V. a. Ternir, ôter l'honneur
Séduire, en parlant d’une lille. Par ext. Gâter : déshonorer une façade. Se déshonorer V, pr. Perdre son honneur ; s'avilir, se couvrir d'ignominie.
Desboulières [dé-
zou-li-è-re] (Mme Antoinette DU Ligier de La Garde), femme poète, née et m. à Paris (1638-1694) ; surnommée par ses contemporains la Dixième Muse. On lui doit des églogues, des idylles, des madrigaux, etc., d’une forme distinguée, mais un peu mièvre. Elle fut, en 1677. râmede la cabale qui suscita la Phedre de Pradon contre celle de Racine.
déshuiler \zu-i-lé] v. a. Enlever l'huile de : déshuiler la laine. (Peu iis.)
déshuileur n. m. Appareil effectuant dans les machines à vapeur la séparation de Thuile d'avec la vapeur qui l'entraîne.
déshydratation [zi, si-on] n. f. Action de déshydrater, de priver d'eàu.
déshydrater [zi-dra-té] v. a. Priver d’eau : on désh^jdrate Le gypse pour obtenir le plâtre.
déshydrogénation [zi, si-ojij n. f. Action de déshydrogéner.
déshydrogéner [zi, né] v. a. (Se conj. comme accélérer.) Enlever l'hydrogène d'une substance.
déshypothéquer [ai, ké] v. a. Purger d'h j pothèques : déshypothéquer une tem.
desiderata n. m. pi. v. desideratum.
désidératif, ive [zi] adj. Qui exprime l'idée de désir ; verbe désidératif.
desideratum [dé-zi-dé-ra-tonf] n. ni. (m. lat. signif. chose dont on regrette l'absence). Ce qui reste à trouver, à résoudre : la paix est le desideratum du progrès. Au pl. : toUte science a ses desiderata.
DesideriO da Settignano, sculpteur italien, né à Settignano, m. à Florence (1428-1464) ; élève de Donatello et auteur du mausolée de Cari© Marsuppini.
désignatif, ive [;3i] adj. Qui désigne, qui spécifie : terme désignatif.
désignation [zi-gna-si-on] n. f. Action de désigner. Choix : désignation d'un successeur.
désigner [zi-gné] v. a. (lat. designare'^. Indiquer par une marque distinctive. Fixer : désignezmoi l'heure et le lieu. Nommer d'avance : désigner
son successeur. Dénommer, servir à appeler. Consul^ tribun désigné, dans l'antiquité romaine, consul, tribun élu, mais non encore en fonction.
désillusion \zil-lu-zi-on] n. f. Perte de l'illusion : éprouver une désillusion.
désillusionnant [zU-lu-zi-o-nan], e adj. Qui désillusionne.
désillusionnement [zU- lu-zi-o-ne-man] n. m. Perte de l'illusion ; action de désillusionner.
désillusionner [zU-lu-zi-o-né'j v. a. Faire cesser les illusions : la vérité nous disillusionne souvent.
désineamération [zin, si-on, n. f. (préf. dés, et incamé7'ation). Action de désincamércr.
désincamérer [zm, ré\ v. a. Annuler l'incamération de : désincamérer une province.
désincorporation [zin, sz’-o?i] n. f. Action
de désincorporer.
désincorporer [zin, ré] v. a. séparer une chose du corps auquel elle avait été incorporée.
désincrustd.nt [zin-krus-tan]ii. m. Substance que Ton ajoute à l’eau des chaudières pour empêcher l'incrustation des parois.
désincrustation [zin-krus-ta-si-on] n. f. Action de désincruster.
désincruster [zin-krus-té] v. a. Oter les incrustations : désincruster les parois d’une chaudière.
désinculpation [zin-kul-pa-si-on] n,f. Action de désinculper.
désinculper [zin-kul-pé] v. a. Dégager d'une inculpation : désinculper un accusé.
désinence [zi-nan-se] n. f, (du lat. desinere, finir). Gramm. Terminaison des mots, surtout pour indiquer les flexions. (Les désinences casuelles, dans les déclinaisons de noms, marquent les cas, le genre et le nombre ; les désinences personnelles, dans les conjugaisons de verbes, indiquent les personnes, la voix et le temps.) Bot. Manière dont se terminent certains organes.
désinentiel, elle [zi-nan-sî-èl, é-le] adj. (de désinence). Gram. Qui termine un mot, qui a des désinences.
désinfatuation [zin, si-on] n. f. Action de désinfatuer.
désiufatuer [zin-fa-tu-é\ v. a. Désabuser quelqu’un sur une personne ou sur une chose dont il était infatué : désinfatuer un sot.
désinfectant e adj. Qui désin¬
fecte. N. m. : le chlore est un désinfectant.
— Encycl. Le meilleur des désinfectants est le feu, mais il a le tort de détruire ou d'abîmer les objets que Ton veut désinfecter ; aussi emploie-tou généralement ; la chaux vive, Teau oxygénée, le sublimé, l’acide chromique, le sulfate de cuivre, le sulfate de fer, le thymol, le crésyl, l'acide sulfurique, l'anhydride sulfureux, Tacide phénique, le chlorure de zinc, le chlorure de chaux, Tacide borique, le permanganate dé potasse, et surtout le formol.
En médecine, les désinfectants les plus employés dans les maladies de l'intestin et de l'estomac sont le naphtol et le henzonaphtol. Les doses des désinfectants sont fort variables.
in-fèk-té] v. a. Purifier, faire Tair, d’un appartement, etc.
désinfecter [zm-,
cesser l'infection de .
il faut désinfecter les appartements .occupés par un varioleux.
désinfecteur [zin-fèk] adj. et n. m. Qui est propre à désinfecter : le formol est un désinfecteur ; appareil désinfecteur.
désinfection [zi7i~ fèk-si-on] n. f. Action de désinfecter : pratiquer la désmfection d'un vêtement.
Résultat de cette action.
— Encycl. Eyg. La désinfection est obligatoire pour les locaux habités par des malades atteints d'affections contagieuses soumises à la déclaration. Elle s'effectue par des grattages, lavages ou, plus souvent, par des pulvérisations de formol. Les étables, les écuries, les voitures, les harnais doivent aussi être désinfectés , lors de di -
Dèsiiiiecleur portatif.
verses épizooties. En chirurgie, la désinfection est appliquée aux locaux où l'on opère les malades, aux instruments qui servent aux opérations et, enfin, le chirurgien et ses aides doivent se désinfecter minutieusement les mains.
— Agric. On a voulu voir dans la stérilité de cei> tains sols soumis à des cultures intensives l'action de toxines sécrétées par les plantes elles-mêmes, ou par la présence ou la multiplication de bactéries, moisissures, etc. ; et, en s'inspirant des théories de l'asepsie, on a tenté de revivifier ces terres en les traitaiit soit par la chaleur, soit par la vapeur d'eau t,procédés d'ailleurs onéreux et applicables
seulement en horticulture), soit à l’aide d'antiseptiques conjme le sulfure de carbone (à la dose de 2 à 4 kilogr. à l’are injecté au moyen d’un pal) ou le sulfocarbonate de potasse (épandu à la dose de 4 à 6 kilogr. à l'are et enfoui par un labour). Les résultats obtenus par les divers procédés de désinfection du sol ont donné jusqu'ici des résultats très encourageants.
désillfectoire [zm-fèh] n. m. Lieu où l'on désinfecte.
désinfluencer \dé-zin-flu-an-sé] v. a. Soustraire à une influence dominante : désinfluencer des juges.
desinit in piscem, mots lat. signif. finit en queue de poisson, allusion au passage de rA?’t poétique d’Horace (v. 4), où le poète compare une œuvi*e d'art sans unité à un beau buste de femme qui se terminerait en queue de poisson :
Desiuit in piscem millier formosa suporne.
Se dit des choses dont la fin ne répond pas au commencement.
désintégrateur n. m. Appareil rotatif à lames métalliques, que l'on adapte à l'avant d'une drague pour désagréger le fond et faciliter l'enlèvement des matériaux.
DES
désintégration [zin-té-gra si on] n. f. Action de disinU'g'ier.
désintégrer [zhi-té-gré] v. a. Détruire l'intég-rité de ce qui formait un tout ; miner peu à peu.
désintéressé [zin-té-ri-sé], e adj. Qui n'est pas intéressé dans une affaire ; témoin désintér>‘ssé. Qui n’est pas inspiré par l'intérêt : conseil désintéressé. Ant. Intéressé, cupide, avare, avide.
désintéressement [zin-té-rè-se-man] n. m.
Oubli, sacrifice de son propre intérêt : foire preuve de désintéressement. Action de désintéresser. Ant. Calcul, égoïsme.
désintérassément [zin-té-rè-sé-man] adv.
Avec désintéressement. (Peu us.)
désintéresser [zin-té-rè-sé] v. a. Mettre quelqu'un hors d'intérêt en l'indemnisant ou en lui payant son dii ; le failli qui veut être réhabilité doit d'abord désintéresser intégralement ses créanciers. Se désintéresser v. pr. Dégager ses propres intérêts. Se dégager de tout préoccupation d’intérêt.
désintoxication [zin-toU-si-ka-si-on] n. f. Méd. Suppression de l’intoxication.
désintoxiquer \zin-tnk-si-ké] v. a. Méd.
Délivrer d'une intoxication ; l'aliment désintoxique la canalisation gastro-intestinale.
désin'vertir [zin-vér] v. a. Faire cesser d être inverti : désinvertir l'ordre de la ynarche.
désin'Vestir fxiji-cès] v. a. Faire cesser l’investissement. (Peu us.)
désin'Vestissement [zin-vis-ti-se-man] n.m.
Action de désinvestir.
désinviter [z'm-vi-té] v. a. Revenir sur une invitation faite.
désintrolte [zin] adj. (ital. disinvoUo). Qui a l'allure dégagée, leste ; tournure désinvolte. N. m. : avoir du désinvolte. CVx.)
désinvolture [zin] n. f. (de désinvolte). Tournure remplie de grâce, d’aisance, parfois un peu libre, décidée et même lâchée : la désinvolture frise souvent l'inconvenance.
desipere in loco, fin d'un vers d’Horace, qui veut dire oublier la sagesse à propos. [Odes, IV, 12, 28.) Le poète y conseille à Virgile de mêler à la sagesse un grain de folie.
désir [zir] n. m. (subst. verb. de désirer). Mouvement de Tâme qui aspire à la possession d’un bien : former, exprimer, satisfaire un désir.
Qui borne ses désirs est toujours assez riche.
VoI.TAIRE.
La chose désirée : la paix est mon seul désir. désirable [zi] adj. Qui mérite d’être désiré ; qui fait naître des désirs.
Désirade (la), l'une des Antilles françaises, au N.-E. de la Guadeloupe ; superf. 27 kiloni. carr. ;
l. 500 h. i Bésidéradiens). Café, sucre, désirant [ran], e adj. Qui désire.
désiré, e [zi] adj. Que l’on désire. N. m. ; le Désiré des nations, le Messie.
Désiré (saint), évêque de Cahors. V. Didier. Désiré, religieux de Fontenelle, fondateur du monastère de Fécamp (vu® s.). Fête le 18 décembre.
Désirée, reine de Suède, née à Marseille, m. à Stockholm (1777-1860). Née Clary, elle épousa le général Bernadotte, qui devint roi de Suède sous le nom de Charles XIV.
désirer [zi-ré] v. a. (lat. desiderare). Souhaiter, pour soi ou pour autrui, la possession de : je lui désire du bien. Convoiter. Ne rien laisser à desirer, être irréprochable. Laisser à désirer, être défectueux, n'èlre pas irréprochable. Se laisser désirer, faire attendre sa présence. Prov. : Cœur qui soupire n'a pas ce qu’il désire, les soupirs que Ton pousse sont toujours la preuve qu'on n’est pas entièrement satisfait, désireux, euse [refi, eu-ze] adj. Qui désire, désistementrzis-te man] n. m. Action de se désister : le désistement delà partie civile n interrompt pas l'action publique. Acüon de retirer sa candidature.
— Encyci,. Le désistement constitue une faveur accordée au demandeur de retirer son action, tout en conservant le droit de la renouveler ; il doit être accepté par le défendeur, qui peut, s'il le préfère, suivre le procès. Le désistement se fait par acte d'avoué ou par une déclaration à l'audience. Tous les frais sont à la charge de celui qui s'est désisté.
désister [zis-té] (se) v. pr. (du lat. desistere, cesser). Se départir de quelque chose, y renoncer.
Desjardins (Ilortense), dite Ifm® de Villedieu, femme auteur française, née à Alençon vers IGiO,
m. à Saint-Remy-du-Plain (Sarthe) vers 1692 ; écrivit des romans agréables, mais d’un style incorrect.
Desjardins [dé-jar-din) (Martin Van den Bo- GAERT, dit), sculpteur français. Hollandais de nais- Sïmee, né à Bréda (1640-1694).
Desjardins (Louis'', graveur français, né et m. àParis (1814^i89-+); a découvert îa chroinotypographie.
Desjardins (Ernest), historien et épigraphiste français, né à Noisy-sur-Oiso (Seine-et-Oise). m. à Paris (1820-1886) ; auteur d'une rcinarqiiable Géographie historique et administrative de la Gauleromaine. — Son fils Paui., né à Paris en 18o9. professeur et moraliste, organisa TUuion pour l’action morale.
Deslandres (Adolphe), organiste et compositeur franç.. né à Paris en 1840; auteur de musique religieuse et d’opéx*as-comiques {Fridolin, le Baiser, etc.).
Deslandres (Heuri), astronome français, né à Paris en 1853 ; membre de l'Académie des sciences (1902) ; ses principales découvertes se rapportent à la spectroscopie céleste.
Deslys (Charles Collinet, dit), fécond
romancier fi‘ançais, né etm.àParis(1821- 1885); auteur des romans : les Cornvai/nofis de yniuuit, la Jarretière roscUa Marchande déplaisirs, etc. ; il a écrit aussi des livrets d'opéras - comiques et des drames.
desman [dés]
n . m . Genre de niammifères insectivores, qui vivent près des cours d eau de la Russie méridionale et des Pyrénées.
DÉS
DesmarstS [dé-ma-ré] [.Toan). avocat général au parlement de Paris, né vers 1312. Il s'efforça de calmer la révolte des Maillotins et fut injustement décapité à Paris en 1383.
Desmarets de Saint-Sorlin (Jean), poète français, né et m. à Paiis (i.^Üé-lfilG) ; il fut protégé du cardinal de Richelieu et resta attaché â sa maison. Ün lui doit la comédie des Visiontiaircs,
Clovis, poème épique, etc.
Il ouvrit la querelle des Anciens et des Modernes.
Desmarets (Henri),
compositeur français, né à Paris, m. à Lunéville (1662 1741) ; ses opéras : Didon, Circé, Vénus et A donis, les Fêtes galantes, eic., connurent un temps de grande vogue.
Desmarets. Biogr.