V. DESSUINTAGE et DESSUINTER
désulfitage n. m. ou désulfitation [si-on] n. f. Action, de débarrasser les moûts ou les vins d'une partie de l'anhydride sulfureux dont on les avait enrichis d’abord par sulfitage ; le désulfitage se fait par soutirage à l'air.
désulfiter v. a. Pratiquer le désulfitage.
désulfurant [sul-fu-ranf e adj. Qui produit la désulfuration ; l'action désulfurante de la chaux.
désulfuration [sni, si-on] n. f. Action de désulfurer ; la désulfuration des laines.
désulfurer [sul-fu-ré] v. a. Enlever le soufre d'une substance : on désulfure la fonte avec de la chaux.
désuni, e [zu] adj. Qui est en désaccord ; famille désunie. Cheval désuni, dont les membres de devant ne vont pas avec ceux de derrière.
désunion [zu] n. f. Action de désunir ; état de ce qui est désuni ; la désunion des pierres d'une voûte. Disjonction, séparation ; la désunion des provinces d'un Etat. Fig. Désaccord, mésintelligence : mettre la désunion dans une famille.
désunir [zu] v. a. séparer ce qui était uni. Disjoindre. Fig. Faire cesser une union morale. Rompre la bonne intelligence ; la question de l’esclavage désunit les Etats américains en 1860.
désunissant [zu-ni-san], e adj. Qui produit la désunion.
déSUSité [zu-zi-té], © adj. Qui n’est plus usité. (Vx.)
Desvalllères (Maurice), auteur dramatique français, né et m. à Paris (1857-1926), auteur de pièces, amusantes et spirituelles, qu’il a faites seul ou en collaboration ; Champignol malgré lui, l'Hôtel du. libre-échange, la Demoiselle du téléphone, etc.
Desvallières (Georges), frère du précédent, peintre français, né â Paris en 1861. Ses tableaux, d’une facture violente, sont caractérisés par un mélange d’imagination et de réalisme ; Condottiere, Tireurs d'arc, Joueuses de balles, etc.
DeS'VreS [dè-vre], ch.-l. de c. (Pas-de-Calais), arr. et à‘18 kil. de Boulogne; 4.940 h. (Desvrois). Ch. de f. N. Tanneries. — Le cant. a 23 comm. et 12.930 h.
détachage n. m. Action d’ôter les taches ; le détachage des habits.
détacbe n. f. Petite couche, le plus souvent d’argile, qui, dans une mine, sépare un filon d’avec la roche encaissante. Syn. lisière.
détaebé, e adj. Qui n’est plus lié. Morceaux détachés, extraits d’un auteur. Note détachée, note non liée aux autres. Fort détaché, fort isolé, faisant en général partie d’un camp retranché. Mus. Note détachée, note bien distincte, bien marquée et nettement rendue sans être martelée.
détacbemeDt [man] n. m. Etat de celui qui est détaché d’une passion, d'un sentiment ; montrer un grand détachement des biens de la terre. Troupe de soldats détachés d’un corps pour une expédition.
détacber [ché] v. a. (du préf. dé, et de tache). Oter les taches de ; vêtement détaché. Ant. Tacher.
détacber [ché] v. a. (du préf. dé, et du rad. de attacher). Délier une chose, un animal, de ce qui l'attachait ; détacher un paquet, un chieti. Oter ce qui attachait ; détacher un cordon. Eloigner, séparer ; détacher les bras du corps. Tirer des soldats d’un régiment, des troupes d'une armée, des vai.sseaux d'une flotte, pour les envoyer en détachement. Lancer ; Détacher un coup de poing. Peint. Faire ressortir les contours des objets. Fig. Se dit des engagements, des affections, des occupations qu'on abandonne ; détacher son cœur du monde. Se détacher V. pr. Etre, devenir détaché. S’écarter, s’éloigner, se désintéresser, se désaffectionner . Ant. Attacher.
détaeboir n. m. Dispositif servant à détacher les flans des monnaies.
détail [ta, l mil.] n. m. (subst. verb. de .détailler). Action de diviser en morceaux ; faire le détail d'une pièce de toile. Vente des marchandises par petites quantités ; acheter au détail. Enumération complète ; détail des frais .d'un acte. Récit circonstancié d’un événement, d’une affaire : le détail d’un procès. Fam. C'est un détail, cela n’a pas d’importance. En détail loc. adv., dans toutes ses parties. Ant. Ensemble, gros.
détaillant [ta, ll mil., an], e adj et n. Qui vend en détaU ; un marchand détaillant ; un détaillant.
Détaillé [ta, ll mil.] (Edouard', peintre militaire français, né et m. à Paris (1848-1912). Membre
avec détail.
détailliste [ta, llmü.., is-te] n. et adj. Se dit du littérateur, de l’artiste qui excelle dans les détails.
détalage n. m. Action de détaler des marchandises. Ant. Etalage.
détaler [lé] v. a. (du préf. dé, et de étaler). Oter les marchandises de l’étalage. V. n. E’am. Décamper en hâte ; le lièvre détale devant les chiens.
détalinguer [yâé] v. a. Faire cesser d'être étalingué : détalinguer un câble.
détaller [ta-lé] v. a. Débarrasser une plante de ses talles ou rejetons.
détaper [pê] v. a. Mar. Oter les tapes ou bouchons des canons, écubiers, dalots, etc.
détapisser [pi-sé] v. a. Oter les tapisseries de. détartrage n. m. Action de détartrer, détartrer [tré] v. a. Enlever le tartre de : détartrer une chaudière.
détartreur n. m. Appareil employé pour enlever le tartre des tonneaux ou des génerateura de vapeur.
DÉT
DÉT
Délecteur (mine).
détartrisation fia-si-on] n. f. Syn. de DÉTAR- TRAOE. Action de précipiter le tartre que contient un vin : la détartrisation est obtenue par refroidissement et électrisation du vin.
détasser [ta-si] v. a. Déplacer ce qui était en tas.
détatouage n. m. Action d’enlever un tatouage.
détaxé [tafc-se] n. f. Diminution ou suppression d’une taxe : obtenir une détaxe.
détaxer [laA-sél v. a. Supprimer, réduire la taxe de : on détaxe les denrées destinées à l'exportation.
détèce n. f. Féod. Usité dans l'expression : détèce de service, défaut de service du fief.
détecteur
[tèk-teur] n. m.
Appareil servant à reconnaître la présence du grisou dans les mines de houille. Appareil imaginé par Marconi pour remplacer les radioconducteurs de Branly dans les communications à longue distance.
détective [tkk] n. m. (mot angl.). Policier anglais. Petit appareil de photographie à main, de forme parallélépipédique.
de te fabula narratur, mots lat. signif. C'est de toi qu'il s'agit dans cette histoire. Expression d’Horace (Satires, I, 1, 69) qui, après avoir peint la folie de l’avare, s’adresse à son interlocuteur supposé. S'emploie pour faire observer à une personne que c’est d’elle qu’on parle, que c’est d’elle qu'on fait le portrait, quand elle parait ne pas s’en apercevoir.
déteindre [tin-dre] v. a. (Se conj. comme craindre.) Faire perdre la couleur ; le chlore déteint les étoffes. V. n. Perdre sa couleur : les couleurs vives déteignent facilement. Fig. Faire partager ses habitudes, ses idées : déteindre sur quelqu'un. dételage n. m. Action de dételer, dételer [W] v. a. (du préf. dé, et du rad. de atteler. — Prend deux l devant une syllabe muette ; 'e dételle.) Détacher des animaux attelés : dételer un XBuf. Absolum. : faire dix lieues sans dételer. Fig. et fam. Renoncer a quelque plaisir, etc. Ant. Atteler.
détendage [tan] n. m. Action de détendre la chaîne d’une étoffe.
Détective.
détendeur [tan] n. m. Second cylindre d’une machine compound, où la vapeur se détend. Appareil qu’on adapte sur les tubes dans lesquels on conserve des gaz sous pression (oxygène, hydrogène, acide carbonique, etc.), et qui modifie la pression du gaz avant sa sortie. Appareil de réfrigération, utilisant rabaissement de température qui se produit dans la détente de l’air comprimé.
détendoir [tan] n. m. Sorte de treuil pour tendre ou détendre la chaîne d’une étoffe.
détendre [tan-dré] v. a. Relâcher ce qui était tendu ; détendre un ressort. Fig. : détendre l'esprit. Diminuer la pression de : les cylindres des machines compound détendent progressivement la vapeur.
détenir v. a. (Se conj. comme tenir.) Garder en sa possession ; détenir un secret. Retenir ce qui n’est pas à soi. Tenir en prison : Latude fut détenu trente-deux ans à la Bastille.
détente [tan-te] n. f. (de détendre). Pièce du ressort d'un fusil, qui le fait partir : presser la détente. Pièce d'horlogerie qui fait partir la sonnerie. Expansion d’un gaz soumis précédemment à une pression. Fig. Relâche, repos : il y a une détente dans les esprits. Etre dur à la détente, ne donner de l’argent qu'avec peine. Permission de détente, pendant la Grande Guerre, permission donnée régulièrement tous les quatre mois.
détenteur, trice
[tan] adj. et n. Qui détient, de droit ou non, s détente d’une arme à feu. une chose; les détenteurs
d'une succession. Tiers détenteur, personne qui détient, à titre non précaire, tout ou partie d’un fonds grevé d’un privilège ou d’une hypothèque, sans être obligée personnellement au payement de la dette.
détentillon [tan-tl, il mll.J n. m. Détente qui relève, dans une horloge, la roue des minutes.
détention [tan-sf-on] n. f. Action de détenir : la détention des armes de guerre est interdite. Etat d’un objet détenu. Etat d’une personne détenue en prison, ou d’une chose saisie par autorité de justice. Peine afflictive et infamante, consistant dans la privation de la liberté de cinq à vingt ans. Détention préventive, détention subie avant le jugement.
— Encycl. Dr. La détention est une peine afflictive et infamante, destinée particulièrement à la répression des crimes politiques. Elle consiste à être enfermé pendant cinq ans au moins et vingt ans au plus, avec dispense de travail et liberté des communications, dans l’une des forteresses situées sur le territoire continental : Doullens, Belle-Isle-en-Mer, Corte, Thouars, ile Sainte-Marguerite. La condamnation à la détention emporte la dégradation civique. Pendant la durée de sa peine, le condamné est en état d’interdiction légale; il ne peut lui être remis aucune somme, aucune portion de ses revenus.
Détention préventive. La détention préventive est de droit en matière criminelle ; elle n’est permise en matière correctionnelle que lorsque le délit peut être puni de l’emprisonnement. Elle a pour tempérament la liberté provisoire. Quand il y a eu détention préventive, cette détention est intégralement déduite de la durée de la peine qu'aura prononcée le jugement de condamnation, à moins que le juge n’ait ordonné, par disposition spéciale et motivée, que cette imputation n aura pas lieu ou qu elle n’aura lieu que par partie. V. arrestation arbitraire.
détenu, e adj. et n. (de détenir). Qui est en prison ou condamné à la détention.
— Encycl. Jeunes détenus. Les mineurs des deux sexes détenus en vertu d’une condamnation reçoivent une éducation morale et professionnelle, soit dans les colonies pénitentiaires agricoles, soit (en cas de condamnation à un emprisonnement de plus de deux ans ou d'insubordination dans la colonie pénitentiaire) dans une colonie correctionnelle. Les jeunes détenus sont, à l’époque de leur libération, placés pendant trois ans sous le patronage de l'Assistance publique.
détergent [tér-jan], e adj. Méd. Qui nettoie. (On dit plus souvent détersif.) N. m. : un détergent.
déterger [tèr-jé] v. a. (du lat. detergere, nettoyer. — Prend un e muet après le g devant a et o : il détergea, nous détergeons.) Méd. Netto.ver, purifier au moyen de remèdes : déterger les intestins.
détériorant [rnn], e adj. Qui est propre à détériorer : une influence détériorante.
détérioration [si-on'j n. f. Action de détériorer; résultat de cette action. Ant. Amélioration, perfectionnement.
détériorer [ré] v. a. (du lat. deterior, oris, plus mauvais). Dégrader : le sucre détériore les dents. Abîmer, ôter de sa valeur : détériorer des meubles. Ant. Améliorer, perfectionner.
déterminabilité [tèr] n. f. Caractère de ce qui est déterminable.
déterminable [tèr] adj. Qui peut être déterminé: quantité aisément déterminable. Ant. Indéterminable.
déterminant [tèr-mi-nan], e adj. Qui détermine. N. m. Math. Expression que l’on forme, d’après certaines lois, à l'aide de quantités rangées suivant un nombre égal de lignes et de colonnes.
déterminatif, ive [tér] adj. Gramm. Qui détermine, restreint l’étendue de la signification d’un mot, comme le, la, les, mon, ce. etc. Adjectifs déterminatifs, adjectifs qui précisent la signification des noms ; ce sont les adjectifs démonstratifs, possessifs, numéraux, indéfinis. Complément déterminatif, mot qui précise la signification d’un nom ; l'odeur de la rose est agréable. Proposition complétive déterminative, celle qui, dans la phrase, remplit le rôle de complément déterminatif : les fables que La Fontaine a composées sont des chef s-cf œuvre. N. : un déterminati f.
détermination \t'er, si-on] n. f. Action de déterminer : la détermination d'une date. Résolution qu'on prend après avoir hésité : prendre une détermination. Caractère résolu : montrer de la détermination.
déterminé, e [tèr] adj. Précisé, fixé : heure, époque déterminée. Hardi, qui ne recule pas; soldat, buveur déterminé. Ant. Incertain, vague, indécis.
déterminément [tér, man] adv. Dune manière déterminée. (Peu us.)
déterminer [tlr-mi-né] v. a. (lat. determinare). Indiquer avec précision : Lavoisier détermina la composition de l'air. Décider ; déterminer son choix d'après la raison. Faire prendre une résolution : cet événement m'a déterminé à... Préciser le sens d’un mot. Causer : Desaix détermina le succès de la journée de Marengo.
déterminisme [tèr-mi-nis-me] n. m. Système philosophique qui nie l’influence personnelle sur la détermination et l’attribue tout entière à la force des motifs. Par ext. Doctrine qui explique les phénomènes par le seul principe de causalité.
— Enoycl. Phil. Dans le sens le plus général du mot, on entend par déterminisme le conditionnement d’une chose par une autre. Le déterminisme d’un phénomène est l’ensemble de ses conditions déterminantes. Plus souvent, on entend par « déterminisme » deux théories philosophiques ; la première, le déterminisme expérimental, qui domine dans les sciences expérimentales (physique, chimie, physiologie) et d’après laquelle tout phénomène est rigoureusement déterminé ; la seconde , le déterminisme psychologique, qui nie le libre arbitre et affirme que, chez Thomme, les résolutions résultent nécessairement de motifs donnés.
déterministe [tkr-mi-nis-te] adj. Relatif au déterminisme. N. Partisan du déterminisme.
déterré [tè-ré], e n. Personne morte retirée de terre. Avoir l'air d'un déterré, être pâle, défait.
déterrement [tè-re-man] ou déterrage \tè-ra-je] n. m. Action de déterrer. Sport consistant à atteindre dans leur terrier le renard ou le blaireau. Ant. Enterrement.
déterrer [tè-ré] v. a. Tirer de terre. Fig. Découvrir une chose, une personne difficile à trouver.
déterreur [tè-reur] n. m. Celui qui déterre, qui découvre ; un déterreur de manuscrits. Chasseur adonné au déterrage du blaireau ou du renard, détersif, i've [tèr] adj. Syn. de DÉTERGENT, détersion [tèr] n. f. fiat, detersio). Effet produit par les détersifs. Action de déterger : la détersion d'une plaie.
détestable [tès-fa-éfe] adj. Qu’on doit détester. Par ext. Très mauvais ; temps détestable ; humeur détestable. Ant. Excellent, exquis, adorable.
détestablement [tès-ta-ble-man] adv. D’une manière détestable.
détestation [tès-fa-.si-on] n. f. Action de détester. Horreur d’une chose.
détester [tès-të] v. a. (lat. detestari). Avoir en horreur, abhorrer, exécrer : détester les bavardages. Ant. Aimer, chérir, affectionner.
détiarer [ti-a-ré] v. a. Oter la tiare à : détiarer un pape.
détirefonner [fo-né] v. a. Enlever les tirefond de ; détirefonner un rail.
détirer [rtS] v. a. Etendre en tirant, détireuse [reu-ze] n.f. Machine servant à élargir les tissus en les tirant en tous sens.
détiser [së] v. a. (du préf. dé, et du rad. de attiser). Ecarter le tison de: détiser le feu. (Vx.) Ant. Attiser.
détisser [<i-së] v. a. Défaire un tissu : détisser une étoffe.
détitrer [tré] v. a. Priver de son titre.
Detmold, v. d’Allemagne, cap. de la principauté de Lippe, sur la "Werra, affl. du M'eser ; 12.0Ü0 h. F'ilatures.
Detmold (croix d'honneur de), ordre créé à Detmold le 18 avril 1890. Quatre classes. Le ruban est rouge liséré or.
détonant [nan], e adj. Qui produit une détonation. Mélange détonant, mélange de deux gaz qui, par leur union, deviennent explosifs : l’hydrogène forme avec l’air un mélange détonant.
détonateur n. m. Capsule ou agent quelconque capable de faire détoner une substance : les obus àmélinite sont pourvus d'un détonateur spécial.
Croix d’iioimeur de Detmold.
détonation [si-on]
Bruit produit par une explosion :
la détonation d'une arme à feu.
détonement [man] n. m. Bruit de ce qui détone, détoner [né] v. a. (lat. detonare). Faire subitement explosion.
détonnation [to-na-si-on] n, f. Action de détonner, de chanter hors du ton.
détonneler [to-ne-lé] v. a. Tirer du tonneau : détonneler de la bière.
détonner [to-né] v. a. (du préf. dé, et de ton). Musiq. Chanter, jouer faux en sortant du ton : il est rare que les chœurs non accompagnés par les instruments de musique ne détonnent pas. Produire un contraste désagréable : des couleurs qui détonnent ; un jeu de mots détonnerait dans un discours académique.
détordeuse [deu-ze] n. f. Machine pour détordre mécaniquement les écheveaux teints.
détordre v. a. Remettre dans son premier état ce qui était tordu : détordre du linge. Ant. Tordre.
détorquer [ftë] v. a. (lat. detorquere). Interpréter d'une manière forcée ; détorquer un texte.
détors [tor], e adj. Qui n’est plus tors : fil détors.
détorse n. f. Entorse. CVx.) détorsion n. f. Action de détordre : la détorsion d’une corde. Ant. Torsion.
détortiller [ti, il mil., é] v. a. Défaire ce qui était tortillé. Ant. Tortiller.
détortillonnage [il mil., o-na-je] n. m. Action de détortillonner.
détortillonner ni mil., o-né] v. a. Action de détordre la laine tortillée.
détortillonneuse [il mil., o-neu-ze] ou détortilleuse [il mil., eu-ze] n. î. Machine à détortillonner.
détoueber [ché] v. a. Remettre à flot un navire qui a touché : détoucher une frégate. V. n. Se remettre à flot après avoir touché.
détouper [pé] v. a. (pour désétouper). Enlever Tétoupe qui bouchait un vide. Débroussailler.
détour n. m. (de détourner). Changement de direction ; le détour du chemin. Sinuosité, circuit, méandre : la Seine, de Paris à Rouen, fait de nombreux détours. Fig. Secrets replis : les détours de l'âme humaine. Subterfuge; les détours de la chicane. Sans détours, sincèrement : parler sans détours.
détourne n. f. Opération par laquelle on amène du même côté toutes les tètes des aiguilles ou des épingles qu’on veut affiler.
détourné, e adj. Peu fréquenté : rue détournée. Fig. 'Voie détournée, secrète, cachée.
détournement [man] n. m. Action de détourner, de distraire de son but. Soustraction frauduleuse : détournement de fonds. Détournement de mineur, v. mineur.
détourner [né] v. a. (préf. dé, et tourner). Changer la direction : détourner un cours d'eau, et fig., donner un autre cours à; détourner les soupçons. Soustraire frauduleusement : détourner des fonds. Séduire : détourner des mineurs. Fig. Dissuader : détourner quelqu'un dun projet. Dénaturer ; détourner le sens d’une phrase. Se détourner V. pr. Se tourner d’un autre côté. Fig. Abandonner : se détourner d'un dessein.
détracter [trak-té] v. a. Déprécier injustement; rabaisser le mérite.
détracteur, trice [trak] n. (lat. detractor, trix). Personne qui cherche à rabaisser le mérite d’autrui ; les jaloux sont d'étemels^ détracteurs. Adjectiv. : esprit détracteur. Ant. Partisan, prôneur.
détraction [trak-si-on] n. f. Médisance, invective. (Peu us.)
détranener [câë] v. a. Trancher. (Vx.) détranger [je] v. a. (Prend un e après le g devant a et O : il detrangea, nous détrangeons.) Chasser, détruire les mulots, taupes, etc.
détransposer [trans-po-zé] v. a. Remettre à sa place une page, une ligne, etc.
détransposition [trans-po-zi-si-on] n. f. Action de détransposer.
détrappe n. f. Action de se débarrasser. Lieu où l’on se débarrasse. (Dialect.)
détrapper [pë] v. a. Retirer un animal de la trappe où il est pris ; détrapper un renard, un émouchet. Débarrasser. [Dialect.'] (Vx.)
détraqué [ké],e adj. et n. Se dit d’une personne dont les facultés physiques ou intellectuelles sont dérangées : l’alcoolisme grossit le nombre des détraqués.
détraquement ’ke-man] n. m. Action de détraquer : le détraquement d'une horloge. Etat de ce qui est détraqué : les excès amènent le détraquement des facultés.
détraquer [ké] v. a. (du pr. dé, et du vx fr. trac, trace). Déranger le mécanisme : détraquer une pendule. Déranger (un cheval) de ses bonnes allures. Fig. Troubler : détraquer V esprit.
détrempe [tran-pé\ n. f. (de détremper). Couleur à Teau, à la colle et au blanc d’œuf. Ouvrage exécuté avec des couleurs de ce genre. ^
— Encycl. La peinture en détrempe ou à la colle est le genre de peinture dont il a été fait peut-être le plus anciennement usage. Les couleurs sont détrempées avec de beau pure et maintenues dans une consistance un peu épaisse ; à mesure qu'on veut