DEU
DéLret.
Détri toir.
les employer, on prend avec la brosse et le pineeau un peu de colle liquide contenue dans un récipient placé sur des cendres chaudes. On applique les couleurs un peu plus que tièdes. Il faut peindre du premier coup et ne pas superposer des couleurs différentes. La dessiccation se fait très vite. La peinture en bâtiment use beaucoup de la détrempe.
détremper [tran-pé] v. a. Délayer dans un liquide : détremper de la chaux. Oter la trempe de l'acier. Fig. Adoucir : détremper l'amertume. Affaiblir : détremper les caractères.
détrempeur [tran\ n. m. Ouvrier qui détrempe 1 acier.
détresse [trt-sé] n. f. (lat. pop. districtio ; de districtus, serré). Angoisse, infortune, misère : secourir une famille dans la détresse.
Si vous êtes dans la détresse,
O mes amis ! cachez-le bien ;
Car l’homme est bon et s’intéresse A ceux qui n’ont besoin de rien.
Navire en détresse, bâtiment dans une position dangereuse. Signe de détresse, signe particulier par lequel un franc-maçon réclame le secours de ses frères. Ant. Abondance, prospérité.
détresser [trè-sé] v. a. Utréf. dé, et tresser). Défaire ce qui est tressé. Ant. Tresser.
détret [trè\ n. m. (forme dialect. de détroit). Etau à main pour petites pièces.
détrichage n. m. Action de trier les laines avant de les peigner.
détrictier [ché] v. a. Opérer le détrichage de. détriment Unan] n. m. (lat. detrimentum). Dommage, préjudice ; causer un grand détriment. Au détriment de quelqu'un, à son préjudice.
détritage n. m. Action de détriter.
détriter [té\ v. a.
(du lat. détritus, broyé).
Ecraser dans le détri toir:
détriter des olives.
détrition fsi-on] n.
f. Usure par frottement.
détritique adj.
Giol. Se dit de tout ce qui se compose de détritus : roches détritiques.
détritoirn. m. Moulin pour écraser principalement les olives.
détritus [tuss] n. m.
(du lat. détritus, broyé).
Résidu provenant de la désagrégation d'un corps.
détroit [troi\ n. m. (du lat. districtus, serré). Bras de mer resserré entre deux terres : le détroit de Gibraltar relie la Méditer r an é e à l'océan Atlantique.
Absolum. La Manche. (En ce sens, prend une majuscule.) I* assage serré entre deuxmontagnes : le détroit desThermo 'py les .
Anat-Y^aviies rétrécies du bassin de la femme : détroit supérieur, détroit inférieur.
Détroit
V. des ÎEtats -Unis (Michigan) ; port sur la rivière Détroit, qui réunit les lacs Eriéet Saint- Clair; 4-66.000 h. Industrie et commerce
b^é^, p^lle- Détroit; 1. Elévation; 2. Beprésenté sur teries, etc. «ne carte géographique.
détrompement [tron-pe-man] n. m. Le fait d’être détrompé. (Vx.)
détromper \tron-pé] v. a, (de dé, et tromver). Tirer d'erreur : détromper un homme trop confiant.
détroncation [si-on] n. f. Chir. Séparation de la tète d’avec le tronc.
détrôné, e adj. Qui a perdu son trône : les souverains détrônés.
détrônement [man] n. m. (de détrÔ7iP.r). Action de chasser du trône ; état d’un souverain détrôné.
détrôner [né] v. a. chasser du trône, enlever la {puissance souveraine : Jacques II fut détrôné par Guillaume dOrange. Fig. Faire perdre sa prééminence: Saint-Pétersbourg Petrograd) détrôna Moscou coynme capitale politique de la Russie. détrôneur n. m. Celui qui détrône, détroquage [ka-je] n. m. Action de détroquer, détroquer r/cé] v. a. Enlever les huîtres d'un parc pour les porter au parc d'engraissement.
détroussement [trou-se-man\ n. m. Action de détrousser.
détrousser [trou-sé] v. a. Laisser retomber ce qui était troussé : détrousser une robe. Fig. Voler sur les chemins et par violence : les Tjuareg détrou$se7it les caravanes- Ant. Trousser, retrousser.
détrousseur, euse [trou-seur, eu-ze] n. et adj. Voleur qui détrousse les passants.
De Troy [troi], famille de peintres. V. Troy. détruire v. a. {lui. destruere. ^Se conj. comme conduù'e.) Ruiner, anéantir, démolir, abattre : dé¬
truire un pont. Faire périr : détruire des a^ximaux nuisibles. Fig. Effacer : détruire une légende. Ant. Bâtir, édifier, construire, fonder.
détruisant [zan], e adj. Qui détruit, dette [dè-te] n. 1, (lat. debitum ; de dehere, devoir). Ce qu’on . doit : être perdu de dettes. Fig. Obligation morale : dette de l'econnaissance. Dettes criardes, petites sommes dues qui amènent des réclamations fréquentes et souvent bruyantes, La dette publique, ensemble des engagements à la charge d'un Etat. Dette d'honneur, dette au payement dela- «.tielle l'honneur est particulièrement engagé. (Se dit surtout des dettes de jeu.) Fig. Payer sa dette à soxi pays, faire son service militaire ; à la nature, mourir ; à la société, en parlant d'un criminel, être exécuté. Prov. : Qui paye ses dettes s’enrichit, on crée ou on augmente son crédit en payant ses dettes. Ant. Créance.
— Encycl. Fin. La dette publique est l’ensemble des engagements à la charge d'un Etat ; elle comprend: lü la dette consolidée, appelée encore perpétuelle ou inscrite ; 2o la dette remboursable à terme ou par annuités, englobant la dette flottante ; 3® la dette viagère, se composant : a) des rentes viagères dites « d’ancienne origine », restes d'emprunts contractés au xviii® siècle ; b) des pensions inscrites au Trésor.
Le ministre des finances est autorisé à créer, pour le service de la trésorerie, des bons du Trésor.
Le service de la dette publique est assuré par la direction de la dette inscrite ; celui de la dette flottante, par la direction du mouvement général des fonds (ministère des finances).
— Dr. civ. On emploie parfois l'expression dettes actives pour désigner les créances, les sommes dont on est créancier, par opposition aux dettes passives ou dettes proprement dites, sommes dont on est débiteur.
Les dettes civiles, qui ne résultent ni d’une opération commerciale ni d une condamnation en matière criminelle, s’opposent aux dettes commerciales ou consulaires, qui ont pour origine une opération de commerce. Les dettes personnelles donnent action contre la personne du débiteur ; les dettes réelles n'obligent qu'en raison d'un immeuble que l'on détient.
Remise de la dette. Par la remise de sa dette, le créancier renonce à ses droits. Elle peut avoir lieu à titi’e onéreux, c'est-à-dire moyennant certains avantages faits par le débiteur, ou à titre gratuit ; même, dans ce dernier cas. elle peut être faite par acte sous seing privé, contrairement à la règle que les donations doivent se faire par acte notarié. Si elle est à titre gratuit, elle est soumise au rapport au décès du créancier, et elle peut être réduite quand elle excède la quotité disponible. Elle ne peut être faite, en ce cas, que par celui qui a la capacité de l'aire une donation : elle est donc interdite au mineur, même émancipé, et à la femme séparée de biens.
La remise de dette doit être prouvée par écrit, toutes les fois quelle porte sur une somme supérieure à 150 francs, conformément aux règles générales de la preuve. Mais la loi présume la remise de dette dans deux cas : lorsque le créancier a remis volontairement au débiteur le titre sous seing privé, ou la grosse du titre lorsque celui-ci est un acte authentique, et cette présomption n’admet la preuve contraire que dans le second cas.
La remise de la chose donnée en nantissement ne suftit point pour faire présumer la remise de la dette.
La remise ou décharge conventionnelle accordée au débiteur principal libère les cautions ; accordée à la caution, elle ne libère pas le débiteur principal : accordée à l'une des cautions, elle ne libère pas les autres. Faite à un codébiteur solidaire, elle libère tous les autres, à moins que le créancier n’ait expressément réservé ses droits contre eux. Reconnaissance de dette. V. reconnaissance. Sépai^ation de dettes. V. communauté.
Dette alimexitaire. V. aliments.
detteur [dè-teur] n. m. Débiteur. (Vx.)
Detti (César-Auguste), peintre italien, né à Spolète, m. à Paris (1848-1914) ; auteur d'œuvres intéressantes et gracieuses : la Fontaine de Jouvence, Bal masqué à L'Opéra, un Mariage sous Henri IL le Jugement de Paris, etc.
Dettingen, v. d'Allemagne (Bavière), sur le Mein ; 620 h. En 1743, défaite des Français du maréchal de Noailles par une armée anglo-autrichienne.
Dettwiller, comm. du Bas-Rhin, arr. de Saverne ; 2.100 h. Ch. de f.
détumescence [mé-ss-san-se] n. f. Dégonflement d'une tumeur. Ant. Intumescence.
déturbateur, trice adj. (du lat. dPturbare, supin deturbatum, troubler). Qui dérange le mouvement des corps célestes. ,(On dit mieux perturbateur, trice.)
DcucallOU^ ancien roi de Phthie en Thessalie', fils de Prométhée et de Pandore et mari de Pyrrha. C’est le Noé de la mythologie grecque. Jupiter, irrité des crimes du genre humain, inonda la terre pour le détruire. Sur les conseils de Prométhée, Deucalion et Pyrrha se réfugièrent sur une barque, qui s'arrêta sur le Parnasse. Seuls sauvés du déluge, ils repeuplèrent le' monde en jetant des pierres derrière eux. Chaque pierre lancée par Deucalion devint un homme, et de chaque caillou lancé par Pyrrha naquit une femme. {Myth.)
deuce [diou-se] n. m. (m. angl. signif. deux). Jeu. Au tennis, se dit lorsque, à partir de 40 ou de 5 de jeux, les deux camps sont à égalité. Syn. À deux.
DGUCllôr (Adolphe), homme d’Etat suisse, né à Steckbom. m à Berne (1831-1912). Président de la Confédération (1886, 1897, 1903, 1909).
deuil [deu, l mil.] n. m. (du lat. pop. doliwn ; de dolere, s'affliger). Douleur causée par une grande calamité, par la mort de quelqu'un : la 7nort de Turenne (ut un deuil national. Signes extérieurs du deuil (en particulier, vêtements, le plus souvent noirs, que l'on porte quand on est en deuil) : prexidre le deuil. Temps pendant lequel on les porte. Tentures funèbres. Cortège funèbre : conduire le deuil. Fig. Affliction, tristesse : jour de deuil. Poétiq. Ténèbres ; aspect triste : le deuil de la nature. Fig. Faire son deuil d'une chose, se résigner à en être privé. Fam. Ongles exi deuil, noirs de saleté. Ant. Allégresse, joie.
— Encycl. Le deuil d’une veuve est d'un an et six semaines ; le deuil pour un père et une mère est d’un an ; pour un grand-père, une grand'mère, un
frère ou une sœur, de six mois ; pour un oncle, une tante, un cousin ou une cousine germaine, de trois mois. La sévérité du deuil peut être tempérée par l'adoption du demi-deuil. Dans l'armée û*ançaise, les officiers portent le deuil en mettant un créi)e au bras gauche, ainsi qu'un nœud d’épée. Les hommes de troupe peuvent porter le deuil de famille en mettant un crêpe au bras gauche : le drapeau porte le deuil (crêpe à la lance) de son colonel, et tous les drapeaux de l'armée portent le deuil du président de la République.
-- Dr. Le deuil de la femme, même renonçante à la communauté, est aux frais des Jiéritiers du mari prédécédé. La valeur en est réglée scion la fortune du mari.
Sous le régime dotal, la femme, à la mort de son mari, a le choix d'exiger les intérêts de sa dot pendant l'an du deuil, ou de se faire fournir des aliments pendant le dit temps, aux frais de la succession du mari ; mais dans les deux cas, l’habitation durant cette année, et les vêtements de deuil, sont à la charge de la succession, sans imputation sur les intérêts dus à la femme.
Deuil, coinm. de Seine-et-Oise, arr. et à 22 kil. de Pontoise, non loin de la Seine; 3.700 h. Ch. de f. N. Cultures maraîchères.
Deule (la), riv. de France, qui a sa source dans le Pas-de-Calais, baiçne LiUeet se jette dans la Lys (riv. dr.) ; cours 86 kil.
Deulémont, comm. du Nord, aiT. et à 13 kU. de Lille, au confluent de la Dèule et de la Lys ; 1.960 h. (en 1914). Ch. de f. N. Distilleries. Complètement détruite au cours de la Grande Guerre.
Deulin (Charles), littérateur français, né et m. à Condé-sur-l’Escaut (1827-1877), auteur des jolis Contes d'un buveur de bière.
Deurne, comm. de Belgique (prov. et arr. d’Anvers) ; 9.670 h. Tapis, tulle.
deus, ecce deus ! mots lat. signif. Le dieu, voici le dieu ! Exclamation prêtée par Virgile (Enéide, IV, 46) à la sibylle de Cumes, qui se sent pénétrée par l'influence prophétique d’Apollon. Elle est restée le symbole de 1 inspiration poétique.
deus ex machina, mots lat. signif. un dieu [descendu] au moyen d'une machine. Expression désignant'l'intervention, dans une pièce de théâtre, d'un dieu, d’un être surnaturel descendu sur la scène au moyen d'une machine, et, au figuré, le dénouement, plus heureux que vraisemblable, d'une situation tragique.
deus nobis haec otia fecit, mots lat. signif. Un dieu nous a fait ces loisirs, mots que Virgile [Ègloijues, I, 6) met dans la bouche du berger Tityre, sous le nom duquel il raconte à un autre berger comment il a obtenu d’Auguste la restitution de son patrimoine.
Deus Nogueira Ramos (JoSo de), poète
lyrique portugais, né à Sao Bartolomeu de Messines (prov. d'Algarve), m. à Lisbonne (1830-1897) ; remarquable par la sincérité populaire de son inspiration.
deutéragoniste [?us -te] n. m. (gr. deuteros, second, et agonistès, champion). Artiste qui remplissait les rôles de second ordre, dans les représentations du théâtre grec.
deutérocanonique adj. (du gr. deuteros, second, et kanonikos, canonique). Se dit des livres de l'Ancien et du Nouveau Testament, qui ont été admis après les autres dans le canon de l'Ecriture : les livres deutérocanoniques ne figurent pas dans les bibles protestantes. Ant. Protccanonique.
— Encycl. Les livres deutérocanoniques sont : Tobie, Judith, la Sagesse, l’Ecclésiastique, les livres I et II des Macchabées, avec des fragments de Daniel et d'Estker.
Deutéronome (du gr. deuteronômion, seconde loi), cinquième et deniier livre du Pentateuque. contenant le résumé et comme une nouvelle édition des préceptes donnés au peuple juif par Moïse de la part de Dieu.
deutéroscopie [sfro-pf] n. f. fdu gr. deuteros, second, et skojiein, examiner). Hallucination nommée communément seconde vue.
deuto (du gr. deuteros, second), particule qui s’est employée dans la nomenclature chimique, pour indiquer une deuxième combinaison d'un corps, comme dewtosulfure, deutochlorure, etc.
deutosulfuren. m. Sulfure de second degré. (Peu us.j
deutoxyde [tok-si-de] n. m. Second degré d'oxydation d'un corps. (Peu us.)
Deutsch. (Henri), dit de la Meurthe, industriel et philanthrope français, né â Paris, m. à Romainville (S.-et-O.) [1846-1919],
Il a contribué au progrès de l'industrie et de l'art en France en fondant des prix destinés à encourager les automobilistes, les aéronautes , les compositeurs.
Deutschland über ailes [L'Allemagne audessus de tout), chant populaire allemand (1841), dont l'auteur des paroles est Hoffmann de Fallersleben ; l'air est celui de l'hymne national autrichien, œuvre d'Haydn.
Deutz, V. de Prusse, faubourg de Cologne, prov.
du Rhin , sur le Rhin ; 96.000 h. Etoffes, métallurgie.
DeutZ (Simon), juif converti, qui révéla au gouvernement de Thiers la cachette de la duchesse de Berry, sa bienfaitrice, à Nantes, en 1832.
deutzie n. f. Genre de saxifi-agacées, de l'Inde, de la Chine et du Japon : les ébénistes japonais emploient, sous le nom de joso, les feuilles de deutzie pour polir le bois.
deux [de&. — Devant une voyelle ou un h non aspiré, l’i se prononce comme z : deuzhommes] adj. num. (lat. duo). Nombre double de l'unité. Deuxième : tome deu.T.
Chiffre qui représente ce nombre. Le deuxième jour
Deutsch de la Meurllie,