De flûte; fl. De clarinette; 4. De hautbois ; 5. De
tuyau d’orgue.
veut jouer. Manière dont on embouche certains instruments à vent. Avoir une bonne embouchure, produire le son avec facilité et pureté.
embOUCler [an-6ott-/i:(éj v. a. Garnir d'une
boucle.
emboudiner [an, né] v. a. Mar. Recouvrir une pièce métallique de tours de quarantenier, emboudinure [an] n. f Mar. Gai niture de cordage mise autour dun objet en métal.
embouer [an-bou-é\ v. a. (du préf en, et de boue). Salir de boue : embouer une muraille.
embouquement ’an-bou-ke-man] n. m. Entrée d'une passe, d'un canal resserré entre deux terres.
embouquer [an-bou-ké] v. n. (du préf en, et de bouque ou bouche). S’engager dans une passe étroite. Activ. : embouquer un canal.
embourbement [an, man] n. m. Action de s’embourber.
embourber [an-bour-bé] v. a. (du préf en, et de bourbe). Mettre dans un bourbier : embourber une voiture. Fig. Engager quelqu’un dans une mauvaise affaire. S’embourber v. pr. S’enfoncer dans la boue. Fig. S’empêtrer, s'avilir. Ant. Désembourber. embourder v. a. Afar. Syn. de BÉqUTLi.ER.
embourgeoisement [ an-bour-joi-ze-man ] n. m. Action f embourgeoiser ou de s’embourgeoiser.
embourgeoiser [an-hour-joi-zé] v. a. Fam. Allier à la bourgeoisie. Rendre banal, commun. S’embourgeoiser v. pr. Devenir bourgeois.
embourrage [an-bou-ra-je] ou embourrement [an-bou-re-man] n. ni. Action de remplir de bourre. Ant. Débourrage, débourrement.
embourrer [an-bou-ré] v. a. Garnir de bourre, embourrure an-bou-ru-re] n. f. Action d'erabourrer. Toile qui couvre la matière dont le tapissier embourre certains meubles.
emboursage [an] n. m. Action d'aplatir les cuirs au maillet pour en faire disparaître les plis.
emboursement [ati, man] n. m. Action d'enibourser ; l’ emboursement d'une somme. (Peu us.)
embourser [an-bour-sé]v. a. Mettre en bourse ; embourser une somme. (Peu us.) Fig. Recevoir abondamment ; embourser des coups. Ant. Débourser.
embOUSer [an-bou-zé] v. a. Salir ou enduire de bouse.
embout \an-bou] n. m. (de embouter). Garniture de métal ou d'une matière quelconque, qu'on met au bout d'une canne ou d'un manche de parapluie.
embouteillage [an-bou-te, il mil.] ou embouteillement [an-6ou (è, il mil., e-man] n. m. Action d'embouteiller: l'embouteillage d'un port.
embou'teiller [an-bou-tè. il mil., À v. a. Mettre en bouteilles : embouteiller du vin. Fig. Bloquer des navires dans une rade à goulet étroit, en obstruant ce goulet. Par ext. Obstruer de manière à arrêter la circulation : gare embouteillée.
embouteilleur \an-bou-tè, ll mil.] n. m. Celui qui met des liquides en bouteilles.
embouter [an-bou-té] v. a. Mettre un embout à l'extrémité d'une canne.
emboutir [ait] v. a. (du préf en, et de bout). Courber à froid, de manière à rendre convexe d un côté et concave de l'autre : casserole en. cuivre ernbouli. Revêtir d'une garniture mélallique : emboutir une comiche.
emboutissage [an-bou-ti-sa-jc] n. m. Action
d'emboutir les métaux. , . , ,
— Encycl. L'emboutissage, qui a pour objet de transformer une feuille métallique plane en feuille courbe, se fait à froid et à cliauti, tout en diminuant l'épaisseur de celte feuille. C est par 1 emboutissage qu'on obtient des récipients sans soudure, tels que les chtiiKlicrcs, casseroles, tubes, cartouches, bontons, jouets, etc. Sous pression hydraulique on est parvenu, par emboutissage des tôles d acier, a fabriquer (les roues de wagons, des chaînes d automobiles, etc. Les travaux en repoussé et toute l'orfèvre-
EMB
rie, les ornements en relief se font également par emboutissage.
emboutisseur [an-bou ti-seur, n. m. Ouvrier qui emboutit.
embOUtiSSOir [an-lfou-ti-soir] n. m. ou em— boutisseuse [ an-bou ti-seu-ze]n. f^Iarteau, machine pour emboutir.
embranchement [an-bran-che-man] n. m. Division du tronc d’arbre en plusieurs branches. Réunion de chemins qui se croisent.
Subdivision d une voie ferrée en voies secondaires. Ramification de tuyaux. Fig. Divisionprincipaled'une science, d'une série classée, etc., d'im règne de la nature, etc. ; les vertébrés forment un grand embranchement du règne animal.
— Encycl. Zool. L'idée de l'embranchement est due à Cuvier, qui l'inaugura en 1812. en répartissant les animaux en quatre embranchements : vertébrés, mollusques, articulés, rayonnés.
Aujourd'hui, on distingue le plusgénéralementdans le règne animal non plus quatre, mais neuf embranchements : arthropodes. cœlentéréSy échinodermes, mollusco'ides, mollusques, protozaires, tuniciers, vers et vertébrés. On réunit parfois les arthropodes et les vers en un seul embranchement sous le nom d'anne^és ; de même, les inolluscoïdes et les tuniciers sont classés par certains auteurs dans l’embranchement des mollusques.
embrancher [an-bran-ché] v. a. (du préf en, et de branche). Joindre ensemble plusieurs routes ou plusieurs tuyaux.
embraquer [an-bra-ké] v. a. ilfar. Tirer sur un cordage pour le raidir.
embrasement lan-bra-ze-man] n. m. Vaste incendie : l'embrasement de Troie. Ardente clarté : emh rasement du soleil couchant. Fig. Troubles, désordre dans un Etat.
embraser tan-bra-zé] v. a. (du préf en, et do braise). Mettre en feu : embraser une maison. Fig. Exciter d'ardentes discussions dans : embraser un Etat. Exciter une ardente passion chez.
embra.ssade [an-bra-sa-de] n. f Action de deux personnes qui s'embrassent.
embrassant [ait-ôm-san], e adj. Qui aime à embrasser.
embrasse \an-hra-sé\ n. f (de embrasser). Cordon ou bande qui sert à retenir un rideau. Dlas.
Pièce honorable, qui est 'me chape ouverte vers l’un des flancs de Técu. (V. la planche blason.)
embrassement [an-bra-se-man] n. m. Action d’embrasser, de s’embrasser.
embrasser [an-bra-sé] v. a. (du préf en, et de bras). Serrer dans ses bras : embrasser un fât de colonne. Donner un baiser : embrasser quelqu'un nu front. Fig. Environner, ceindre : l'océan embrasse ta terre. Contenir, renfermer : l'étude de la philosophie embrasse tout. Adopter, choisir: embrasser une religion, un parti. Entreprendre. Prov. : Qui trop embrasse mal étreint, celui qui entreprend trop de choses à la fois ne réussit dans aucune. Ai.lus. i.ittêr.:
Embrasse.
Embrassure : 1. Sans patins ; 2. A patins.
J’embrasse mon rival, mais c’est pour rétoutTer, cri de Néron, dans le Britannicus de Racine (IV, 3). Embrassons-nous, Folleville I titre d'un vaudeville de Labiche. Cette apostrophe interrompt toutes les explications que veut donner Folleville. On la rappelle plaisamment dans le même but.
embrasseur, euse \an-bra-seur, euze] n. et adj. Qui aime à embrasser.
embrassoires
’an-bra-soi-re] n. f pl.
Sorte de tenailles à mâclioires cintrées , pour saisir les creusets.
embrassure [an-bra-su-re] n. f Bainde de fer qui sert de ceinture à un tuyau de cheminée, une poutre, ete.
embrasure [anbra-zu-re | n. f (de embraser, pour ébraser). Ouverture d'une porte, d'une fenêtre. Ouverture prati- Embrasure : A, merlons ; quée dans un ouvrage de g genouillère ; C, joues, fortification pour tirer le
canon. Mar. Syn. de sabord. N. f pl. Ouvertures à la partie inférieure d’un haut fourneau.
embrayage lan-hrè-ia-Je] n, m. Action d’embrayer. Mécanisme "permettant d’embrayer ou de désembrayer. Ant. Débrayage.
— Encycl. Mécan. L'embrayage est 1 opération qui a pour but de rendre temporairement solidaires lune de l'autre deux pièces indépendantes ’ ni.achine. On obtient ce résultat au moyen, d ’ un manchon spécial dit d'embrayage ei muni de dents h él i CO ides qui, à un moment voulu, s 'engrènent ou se séparent. L’embrayage se fait à des manchons à piston
d'une
Embrayage : LA dents ; 2. A îrîrlion.
aussi en ayant recours il peut aussi se produire au moyen d'engrenages, l'une des roiœs étant calée sur l'arbre, l'aiitre folle sur un second arbre, mais susceptible d'être calée k son tour au iiioiiient
EM B
nécessaire. Pour les coiiiTDies. on fait usage d’une fourche oscillante qui l'ait passer celle courroie de la poulie folle sur la poulie fixe, ou inversement. On arrive aussi par embrayage à modifier le sens primitif du mouvement.
Dans la construction automobile, les •embrayagcslesplus répandus sont l’cînbrayatje à plateaux,
Yembraya'je à disques , Vernbraynge -par cônes de friction. Dans ce dernier, un cône mâle A est poussé par un ressort d'em brayage^ ôQJiS l'intérieur d'un cône femelle 13. Plus on écrase R, plus la friction augmente. On débraye ■en écartant les cônes par un levier et. en laissant revenir le levier, on embraye progressivement.
De cône A est ordinairement recouvert de cuir.
Citons encore : Vemhrayage à mâchoires, l'embrayage d ruban, Vemhrayage hydraulique et l'eînbrdyage électrique, etc.
embrayer [an-brè-ié\ v. a. (du préf. en, et de braie. — Se conj. comme balayer.) Etablir la communication entre le moteur d’une machine et les organes qu'il doit mettre en. mouvement. Ant. Débrayer.
embrayeur [an-brè-ieur] n. m. Levier pour embrayer.
embrelage [an] n. m. Action d’embrcler.
embreler •an bre-lé] v. a. (de en. et de l'anc. fr. hrael, cordage. — Prend un è ouvert devant une syllabe muette : y’eînôr/Ue.) Fixer avec des cordages le chargement d’une voiture.
embreloqué [an, ké], e adj. Garni de breloques.
embrènenient >an, ma^i] ou embrenage \an] n. m. Action d'embrener ou de s'embrener.
embrener \an-bre né\ V. a. (de en, et bran. — Se conj. comme amener.) Vop. Salir de bran. S’embrener v. pr. Se salir de matière fécale.
embrevage ou embreuvage n. m. Charp.
Syn. de emukèvemknt.
embrèvement ou embreuvement [an.
man] n. m. Assemblage de deux pièces de bois se
rencontrant obliquement et dans lequel la pénétration a la forme d'un prisme triangulaire.
embrever [an-hre-vé] (même orig. que abreuver. — Prend un è ouvert devant une syllabe muette : fembrève) ou embreuver.[an, vé] v. a. (du préf. en, et du rad. de abreuver). Joindre par un embrèvement.
embrigadenieilt [an, man] n, m. Action d’embrigader.
embrigader [a?i, dé] v, a. Mettre en brigade. Fig. Réunir sous une direction commune : embrigader des partisans.
embrocation ra?i, si-on] n. f. (dugr. embrokhê, enveloppe humide). Méd. Fomentation faite sur une partie malade avec un liquide gras, huileux. Ce liquide lui-inéme.
embrocîiage \an] n. m. Électr. Montage en série, mode de distribution tel que le courant traverse successivement les appareils intercalés dans le cii'cuit.
embroCtiement [an, man] n. m. Action d'embrocher : V emhrochement d'un poulet.
embroclier [an-hro-ché] V. a. (du préf. en, et de broche). Mettre en broche : embrocher un gigot. Percer d’outre en outre : embrocher son adversaire. Ant. Débrocher.
embroctieur [an] n. m. Celui qui embroche, embronchement [an, man] n, m. Assemblage de pièces embronchées.
embronciier [an-bron-ché] V. a. (de en. et broncher}. Placer des tuiles, des ardoises, de façon quelles s'cmiboîtent les unes dans les autres.
©mbroqliement [an, ke-man] n. ra. (de en, et brocher). Action de brocher un tissu, une étoffe, embrouillage n. m. Pop. Confusion, embrouillamini n. m. v. brouillamini.
embrouillarder (s’) [san-brou, il mil., ar-dé] v. pr. (de en, et brouillard). Fam. Se charger de brouillards : le temps s emhrouillarde. (On dit mieux s'embrumer.) Pop. Ressentir les premiers effets de l'ivresse ; commencer à avoir la vue trouble, embrouillement [a7i-brou, il mil., emian] n. m. Action d’embrouiller. Embarras, confusion.
embrouiller [an-brou, il mil., é] V. a. Mettre en désordre : embrouiller du fil. Mettre de la confusion. de l'obscurité : embrouiller une affaire. Fam. Ni vu ni connu, je t'embrouille. Se dit à propos d'une chose demeurée sans explication, d’une personne qui a disparu d’une façon mystérieuse, etc. S’embrouiller v. pr. Perdre le fil de ses idées : s'embrouiller dans une démonstration. Ant. Débrouiller, éclaircir.
embrouilleur, euse [an-brou, il mil., eu-ze] n. l'ersonne qui embrouille.
embroussaillé [a7i-67’OM-sa, U mil., é], e adj. Embarrassé de broussailles. Très mêlé : ^cheveux embroussaillés. Compliqué.
ombruger [an-bru-jé\ ou embruyer [nn.
bru-ié] V. a. (de an. et bruyère. — Prend un e mudt après le g devant a et o ; il enibrugea, nous embrugeons.) Syn. de emdruvérer.
embruiaé, e adj. Couvert de bruine.
embrumer Jan-hru-mé] v. a.fde o?i. et bru.me) Envelopper de brumes, de brouillards. Fig. Assombrir. attrister : les craintes embrument l'avenir. S’embrumer v. pr. Se cliargcr de brumes. Fig. S'attrister. s'assombrir.
embrun [nu] n. m, 'de embrumer'.. Ciel couvert de brouillard, l’luie iine que forment les vagues eu SC brisant.
Embrun [nn]. cli. l. d'arr. (liautes-Alpes'i, sur la Durance; 3.500 li. [Kvtbrunnis ou Ebroduniens).
Cil. de f. P.-L.-M. — D'arr.
a 5 cant.. 36 comm., 23.400 h.; le cant. a 8 coram. et 8.310 h.
em brune [an] n. f.
Nom vulgaire de l'airelle-
Armes (rEnibrun.
embruni n. m. Mar.
Syn. de embrun.
embrunir [an] v. a.
Donner une couleur brune, trop brune ; la nuit tombante embrunit le ciel.
Embrunois [an-bru-
roi,. anc. petit pays de l'ranoe (Daupiiiné) ; cli.-l. Embrun. On dit aussi Eji-
llRUNAIS [nèj.
embruyérer [an-bru-U-ré] v. a. (Se conj. comme accé/eVe?’.) Disposer sur des brins de bruyère avant le coconnage, en parlant des vers à soie, embryocardie [df] n. f. (du gr. embruon, embryon, et kardia.cœuv). Augmentation du nombre des battements cardiaques, donnant à l’auscultation la sensation des bruits du cœur fœtal.
embryogénie [an, ye-nfjn. f, (du gr. embruon. embryon, et genos, naissance). Série des formes par lesquelles passe un organisme animal ou végétal, depuis l’état d’œuf ou de spore jusqu’à l’état adulte.
— Encyol. Tout être vivant provient d'une cellule initiale appelée, suivânt les cas, œuf ou spore. Les premiers stades de l'évolution individuelle consistent dans la segmentation de l'œuf. Les formes successives que traverse un animal depuis l’œuf jusqu’à l'état adulte s’appellent les formes embryonnaires. L’embryogénie peut être dilatée ou condensée; dans le premier cas, l'œuf a peu de vitellus nutritif, et le (Icveloppcment est libre; dans le second, l’œuf a beaucoup de vitellus, et son développement est parasitaire (poussin, enfant).
embryogénique [a7i] adj. Qui appartient à l'embryogénie : développement einbryogénique.
embryogéniste [an, 7iis-te] n, m, Celui qui s'occupe d’embryogénie.
embryograpliie [an, fî] n. f. (du gr. embruo7i, embryon, et graphein, décrire). Description ou histoire naturelle des embryons.
embryologie lan,jî\ n. f. (du gr. e^nbruo^i, embryon, et logos, discours). Science qui s’occupe du développement des organismes, depuis l’état d'œuf ou de spore jusqu'à l'éiat adulte.
— Encycl. On distingue ['embryologie générale, ['embryologie descriptive et ['embryologie comparée. L’embryologie générale étudie ce qui est commun à toutes les évolutions individuelles des êtres vivants. L'embryologie descriptive comprend l’étude des^forines par lesquelles passent tous les êtres vivant-s. I/embryologie comparée rapproche les unes des autres les embryogénies des divers êtres et indique leur parenté réelle.
embryologique ran] adj. Qui a rapport à l’embryologie : études embryologiques.
embryologiste [an, jis-te\ n. m. Celui qui s'occupe d embryologie.
embryome [an] n. m. Tumeur considérée comme xine variété de kyste dermo'ide.
embryon [an] n. m. (gr. embruon; de hruein, germer). Fœtus commençant à se former. Plante en germe. Fig. Personne de très petite taille, de peu de valeur ou d'importance. Fig. Germe, urigine : la famille est l'embryon de l'Etat.
— Encycl. Zool. La dénomination à.'embryon peut s'appliquer dès que l'œuf commence à se segmenter : on conserve ce nom jusqu'au moment où le germeanimal sort de la membrane de l’œuf. Chez l’homme et les mammifères supérieurs, l'embryon se développe dans l’utérus maternel.
— Dot. Le terme (V embryon désigne la partie la plus essentielle de la graine des phanérogames, mais, cependant, s'applique aussi h tout état rudimentaire de l’organisme qui provient du développement d'un œuf.
embryoné ou embryonné [an-bri-o-né], e adj. Qui est muni d’un embryon.
einbry onifère [an] adj. (de embryon, et du lat. fei're, porter). Qui porte, qui contient un embryon.
embryoniforme [an] adj. Qui présente la forme d’un embryon.
embryonnaire [an-bri-o-nè-re' adj. Qui a rapport à l’embryon. (On dit aussi embryonique.) Fig. Qui est à l’état rudimentaire.
embry onnairement [ an-bri-o-nè-re-man ] adv. A l’état d’embryon.
embryonnelle [an-bri-o-nè-lc] n. f. Germe reproducteur des plantes cryptogames.
embryotome [an] n. m. instrument destiné à pratiquer l’embryotomie.
embryotomie [an, mî] n f. fdugr. embruon, embryon, et tomè, section). Dissection du fœtus ou, plus souvent, opération par laquelle on divise, dans le sein de la mère, les parties du fœtus, lorsqu’il y a impossibilité de terminer l’accouchement d’une façon normale.
— Encycl. On ne doit pratiquer l’embryotomie que lorsque le fœtus a succombé et qu’il se présente par l'épaule. En général, on sectionne simplement la tête et, après la décollation, on extrait le corps en tirant sur un bras, puis la tête avec un forceps, embryotomique [a^i] adj. Qui se rapporte à rembryotomie,
embry Otroplie [a?i] n. m. Enveloppe ou annexe d’un embryon.
embu, e [an] adj, (de emhoire). Dont les couleurs sont ternes : tableau embu. N. m. Ton terne ou noir d'un tableau embu. Mar. Absorption d'eau par la toile d'une voile.
ÉMË
embûche [aii] n. f. (de embûcher). Piège : tendre, dresser des embûches. Auti-ef-, embuscade.
embûchement [an, man] n. m. Commencement de la coupe d’un bois.
embûcher [an-bà-ché] v.a. (de en, et bûche, au sens étymol. de bois). Commencer la coupe de : embûcher un bois.
embûcher (s'') [san-bû-ché] v. pr. Se dit du cerf qui entre dans le bois.
embuer [an-bu-é] v. a. Couvrir d’une buée, embuffleté [an-bu-fl -té'., e adj. Garni de buffleterie ; gendarme embuf/leté.
embuscade [an-bus-ka-de] n. f. (ital. fmôoscata). Lieu où l'on a caché une troupe pour surprendre, attaquer l'ennemi ; le chevalier d’As.'ias tomba dans une embuscade. Cette troupe elle-mérne.
embUSCage [an-bus-ka-jé\ n. m. Action d'embusquer, de s'embusquer.
embusqué [an-bus-ké] adj. et n. m. Fam. Militaire qui, étant en’ situation de servir au feu, se fait installer dans un emploi sans danger.
embusquer [an-bus ké] v. a. (autre forme de embûcher). Mettre en embuscade ■. embusquer des spadassins. Fam. Installer (un militaire) dans un poste éloigné du feu : le mettre à l'abri de tout danger. S’embusquer v. pr. Se mettre en embuscade.
embusqueur [an-bus-keur] adj. et n. m. Se dit de celui qui embusque un soldat,’ qui le met à l'abri de tout danger.
embut [an-bu] n. m. Entonnoir. (Vx.) Agric. Puisard en entonnoir. Mar. V. embu.
embU'Vage [an] n. m. Raccoureissement des fils de la chaîne par le tissage.
Emden [èm'-dèn'], v. de Prusse (lîanovi-e), port à l’embouchure de l’Æim.s; 14.000 il. Papeterie. On désigne sous le nom de Confession d'Emden la profession de foi rédigée en 1662 par Guy de Brès pour les réformés des Pays-Bas.
émécher [ché] v. a. (Se conj. comme accélérer.) Mettre en mèches : émécher des cheveux. Fam. Etre éméché, être dans un état voisin de l’ivresse.
Emelé (Guillaume), peintre allemand, né à Buclien, m. à Fribourg-en-Brisgau (1830-1905). II a exécuté une série de peintures militaires remarquables par la précision et l'exactitude du détail.
Emelghem, comm. de Belgique (Flandre- Occidentale), sur le Mendel, affl. de la Lys; 2.630 li. Blanchisseries.
emendanda [é-win] n. m. pl. (m. lat, signif. ; choses qui doivent être corrigées). Coi'rectioiis typographiques à faire.
émendateur, trice [man] n. Personne qui éinende. (Peu us.)
émendatif, ive [man] adj. Qui émende. (Inus.! émendation \man-da-si-on] n. f. (de émender). Correction d'un texte défectueux.
émender [man-dé] v. a. (lat. emendare). Dr. Corriger, réformer : émender un texte.
éméraldine n. f. Couleur bleue de teinte pâle, émeraude [rd-de] n. f. (lat. smaragdus). Pierre précieuse d'une belle couleur verte. I.'île d'émei auds, l'Irlande, à cause de la richesse de sa végétation.
— Encycl. L’émeraude proprement dite ou béryl est un silicate naturel d’alumine et de glucinium. On connaît plusieurs variétés d'émeraude, mais c'est aux variétés vertes qu'on réserve plus volontiers ce nom. On appelle alors béryl les variétés incolores, roses, jaunes ou pierreuses,- et aigue-marine les cristaux vert bleuâtre de Sibérie. On trouve l'émeraude verte en Nouvelle-Grenade. L’émeraude est une des pierres précieuses dont l'aspect est le plus agréable. Aussi, les beaux échantillons atteignent-ils un prix très élevé. Les Anciens comptaient l’émeraude parmi les plus belles gemmes. C'est auprès de Kosséir, au mont Zabara, qui fait partie de la chaine Arabique, que les mines d’émeraude exploitées par eux ont été retrouvées. 'V. minéraux.
émeraudine [rô] n. f. Nom vulgaire de la cétoine dorée,
émergemeut [mèr-je-ma^i] n. m. Action d’éînerger, de s’élever au-dessus du niveau des eaux ; Vémergement des montagnes, d'un contment, (On dit mieux émersion.)
émergence [mér-jan-se] n. f. Etat de ce qui émerge. Pohxt d'émergexice, point où un rayon lumineux soi’t du milieu qu’il traverse.
émergent [m'cr-jaii], 6 adj. Qui émerge. Physiq. Qui sort d un milieu après l'avoir traversé : rayons, émergents. Ant. Immergent.
émerger [mlr-jé] v. n. (lat. emergere. — Prend un e muet après le g devant a et o : il éiitergea, nous émergeons.) Se montrer au-dessus de l’eau : rocher qui émerge à peine. Sortir d’un milieu : le soleil émerge de l'horizon. Fig. Se manifester : la vérité émerge peu à peu.
émeri n. m. (ital. smeriglio, dérivé du gr. smuris). Corindon granulaire fort dur, qui, réduit en poudre, sert à polir, à user les métaux, le diamant, etc. Bouchon à l'émeri, bouchon usé sur le flacon même à l’aide de l’émeri, pour que le bouchage soit parfait.
— Encycl. Techn. L’émeri ou corindon granulaire, pulvérisé suivant des numéros de plus en plus forts, s’emploie dans l'industrie pour le polissage des pierres (humecté d’eauj, ou des métaux (mélangé d'huile). En saupoudrant une feuille de papier ou de toile recouverte de colle forte, on obtient le papier ou la toile d'émeri. On utilise la poudre d'émeri la plus grosse pour la fabrication de meules artificielles ou meules d'émeri. V. corindon.
ËmeriEU (Maurice-Julien, comte), amiral français, né à Carhaix (Finistère) en 17G2. m. à Toulon en 184S. Il fut de l’expédition d’Irlande, puis de celle d'Egypte, où il se distingua à Abouldr. Pair de France sous Louis-Philippe.
EmeriC [rià] (saint), confesseur, né en Hongrie en 1Ü02, m. en 1032. Il était fils de saint Etienne, roi de Hongrie. Fête le 14 novembre.
Emeric (en hongr. Imre), roi de Hongrie de 1190 à 120'i-. Il succéda à son père Delà III, peidit 2ara, mais conquit une partie de la Bulgarie.
ÉM
ÉMl
Émeric-David (Toussaint-Bernard), arcliéologue français , né à Aix , m. à Paris ( i7i;5-183i) ). On lui doit une estimable Histoire de la yeinlure religieuse au moyen âge.
Émerigon (Balthazar), jurisconsulte français, né à Aix, m. à Marseille It72lj- 1789); auteur d'un célèbre traité des assurances à la grosse et des contrats.
émerillon il mii.] n. m.
Fauco7in. Nom vulgaire d'une espèce de faucon vif et hardi du genre hobereau. Mar. Croc ou poulie, tournant sur eux- .
mêmes, ce qui permet de déours du filin ou d'un
faire les tour
Émerillon.
milit. Petite
Kmerillons (mar.).
palan, sans les dépasser. Pèr.h.
Croeliet simple ou double, employé par les pêcheurs et susceptible de tourner sur lui-même, pièce d'artillerie ancienne.
Croc, poulie à émerillon, croc, poulie tournant sur elle-même.
— E N c Y c L . Fauconn.
On connait quelques espèces d'émerillons , répandues dans les deux hémisphères. h'é mer il Ion d' E urope , commun en France, est roux, cendré de bleu. On l'employait jadis pour voler la caille, la perdrix et les petits oiseaux.
émerillonné [ri, il mii., o-né].
e adj. Gai, vif comme un émerillon.
émerlllonner [n. Il mil., o-né] V. a. Rendre vif, alerte : le vin émerillonne l'œil et l'esprit.
émeriser [zé] v. a. Couvrir d'émeri.
éméritat [ta] n. m. Etat, prérogative d'un fonctionnaire émérite.
émérite adj. (dulat. emeritus, ancien soldat). Se disait d'un fonctionnaire en retraite, jouissant des Émerillons 'pèrli.''. honneurs de son titre : professeur émérite. Abusiv. Qui a une longue pratique d’une chose : calculateur émérite.
émersion, [mèr] n. f. (lat. emersio). Mouvement d'un corps sortant d un fluide dans lequel il était plongé ; ié^nersion d'wi rocher à marée basse. As(r. Réapparition d'un astre éclipsé. Ant. Immersion.
Emerson [mér-son'i iRalph Waldo), philosophe américain, né à Boston, m. à Concord (1803-1882' ; auteur d'un livre célèbre sur l'humanité, où il étudie les grands hommes quiluiparaissent avoir incarné les divers modes de la personnalité humaine. Sa philosophie est à tendances panthéistiqnes.Son style est remarquable par l'éclat de la forme.
émérUS [ rxtss | n. m.
Séné bâtard. CV. séné.)
émerveillable [mérvè. Il mil.] adj. Etonnant, admirable.
émerveill ement
[niêr-i’é. Il mil., e-man] n. m.
Etat de celui qui est émerveillé.
émerveiller [mèr-vé.
Il mil., é] V. a. Etonner, inspirer de l'admiration : Mozart, enfant, émerveillait ses auditeurs par sa virtuosité précoce. Akt. Desenchanter, désillusionner.
Émery (Michel Particei.li, dit d’). Italien, né à Lyon vers 1596, m. à Paris en 1G50. Nommé surintendant des finances par Mazarin, il se rendit impopulaire par la création d édits bursaux et prépara ainsi le soulèvement de la Fronde. Mazarin dut finalement le sacrifier aux rancunes des parlementaires.
■ Émery (Jacques-André), théologien français, supérieur de la congrégation de Saint-Sulpice, né à Gex, m. a Issy (1732-1811).
émerilyte n. f. Substance minérale, appartenant à la famille des micas et au genre margarite. (C'est un silicate hydraté d'alumine et de chaux.)
Emèse, v. de Syrie, sur l'Oronte, célèbre patun temple splendide du soleil ; auj. en ruine. Patrie d'Héliop-aliale et du philosophe Longin.
émeticité n. f. (de émétique). l^ropHété d’un remède qui provoque des vomissements.
émétine n. f. Alcaloïde extrait de Tipéeaouana, que la médecine emploie comme médicament très efficace contre la dysenterie amibienne.
émétique adj. (gr. emetikos; de e»iem, vomiri. Qui fait vomir : rin émétique. N. m. Vomitif composé de tartrate de potasse et d'antimoine.
— E.ncycl. L’émétique est employé en potion ou en tisane, comme vomitif, à la dose de 3 à 10 centigrammes pour les adultes ; on s'en abstient souvent chez les enfants. Le contrepoison le meilleur est la décoction de noix de galle ou de tanin.
émétisant [zan], e adj. Qui provoque le vomissement : la toux étnétisante a été signalée chez certains tuberculeux.
les Reprcscntayils de
émétiser [zé] v. a. Mettre de Témétique dans ; émétiser une potioti. Donner de l'émétique à : ciné- User un malade.
éméto-catliartique adj. Se dit d'un remède qui est en même temps vomitif et purgatif. N. m. ; MJi émétho-cathartique.
émetteur [mé-teur] n. et adj. m. Celui qui émet : l'émetteur d'un effet de commerce.
émettre [mê-tre] v. a. (préf. ê, et mettre. — Se conj. comme inettre.) Produire au dehors : émettre des rayons. Mettre en circulation : émettre de la fausse mon^taie. Exprimer : 1rs conseils d'arrondissement émettent des vontx.
émeu n. m. 'm. océanien’. Genre d'oisenux roureurs ausiraliens, qui font le jiassage eiiire les nandous et les casoars et qui alU-ignent 2 mètres de liant ; on citasse l'émrtt pour sa chair et ses p/uni-s grises.
émeu lag;e n. m. Action dcmeuler la nacre.
émeuler [lé]