V. BOUC
émissif [mi-sif], ive adj. Qui a la faculté d’émettre : pouvoir émissif.
émission [}in-si-on] n. f. (lat. emissio). Action d'émettre, de livrer à la circulation : émission d'actions ; émission de chaleur. Méd. Emissions sanguines^ saignées. Pfnjs. Théorie de Vémission, ancienne théorie, aujourd’hui abandonnée, attribuant la propagation de la lumière à l’émission par chaque corps lumineux d’un grand nombre de particules se déplaçant à la vitesse de la lumière et venant frapper les corps éclairés. G'inm. Emission de voix, production d’un son articulé : une syllabe se prononce d'une seule émission de voix.
— Excycl. Dr. L’émission des actions et obligations des sociétés françaises, c’est-à-dire leur négociation, n’est légalement possible qu'après l'accomplissement des formalités requises pour la constitution définitive de la société. L’émission des obligations des sociétés françaises n’est, en principe, subordonnée à aucune condition. Mais trois catégories d'obligations ne sont régulièrement émises qu'avec l'autorisation gouvernementale et, parfois, législative. Ce sont ; les obligations à lots ; 2o les obligations des compagnies de chemins de fer, qui, en vertu des conventions, ne peuvent être émises qu’après avoir été autorisées par le ministre des travaux publics, après avis du ministre des finances ; 3o les obligations des compagnies de tramways, soumises à la même autorisation préalable, et qui ne peuvent, de plus, dépasser le montant du capital-actions.
L’émission des actions et obligations étrangères ne peut avoir lieu en France qu'à la double condition, pour les sociétés, de faire agréer un représentant responsable du payement des droits de timbre, de transmission, et l’impôt sur le revenu dont leurs titres sont passibles, ou de déposer un cautionnement.
émissioniiaire \jni-si-o-7iè-re'\ adj. et n. Se dit d'une personne qui fait une émission.
élïlissolc [mi-so-le] n. f. Genre de squales, comprenant des requins des mers méridionales et qui fréquentent les côtes d'Europe jusqu’à hauteur de reiubouchure de la Gironde : Véinissole commune (mustelus vulgaris), répandue dans la Méditerranée, atteint ^mètres de long.
Emma ou Émlne, reine de France, femme du roi carolingien Lothaii-e. Elle était fille de l'iuipératrice Adélaïde et de son premier mari Lothaire, roi d ltalie. Elle fut accusée d'adultère avec Adalbéron, évêque de I.aon, puis, en 986, d'avoir empoisonné son mari. Louis "Via chassa de la cour. Morte vers 989.
Emma, fllle du prince de Waldeck et Pyrmont, reine d'Angleterre, morte en 1046, femme d'Ethelred II, puis de Canut le Grand.
Emma, reine, puis régente des Pays-Bas, née en 1858, femme de Guillaume III et mère delà reine Wilhelinine.
emmagasinage [an-ma-gha-zi] ou emmagasinement [an-ma-gha-zi-ne-man\ n. m. Action d'emmagasiner.
emmagasinateur, trice [an-ma-gha-zi^ adj. Qui emmagasine ; récipient emmagasinateur.
emmagasiner [an-ma-gha-zi-né']Y. a. Mettre en magasin : emmagasiner des marchandises. Fig. Amasser. Accumuler en soi : emmagasiner des souvenirs.
emmagasineur [an-ma-gha-zi] n. m. Celui qui met en magasin.
emmaigrir [an-mè\ v. a. Rendre maigre. (Peu us.) Ant. Engraisser.
emmaigrissement[an-jraé-gri-se-maji] n. m.
Action d’ emmaigrir.
emmaillotement [an-ma, il mil., o-te-man] n. m. Manière ou action d’emmailloter ; l'emmail- Iqtement des enfants.
emmailloter [an-ma, U mil., o-té] V. a. Mettre en maillot. Envelopper dans des langes : emmailloter un enfant. Fig. S,exrcr étroitement. Ant. Démailloter.
emmaladir [an-ma] v. a. (de en, et malade). Rendre malade. V. n. Devenir malade, emmanelie n. f. Bias. v. émahche.
emmancliement [an-man-che-man] ou emmancliage [an-man^ n. m. Action d'emmancher. Manière dont les membres sont attachés au tronc.
emmanclier [an-man-ché] V. a. Mettre un manche à : emmancher une serpe. Fig. Mettre en train ; emmancher une afj'aire. Ant. Démancher.
emmanclier [an-man-ché] V. n. Mar. Entrer dans un bras de mer, dans la Manche.
emmancheur [an-man] n. m. Ouvrier qui emmanche des outils, des couteaux, etc.
emmancliure [an-man] n. f. Ouverture d'un habit, d'une robe à laquelle on adapte les manches. Blas. V. É.MANCHURE.
emmannequiner [an-ma-ne-ki-né] v. a. Metti’e dans un mannequin les racines d'une plante qu'on vient de relever en motte.
emmanteler [an-man-te-lé] v. a. (Prend un è ouvert devant une syllabe muette ; j'emmantèle.) 'Envelopper d'un manteau. Envelopper d'une enceinte fortifiée.
Emmanuel [hn-ma]. mot hébreu qui signifie Dieu avec nous. (C’est sous ce nom qu'Isaïe désigne le Messie.)
Emmanuel le Fortuné, roi de Portugal, de 1495 à 1621. C'est grâce à ses encouragements que Vasoo de Gaina découvrit les Indes orientales, et qu'Alvarez Cabrai conquit le Brésil.
Emmanuel -PMli -
bert, duc de Savoie, dit Tète de Fer, né à Chambéry, m. à Turin (1528-1680). Il s'attacha à Charles-Quint et gagna, en 1667, la bataille de Saint-Quentin sur les Français. La paix conclue Emmanuel-Philibert, à Catcau- Cambrésis (1569),
il épousa Marguerite de France, fille de François P''.
emmarcliement ' an-mar-che-man] n. m.
Disposition des marches d'un escalier.
emmarger [an-mar-jé] v. a. (Prend un e après le g devant a et o : il emmargea, nous emmargeons.) Jlettre dans les marges.
- emmargoulllé [an-mar-gou, Il mil., é], e adj. Barbouillé.
emmarquiser [an-mar-ki-sé] v. a. Fam. Qualifier de marquis.
emmassement [an-7na-se-ma7i] n. m. Formation des masses dans les g-randes manœuvres.
emmasser [an-7na-sé] v. a, Réunir en masses, emmateloter v. a. Syn. de amateloter.
£niIXiaÜS [è??i-ma-wss], bourg de Judée, près de Jérusalem, où J.-C., après sa résurrection, apparut pour la première fois à deux de ses disciples, qui ne le reconnurent point d'abord.
Emmaüs (Disciples ou Pclerins d') ou la Cène à Ejnmaüs, tableau du Titien (Louvre) ; — de Paul Vêronèse (Louvre) [ces deux célèbres coloristes ont lutté de vigueur et d’éclat] ; — de Rembrandt (Louvre), admirable composition qui date de 1648. (V. p.7ü7.)
einino [è-me] n. f. (à cause de la lettre M, dont ce profil affecte souvent la forme). Profil de terrain déblayé ou remblayé, que l’on pratique d’endroit en endroit pour déterminer la forme des futurs travaux.
emniéclier [an-mé-ché] V. a. (Se conj. comme accélérer.) Garnir d'une mèche : emmécher une fusée.
emiïiêlemeïit [an-mè-ie-man] ou emmêlage [an-me\ n. m. Embrouillement. (Peu us.)
emmêler [an-mè-lé'] v. a. Brouiller, enchevêtrer. Fig. Mettre du trouble, de la confusion dans i emmêler une affaire. Ant. Démêler.
Ëmmeïly comm. de Suisse (cant. de Lucerne), sur la rive g. de la Reuss ; 3.160 h. Agriculture, prairies, commerce de bois et de bétail.
emménagement [an-mê, man] n. m. (de emménager). Action de transporter et de ranger ses meubles dans un nouveau logement. Distribution de l’espace d'un navire en logements et compartiments. Ant. Déménagement.
emménager [an-mé-na-ié] v. n. {rad. ménage.
— Prend un e muet après le g devant a ci o : il eininénagea, nous emménageons.) 'Iransporter ses meubles dans un nouveau logement. "V. a. Transporter dans un nouveau logement. Aider à transporter ses meubles : emméiiager quelqu'un. Ant. Déménager.
emménagogue [èm-mé-na-gho-ghe] adj. (du gr. emmèna, menstrues, et agôgos, qui amène). Se dit des médicaments qui provoquent l'apparition des règles. N. m. : un emménagogue.
— Encycl. 11 n’existe pas d'emménagogues proprement dits, Les médicaments employés sous ce nom ne doivent être considérés que comme adjuvants au traitement de la cause qui a produit l’aménorrhée. Les principaux eraménagogues sont : l'absinthe, la rue, la sabine, l'armoise, l’aconit, le safran et l’apiol. Ce sont tous des poisons, qui ne doivent être absorbés que sur l'ordonnance d'un médecin.
emmener [an-me-né] v. a. (Se conj. comme amener.) Mener du lieu où l'on est dans un autre: emmener un ami chez soi.
emmenotter \an-ine-no-té] v. a. Mettre les menottes : emmenotter un voleur.
emmensite [hm-man] n. f. Explosif à base d’acide picrique, en usage dans l’armée américaine.
Emmentfial [e'-mèn’], vallée suisse (cant. de Berne), arrosée par la Grande Emme. Fromages renommés. V. pr. Langnau.
emmerdant [an-mèr-daii], e adj. Triv. Au ftg., se dit d'une personne ou d'une chose très ennuyeuse.
emmerdement [an-^nèr-demian] n. m. lyiv.
Ennui, vexation, contrariété.
. emmerder [an-mèr-dé] v, a. Triv. Salir de merde. Fig. et grossier. Ennuyer, vexer, mépriser.
emmerdeur, euse [an-mèr-deur, eu-ze] n.
Triv. Personne très ennuyeuse, importune, Emmericll, v. forte d’Allemagne (Prusse- Rhénane), sur le Rhin ; 10.000 h.
Emmery (Jean-Louis-Claude), comte de Gro- ZYEULX, jurisconsulte et homme politique Irançais, né et m. à Metz (1742-1823). Il fut un des rédacleurs du code civil.
emmétrage [an jné] n. m. Action d'emmétror : Vemmétraqe des cailloux.
emmétrer v. a. (S* conj. comme
accélérer.) Disposer pour être métré commodément ; emmétrer des matériaux,
emmétrope [an-mé] adj. et n. m. (de en, et da gr. metron, mesure, et d/s, vue). Se dit d’un œil humain qui a une vue normale.
emmétropie [an-'iiié-trQ~pî'\ n. f. Qualité d’un œil emmétrope.
emmeublement, emmeubler, v. ameublement, AMEUBLER.
ÉMO
emmeulage [au-î;i(?u]n.m. Action d’emmeuler, emmeuler [an-meu-lé] v. a. Mettre en meule, emmi prép. (de en, et mi). Dans, au
milieu de : emmi les bois, les loups. (Vx.)
emmiellé [an-mi-è-lé], e adj. Enduit de miel. Fig. Paroles emmiellées., paroles flatteuses et d'une douceur afi’ectée.
emmiellement [an-mi-'e-le-man'\n..m. Action d'emmieller.
emmieller [an-mi-è-lé] v. a. Enduire, mêler de miel : emmieller une tisane. Fig. et fam. Ennuyer.
emmiellure [an-mi-è-lu-Te'\ n. f. Elcctuaire à base de miel.
Emmiliofeil, comm. de Suisse (cant. deThurgovie), près du lac de Constance ; 1.600 h. Arbres fruitiers, vignes ; établissement pyrotechnique.
emmitonner [an-mi-to-né] v. a. (du préf. en, et de miton). Envelopper dans quelque chose de moelleux. Fig. Circonvenir.
emmitoufler [an-mi-tou-flé] v. a. (du préf. en, et de mitoufle'^. Envélopper de fourrures, de vêtements. S’emmitoufler v. pr. Se couvrir chaudement, emmitrer [an-mi-tr€\ v. a. Donner la mitre à. emmortaiser [an-mor-tè zé'\Y. a. Loger dana une mortaise.
emmotté [an-mo-té\, e adj. Dont la racine est entourée d'une motte de terre, en parlant des arbres, arbustes et plantes.
emmouflement [an-moit-fie-man] ou em— mouflage [an] n. m. Action d’emmoufler.
emmoufler [an-mou-flé] v. a. Mettre (des poteries) dans des moufles.
emmousscliner [an-mou-se-U-nè] v. a. Garnir de mousseline : emmousseliner un bureau.
emmoiistacllé [an-mous-ta-chél, 6 adj. Qui porte des moustaches ; une figure emmoustachée.
emmurer [an-mu-ré] v. a. (du préf. en, et de mur). Enfermer entre des murailles : emmurer un& ville. (On dit aussi EMMURAiLLER [an-mn-ra,^/ mil., é].)
emmurement [an-mu-re-man] n. m. Emprisonnement perpétuel, que prononçait le tribunal do l'Inquisition.
Emmurés de Carcassonne [Délivrance des), tableau de J,-P. Laurens, musée du Luxembourg (1879) ; toile sobre et forte, représentant un épisode, d'ailleurs légendaire, de l’Inquisition albigeoise au XIV- siècle. Tandis que les consuls de Carcassonne font délivrer les malheureux prisonniers, le moine Bernard Délicieux harangue la foule. (V. p. 768.)
emmuscadiner [an-mus-ka-di-né] V. a. Attifer, pomponner comme un muscadin ; emmuscac^mer des enfants.
emmuseler [an-mu-ze-lé] v. a. (Prend deux t devant une syllabe muette -. j’emmuselle.) Mettre une muselière à. Fig. Bâillonner, faire taire.
emmusquer [an-musdié] v. a. Parfumer aveedü musc : emmusquer un mouchoir.
Emo (Angelo), amiral vénitien, né et m. à Malte (1731-1792). 11 se distingua coiure les pirates barbaresques.
émodino n. f. Ckim. Principe purgatif de larhubarbe et de l’aloès.
émoellôr [mo-è-lé] v. a. Retirer la moelle de émoeller un os.
émoi n. m. (de Tanc. v. esmoyer ; du préf. priv, ex, et du genn. magan, pouvoir)- Trouble, émotion, souci : mettre en émoi tout un quartier.
émoi n. m. Plancher de bois établi entre quatre jumelles, sur le sommier du pressoir à cidre.
émollient [mo-U-an], e adj. (du lat. emollire, rendre moui. Qui relâche, détend et amollit : cataplasme émollient. N. m. : faire usage d'émollients.
— Encycl. Méd. Les émollients sont les cataplasDies, les compresses, les irrigations, embrocations, etc., qui permettent dappliquer sur les tissuscongestionnés une certaine quantité d'eau. On peut aussi prendre les émollients à l’intérieur, sousforraede boisson, de lavement ou de gargarisme, et l’on emploie alors sous ce nom le miel, la décoction d'orge, la graine de lin, eic.
— Art vétér- Les émollients sont très employésen médecine vétérinaire, les congestions de la peau chez les animaux étant plus fréquentes encore quechez l’homme.
émolument [man] n. m. (lat. emolumentum). Avantage, profit : tirer un grand émolument quelque chose. Profit casuel. ("Vx en ce sens.) PI. Traitement attaché à un emploi : recevoir des é^noluments.
— Encycl. Dr. Bénéfice d'émolument. Après la. dis-solution de la communauté, la femme a la faculté de l'accepter ou d'y renoncer. Si elle Facceple, le partage de la communauté a lieu par moitié entre les époux ou leurs représentants ; mais, si la femme a fait inventaire, elle n'est tenue que jusqu’à concurrence de l'émolument ou part d'actif qu’elle recueille : ce privilège est dit « bénéfice d'émolument ».
émolumentaire [man-tè-re] adj. Dr. Qui concerne les émoluments.
émolumentor \inan-té] v. n. Cumuler les émoluments. (Inus. aujv)
émonction [monk-si-07i] n. f. (lat. emunt-üo). Evacuation des humeurs superflues, comme Taclion de se moucher.
émonctoire [monk-toi-re] n. m. (lat emunctorium). Ouverture naturelle ou artificielle du corps, donnant issue aux produits des sécrétions ou aux humeurs : les narines sont des émqncto'ires naturels, et les cautères des émonctoires artificiels.
émondage ou émondement [man] n. m.
Action d'émonder : l'éinondage favorise La croissancodes arbres.
— Encycl. L’émondage, pour les arboriculteurs, n'est qu’un élagage sommaire, qui débarrasse les arbres ou arbustes de leurs branches mortes ou. superflues (gourmands), et des végétations parasites; mais, pour le sylviculteur, c'est un mode d'exploitation qui donne des fagots, des échalas et même du fourrage et consiste à couper au ras du tronc, à l’aide d'un émondoir, les branches latérales, sauf à-en laisser quelques-unes à la cime. Les bourgeons adventifs qui se reforment autour des sections de taille donnent naissance à de nouveaux rejets que 1 na co\ipe tous les trois, six ou neuf ans, suivant iea essences.
Émin-paclia.
du moyen âge ont fait m. (lat. emissus : de