h. (Spurnaciens). Ch
de f. E. "Vins mousseux. C’est un des principaux centres de commerce des vins de Champagne. Patrie de Flodoard.
Le maréchal de Biron fut tué devant Epernay en 1592.
Fréquemment bombardé pendant la Grande Guerre. —
L'arr. a 9cant., 174 comm., et 97.000 h. ; le cant. a 11 comm.
et 30.680 h.
.. Épernon, com. d'Eureet-Loir, arr. et à 20 kil. de Chartres ; 2.370 h. Ch. de f. Et. Grès, chaux. Patrie de Michel Chasles.
Epernon (Jean-Louis DE Nogaret de La Valette, duc d’j, amiral de France, un des mignons de Henri III. A ravènement de Henri IV, il s’enferma dans une opposition calculée. fut, sous couleur de religion, en relation avec l'Espagne et, dit -on, un des instigateurs de l’assassinat de Henri IV. C’est sur ses instances que le parlement, en 1610, donna la régence à Marie de Médicis. Il fut ensuite un des seigneurs les plus turbulents du règne de Louis XIII, et mourui disgracié à Loches (J 554-1642).
— Son fils Bernard, né à Angoulême ( 1592- 1661 ), se signala par scs talents militaires. — Anne-Louise-Curis- TiNE, fille du précédent, née en 162-4. A la suite de la moifii du chevalier de Eiesque, qu'elle aimait, elle se relira, en 1648, aux Carmélites, où elle mourut en 1701.
éperon n. m. (anc. h. allem. sporon). Branche de métal, armée de pointes, ou d'un disque dentelé, que l'on s’attache au talon pour piquer le cheval :
Duc d’Ëpernon.
Éperons : 1. A broclie (x" s.) ; 2. Arabe ; 3. Français (xvii«s.) ; 4. Espagnol (xvnc s.); 5. A la chevalière (A, bride; B, sous-pied ; G, collier; D, collet ou lige; E, mollette); 6. Avis et à crampons.
presser un cheval de l'éperon. Fig. Stimulant. Ergot des coqs, des chiens, etc. I.ame aigue et tranchante dont on garnit les ergots des coqs de combat. Roulette métallique pour fixer les feuilles de cire dans les cadres de ruches mobiles. Saillie par laquelle se termine le calice ou la corolle de certaines fleurs. Partie saillante pai’fois garnie d’une pointe de métal, en avant de la proue d'un navire. Fortification en angle saillant.
Appui d’une muraille.
Ouvrage saillant en maçonnerie, établi au de- ^ éperon
vant des piles de ponts • V ^ '
pour les protéger. Saillie brusque clans un contrefort de montagne. Loc. div. : Chausser les éperons à quelqu'un, le faire chevalier. Couper, briser les éperons, dégrader un chevalier. Gagner ses éperons, faire ses premières armes.
Éperons {journée des). V. Guinegatte.
éperoïiné [ro-né], e adj. Qui a des éperons : montera cheval botté et éperonné. Muni d'un appareil ou d’un organe appelé éperon : navire éperonné.
éperoïinelle [ro-n>Ae] n.f. Nom vulgaire de certaines plantes comme le grateron, la croissette, etc.
éperonnement [ro-ne-man] n. m. Action d’éperonner.
éperonner [ro-né] v. a. Piquer avec l’éperon : éperonner un cheval paresseux. Chansser les éperons à. F’f y. Exciter, stimuler : personne qui esc eperonnée par la faim.' V. n. Escr.
Faire du pied comme si l’on donnait un coup d'éperon.
éperonnerie
'ro-ne-rî] n. f. Fabrication et commerce des éperons et autres objets ayant trait au harnachement des chevaux.
éperonnier
\ro-ni-é] n. m. Celui qui fait on vend des éperons , des mors, des étriers.
éperonnier [ro-ni-é] n. m. Genre d’oiseaux gallinacés, comprenant des faisans de la Malaisie et de la région indochinoise.
Ëperonnier.
éperonnière 'ro-nl n. f. Nom vulgaire de diverses plantes (pied-d'aloueiie, ancolic, etc.;, dont la corolle est munie d'un éperon.
épéru n. m. Genre d'arbres de la famille des légumineuses, qui croît dans les forêts et au bord des rivières en Guyane : l'évéru est vulgairement appelé pois sabre à cause de la forme de ses gousses, éperverie [pér-ue-ri*] n. f. Art de dresser l’épervier au vol.
épervier n.m. (anc. h. allem. sparvari).
Oiseau de proie du genre faucon : l épervier était autrefois très employé pour la chasse. Espèce de filet de forme conique, garni de plomb, qu’on lance à la main pour englober le poisson : jeter Vépervier. Loc.
prov. : Mariage d'épervier, où la femelle vaut mieux que le mâle, ménage où la femme est supérieure au mari. (Chez les oiseaux de proie, la femelle est plus grosse et plus forte que le mâle.) •
— Encycl. Zooî. On connaît environ quarante espèces d’épei*viers, répartis sur tout le globé. L'épervier commun a été assez estimé en fauconnerie, mais aujourd’hui on le chasse comme animal nuisible.
— Myth. égypt. L'épei-vier signifie la course du soleil dans le ciel. Ba, le soleil, est représenté par un homme à tête d’épervier, coiffé d'un disque surmonté d’un uræus. — Un épeiTÎer à tête humaine est l’hiéroglyphe de l’àme.
— Péich. I/épervier est un filet conique de J5 à 20 mètres de circonférence, et de 3 à 4 mètres de hauteur. La partie pointue ou culasse est munie d’une longue corde servant à retenir l’épervier quand on le lance ; la partie la plus large terminant le filet, la gueule, est garnie d'une corde entrelacée dans les dernières mailles et portant une sorte de chapelet'
Lancement de l’épervier.
d’olives ou de balles de plomb perforées. Ce bord est retroussé en dedans par des lignes, petites cordes dont l’autre extrémité s’attache à une rangée horizontale de mailles, de manière à former des poches ou bourses dans lesquelles le poisson s’engage ; ce dernier est le type d'épervier le plus généralement employé.
L’épervier se lance soit de la rive, soit du bord d’un bateau. Le pêcheur tient la corde et la culasse repliées d'une main ; de l’autre, il saisit le bord audessus de la corde plombée, ramène sur son épaule, en l'ouvrant, une partie du filet, et le lance d'un vigoureux coup de poignets et des reins, de façon à le développer en nappe,
épervière [pèr] n. f. Genre de composées liguliflores, dont on connaît de nombreuses espèces répandues en Europe. (L’une des plus connues est la piloselle [Afe7*acH<m encore appelée oreille
de souris à cause de l'aspect de ses feuilles.)
épervin [pér] n. m. Y. ÉPARVIN.
ÉpeSSeS (Les), comm. de la "Vendée, arr. et à 45 kil. de La Roche-sur-Yon, sur un affluent de la Sèvre Nantaise ; 1.930 h. Ch. de f. Et. Toiles.
épeuler [/e] v. a. Dans la fabrication du point d’Alençon, retirer avec une pince les fils qui traversent le parchemin.
épeuleuse [leu-ze] n. f. Ouvrière qui épeule les dentelles.
épeuré, eadj. En proie à la peur : femme êpeurée. (On dit aussi apeure.)
Épéus [itss], Épéos ou Épéios [oss], fils de Panopée, constructeur du fameux cheval de bois au moyen duquel l’élite des Grecs pénétra dans Troie.
[Myth.)
Epflg, comm. du Bas-Rhin, arr. de Sélestat ; 2.208 h. ^Ch. de f.
éphèbe n. m. (gr. ephèbos). Jeune homme ai*rivé à l’âge de puberté. Membre du collège officiel des éphèbes, chez les Athéniens : les éphèbes recevaient, d Athènes, une éducation officielle.
épllébie [bî] n. f. institution officielle du collège des éphèbes, â Athènes.
— Encycl. L’éphébie existait à Athènes dès le ve siècle, peut-être plus anciennement. C'était un véritable noviciat, à la fois militaire et civique, auquel étaient soumis enti^e dix-huit et vingt ans tous les jeunes citoyens des trois premières classes politiques. Cette éducation, surveillée par les stratèges, était dirigée par un cosmète et par dix sophronistes, élus dans chaque tribu. Pendant la deuxième année du stage, les éphèbes tenaient garnison dans les forteresses de la frontière de l'Attique. Avec le temps, l’éphébie perdit- son caractère civique et national, pour devenir une simple association de jeunes gens riches réunis sous la suveillance de l'Etat pour une éducation de luxe.
épllébiç[Ue adj. Qui se rapporte à 1 éphébie ou aux éphèbes.
épllèdre n. m. Genre de conifères.
— Encycl. Les éphèdres [ephreda, sont des arbrisseaux rameux et verts, dont on connaît une vingtaine d’espèces, habitant les plages des régions tempérées. Une seule habite la France ; ses fruits, comestibles, sont vulgairement appelés raisins de mer.
ÉPH
ÉPI
épilélide n. f. (du gr. epi, sur, et hèlios, soleil). Tache de rousseur.
— Encwl. Les épliélides sont ducs à une aeenmulalion de pigment dans la région sous-é[)idcrmique ; elles apparaissent surtout en été. Ces petites lé.-iioiis, dites aussi tach'sde rousseur, résistent à tout traitement. On aprétendu cependant que les rayons X pouvaient les faire disparaitre.
éphémère adj. (du gr. ejti, sur, et liémern, jouri. Qui ne dure qu'un jour ; fiivré éphémère, h'iij. I)e courte durée : la beauté est chose épliémèrc. N. ni. Uenre d'insectes orthoptères, type de la famille des éphéméridés, dont la vie est très courte. N. f.
Genre de plantes herbacées, recherchées comme plantes d'ornement.
— Encycl. Entom. Les éphémères sont en général jaunâtres ou gris verdâtre. On en connaît un grand nombre d'espèces de l'hémisphère nord. Le type est l'éphémère commun [ephemera vuhjatau dont la larve vit dans des terriers creusés dans la vase des ruisseaux. L'insecte parfait a l'abdomen allongé, et terminé par trois longs filaments. Il vole auprès des rivières, et meurt (deux ou trois jours après son éclosion) dès qu'il a pondu.
— liot. l..' éphémère de Virginie est très cultivée dans les jardins pour ses fleurs, bleues, blanches ou roses, qui ne durent qu'un jour, mais se succèdent pendant toute la belle saison.
éphémèrement \man] adv. D’une manière éphémère. (Peu us.)
éphéméride n. f. Nom donné aux tables astronomiques qui indiquent, p(nir chaque jour d’une année, la situation des planètes. Nom donné aux livres ou notices qui contiennent les événements accomplis dans un même jour, à différentes époques : certains almanachs donnent des éphéméridés en regard ou à la suite du calendrier. Calendrier dont on enlève une feuille chaque jour.
éphéméridés n. m. pl. Famille d'insectes orthoptères, dont le type est Xéphémère. S. un éphéméridé.
Ephèse, anc. V. d'Ionie, sur la côte de la mer Egée, qui avait un temple de Diane mis au nombre des sept merveilles du monde et brûlé par Erostrate. Nestorius y fut condamné au concile de 431. (On appelle brigandage d'Ephèse un synode d’évêques qui se tint à Ephèse en 449 et fut favorable à Eutychès.) C’est aujourd'hui un amas considérable de ruines, à quelque distance du village d'Ayanoulouk, non loin de Smyrne. Les fouilles ont mis à jour d’importants vestiges de. monuments, notamment la bibliothèque, dont la façade était décorée de basreliefs.
éphésiaque Izi-a-ke} adj. Qui appartient à la ville d'Ephèse.
£phésiaqU0S n. f. pl. Fêtes célébrées chaque année à Ephèse. en l’honneur de Diane.
Éphésiaques ' les), intéressant petit roman grec, de Xénophon d Ephèse. Il contient de curieux détails de mœurs et a pour sujet les amours et les malheurs de deux jeunes époux enlevés par des pirates et séparés l'iin de l'autre (vis g,).
Éphésien, enne [zi-in. è-ne], personne née ou habitant à Ephèse. Adj. Qui se rapporte à Ephèse. Lettres éphé.siennes. nom donné à divers recueils de formules magiques.
éphètes n. m. pl. (gr. ephetès). Juges d'un tribunal criminel institué à Athènes par Dracon, et qui se recrutaient d’abord parmi les nobles. (Ils étaient au nombre de 51. Solon restreignit leur compétenee.) S. un ephète.
éphia.lt8 n. m. Genre d’hyménoptères entomophages, comprenant des ichueumons répandus sur tout le globe : Téphialte d’Europe attague la saperde du peuplier.
ÉphialtO, traître qui guida les Perses aux Thermopyles, et leur indiqua le sentier qui leur permit de tourner la position de Léonidas.
ÉphialtC, homme d'Etat et orateur athénien, né vers 500, m. en 457 av. J.-C., ami de Périclès. Il fit voter d'importantes réformes démocratiques, et périt assassiné à l'instigation des aristocrates.
éphidrose [drô-ze] n. f. (du gr. epi. sur, et hidrns. sueur). Augmentation de la sécrétion sudorale des paupières ou sueur anormale.
— Encïcl. L’ éphidrose apparaît après des émotions vives ou des repas copieux. Le traitement consiste en hydrothérapie froide, et comme adjuvants des médicaments à base d’opium, de scille ou d’aconit.
éphippigère [fi-pi] n. m. Genre d insectes orthopthères, comprenant de grandes sauterelles qui fréquentent les coteaux plantés de vignes de toute la région circaméditerranéenne : l'éphippigère de Béziers, ^appelé encore porteselle, â causé parfois de sérieux donimages à la vigne.
éphod [fod] n. m. (de l’hébr. aphad, revêtir). 'Tunique que les prêtres hébreux portaient dans les
frandes cérémonies : l'éphod lait une sorte de tunique s'arrêtant aux genoux par devant, et descendant aux talons par derrière.
éphode n. f. Rhétor.
Syn. de insinuation.
éphorat [l a] n. m. ou éphorie n. f. charge, dignité d'éphore : l'éphorat prima, à Sparte, la royauté.
éphore m m. (gr. ephorns. de ejdiorân, surveiller). Éphod.
Nom donné, à Sparte, à cinq
magistrats électifs, établis pour contre-balancer l'autorité des rois, sur lesquels ils exerçaient un pouvoir très étendu de contrôle et de surveillance. Ils étaient les principaux agents du gouvernement aristocratique de Sparte.
Éphore, historien grec, né à Cymé. élève d'Isocrate et dont nous ne possédons que des fragments (iv« s. av. J.-C.).
éphorique (W-Ae) adj. .Antig. gr. Qui a rapport. qui appartient aux éphores.
Éphraïm \im", deuxième fils de Joseph. 11 donna son nom à Tune des douze tribus [Bible:. La tribu d'Ephra’im fui très puissante au temps des Juges.
Éphrem [frènv (saint), Fère de l’Eglise et écrivain syriaque, né à Nisibis (Mésoiiotamie), m.en 379, auteur de commentaires sur l'Ecriture sainte. Fête le 9 juillet.
épi n. m. (lat. .spica). Tête d’une tige de blé qui renferme le grain ; les épis lourds font pencher la tige du blé. Fleurs disposées en épi le long d’une tige. (V. la planche plantk et les mots blé, inflorescence.) Disposition de cheveux, de poils, en sens contraire.de celle des autres. Ornement décorant la partie supérieure d'un poinçon de comble. Ouvrage, établi au bord d’une rivière pour diriger le cours de Teau. Bandage à tours entre-croisés. Ensemble de courtes ramifications latérales se détachant obliquement d'une voie ferrée. Appareil en épi. disposition de briques affectant la forme de bâtons rompus.
Épi [ordre de l’], fondé par le duc de Bretagne François I'-' (xv» s.). Insigne ; collier d'or ayant la forme, d’une couronne d épis, auquel pendait une hermine. Devise : A ma vie !
épiàge [pi-a-je] n. m. ou épiaison [pi-è-zon] ou epiation [si-o?ij n. f. Développement de Tépi dans les céréales ; une chaleur humide favorise iepiage.
épiaire [è re] n. m. (de épi). Genre de plantes, de la famille des labiées.
— Enivcl. Les épiaires (stachys) sont des herbes annuelles ou vivaces, à feuilles couvertes de longs [loils blancs. On en connaît deux cents espèces des régions tempérées ; telles 1 ortie puante, la bétoine, qui ont été jadis utilisées en médecine. Une espèce de (Jiine est cultivée pour ses rhizomes alimentaires, dits crosnes du Japon.
épiaison n. f. Syn. de épiage.
épialo adj. S'est dit de la fièvre algide, épiation n. f. Syn. de épiage.
épitaate n. m. (gr. epibatès). Soldat de marine, chez les Grecs.
épitaolie [if) n. f. (gr. epibolè). Mode de développement des œufs, menant à une gastrula.
épicanthis [tiss] n. m. (du gr. epi. sur. et' kanthos, coin de Tœili. Affection congénitale, qui consiste en un repli cutané, situé à l'angle interne de l'œil. (La guérison se produit par l’excision.)
épicarpe n. m. (du gr. epi, sur, e*t karpos. fruit'. Partie la plus extérieure de l'enveloppe du fruit ou péricarpe. (L’épicarpe est ce qu'on nomme vulgairement la peau du fruit.)
épiearpique adj. Qui appartient à Tépicarpe. épicaule [kô-le,' adj. fdu gr. egii, sur, et kaulos, tigej. Qui croit ou vit sur les tiges des plantes.
épicaume [kô-me] n. m. (du gr. epikauma. brûlure superficielle). Phlyctène sur la cornée transparente.
épicaute [kô-te] n. f. Genre d'insectes coléoptères vésicants, comprenant des cantharides grises ou noires, rayées de blanc, qui habitent les régions chaudes, et sont parasites des sauterelles.
épice n. f. (du lat. species, espèce). Substance aromatique, comme le clou de girofle, le poivre, etc., pour l’assaisonnement des mets : tes épices, en général, viennent de l'Orient. Quatre épices, mélange de girofle, muscade, poivre noir et cannelle ou gingembre, dont on se sert dans la cuisine. Pain d'épice. V. PAIN. N. f. pl. Anciennem. dragées, confitures. Présent en nature, que les plaideurs donnaient aux juges.
— Encycl. Le rôle des épices consiste à rehausser la saveur des mets. Cependant leur abus peut entraîner des désordres gastriques. Voici quelques applications des épices : pour les viandes de boucherie en sauce, bouquet de thym et laurier; pour le porc, sauge, fènouil et cannelle : pour les sauces au vin, muscade, gingembre et cannelle ; gibier à plume et à chair blanche, genièvre et muscade ; gibier à plume et à chair rouge, genièvre et coriandre ; lapin, thym et écorce d'orange ; gibier à poil, genièvre, muscade, gingembre et kari ; sanglier, kari, coriandre, genièvre, sauge : gibier d'eau en sauce, kari, cannelle et muscade ; poissons en sauce, gingembre, laurier et cannelle ; le safran entre dans la composition de la bouillabaisse.
épicéa n. m. Genre de conifères, voisin des
sapins. '
— E.ncycl. Les épicé'is sont des arbres qui se distinguent des sapins par leurs feuilles subtétragones et leurs cônes pendants, qui se détachent sans s'effeuiller. Le plus commun est l'épicéa élevé ou sapin de Norvège, qui atteint jusqu'à 50 ou 00 mètres de haut. On le trouve dans le nord de l’Europe, les Alpes, les Pyrénées, les Vosges, le Jura. On en retire de la résine ; le bois est employé comme combustible. On l’utilise en menuiserie et dans la fabrication des pâtes à papier ; i’écorce est employée au tannage.
éplcène adj. (du gr. Épicéa,
e P i h oina .v, commun ).
Gram. Se dit des noms communs aux deux sexes, tels que enfant^ ai(jle, caille, etc.
épicentre [san-îrej n. m. (du gr. epi, sur, et de ceatre). Géol. Epiccv.tre aéismiqu?, point de la surface du globe à partir duquel se propagent les secousses d'un tremblement de terre.
épicer v. a. (Prend une cédille sous le ç devant n et 0 : il é}n‘ça, nous âpiçons.) Assaisonner avec des épices : cuisinier qui épice tj'op. Fig. Semer de saillies égrillardes : récit un peu épicé.
épicerie [rî] n. f. Nom collectif qui comprend les épices, le sucre, le café. etc. Commerce de l'épicier : faire fortune dans l'épicerie. Boutique d épicier ; entrer dans tine épicerie.
Epicharis ka-riss]. femme romaine qui entra dans la conspiration de l’ison contre Néron et qui, après avoir subi les tortures les plus cruelles, s’étrangla pour ne pas révéler le nom de ses complices.
Épicharme [kar-me]. poète comique et pliilosophe pythagoricien, né à Cos, m. vers 45Ü av. J.-C. Il vécut à ta cour d’Hiéron de Syracuse, et écrivit de nombreuses comédies sur des sujets mythologiques ou populaires.
épichérématique [W; adj. Se dit d’im genre particulier de raisonnement syllogistique, ou des éléments d’un raisonnement.
épichérème [ké\ n. m. (gr. epikheirèma). Sy-llogisme dans lequel chacune des prémisses est accompagnée de sa preuve.
épicier [si’-ê). ère n. et adj. Personne qui vend les denrées désignées sous le nom d'épicerie. Adjeetiv. Ironiquem. Garçon épicier, hommes à idées étroites, vulgaires. Bon pour l'épicier, se dit d’un mauvais ouvrage, qui ne peut servir qu'à faire des cornets, etc.
épiclère n. f. (gr. epikléros). Dr. gr. Fille laissée comme héritière en l’absence de tout héritier mâle.
épicolique adj. (du gr. epi, sur, et de coton). Anat. Qui est situé dans l'abdomen, au-dessus du côlon.
épicondyle n. m. (du gr. epi, sur, et de condyle). Tubérosité externe de l'extrémité inférieuie de Thuménis, donnant insertion au ligament latéral externe de Tarticulaaon du coude et aux muscles de ta région antibrachiale postérieure et superficielle.
épicondylien, enne [H-in, è-ne] adj. Qui se rapporte à l’épicondyle : muscles épicondy liens.
épicorollie \ro-ll] n. f. Classe de végétaux dicotylédones de Jussieu, comprenant ceux dont la corolle était, pensait-il, insérée sur l'ovaire [èpicorollés).
épicrâne n. m. (du gr. epi, sur, et kranion, crâne). Ensemble des parties qui environnent le crâne.
— Encycl. L'épierâne, situé sous la peau, comprend trois couches : le muscle occipito-frontal, une laine de tissu cellulaire lâche, et le périoste externe.
épicrâne ou épicranien, enne é-ne] adj. Qui est situé sur le crâne : muscle épicrâne.
Épictète, philosophe stoïcien du l'r siècle, né à Hiérapolis (Phrygie), m. àNicopolis. Il fut à Rome l'esclave du brutal Epaphrodite, affranchi de Néron. On raconte que son maître lui tordait un Jour la jambe dans un appareil de torture ; « Tu vas la casser ! » dit tranquillement Epictète, qui, sa prédiction réalisée, se contenta d’ajouter : « Ne te Tavais-je pas dit ? » Indifférent aux prétendus biens qui ■■ ne dépendaient pas de lui », il vivait dans un hangar, sans antre meuble qu’une table et une paillasse. Ses Entretiens furent réunis par Arrien en un corps d’ouvrage, et le même philosophe en fit un résumé connu sous le nom de Manuel d'Epictèle, résumé lumineux de la doctrine stoïcienne, contenue dans la formule célèbre : « Supporte, et abstienstoi. «
ÉpiCUre, philosophe grec, né probablement à Samos (341-27U av. J.-C.). Il fut l'élève à Athènes de Xénocrate. Sa doctrine, qui a foui'iü à Lucrèce le sujet de son célèbre poème, est celle de Démocrite, modiltée par des préoccupations d'ordre surtout moral. Il enseignait, dans son école d’Athènes, que le plaisir est le souverain bien de Thomme, et que tous nos efforts -d.oivent tendre à l'obtenir ; niais, loin de le faire consister dans les jouissances grossières des sens. Epicure, qui fut lui-même un modèle de sobriété, le plaçait dans la culture de l’esprit et la pratique de la vertu. C'est donc, dit Fénelon, par une fausse interprétation de sa doctrine que Ton a pris pour un débauché un homme d'une continence exemplaire. Quoi qu’il en soit, le mot épicurien n’en est pas moins resté dans notre langue le .synonyme de voluptueux, et, quand on veut parler d'un homme adonné aux jouissances de la table ou des sens, on dit : c’est un épicurien, un disciple d'Epicurs. C'est la doctrine épicurienne qui fait le fond du Ue. natura rerum de Lucrèce. V. épicuris.\ie. épicuréisme n. m. v. épicurisme.
Epicuri de grege porcum, mots lat. signif. Pourceau du troupeau d'Epicurr. C'est ainsi que le voluptueux Horace ne craint pas de s'appeler dans une épitre (1, 4. 16) à Tibulle, mais plutôt pour enchérir ironiquement sur le langage sévère des stoïciens que pour se ravaler bénévolement au-dessous des brutes. Cependant, le mot est resté pour désigner les hommes ensevelis dans la matière et les jouissances grossières des sens.
épicurien, enne [ri-in, è-m] adj. cl n. D’Epicure : morale épicurienne. Abusiv. Voluptueux, sensuel, mais avec élégance : mœurs épicuriennes.
épicurisme Ws-me] ou épicuréisme [ré- U-me] n. m. Doctrine morale d'Epicure et des épicuriens.
— Encycl. On entend sous le nom d'épicurisme la doctrine d'Epicure et des épicuriens. Il convient de distinguer dans cette doctrine une physique et une morale, étroitement rattachées Tune à l’autre- Le monde est constitué par les atomes qui se rencontrent. s'agrègent et se désagrègent dans le vide, non sous l’action des divinités, mais en vertu du hasard absolu. L'âme est matérielle et se dissout, â 1t mort, comme le corps. Le philosophe épicurien est libre et débarrassé des terreurs de Tenfer ; il se détourne des biens passagers pour s'attacher au bien fixe et durable. Celle reciierclie du bien est Tobjet de la morale épicurienne. Le bien, c’est le plaisir Non pas le plaisir grossier qui entraiiie à .sa suite tant de maux, mais le « plaisir eu repos ", sur Tex-
Épicure.
ÉPI
ÉPI
plication duquel varient les philosophes, mais qui semble consister surtout dans l'absence de la douleur. Une autre foi*raule : « Evite la douleur » l’ait mieux comprendre la nature de ce plaisir. Le suicide est un remède préconisé contre la douleur persistante ou intolérable. En somme l’épicurisme est une doctrine, non de volupté, mais de mesure et de bon sens. Le sage épicurien est un sage, il n'est pas un héros.
épicycle n. m. (du gr. epz, sur, et kuklos, cercle). Astr. anc. Cercle qu'un astre était supposé décrire, tandis que le centre de ce cercle décrivait lui-même un autre cercle autour de la terre.
épicycloïdal, e, aux [klo-i\ adj. Qui se rapporte à l’épicycloïde, qui lui appartient. Courbe épicycloîdalps courbe engendrée par le mouvement d'un point lié à une courbe quelconque, roulant sur une autre courbe quelconque.
épicycloïde [Iclo-i-de] n, f. Géom. Coui*be engendrée par un point lié à une courbe mobile qui roule sans glisser sur une courbe fixe.
Épidaure [cîd-rej.v. de l’anc. Argolide (Grèce), sur la côte de la mer Égée, colonie italienne. (Ilab. Epidauriens.) Son sanctuaire d’Esculape était fréquenté par des malades de toute la Grèce. Il en subsiste d'intéressantes ruines (temples d’Esculape, d'Artémis ; théâtre, le mieux conservé des théâtres grecs).
épidémicité n. f. Caractère épidémique d'une maladie.
épidémie [mi] n. f. (du gr. epî, sur, et dèmos^ peuple). Maladie qui, dans une localité, atteint un grand nombre d'individus à la fois : les mauvaises conditions hygiéniques favorisent Vexte7ision des épidémies.
— Encycl. Les épidémies les plus meurtrières sont : la peste, le choléra-morbus de 1 la fièvre jaune. Idépidémie diffère de renrfêmie en ce que la première dépend d une cause accidentelle, et la seconde d'une cause habituelle, constante ou périodique. C'est ainsi que la peste est épidémique pour l'Europe, et qu'elle estendémique dans l’Inde. Quand une maladie épidémique règne sur les animaux, on l’appelle épizootie. (V. ce mot.)
Epidémies [médaille des), institué en 1885 pour récompenser les personnes qui se sont signalées par leur dévouement pendant les maladies épidémiques ou en matière d'hygiène publique, en France et en Algérie. Elle est accordée par les ministres de l'intérieur, du commerce et de la guerre. Le ruban est tricolore f^îes trois bandes égales en largeur et disposées verticalement); il est orné d’une rosette pour la médaille d’or.
épidémiologie [j'fj n. f. science, étude des épidémies,
épidémiologique adj. Qui a rapport aux épidémies, qui s’occupe de les étudier ; société épidéoiiologique^.
épidémique adj. Qui tient de l’épidémie : maladie épAdémique. Fig. Qui attaque à la fois un grand nombre de personnes ; enthousiasme épidémique.
epidémiquemeut [ke-man] adv. A la manière d’une épidémie. (Peu us.)
épidenee [rfan-se] n. f. Mar. Cordage auquel on suspend un hamac.
épideudre [dan-dre] n, m. Genre d’orchidées, type d'une tribu dite des épidendrées, et qui comprend des plantes épiphytes originaires du Mexique.
épiderme [dér-me] n. m. (du gr. epi, sur, et derma. peau). Anat. Couche demi-transparente, qui recouvre la surface de tous les corps organisés. Fig. Avoir l'épiderme sendble, être, sur quelque point, • susceptible, chatouilleux. Bot. Membrane tran^J)arente, qui recouvre toutes les parties d'un végétal exposé à l'air.
— Encycl. Anat. L’épiderme est le revêtement épithélial de la peau ; c'est le type de l'épithélium stratifié pavimenteux. On décrit cinq couches successives : lo la couche basale ou génératrice : 2o la couche des cellules polyédriques ; 3o la couche cornée, qui est la plus superficielle. Entre la seconde et la troisième se trouvent deux couches intermédiaires, qui sont le stratum granulosum, à granulations sphériques, et iQstratum lucidum, à cellules aplaties. Les deux premières couches sont dites souvent réseait muqueux de Malpight L’épiderme peut s’hypertrophier, comme dans les durillons : il forme les écailles de divers animaux, les ongles, les sabots, les poils, les plumes, etc.
— Bot. En anatomie végétale, l’épiderme est la région la plus externe du corps de la plante, la séparant du milieu extérieur ; il est parsemé de stomates et de poils.
épidermé, e [tZè’r] adj. Qui est recouvert d'un épiderme î coquille épidermée.
épidermique [dér\ adj. Méd. Qui appartient à l’épiderme : tissu épidermique.
épidermoïde [dèr] adj. Qui ressemble à un épiderme : tissu épidermoïde.
épidermolyse [dh-] n. f. (du gr. epidermis, épiderme, et lusis., dissolution). Destruction de l’épiderme sous .l’influence des caustiques ou de certains agents physiques (radium, etc.)
épidèse [rfè-sejn. f. fgr. epidesis). C/iir. Application d’une bande ou d'une ligature.
épidictique adj. (gr. epideiktikos). Qui sert à démontrer. Genre épidictique, genre démonstratif.
Epidicus ^é, Jeuss], comédie de Plaute, celle qu’il préférait, et dans laquelle il a mis toute sa verve. Epidicus est un esclave dévoué au fils de son maître, une sorte de Scapin.
épididyme n. m. (du gr. epi, sur, et diduynos. testicule). Petit corps oblong, situé le long du bord postérieur et supérieur du testicule.
— Encycl. L’épididyme est un petit corps vermiforme, intermédiaire au testicule et au canal déférent ; il présente une extrémité supérieure ou tête, une partie moyenne ou corps, et une partie infér'>^re ou queue : il est formé par le pelolonnement du canal où se jettent les tubes séininifères.
épididymite n. f. Inilammation de l'épididyme, la plupart du temps de nature bîennorrhagique. Min. Silicate hydraté de glucinium et de sodium.
Inde, la grippe,
Médaille des épidémies.
Encycl. Les orchites sont le plus souvent limitées à riiiflammation de l'épididyme. A la palpation, on trouve une augmentation de volume, principalement de la partie inférieure. Généralement, la résolution a lieu au bout d’une huitaine de jours. Mais il reste souvent une oblitération des voies spermatiques, qui empêche le passage des spermatozoïdes, et, par suite, entraîne la stérilité. On traite 1 épididymite par le repos, des cataplasmes, des bains, des applications d'onguenis belladones.
épidote n. m. Silicate hydraté naturel d’alumine, que l’on trouve dans les roches cristallines.
— Encycl. L'épidote comprend plusieurs variétés : la delphinite et l'oisanite, que l'on trouve dans le Dauphiné ; la puschkinite et Vachmatite, que l’on trouve dans l’Oural ; Vacantkikon et l'arendalite, que l’on trouve en Scandinavie.
épidural, e adj. Se dit de la partie du canal sacré qui est en dehors des méninges : espace épidural.
épie [pî] n. f. Espion. ("Vx.)
épié, Cadj. Disposé en épi : fleurs éqnées.
Épieds* comm. de l’Eure, arr. et à 20 kîl. d'Evreux. C^est en partie sur son territoire que s'est livrée la bataille d lvry (1590) ; 260 h. — Comm. du Loiret, aiT. et à 20 kil. d'Orléans ; 1.270 h. Tramways de Loir-et-Cher. Dolmen de Coulmiers.
épiement [pî-man] n. m. S'est dit pour action d'épier.
épier [Jji-é] v. n. (de évi. — Se conj. comme prier.) Se former en épi : les blés commencent à épier.
épier [pi-é] v, a. (anc. h. allem. spehôn. — Se conj. comme prier.) Observer secrètement : épier un suspect. Fig. Chercher à découvrir : épier les défauts d'autrui. Guetter : épier L'occasion.
épierrage [é-ra-je] ou épierrement [é-remanln. m. Action d’épierrer.
— Encycl. Agrie. L^épierrage des champs se fait au râteau, et il'a pour but de les débarrasser des pierres volumineuses qui pourraient détériorer les machines et les outils. On appelle également de ce nom l'opération qui consi.ste à séparer des graines (céréales ou autres) les pierres ou corps durs ramassés sur l'aire et que le vannage n'a pu éliminer, ainsi que l'opération ayant pour but de débarrasser les racines (betteraves, etc.) des pierres qui peuvent y adhérer.
épierrei* [è-ré] v. a Oler les pierres d’un jardin, d'im champ, etc.
épierreur [é-reur] n. m. ou épierreuse [è-reu-ze\ n. f. Machine employée poui^ séparer des céréales les petites pierres ; pour éliminer les pierres qui peuvent adhérer aux racines ou tubercules avant l'introduction dans le coupe-racines.
épieu n. m. (germ. sp)eot). Long bâton garni de fer pour chasser, et qui a
Épieu de guerre (xvii* s.).
été aussi
une ^arme de guerre : l'épieu est encore employé aujourd'hui dans la chasse au sanglier.
é'pieur, eUSÔ [eu,-ze]n. Celui, celle qui épie. (Peu us.)
épigastralgie [ghas-tral-jl] n. f. Douleur à l'épigastre.
épigastralgique [ffAû!S-£m^] adj. Qui a rapport à l’épigastralgie.
épigastre [ghas-tre] n. m. (du gr. épi, sur, et gaster, ventre). Partie supérieure de l’abdomen. "V,
HOMME
— Encycl. L’épigastre, dit aussi creux de l'estomac, est la partie de l’abdomen située au-dessus de l'ombilic et limitée en haut et sur les côtés par les cartilages costaux. L’estomac est placé immédiatement au dessous ; aussi, cette région est-elle le siège de douleurs très vives, dans diverses maladies stomacales.
épigastrique [ghas-tri-ke] adj. De l’épigastre : région épigastrique ; douleur épigastrique.
épigé, ©adj. !du gr. epi, sur, et gr, terre). Bot. Qui se développe au-dessus du sol : cotylédons épigés.
épigénèse [né-ze] n. f. (du gr. epi, sur, et genesîs, génération). Théorie suivant laquelle, dans l’évolution individuelle d'un animal provenant d’un œuf, les organes naissent par une formation nouvelle.
épiçénésique [isi-Zfe] adj. Relatif à l'épigénèse ; formation épigénésigue.
épigénésiste [zü-te] n. et adj. Partisan de l’épigénèse.
épigénie [ni] n. f. (du gr. epi, sur, et genea, naissance'). Miner. Phénomène qui a lieu lorsqu’un minéral, sans changer de^ forme, change de nature chimique.
épigénique adj. Qui se rapporte à l’épigénie, épigeonner \jo-né] v. a. Employer le plâtre gâché en le posant sans le jeter ni le plaquer.
épiglotte [glo-te] n. f. (du gr. epi, sur, et glôtta, langue'!. Cartilage qui couvre et ferme la glotte.
— Encycl. L'épiglotte présente la forme d’im triangle dont la base serait tournée en haut et le sommet en bas. C'est une lame cartilagineuse qui oblitère le larynx au moment du passage du bol alimentaire.
épiglottique [glo-ti-ke] adj. Qui a rapport à l'épiglotte.
épiglottite [glo-ti-te] n. f. Inflammation de l’épiglotte.
épigone n. m. (du gr. epi, sur, et gonos, engendrement). Bot. Couche celluleuse formant la coiffe de l urne dans les mousses et les hépatiques.
épigones [gho-ne] n. m. pl. (du gr. epigonoa. descendant). Ceux qui appartiennent à la seconde génération : les épigones de la Bohême. .S. un épigone.
Epigones, nom donné aux fils des sept chefs qui avaient assiégé Thèbes pour venger Polynice, et qui tous, sauf Adrastc, y avaient péri. Dix ans après, les Epigones s'emparèrent de Thèbes. C’étaient : Alcméon et Amphiloque. fils d'Amphiaraos ; Diomède. fils de Tyiiée ; Egialée. fils d’Adraste ; Euryale, fils de Mécissée ; Promaque. fils de Parthénopée : Sthénélos. fils de Capanée ; Thersandre, fils de Polynice. S. un Epigone. — Le nom d'Epigone fut donné par analogie, mais non s.ans ironie, aux successeurs d'Alexandre le Grand.
épigonlsme rnfs-mel n. m. (du gr, epigonos, descendant). Biol. Manifestation précoce d une variation conduisant à un but qui ne se manifestera d’une manièi’e effective que chez les descendants.
épigr£tniIll£ltiÇ[Ue [gram'-ma] adj. Qui tient de Tépigramme : trait épigranimatiq ue.
épigrammatiquement f gram' -ma-ti- keman] adv. D'une manière épigrammatique.
épigrammatiser Igram'-ma-ti-zé] V. a. Faire des épigrammes.
épigrammatiste [gram'-ma-tü-te] n. Qui compose des épigrammes. (Peu us.)
épigramme [gra-me] n. f. (gr. epigramma). Chez les Anciens, courte inscription en prose ou le plus souvent en vers tracée sur un monument. Petite pièce de vers d'intention satirique, qui se termine par un trait piquant, malin. Ex. :
« Pour moi, je rime vile et bien;
Je ne vois, dit Damon, point d’autres qui m’égalent ;
A mon esprit les vers ne coûtent rien.
— Ma foi, dit un railleur, ils coûtent ce qu'ils valent. » Mot jeté dans la conversation ou dans un écrit, et
qui exprime une critique vive, une raillerie mordante. Cuis. Epigramme d'agneau, ragoût au blanc, dans lequel on fait entrer quelques parties intérieures de l’animal.
— Encycl. Littér. Les Grecs appelaient epit/rammes les inscriptions le plus souvent en vers, et en vers élégiaques, placées sur les tombeaux, les statues, les monuments publics, ou les ex-voto. L’anthologie grecque nous en a conservé un très grand nombre. Celles que composèrent les Alexandrins n’étaient pas faites pour être inscrites sur des monuments : c'étaient des idylles, des élégies en raccourci. Chez les Latins tels que Catulle et Martial, Tépigramme devint un petit poème satirique. Chez les Français, elle demeura une courte satire, ordinairement terminée par un mot d’esprit : ^nre où se distinguèrent Marot, Boileau, Racine, Piron, Voltaire, etc.
Épigrammes de Catulle. Le poète y a répandu à pleines mains le sel attique, la grâce ingénue, la délicatesse du sentiment et le sarcasme amer.
Épigrammes de Martial, remarquables par la finesse et le mordant, où il y a, comme le dit l’auteur lui-même, du bon, du médiocre ou du mauvais. Le ton en est trop souvent excessif et obscène.
épigraphe n. f. (du gr. epi, sur, et graphein, écrire). Inscription sur un édifice : le Panthéon porte pour épigraphe : « Aux grands hommes la Patrie reconnaissante ». Citation d’un auteur, en tête d'un livre, d’un chapitre, pour en résumer l’esprit.
épigraphie [fî] n. f. (rad. épigraphe]. Science qui a pour objet l’élude des inscriptions : l'epigraphie est d’un précieux secours pour l'histoire de l'antiquité.
— Encycl. L’épigraphie a pour domaine l’ensemble des documents gravés au ciseau, au burin ou avec une pointe quelconque, sur l’airain, le marbre ou la pierre. Elle est féconde surtout pour ' l'antiquité, classique ou non : car les Anciens gravaient sur des tables les lois, décrets, traités, épitaphes, ex-voto, etc. A elle seule , Tépigraphie latine compte aujourd'hui plus de cent mille textes. La science des inscriptions complète ou corrige les déclarations des historiens. Elle fournit de nombreux renseignements juridiques, chronologiques, philologiques. Elie exige, d'ailleurs, une véritable initiation. Elle comprend des domaines très distincts : épigraphies grecque, latine, égyptienne, araméonne, phénicienne, punique, arabe, sanscrite, aztèque, etc.
épigraphiçiue adj. Qui concerne Tépigraphie: monuments épigraphiques.
épigrapniste \fis-te] n. m. Celui qui est versé dans Tépigraphie,
épigyne adj. et n. f. (du gr. epi, sur, et gunê, femelle). Se dit d’une partie de la fleur, insérée sur Tovaire : étamine épigyne.
épigynie [nî] n. f. Etat d'une plante dont certains organes sont épigynes.
épilance ou épilenee [ian-se\ n. f. sorte d’épilepsie des faucons.
épilaryngien, enne win-ji-in, è-nei adj.
Qui se trouve ou qui a lieu au-dessus du larynx : région épilaryngienne.
épilation [si-o«] n. f. ou épilage n. m. aclion d’épiler.
— Encycl. L’épilation était pi'atiquée par les Greca et les Romains, qui s’arrachaient les poils de la poitrine, des jambes et des bras. Aujourd’hui, elle n'est utilisée que dans le traitement de certaines maladies des cheveux ou de la barbe. Cependant, quelques femmes s’épilent le menton, les joues et la lèvre supérieure, au moyen de pâtes épilatoires ou d’une pince à mors plat. Mais, pour empêcher la repousse, l'éleclrolyse et les rayons X sont encore les meilleui's procédésconnus.
épilatoire adj. Qui sert à épiler; pâte, on~ guent épilatoire.
épilepsie r/èp-sfl n.f. (gr. epUêpsia; àcépilambanein, saisir brusquement). Maladie caractérisée par une perte de connaissance et des convulsons : L'épilepsie affaiblit souvent l'activité intellectuelle.
— Encycl. L’épilepsie, dite aussi haut mctl, mal comitial, mal caduc, peut être congénitale et se déclarer à un âge variable, ou se développer à la suite d’unechute sur la tête ou d’une inflammationcérébrale.
L'accès épileptique débute brusquement par un cri rauque, à la suite duquel le malade pâlit, tombe et perd connaissance. Ensuite, des contractions des muscles, de la face, des membres, apparaissent, l'écume monte aux lèvres, enfin l’urine et les matières fécales sont rejetées ; l'accès se termine par de la prostration. Le malade ne conserve aucun souvenir de ce qui s’est passé. Le traitement consiste en l'administration de bromures à hautes doses, et, dans certains cas, dans la trépanation.
épileptiforme [lép] adj. Qui ressemble à une attaque d’épilepsie : crise épileptiforme.
épileptique adj. Qui appartient à
l'épilepsie: convulsions épileptiques. Fi//. Furieux, désordonné : yestes épileptique.s. N. Sujet à l'cpilepsie : c'est un épileptique.
épileptoïde [Up] adj. Qui ressemble à 1 épilepsie : crises épileptoïdes.
épiler [iêj v. a. (du préf. ê, et du lat. )jî7us. poil)* Arracher, faire tomber le poil, les cheveux. 'îechn.. Enlever les jets des pièces d'étain fondues.
ËPI
épileur, euse 'cu-zej adj. et n. Qui lait profession d'épiler : esclave épileuse.
épillet pi. U mil., è] n. m. !de épi). Chacun des petits épis secondaires dont la réunion forme un épi.
épllobe n. m. Genre de plantes de la famille des onagrariacées, comprenant de nombreuses espèces dont plusieurs habitent les terrains frais et humides des régions tempérées : l'fpilobe à épi (osier fleuri ou laurier de Saint-Antoine) est commun en France.-
épilobié, e ad]. Qui ressemble ou qui se rapporte à l'épilobe.
épilogage \gha-je] n. m. ou épilogatiou [gha-si-on\ n. f. Action d’épiloguer.
épilogisme fjis-?ne] n. m. (du gr. epi, sur, et logismos, raisonnement). Kaisonnement par lequel on conclut de l'existence ou de la nature du connu à l'existence ou à la nature de l’inconnu.
épilogue [lo-ghe] n. m. (du gr. epi. sur, et logos, discours). Conclusion d’un ouvrage littéraire, et surtout d'un poème. Par ext. Ce qui termine quelque chose. Ant. Prologue.
épiloguer [ghé\ v. n. Censurer, trouver à redire sur des riens : épiloguer sur des mots. V. a. Censurer, critiquer ; n'épiïoguez pas la conduite d'autrui. épilogueur, euse [gheur, eu-ze] adj. et n.
Qui aime à épiloguer.
épiloir n. m. Petite pince à épiler, épilure n. f. Ce qu'on enlève en épilant les pièces d'étain fondues.
épimaque [ma-ke\ ou epimachus y, Aus-s] n. m. Genre de passereaux dentirostres, coniprenant deux ou trois espèces de paradisiers qui habitent les forêts océaniennes.
Armes d’Épinal.
épiiuède n. f. Genre de berbéridées, comprenant des herbes vivaees de l'Europe, de l’Afrique et du .Japon, au nombre d’une dizaine d’espèces, dont la plus connue est iépimède des Alpes ou chapeau d'évêque,
Épiménide de Gnosse, philosophe erétois du vil® siècle av. J.-C. Personnage moitié historique moitié légendaire, à qui l’on attribuait un rôle important dans le développement des institutions religieuses et politiques. Il était fils d’une nymphe, et avait dormi cinquante-sept ans dans une caverne. Après le meurtre de Cycon, il se rendit à Athènes, sur l’ordre de l’oracle de Delphes, et présida aux purifications de la cité. Le sommeil et le réveil d' Epiménide sont devenus l’objet de fréquentes allusions, surtout en politique.
épimère n. m. Hist. nat. Pièce latérale de la poitrine des insectes.
Epiméth-ée, frère de Prométhée. Il épousa Pandore, et eut l’imprévoyance d’ouvrir la boîte fatale d’où tous les maux s’envolèrent sur la terre ; il ne resta, au fond, que l’Espérance. (Myth.)
ÉpiUSlC [nnk] (Pierre d’), archevêque de Lyon, né à Epinac (F’orez), m. à Lyon (15t0-1599). 11 présida en 1S76 ies états généraux de Blois, puis devint un des plus ardents Ligueurs, et se soumit enfin à Henri Vf.
Épinac ]nak] ou Épinac-les-Mines, ch.-i. de c. (Saône-et-Loire), arr. cl’Autun, sur la Drée ; 4.880 h.
Ch. de f. P.-L.-M. Houille, verrerie. — Lecant. a 11 comm. et 10.140 h.
épluage n. m. Action d’épiner.
épinaie [nê] n. f.Lieu où croissent des arbustes épineux.
Épinal, ch.-l. du dép.
des Vosges, à 378 kü. de Paris, sur la Moselle ; 30.000 h. Spinaliens). Ch. de f.E.Camp retranché. Imagerie, filatures, brasseries. L’arr. a6 cant., 127 comm., 12i-.140h. ; le cant. a 23 comm. et 49.270 h.
épinard n. m. (de l’ar. aspanakh). Genre de chénopodiacées alimentaires : Vépinard commun supporte bien le froid, Fvj. Frange^ glande épaulette' à ^rame d'épinards, dont les filets ressemblent à un assemblage de gi'aines d’épinards. Fam. Plat d'épinards, se dit d’un mauvais tableau, où il y a trop de vert.
— Encycl. Bot. Les épinards sont des herbes annuelles, originaires probablement de la Perse. On les a introduits en Europe vers le xve siècle. On en connaît deux espèces : Yépinard Commun, à fruits épiicux, et Yépinard de Hollande; les feuilles cuites constituent un excellent aliment.
— Art culin. Epinards au jus. Nettoyer, laver, égoutter les épinards ; faire cuire à Teau bouillante. presser les épinards cuits pour en faire sortir toute l’eau ; hacher, faire revenir avec du beurre, saler, poivrer et assaisonner. Servir en arrosant de jus de viande ou de gelée de viande. Garnir de croûtons frits dans le beurre. — On prépare a\issi les épinards au gratin : mêler les épinards avec des jaunes d’œufs durs. Mettre les blancs coupés en quartiers sur les épinards. Faire gratiner. Les épinards au jambon se servent avec des ti’onches de jambon d’York rissolées au beurre.
epina.Ste [nas-t^] adj. tdu gr. epi, sur, ot nastos, foulé). Bot. Se dit d’un ovule dont la courbure ou l'inflexion, en le supposant horizontal, est dirigée vers le bas. Se dit aii.ssL d’une feuille qui, au sortir du bourgeon, devient concave snr sa face dorsale.
épinastie fnas-ïij n. f. Etat d’un organe épinaste.
Épinards : a, fleur mâle ; b, fleur femelle.
Epinay ou Epinay-sur-Seine, comm. de la Seine, arr. et à 3 kil. de Saint-Denis ; 4.220 h. Ch. de f. N. Impi-essions sur étoffes, forges, fonderies, produits chimiques.. Patrie du maréchal Maison.
Epinay [né] (Louise-Florence pe La Live d’), femme distinguée, née à 'Valenciennes, m. à Paris (1726- 1783). Elle fut la protectrice / de .I.-J. Rousseau, pour qui elle fit construire l'Ermitage, et l'amie de Fi-ancueil, de Grimm et de l'abbé Galiani.
Elle a rédigé des mémoires intéressants.
M“*® d’Épinay.
Epinay (Prosper d’), avocat et liomme politique fran^-ais, né à Port-Louis (ile Maurice), m. à Paris (1780- 1826), qui, dans le procès célèbi'e dit du Gra7iâ port, fit acquiUer scs compatriotes soulevés contre l’Angleterre.
— Son frère Adrien, avocat et homme politique, né à Port Louis (ile Maurice), m. à Paris (1794-1839), décida l'Angleterre à donner à sa patrie le régime libéral qu'elle réclamait. — Le fils de ce dernier, Prosper, né aux Pamplemousses (ile Maurice), m. à Saint-Cyr-sur-Loire [1836-1914], fut un sculpteur de mérite ; auteur de Oehiture dorée.
Epinay-sur-Org’e, comm. de Seine-et Oise, arr. et à 18 kil. de Corbeil ; 2.040 h. Ch. de f. Orl. Minoterie.
épinçage n. m. Action d’épincer.
épincelage n. m. Techn. Syn. de épincetage. épinceler v. a. Techn. Syn. de épinceter. épineer [séj v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il épinça, nous épinçons.) Bot. Supprimer entre deux sèves les bourgeons qui ont poussé sur un arbre. Façonner les pavés. Techn. Syn. de épinceter.
épincetage n. m. Action d’épinceter.
épinceter [té] v. a. (Double le t devant une syllabe muette : f Rincette.) Aiguiser les serres, le bec d’un oiseau. Techn. Enlever les nœuds et corps étrangers qui restent à la surface des étoffes de laine.
épinceteur, euse [eu-zé\ n. Personne qui épincette les draps. (On dit aussi épinceur, eüse.) épincette [sé-le] n. f. Pince à épinceter le drap, épinçoir n. m. Marteau court à deux coins peu tranchants pour fendre les pavés et façonner les parements.
épinçure n. f. Petit morceau qui se détache d’une pierre qu’on épince.
épine n. f. (lat. spina). Excroissance dure et pointue, qui nait sur certains végétaux et animaux ; poissons couverts d'épines.
Par ext. Arbrisseau épineux. Spécialem. Aubépine. Pointes aiguës d'un lingot de cuivre. Anat. Eminence osseuse allongée. Epine dor- •snie, colonne vertébrale. Fin. En- Épinçoir. nui, difficulté ; les epines de ta vie.
Loc. prov. : Etre sur des épines, être très inquiet. Tirer une épine du pied, débarrasser de ce qui causait du souci. C'est un fagot d'épines, se dit d'une personne hargneuse. Prov. ; Point de roses sans épines, point de plaisir sans peine, d avantage sans inconvénient, etc.
— Encycl. Les épines sont des piquants qui naissent du corps ligneux des plantes. Elles se distinguent des aiguillons en ce qu'on ne peut les arracher sans déchirer les tissus sous-jacents. Les épines proviennent de la différenciation des organes les plus divers : rameau (prunellier), feuilles (épine-vinette), pétioles (astragale), stipules (robinier).
Épines {Le couronnement d'), tableau de Van Dyck (Madrid) ; toile expressive, peinte d’une façon magistrale. (V. p. 767.)
épinéphrite n. f. (du gr. epinephros, capsule surrénale). Inflammation des capsules surrénales.
épiner [né] v. a. Entourer de branches épineuses la tige des arbres, pour la protéger contre les animaux.
épinetta
[né-(e]n. f. Insir 11 ment de musique à cordes et à clavier, de la famille des clavecins, en usage du xv»
au xvii« siècle ; l'épinette est l'ancêtre du piano. Cage en bois ou en osier dans laquelle on met une volaille pour l'engraisser. Hameçon fait avec une épine d’arbre.
Épineuil-le-Fleuriel, comm. du Cher, arr. et à 20 kil. de Saint-Amand-Mont-Rond , sur la Queugne ; 1.300 h.
épineux, euse [neh, eu-ze] adj. Couvert d’épines. Fig. Hargneux, irritable : esprit épineux. Plein de difficultés : affaire épineuse.-
épine-vinette n. f. Genre de berbéridacées, comprenant des arbustes épineux à. fruit rouge et acide. Le fruit meme. PI. des épine-vinettes.
— Encycl. L’épine-vinette {oerberis vulgaris), ou communément rzue/ïfer, entre dans la confection des haies ; les fleurs sont jaunes, et les fruits, rouges et acidulés, sont comestibles : ils servent à faire des confitures. On emploie l’écorce et la racine comme fébrifuges, car elles contiennent de la berbérine et de l’oxyacanthine. La présence de l’épine-vinetle à proximité des champs de céréales a le grave inconvénient de contribuer à la propagation de la rouille linéaire des céréales. ,
épingare ou épingard 'ghar] n. m. (V. l étym. de espingolci) Canon de calibre inférieur à une livre de balles. (Vx.)
épinglage n. m. Action d’épingler.
tpinette (xvr
ÉPI
épingle n. f. (du lat. spinula, petite épine). Petite pointe de fil de laiton, cuivre, acier, or, etc., qui fixe en piquant. Pince en bois, qui fixe en serrant. Bijou en forme d'épingle, avec tète ornée. Epingle à cheveux, épingle à deux branches, avec laquelle les femmes fi.xent leurs cheveux. PI. Cadeau fait par celui à qui profite un marché. Loc. prov. : Etre tiré à quatre épingles, être habillé avec un souei visible de correction. Coup d'épingle, propos malin, petite méchanceté. Tirer son épingle du jeu, se tirer adroitement d’une affaire délicate Hocution lirée d’un jeu qui consiste à mettre des épingles dans un rond et à les en faire sortir au moyen d’une halle lancée contre un mur). Chercher une épingle dans une botte de foin, entreprendre une chose impossible. Une épingle ne tomberait pas à terre, se dit quand la foule est très compacte.
— Encycl. 'Techn. L’épingle se fabrique mécaniquement. On emploie soit le fil de laiton, soit le fil d’acier, qui est redressé dans une macliine en forme
Épingles : 1. A tête enroulée ; 2, 3. A cheveux ; 4. A onduler ; 5. A tête ronde ; 6. D’entomologiste ; 7, 8, 9, De sûreté ou de nourrice; 10. A linge; 11. De cravate; 12. A chapeau.
de cloutière où la tête est confecticnnée en deux ou trois reprises par une sorte de mouton muni d’une petite bouterolle. L’épingle, coupée à longueur par un organe spécial, tombe alors dans une trémie et y est retenue par la tête dans une position verticale. Au-dessous est disposée une meule longue, tournant à grande vitesse autour d’un axe horizontal. Une règle d’entraînement appuie l’extrémité de l’épingle contre la meule, en même temps qu’elle l’oblige à avancer en tournant sur elle-même. Munie de sa pointe, l’épingle est décapée, puis étamée ou passée dans un bain de vernis japonais. Son encartage ou boutage est également exécuté mécaniquement.
épinglé, e adj. Se dit de certaines étoffes à cannelures : velours épinglé. N. m. ; de l'épinglé.
épingler [glé] v. a. Attacher, fixer avec des épingles : épingler un papillon. Déboucher avec une épingle ; épingjer un bec de gaz.
épinglerie [gle-rl] n. f. Manufacture, commerce d’épingles.
épinglette [gU-te] n. f. Sorte d’aiguille de fer pour percer les gargousses ou les cartouches et déboucher la lumière des armes à feu. Onnement épinglé sur la tunique, que l’on accorde aux meilleurs tireurs d’une compagnie.
épinglier \gli-é], ère n. Qui fait, vend des épingles. (Peu us.) Pièce de la bobine du rouet à filer, servant à répartir également le fil sur la bobine, épingline n. f. Etoffe de laine à petites côtes.
Ëpiniac, comm. d’Ille-et-Vilaine , arr. et à 32 kil. de Saint-Malo ; 1.920 h.
épinicies [sU n, f. pl. (gr. epinikion). Antig. gr. Chants de victoire] Odes triomphales en l’honneur d’un vainqueur aux Grands Jeux : les épinicies de Pindare comprennent les Olympiques, les Pythiques,. les Néméennes et les Isthmiques.
épinier [ni-é] n. m. Véner. Fourré d’épines où se retirent les bêtes noires.
épinière adj. f. Qui appartient à l’épine dorsale : moelle épinière. V. moelle.
épinoclie n. f. (rad. épine). Genre de poissons
acanlhoplères : le nid de l'épinoche, fait d'herbes, est une petite merveille d'architecture.
— Encycl. Les épinoches sont de petits poissons (S à 6 centimètres de long au plus) armés de fortes épines, voraces et batailleurs, qui habitent les eaux douces ou salées de l'hémisphère nord. Les mâles construisent des nids ouverts aux deux extrémités, et forcent les femelles à pondre dedans. La ponte faite, le nid est clos, et le mâle en défend les approches jusqu'à l’éclosion des œufs.
épinoclie n. f.Café
de première qualité.
epinochette [chète] n. f. Espèce d’épinoche très commune : l'épinochette est le plus petit des poissons d'eau douce d'Europe.
Epinoy (Christine de Lalaing. princesse d’), héroïne belge, m. à Anvers en 1582. Pendant le siège de Tournai par le duc de Parme, elle conduisit avec le plus grand courage, à la place de son mari absent, la défense de la ville, et fut blessée au milieu de ses troupes.
épion n. m. Petit épi.
épiornis n. m. Paléont. V. æpiornis.
épipactis pnk-tiss] n. f. Genre déplantes appartenant à la famille des orchidées, et dont une espèce
EPI
ÉPI
i^'pi'pactis des marais) est commune dans les bois butnides et les prairies marécageuses d Kurupe, où •elle Heurit en juillet-août.
épiptiaïie adj. m. (du gr. o-f^iphanès. glorieux). Surnom de plu.sieurs rois d'Orient, successeurs d'Alexandre : Antiochus Epiphane.
Epipîiaiie ' (saint), Père et docteur de l'Eglise •grecque, né à Eleulhéropolis, en Palestine ; évêque ■de Constantia, dans l’ile de Chypre : un des principaux adversaires de l'arianisme. Il mourut en mer en revenant du concile de Constantinople (310-4û3j. Pète le 12 mai.
Épiptiane (saint), évêque de Pavie (438-495). Il sauva Tliéodoric, roi des Ostrogoths, des fureurs d'Odoacre, roi des Hérules. Fête le 21 janvier.
Épipîianie [?2f] n. f. (du gr. epiphaneia, apparition!. Manifestaüon du Christ aux Gentils et particulièrement aux mages. Fête de l'Eglise, qui rappelle- cet événement et qui,, en France, depuis le Concordat de 1801, se célèbre le premier dimanche après le 6 janvier. (On l'appelle vulgairement des tiois. La tradition compte trois mages, qu'ellenomme Mel- ■chior, Halthazar et Gaspar, et les considère comme rois d'Arabie).
épipllénomène n. m. (du gr. ppz, sur, et àephé- -nomène). Phénomène qui vient s'ajouter à un autre -d'une manière fatale, mais sans exercer sur lui aucune influence : le mot épiiihénomène, créé par Maudsleu, a été vulgarisé par H. Huxley,
épiphénoménisme [îiis-ïue] n. m. Doctrine philosophique qui considère la conscience comme un épiphénomène.
épiphléose r/lé-d-ze] n. f. (du gr. epi, sur, et ■phloios, écorce). Epiderme des végétaux.
épiphonème n. m. (du gr. epi, sur, et pho- ■nèma, voix)» Exclamation sentencieuse, par laquelle on résume un discours ou un récit.
épiphora n. m. (gr. epipfiora). Méd. Ecoulement pathologique des larmes sur les joues.
épiphragme n. m, (gr. epipkragma). Faux •opercule, que sécrètent certains mollusques (escargots) avant le sommeil hivernal.
épiphrase ''fra-ze]Ti, f. (du gr. epi, sur, et de ■phrase), likét. Figure par laquelle on ajoute à une phrase qui semble finie un ou plusieurs membres, pour développer une idée accessoire.
épiphylle I/î-/e] adj. (du gr. epi, sur, et phul- .lon, feuille). Bot. Qui se développe sur les feuilles.
K. rn. Genre de cactées ornementales.
épiphyse \fi-ze] n. f. (du gr. epiphiisis, excrois- .sance). Extrémité d’un os long, formée de tissu spongieux et ayant un point d'ossification distinct ; tant que les os ne sont pas réunis à leurs épiphyses le corps grandit.
epiphyte adj. (du gr. epi, sur, et phuton. plante). Se dit d'un végétal fixé sur un autre, mais non parasite : beaucoup d'orchidées sont des plantes épiphytes.
epiphytie [^-tî] n. f. (même étym. qu’à l’art, précéd.). Maladie qui attaque à la fois de nombreux “végétaux de même espèce dans un même lieu.
— Encycl. Les épiphyties (comme le phylloxéra, le mildiou, l’oïdium de la vigne, la gale noire des pommes de terre, la cuscute, etc., pour ne ci er que les plus tristement célèbres), ont occasionné parfois des désastres considérables, et compromis l’avenir de •certaines cultures. Elles font aujourd'hui l'objet. | scomme les épidémies et les épizooties, de mesures spéciales ayant pour but d’en empêcher la propagation et le développement.
C’est à ce titre, que la loi du 21 juin 1898 permet de proscrire l'introduclion en France de plantes exotiques pouvant servir de véhicules à des parasites (insectes, champignons, bactéries, etc.).
Il existe, en outre, un Service des épiphyties, créé ■en 1915 parle ministère de l'agriculture, et qui dispose de laboratoires et de stations de recherches installés dans différentes villes ; là sont éludiés les ennemis et maladies des plantes, ainsi que les moyens les plus propres à en combattre ou en prévenir les ravages. Ces stations renseignent gratuitement les agriculteurs.
épiphytique adj. Qui appartient, qui a rapport aux végétaux épiphytes : le mildiou est une maladie épiphytique.
épiplocèle n. f. (de épiploon, et du gr. kèlè, tumeurj. Heimie qui ne contient que de l'épiploon.
— En.’YCl. L’épiplocèle a une consistance pâteuse ou finement granuleuse : à la percussion, elle fait •entendre un son mat. Elle se complique facilement d'infiammation, car la réduction est toujours diffl- 'Cile. V. ÉPiPi.üÏTE.
épiploïque \plo~i-ke] adj. Qui appartient, qui a i’apport à l'épiploon: veine, artère épiploïque; ^appendices épiploïques ; hernie épiploïque.
épiploïte \plo-i-te\ n. f. Intlauimation de l’épiploon.
— Excycl. L'épiploon peut s'enflammer à la suite d’une péritonite ou d une appendicite ; mais, le plus Æouvent, ce n'est qu'un accident d'une épiplocèle. Il y a quelquefois des vomissements, mais ils ne sont Jamais fécaloïdes. Le traitement consiste dans la •cure radicale de la hernie.
épiplomphale plQn\ n. m. (de épiploon, et ■du gr. omphalos, ombilic). Hernie du nombril et de l’épiploon.
épiploon \plo-on] n. m. (mot gr. signif. flottant). UepU du péritoine, qui flotte librement dans l'abdomen, au-devant de l’intestin grêle.
— Encycl. Le péritoine, au niveau d’un viscère, se •divise en deux lames qui, s'écartant, comprennent l’orgaue entre elles et se rejoignent ensuite: ce sont les épiploons. On distingue le grand épiploon, qui part de la grande courbure de l'estomac et forme au devant de la niasse intestinale un large et long tablier ; le petit épiploon, qui jiart de la face postérieure de l'estomac et remonte vers le foie. On peut -aussi décrire un épiploon gastro-.splénique.
épique adj. ^gi*. epikos;àc epos, poème épique). ‘Qui retrace en vers les actions héroïques : lés poèmes épiques d'Homère. Qui est propre à l'épopée: style épique. Digne d'être le sujet d’une épopée : les -.rnloits épiques des Poilus de la Grande Guerre. Dialecte épique, dialecte grec d’Homère, Hésiode, etc. éPoét. Ve7\s épiques, l'hcxamèlre, chez les Grecs et les Latins ; l'alexandrin, chez les Français.
Épir6, contrée montagneuse de l’ancienne Grèce, au S. de la Macédoine. Ce fut longtemps un royaume imlépendant, que Pyrrhus gouverna. C'est on Epire qu'était le célèbre oracle de Dodo n e. ( II ab .
E P ir O i c $. )
Après sa conquête par les Romains, l'Epire fut rallachée d'abord à la pi o\ ince ro- M-iiinaie d'Kpire.
maine de Ma-
cédoine, puis à celle f Aciiaïe, et elle forma en. suite une pl'o^'incc particulière. Au xii® siècle, elle a contribué, avec l'Acarnanie et l’Etolie, à constituer un despolat dont les représentants d’une branche des Conmènes étaient les chefs. Elle est aujourd'hui partagée entre Je royaume de Grèce et (pour la majeure partie) l’Albanie.
Épirote, habitant ou originaire de l’Epire : les Epirotes. Adjecliv. : coutumes ép/rotes.
épirrhize [pi-ri-ze] adj. (du gr. epi, sur, et rhiza, racine). Se dit des plantes parasites qui croissent sur les racines d’autres plantes.
épiscoïlium n. m. (m. lat. ;
du gr. epi. sur. et skèné, scène). Dans les théâtres antiques^, élages supérieurs au-dessus de la scène.
épiscopable [p/s-A’oJ adj. (du lat. episcopus, évêque). Fam. Qui est digne d'étre évêque, qui est capable de l'être.
épiscopal, e, aux fpîVA'o] adj. Qui a rapport, qui convient à l'évéque : palais épiscopal. Eglise épiscopale, Eglise anglicane, qui a conservé l’épiBcopat.
épiSCOpaleiïieilt l^iVAo, man] adv. D'une manière épiscopale^ officier épiscopalement. (Peu us.)
épiscopalien, enne \pis-ko-pa-ii-in , é-ne] adj. Qui appartient à l'Eglise épiscopale, aux Etats- Unis,
épiscopat ifpis-ko-pa] n. m. (du lat. episcopus, évêque). Dignité d’évêque : être promu à l' épiscopat. Corps des évêques : l'épiscopat frança.i s. Temps pendant lequel un évéque a occupé son siège.
épiscopaux n. m. pl. En Angle¬
terre, membres de l'Eglise épiscopale. S. un épiscopal.
EpiSCOpiUS (Simon Bisciiop, dit), théologien hollandais, né à Amsterdam (1583-1643), un des plus célèbres défenseurs de l’arminianisme.
épisode [zo-de] n. m. (du gr. epeisodion, ce qui vient du dehors). Âclion incidente liée à l’action principale dans un poème, un roman, etc. (comme l'épisode de Philoctète dans les Aventures de Télémaque). Par ext. Fait accessoire appartenant à une série d'événements formant un tout : Austerlitz est le plus glorieux épisode des campagnes de ISapoléon. Dans la tragédie grecque, partie dialoguée entre deux entrées du chœur. 71/us. Motif accessoire que l'on introduit dans une fugue, soit pour en varier le développement, soit pour en amener un fragment essentiel. (On dit aussi divertissement.) V. fugue.
épisodier [zo-di-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Etendre un récit en y entremêlant des épisodes.
épisodique fzo] adj. Qui appartient à l’épisode : personnage épisodique. Accessoire.
épisodiquement [zo-di-ke-man] adv. D'une manière épisodique. (Peu us.)
épisp^adias [pfs-pa-di-us.s] n. m. (du gr. epi, sur, et spân, tirer). Vice de conformation, consistant en ce que le canal de l’urètre s'ouvre à la face supérieure de la verge. (Généralement, une petite opération permet d'y remédier.)
épispasme n. m. (du gr. epi, sur, et
de spasme). Méd. Inspiration qui se fait avec effort, ou qui est fréquente et rapide.
épispastlque [pis-pas-ti-ke] adj. (du gr. epi, sur, ci spân, tirer). Se dit des substances qui attirent les luiuicurs à la surface du corps : la graine de moutarde est épispastique. N. m. : un é.pispnstique- — Encycl. Les épispastiques les plus employés sont les cantharides, la moutarde, l'écoice de garou, l'ammoniaqu'e. On donne le nom de «papier épispastique’» à des sparadraps préparés en étendant sur du papier une pâle de cantharide ou d'écorce de garou.
épisp©rmatique [pï's-pèrj adj. Qui appartient à l'épisperme.
épisperme ïpi.s-vèr-me] n. m. fdu gr. epi, sur, et sj^érma, graine). Memorane qui recouvre la graine.
épissor [pi-sëj v. a. (du holland. i,pliisen, fendre). Assembler deux bouts de corde ou de câble métallique en entrelaçant les torons qui les composent : épisser un cordage.
épissière [pï-sf-é-rel n. f.
vre un cheval pour le garantir épissoir [pi-
s 0 17’] n . in . ou
épissoire \pisoi-7'e] n. f. Poinçon pour ccai’ter les torons des cordages à épisser.
épissure [pî-
su-?’e] n. f. Réunion
Filet dont on recoucontre les mouches.
Épissure carrée.
de deux bouts de cordage ou de câble métallique, par l'enlrelacemcnt des torons.
épistaminal, e, aux [pis-(a] adj. Qui so développe sur les étamines.
épi staminé, e 'pi.s-tn] adj. (du gr. epi, sur. et du lat. slamina, élaniine.i. Se dit des fleurs et des plantes dont les étaniine.s nai.ssent sur le pistil.
épistaphyllin, e pis~ta' adj. (du gr. epi. sur. et staphulè. luettci. Se dit d’un des muscles de la luette.
epistate \pis-ta-tp] n. m. fgr. epistaîès). Aniiq. gr. Titre de fonctionnaire.s divers dans les Etats grecs : epistate des pryta)ies, des pro 'dres.
épistatie [pis-ta-ti'^ n. f. Fonctions d'épistate. épistation rpi.s-fa-st-ou] n. f. Action d’épister. épistaxis [pis-tak-siss] n. f. (du gr. epi, sur, et staxûs. écoulement). Saignement de nez.
— Encyci,. L'épistaxis est l'hémorragie la plus fréquente et la plus bénigne ; elle s'observe sur¬
tout chez les enfants anémiques ou débilités. Elle survient parfois au moindre efl'ort, et peut provoquer une perte de sang considérable. On emploie pour l'arréterle tamponnement des fosses nasales, ou, plus simplement, des attouchements à I antipyrine .. à 1 adrénaline. Lorsque l'épislaxis survient au début des fièvres ou des maladies infectieuses, elle s’arrête généralement d’elle-méme.
épistémologie ji] n. f. l'du gr. épis-
tème, science, et logos, discours). Philos. Critique des sciences.
épistémologique adj. Relatif à l’épistémologie.
épister r»7s-t^] v. a. (du préf. é, et du lat. »zstare, piler). Pharm. Réduire en pâte dans un mortier.
Epistolæ obscurorum virorum : lettres d'hommes obscurs), pamphlet allemand, publié, à la veille de la Réforme, contre la scolastique, la théologie du moyen âge et les dérèglements de la vie monastique. L'auteur en est probablement Jean Jæger (Crotus Rubianus), ami de l'humaniste Reuchlin. Ce recueil fut augmenté ensuite par Ulrich de Hütten et d'autres.
épistolaire ^j>is-to-lh-re] adj. fdu lat. epistola, lettre, épître). Qui a pour objet la manière d’écrire les lettres : style, genre épisiolaire. N. m. Auteur qui a cultivé le genre épisiolaire. (Peu us. en ce sens.)
épistolor [pis-îo-lé] V. a. Fam. Ecrire à foison des lettres, des épîtres.
épistolier [pis-to-H-é], ère n. Fam. Personnequi écrit beaucoup de lettres, ou qui excelle dans l'art de les écrire.
épistolograptie n. m. (du gr. epistolè,
lettre, et graphein, écrire). Ecrivain dont on a des recueils de lettres. (Peu us.)
épistolograptiie [pis-to, fî] n. f. (de épistolographe). Art d'écrire des lettres. (Peu us.)
epistolograpliique [pis-ïo] adj. Qui a rapport à l’épistolographie.
épistome [pis-to-me] n. m. (gr. epi, sur, et stoma, bouche). Région antérieure de la tête des insectes, au-dessus du labre.
épistroptlG [pis-tro-fe] n. f. (gr. epistrophè ; de epistrephein, tourner). Rhétor. Répétition d'un mot à la fin des membres d’une phrase. Antiq. gr. Mode particulier de conversion, usité dans la tactique grecque.
épistyl© [pis-ti-lé] n. m. (du çr. epi, sur, et stulos, colonne). Nom que les Romains donnaient à l'architrave.
épisyllogîsm© [y7s-77?e] n. m. Raisonnement à deux syllogismes, dans lequel on prend pour une des prémisses du second la conclusion du premier.
épisyntllétisme [tis-me\ n. m. Doctrine des médecins qui cherchaient à combiner et à concilier la méthode avec l'empirisme et le dogmatisme.
épit [pi] n. m. Dans les salines, manche d’une pelle à feu, formé d'une longue perche.
épitapiie n. f. (du gr. epi, sur, et tapAos, tombe). Inscription (jue l’on met sur un tombeau : l'épitaphe est la dernière vanité de l'homme. Voici, à titre d'exemples, l'épitaphe que Simonide inscrivit sur le rocher des Thermopyles :
« Passant, va dire à Spartè que 7ious sommes morts ici jiour obéir à ses lois >• ; et l'épitaphe touchante que Scarron fit pour luimême :
Celui qui cy maintenant dort Fit plus de pitié que il’envie,
Et souffrit mille fois la mort Avant que de perdre la vie.
Passant, ne fais ici de bruit,
Garde bien que tu ne l'éveille ;
Car voici la première nuit Que le pauvre Scarron sommeille !
épitapllier [fi-é] n. m. Collection -d'épitaphes, épitas© [ta-ze] n. f. (gr. epitasis). l'artie d'une tragédie antique contenant le nœud de l'intrigue, épit© n. f. Mar. Cheville conique de bois, épitlialanie n. m. (du gr. epi, sur. et thalamos, lit nuptial). Poème composé à l'occasion d’un mariage, à la louange des époux : Catulle a composé l'épithalame de Tnétis et de Pélée.
— Encycl. L'épithalame est très ancien dans la littérature grecque : Homère en parle. Alcnian. Sapho, Stésichore, Pindare, Anacréon, en Grèce; Catulle, Stace, Ausone, Claudien chez les Latins, ont composé des épithalames célèbres.
Epithalame de Thétis et de Pélée, le chefd'œuvre de Catulle ; poème plus parfait sous le rapport du style que sous celui de la composition.
épithélial, ©, au.x adj. Qui a rapport à l'épithélium ; qui est formé d’épithélium : tissu épithélial ; cellules épithéliales.
épithélionia n. m. Tumeur cancéreuse, constituée par du tissu épithélial.
épithélium \li-om"\ n. m. (du gr. eqn, sur. et tktlè, mamelon). Méd. Tissu formé de cellules réunies en une seule ou plusieurs assises formant des lames qui recouvrent les surfaces extérieures et intérieures du corps.
— Encycl. On distingue ; l’épithélium simple, formé d’une couche de cellules, stratifié s'il en possède plusieurs couches, pavimenteux si les cellules sont plus larges que hautes, cylindrique si les cellules sont plus hautes que larges. Le rôle des épithéliums est variable: c’est tantôt un organe de protection (épiderme), de sécrétion (glande), d'absorption, tantôt un organe de réception des excitations nerveuses (gustation, olfaction, etc.). Quand l'épithélium s'hypertrophie, il donne naissance à des cancers dits épiîhéliomas.
épithèm© n. m. (gr. epithèma). Pharm. Nom générique de tous les topiques qui ne sont ni des onguents ni des emplâtres.
epithète n. f. (du gr. epi, sur, et tithe.nai, placer). Mot ajouté à un substantif pour le qualifier. Par ext. Qualification élogieuse ou injurieuse.
— Encycl. Gvamm. et lillér. L'épithète est un adjectif placé auprès du nom pour le déterminer. h'ad.jeclif épithète, joint immédiatement au mot qu'il qualifie, est ordinairement opposé à Vadjectif attribut, uni au mot déterminé par une copule qui est le verbe.
ÉPO
En littéiature, on distingue les âpithétes du nature, qui expriment une qualiié permanente d une cliose, ■et les épithètes de circonstance, qui s'appliqin'nt momentanément à un objet. Homère use beaucoup des premières (Achille aux pieds légers, la ville bien bâtie) : l'art moderne préfère les secondes.
épith.étique adj. Chargé d'épithètes : style épithétique.
épithétisme Uis-me] n. m. Figure d’élocution qui consiste à modifier une idée principale par l’expression d’une idée accessoire.
épitoge n. f. (du gr. epi, sur, et du lat. toga, toge;. Manteau que les anciens Romains portaient par-dessus la toge. Aulref., chaperon des présidents à mortier. Chausse, pièce d’étoffe que portent sur l’épauln gauche: 1» les professeurs des facultés et des lycées (en soie jaune pour les professeurs des lettres, rouge pour les professeurs des sciences);
2“ les avocats lorsqu’ils prêtent serment, ou plaident en cour d’assises,
épitoir n. m. Mar. Poin- ■çon de fer pour ouvrir les gournables, afin de pouvoir y introduire les épites.
épitomateur n. m.
Auteur d'un épitomé.
épitomé n. m. (gr. epitomcj. Abrégé d’un livre, d'une histoire: lire un épitomé.
Epitomé historiée sacræ (Abrégé de l'histoire sainte), par Lhomond, ouvrage par lequel on commençait jadis l’étude du latin. On abordait ensuite V Epitomé historiæ græcæ (Abrégé de l'histoire grecque).
épitomer [wié] v. a. (de épitomé). Abréger. CVx.)
épître n. f. (lat. epistola). Lettre : adresser à un ami une épître chaleureuse. Lettre en vers adressée à quelqu’un : les épîtres de Boileau sont imitées de celles a Horace. Lettre écrite par un apôtre et insérée dans le Nouveau Testament : épître de saint Paul. Leçon tirée de l’Ecriture sainte et surtout des lettres des apôtres, qui se dit ou se chante à la messe avant l’évangile ; moment de la messe où l’épître se lit. Côté de V épître, côté droit de l’église par rapport aux assistants parce que l’épître se Ut de ce côté. Epîtres farcies, dans la littérature du moyen âge, sortes d’hymnes bilingues, où un verset des .4 des des apôtres est suivi de sa traduction versifiée en langue vulgaire. (Presque toutes se rapportent à la fête de saint Etienne, patron des écoliers, et à celles qui l’avoisinent. Quelques épîtres farcies du xii« siècle comptent parmi les plus anciens monuments de noire poésie.) Epître dédicatoirc, lettre par laquelle on dédie un livre à quelqu’un.
Épîtres d’Horace, au nombre de vingt-trois, en deux livres ; poésies où l’auteui- donne, dans un style familier, des conseils sur des sujets de morale et des questions de goût ; il y règne un laisser-aller apparent, qui est une perfection de plus dans l’art de bien dire. U Art poétique est une des Epîtres.
Épîtres de saint Paul. Ces épîtres canoniques, au nombre de treize (aux Romains, aux Corinthiens [2j, aux Galates, aux Ephésiens, aux Philippiens, aux Colossiens, aux Thessaloniciens [2], à Timothée, à Tite, à Philémon, aux Hébreux], remarquables par la puissance du raisonnement et par l'esprit de charité, ont excité l'admiration de saint Augustin et de Bossuet. A la suite des Epîtres de saint Paul, on trouve, dans le Nouvea'. Testament, les sept Epîtres dites « catholiques >> des saints Jacques, Pierre, Jean et Jude.
Épîtres et épigrammes de Clément Marot, poésies familières, les meilleures productions de l'auteur, où brillent la grâce, la naïveté ét la finesse dans la plaisanterie, comme aussi la vemm, la gaieté et l'élégance (xvie s.).
Epîtres de Boileau, au nombre de douze, un des meilleurs ouvrages de ce poète, où la raillerie se montre plus enjouée que satirique ; la septième, adressée à Racine, réunit toutes les qualités de son talentJ16G9-1677).
épitrite adj. (gr. epitritos). Se dit dit d'un pied grec et latin composé de trois longues et d'une brève, qui peuvent être placées de quatre manières différentes.
épitroctllée [Idé] n. f. Tubérosité osseuse interne de l'extrémité inférieure de l'humérus, donnant insertion au ligament latéral interne de l'articulation du coude.
épitrochléen, enne [klé-in, è-ne] adj. Anat. Qui se rai)porte à l'articulation du coude.
épitrope n. f. (gr. epitropè; de epi, sur, et tre-
fiein, tourner). Figure de rhétorique par laquelle, on ait une concession qu'on pourrait refuser, afin de prouver d'une manière plus frappante ce que Ton se propose de démontrer.
epixyle [pUc-si-le' adj. (gr. epi, sur, et xulon, bois). Rot. Qui se développe sur le bois : champignons épi.ryles.
épizoaire 'zo-è-re] n. m. Animal parasite, qui vit sur le corps d'autres animaux.
épizootie [zo-o-tî ou sî] n. f. (du gr. epi, sur. et zôon, animal). Maladie, épidémie qui atteint un grand nombre d'animaux : l'épizootie est toujours infectieuse ou contagieuse.
— Excyci.. Le mot épizootie a la même signification que le mot épidémie, mais il est réservé aux animaux : il s’applique aux maladies infectieuses, contagieuses, qui régnent sur tout un pays.
Les maladies des animaux réputées contagieuses et qui dunuent lieu à l’application des mesures de police sanitaire sont les suivantes :
La morve, le farcin et la dourine, dans les espèces chevaline et asine ; la fièvre charbonneuse ou sanq le rate, dans les espèces chevaline, bovine, oviye et caprine ; la veste bovine, dans toutes les espèces de ruminants ; Itxpéripneumonie contagieuse, le charbon symptomatique ou emphysémateux' el la tuberculose ■dans l'espèce bovine ; le rouget et la pneumo-enléritc infectieuse, dans l’espèce porcine: la clavelée, la gale, dans les espèces ovine et caprine ; la fièvre aphteuse ou cocotte, dans les espèces bovine, ovine, caprine et porcine ; enfin la rage et le charbon, dans
toutes les espèces. (Cette nomenclature peut, d'ailleurs, être augiuenfée par décret.)
Les dispositions s'appliquant â la généralité des maladies contagieuses consistent : 1» dans l’obligation. pour toute personne chargée des soins ou de la garde d’un animal atteint ou soupçonné de l’une de ces maladies, d'en faire la déclaration au maire ; 2o dans le droit conféré au préfet do prendre, en cas de con.slatation de la maladie, un arrêté portant déclaration d infection d’un certain périmètre autour du foyer contagieux, et de prescrire l'exécution dans ce périmètre des mesures à appliquer suivant la nature de la maladie : isolement, séquestration, visite, recensement et marque des animaux, désinfection des locaux, interdiction temporaire ou réglementation des foires et des marchés et de la circulation. Le ministre de Tagriculturc peut ordonner l’abatage des animaux atteints de morve, farcin, rage, peste bovine, etc. ; mais, dans ces deux dernières maladies, il alloue une indemnité au propriétaire. Un service des épizooties fonctionne dans chaque département, aux frais du département : un comité consultatif des épizooties, institué auprès du ministre de l'agriculture, statue sur toutes les questions se rattachant aux épizooties.
Les m,aires assurent l’exécution des dispositions légales et réglementaires qui ont pour but de prévenir les maladies contagieuses ou épizootiques. Ils doivent donner avis d'urgence au préfet de tout cas d'épidémie, de tout cas depizootie qui leur seraient signalés dans le territoire de leur commune. Ils peuvent prendre les mesures provisoires qu'ils jugent utiles pour arrêter la propagation du mal.
Tout propriétaire, toute personne, ayant, à quelque titre que ce soit, la charge des soins ou la garde d’un animal atteint ou soupçonné d’être atteint de Tune des maladies réputées contagieuses, est tenu d’en faire immédiatement la déclaration au maire de la commune où se trouve l’animal (sous peine d’amende et d’emprisonnement). Sont également tenus de faire la déclaration, les vétérinaires appelés à visiter l'animal vivant ou mort.
La chair des animaux morts de maladies contagieuses quelles qu’elles soient, ou abattus comme atteints de ces maladies, ne peut être livrée à la consommation. Les cadavres des animaux morts ou abattus comme atteints de maladies contagieuses doivent, au plus tard dans les vingt-quatre heures, être détruits par un procédé chimique ou par combustion, ou enfouis préalablement recouverts de chaux vive, et de telle sorte que la couche de terre audessus du cadavre ait au moins un mètre d’épaisseur.
Il est payé une indemnité aux propriétaires des animaux abattus.
épizootique [zo-o-ti-ke] adj. Qui tient de Tépizootie ; maladie épizootique.
épizootiquement [zo-o-t’L-ke-man'\ adv.
Comme épizootie.
éplaigner v. a., éplaigneur n. m. V.
An.AlGNER, API.AIQNEUR.
éplapourdi, e adj. Etonné, stupéfait, éploiement tjqloî-man] n. m. Action de rendre éployé. Etat de ce qui est éployé.
éploration [si-on] n. f. Plaintes d’une personne éplorée ; expressions dont elle se sert.
éploré, e adj. (de é. et pleur). Qui est tout en pleurs ; désolé : arriver avec une mine éplorée.
éployée \ploi-ié], adj. f. (du préf. é, et de ployer), lilas. Se dit de l'aigle (et de l'aigle seulement), quand elle a les ailes étendues. (V. la planche
BLASON
épluchage ou épluchement iman] n. m.
Action d'éplucher : l’épluchage des pommes de terre. Action d’enlever les ordures mêlées à la soie, à la laine, au coton, etc. Suppression d’une partie des fruits qui surchargent un arbre. Fig. Examen minutieux.
éplucher [chéf v. a. (du préf. é, et de Tanc. verbe pelucher). Enlever ce qu’il y a de gâté, de mauvais : éplucher la salade. Enlever des bourres des étoffes : éplucher un drap. Fig Rechercher minutieusement ce qu’il y a de répréhensible : éplucher la conduite de quelqu'un.
épluchette [chè-te] n. f. Couteau des vanniers et boisseliers.
éplucheur, euse ^eu-ze] n. Qui épluche. Fig. Qui examine avec mimitié.
épluchoir n. m. instrument pour éplucher, épluchure n. f. Ce qu’on enlève en épluchant : balayer les épluchures.
épode n. f. (du gr. epi, sur, et ôdè, chant). Nom donné, chez les Grecs, à la stance qui, dans les odes et les chœurs de tragédies, se chantait immédiatement après la strophe et l’antistrophe et sur un rythme différent. Couplet lyrique composé de deux vers inégaux. Pièce lyrique, composée d’une suite de ces couplets.
Épodes d'Horace, pièces de vers ïambiques, au nombre de dlx-sept, composées, pour la plupart, dans la jeunesse du poète, les unes dans un esprit d’opposition républicaine, les autres au contraire après qu’Horace s’était rallié au nouveau régime, d'autres enfin purement satiriques.
epoi n. m. (de épieu). Cor poussé au sommet de la tête du cerf : les épais d'empaumure.
époilant [lan'j. C adj. Arg. Très étonnant, époindre v. a. (Se conj. comme craindre.) Picjucr. (Vx.)
©pointage n. m. Action d'épointer.
©pointé, © adj. Chien épointé, qui s’est cassé l'os de la cuisse. Cheval épointé, qui s’est démis la hanche.^ou dont les hanches ne sont pas égales.
épointement \man] n. m. Etat d’un outil épointé.
épointer [té] v. a. Casser ou user la pointe d’un outil : épointer un crayon. Effiler en pointe : épointer les nerfs (en reliure).
épointur© n. f. Maladie des chiens, qui les fait boiter. Aciion d’épointer les nerfs en reliure; débris provenant de celle opération.
éponge n. f. (lat. spongia). Substance légère et spongieuse, provenant d’un cœlenléré marin, et employée à différents usages domestiques, à cause de sa propriété de retenir les liquides. L’auimal lui même : les éponges sont des colotiies animales. Excroissance de l’églantier, du rosier. Fig. Pas.NC?' l'éponge sur, oublier, pardonner.
— Encycl. Au point de vue zoologique. 1 éponge est un type de cœlentérés du sous-emln-anchemeut des spongiaires. Les véritables éponges appartiennent presque toutes au genre eiispongie.Laplus estimée des éponges est l’éponge douce de Syrie (euspongin mollissinid). La grosse éponge à cheval(eu.spo?i. Éponges : A, usuelle ; B, gant de Neptune. gia equina)
abonde dans la Méditerranée. Les grandes pêcheries d'éponges sont sur les rivages de Grèce et de Svrie, dans 1 Adriatique et sur les côtes de Tunisie.' La récolte est faite par des plongeurs. On utilise aussi la cloche à plongeur et les scaphandriers. Les éponges, une fois pêchées, sont piétinées, froissées, pressées, lavées, jusqu’à ce qu’elles aient perdu leurs téguments noirs et la substance vivante mucilagi-
Pêche des éponges.
neuse qui leur donne une odeur chloreuse. Quand elles commencent à blanchir, on les met dans une solution très étendue d’acide sulfurique. On les y laisse macérer quelque temps, en les pressant fréquemment.
Les bancs d'éponges s’épuisant, on a tenté, de divers côtés, de créer des parcs où l'éponge est élevée à la façon des huîtres (spongiculture).
Méd. Les éponges séchées, jadis utilisées en chirurgie pour dilater les trajets étroits, sont en général remplacées aujourd'hui par les laminaires.
— Eeon. aom. Nettoyage des éponges. On dégraisse les éponges dans une solution faible de 1 à 2 p. lOU de carbonate de soude, à la température d'environ 5Ü" C. (l’emploi de solutions concentrées n’est pas à recommander), à laquelle on peut ajouter quelques gouttes d’ammoniaque. Le dégraissage opéré, on procède au blanchiment en trempant les éponges dans un bain d’acide oxalique (sel d’oseille) à 2 p. 100.
éponge n. f. (du lat. sponda, bord). Châssis qui borde la table sur laquelle on coule le plomb en nappe. Extrémité de chacune des branches du fer à cheval. Tumeur molle que produit l’éponge du fer sur le coude, lorsque le cheval se couche en vache.
épongeage [ja-je] n. m. Action d’éponger.
■ éponger \jé\ v. a. (Prend un e muet après le g devant a et o : il épongea, nous épongeons.) Nettoyer avec une éponge ou quelque chose de spongieux : éponger une table humide. Essuyer en tamponnant : s'éponger le front.
épongier [ji-é] n. m. Qui porte des éponges (m. forgé par La Fontaine ; inus.).
Eponine, femme du Gaulois Sabinus qui entreprit, avec Civilis, d’affranchir les Gaulois du joug des Romains. Ayant été vaincu, Sabinus se réfugia dans sa maison, l’incendia, fit répandre le bruit de sa mort, et se cacha dans une grotte près de Langres. Eponine, le croyant mort, résolut de se laissez' mourir de faim. Sabinus l’apprit, et lui fit connailre sa retraite. Elle y vint à plusieurs reprises, bravant les plus grands dangers. Elle continuait à jouer, poulie monde, le rôle de veuve désespérée. Enfin, dans Tantre où vivait son époux, elle mit au monde deux jumeaux. Les enfants y grandirent, et cette situation terrible se prolongea pendant neuf ans. Mais le mystère fut dévoilé. En 78, les soldats de 'Vespasien firent irruption dans la caverne, et s’emparèrent de la malheureuse famille. 'Vespasien parut d’abord touché de cette infortune et des prières d’Eponine. Mais la politique l’emporta. Sabinus fut condamné à mort, et Eponine, ne voulant pas survivre à l’époux qu’elle n’avait pu sauver, insulta l’empereur et fut exécutée. Suivant la tradition, les enfants furent épargnés. L’histoire d’Epoiiine a souvent inspiré les littérateurs et les artistes.
LAIl. UNIV., 2 V. — T. 1.
ËPO
ËPU
épontage n.m. Action d'éponterdesvég’éfaux,etc. éponte n. f. (du lat. sponda, bord). Chacune des parois d’un filon.
éponter Ué] v. a. Débarrasser un végétal des pontes d'insectes nuisibles dont il est infesté, éponteur n. m. Celui qui fait l'épontage. épontillage [ZZ mil.] n. m. Action de soutenir avec des épontilles, de fabriquer des éponlilles.
épontllle [Il mil., e] n. m. (del’ital. ponZZZe, étai). Chacun des gros étais de bois ou de fer qui supportent les ponts des navires.
épontiller [zi, il mil., é\ v. a. Mar. Munir d'épontilles : épontiller des baux.
éponyme adj. (du gr. epi, sur, et onuma, nom). Qui donne son nom ; héros éponyme. Archonte éponyme ou subst. éponyme, à Athènes, celui des neuf archontes, qui donnait son nom à l’année.
éponymie [mi] n. m. Ponction de l’arohonte éponyme. Liste des archontes éponymes.
éponymique adj. Qui a rapport aux éponymes.
épopée [pé] n. f. (du gr. epos, discours, et poiein, faire). Poème de longue haleine, consistant dans un récit d'aventures héroïques accompagnées de merveilleux, comme l’Iliade, l’Enéide, la Benriade, etc. Fig. Suite d’actions héroïques : l'histoire de la Grande Armée est une véritable épopée.
— E.'icycl. Parmi les grandes épopées, on peut citer: dans l’Inde, le Mahabharata elle Ramayana; en Grèce, l'Iliade et l'Odyssée d'Homère (il est aujourd’hui généralement admis que les deux poèmes ne sont pas du même auteur), et les Argonautiques d'Apollonius de Rhodes ; k Rome : l'Enéide de Virgile, ISL^Pharsale de Lucain ; en France : les Chansons de" geste, dont la plus célèbre est la Chanson de Roland, et la Henriade de Voltaire ; en Italie : la Hivine comédie de Dante, le Roland furieux de l’Arioste, la Jérusalem délivrée du Tasse ; en Portugal : les Lusiades de Camoëns ; en Angleterre : le Paradis perdu de Milton ; en Allemagne : la Messiade de lilopstock. Les Martyrs, de Chateaubriand, sont une épopée en prose. La Légende des siècles, de Victor Hugo, est une série de petites épopées.
époque n. f. (du gr. epokhè). Période historique déterminée dans l'histoire : l'époque des croisades. Date, moment où un fait s’est passé, se passe ou se passera : à l'époque des moissons. Faire époque, attirer l’attention de ses contemporains. Laisser un souvenir durable. A pareille époque, à une époque d'une autre année, correspondant par la date à celle où l'on se trouve. Les époques d'une femme, le temps des menstrues. Géol. V. Âge.
Époques de la nature {les), un des plus beaux ouvrages de Bufifon. Il y décrit les révolutions du globe terrestre, et émet des hypothèses hardies dont quelques-unes ont été reprises par Cuvier ou même par la science contemporaine (1749-1778).
Eporédorix [rZ/tss], guerrier éduen, qui se signala, pendant l’insurrection de B1 av. J.-C. contre les Romains. Il fut pris dans Alésia.
époucé, e adj. et n. Qui n’a pas de pouces, époudrer [dré\ v. a. Epousseter. (Vx et peu us.) épouffé [pou-fé], e adj. Fam. Qui s’est essoufflé, épouffer (s’) [sé-pou-fé] v. pr. S’esquiver. S’essouffler. S'épouffer de rire, rire aux éclats. (Peu us.)
épouillage n. m. Action d’épouiller, épouiller [pou, il mil., é] v. a. Débarrasser de ses poux : épouiller un enfant.
épouilleuse n. f. Boîte dans laquelle on maintient captive, au milieu de vapeurs insecticides, une volaille que l’onjveut débarrasser de ses parasites.
— Encycl. L' épouilleuse la plus simple consiste en une boite en bois de 40 à SO centimètres de longueur, dans laquelle on introduit l’oiseau, et qui est pourvue sur sa face antérieure d’une ouverture où s’engage la tête de celui-ci. On allume un fragment de mèche soufrée dans un petit compartiment ménagé à l’arrière de la boîte, et l’on rabat le couvercle à charnière ; dix minutes ou un quart d'heure après, on relâche le patient.
époulardage n. m. Action d’époularder.
époularder [dé] v. a. Trier les feuilles de tabac en rej étant celles qui sont moisies.
époule n. f., époulin n. m. V. espoule,
ESPOLIN.
époumoner [né] v. a. Fatiguer les poumons. S’époumoner v. pr. Se fatiguer les poumons ; s'époumoner à répéter une chose.
épousailles [pou-za, U mil., e] n. f. pl. Célébration du mariage. (Vx.)
épouse \pou-ze] n. f. V. époux.
épousée (zé] n. f. Celle qu’un homme vient d'épouser, ou qu'il va épouser ; la nouvelle épousée. Parée comme une épousée de village, avec excès et mauvais goût. Marcher comme une épousée, lentement et d une manière réservée.
épouser [zé] v. a. (lat. sponsare). Prendre en mariage : Napoléon répudia Joséphine de Reauharnais pour épouser Marie-Louise d' Autriche. Fig. Se marier à cause de : épouser la dot d'un monstre, les seize ans d'une vierge. S’attacher vivement à : épouser un parti. Epouser la mer, se disait d’une cérémonie par laquelle le doge de Venise, en vertu d'un privilège concédé par les papes, prenait possession de l'Adriatique. Epouser la forme de, prendre la forme de. Allus. littér. V. Céliméne.
épouseur zeur] n. m. Fam. Qui cherche à se marier : fille trop fiére qui éloigne les épouseurs. Epouseur à toutes mains, épouseur du genre humain. qui promet mariage 'à toutes poiir séduire, abuser.
époussetage [pou-se-ta-Je] ou époussètenieilt [pou-sè~îe-7nan\ n. m. Action d’épousseter.
épousseter [vou-se-té] v. a. (du préf. é, et de poussière. — Prend un è ouvert devant une syllabe muette :y’époi<ssèZe.) Oter la poussière de : épousseté?’ un meuble. Nettoyer un cheval après l’avoir ét.ullé. Fam. Battre.
épousseteur, euse [pou-se-teur, eu-ze] n. Personne qui époussète.
époussetoir [pou-se] n. m. Petit pinceau pour épousseter les pierres précieuses.
époussette ’pou-sé-te] n. f. Faisceau de jonc, de bruyère, de crin, etc., pour nettoyer les habits, les meubles. Morceau d'étoffe pour épousseter un cheval.
épouti n. m. (du préf. é, et de l'anc. fr. poulie. ordure). Corps étranger contenu dans une étoffe de laine après sa fabrication.
époutiage [U-a-îe] n. m. Action d’époutier. (On dit aussi époutillage, époutissage.)
époutier [ZZ-é] (Se conj. comme pr'ier] ou époutir V. a. Débarrasser un tissu des corps étrangers. Syn. de épinceter.
épouvantable adj. Qui cause de l’épouvante : bmit épouvantable. Etrange , excessif ; horrible, monstrueux : laideur épouvantable.
épouvantablement [man] adv. D'une façon épouvantable. D'une façon excessive.
épouvantail [van-ta, l mil.] n. m. Mannequin mis dans les champs, les jardins, pour effrayer les oiseaux. Fig. Ce qui cause de vaines terreurs. Fam. Personne très laide.
épouvante n. f. (subst. verb. de épouvanter). Terreur grande et soudaine ; alarme, peur, effroi, frayeur : la vue d'une éclipse frappait parfois d'épouvante les peuples anciens.
epouvantement [man] n. m. Epouvante portée au plus haut degré. (Peu us.).
épouvanter [té] v. a. (lat. pop. expaventare). Jeter dans l’épouvante : l'invasion des Arabes épouvanta le monde chrétien. Par exagér. Inspirer de grandes appréhensions : voyage dont la longueur épouvanté quelqu'un. Ant. Rassurer.
époux [pou], épouse [pou-ze] n. (du lat. sponsus, fiancé). Celui, celle que le mariage unit : Philémon et Raucis sont le type des époux heureux. Epouse de Jésus-Christ, Eglise de Jésus-Christ ; religieuse. Pl. m. Le mari et la femme : le contrat de mariage règle les questions d'intérêt entre époux.
Eppeghem, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles), sur la Senne ; 1..500 h.
eppur (ou e pur), si muove ! mots italiens signif. Et pourtant, elle se meut. Paroles attribuées à Galilée forcé de faire amende honorable pour avoir proclamé, après Copernic, que la terre tourne sur elle-même, contrairement à la lettre des Ecritures.
éprault [prd] n. m. Nom vulgaire du céleri, épreindre [prin-dre] v. a. (lat. exprimere. — Se conj. comme craindre.) Serrer une chose pour en exprimer le suc, le jus ; épreindre un citron.
éprelnte [n?’iîr-Ze] n. f. Envie douloureuse d’aller à la selle. Véner. Fiente de la loutre.
Épréménil. Biogr. v. Espréménil.
éprendre (s’) [sé-pran-dre] V. pr. (Se conj. comme prendre.) Se laisser surprendre par quelque passion : s'éprendre de la liberté.
épreuve n. f. (de éproimer]. Expérience, essai qu'on fait d’une chose : mettre à lépreuve Infidélité d'un serviteur, le dévouement d'un ami. Épreuve à outrance, essai dans lequel ou impose à l'objet à éprouver (pont, machine, etc.) un effort beaucoup plus considérable que celui qu’il devra fournir plus tard. Chagrin, malheur, qui sert à éprouver le courage : avoir de la résignation dans les épreuves. Z'ele à toute épreuve, zèle que rien n’ébranle, ne rebute. A lépreuve, à l’essai : acheter une montre à lépreuve. Après essai : ne prends tes amis qu'à lépreuve. A lépreuve de, en état de résister h : cuirasse à lépreuve de la balle. A toute épreuve, capable de résister a tout. Impr. Feuille d'impression sur laquelle l'auteur ou le correcteur indique les corrections. Grav. Chacun des exemplaires tirés sur la planche gravée, soit avant, soit après Tachèvement du travail de l'artiste. Epreuve avant, avec la lettre, tirée avant ou avec l’inscription que le graveur met au bas de l'estampe pour expliquer le sujet. (Les épreuves avant la lettre, étant tirées aussitôt que la planche est adoptée, sont les plus belles.) Epreuve positive. chacun des exemplaires que l’on tire avec un cliché photographique. Epreuve négative, cliché obtenu directement. ï’mî'/’. Course. liist. Epreuves judiciaires, moyens de preuve admis par les lois du moyen âge pour établir la vérité ou la fausseté d'une accusation (duel judiciaire, ordalies, etc.).
Epreuve villageoise (Z ), opéra en deux actes, paroles de Desforges, musique de Grétry (1784). Musique gracieuse et délicate.
épris, e [pri, i-ze] adj. (de éprendre). Pris de passion : cœur épris d'amour, de justice, de liberté.
éprouver [ve] v. a. (de é, et prouver). Essayer, mettre à l’épreuve ; éprouver un canon de fusil. Soumettre à des épreuves douloureuses : les guerres éprouvent les mères. Fig. Ressentir : éprouver de la crainte. Etre exposé à : éprouver des contrariétés.
éprouvette [ué-Ze] n. f. Appareil dans lequel on fait des essais sur de petites quantités de matières. Vase de verre allongé en forme de tube, quelquefois gradué, et fermé à l'un des bouts, servant à recueillir les gaz et dans lequel on peut faire diverses expériences ; une éprouvette graduée. Chir.
Nom donné à certaines sondes. Milit. Morceaux de métal, cylindres ou pris-
Éprouvettes ; A, à recueillir les gaz ; B, à piei! ; C, à des-
, cxiinuics ou pus- ^ j j ^ ^ cuvetle.
mes , employés dans les e • . “
épreuves ou essais exécutés avec certains appareils, tels que le crusher.
éprouveur n. m. Celui qui fait l’épreuve des armes à feu.
epsilon [èp-si-lnn'] n. m. Cinquième lettre de l’alphabet grec (e brefj.
Epsom [ép-soni’], ville d’Angleterre (comté de Surrey), renommée pour ses eaux minérales (sulfatées magnésiennes) et pour ses courses ; 8.500 h. C'est là que, depuis 1779, une célèbre course de chevaux (le Derby) a lieu le mercredi avant la l’enlecôte.
Epsom (sel d'), nom donné communément au sulfate de magnésie.
©pSOmite n. f. Sulfate hydraté naturel de magnésie, que l’on trouve dans' les eaux d'Epsora, de Sedlitz, de Pulna, etc. Syn. Sel amer.
epta. V. à HEPTA les mots qui commencent ainsi.
Epte, riv. de France, affl. de la Seine (r. dr.) ; elle arrose Forges-les-Eaux, Gisors et SainLClair ; cours 100 kil.
épucer [sé] v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il épuça, nous épuçons.) Oter les puces.
épuche n. f. Pelle à long manche pour enlever la tourbe.
épuchette [chè-te] n. f. Petite épuche.
épuisable [za-6Ze] adj. Qui peut être épuisé, épuisant [zan], e adj. Qui épuise les forces ; le Climat tropical est épuisant.
épuise [ze] n. f. Machine à épuiser l’eau, épuisé [zé], e adj.Se dit d'un livre, d'une brochure dont il né reste plus d’exemplaires chez l’éditeur.
épuisement [ze-man'\ n. m. Action d'épuiser : lépuisement d'une galerie de mine. Fig. Déperdition de force: mourir de/iuisement. Diminution considérable : lépuisement des finances.
— Encycl. Méd. V. débilité.
— Agric. L’épuisement d'un sol consiste non point dans là perte successive de tous les éléments nutritifs qu’y puisent les plantes, mais dans la disparition totale ou même simplement partielle de l’un seulement de ces éléments. Une fois déterminé le principe qui fait défaut, on fait intervenir les amendements ou les engrais appropriés, et c’est encore pour parer à l’épuisement d'une terre que Ton pratique la méthode des assolements. V. assole»ient, engrais.
epuiser [zé] V. a. (rad.pMZser). Tarir, mettre à sec : épuiser une citerne. Consommer : épuiser ses munitions. Priver de ses ressources : épuiser un Etat. Rendre stérile : épuiser un terrain. Affaiblir, abattre : épuiser le corps, l esprit. Lasser : épuiser la patience. Traiter à fond : épuiser un sujet. S’épuiser V. pr. Se tarir, s’affaiblir, se fatiguer. Ant. Emplir.
épuisette [zè-te] n. f sur un cerceau fixé à l’extrémité d’un long manche de bois, et qui sert à sortir de Teau le poisson pris à l'hameçon. Filet pour prendre les petits oiseaux dans une volière. Pelle cr s’est introduite dans un
. Petit filet de pêche monté
Éjuiisette.
euse pour rejeter Teau qui
épuiseur [zeur] n. m. Celui qui épuise.
épuise—VOlante n. f. Moulin à vent, servant à épuiser Teau. Pl. des épuises-volantes.
épulaire [Zè-re] n. m. (lat. epularis; de epulum,. festin). Antiq. rom. Citoyen qui prenait part aux festins sacrés. Adjectiv. Qui a rapport aux festins, aux repas.
épulide ou epulie [ZZ] n. f. (du gr. epi, sur, et oulon, gencive). Tumeur charnue, développée sur les gencives.
épulon n. m. (du lat. epulæ, repas). Chacun des prêtres chargés, chez les Romains, de préparer et de surveiller les festins sacrés.
épulotique adj. (gr. epoulôtikos). Se dit des remèdes cicatrisants : cataplasme épulotique. N . m. : un épulotique.
épulpetir n. m. Appareil au moyen duquel on sépare des jus de betteraves les pulpes et autres matières solides qu’ils tiennent en suspension.
épurage n. m. Opération qui a pour but d'épurer.
épurateur n. et adj. m. Appareil pour épurer un gaz ou un liquide.
épuratif, ive ou épuratoire adj. Qui sert à épurer : appareil épuratif.
épuration [sZ-on] n. f. Action d’épurer ; son effet : le goudron provient de lépuration du gaz d'éclairage. Fig. Action de purifier au point de vue moral : les censeurs poursuivaient à Rome lépuration des mœurs. Elimination des membres d’une société qu'on juge indignes d'en faire partie.
— Encycl. Epuration des eaux. L'épuration des eaux comprend celle des eaux d alimentation, des eaux industrielles, des eaux d'égouts et des eaux résiduelles. Pour épurer les eaux destinées à la consommation domestique, il existe un très grand nombre de filtres, depuis l’antique filtre à charbon de bois jusqu’aux filtres-bougies de Chamberland. On peut également stériliser Teau de boisson par ébullition ou en la soumettant dans des appareils spéciaux à l’action des rayons ultra-violets (appareils de Nogier- Courmont, Westinghouse). Lorsqu'il s'agit d'épurer les eaux d'alimentation d’une grosse agglomération, les eaux de source sont conduites dans de grands réservoirs, dont le fond est constitué par plusieurs couches successives de sable, à travers lesquelles passe Teau avant d’être livrée à la consommation. On emploie aussi un procédé chimique, consisiant à faire barboter de Tair ozonisé dans Teau.
Les eaux servant à nombre d'industries, raffineries, teintureries, etc., et aussi à l’alimentation des générateurs de vapeur, doivent être débarrassées des sels minéraux qu elles tiennent en dissolution, et qui, si> déposant sur les parois des générateurs, occasionnent parfois des explosions. On a recours à des èpiu ateurs chimiques, dans lesquels on opère le mélange des eaux avec de la chaux, du carbonate de soude, qui précipitent les bicarbonates calciques, les sulfates, chlorures et les sels de magnésie. Au sortir de Tépurateur, les eaux peuvent être directement utilisées. Dans le but d’éviter l'incrustation de la paroi des chaudières, on mélange souvent à Teau du générateur des substances dites désincrustantes (argile délayée, glycérine, pétrole lampant, dextrine, pommes de terre, alun, etc.), qui changent la nature des sels et les transforment en dépôts non adhérents.
Les eaux d'égouts, avant d’être évacuées dans un cours d’eau, sont souvent épurées, soit par épandage (v. ce mot), soit par les procédés biologiques i basés sur la fermentation des matières organiques;. En ce cas, les eaux sont envoyées dans des fosses de décantation, puis dans des fosses fermées (fosses septiques) [v. ce mot], où se produit une fermentation anaérobie ; ensuite, elles passent sur des lits de m.atières poreuses (lits bactériens), où s’effectuent d’actives fermentations aérobies, et d’où elles sortent privées de la majeure partie de leurs germes nocifs.
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Carte de l’ équateur.
Enfin, on épure les eaux résiduaires de teinturerie, savonnerie, etc., soit afin de régénérer des matières utiles (graisse, glycérine, soufre, etc.), soit afin de neutraliser leurs effets toxiques. On utilise, dans ces cas, des réactifs appropriés.
Épuration des gaz d'éclairage, huiles, pétroles, etc. V. chacun de ces mots.
épuratoire adj. Qui sert à l’épuration ; filtre épuratoire.
épure n. f. (de épurer). Dessin, en grand, d'un édifice, d’une machine, tracé sur un mur ou sur le sol. Dessin au trait, qui représente sur un plan l’ensemble des projections des différents points ou lignes d’une figure. Dessin achevé, par opposition à croquis.
épurement [man] n. m. Action d’épurer (s’emploie surtout au fig.) : l’éjiureinent du style.
épurer [ré] v. a. (de é, et pur). Rendre pur, plus pur : épurer de l'huile, et fig., rendre plus pur au point de vue de la morale, du goût, de la vérité : Boileau s'attacha à épurer le goût de son tetnps. Retrancher, d'une association, les membres moins dignes.
épureur n. m. Fabricant qui se livre à l’épui’ation des huiles.
épurge n. f. (du préf. é, et de purger). Nom vulgaire d’une espèce d’euphorbe, qui purge violemment.
— Encycl. L’épurge, catapuce ou catherinette (euphorbia lathyris) est une plante annuelle, à fleurs jaunâtres. Elle contient un suc laiteux et âcre, employé parfois comme purgatif, mais qu’on doit complètement délaisser, car ü peut causer des accidents mortels.
e pur si muove. V. eppur.
équauime [kou-a] adj. (du lat. æguus, égal, et anima, âme). Dont l’humeur reste égale.
éq'Uanimité \kou-a] n. f. (de équanime). Egalité d'âme.
équant [kou-an} n. m. (du lat. æquans, égalant). Astr. Nom donné par les anciens astronomes aux cercles qui, dans leur système, représentaient les trajectoires des planètes autour de la terre.
équarrier [ica-n-é] v. a. (Se conj. comme crier.) Débarrasser (le parchemin) de ses barbes. Dresser la cire d’un cierge.
équarrir [ka-rir) v. a. (du préf. é, et dequarré.) Rendre carré : équarrir un bloc de marbre. Tailler à angle droit : équarrir un tronc d’arbre. Ecorcher, dépecer des animaux et principalement les chevaux mulets et ânes. 'V. équarrissage.
équarrissage [fta-n-sa-ye] n. m. Action d'é quai-rir. Etat de ce qui est équarn. Action d’équarrir les bêtes de somme.
— Encycl. Techn. On procède à Téquarissage d'un arbre, à la hache ou à la scie, en ayant soin d'obtenir un parallélépipède rectangle offrant la plus grande surface possible, ce qui est avantageux pour le débitage ultérieur.
— Com. L’équarrissage des animaux livre au commerce, outre la peau et les os, des graisses, qui vont aux stéarineries et savonneries ; de la gélatine, qui sert à la fabrication des colles, et qui aussi, par mélange avec certains produits, donne de l’engrais ; enfin, il fournit encore de la viande qui, desséchée et réduite en poudre (farine animale), est utilisée comme un engrais ou, après stérilisation, pour la nourriture de certains animaux (chiens, notamment).
équarrissemeilt r/ca-ri-se-man] n. m. Action d'équarrir. (On dit aussi Equarrissage.)
équarrisseur ria-n-se«rl n. m. Ouvrier qui équarrit le bois, la pierre. Celui dont le métier est d’équarrir les animaux.
équarriSSOir [ka-ri-soir] n. m. Lieu où l'on abat des bêtes de somme et de trait. (On dit aussi clos ou atelier (T équarrissage.) Couteau d'équarrisseur. Instrument à Tusage du cirier, du vannier, de l’orfèvre.
équateur [kou-a] n. m. (du lat. æquare. rendre égal). -4str. Cercle imaginaire, qui coupe la terre en