‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 618 sur 1225 · DEU · texte numérisé non relu

DEU

— Gio

DËV

du mois. Carte marcmée de deux points : U deux de carreau. Prov. : Deux avis valent mieux qu'un, on ne saurait prendre trop de conseils.

Deux sûretés valent mieux qu'une, il faut prendre toutes les précautions possibles.

Deux Avares (les), comédie en deux actes , mêlée d’ariettes ; paroles de Fenouillot de Palbaire, musique de Grétry (1770). De la pai-ütion, une des meilleures du maître, il faut citer la marche ; La garde passe, il est minuit, et le chœur des janissaires : Ah! qu'il est bon, qu'il est divin...

DeUX-AcreD (Les), comm. de Belgique (prov. de Hainaut, arr. de Soignies), au confl. de la Marcq et de la Dendre ; 4.000 h.

Deux Ecoles (les), comédie en quatre actes d'A. Capus (1902). Une’ femme trompée doit-elle rompre, ou pardonner ? Henriette, trompée depuis sept ans, veut divorcer malgré les conseils de sa mère, qui est de l'école de l'indulgenee- Elle épousera le vertueux Le llautois ; mais elle .aime toujours son mari, et, le rencontrant au restaurant avec la jeune Estelle, elle prend la place de celle-ci, qui se console avec Le Hautois.

Deux Gosses (les), mélodrame de P. Decourcelle (1896), habilement construit, dont le héros est le jeune Fanfan, garçon de bonne naissance, livré au bandit la Limace, mais qui finit par triompher de ses ennemis.

deUX-llUit [deû-u-it'] n. m. inv. Musiq. Me-

Mesure à deux-huit.

sure peu usitée à deux temps, ayant la noire pour unité de mesure.

deuxièniâ {deu-z{\ adj. num. ord. de deux. Personne qui occupe le second rang. N. m. Etage d'une maison, qui est au-dessus du premier.

deUxièlD.6ni6Ilt [deu-zi-è-me-man) adv. En second lieu, dans une énumération.

deux— DlâtS n. m. Bâtiment à deux mâts.

Deux-mers (canal des), canal projeté entre la Méditerranée et l'Océan, à travers le sud-ouest de la Fi-ance.

DeUX-NètlieS, nom donné à un département français, de l'empire de Napoléon lor, formé en 1801, après la conquête de la Belgique ; il était composé de la partie nord du Brabant, du marquisat d'Anvers et de la seigneurie de Malines. Il s'appelait ainsi du nom de deux rivières qui traversent le territoire, et il avait pour chef-lieu Anvers.

deux-points n. m. Signe de ponctuation, figuré par deux points superposés. 'V. point.

Deux-Ponts (enallem. Zweibrücken), v. de la Bavière i-hénane, ano. capit. du d, ché de Deux- Ponts, sur l’Erlbach, s.-affl. de la Sarre ; 14.000 h. Filatures.

deux-quatre n. m. invar. Musiq. Mesure à deux temps, qui a la blanche pour unité de mesure.

- fl

Mesure à deux-quatre.

Deux-Roses (guerre des), guerre civile, qui ensanglanta l'Angleterre de 1455 à 1485 et qui fut prolongée par la rivalité politique des deux maisons royales d'York et de Lancastre, lesquelles portaient dans leurs armes : la première une rose blanche, la seconde une rose rouge ; de là, sa dénomination. La maison de Lancastre triompha en la personne de Henri VII Tudor, vainqueur de Richard III à Bos- ■worth (1485) et dont le mariage avec Elisabeth d'York, fille d’Edouard IV, réunit sur une seule tête les droits des Deux-Roses ; mais l’aristocratie sortit épuisée de ces longues luttes. L’internement, à la Tour de Londres, d’Edouard V et de Richard d'York par leur oncle, Richard de Glocester, a fourni à Casimir Delavigne le sujet d'une tragédie célèbre ; les Enfants d' Édouard.

deux-seize n. m. invar. Mus. Mesure à deux

Mesure à deux-seize.

temps, peu usitée, ayant la croche pour unité de mesure.

Deux-Sè-vres (dép. des), département formé d’une partie du Poitou ; préf. Niort, s.-préf. : Bressuire, Melle, Parthenay ; 4 arr.. 31 cant., 336 comm., 337.627 h. 9® région militaire ; cour d'appel et évê-

sources des Deux-Sèvres.

Deux- S i c il e s ,

ancien royaume qui comprenait Naples et la Sicile. Son origine date de l'établissementdesNor- Tn a n d s en 1043, et il fut formé en 1130 par 1 a r é union de la Sicile et du duché de

principales res-

Armoiries du royaume des Deux-Siciles.

l’ouille. Longtemps gouverné par une branche de la maison des Bourbons, il fut annexé au royaume d Italie en 1860 ; il avait pour capit. Naples.

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^ Préfècfure Sous-Préiècture © Ch. 1. de Canton O Commune

deux-temps n. m. Musiq. Mesure écrite comme une mesure à quatre temps, mais qui se bat à deux, et s'indique par un C barré verticalement.

Mesure à deux temps.

déva. n. m. (m. sanscrit). Désire, dans les religions de rinde, tous les êtres divins en général. V. DÉVÎ.

dévalé© [lé] n. f. Action de dévaler, de descendre une pente.

dévaler [lé] y. a. (du préf. dé, et de val). Transporter en bas : dévaler du vin à la cave. V. n. Aller de haut en bas : les torrents dévalent des montagnes.

dévalisement [ze-man] n. m. Action de dévaliser; état de celui qui est dévalisé.

dévaliser [z€\ v. a. (du préf. dé, et de valise). Voler à quelqu’un ses effets, son argent. Piller, dépouiller de ses meubles : dévaliser une maison.

dévaliseur^ eus© [zeur, eu~ze] n. Celui, celle qui dévalise.

IDevambez (André), peintre français, né à Paris en 1867 ; a des qualités d'inventiop et de fantaisie amusantes et obtient des effets curieux eu prenant ses^sujets d’une perspective très haute.

devanâgari n. m. Ecriture moderne du sanscrit classique. Adjcctiv. : écriture devanâgari.

devancement [man] n. m. Action de devancer. Devancement d'apnel, terme officiel par lequel sont désignés, dans la loi du 21 mars 1903, certains engagements volontaires.

devancer rsé] v. a. (rad. devant. — Prend une cédille sous le c devant a ci o : il devança, nous devançons.) Précéder dans la marche où l'arrivée : les éclaireurs devancent l'armée. Précéder dans 1 ordre du temps : Vaurore devance le soi: il. Devancer l'appel, s’engager avant d'être appelc sous les drapeaux. Fig. Surpasser : devancer tous ses rivaux. Ant. Suivre, succéder.

devancier [si-é], ère n. Prédécesseur dans une fonction, une carrière quelconque, un genre d'études Lamarck fut le devancier de Darwin. PI. m. Aïeux, ancêtres : imiter scs devanciers. Ant. Successeur.

devant [uanj prép. (du préf, de, et de avant). A 1 opposite, en faee de, en avant de : regarder devant SOI. Antérieurement : devant le déluge. (Vx ) En présence de : devant le tribunal. Adv. En avant : marcher devant. N. m. Partie antérieure : passer

par devant. Prendre les devants, partir avant quelqu'un. Fig. Prévenir quelqu'un. Loc. prép. ; .Au-devant de, à la rencontre ; aller au-devant de quelqu'un ; par devant, en présence de (se dit surtout en terme de pratique) : par-devant notaire. Ci-devant, V. CI. Ant. Derrière, arrière. Prov. ; Les premiers vont devant, les plus diligents ont l’avantage.

de'VaDteau \t6\ n. m. Syn. de DEVANTiER. Tablier d’une voile.

de'Vailtier [ti-é] n. m. Tablier que portent les femmes du peuple . { V x . ) devantière n. f. Long tablier ou jupe fendue par derrière, que portent les femmes pour monter à cheval à califourchon.

Devant -les -Ponts, ,

comm. de la Moselle, près de Metz ; 2.HB0 h. Ch. de L devanture n. f. Revêtement de boiserie, qui garnit le devant d’une boutique. Par ext. Etalage.

dévasement fze-mtut]

n. m. Action de dévaser.

dévaser [zé] v. a. Débarrasser de la vase : dévaser un port.

dévastateur, triee

[vas -ta] adj. et n. Qui dévaste : Attila fut un grand dévastateur.

Devantier (xvi» s.).

Son résultat : les di-

dévastation \vas-ta-sion] n. f. Action de dévaster.

vastations de la guerre.

dévaster [uos-té] V. a. (lat. devastare). Rendre désert, ravager, ruiner, désoler, infester : les Allemands dévastèrent le nord de la France pendant la Grande Guerre.

Devaux [ud] (Paul), journaliste et homme d’Etat belge, né à Bruges, m. à Bruxelles (1801-1880). Il fut, dans son pays, le chef du parti libéral ii.odéré.

déveinard [vè-nar], e n. Qui a de la déveine.

déveine [vè-ne] n. f. (du préf. dé, et de veine). Mauvaise chance persévérante.

développable [lo-pa-ble\ adj. Qui peut être développé. Se dit d'une surface que l’on peut développer sur un plan sans déchirure ni duplicature : la surface du cône est développable.

développante [/o-pan-te] adj. f.Gêom. Courbe développante, courbe considérée comme décrite par

DÉV

DÉV

l’extrémité d'un fil d'abord enroulé sur une courbe à laquelle il est fixé par son autre extrémité et que l'on déroule de façon qu'il reste toujours tendu. N. f. ; une développante.

développateur [lo-pa] n. m. Photogr. Corps susceptible de développer l'image latente. (On dit plus souvent révélateur.)

dé'VeloppéO [lo-pé] n. f. Géom. Développée d'une courbe plane, courbe lieu des centres de courbure de la courbe plane.

dé'Veloppenaent [lo-pe-man\ n. m. Action de développer ; son résultat. Croissance des corps or-

f anisés. Extension progressive : le développement es sciences. Algéb. et géom. Action de développer. Photogr. Suite d’opérations ayant pour but de faire apparaître l'image latente. Veloc. Distance que parcourt un cycle pendant un tour complet du pédalier ; un développement de 6 mètres.

— Enoyol. Photogr. Le développement se fait à la lumière rouge ou verte du laboratoire. On utilise à cette opération les réactions chimiques auxquelles donnent lieu les sels d'argent exposés à la lumière en présence de certains agents réducteui’s (oxalate ferreux, acide pyrogallique, hydroquinone, métol, diamidophénol, glycin, etc.), appelés dans la cireonstance des révélateurs. Après le développement, la plaque, la pellicule ou le papier doivent être fixés dans un bain d’hyposulflte.

— Encycl. Le développement d’un eycle est variable avec le rapport e .istant entre la roue motrice et les diamètres respectifs des pignons. Pour le calculer, il suffit de multiplier la circonférence do la roue par le quotient obtenu en divisant le nombre des dents du grand pignon par le nombre des dents du petit ; ou, si l’on préfère, en multipliant cette circonférence par le nombre de dents du grand pignon et en divisant le résultat par le nombre des dents du petit pignon. Ainsi, pour une roue de 0^,70 de diamètre, ou, en chiffres ronds, de 2“,20 de circonférence avec des pignons ayant respectivement 22 et 9 dents, le développement est : 2i»,20 X 22

développer Uo-pé] v. a.

id. de envelopper). Oter l'e

A. Deveria.

allure charmante. — Eugène, son frère, né à Paris, m. à Pau (1805-186B) ; peintre d’histoire de valeur, auteur de : la Naissance de Henri I V, la Mort de Jane Seymour, etc.

dévernir \vèr] v. a. Oter lèverais de ; l'humidité dévemit les meubles.

dé vernissage [vèr-ni-sa-ie'\ n. m. Action de dévemir.

déverrouiller [vè-rou, il mil., é] v. a. Tirer, ôter le verrou : déverrouiller une 'porte. Mettre en liberté : déverrouiller des prisonniers.

(du préf. déy et du rad. de envelopper). Oter l’enveloppe de quelque chose : développer un paquet. Dérouler, déployer : développer une carte. Donner de l'accroissement, de lo. îoTce \ la gymnastique développe le corps. Fig. Expliquer avec détail : développer sa pensée. Géom. Développer une surface, l'appliquer sur une autre. Algèb. Développer une fonction, une série, trouver les différents termes qui y sont renfermés. Développer U7i calcul, effectuer les opérations indiquées, de manière que chaque résultat partiel soit le plus simple possible. Photogr. Faire apparaître l'image sur la gélatine sensibilisée, après l’exposition de celle-ci dans la chambre noire. Véloc. Franchir, en parlant de l'espace parcouru pendant un tour complet des pédales : bicyclette qui développe 6 mètres. Se développer v. pr. S'étendre ; devenir plus ample, pius fort, progresser : la raison se développe avec l'age. Ant. Envelopper.

d6'V6Ilir V. n. (lat. devenire. — Se conj. comme venir.^ Etre en voie d’être quelque chose : de riche devenir pauvre. Ne savoir que devenir, être dans une situation très embarrassante ou très pénible. Que devins-je ? que devint-il ? etc., quel fut mon trouble, son saisissement I etc. Devenir à rien, maigrir; se réduire considérablement. Le devenir n. m. Mouvement progressif par lequel les choses se transforment.

dé’Veilter \van-té] v. a. (du préf. dé, et de vent). Mar. Placer derrière un objet qui intercepte le vent. Déventer les voiles, brasser au vent.

Deventer [vèn-tèr], v. des Pays-Bas (prov. dOveryssel), sur l’Yssel ; 33.000 h. Cathédrale gothique; bel hôtel de ville. Fonderies, tapis, déverdir [uèr] v. n. Perdre sa couleur verte, dé'verdissa.ge [vèr-di-sa-je\ n. m. Action de déverdir.

dé’V'ergondag© [vèr] n. m. Libertinage ef- D'onté : le dévergondage fut à son comble sous la Régence. Fig. Ecarts extrêmes: dévergondage d'imagination. Ant. Modération, retenue.

dévergondé, e [uèr] adj. et n. (du préf. dé. et de vergogne). Qui mène publiquement une vie licencieuse. Ant. Retenu, modéré, modeste.

dévergondement [vèr, man] n. m. Etat dévergondé. (Vx.)

dévergonder [vèr-ghon-dê\ (se) v. pr. se jeter dans le dévergondage.

déverguer [vèr-ghé] ou désenverguer [zan-vèr-ghé'\ v. a. Dépouiller de ses vergues : déverguer un mât.

jDeveria (Achille), dessinateur et graveur français, né et rn. à Paris (1800-1857) ; auteur de beaux cartons de vitraux, d’aquarelles et de dessins d une

Devises : 1. De France, avant 1789 : Montjoye Saint-Denis ; 2. De la première République : Liberté, Egalité, Fraternité ; 3. De ville (Paris) ; Fluctuât nec mergitur (H flotte et ne sombre pas) ; 4. De province (Normandie) : Dieu ayde (Dieu aide) ; 5. De roi (François P‘‘) : ISutrüco et extinguo (Je nourris et j’éteins) ; 6. De famille noble (Montmorency) ; Aplanos (Sans errer) ; 7. De corporation (des bouchers avant 1789] : Rien n’est meilleur que vivre en unité ; 8. De maison de commerce

(Maison Larousse) : Je sème à tout vent.

devers [uèr] prép. (préf. de, et uers). Du côté de : aller devers quelqu'un (Vx.) Par devers loc. prép., en présence de : par devers le juge. En la possession de : retenir par devers soi.

dévers, e [uè?% Dèr-se] adj. (lat. deversus). Qui n'est pas droit, d’aplomb, en parlant d’un mur, d'une colonne. N. m. Défaut d'aplomb, inclinaison : voie en dévers. Crochet avec lequel on manie le fer, dans les forge.s.

déversement [vèr-se-man] n. ra. Action de déverser les eaux d'un canal; son effet. Action de pencher d’un côté : le déverseiyient des couches géologiques.

déverser [uér-sëj v. n. (préf. dé. et verser). Pencher, incliner : ce mur déverse. S'épancher, se répandre. V. a. Epancher, faire couler. Fig. Répandre ; déverser le mépris sur.

déversoir [vèr] n. m. Endroit par où s’épanche l'excédent de l'eau d’un canal, d'un étang, etc. dévertagoir n. m. Petit ciseau de tonnelier. Devesset, comm. de l’Ardèche, arr. et à 58 kil. de Tournon ; 1.540 h.

dévestiture [uès-ïz] n. f. Dépossession, dévêtir v. a. (Se conj. comme vêtir.) Déshabiller : dévêtir un ôZessé. Oter un vêtement: dévêtir son habit. Se dévêtir v. pr. Se dégarnir d'habits. Ant. Vêtir.

devêtissemeilt [^i-se-îîian] n. m. Action de dévêtir. Dr. Dessaisissement. (Peu us.)

dêvîn. f. Nom général de toutes les divinités féminines de l'Inde. V. déva.

déviateur, trie© adj. Qui produit la déviation : les masses de fer exercent sur l'aiguille de la boussole une influence déviatrice. N. m. Appareil permettant de faire dévier un ballon de la direction du vent, dans un voyage aéro-maritime.

déviation [si-on] n. f. Action de dévier : déviation de la lumière. Changement dans la direction naturelle : déviation des os. Fig. Ecart, variation dans la conduite : déviation de principes. Passage d'humeurs dans des canaux qui ne leur sont pas affectés.

— Encycl. Chir. C'est principalement à la colonne vertébrale que s'applique le mot de déviation. On distingue la déviation à convexité en arrière ou cyphose ; celle à convexité en avant ou lordose ; enfin, celle à convexité latérale ou scoliose. La cause principale de ces déviations est la tuberculose des vertèbres ou mal de Pott ; mais souvent, aussi, la déviation est due au rachitisme. On traite les déviations par la gymnastique orthopédique, le port de corsets plâtrés et le redressement lent par compression.

En médecine, les déviations utérines ont également une grande importance. On distingue la version et \db flexion, qui peuvent être en arrière, en avant ou latéralement. Le traitement consiste dans le redressement.

dévidage n. m. Aotion de dévider.

dévider [dé] v. a.

(préf. dé, et vider). Mettre en écheveau ou en peloton du fil, de la soie, etc. : dévider un cocon. Faire passer entre ses doigts : dévider son rosaire. Fig. Démêler, dévideur, euse

[eu-ze] n. Qui dévide.

dévidoir n. m. Instrument pour dévider le lin, la laine ou le coton en bobines.

Devienne (François), flûtiste et compositeur français, né à Joinville (Haute-Marne), m. à Charenton L759-i803) ; auteur de plusieurs opéras ; les Visitancines, le Mariage clandestin, etc. Il mourut fou. il 1 iospice de Charenton.

dévier [nt-é] v. n. (lat. deviare. — Se conj. comme prier.) Se détourner : dévier de sa direction. Au flg. : dévier du droit chemin. V. a. Faire sortir de .sa direction : dévier vers un innocent les soupçons du juge.

Deville, comm. des Ardennes, arr. et à 14 kil. de Mézières, sur la Meuse ; 1.680 h. Ch. de f. Est. Ardoisières, fonderies.

Déville-lès-Rouen, comm. de la Seine-Inférieure, arr. et à 3 kil. de Rouen, sur le Cailly, affl. de la Seine ; 6.670 h. [Dévillois]. Filatures.

devin, eresse [vi-ne-rè-se] n. (du lat. divinus, divin). Qui prétend découvrir les choses cachées et prédire l'avenir. Fam. Je ne suis pas devin, je ne puis pas savoir ce qu’on ne me dit pas. Adj. Serpent devin ou subsiantiv. devin, nom vulgaire du boa constrictor.

— Encycl. Dr. Les gens qui font métier de deviner et pronostiquer, ou d'expliquer les songes, commettent une contravention punie d’une amende de 11 à 15 fr. et d'un emprisonnement de cinq jours en cas de récidive. Hist. Chez les Grecs, on distinguait les devins libres, sans caractère sacerdotal, et les associations religieuses attachées à un oracle. Les principaux devins furent Melampus, Amphiaraüs, Tirésias, Calchas, Helenus et Cassandre ; il faut y joindre les sibylles et les oracles. A Rome, la divination fut incorporée au culte public, et les devins appartenaient à des collèges sacerdotaux.

Devin du village (le), pastorale en un acte, paroles et musique de J. -J. Rousseau (1752). Cette œuvre eut du succès à son apparition ; cependant, le sujet du poème est une bergerie fade ; les mélodies, qui ont un cachet de simplicité, sont gauches ; l'harmonie est pauvre et incorrecte.

deviriable adj. Qui peut être deviné. (Peu us.) devinaille [na, il mil., e] n. f. Art ou profession du devin. Action de deviner (en mauv. part). Devinette.

devinenieilt [man] n. m. Action de deviner, deviner [nfl v. a. (de devin). Prédii-e ce qui doit arriver : deviner l'avenir. Juger par conjecture: j'avais deviné qu'il pleuvrait. Pénétrer : deviner un homme. Trouver le mot de : deviner une énigme. AllUS. HTTÉR. V. OSER.

devinette [nè-te] n. f. Ce que l'on donne à deviner : poser une devinette. Jeu où U faut deviner. Ex. : Qu'est-ce qui s’allonge et se raccourcit en même temps? — La vie. A la devinette s’ajoute souvent le calembour. Ex. : Quel est l'animal qui nourrit son véhicule ? — La chèvre, parce qu’elle nourrit son cabri au lait [cabriolet).

devineur, euse [eu-ze] n. Se dit familièrement d'une personne qui devine.

dé virage n. m. Action de dévirer : le dévirage d'un cabestan. Desserrement d’une vis, sous l’influence de chocs.

dévirer [ré] v. a. (de dé, et virer). Tourner en sens contraire : dévirer un cabestan.

De vlris illustribus urbis Romæ, Des hommes illustres de Rome, par Lhomond (vers 1775) ; ouvrage d'enseignement, qui contient en latin un abrégé de l'histoire romaine. (Ou dit aussi, par abrév. : le Db VI RI s.)

dévirolage ou dévirolement [man] n. m.

Action de déviroler.

déviroler [lé\ v. a. Retirer les flans de la virole, après la frappe.

de'Vis [uz] n. m. (subst. verb. de deviser). Propos, entretien familier. (Vx.) Etat détaillé d’un ouvrage d'architecture, de menuiserie, etc., avec les prix estimatifs : établir un devis.

— Encycl. Dr. On appelle devis l’état estimatif des ouvrages qu’un architecte, maçon ou tout autre entrepreneur s'oblige à faire, et des matériaux qui doivent y entrer. Le marché est la convention par laquelle une personne charge une autre personne de faire un ouvrage, tel qu’une construction, moyennant un prix. La loi désigne sous le nom de niaitre celui qui passe un marché avec un entrepreneur.

liOrsqu'un architecte ou un entrepreneur s'est chargé de la construction à forfait d un bâtiment, d'après un plan arrêté et convenu avec le propriétaire du sol, il ne peut demander aucune augmentation de prix, ni sous le prétexte de l'augmentation de la main-d’œuvre ou des matériaux, ni sous celui de changements ou d’augmentations faits sur ce plan, si ces changements ou augmentations n’ont pas été autorisés par écrit, et le prix convenu avec le propriétaire.

Le maître peut résilier, par sa simple volonté, le marché à forfait, quoique l’ouvrage soit déjà commencé, en dédommageant l’entrepreneur de toutes ses dépenses, de tous ses travaux et de tout ce qu'il aurait pu gagner dans cette entreprise.

Le contrat de louage d'ouvrage est dissous par la mort de l’ouvrier et par celle de l’architecte ou entrepreneur. Mais le propriétaire est tenu de payer à la succession de l'architecte la valeur des oiivrages faits et celle des matériaux préparés et utilisables.

L’entrepreneur répond du fait des personnes qu'il emploie. Les devis doivent être établis sur pa]»ier timbré de dimension et enregistrés.

dévisager Iza-jé] v. a. (Prend un e après le g devant a et o : il dévisagea, nous dévisageons.) Défi-

Devienne.

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