ÉPÉ
Kpées : 1. De l’àge de bronze. — 2. Grecque. — 3. Romaine. — 4. Gauloise.
— 11. De tournoi (xvi« s.). — 12. Bâtarde (xyi« s.). — 13. De chasse (xvi* s.). —
cour (xvm* s.). — 10. Actuelle. —
5 Celte. — 6. Franque. — 7. Du xiii® siècle. — 8. Du xrv® siècle. — 9. Du xv® siècle. — 10. Du xvi® si^ècle. 14. De parement (xvi® s.) — lo. De chevet (xvi® s.). — 16. Du xvii® siècle. — 17. Du xviu® siècle. — 18. De 20. De combat. — 21. De sacrifice, hindoue. — 22. .\raba.
Echelle
1 mèire
ÉpargeS (Les), comm. du départ, de la Meuse età25kilom. de Verdun, dans un vallon dont les eaux s’écoulent enWoêvre ; 161 hab. (en 1914). Forêt. L'éperon des Eparges, haut de 346 m. à sa crête, domine la plaine de la Woêvre. Pris par les Allemands le 21 septembrel914, ila été reconquis pied à pied par les Fran- . çais depuis la fin d'octobre 1914 jusqu’au 9 avril 1915. Le village des Eparges est complètement détruit.
épargnant [gnan], e adj. Econome, parcimonieux.
épargne n. f. (de épargner). Economie dans la dépense : l'épargne ne doit pas dégénérer en aoarice. Fig. Economie dans remploi de quelque chose. Autref., trésor royal. Vernis qu’on applique sur certaines parties déjà dorées ou argentées, pour les préserver de l'action dun nouveau bain. Aliments d épargne., se dit du café, du thé, de la kola, de la coca, etc., qui diminueraient les pertes fonctionnelles de l'organisme ; opinion, d’ailleurs, erronée. Taille depargne, gravure où l’on enlève le fond, en laissant €n Velief les parties qui doivent prendre l'encre. Caisse d'épargne, v. caisse. 1’1. Somme écononiisée : vivre de ses épargnes. Ant. Frais, dépense, débours.
■ — Enoyol. L’épargne, qui fournit à la production
l'un de ses trois facteurs : le capital, est l’un des principaux moteurs de la vie économique.
L’homme, habitué à accumuler des approvisionnements, et par suite plus sûr de son lendemain, s est mis à fabriquer des outils. Sans doute, tandis qu il fabriquait, il consommait le fruit de sa première épargne, mais l'utilité de cette première épargne n'était pas perdue ; incorporée dans l'outil fabriqué, elle constituait une seconde forme de l’épargne, l'épargne sur l'utilité et la valeur. Enfin, à leur tour, les outils, en permettant d'économiser le temps, les efforts, les aliments, en auginentant la quantité des produits à consommer, créaient une troisième forme de l'épargne : l'épargne sur la production. C est en passant par ces trois stades que 1 épargne a, peu à peu, constitué l'immense fonds de capitaux nécessaires aux sociétés civilisées.
Chez les nations modernes, ce n'est plus en général l’épargnant qui utilise lui-même les capitaux épargnés à féconder l’œuvre de la production. Grâce à l'extrême division du travail, l’épargnant se contente de placer une partie de son revenu pour augmenter le capital d une industrie, d une compagnie de chemins de fer, etc.
épargner [gn£\ v. a. (de l'allem. sparen). Accumuler par économie : Sully épargna près de quarante millions. Employer avec réserve : épargner se. ressources. Ne pas gaspiller ; épargner ses forces. Eviter, dispenser de : épargner des ennuis à quelgu un. Ménager, ne faire aucun mal : épargner les captifs. JSe rien épargner, ne reculer devant aucune dépense, aucun sacrifice, aucun effort : ne rien épargner pour obtenir ce gu on désire. Ant. Dépenser, dissiper, gaspiller.
épargneur, euse [eu-ze] n. Techn. Personne qui applique l’épargne sur les pièces à dorer ou à argenter.
éparpillement tpi. U mil., e-man] n. m. Action d'éparpiller. Etat de ce qui est éparpillé.
éparpiller [pi, il mil., é] v. a. Disperser çà et la : éparpiller des grains. Répandre sans ordre : éparpiller son talent. Ant. Grouper, rassembler, concentrer, réunir.
éparçfue [par-ké\ n. m. Qui est à la tête d'une éparchie.
épars [pari, ® sparsus). Répandu çà et
là, disséminé, dispersé : restes épars. En désordre : cheveux épars. Ant. Groupé, rassemblé, réuni, éparsement (man'j adv. D une manière éparse, épart [pnrl ou épar n. m. (allem. sparren'. Techn. Havre servant à fermer une porte. Pièce de bois transversale, qui maintient l'écartement de deux autres pièces.
épart ou épars [par] n. m. (de épartir). Eclair de chaleur dans les pays chauds, non accompagné de tonnerre, et qui se voit surtout le soir, épartir (s’) v. pr. Se répandre. (Vx.) épar'Vin. ou éper'V’in [pé)'] n. m. Tumeur dure aux jarrets d'un cheval.
— E.scyci.. Artvétér. Cette lare, qui se développe à la partie antéro-interne ou inférieure du jarret chez les chevaux à jarrets faibles et étroits, provoque la
boiterie. On Tappelle encore éparvin calleux, par opposition à l'épaci’in sec, qui est une boiterie saccadée du jarret, mais sans exostose visible, et due à une altération du cartilage de l'articulation. On guérit cette affection par des pointes de feu pénétrantes, ou par la section de la bride du tendon du muscle fléchisseur du jarret.
épatant Uan], e adj. (de épater). Fam. Surprenant, stupéfiant ; des toilettes épatantes. (On dit aussi épastrouill.ant, e.)
épate n. f. Fam. Action d’épater : faire de l'épate. épaté, e adj. (de épater). Dont le pied est rompu : un verre épaté. Nez épaté, court, gros et large : les nègres ont en général le nez épaté. Fam. Ebahi.
épatement \man\ n. m. Etat de ce qui est épaté : l'épatement du nez. Pop. Stupéfaction.
épater [té’ v, a. (du préf. é, et do patte). Ecraser, briser la partie qui sert de. pied : épater un verre. Fam. Ebahir, stupéfier. S’épater v. pr. Etre épaté.
épateur, euse [eu-ze] n. et adj. Pop. Personne qui cherche à épater.
épaufrer (s’) [pô-fré] v. pr. Eclater, en parlant d’une pierre de taille à laquelle, en la parant, on a appliqué à faux un coup de masse.
épaufrure [pd] n. f. Eclat de pierre, de marbre, etc., produit par un coup de masse mad
phinnoir en dessus, blanc en dessous, qui habite les mers Épaulard.
du nord et atteint jusqu’à huit mètres de. long : i épaulard nage rapidement et attaque les cétacés, même la baleine, qu'il déchire avec ses dents aigues. Epaulard à tête ronde, nom d'un airtre dauphin des mers du nord, qui atteint à peu près la même taille que 1 épaulard ordinaire.
épaule ipâ-le] n. f. (du lat. spa/àw/a, omoplate). Partie la plus élevée du membre supérieur chez l'homme, de la jambe de devant chez les quadrupèdes. JUar. Renflement des formes de l'avant des anciens vaisseaux. Fig. Coup d’épaule, effort. Donner un coup d'épaule^ ô quelqu'un, lui venir en aide. Porter une personne sur ses épaules, l'avoir à charge. Avoir les épaules assez larges pour, pos séder assez de ressources ou de talent pour. Hausser les épaules. faire un mouvement d'épaules indiquant le mépris. Par-dessus l'épaule, avec négligence, avec dédain.
— Encycl. L'épaule est la partie du membre supérieur qui est annexée au tronc. Les os de l'épaule sont au nombre de deux : l'omoplate en arrière et la clavicule en avant.
L'omoplate s'articule avec l'humérus, et forme l'articulation de l'épaule, qui est recouverte par le muscle deltoïde. Au-dessous de l'épaule, entre le tronc et le bras, se trouve le creux de l'aisselle.
épaulée [pû-lé] n. f. Effort de l'épaule pour pousser : enfoncer une porte d'une seule épaulée. Quartier de devant du mouton, dont on a i-etranché l'épaule. Maçonnerie faite par épaulées , celle qui est élevée à diverses reprises et par dedans.
épaulement [p6-le-man\ n. m. Rempart de terre et de fascines pour protéger contre le feu de l'ennemi : batterie couverte, par un épaulement. Mur de soutènement. Les épaules d'un navire. Côté d un tenon moins diminué que l'autre, pour donner plus de force à la pièce de bois.
épauler \p6-U'\ v. a. Rompre l'épaule, en parlant des quadrupèdes. Mettre à couvert du canon par un épaulement : épauler une tranchée. Appij\-er contre l'épaule t épauler son fusil pour tirer. Fig. Aider, recommander : épauler un candidat.
épauletier [p6-le-ti-£\ n. m. Fabricant, marchand d'épaulettes.
épaulette [p6-lè-te'\ n. f. Bande d’étoffe formant la i^rtie du vêtement qui couvre l'épaule. Patte garnie de franges, que les militaires portent sur fépaule et qui sert à indiquer le grade : épaulette de laine, d'argent, d'or; épaulette à grosse torsade ou
appliqué.
épaulard
[pû-tar'] n. m.
Sorte de dau-
à graine d'épinards. Par ext. Grade d'officier : gagner l'épaulette sur le champ de bataille. Reniort appliqué à une partie quelconque d un mât. Entaille faite sur une crête, pour y recevoir un adent. Pièce de fer qui retient la partie supérieure de la colonne d'une presse Stanhope.
— Encycl. Imaginée primitivement pour maintenir le baudrier et faciliter le port du mousquet, l'épaulette fut utili- Épaulette : A, corps ou sée, depuis 1759, comme insigne écusson ; li, tournante ; des grades. C, franges.
L'épaulette se compose de trois parties : le corps ou écusson, la tournante et les franges. Sans franges, c'est une contre-épaulette.
épaulière [pd] n. f. Bande d’étoffe qui passe sur les deux épaules, et qui soutient un pantalon ou une jupe. Partie de l'armure qui couvrait l’épaule. (V. ARMURES.) Pièce de l'élytre des coléoptères.
épatre n. f. (du lat. expavidus, effrayé). Débris que la mer rejette : les épaves d'un naufrage. Débris en général ; recueillir les épaves d'une fortune. Chose égarée dont on ne connaît point le propriétaire. Droit d'épave, droit de recueillir les épaves. Adjectiv. Egaré : chiens, abeilles épaves.
— Encycl. Dr. Celui qui a trouvé une épave a seul le droit de se l’approprier, sauf à être exposé pendant trois ans à la revendication du propriétaire.
Les épaves, objets provenant de jet à là mer ou de naufrages maritimes, sont partagés entre le sauveteur et l'Etat, dans la proportion de un tiers pour le premier, de deux tiers pour le second. Les épaves trouvées sur le rivage sont attribuées au fisc après un an et un jour, et l'inventeur ne peut réclamer qu'un droit de sauvetage.
Les varechs charriés par la mer, ou jetés sur ses grèves, sont la propriété du premier occupant. La récolte de ceux qui croissent sur les rochers appartient aux habitants des communes riveraines.
Les épaves recueillies dans les cours d'eau navigables ou flottables sont vendues après un mois au profit exclusif du Trésor, sous réserve du droit pour le propriétaire d’en répéter le prix, dans le délai d’un mois. Les épaves trouvées sur les petits cours d'eau sont assimilées aux épaves terrestres.
épa'Vité n. f. (de épave). Féod. Droit qu'avaient les nobles français, hors du royaume, de succéder à leurs parents décédés en France, en tous leurs biens.
Epe, comm. des Pays-Bas (prov. de Gueldre), sur le Griftcanal ; 8.10Ô hab.
épeautre [p6-tre] n. m. (lat. spelta). Nom sous lequel on désigne dans les campagnes une variété de blé dur à grains fortement adhérents à la baie.
— Encycl. On distingue généralement l'épcaufre proprement dit ou grand épeautre, et le petit épeautre ou engrain. Le premier est une espèce de froment, tandis que l'engrain constitue un genre distinct, mais l'un et l'autre sont très rustiques et s'accommodent des terres maigres ; ce sont les blés des pays montagneux à hivers longs et rudes. V. blé.
épée [pé] n. f. (lat. spatha). Arme que l'on porte suspendue au côté : se oaltre à l'épée. Fig. L'état militaire ; préférer la robe à l'épée. La guerre : l'épée détruit le travail de la charrue . Homme de guerre, escrimeur: d' . Magnan était une fine épée. Briser son épée, renoncer par colère au métier des armes. Se faire ou Garé.s^ faire blanc de son épée, se prévaloir de son courage, de sa force, pour assurer le succès d'une affaire. Coup d'épée dans Veau, effort sans résultat. A la pointe de l'épée, par violence ou avec de grands efforts. Poursuivre l'épée dam les reins, harceler, serrer de près. Epée à lieux tranchants . moyen de nuire qui peut être funeste à celui qui s'en sert. Rendre son épée, se constituer prisonnier. Passer au fil de l'épée, massacrer sans quartier. Grande alêne de bourrelier. Couteau — bois du cordier. Prov. : A vaillant homme,
Pommeau
Fusée
Soie
Lame
Épée du XV" siècle.
en
courte