‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 614 sur 1225 · V. Maillebois · texte numérisé non relu

V. Maillebois

Desmasures [dé] Desmarets de Saint-Sorlin. (Louis), poète calviniste

français, né à Tournai (151U-1580) ; auteur d'une tragédie : David combattant.

Desmichels [dé-mi-chèl] (Louis- Alexis, baron), général français, né à Digne, m. à Paris (1779-1845). Il se distingua pendant les guerres de l'Empire et la conquête de TAlgéidc, mais eut la faiblesse de signer avec Abd-el-Kader. en 1834, un traité que le gouvernement français désavoua.

desmidiées [dèss, di-é] n. f. pl. Famille d’algues chlorophycées microscopiques, qui habitent les eaux douces, limpides et dormantes.

desmodie [dés-mo-di] n. f. Genre de légumineuses papilionacées , voisines des sainfoins et qui habitent les régions tropicales.

desmolo gie [fléss, j{] n. f. (du gr.

desmos, lien, et logos.

traité). Anal. Etude, traité des ligaments.

Syn. DESMOGRAPHIE.

desmopathle

ftiéss. li] n. f. (dii gr.

desmos, lien, et pathos, douleur). Anat. Maladie des ligaments.

desmotropie

[dès, pfj n. f. (du gr.

des^nos, lien, ettropos, changement). Propriété en vertu de laquelle une molécule cliimique peut passer d'un équilibre à un autre parunemigrationintérieure de ses atomes.

Desmoulin [dé]

fFernand), graveur français, né à Javerliiac. m. à Venise (1853-1914). Il a gravé de nombreux portraits de littérateurs et savants célèbres.

DcsmoulillS [dé-mou- lin] (Famille), avocat, pamphlétaire et journaliste français, né à Guise en 1760. décapité à Paris en 1794. Le 12 juillet 1789, il appela aux armes la foule réunie dans le jardin du Palais-Royal ; il prépara et dirigea l’attaque contre îa Bastille et seconda puissamment Ife mouvement révolutionnaire, notamment au JO-Août ; il prit le titre significatif de procureur général de la Lantei'ne ; son journal, les Révolutions de France et de Brabant (1789-1791), eut un immense succès. Membre de la Convention, il siégea sur les bancs de la Montagne, Vei's la fin de 1793, il publia le Vieux. Cordulier, dans lequel il exprima le désir qu’un comité de clémence fût créé ; arrêté comme suspect de modérantisme, il périt sur l'échafaud, avec Camille Desmoulius.

Danton, le 5 avril 1794.

Sa femme, Lucile Duplessis, chercha inutilement à nouer une conspiration pour le faire évader; elle fut arrêtée et exécutée à son tour.

DCStlSt, grande rivière de Russie, affl. du Dniéper; passe à Bi'iansk, Tchernigof, etc. Cours 900 kil.

Desnoiresterres (Gustave Le Brisoys), littérateur et critique français, né â Baypux, m. à Paris (1817-1892) ; auteur d'une remarquable étude sur Voltaire et la Société française au xviii® siècle.

Desnoyers [dk-noi-ié] (Louis), écrivain français, né à Replonges (Ain), m. à Paris (1802-1868) ; fondateur de la Société des gens de lettres. Il a écrit les romans ; les Mésaventures de Jean-Paul Chopart, tes Aventures de Robert- Robert, etc.

Desno^ers (Auguste-Gaspard-Louis Boucher, baron , graveur français, né et in. à Paris (1779-1857), membre de l'Institut ; habile interprète de Raphaël.

désobéir [zo] v. n. Ne pas obéir ; contrevenir, enfreindre ; désobéir à un ordre. Ant. Obéir.

désobéissance fzo-bé-i-san-se] n. f. Action de désobéir : la désobéissance est chez les enfants un grave défaut. Ant. Obéissance.

désobéissant [zo-bé-i-san], e adj. et n. Qui désobéit. Ant. Obéissant.

désobligeamment [zo-bli-ja-man] adv.

D'une manière désobligeante.

désobligeance Ijan-se] n. f. Action de désobliger ; acte désobligeant.

désobligeant ]zo-bli-Jan], e adj. Qui désoblige : remarque désobligeante.

désobligeante [zo-bU-jan-te] n. f. Autref., voiture à deux places, étroite et incommode.

désobliger [zo-bli-jé] v. a. Prend un e muet après le g devant n et o : je désobligeai, nous désobligeons.) Causer de la peine, du déplaisir.

désobstruant ' zobs-iru-an], e ou désob- Struetif, ive [zobs truk] adj. Méd. Qui est de nature à dissiper les obslriictions. N. m. : toi désobslruant ou dé obstructif.

désobstruetion [zobs-truk-si-on] n. f. Action do désobstruer. Son résultat.

désobstruer tzobs tru-é] v. a. Débarrasser de ce qui obstrue : désobstruer un chenal.

désoccupation [zo-ku-pa-si-on] n. f. Etat d'iine personne désoccupée. (Peu us.)

désoccupé [zo-ku-pé], e adj. et n. Qui est sans occupation. (Peu us.)

desoccuper [zo-ku-pé] v. a. Faire cesser d'étre occupé ; soustraire à ses occupations.

désodorisant [zo-do-ri-zanj, e adj. et n. m. Propre à désodoriser.

désodorisation [zo- do-ri-sa-si-on] n. f. Action do désodoriser.

désodoriser [zo-do-ri-zé] v. a. Action de dépouiller de son odeur : désodoriser une huile.

désœU'vré, e [zeu] adj. et n. Qui n'a rien à faire, qui ne sait pas s’occuper.

désœU’vrement [zeu-vre-man] n. m. Etat d'une personne désœuvrée : le désœuvrement est funeste pour les jeunes gens.

désœu'vrer [zeu-vré] v. a. (du préf. dés, et de; œuvre). Jeter dans le désœuvrement.

désolant tzo-lan, e adj. Qui désole : nouvelle désolante. Ant. Consolant, réjouissant.

désolateur, trice [zo] adj. et n. Qui désole,, ravage, détruit : fléau désolateur. (Peu us.)

désolation [zo-la-si-on] n. f. Ruine entière ; destruction : Attila portait avec lui la désolation et la ruine. Extrême affliction : être plongé dans la désolation. Ant. Joie, consolation.

désolé, e [zo] adj. Très affligé : mère désolée. Abandonné, dévasté, stérile : pays désolé.

désoler [zo-lé] v. a. (lat. desolare). Dévaster, saccager : la peste de 1720 désola Marseille. Causer une grande affliction : désoler sa famille. Se désoler V. pr. Se livrer à la désolation, s'affliger. Ant. Consoler, réjouir.

désolidariser [dé-so, zé] v. a. Rompre un lien de solidarité. Se désolidariser v. pr. : le ministres'est désolidarisé d'avec ses collègues.

désoperculateur [dé-zo-pér] n. m. Couteau pour désoperculer les rayons de miel.

désopereulation [dé-zo-pér, si-on] n. f. Action de désoperculer les rayons <fe miel.

désoperculer [dé-zo -pèr-ku-lé] v. a. Pratiquerla désopereulation.

désopilant [zo-pi-lan], e adj. Propre à désopi- 1er : farce désopilante. (On dit aussi désopilatif, ive.)

désopilation [zo, si on] n. f. Méd. Action de désopiler. (Vx.)

désopiler [zo-pi-lé] v. a. (du préf. dés, et du. lat. opilare, boucher). Med. Faire cesser les obstructions. Fam. Désopiler la rate ou simplem. désopiler,

. exciter la gaieté.

Desor (Edouard), géologue français, né à Friedrichsdorf, m. à Nice (1811-1882). On lui doit des travaux remarquables sur la géologie de la Suisse.

désorbîter [zor-bi-lé\ v. a. Faire sortir de son orbite.

désordonné [zor-do-né], e adj. Qui manque^ d'ordre ; enfant désordonné. Déréglé, sans frein.

désordonnément [zor-do-né-man] adv. D'une manière désordonnée. (Peu us.)

désordonner [zor-do-né] v. a. Mettre en désordre. Jeter la confusion, le trouble.

désordre [zor-dre\ n. m. (préf. dés, et ordre). Défaut d’ordre : vêtements en désordre. Défaut d’organisation ; Colbert, en arrivant au pouvoir, trouva un grand désordre dans les finances. Querelles, dissensions, troubles : les désordres de la Fronde. Troubles dans le fonctionnement : l'abus de l'alcool produit dans l'estomac des désordres irréparables. Fig. Dérèglement des mœurs : vivre dans le désordre. ALLU.S. msT. ; Faire de Tordre avec du désordre, v. ORDRE. Ant. Ordre. V. attroupement.

désorganisateur, trice [zor, za] adj. et n. Qui désorganise. Ant. Organisateur.

désorganisation [zor, za-si-on] n. f. Action de désorganiser. Etat de ce qui e.st désorganisé : la désorganisation était à son comble à la veille de. 1 769.

désorganiser [zor, zé] v. a. Détruire l'organisation ; le chlore désorganise les tissus. Jeter la confusion dans ; désorganiser une administration. Ant. Organiser.

désorientation [zo-ri-an-ta-si-on\ n. f. Action de désorienter. Son résultat.

désorienté [zo ri-an], e adj. Qui a perdu sa direction. Fig. Déconcerté.

désorienter [zo-ri-an-té\ v. a. Faire perdre à. quelqu'un son chemin, la direction qu'il doit suivre. Fig. Déconcerter ; cette question l'a désorienté.

désormais [zor-me] adv. (de dés, or, et mais),.. A partir du moment actuel.

Desormes. \. Clément-Desormes.

Desormes (Louls-César), chef d’orchestre et. compositeur français, né à Alger, m. à Paris (1845- 1898), auteur d'un grand nombre de chansons, romances, opérettes et Dallets pour café-concert.

désossé [zo-sé], e adj. Fla.<que, sans fermeté : un grand garçon, maigre et désossé. Qui a les articulations flexibles, les membres souples, comme privés de charpente osseuse : un acrobate désossé. Substantiv. : les désossés du cirque.

désossement zo-se-man] n. m. Action de désosser ; le désossement d'une volaille.

désosser [zo-sé] v. a. Dépouiller de ses os. de ses arêtes : désosser un poulet, un poisson. Fig. Décomposer dans ses détails : désosser une phrase. Se désosser v. pr. Etre, devenir désossé.

désoufrage [de'-sou] n. m. Action de désoufrer, désoufrer [dé-sou-fré] v. a. Débarrasser du soufre ; désoufrer de la laine.

désourdir [zour] v. a. Défaire une étoffe ourdie.

désoxybenzoïne 'zok-si-hin n. f. Composât que Ton peut obtenir en traitant la benzoïne par la 1 poudre de zinc.

DÉS

DES

déSOXydant rioft-si-dani, e adj. Qui désoxyde. N. m. ; un désoxydànt.

désoxydation [zok-si-da si-on] n. f. Action de désoxydei-. (On dit aussi désoxygénation.)

désOXyder [2o/c-si-d(J] v. a. Enlever l'oxygène d’une substance. (On dit aussi désoxygéner.)

Despautèro [dé-po-tè-re] (Jean Van Pauteren, dit), grammairien flamand, né à Ninove, en Brabant, m. à Comines (ltG01320).

Despaze (Joseph, poète français, né à Bordeaux (n69-181i). Les satires qu'il publia et dans lesquelles il attaquait avec beaucoup de verve les hommes et les choses de la Révolution eurent un grand suecès.

Despériers ou Desperriers [dé-pé-ri-é]

(Bonaventure), conteur et poète français, né à Arnay-le-Duc, m. vers 1B44 ; valet de chambre de Marguerite d’AngouIême, sœur de François I"'. Il a laissé le Cymbalum mundi, satire allégorique assez obscure, et les Nouvelles récréations et joyeux devis, recueil de contes qui ne manquent ni de fantaisie ni de talent.

Desplaees (Louis), graveur français, né et m. à Paris (1682-1739); a laissé de belles estampes, d’un travail précis et moelleux.

despoblado [dèss] n. m. (m. esp.). Nom donné dans les pays espagnols aux régions inhabitées ou délaissées par l'homme : il existe au versant espagnol des Pyrénées de vastes despoblados.

Despois [dé-poi] (Eugène), écrivain français, né etm. à Paris (1818-1876). Ses intéressantes études sur le Vandalisme révolutionnaire sont un éloquent plaidoyer en faveur de l'œuvre civilisatrice de la Révolution. Citons aussi son Théâtre français sous Louis XIV.

Desportes [dé] (Philippe), poète français, né à Chartres, m. à Paris (1546- 1606). Il jouit de la faveur de Charles IX et de Henri III. Il a laissé des sonnets (entre autres, le célèbre sonnet d'Icare), des élégies, etc., d'une forme agréable. Citons encore ;

Contre une nuit trop claire; Rosette, pour un peu d'absence.

Desportes (Alexandre-François), peintre français, né à Champigneul (Marne), m. à Paris (1661- 1743); il excelle danslapeinture des chiens, etsespaysages sont remarquables.

despotat [dés-^o-ta] n. m. Nom donné a certains Etats et à certaines provinces à diverses époques.

dôSpOtô [dès-po-fe] n. m, (du gr. despotês , -maître). Souverain qui gouverne arbitrairement : Néron fut un cruel des'poie. Fig. Enclin à vouloir dominer ceux qui l’environnent : les enfants mal élevés deviennent de véritables despotes. Adjectiv. : -un mari despote.

d6SpOtÎ6 [dès-po-tî] n. f. Forme de gouvernement où l’autorité est exercée par les princes nommés despotes.

despotique [dés-po] adj. Arbitraire, tyrannique : gouvernement despotique.

despotiquement [dùs-po-ti-ke-man] adv.

D’une manière despotique.

Ph. Desportes.

despotiser [dès-po-ti-zê] v. a^ Soumettre à un pouvoir despotique : aespotiser les âmes.

despotisme [dès-po-tis-me] n. m. Pouvoir aV flolu et arbitraire : Hobbes a prôné le despotisme.

Despotisme {Essai sur ie), par Mirabeau (1776). li’auteur y attaque ouvertement, avec beaucoup de franchise et de précision, les abus de son temps.

despotiste [dés, tis-tê] n. et adj. Partisan du despotisme.

Despoto-Dagli, massif granitique et baisé •de la péninsule des Balkans, l'antique Rhodope. Culmen, 3.109 m.

Despourrins (Cyprien),poète béarnais, né à Accous (1698-1759). Ses poésies en patois sont gracieuses. Despréaux [dé-pré-ô]. v. Boileau.

Després [dé-pré] (Suzanne), actrice française, née à Verdun en 1875. Remarquable interprète du répertoire moderne.

DespretZ [dé~prè] (César), physicien français, né à Lessines (Belgique), m. à Paris (1791-1863). Ses travaux ont eu une grande influence sur le développement des sciences physiques. Membre (1841), puis président (1858) de l’Académie des sciences.

despumation [dès-pu-ma-si-on\ n. f. Action de despumer.

despumer [dès-pu-mé] v. a. (du préf. dé. et du lat. spuma., écume). Clarifier en provoquant la formation des écumes et en les enlevant ensuite : despumer les sirops.

desquamation [dès-kou-a-ma-si-on] n. f. (de desquamer). Enlèvement, chute des écailles. Méd. Phénomène pathologique, qui consiste dans l’exfoliation de l’épiderme sous forme d’ écailles.

— Encycl. La desquamation de la peau se produit normalement d’une manière constante, mais très lentement. Au contraire, dans certains états pathologiques, comme l'ichtyose, le psoriasis, le pityriasis, etc., ou à la suite de certaines maladies éruptives, comme la scarlatine, la rougeole, etc., tout ou la plus grande partie de l’épiderme sc desquame en quelques jours.

desquamer [dès-kou-a-mé] v. a. (du préf. dé, et du lat. squama, écaille). Détacher des parties qui forment squames ou écailles. Se desquamer v. pr. S’enlever par écailles : dans certaines maladies éruptives, la peau se desquame.

desquels, desquelles, v. lequel.

Desroclies (Madeleine et Catherine), mère et fille, femmes poètes du xvi» siècle, mortes le même jour de la peste, à Poitiers, en 1587. La fille est surtout célèbre par le fameux recueil poétique que les beaux esprits du temps consacrèrent à la Puce de Jfl*® Des Roches.

Desrousseaux [dé-rou-sô] (Alexandre), chansonnier français^ né et mort à Lille (1820-1892). Il a

écrit en patois lillois ses chansons, dont la plus connue est Dors, min p'tit guin quin.

deSSablag(e [dé-sa-bla-je\ n. m. Action de dessabler : le dessablage des allées.

dessabler [dé-sa-blé] v. a. Oter le sable de ; la •pluie dessable les allées. Enlever le sable qui a servi a former le moule dans lequel on a coulé une pièce en métal : dessabler une statue.

dessaboté [dé-sa], e adj. Qui a perdu son sabot ; cheval dessaboté.

dessaignage [dé-s'e-gna-je] n. m. Action de dessaigner ; le dessaignage des peaux.

dessaiguer [dé-sè-gné] v. a. (du préf. dés, et de sang). Laver les peaux venant de l'abattoir, pour les débarrasser du sang et des autres impuretés.

dessaisiue [dé-sè-zi-ne] n. f. Dr. anc. Dépossession, par opposition à saisine, qui signifie possession.

dessaisir [dé-sè-zir] v. a. Déposséder d'un droit ; dessaisir un tribunal. Se dessaisir v. pr. Céder, renoncer à ; se dessaisir d’un titre.

dessaisissement [dé-sè-zi-se-man] n. m. Action de dessaisir, de se dessaisir.

dessaisonnement [dé-sé-zo-ne-man] n. m.

Action de dessaisonner.

dessaisonuer [dé-sé-zo-nè] v. a. changer l'ordre successif des cultures : dessaisonner une terre.

dessalé [dé-sa-lé\, e adj. Dépouillé de sel : morue dessalée. Fam. Matois, égrillard : une fille dessalée.

dessalement [dé-sa-ie-man] n. m., dessalaison [dé-sa-ib-zon] n. f., ou dessalage [dé-sà] n. m. Action de dessaler ; son résultat ; le dessalement de l'eau de mer s'obtient par la distillation. Opération agricole ayant pour but de diminuer la proportion de sels solubles (sels de potasse, de soude, de magnésie) que contiennent certains terrains, en vue de rendre ces terrains propres à la culture : le dessalage s'exécute par lavage superficiel ou mieux par submersion et drainage. Ant. Salage, salaison.

dessaler [dé-sa-lé] v. a. Rendre moins salé. Pop. Dégourdir, déniaiser. Ant. Saler.

Dessalines [dé-sa] (Jean-Jacques), esclave nègre d'Haïti, né à La Grande-Rivière (1758-1806). Il chassa Rochambe'au de l'ile et se fit proclamer empereur, après avoir ordonné un massacre des blancs ; U périt dans une révolte militaire.

dessanglement [dé-san-gle-man] n. m. Action de dessangler.

dessangler [dé-san-glé] v. a. Lâcher, défaire les sangles : dessangler un cheval. Ant. Sangler, dessaquer [dé-sa-ké] v. a. Tirer du sac. DeSSaU, v. d'Allemagne, capit. du duché d Anhalt, sur la Mulde, affluent de l'Elbe; 51.000 h. Filatures, métallurgie.

DeSSCbel, comm. de Belgique (prov. d'Anvers, arr. de Turnhout), dans la Campine ; 2.440 h.

dessédiaut [dé-sé-chan], e adj. Qui dessèche ; le simoun est un vent desséchant.

dessécliemeilt [dé-sé-che-man] n. m. Action de dessécher : le dessèchement des polders a enrichi la Hollande.Etat d'une chose desséchée.Consomption.

— Encycl. Eeon. rur. Un terrain qui n’a pas de pente ou dont le sol est imperméable a souvent besoin d'être desséché. Le dessèchement est pratiqué dans le double but de rendre ce terrain à l'agriculture et de satisfaire aux exigences de la salubrité publique, Içs terrains marécageux étant des foyers de pestilence. Ce dessèchement peut se faire ; par écoulement continu (canaux de dessèchement), par absorption (puits absorbants), par élévation mécanique de l’eau au moyen de pompes à très grand débit ou encore par un exhaussement artificiel obtenu par colmatage. On combine ces différents systèmes avec des cultures de plantes absorbantes (eucalyptus, peuplier, etc,).

— Dr. adm. V. marais.

dessécher [dé-sé-ché] v. a. (Se conj. comme accélérer.) Rendre sec : vent qui dessèche la peau. Mettre à sec : l’été dessèche les torrents. Amaigrir. Fig. Rendre insensible ; dessécher le cœur. Se dessécher V. pr. Devenir sec. Fig. S’épuiser, périr.

dessécheur, euse [dé-sJ, eu-ze] n. celui, celle qui dessèche ; dessécheur de marais.

dessein [dé-sin] n. m. (même orig. que dessin). Projet, résolution : Henri IV avait formé de grands desseins, quand la mort le surprit. Intention '.partir dans le dessein de. A dessein loc. adv., exprès.

DeSSelghem, comm. de Belgique (prov. de Flandre-Occidentale, arr. de Courtraij, près de la Lys ; 2.680 h.

desseller [dé-sé-ié] v. a. Oter la selle à. deSSemeler [dé-se-me-lé] v. a. (Prend deux l devant une syllabe muette ; je dessemelle.) Oter la semelle de. Ant. Ressemeler.

desserrage [dé-sè-ra-je] n. m. Action de desserrer. Ant. Serrage.

desserre [dé-sè-re] n. f. Fam. Action de desserrer sa bourse, de payer : être dur à la desserre.

desserrer [dé-sè-ré] v. a. Relâcher ce qui est serré ; desserrer un écrou. Ne pas desserrer les dents, les lèvres, ne pas dire un mot. Ant. Serrer, resserrer.

desserroir [dé-sè-roir] n. m. Outil servant à desserrer.

dessert [dé-sèr] n. m. (de desservir, le dessert suivant le repas). Le dernier service d'un repas, composé de fromage, confitures, fruits, etc. Moment où l’on mange le dessert : les toasts se portent au dessert. Fig. Ce qui termine ; complément.

desserte [dé-sér-Iel n. f. Mets desservis. Petite table de salle à manger destinée à recevoir ce qu’on dessert. Action de desservir (une paroisse).

dessertir [dé-sèr] v. a. Enlever de sa monture, en parlant d'une pierre fine. Ant. Sertir.

dessertissage [dé-sèr-ti-sa-je] n. m. Action de dessertir. Ant. Sertissage.

desser'vant [dé-sèr-van] n. m. Prêtre qui dessert une paroisse, une succursale.

— Encycl. Les desservants sont chargés, à titre provisoire, de remplir les fonctions ecclésiastiques dans les paroisses dont les cures sont vacantes ou les curés inierdits. En France, ils sont chargés à titre permanent de l'administration d'une paroisse, mais dépouiliés de la prérogative de l’inamovibilité. V. cure.

deSSer’Vir [rfé-.9èr] v. a. (Se conj. comme servir.) Enlever les plats de dessus la fable. Faire le service de communication ; le chemin de fer dessert déjà les solitudes sibériennes. Etre le desservant de ; ce vicaire dessert notre hameau. Fig. Nuire à quelqu’un. Ant. Servir.

deSSer'VOir n. m. Syn. de DESSERTE (meuble). deSSDUVrement [dé-se'Urvre-man] n. m. Action de desseuvrer. (On dit aussi désœuvrement.)

deSSeU'Vrer [dé-seu-vré] v. a. (du préf. dé, et du lat. separare, séparer). Séparer les feuilles de papier. (On dit aussi désœuvrer.)

dossiCC&nt [dé-si-kan], 6 adj. Qui dessèche, dessiccateur [dé-si-ka] n. m. Appareil seiv vant à la dessiccation.

dessiccatif, ive [dé-sika] adj. (du lat. dessicare, dessécher). Qui a la propriété de dessécher : l'huile de lin est dessiccative. N. m. : un dessiccatif.

dessiccation [ dé- si-kasi-on]n. f. (rad. dessiccatif). Action d’enlever aux corps l’humidité superflue qu'ils renferment.

— ENCYCL.Pour opérer la dessiccation des substances em- Dessiccateur à robinet, ployées en chimie, on les place, par exemple, sous une cloche de verre hermétiquement close, en même temps qu'un vase rempli d'acide sulfurique concentré ou d’un produit quelconque très avide d’eau (chaux vive, chlorure de calcium, etc.). On active la dessiccation en faisant le vide sous la cloche. Quand ces moyens sont insuffisants, on chauffe les corps dans des étuves spéciales. On active souvent la dessiccation en combinant l'action de la chaleur avec celle du vide.

Pour dessécher les herbes fauchées, on les soumet à l’opération du fanage. Le blé, le seigle, le chanvre, le lin, etc., doivent être rassemblés en bottes et disposés en moyettes. On l'ait dessécher le café, préalablement débarrassé de sa partie charnue, en l’exposant soit au soleil, soit à l’étuve.

La dessiccation des plantes pharmaceutiques s’opère le plus souvent à l’air libre. On les étend sur des claies, ou on les attache en bouquets, et on les suspend en guirlandes dans les séchoirs. Pour les bulbes et les racines molles ou volumineuses, on les fend de plusieurs côtés, ou on les coupe en tranches, qu’on enfile en chapelets. Les écorces, bois, parties ligneuses sont abandonnés à la dessiccation spontanée. Les fleurs, d’une conservation plus difficile, sont étendues sur des toiles ou des claies très serrées, à l'abri de la lumière. Dans beaucoup de cas, on remplace le séchoir par l’étuve. La dessiccation fait perdre à certaines plantes toutes leurs propriétés. Les fruits charnus (cerises, prunes, pommes, poii'es, pêches, abricots, etc.) sont desséchés soit au soleil, soit au four, soit dans des étuves spéciales.

Les résidus industriels comme les pulpes de sucreries, les drêches, qui sont susceptibles d^être données comme aliments aux bestiaux, sont d’une conservation difficile à l’état humide ; on les dessèche dans des fours et des étuves de différents systèmes, qui les déshydratent suffisamment pour que leur conservation soit assurée ; on dessèche de la même façon les pommes de terre destinées à l’alimentation des animaux. Le lait est souvent lui-même soumis à la dessiccation (poudre de lait).

dessig'llér [dé-si-gné] v, n. Rétracter une signature donnée.

dessiller [dé-si, Il mil., ê] ou déciller [si, Il mil., éj V. a. (du préf. dés, et du vx fr. ciller, coudre les paupières d’un oiseau de proie pour le dresser). Ouvrir, en parlant des yeux, des paupières. Fig. Dessiller les yeux à quelqu'un, le désabuser sur le compte d’une personne, d’une chose.

dessin [dé-sin] n. m. (subst. verb. de dessiner). Représentation, au crayon, à la plume ou au pinceau, d'objets, de figures, de paysages, etc. Léonard de Vinci a laissé d' admirables dessins. L’art qui enseigne les procédés du dessin. Dessin au trait, celui qui ne donne que les linéaments des figures, .sans rendre les ombres et les clairs. Dessin ombré, celui dans lequel les ombres et les clairs sont rendus. Dessin a imitation, celui qui s’exerce à renroduii'e les figures, paysages, ornements. Dessin linéaire, dessin technique qui a pour objet la représentation des ornements, des objets, des machines qui appartiennent à l’industrie. Dessin d'ornement, dessin de figures de caprice, fleurons, rosaces, festons, etc. qu’on emploie pour orner. Dessin d'après nature, dessin d’après un modèle vivant, un paysage réel. Dessin à main levée, dessin exécuté sans la règle ni le com-

?as, et traité avec une grande liberté. Dessin d'après a bosse, dessin d’après un bas-relief ou une figure en ronde bosse. Dessin graphique, dessin des coupes, plans, etc., en tant qu’il est appliqué aux sciences exactes. Dessin géométrique, celui qui reproduit les proportions géométriques d’un objet. Dessin ou croquis coté, genre de dessin dans lequel on représente un objet tel qu'il est en réalité, en donnant les dimensions de toutes les pièces qui le composent et leur mode d'assemblage, de sorte qu'un ouvrier, en utilisant ce dessin, peut fabriquer l’objet représenté. Dessin dè architecture, représentation, d'après les

frocédés du dessin linéaire, du plan, de la coupe et de élévation d’un bâtiment. (V. perspective.) Ornement d’un tissu, d’une étoffe, etc. Disposition des parties d’un ouvrage littéraire, musical, etc. Les arts du dessin, l’architecture, la sculpture, la peinture, la gravure. Mus. Dessin mélodique, disposition générale d'une phrase mélodique, en ce qui concerne le rythme et la succession des modulations principales, etc. V. phrase.

— Encycl. Ih\ Dessin de fabrique. On nomme dessin industriel ou, plus communément, dessin de fabrique, tout arrangement, toute disposition ou combinaison de traits ou de couleurs destinée à une reproduction industrielle, et modèle industriel toute œuvre en relief destinée, par une semblable reproduction, à constituer un objet ouà faire partie d’un objet industriel. L’auteur d’un dessin ou d’un modèle industriel a le droit exclusif, par lui-même, par ses héritiers ou par ses ayants cause, de l’exploiter pour le temps et sous les conditions que la loi détermine.

Tout febricant qui se propose de revendiquer la propriété d’un dessin de son invention est tenu d'en déposer, aux archives du conseil des prud’hommes, un échantillon plié, sous enveloppe revêtue de ses cachet et signature, sur laquelle est également apposé le cachet du conseil.

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