EMO
L'orme, le chêne, le frêne, le peuplier sont souvent exploités ainsi ; comme l'élagage, rémoiulage est pratiqué pendant le repos de la végétation.
Beaucoup de forestiers considèrent, cependant, cette pratique comme nuisible, en raison des plaies quelle occasionne parfois. Le taillis, au fur et à mesure qu'il s'accroît en hauteur, suffit à tuer les rejets en les privant de lumière.
émondation [si-on] n. f. Epuration des substances médicamenteuses.
émonde n. f. Fauconn. Fiente de l’oiseau, émonder [dé] v. a. (lat. emundare ; de mundus, propre). Couper les branches inutiles : émonder un peuplier. Fig. Débarrasser du superilu ; émonder un article.
émondes n.f.pl. Branches émondées, émondeur n. m.Ouvrier qui émonde les arbres. Instrument pour émonder les arbres.
émondoir n. m. Outil tranchant pour émonder les arbres.
émorfilage n. m. Action d’émorfiler.
émorfller [lé] v. a. Enlever le morfil, les vives arêtes d’une pièce de métal ou de cuivre.
émotif, i've adj. Qui a rapport à Émondoir. l’émotion : troubles émotifs. Très accessible aux émotions : caractère émotif. Subst. : un émotif, une émotive.
émotion [si-on] n. f. (du lat. emotus, ému). Trouble, agitation de l’âme : être avide d'émotions. Agitation populaire. (Vx.)
— E.ncyci,. Dans le langage philosophique, le mot émotion désigne soit l’ensemble des états affectifs, soit les états affectifs complexes (sympathie, colère, peur), soit le retentissement dans l’individu d’une excitation interne ou externe. On distingue l’é?notion-choc. brusque et brève (surprise, peur) et Vémotion-sentiment, progressive et stable (joie, tristesse). Suivant la théorie physiologique, l’émotion ne serait que la conscience des troubles organiques produits en nous à l’occasion d’une représentation.
émotionnable [si-o-na-ble] adj. Qui s’émeut facilement : enfant émotionnable.
émotionner [si-o-né] v. a. Donner, causer de l’émotion : émotionner par une nouvelle inattendue. S’émotionner v. pr. Eprouver de l’émotion.
émoti’Vité n. f. Prédisposition à s’émouvoir, émottage [mo-ta-je] ou émottement [mote-man] n. m. Action d’émotter. Action de briser les mottes de terre soulevées par la charrue : pour éviter les frais d'un émottage à la herse ou au rouleau (croskill), il faut avoir soin de labourer avant l'hiver, et c'est alors le gel qui désagrège les mottes.
émotter
[mo-té] V . a.
Briser les mottes de terre d’un champ.
émotteur
[mo - teur\, Émotteuse.
euse [eu-ze] , , , ,,
n. l’ersonne qui émotte. N. m. Bouleau a émotter. chine pour concasser les sucres. Adj. : rouleau émotteur.
émotteuse [mo-teu-ze] n. f. Herse pour écraser les mottes de terre après le labourage.
émottoir [mo-toir] n. m. Outil, sorte de batte ou de bâton terminé par une petite masse, pour briser les mottes.
émoucher [c/w'] v. a. (dupréf. é, et de mouche). Débarrasser des mouches : émoucher un cheval. Escr. Syn. de démoucueter.
émouebet [ché\ n. m. Nom vulgaire de petits rapaces, tels que la crécerelle. (V . ce mot.)
émouebet fchè] n. m. Nom que les tanneurs donnent aux animaux dont ils préparent les peaux, émouebetage n. m. Action d’émoucheter.
émouebeter [té] v. a. Syn. de DÉMOUCHETER, émouebeteur n. m. Ouvrier qui, dans les filatures d’étoupe, prépare le Rn.
émouebette [chè-te] n. f. Filet garni de petites cordes flottantes, dont on couvre les chevaux, mules, etc., et dont le mouvement éloigne les mouches.
émouebeur, euse [eu-ze] n. Celui, celle qui émouchc.
émoueboir n. m. Queue de cheval attachée à un manche pour émoucher. V. chasse-mouches.
émouebures n. f. pl. Etoupes grossières, que l’on retire des tiges du lin, par l’émouchetage.
émoudre v. a. (Se conj. comme moudre.) Aiguiser sur une meule : émoudre un couteau.
émoulage n. m. Action d’émoudre les outils, émoulerie [rf] n. f. Action de blanchir une lame métallique en la faisant passer sur une lime.
émouleur n. m. Qui aiguise sur la meule les instruments tranchants.
émoulu, e adj. Aiguisé. Se battre à fer émoiilu, dans les tournois, combattre avec des armes effilées. Etre frais émoulu de, être récemment sorti de : un officier frais émoulu de Saint-Cyr.
émoussage [mou-sa-je] n. m. Opération qui a pour but de débarrasser un arbre ou un terrain des mousses qui l'envahissent.
— Encycl. L’émoussage des arbres fruitiers s exécute à l’aide d’un émoussoir ; pour obtenir 1 effet cherché, il doit être suivi d’un badigeonnage au iait de chaux (v. chaulaoe), ou de la pulvérisation d’une bouillie cuprique.
Les terrains envahis par les mousses sont en général des terrains pauvres, qu il faut labourer et fumer avant d’y faire de nouvelles semailles.
émousse [mou-se] n. f. Dialect. Vieil arbre creux, dont le cœur et l’aubier ont disparu.
émoussement [mou-se-man] n. m. Action d’émousser ; état de ce qui est émoussé ; l émoussement d'un rasoir, d'une alêne. Fig. Etat de ce qui est affaibli, amoindri, moins énergique : l'émoussement des facultés, des passions.
émousser [mou-sé] v. a. (du préf. é, et de mousse, adj.). Rendre moins tranchant, moins aigu :
émousser un couteau. Fig veté émousse le courage.
épointar.
émousser [mou-sé] v. a.
mousse (une prairie, un arbre).
émoussoir ’mou-soir] n.
brosse mélallique pour enlever la mousse des arbres.
émoustillant [mous-fî, il
mil., an], 6 adj. Qui émoustille ; le champagne est émoustillant.
émoustiller [mous-ti, il mil., é] V. a. :du préf. é, et de moustille). Fam. Exciter à la gaieté.
émouvant [pan], e adj.
Qui émeut : .mectacle, récit émouvant. Ant. Calmant, froid.
émouvoir v. a. (lat. emovere. — Se conj. comme mouvoir, mais le part. pass. [ému] n’a pas de circonflexe), ilcttre en mouvement ; émouvoir un fardeau, ’rroubler dans son fonctionnement : émouvoir le pouls.
Affaiblir, abattre : l'oisi-
Ant. Aiguiser, acérer, Débarrasser de la
Serpette ou
Émoussoirs ; 1. En fil de fer ; 2. En forme de serpe.
Exciter : émouvoir une sédition. Causer un trouble de l’âme. Emouvoir la bile à quelqu'un, le mettre en colère. S’émouvoir v. pr. S’agiter. S’alarmer, se troubler. Ant. Calmer, endurcir, refroidir.
empaffer (s’) [san pa-fé] v. pr. Pop. Se griser. Devenir paf.
empaillage [an-pa, U mil., a-y’e]ou empaillement [an-pa, il mil., e-nian] n. m. Action d'empailler ; l'empaillage des oiseaux.
empailler [an-pa, H mil., e] V. a. Garnir ou envelopper de paille : empailler une chaise. Remplir de paille la peau d’un animal mort, pour lui conserver ses formes ; empailler un oiseau, un écureuil. Ant. Dépailler.
empailleur, euse lan-pa, U mil., eur, eu-ze]
n. Qui empaille. SpéciaZeui. Qui empaille les animaux, empaisselage n. m. Syp. de échalassage.
empalange [an] n. m. Nom vulgaire d’une espèce de buffle d’Afrique.
empalement lan, mon] n. m. (du préf. en, et de pal). Action d’empaler. Supplice du pal.
empalement [an, man'\ n. m. (du préf. en, et de paler). Petite vanne de moulin.
empaler [an-pa-lé] v. a. (de en, et pal). Enfoncer dans le fondement du supplicié un pieu, ou pal, qui traverse les entrailles : Zes Turcs empalent les criminels notoires. S’empaler v. pr. Se blesser sur un objet aigu qui s’enfonce dans le corps à la ma.iière d’un pal.
empalmage [an] n. m. (du préf. en, et du lat. palma, paume). Escamotage spécial de petits objets que l’on tient cachés dans la paume de la main.
empalmer [an-pal-mé] v. a. Faire l’empalmage ; empalmer une pièce.
empamprer [an-pan-pré] v. a. Garnir de pampres : empamprer un Bacchus.
empan [an] n. m. (del’allem. .«pamien, étendre). Espace qui se trouve entre les extrémités du pouce et du petit doigt écartés (de 22 à 24 centimètres), empanacbage [an] n. m. Action d’empanaêr : Za manie de l'env
l'empanaehage.
cher
empanacher [an, ché\ v. a. Omer d’un panache : empanacher ta tète d’un cheval. Fig. Donner une allure cavalière, une forme ronflante à : empanacher son style.
empanner [an-pa-né] v. a. Mettre en panne ; empanner un navire. V. n. Se dit d'un bâtiment qui a ses voiles masquées.
empannon [an-pa-non] ou empanon [on] n. m. Chevron de croupe, assemblé dans un arêtier par le haut et dans la sablière par le bas.
empansement [an, man] n. m. Art vétér.
Sorte de météorisation des bestiaux.
empanser [an-pan-sé] v. a. Art vétér. Produire des gaz intestinaux (chez un animal).
empantouflé, e [an] a.dj. chaussé de pantoufles.
empapilloter [an-pa-pi, il mil., o-t£] V. a. Garnir de papillotes.
empaquetage [an-pa-he] n. m. Action d’empaqueter : l'empaquetage des hardes.
empaqueter [an-pa-ke-té] v. a. (Prend deux t devant une syllabe muette : j'empaquette.) Mettre en paquet ; empaqueter des habits. Par ext. Envelopper de couvertures : empaqueter un malade. Ant. Dépaqueter.
emparadiser [an, zé] v. a. introduire en paradis, dans un lieu de délices.
emparer (s’) [san-pa-ré] v. pr. (du lat. ante, avant, et parare, préparer). Se saisir d’une chose, s’en rendre maitre, l'occuper. Fig. Quelle fureur s'empare de vous ? Accaparer pour son usage personnel. Ant. Rendre, restituer.
emparfumer [an, mé] v. a. Parfumer. (Vx.) emparquer [an-par-ké] v. a. Mettre des moutons dans l’enceinte mobile appelée parc.
empasme [an-pas-me] n. m. (gr. empasma). Poudre qui absorbe la sueur.
empasteler[an-pas-Z«-Zé] v. a. (Se conj. comme appeler.) Teindre un tissu en bleu au moyen du pastel.
empâtage [aJt] n. m. Action d’empâter, empateliner [an, né] v. a. (de en, et patelin). Circonvenir, séduire.
empâtement [an, man] n. m. (du préf. en, et de pâte). Etat de ce qui est empâté : empâtenient de la bouche. Engraissement d'une volaille avec de la pâte. Peint. Procédé qui consiste à tirer les plus grands effets de la superposition de couches épaisses de couleur faisant saillie sur le bois.
empâter [an-pâ-té] v. a. Remplir de pâte. Rendre pâteux ; empâter la langue. Engraisser une volaille : empâter des chapons. Grav. Imiter, par un mélange de taille et de points, les empâtements de la peinture.
empâteur, euse fan, eu-ze] n. Personne qui empâte la volaille.
EM P
empattement [an-pa-te-man] ou empat* tage [an-pa-ta-je] n. m. Action d’empatter. Epaisseur de maçonnerie qui sert de pied à un mur. Base élargie d’un tronc d’arbre ou d’une' branche. Joint qui réunit les torons de deux cordages décommis. Pièce de bois servant de base à une grue. Distance séparant les essieux dans une voiture.
— Encycl. Autom. L’augmentation de l’empattement rend la conduite de la voiture plus facile et sa stabilité plus grande. Par contre, elle rend plus considérable l’effort transversal supporté par les roues dans les virages.
empatter [an-pa-té] v. a. (du préf. en, et de patte). Joindre des pièces de bois au moyen de pattes. Tordre ensemble des torons décommis. Soutenir une grue à l’aide de pièces de bois.
empatture [an-pa-tu-re] n. f. Assemblage de deux pièces à l’aide de pattes, de tenons.
empaume [an-pô.-me] n. f. (de empaumer). Saillie réservée sur le parement (l’une assise ou d’un tambour de colonne, pour en faciliter la pose.
empaumer [an-pd-méjv. a. Recevoir une balle élastique avec la paume de la main, avec la raquette, et la renvoyer fortement. Fig. et fam. Se rendre maître de l’esprit de quelqu’un, 1 enjôler; empaumer un client. Prendre habilement : empaumer une affaire.
empaumure [an-pô] n. f. Partie du gant, qui couvre la paume de la main. Haut des bois du cerf avec les andouillers.
empêchant [an-pê-chan], e adj. Qui empêche, qui gêne : des affaires empêchantes. (Vx.)
empêchement [an, man] n. m. Obstacle. Dr. Absence des conditions reciuises par la loi pour qu’on puisse se marier : empêchement dirimant.
— Encycl. Dr. Empêchement de mariage. V. mariage.
empêcher [an-pè-ché] v. a. (du lat. impedicare, embarrasser). Apporter de l’opposition. Mettre obstacle : cela empêchera qu'il n'aille avec vous. S’empêcher V. pr. S’abstenir : il ne put s'empêcher de rire. Ant. Consentir, permettre. Faciliter, favoriser. Encourager, aider.
empêcheur, euse [an, eu-ze] n. Qui empêche. Fam. Emp '.cheurs de danser en rond, les ennemis de la gaieté, les gêneurs (par allusion à un célèbre pamphlet de P.-L. Courier).
EmpecinadO [èm] (Juan-Martin Diaz, dit el), chef de guérillas à l’époque de l’ocîcupation de l’Espagne pai’ les Français, né à Castrillo (1775-1823). U fut pris, condamné à mort et pendu, lors de la restauration de la monarchie absolue.
EmpédOCle [an], philosophe et médecin d'Agrigente 'v® s. av. J.-C.). Il avait des connaissances très étendues en philosophie, en musique, en poésie, en médecine, en physique, ce qui le fit considérer par ses contemporains comme versé dans la magie. Sa doctrine paraît avoir été fondée sur la transmigration des âmes. On assure qu’il se précipita dans la bouche brûlante de l'Etna, afin que, ne retrouvant aucun vestige de son corps, ses contemporains le crussent remonté au ciel. Mais le perfide volcan, après avoir dévoré Empédocle, respecta ses sandales et les vomit intactes, comme pour révéler la supercherie d’un orgueilleux suicide.
empeigne [an-pè-gne] n. f. Le dessus du soulier, depuis le cou-de-pied jusqu’à la pointe. (V. cordonnerie.) Pop. Gueule d’empeiÿjte, terme péjoratif pour désigner un vilain visage.
empeignement [an-pè-gne-man] n. m. Manière dont les fils sont empoignés.
empeigner [an-pè-gné] v. a. Disposer en tissu plus ou moins serré, au moyen du peigne où passent les fils de la chaîne.
empellement [an-pè-le-man] n. m. Bonde ou vanne qui retient l’eau d’un étang.
empelotement [an, man] n. m. Action d’empeloter.
empeloter [an, té] v. a. Mettre en pelote, empelotonnage [an, to-na-je] ou empelotonnement [an, to-ne-man] n. m. Action d’empclotonner.
empeletonner [an, to-né] v. a. Mettre en peloton ; empeletonner du fil, de la laine.
empênage [an] n. m. Mortaise qui reçoit le pêne d’une serrure.
empêner [an-pè-né] v. a. Garnir d’un pêne. V. n. Entrer dans l’empênage.
empennage [an-pè-tia-jé] n. m. Action d'empenner : l'empennage .d'une flèche. Aéron. Surface disposée parallèment à l’axe longitudinal d un aérostat, vers l’arrière, comme les pennes à 1 arrière d’une flèche : l'empennage de certains aérostats a pour but d’en assurer la stabilité.
empenne [an-pè-ne] n. f. (de en, et penne). Partie du talon d’une flèche, garnie de plumes destinées à régulariser son parcours.
empenné [an-pè-né';, e adj. (de empenne). Garni de plumes : flèche empennée. Qui a la forme d’une penne : les fougères ont de grandes feuilles empennées.
empennelage [an-pè-ne] n. m. Action d’empennelcr une ancre.
empenneler [an-pè-ne-lS] v. a. (Prend deux l devant une syllabe muette : j'empennelle.) Mouiller ensemble deux ancres inégales, la plus petite étant placée eu avant de la grosse et amarrée à celle-ci.
empennelle [an-pè-nè-le] n. f. (de empenne). Petite ancre empennelée seus une ancre plus grosse.
empenner [an-pè-mé] v. a. (de en, et penne). Garnir de plumes, en parlant des flèches. Ant. Désempenner.
empenoir [an] n. m. Ciseau de serrurier et de
Ëmpenoir.
menuisier, recourbé et tranchant a ses deux extrémités.
emperebement [an-vèr-che-man] n. m. Action de planter des perches (tuteurs).
empercher [an-pêr-eZié] v. a. Garnir de per- 1 ches destinées à sei'vir de tuteurs à certaines plantes I grimpantes : empercher du houblon.
EM P
dinperôur [an] n.m. (lat. im'i'ierator ; de imperare, commander . Clief. souverain d'un empire : Napoléon se fit décerner par le Sénat le titre d'empereur; les empereurs d Allemaijue. d'Aulriche^ de Russie n'existent plus. (Le fém. est impératrice.)
— Encycl. Hist. A Torigine, les soldats romains conféraient pnr acclamation le titre d'imperator au général qui avait remporté une grande victoire. Le sénat ratifiait ce titre, qui tombait après le triomphe. César le garda jusqu'à sa mort. Auguste se le fit décerner lors de son cinquième consulat. Il devint peu à peu le titre même du chef de l'Etat, auquel il conférait la puissance militaix’e. A partir de la division de l’empire, consommée en 395. à la mort de Théodose, il y eut un empereur d'Occident et un empereur d'Orient. En 800, le litre d’empereur d'Occident fut rétabli par le pape au profit de Charlemagne. Après la dissolution de son empire, les