‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 726 sur 1225 · Cagette à fleurs ; 23. Toilclle 8imar · texte numérisé non relu

Cagette à fleurs ; 23. Toilclle 8imar

— Encycl. Dr. Le mineur est émancipé de plein droit par le mariage. Le mari majeur est, de plein droit, curateur de sa femme mineure.

Le mineur, même non marié, peut être émancipé par son père, ou, à défaut de père, par sa mère, lorsqu'il a atteint l'âge de quinze ans révolus. Cette émancipation s'opère par la seule déclaration du père ou de la mère, reçue par le juge de paix du canton.

Le mineur resté sans père ni mère peut aussi, mais seulement à l'âge de dix-huit ans accomplis, être émancipé, si le conseil de famille l'en juge capable. En ce cas, l'émancipation résulte de la délibération qui l'a autorisée et de la déclaration du juge de paix en sa qualité de président du conseil de famille.

Le mineur émancipé passe les baux dont la durée n'excède pas neuf ans ; il reçoit scs revenus et fait tous les actes qui ne sont que de pure administration. Mais le mineur émancipé est assisté du curateur dans tous les autres actes : ainsi, il ne peut in^ tenter une action immobilière, ni y défendre, ni même donner décharge d'un capital mobilier sans l'assistance de son curateur, qui, au dernier cas, surveille l’emploi du capital reçu. Il ne peut faire d'emprunts, sous aucun prétexte, sans une délibération du conseil de famille, homologuée par le tribunal de première instance.

Il ne peut non plus vendre ses immeubles, emprunter, hypothéquer, transiger, accepter ou refuser un héritage, sans observer les formes prescrites au mineur non émancipé.

Le mineur émancipé qiui fait un commerce est réputé majeur pour les faits relatifs à ce commerce. L'émancipation peut être retirée au mineur qui a outrepassé sa capacité. En ce cas, le mineur rentre en tutelle jusqu'à sa majorité. Le mineur assisté par ceux qui ont qualité pour consentir à son mariage peut valableEiient stipuler par contrat de mariage ; il est. en ce cas, réputé majeur.

émanciper |^é v. a. {\a.t. emandpare ; de e, de, et maneipare. vendre par le mode de la mancipation). Mettre hors de tutelle, hors de la puissance paternelle: émanciper un mineur ; le mari aye émancipe de plein droit les époux. Affranchir de quelque entrave; la science émancipe l'homme. Fig. S’émanciper V. pr. Fam. Prendre trop de libertés.

émandibulé, e adj. Zool. Qui est privé de mandibules.

émaner [né', v. n. (lat. emanare; de e, de, et manare. couler). Se détacher, s'exhaler des corps ; la lumière qui émane du soleil. Fig. Tirer sa source, découler de : l'amour émane des sens.

émargement \je-man] n. m. Action d'émarger. Ce qui est émargé ou porté en marge. Par ext. Payement d'un traitement. Feuille d'émargement, feuille que signe un employé en x-ecevant son traitement.

émarger [jé] v. a. (du préf. é. et de marge. — Prend un e muet après le g devant a et o ; il émargea, nous émargeons.) Couper les marges : émarger une estamp ■. Signer en marge d'un compte, d'un état, etc., en particulier quand on touche un traitement. Absolum. Toucher un traitement : émarger au budget.

émarginé, e adj. Rot. Qui est échancré superficiellement et à l'extrémité.

émarginule n. f. Genre de mollusques gastéropodes, dont une espèce vit sur les côtes d'Europe, émasculation n. f. Syn. de castration.

émasculer hnas-ku-W. v. a..(lat. emasculare). Priver des attributs de la virilité ; châtrer. F'ig. Mutiler, affaiblir l'intelligence.

Ématllîe [tfl, province de l'ancienne Macédoine, dont la capitale était Jidesse.

Émaux et Camées, recueil de poésies de Théophile Gautier. Livre d'art pur, descriptif, d'une perfection nette, fine et un peu sèche (1832).

Embabeh. [èm'-ba-bè], village de la Basse- Eo-ypte, sur la rive g. du Nil, en lace de Boulaq, près duquel fut livrée la bataille dite » des Pyramides >> (21 juin. 1798).

embabouiner [an, né\ v. a. (du préf. en, et de babouin). Enjôler, décider une personne, par des cajoleries, à faire quelque chose. (Peu us.)

embâcle [an, n. m. (du préf. en, et du rad. de débâcle). Amoncellement de glaçons dans un cours d'eau : les embâcles sont très dangereux.

— Encycl. Pendant les hivers rigoureux, il se forme dans les fleuves et les cours d'eau des embâcles. véritables digues de glace compacte. Le regel est la cause principale de la formation des embâcles. La surfusion y joue aussi un rôle important. Si une crue soulève toute la nappe solidifiée, celle-ci se détache du fleuve, et elle est quelquefois assez puissante pour occasionner la destruction complète de ponts, de digues et de quais. -

emballage tan-ba-la-je] n. m. Action d'emballer; frais de port et d'emballage. Par e.rt., nom donné aux paniers, caisses, etc., dans lesquels on emballe. Sports. Action d'un coureur qui, à l'approche du but, fournit son maximum de vitesse.

— Encycl. Comm. Pour l'emballage des marchandises communes, on n'emploie que de la paille ou du foin, que Ton recouvre d'une toile grossière, cousue et serrée avec une corde dont l'extrémité reçoit, s'il y a lieu, le plomb de la douane. On appose sur le ballot les mentions fragile, haut et bas, lorsque la nature des objets emballés le commande. On emballe les plantes d'ornement dans des paniers plats et circulaires ; on dispose les pots sur le. fond, et, dans les intervalles, on tasse fortement de la paille, de la fougère et de la mousse. On couvre le panier d'un réseau fortement assujetti de brins d'osier, puis d'une autre couverture de paille.

La question de l'emballage des fruits et légumes de primeur, comme aussi des fleurs coupées, a pris une importance considérable et, en même temps que se multipliaient les débouchés offerts à ces produits, les formes des emballages se modifiaient de façon telle, que les produits emballés pussent, malgré, parfois, la longueur du trajet, arriver aux destinataires dans toute leur fraîcheur. Ces emballages sont de différents modèles : paniers ronds ou carrés, hauts ou plats, balles de toutes sortes (en osier, roseau, sorgho, etc.), caissettes à claire-voie, boites en carton, etc. Dans l'intérieur de ces récipients eux-mêmes, et pour éviter au produit emballé les chocs en cours de route, on fait usage de paille, fibre de bois, mousse, poudre de liège, sciure de bois, tourbe, carton ondulé, etc.

— Douanes. Les emballages qui ont par eux-mêmes une valeur marchande sont taxés indépendamment des marchandises. Dans le cas contraire, ils sont soumis aux mêmes droits que les marchandises, lorsque celles-ci sont taxées au brut, et importés en fran¬

chise lorsque les marchandises sont taxées au net, à la valeur, au nombre, à la mesure, ou exemptes de droits.

emballemeilt [an-ba-le-man] n. m. Action de s'emballer. Fam. Action de se laisser emporter : enthousiasme exagéré: le Français est prompt aux emballements.

emballer [an-ba-is\ v. a. (du préf. en, et de éaffei. Mettre en balle, en caisse; emballer des fruits avec précaution. Fam. Mettre en voiture, faire partir; arrêter; réprimander. V. n. Véioc. Faire un einballage. S’emballer v. pr. Se dit d'un cheval qui échappe à la main, et, par ext., d'une personne qui se laisse emporter parla colère, l'enthousiasme, etc, Ant. Déballer.

emballeur [an-ba-leur] n. m. Dont la profession est d'emballer. Fam. Trompeur, hâbleur, faiseur. Adjectiv. : ouvrier emballeur.

embàllonure ou emballonura [an-ba-lo] n. m. Genre de mammifères chiroptères, comprenant des chauves-souris propres à l'Océanie.

emballotter [an-ba-lo-té\ v. a. Disposer des marchandises dans des ballots.

embander [an-ban-dé\ v. a. Envelopper de bandes ; embander un enfant-

embanquer [an-ban-ké] v. a. Amener sur un banc de pêche. 'V. n. Arriver sur un banc de pêche.

embarbe [an] n. f. Dans le tissage, ficelle, maintenant les cordes du semple qui ont été prises lors de la lecture de la carte.

embarber [an-bar -bi] v. a. Mettre une barbe à ; embarber un masque.

embarbouiller [an-bar-bou, H mil., é\ V. a. Barbouiller beaucoup. Fam. Faire perdre le fil de scs idées. S’em'oarbouiller v. pr. Ne plus savoir ce que l'on dit; s'embarbouiller dans ses explications.

embarcadère [an] n. m. (esp. embarcadero ; de embarcar. embarquer). Cale ou jetée poirr rembarquement. Lieu de départ d un chemin de fer. Ant. Débarcadère.

embarcation [an, si-on] n. f. Petit bateau non ponté, à rames, à voiles ou à vapeur: mettre les embarcations à la mer.

embardage [an] n. m. Action d’embarder.

embardée [an-bar-dé]^ n. f. Ecart brusque que fait un navire, une automobile, etc. (On dit plus rarement EMBARDEMENT n. m.)

embarder [an-bar-déj v. n. Faire une embardée. Pop. Tergiverser, faire des digressions.

embargo \an] n. m. (mot esp.). Défense faite par un Etat, aux navires étrangers, à titre de représailles, do sortir des ports dans lesquels ils se trouvent; lever l'embargo. (V. angarie.) Fam. Interdiction de circuler; confiscation: mettre l'embargo sur des livres, sur des journaux.

embarillage fan, il mil.] n. m. Action d'embariller; l'embarillage de la poudre à cation.

embariller [an, il mil., e] v. a. Mettre en baril: embariller des harengs.

embaronner [an-ba-ro-n£\ v. a. Fam. Qualifier de baron. (Vx.)

embarquant 'an-bar-kan], e n. et adj. Se dit d'une personne embarquée à un titre quelconque a bord d'un navire.

EMB

EMB

Embarcations réglementaires de la marine française : A, chaloupe ; B, chaloupe à vapeur ; C, canot major ; D, canot Bertlion ; E, embarcation plate de maître calfat ; G, baleinière ; 11, youyou.

embarquement [an-bar-keman] n. m. Action de s embarquer ou d'embarquer ; l'embarquement des yècheiirs d'Islande; embarquement de marchandises.

Milit. L'emharquemcnt en chemin de fer., opération qui consiste à faire monter et à disposer dans les wagons les hommes , les chevaux, le matériel, les canons, etc.

Ant. Débarquement.

— Encycl. Douanes . L'embarquement des marchandises ne peut avoir lieu que dans l’enceinte des ports, et aucun navire, chargé ou sur lest, ne peut sortir de ce port sans être muni d'un manifeste visé par la douane.

Embarquement our Cythère (1').

. Cythère.

embarquer

[an-bar-ké] v. a. (du préf. en, et de barque). Mettre dans une barque, dans un navire : embarquer des provisions. Recevoir dans le navire, en parlant d'eau qui passe pai'-dessus bord: embarquer une lame. Fig. Engager : embarquer quelqu'un dans une méchante affaire. Y. n. Monter dans un navire, ou. par e.rt., dans une voiture, un wagon. Partir en voyage. Pénétrer dans un navire par-dessus bord : la mer embarnia. S’ombarquer v. pr. Monter dans un navire, Fig. S'engager, se lancer, s'aventurer : s'embarquer dans un procès. Loc. prov. ; S' embarquer sans biscuit, sans boussole, entreprendre un voyage, une affaire, sans être pourvu des choses nécessaires. Ant. Débarquer.

embarras [an-ba-ra\ n. m, (de embarrasser). Obstacle, encombrement: un embarras de voitures. Fig. Grands airs, prétentions : faire des embarras, ses embarras. Irrésolution: être dans un grand embarras. Pénurie d’argent ; situation pénible : se trouver dans l'embarras. Trouble, émotion: e.rcusez son embarras. Pathol. Embarras gastriqxie, commencement d'obstruction dans l’estomac. Pop. Ce n'est p.‘is l'embarras, sorte de restriction, qui corrige ce que l'on vient de dire, indique qu'il ne faut pas y attacher grande importance, ou annonce une explication. Ant. Débarras, aisance, désinvolture.

— Encycl. Pathol. L'embarras gastrique est une intoxication gastro-intestinale, qui peut être confondue parfois avec déltut de flève typhoïde ou paratyphoïde. Le malade a de la fièvre, des envies de vomir, de la diarrhée, de la soif, des sueurs, des vertiges ; la langue est blanche, etc. Un purgatif salin ou un vomitif, puis le régime lacté et les boissons chaudes viennent rapidement à bout de cette maladie bénigne.

embarrassant [an-ba-ra-san), 6 adj. Qui cause de l’embarras: colis, problème embarrassant.

embarrassé [an-6a-rn-sdl, e adj. Forcé, gêné: air embarrassé ; affaires embarrassées. Ant. Décidé, hardi, résolu.

embarrassement [an-ba-ra-se-man] n. m.

Embarras. (Vx.)

embarrasser [an-ba-ra-sél\ v. a. (ital. imharazzare). Causer de l’embarras, obstruer : embarrasser une rue. Gêner les mouvements : ce manteau m'embarrnss.'. Fig. Einbrouiller : embarrasser une affaire. Rendre moins net: embarrasser son style. Mettre en peine : votre question m'embarrasse. S’embarrasser V. pr. Etre ou devenir obstrué. Ant. Débarrasser.

embarrement [an-ba-re-man\ n. m. Action d'embarrer: F embarrement d'un fardeau.

embarrer [an-ba-ri] v. a. (de en, et barre). Placer un levier sous un fardeau pour le soulever. S’embarrer v. pr. Passer sa jambe de l’autre côté du bat-flanc, de la barre : cheval qui s'est embarré.

embarriquer [an-ba-ri-ké] v. a. Mettre en barrique.

embarrure [an-ha-m-re] n. f. Ecorchure que se fait un cheval contre les bat-flancs. Pénétration d’une esquille sous un os plat fracturé.

embas [an-ba] n. m. (du préf. en, et de bas). La artie basse de quelque chose. Loc. adv. : En emas, en bas. (Peu us.)

embase [an-ba-zé] n. f. Partie d'une pièce métallique servant d'appui à une autre.

embasement

[nn-ba-ze-man] n. m.

Base continue, qui fait saillie au pied d’un bâtiment.

embaSSUre [an- Embase : A, d’arbre de couche; ba-su-re\ n. f. Partie B, à fourche, de voiture. ùn four de verrier, qui

s’étend depuis le plan de la base jusqu'à la naissance de la voûte.

embastillement [an-bas-ti, mU., e-man] n. m. Action d’embastiller.

embastiller [an-bas-ti. il mil., é] V. a. Mettre à la Bastille : Latude fut embastillé par ordre de de Pompadour. Mettre en prison. Entourer de fortifications ; embastiller une ville.

embastioimemeilt [an-bas-ti-o-ne - mai^ n. m. Action d'embastionner.

embastionner [an-bas-ti-o-né] v. a. Entourer de bastions : embastionner une ville.

embatage [an) n. m. Techn. Y. embattage. embâtage [an] n. m. Action d'embâter.

embatalHement [an-6a-fa, il mil., e-man' n.

m. Passage de Tordre en colonne à Tordre en bataille, embatailler [an-ba-ta, il mil., é] V. a. Ranger

en ordre de bataille : embatailler une armée.

embataillonner [an-ha-ta, U mil., o-,iéj v. a. Former en bataillon (des soldats).

embâter [an-ba-té\ v. a. (du préf. en, et de bât). Mettre le bât à une bête de somme : embâter un mulet.

embatoir ou embattoir [an-ba-toir] n. m. Fosse étroite où Ton place les roues à embattre.

embàtonner [an-bâ-lo-né] v. a. Remplir les cannelures d'une colonne de saillies en forme de bâtons. Fam. Armer de bâtons : embàtonner des gens.

embattage [an-ba-ta-je] ou, d'après TAcad.,, embatage [an] n. m. Action de fixer à chaud des bandages de fer autour d une roue.

embatteur [an-ba-teur] ou embateur [an]

n. m. Ouvi'ier qui place les bandages des roues de voitures ou de wagons.

embattre [an-ba-tre] ou, suiv. TAcad., embatre [an] v. a. (du préf. en, et de battre. — Se conj. comme battre.) Faire Tembattage.

embauchage [an-bo] n. m. Action d'embaucher : embauchage d'ouvriers. En mauv. part, action d'attirer par des manœuvres d'un atelier dans un autre. Crime que Ton commet, quand on excite des militaires à passer à l’ennemi ou à un parti de rebelles armés.

— Encycl. Dr. Quiconque, dans le but de nuire à Tindustrie française, a fait passer en pays étranger des directeurs, commis ou ouvriers, s’expose à ua emprisonnement de six mois à deux ans et à une amende de BU à 3.000 francs.

L'embauchage militaire est passible d'un châtiment qui peut aller jusqu’à la peine de mort ; accessoirement, la dégradation est prononcée si le coupable appartient à Tannée.

embauche [an-bô-che] n. f. Agric. Syn. de e.\i- BOUcuE. Pop. Syn. de embauchage.

embauchée [an-bô-ché] n. f. Commencement ou reprise du travail dans les arsenaux.

embaucher [an-bô-ché] v. a. tdu préf. en, et de hauche, radical qui a donné aussi débaucher). Prendre un ouvrier: embaucher des maçons. Engager, enrôler par adresse : embaucher des électeurs. Chercher à attirer dans son armée les soldats de l'ennemi : embaucher un soldat.

embaucheur, euse [an-bô , eu je] n. Qui embauche, engage.

embauchoir [an-bô] n. m. Instrument de bois qn’on introduit dans des bottes, des bottines, pour les élargir ou en conserver la forme.

embauchure [an-bô] n.f.

Fourniture de tous les ustensiles nécessaires dans une saline ou une raffinerie à sel.

embaumement [an-hn-

)?te-?7ta)i] n. m. Action d'embaumer. Conservation artificielle des cadavres : l'embaumement était pratiqué par les Egyptiens au moyen du natron.

— Encycl. La conservation artificielle des cadavres était obtenue autrefois par Temploi de substances balsamiques, d'où le nom d’embaumement. On y a substitué Tusage d'injections dans les artères, de substances aniiputrides (sulfate ou chlorure de zinc, solutions phéniquées, sublimé, etc.). Variot a préconisé les procédés galvanoplastiqués. Au préalable, on enlève Tenoépbale, les intestins et les organes thoraciques.

embaumer [an-bü-mé] v. a. (de en, et baume). Remplir d’une odeur suave : embaumer un coffret. Répandre Todeur de : embaumer la violette. (Dans ce sens, embaumer peut être considéré comme un verbe neutre ; comme serait sous-entendu.) Ahsolum. Remplir un corps mort d'aromates pour en empêcher la corruption. V. n. Répandre un parfum agréable : ces fleurs embaument. Ant. Empester, infecter.

embaumeur [an-bô] n. m. Celui qui fait mélicr d’embaumer les corps.

embauSSer roir-ào-siij v. a. Garnir de scs baux : einbausser une frégate.

embêchage n. m. Profondeur du labour à la bêche.

embecquer [an-bè-ké] v. a. (du préf. en. et de fcec). Donner la becquée, en parlant des petits oiseaux.

embecquetage [an-bè-ke] n. m. Action d'enibeoqueter.

embecqueter [an-bè-ke-té] v. n. (Prend un è ouvert devant une syllabe muette: il embecquète.) Avoir le cap à l'entrée d'un détroit et donner dedans.

embéguiuer \an-bé-ghi-né] v. a. Coiffer d'un béguin. Fam. Infatuér: onl’aembégiiinédecetteidee.

smbell© [an-bé-le] ou bclie [bô-lé] n. f. (de en, et belle). Partie du pont d'un navire, comprise entre les gaillards.

embelli [an-bè-U ],e)adj.Devenu, rendu plusbeau. embelliè [an-bè-lî\ n.f. (du préf. en, et de beau). Eclaircie qui se produit pendant ou après une bourrasque. Fig. Circonstance favorable, bonne occasion.

embellir [an-bè-lir] V. a. Rendre beau : les peintres embellissent souvent leurs modèles. Orner. Fig. Embellir une histoire, Torner aux dépens de la vérité. Y. n. Devenir beau. Fam. Ne faire que croître et embellir, s’accroitre soit en bien, soit surtout en mal. Ant. Enlaidir.

embellissant [an-bè-li-san], 0 adj. Qui embellit, qui orne, qui décore.

embellissement [an-bè-U-se-man] n. m. Action d’embellir. Ce qui embellit: les embéllissemenis d'une ville.

embelliSSenr, euse [an-bè-H-seur, eu-ze] n. Celui, celle qui a la manie des embellissements.

emberlifleoter [atl-bèr, té] v. a. Pop. Embarrasser. Entortiller. Faire tomber dans un piège,

emberlifleoteur , euse [ an-bér , eu-ze } adj. et n. Celui, celle qui emberlificote.

emberloquer ou emberlucoquer (s’> ’san-hèr, ké\ v. pr. Se coiffer d’une opinion, s’en préoccuper sans cesse.

embesogné [an-be-zo-gné], eadj. Fort occupé, (Peu us.)

embêtant [an-bè-tan], e adj. Pop. Ennuyeux, embêtement [an, man] n. m. Pop. Action d'embêter. Contrariété, ennui : avoir des embêtements, embêter [an-bè-té] v. a. (du préf. en, et de bête). Pop. Ennuyer, agacer quelqu’un. S’embêter v. pr. S'ennuyer beaucoup.

embeurrer \an-beu-ré] v. a. Garnir d'une couche de beurre : embeurrer une tartine.

embichetage [an] n. m. Distance qui se trouve entre le centre de la petite platine et le centre de la grande, dans une montre.

emblaison [a'n-blé-zon] n. f. Dialect. Saison des semailles.

embla'Sfage [an] n. m. Action d’emblaver, embla've [an] n. f. (de emblaver). Terre où il y a du blé nouvellement semé ou déjà levé.

embla’ver [an-bla-vé] v. a. (de en, et du lat. bladum, blé). Semer une terre en blé ou en toute autre graine.

embla'VUre [an] n. f. Terre ensemencée de blé, emblayer [an-blè-ié] v. a. (autre forme de emblaver. — Se conj. comme balayer.) Encombrer, embarrasser. (Vx.)

Emble, nom de la première femme, dans la. mythologie Scandinave.

emblée (d’) [dan-blé\ loc. adv. (de embler). Du premier coup, sans difficulté : emporter d'emblée une ville, une affaire.

emblématique fan] adj. Qui tient de Temhlème: les hiéroglyphes sont des figures emblématiques.

emblématiquement [an, ke-man] adv. D une manière emblématique.

emblème [an] n. m. (dugr. emblêma, ouvrage de marqueterie). Figure symbolique, avec des paroles sentencieuses. Objet visible, adopté pour figurer une idée. Attribut: les emblèmes de la royauté.

— Encycl. Emblème, symbole, attribut. Le symbole est constant, Vembléme est variable. Le symbole est regardé comme étant d’origine divine ou inconnue ; l’emblème est inventé par quelqu'un. Le symbole a avec l'objet auquel il se rapporte une analogie naturelle, facile à saisir ; l’emblème, au contraire, demande souvent un effort d'intelligence pour être compris, car, en général, il associe plusieurs idées différentes. Quant à l'attribut, c'est un objet qui accompagne ordinairement, plutôt qu’il ne repré- I sente, certaines personnes et certaines choses ; Tattribut figure le plus souvent dans un ensemble artistique : c'est ainsi que le caducée est l'attribut de Mercure; le thyrse, celui de Bacchus ; la houlette, la musette, ceux des bergers ; le bandeau, la balance et le glaive, ceux de la justice, etc.

Principaux emblèmes et symboles :

Abeille, fourmi, symb. du travail, de Taclivité et de la prévoyance.

Aigle, symb. du génie.

Ailes du caducée, symb. de la diligence.

.lucre, symb. de Tespérance, du salut.

Blanc (couleur), embl. de l’innocence, de pureté, de fête.

Bleu (couleur), embl. de la fidélité.

Boule, embl. de Tineonstancc.

Caméléon, symb. de Tineonstancc dans les opinions. Chêne, embl. de la force.

Chien, symb. de la fidélité.

Collier, symb. de la servitude.

Colombe, symb. de la fidélité conjugale.

Colonne tronquée, symb. d'une vie trop tôt brisée. Coq, symb. de la vigilance.

Corne pleine de fmits, d’épis de blé, symb. de l'abondance.

Cours d'un fleuve, embl. de la vie.

Doigt posé sur les lèvres, symb. du silence, de la discrétion.

I■'(lucille, symb. des moissons.

Femme debout sur une roue, symb. de la fortune. Figure appuyée sur une urne, représentation d'un fieuve, d'une rivière.

; Harpe, embl. de la poésie sacrée, i Ibis, cigogne, pélican, symb. de Tamour paternel. .laune (couleur), embl. de Tinfidélité.

Laur'ier, embl. de là gloire.

Lierre, embl. do la fidélité, de Tatlachement.

Lion, symb. de la force.

Kuiliaurhiurs :

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