycl. Dr. admin. On distingue les décrets généraux ou réglementaires et les décrets spéciaux ou individuels.
Les premiers complètent la loi. Tantôt ils sont rendus par le président de la République, en vertu du droit propre qu'il tient de la Constitution ^àécrets gouvernementaux) ; tantét ils sont rendus par délégation spéciale du Parlement, lorsque la loi laisse à un décret portant règlement d'administration publique le soin de pourvoir à l’exécution de certaines dispositions ; en ce cas, le conseil d’Etat doit toujours délibérer en assemblée génêi'ale. Ces décrets ont la même force que la loi elle-même.
Les décrets spéciaux ou individuels sont : ou des décrets simples, par exemple ceux qui nomment à une fonction ou accordent une pension , ou des décrets rendus dans la forme des réglements d'administration publique, c'est-à-dire après que le conseil d’Etat a été entendu en assemblée générale (par exemple, les décrets de concessions de mines).
Les décrets du président de la République sont toujours contresignés par un ministre.
décrétale n. f. (lat. decretalis [epistola]. lettre portant décret). Dr. can. Décision papale sur une consultation donnée sous forme de lettre.
Décrétales, recueil de lettres doctrinales, écrites par les papes des* premiers siècles. Cette collection se compose de documents très divers. Le premier recueil en fut fait par Gratien en 1155. Il faut les distinguer des Fausses décrétales., pièces apocryphes du viiie au xe siècle, où se trouve affirmée la théorie de la primauté pontificale.
décrétaliste [lis-te] n. m. Jurisconsulte expert dans la connaissance des décrétales.
décréter [té] v. a, (Se conj. comme accélérer.) Ordonner, décider par un décret : la Convention décréta la levée en masse contre l’étranger. Décréter quelqu’un d'accusation^ de prise de corps, lancer un décret contre lui.
décreusage, décreuser, etc. v. décrû-
MENT, DÉCRUER, etC.
décri n. m. Dépréciation officielle d’une monnaie ou d’une marchandise. Fig. Perte de réputation : tomber dans le décri public.
décrier [kri-é'\ v. a. (de décri. — Se conj. comme prier.) Déprécier, en parlant d'une personne ou d'une chose. Calomnier. Ant. Prôner, vanter, exalter.
décrire v. a. (lat. describere. — Se conj. comme écrire.) Représenter, dépeindi'e par le discours : décrire un site, un combat. Géom. Tracer : décrire UThe ellipse. Suivre dans sa marche : le cercle que Saturne décrit.
décristallisation [kris-ta-li-za-si^on] n. f. Décomposition, désorganisation d’un sentiment dont la forme est comparée à celle d’un cristal.
décrivant [van], e adj. Géom. Syn. de GÉNÉRA¬ TEUR, TRICE.
déeroclieinent [man] n. m. Action de décrocher ; résultat de cette action.
décroclier [ehé] v. a. (du préf. dé, et de croc). Détacher ce qui était accroché. Se décrocher v. pr. Sortir du crochet. Ant. Accrocher.
décrochez-moi-ça n. m. invar. Pop. Vêtement d’occasion. Boutique de fripier : s'habiller au déci'ochez-moi-ça.
décrochoir n. m. instrument qui sert à décrocher.
décroire v. a. Ne plus croire. (Vx.) décroisement [ze-man] n. m. Action de décroiser. Résultat de cette action.
décroiser [kroi-zé] v. a. Déplacer ce qui était croisé : décroiser les jambes.
décroissant [kroi-san], e adj. Qui décroît, qui diminue : vitesse progressivement décroissante.
décroissement \kroi-se-man] n. m. ou décroissance [kroi-san-se] n. f. Action de décroître. Ant. Accroissement, croissance.
décroît [ki'oi] n. m. Décroissance de la lune, dont la partie éclairée diminue pour nous.
décroître v. n. (préf. dé, et croitrei — Se conj. comme croître, mais le part. pass. décru ne prend pas l’accent circonfiexe.) Diminuer : les eaux décroissent. — ,Les eaux ont décru ou sont décrues, selon qu'on veut marquer l'action ou l’état. Ant. Croître, grandir, augmenter, grossir.
décrottage [kro-ta-je] n. m. Action de décrotter, décrotter [kro-té] v. a. Oter la crotte de. Fig. Dépouiller de sa rusticité, de son ignorance.
décrotteur, euse [kro-Uur, eu-ze] n. Dont le métier est de décrotter, de cirer les chaussures.
décrotteuse \kro-teii-ze] ou décrottoire [kro-toi-re] n. f.- Brosse pour décrotter.
décrottoir [kro-toir] n. m. Lame de fer ou boîte garnie de brosses à rentrée d’un appartemeiii, d'une maison, pour ôter la boue des chaussures.
décroûtage n. m. Action de décroûter.
décroûter rté] v. a. Enlever la croûte terreuse qui recouvre le diamant brut.
décrue [Arft] n. f. Action de décroître, en parlant des eaux ; quantité dont elles ont décru : la décrue des ion'ents est aussi rapide que leur montée.
décruer [kru-é], déeruser [té] ou décreu- Ser [zé] V. a. (du préf. dé, et de cru ou éen/;. Lessiver
DécrüUûir.
du fil ou de la soie écrue, pour les préparer à la teinture: décruer les cocons à Veau bouillante.
décrueur ou déeruseur [zcur] n. m. Celui qui décrue, qui fait le décrusage.
décrùment [man], décruage, décrusage [za-je], décreusage [-a-ye, ou décrusement \ze-man] n. m. Action de décruer ou décriiser.
dectiCjUe ^d'e.k] n. m. Genre d’insectes orthoptères sauteurs des pays tempérés.
déçu, e part, pass. (de décevoir).
Trompé ; non réalisé ; espoir déçu.
décubitus [ tuss ] n. m. (lat.
decubitus) . Attitude du corps, lorsqu'il repose sur Dectique.
un plan horizontal.
— Encycl. Le décubitus est une attitude do repos. On distingue les décubitus dorsal, ventral, latéral droit et latéral gauche, qui ont une certaine importance dans le diagnostic de diverses maladies.
déeuirassement [ra-se-man] n. m. Action de décuirasser.
décuirasser (m-sêj v. a. oter la cuirasse de : décuirasser un soldat, un navire.
décuire v. a. Corriger l'excès de la cuissson de : décuire des confitures par addition d'eau.
de cujus, mots lat. signif. cc.lni, celle de qui. Ce sont les premier.s mots de la locution juridique latine : de cujus bonis agitur (celui ou celle des biens de qui il s'agit) et que l’on emploie par abréviation: les dernières volontés du de cujus.
déculassement [la-se-man] n.m. Action de déculasser : le déculassement des fusils.
déculasser ja^sé] v. a. oter la culasse : déculasser unjusil, un canon.
déculotter \lo-té] v. a. Fam. Oter la culotte, le pantalon de : déculotter un enfant.
décuman, e ou décumate adj. (du laf.
decumus pour decimus, dixième, et manus, troupe). Nom donné à des terres appartenant à l’Etat romain et dont les colons payaient la dîme du revenu. Porte dccumane, porte d’un camp romain s'ouvrant du côté opposé à renncnii et ainsi appelée parce que près d'elle campait la 10® cohorte. Champs décumates, territoires de la Germanie soumis à la dîme (ler s.).
décuple n. m. et adj. (lat. decuplus). Dix fois aussi grand : une somme décuple.
décuplemeut [man] n. m. Action de décupler, décupler [plé] v. a. Rendre dix fois aussi grand. Fig. : la colère décuplait ses forces.
décurie [ri] n. f. (lat. decuria). Subdivision de la centurie. Troupe de dix soldats. Tout groupement politique de dix personnes, chez les Romains,
décurion n. m. (lat. decurio). Chef d'une décurie. Membre d'un sénat municipal, sous le Bas- Empire : les décurions étaient personnellement responsables de la rentrée de l'impôt.
décurional, e, aux adj. Relatif au décurion. décurionat [nà] n. m. Dignité et fonctions de décurion: décurionat civil, militaire.
décurrence [ku-ran-se] n. f. Etat d'un organe décurrent.
décurrent \ku^ran^, e adj. (lat. decin'rens). Se dit d’une feuille ou d’un pétiole qui se continuent le long d’une tige et y adhèrent. (On dit aussi
DÉCURSIF, IVE.)
décurtation [si-07i] n. f. fiat, decurtatio). Suppression naturelle ou artificielle de la partie supérieure d'un végétal pour en favoriser le déveloj)pement latéral.
décuscutage [Aws, je] n. m. ou décus- CUtation [Aus, sî-on] n. f. Action de décuscuter, décuSCUter [kus-ku] v. a. (préf. dé, et cuscute). Eliminer la cuscute ou les graines de cuscute : décuscuter une luzernière.
décuscuteuse [teu-ze] n. f. Sorte de trieur au moyen duquel on débarrasse les graines fourragères de la cuscute quelles renferment.
décussation [Aw-sa-si-on] n. f. (du lat. decussare, supin decussatu7n, croiser). Croisement en forme d'X : la décussation des nerfs opti fues.
décussé [Au-sè], e adj. (lat. rfeeit.s.<ïdî»s). Se dit des feuilles opposées dont les paires se croisent à angle droit.
décuvage n. m. ou décuvaison [v'e-zon\ n. f. Action de retirer le vin de la cuve après ferjuentation.
— Encycl. Le décuvage s'opère soit au moyen d’un siphon, soit à l'aide d’un robinet placé à la partie inférieure de la cuve et muni d'un tamis en toile métallique s’opposant au passage des pépins, rades et pellicules. On recueille ainsi tout le vin clair : c’est le vm de goutte, puis on soumet au pressurage le 'marc qui reste au fond de la cuve pour obtenir le vin de presse.
décuver [réj v. a. Opérer le décuvage, dédaignable [dè-g^ia-ble] adj. Qui mérite d’être dédaigné: hijure dédaignable.
dédaigner [dè-^îié] v. a. (du préf. dé, et de daigner). Traiter ou regarder avec dédain : on dédaigne les injm'es des malhonnêtes gens. Négliger comme indigne de soi. Ant. Admirer, apprécier, estimer.
dédaigneusement [dè-gneu-ze-man] adv.
D'une manière dédaigneuse.
dédaigneux, euse [dè-giieh, eu-ze] adj. et n. Qui éprouve du dédain. Qui marque du diédain : î’cgard dédaigneux. Ant. Respectueux, révérencieux.
dédain [dm] n. m. (de dédaigne^'). Mépris exprimé par l'air, le ton, le maintien. Ant. Admiration, respect, estime.
dédale n. m. (de Dédale, n. pr.'i. Labyrinthe, lieu où l'on s’égare. Fig. Chose obscure et embrouillée : le dédale des lois.
Dédale, architecte grec, constructeur du labyrintlie de Crète, dans lequel fut enfermé le Minotaure. Il y fut emprisonné lui-même, avec son fils
Icare, par ordre de Minos ; mais il s'écliappa en se fabriquant des ailes de plume et de cire. Il se réfugia en Italie, près de Cumes, puis en Sicile, et mourut selon les uns en Italie, selon d'autres en Egypte. [Myth. V. Icare.
Dédale et Icare, tableau de Vien. Dédale et Icare fabriquent les ailes qui vont leur permettre de s’enfuir du labyrinthe de Crète. Dédale les met à son fils. Composition fine et gracieuse. (V. p. G31.)
Dédale pièce en cinq actes, de P. Hervieu (Comédie-Française, 19 déc. 1903) ; peinture émouvante de la situation inextricable où se débat une femme divorcée qui est reconquise par son premier mari Marianne, contrainte au divorce par l'inconduite de son mari Max de Pogis, s'est remariée avec Guillaume Le Breuil. Une maladie de leur enfant remet les anciens époux en présence : Marianne, qui n'a jamais cessé d'aimer Max, tente vainement de lui résister et redevient sienne. Elle en fait l’aveu à Guillaume, qui s'élance à la recherche de Max, le jette dans un précipice et s'y jette après lui.
dédalé©!!, enilô [lé-in, è-ne] adj. Construit par Dédale : quelques gra^ids ouvrages de Sicile étaient appelés ouv7'ages aédaléens. Par ext. Inextricable. (Un dit aussi dédalien, enne.)
dédaller [da-lé] v. a. Dégarnir de ses dalles, dédaiïier [mé] v. n. et a. Au jeu de dames, déplacer une dame de la case quelle occupe sur le rang le plus proche de l’adversaire.
dédamuer [da-né] v. a. Faire cesser la damnation.
dedans [dan] adv. (de de, et dans). Dans l'intérieur. Loc. adv. : Là dedans, dans ce lieu : en dedans, au dedans, à l’intérieur. Fam. Mettre dedans, tromper. N. rn. Partie intérieure d’une chose : les dedans d'un édifice. — Les adverbes dedans, dehors, dessus, dessous ne doivent jamais être suivis d'un complément, à moins qu’ils ne soient précédés do l'une des prépositions de, par, ou qu'ils ne soient opposés deux à deux. Ne dites donc pas : les sentiments cachés dedans son cœur, mais dans son cœur. Au contraire, on peut dire : par dedans la ville, de dessus la table, dessu'i et dessous le plancher. Ant. Dehors, extérieur.
Dedeagatcb ou Dedeagh, port de Grèce, en Thrace, sur la côte septentrionale de la mer de lArclüpel, à l’extrémité occidentale du golfe d’Enos ; 3.000 h. Ce port de sortie de la Thrace, naguère turc, est devenu bulgare en 1913. Les traités de 1920, qui ont écai’té la Bulgarie de l'Archipel, y ont, du moins, fait à ce pays une situation favorisée.
dédicace n. f. (lat. dedicatio). Consécration d'un édifice destiné au culte : la déd'Lcace d'une église. Fête annuelle, qui rappelle cette consécration. Hommage qu'un auteur fait de son livre à quelqu'un, — Encycl. Liturg. L'u.sage de consacrer par une cérémonie spéciale les temples et les lieux destinés au culte était pratiqué chez les Grecs et les Romains. Les Juifs l'obsei’vaient. L'Eglise chrétienne adopta cet usage. La dédicace des églises est réservée aux évêques : elle n'a lieu que pour les églises très importantes. Quant aux autres, il suffît, pour être livrées au culte, quelles aient été bénites par un prêtre délégué à cet effet.
dédicacer v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o : it dédicaça, nous dédicaçons.) Fam. Pourvoir d’une dédicace ; dédicacer un livre.
dédicataire \ka-th-re] n. Personne à qui un ouvrage est dédié.
dédicateur, trice n. Personne qui fait, qui aime à faire des dédicaces.
dédication [si-o?i] n. f. (lat. dedicatio). Dr. rom. Acte par lequ'el on conférait à une chose le caractère de l'es sacra, en l’affectant aux dieux.
dédicatoir© adj. Qui contient la dédicace d’un livre : épître dédicatoire.
dédier v. a, (lat. dedicare. — Se conj.
comme prier.) Consacrer au culte, sous une invocation spèciale : dédier un autel à la Vierge. Faire hommage d'un livre.
dédieur n. m. Auteur ou artiste qui dédie un livre, un objet d’art.
dédire v. a. (Se conj. comme dire, excepté à la 2c pers. du plur. de l'indic. prés. : vous dédisez, ci de l'impér. : dédisez.) Désavouer quelqu’un de ce qu’il a fait ou dit pour nous. Se dédire v. pr. Sc rétracter. ne pas tenir sa parole. Ant. Confirmer, ratifier, maintenir.
dédit [dz] n. m. Action de se dédire. Somme à
?ayer en cas de non-accomplisscment d'un contrat : es dédits sont fréquents dans les contrats de théâtre.
dédite n. f. Renonciation à un engagement; déclaration qu’on ne fera plus ce qu’on était convenu de faire.
dédolatiOU [si-on] n. f. Action de dédoler. dédoler [lé] v. a. (lat. dedolare). Chir. Entailler avec un instrument tranchant, tenu obliquement pour détacher une mince partie de la surface.
dédoimnâgement [da-yna-je^an] n. m. Réparation d’un dommage : recevoir une somine en dédommageme^it d'un accident. Compensation.
dédommager [do-ma-jé] v. a. (Prend un e muet après le g devant a et o : il dédo7nmagea, nou» dédom7nageons.) Réparer un dommage. Donner une compensation: dédo7nmager quelquun des tracas qu'un lui a oecasio7ïnés.
dédorage n. m. dédorure n. f. Action de dédorer : le dédorage d'un cadre.
— Encycl. Teclm. Le dédorage est une industrie qui a pour objet de récupérer l'or recouvrant les objets les plus divers, métalliques ou autres. Pour dédorer une pièce métallique, on la plonge dans de l'acide azotique concentré, qui dissout le métal, tandis que l'or se dépose au fond du récipient. S’il s agit de fer ou d’acier, l'objet à dédorer est suspendu au pôle positif d'une pile, puis on le plonge dans un bain de cyanure de potassium que traverse le courant. On dédore l'argent en plongeant la pièce brusquement dans un bain d’acide sulfurique, de chlorure de sodium et de salpêtre. Pour dédorer les bois, on les plonge plus ou moins longtemps dans de l'eau bouillante. Quant aux porcelaines, on les traite par l'eau régale.
dédorer [ré^ v. a. oter la dorure de. Ant. Dorw.
DËD
dédOSSement [do sr-wnn' n. m. Action de [ dédosser : le dédossemenc des buis. I
dédosser [do-si' v. a. Idu préf. dé. et de dos . Mettre à vive arête à l'aide d'une scie : dédosser u)ie pièce de bois. i
dédotalisation za-si-on] n. f. Action de dé- I dotaliser : In dédotalisalion d'un bien.
dédotaliser Sé; v. a. Dépouiller de son caractère dotal : dédotaliser un bien. \
dédouanage ou dédouanement man n. m. Action de dédouaner.
dédouaner [néj v. a. Faire sortir de l'enirepôt de la douane en acquittant les droits. Kulever le plomb dont l'administration des douanes a marqué un ballot.
dédoublable adj. Qui peut se dédoubler, dédoublage n. m. Action d'enlever un doublage. Oédouhlage de l'alcool, action d'aitaisser le degré de l'alcool en y ajoutant de l'eau.
dédoublant^èlan], e adj. Qui opère le dédoublement.
dédoublé n. m. Eau-de-vle obtenue en dédoublant de l'alcool. Syn. recoupe.
dédoublement hnan[ n. m. Action de dédoubler, de diviser en deux. Action de considérer sous deux aspects une même chose. Uédoublement de la personnalité, l'orme de pathologie mentale oii, dans le même individu, deux ou plusieurs individus coexistent ou se succèdent.
dédoubler blé V. a. Oter la doublure." Partager en deux : dédoubler un bataillon, un escadron.
DedreuX (Alfred I, peintre français, né et m. à Paris (18Ü8-1860). Il s'est distingué comme peintre du cheval, et particulièrement du cheval anglais.
déductif \duk-tif\, i've adj. Qui tient de la déduction : le syllogisme est le type du raisonnement déductif. Ant. Inductif.
déduction [duk-si-on\ n. f. (lat. deefuctio). Soustraction. Exposé détaillé et suivi. Conséquence tirée d'un raisonnement: la déduction esl un des procédés les plus familiers à l’esprit.
— Encycl. Logiq. La déduction est l'opération par laquelle l’esprit conclut du général au particulier. Elle repose sur le principe d'identité et de contradiction. La déduction peut être immédiate et n'exiger que deux propositions (elle se fait alors par opposition ou par conversion), ou médiate et nécessiter plusieurs propositions intermédiaires. La forme la plus brève de la déduction médiate est le syllogisme. (V. ce mot.) La déduction est l'instrument essentiel des sciences mathématiques. Cependant, les sciences de la nature trouvent aussi leur utilité à employer la déduction, soit comme méthode de vérification des hypothèses, soit comme méthode d’explication (pour ramener un fait à une loij, soit enfin comme méthode de découverte (pour explorer les conséquences d'une loi).
déductivement [duk-ti-ve-man adv. Par déduction : raisonner déductivement. (Peu us.)
déduire v. a. 'du lat. deducere, extraire. — Se conj. comme conduire.) ^ Soustraire, rabattre d'une somme: déduire ses frais. Tirer une conséquence; je déduis de là que...
déduit [du-i] u. m. Divertissement. Plaisirs amoureux. ("Vx.)
déduper fpé] v. a. Détromper. ("Vx.) déduplication [si-on] n. f. Bot. Se dit du mode de multiplication par dédoublement, qu'on observe chez les diatomées.
dédurcir v. a. Ramollir (un corps dur).
. Dee [pr. angl. df(, rivière d’Angleterre, originaire du pays de Galles ; baigne Chester et finit dans la mer d'Irlande (cours 129 km.); son estuaire a 2.5 km. de long. — Rivière d’Ecosse, qui se jette dans la mer à Aberdeen (cours HO km.j.
Deerlylt, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Coui-trai) ; 5.4-30 h.
déesse fè-sej n. f. (lat. dea). Divinité fabuleuse, du sexe féminin. Déesse aux cent voix. Renommée. Déesse du mailin. Aurore. Bonne déesse, Cybèle. Fig. Femme d'un port très noble et d'une grande beauté. Femme dont on est épris. ^■V’x.)
— Encycl. Myth. On distinguait les grandes déesses, celles qui étaient classées parmi les dieux ^m ordre supérieur: Junon. Vesta, Minerve, Cérès, ifiane et Vénus : les déesses mères, celles qui présidaient à la génération et à la fécondité : Cybèle, Rhéa, Démèter-Cérès, Isis, etc.
défâeber [ché] (se) v. pr. Fam. S'apaiser, se remettre en bonne humeur, après s’être fâché, défaçonner [so-né] v. a. Détruire la façon de. de facto mots lat. signif. de fait et que 1 on oppose à de jure, de droit ; pour les légitimistes, Louis-Philippe était le roi de facto, et Henri V le roi de jure.
défaillance Ja, Il mil.] n. f. Défaut, suppression : défaillance d'une race. Faiblesse. Fig. Défaut momentané d'énergie morale. V. syncope.
défaillant 'fa, il mil., an], e adj. Qui manque. Qui s’affaiblit. Qui manque d'énergie. N. Qui fait défaut en justice: témoin défaillarn. Ant. Dr. Comparant.
défaillible [fa, Il mil.] adj. Qui peut défaillir. (Vx.'
défaillir [fa, il mil.] v. n. (préf. dé, et faillir,
— Ne s’emploie qu’aux personnes et aux temps suivants ; nous défaillons, vous défaillez, ils défaillent.
Je défaillais, etc. Je défaillis, eic. J'ai défailli, etc., et les autres temps composés. Défaillir, Défaillant,
On dit quelquef. aux pers. du sing. du prés, de l'ind. : je dé faux, tu défaux, il défaut, au fut. : je dé-
{audrai, et au cond. ; je défaudrais ; mais c’est un arbarisme de dire:y'e défaille,) Faire défaut. Tomber en faiblesse ; je me sens défaillir,
défaire [fè-re] v. a. (Se conj, comme faire,) Détruire ce qui est fait. Fig, affaiblir, amaigrir : la maladie l'a défait. Mettre en déroute, battre, vaincre : défaire l ennemi. Débarrasser ; défaites-moi de cet importun. Se défaire v. pr. Vendre ou donner : se défaire d'un cheval. Se corriger: se défaire d'un uice. Ant. Faire.
défaisable \fe-zd\ adj. Qui peut être défait. , défaiseur, euse [fe-zeur, eu-ze, n. Personne I qui défait. j
défait [/"è], e adj. Pâle, amaigri: risaye dé/’aiL j
défaite 'fè-te'\ n. f. (de défaire': Perte d’une bataille: essuyer une défaite. Mauvaise excuse; chercher des défaites. Ant. Triomphe, victoire.
défaitisme ifé-tls-me n. m. Pendant la Grande Guerre, opinion et politique de ceux qui manquaient de confiance dans la victoire, ou qui estimaient la défaite moins onéreuse que la continuation de la guerre.
défaitiste fè tis-te] adj. et n. Qui a rapport au défaitisme : journal défaitiste ;un défaitiste, notoire. Partisan du défaitisme. V. défaitisme.
défalcation si-on. n. r. Déduction, défalquer Aè] v.a, du préf. dé, et du lat. faix, faux). Déduire d’une somme, d’une quantité. Retrancher, rabattre, réduire.
défanatisable [za ble, adj. Qui peut être défanatisé : fanatique qui n'est pas défanatisable. défanatiser [lé] v. a. Détruire le fanatisme de. défatiguer [ghé') v. a. Délasser, défarder dé'i v. a. Oter le fard.
Defauconpret (prèj (Auguste-jean-Baptiste), littérateur français, né à Lille, m. à Fontainebleau ;l7(i7 1843). traducteur des romans de Walter Scott et de Couper. — Son fils, Cuari.es, traducteur et lexicographe français, né à Saint - Denis (Seine) (1797-18G5J.
défaufllage tfô] n. m. Action de défaire une faufllure : le défauftlage d'une robe,
défaufller [fô-fî-lé] v. a. Défaire un objet faufilé : défaufiler un habit.
défausser 'f6-sé\ v. a. Redresser : défausser une tringle. Se défausser v. pr. Au jeu, se débarrasser des cartes inutiles ou dangereuses.
défaut [fô] n. m. (de défaillir). Absence ; défaut de mémoire; le défaut d'exercice est fatal aux enf ants. Imperfection physique et morale : on est aveugle sur ses défauts, clairvoyant sûr ceux des autres.
Du vil adulateur, mortels, fuyez Tapprociie ;
11 est plus dangereux que vos propres rivaux.
Préférez à Tami qui cache vos défauts Le censeur qui vous les reproche.
Ce qui n’est pas conforme aux règles de 1 art : les défauts d'un tableau. Procéd. Refus de comparaître en justice: faire défaut ; jugement par défaut.
Le défaut d's côtes, l'endroit où elles cessent. L'ig. Défaut de la cuirasse, v. cuirasse. Etre en défaut, commettre une erreur ou une faute. Mettre en défaut. tromper, surprendre. Loc. prép. : A défaut de, faute de : au défaut de. en place de. au lieu de. Loc. prov. ; C est là son moindre défaut, se dit pour signaler un défaut d'une personne qui en a d'autres et de plus grands. Véner. Tomber en défaut, se dit des chiens de meute qui arrivent à bout de voie de la bête qu'ils courrent. Ant. Qualité, vertu, perfection.
— Encycl. Dr. V. jugement.
défaveur n. f. Etat de ce qui n'est plus en faveur, en crédit: encourir la défaveur du public.
défavorable adj. Qui n'est point favorable ; rapport défavorable. Ant. Favorable.
défavorablement [manj adv. D'une manière défavorable. Ant. Favorablement.
défécateur n. m. Chim. Appareil pour opérer la défécation.
défécation [si-on] n. f, (lat. def.-ecatio). Clarification d’une liqueur : la défécation des jus sucrés de betteraves .s'obtient au moyen de la chaux. Expulsion des matières fécales.
défectibilité [fèk-ti] n. f. Caractère de ce qui est défectible ; la défectibilité de la nature humaine.
défectible [fèk-ti-ble. adj. Imparfait, incomplet: tout homme est défectible.
défectiblement [fik-ti-ble-man] adv. D'une manière défectible.
défectif [fèk-tif\, ive adj. (du lat. deficere, supin defectum, manquer). Gram. Se dit d'un verbe ou d’une conjugaison qui n’a pas tous ses temps, tous ses modes et toutes ses personnes, comme absoudre, braire, clore, etc.
défection [fèk-si-on] n. f. (lat. defectio). Action d’abandonner le parti auquel on est lié ; les Saxons enrôlés dans l'armée française firent défection en pleine bataille de Leipzig.
défectionnaire [fèk-si-o-nè-re] adj. et n. Personne qui fait défection. (Peu us.)
défectionner Ifèk-si-o-né] v. n. Faire défection: défectionner au moment du combat.
défectivité n. f. Caractère d'un mot défectif, défectueusement 'fèk, ze-man] adv. D'une manière défectueuse.
défectueux, euse [fèk-tu-eft, eu-ze] adj. (du lat. defectus, manque). Qui manque de certaines qualités, qui a certains défauts, certaines imperfections : travail défectueux. Qui manque des conditions, des formalités requises : jugement défectueux. Qui manque des qualités exigées par la loi : acte défectueux. Gram. V. défectif. Ant. Correct, exact, parfait.
défectuosité [fèk, zi-té] n. f. (de défectueux). Vice, imperfection, défaut.
déféminiser [zé' v. a. Dépouiller de la natux*e, des allures, des habitudes féminines.
défendable [fan] adj. Qui peut être défendu : poste, opin'on défendable. Ant. Indéfendable. ;
défendeur, eresse [fan. rè-se'i n. Qui se ! défend en justice. Personne contre laquelle est intentée une action en jusüce. (Le défendeur est, en appel, appelé intimé.) Ant. Demandeur.
— Encycl. Procéd. Le défendeur doit être assigné i devant le tribunal de son domicile, mais cette règle générale comporte de nombreuses exceptions. Il n'y
a pas lieu au préliminaire de conciliation lorsqu'il y a plus de deux défendeurs.
défendre 'fan-dré\ v. a. (lat. defendere). Soutenir quelqu’un contre une attaque ; défendre un enfant. Garantir : les habits nous défendent du froid. Prohiber, interdire : défendre tes aUroupemenls. Interdire : défendre le vin à un malade. Plaider en faveur de : défendre un accusé. Absolum. Défendre dans une affaire, y être défendeur. Se défendre v. pr. Résister à une’ agression. Se garantir. Ne pas exécuter les mouvements commandés (en parlant d'un cheval;. Chercher à se juslifier. Nier : se défendre d'avoir fait quelque chose. Loc. adv. : A son
DËF
corps défendant, en se défendant contre une altaque, et jig., à contre cœur. Ant. Permettre, tolérer.
défendu [fan-du , e adj. Blas. Armé de défenses d'un émail particulier, en parlant d'un animal ou d'une tête d'animal : hure de sable défendue d'argent.
défendure [fan] n. f. Morceau de bois garni de paille, ou petite branche qu’on place dans les champs pour indiquer que les bestiaux ne doivent pas y aller paitre.
défénestration fnés-tra-si-on] n. f. Action de jeter les personnes par les fenêtres.
Défénestration de Prague, nom donné aux actes de violence commis à Prague en 1618 sur les gouverneurs impériaux (Martinitz et Slavata', qui. selon une tradition nationale, furent jetés du liaut des fenêtres du palais par les protestants de Bohême, dont l’empereur Matthias avait violé les droits religieux. Ce fut le signal de la guerre de Trente ans.
défens ou défends 'faïf n. m. ,lat. defensum). Interdiction faite au propriétaire d'un bois d'y pratiquer des coupes. Interdiction du pacage dans un bois.
défensabilité [fan] n. f. Qualité de ce qui est défensable.
déf ensable [fan] adj. Se dit de bois suffisamment forts pour être à l'abri des ravages des bestiaux et où l’on peut, par conséquent, les mener paitre : les bois s<mt toujours, en defens tant qu'ils n'ont pas été déclarés defensables.
défense fun-se] n. f. (b. lat. defensa). Action do défendre : prendre la défense du faible. Action de prohiber : û est fait défense de... Action de se défendre. résistance : la place opposa une belle défense. Procéd. Moyens de justification d’un accusé ; la défense est difficile pour cet avocat. La partie qui se défend en justice ; l’avocat qui défend. Chacune des dents saillantes de l’éléphant, du sanglier, etc. Ant. Agression, attaque. Permission, tolérance.
— Encycl. Dr. La défense est l'ensemble des moyens que le défendeur oppose à la demande formée contre lui, pour la faire déclarer mal fondée.
Au civil, la défense peut être présentée par la partie elle-même ou par son avocat, mais toujours avec l'assislance d'un avoué. L’inculpé, en matière de crimes ou de délits, a le droit de participer avec le concours de son avocat aux actes de l'instruction.
Légitime défense. Il n'y a ni crime ni délit lorsque l’homicide, les blessures et les coups étaient commandés par la nécessité actuelle de légitime défense de soi-même ou d'autrui. (C. pén., art. 328.) C'est le droit dit de légitime défense.
Selon l'état des poursuites, ou le juge d'instruction rend une ordonnance de non-lieu, ou le tribunal prononce l’acquittement, ou le jury déclare la nonculpabilité. Il n'y a pas lieu à réparations civiles, r Défense nationale [gouvernement de la), gouvernement qui s’installa a l'hêtel de ville de Paris, le 4 septembre 1870, après la déchéance du second Empire, sous la présidence du général Trochu, gouverneur de Paris ; il se composait de Gambetta, Crémieux, Ferry, Jules Simon, xVrago, Jules Favre, etc. Une partie de ses membres resta à Paris, mais une délégation fut envoyée à Tours, puis à Bordeaux. il fit, à travers mille difficultés, les efforts les plus louables et quelquefois les plus heureux pour ranimer la résistance en province ; il organisa les armées des Vosges, de la Loire, de l'Est et du Nord, et, dans la catastrophe nationale, tout au moins il sauva l'honneur. Le gouvernement de la Défense nationale resta en fonctions jusqu'à l'élection de Thiers comme chef du pouvoir exécutif (17 févr. 1871).
Défense nationale [conseil supérieur de la).