ÉQUITATION
Equitation : 1. Assyrien; 2. Numide; 3. PartUe ; 4. Cataphractaire sai-mafe; 5, Barbare fsellc : 2 planches sur un coussin); 6. Gaulois (harnachement en jonc tressé); 7, Fer gaulois; 8. Grec (le cheval ferré de rhipposandale) ; 9. Romain (ivQ siecle) ; 10. Homme d'armes (à la position de charge); II. Noble montant un palefroi et dame sur sa haquenée ; 12. Premiers préceptes de l’équitation César Fiaschi (emploi de la musique, IS-tO) ; 13. Méthode de Pluvinel, fondateur de 1 équitation française (le dressage au pilier, 1610); 14. Méthode de Newcastle (emploi du caveçon et de la gaule à molette' ; 15. Ecole de La Guennière (la croupe au mm*, 1740) ; IG. Arabe au galop ; 17. Cavalier mandchou; 18. Cosaque; 19. Voltige (méthode Fillis) ; 20. Trot espagnol ; 21. Tenue des rênes ; 22. Monter à cheval. Tenue des rênes; 23. A deux mains; 24. De la main gauche (militaire). — Position des jambes : 25. Jambe placée près; 26. Placée; 27. Pour attaquer; 28. Fermée pour sauter (amazone); 29. Position normale; 30. Pour attaquer. — Airs de ynanètje : 31. Courbette; 32. Sauteur en liberté: 33. Croupade. — Position du jockey;
34. Ancienne; 35. A l'américaine. — 36. Les trois phases du saut; 37. Cabrade ; 38. Polo; 39. Amazone montant à califourchon; 40. Amazone, monte ordinaire.
ÉQU
ÉRË
équivalent [ki-va-lan], e adj. Qui équivaut ; quantités équivalentes. Figures équivalentes, qui ont la même aire, sans, pour cela, être superposables. Equations équivalentes, équations qui sont satisfaites par les mêmes solutions. Systèmes d'équations équivalents, systèmes d’équations admettant les mêmes systèmes de solution. N. m. ; proposer un équivalent ; employer des équivalents. Chim. Nom donné à des nombres qui expriment les rapports suivant lesquels les éléments peuvent se remplacer dans les combinaisons chimiques. Equivalent mécanique de la chaleur, rapport constant, égale à 425, qui existe entre un travail fourni et la quantité de chaleur correspondante. Equivalent électro-chimique, quotient du poids atomique de chaque corps simple, par sa valence. Equivalent nutritif, se dit en zootechnie de la quantité d'aliments ou de fourrages (pailles, feuilles, racines, tubercules, résidus industriels, graines de céréales ou de légumineuses, tourteaux, etc.) qu’il faut donner au bétail pour lui fournir la même somme de principes nutritifs que 100 kilos de foin.
— Emcycl. Chim. La notation chimique dite en équivalents est aujourd'hui entièrement abandonnée, et remplacée par la notation atomique.
— Mécan. Dire que l’équivalent mécanique est 425, c’est dire qu’il faut transformer intégralement en chaleur 425 kilogrammètres pour obtenir une quantité de chaleur de 1 calorie kilogramme-degré. En somme, une grande calorie équivaut à 425 kilogrammètres. On a mesuré ce rapport de plusieurs façons ; la méthode de Joule consiste à faire tourner un axe muni de palettes au milieu de l'eau d’un calorimètre ; le travail dépensé se mesure facilement, car le mouvement est produit à l’aide de deux poids qui entraînent le système en tombant verticalement ; le calorimètre donne la quantité de chaleur fournie. Joule a trouvé, pour le rapport ; 425,6. Hirn détermina la quantité de chaleur qui était employée dans une machine à vapeur pour produire un travail déterminé. Tous les nombres trouvés par les différents expérimentateurs sont voisins de 425, qui doit être pris comme sensiblement exact.
équivaleur [ki\ n. f. Ce qui équivaut ; équivalence.
équivaloir [ki\ v. n. (du lat. æque, également, et valere, valoir. — Se conj. comme valoir.) Etre de même valeur. Fig. Avoir une importance égale, un résultat pareil.
équivalve (/ci] adJ. Zool. Qui a les deux valves égales : mollusque équivalve.
équivoca'tion [ki, si-on] n. f. Action d'équivoquer.
équivoque [/ci] adj. (du lat. æquus, égal, et vox, voix, sens des mots). Qui a un double sens ; mot équivoque. Fig. Suspect, d’une sincérité douteuse : vertu équivoque. Ant. Clair, net, catégorique. N. f. Sens incertain. Confusion de mots, de choses. Mot, phrase à double sens ; les équivoques grossières abondent dans les comédies de Plaute. Jeu de mots, calembour. Rhne équivoque ou équivoquée, petite pièce de poésie dans laquelle les mots de la fin de chaque vers sont répétés dans le vers consonnant, mais avec un sens différent :
Contre un public ignare on pousse des « cris vains » ;
Il faut de sots lecteurs a de sots « écrivains ».
équivoquer [ki-vo-ké] v. n. User d'équivoque. Er, symbole chimique de Verbium.
érable n. m. (lat. pop. acerarbor). Genre d'acérinées ; le bois de l'érable est léger et solide. Bois du même végétal : un meuble en érable.
— Encyol. Les érables {acer) sont des arbres à feuilles opposées, à fleurs polygames, qui habitent les régions tempérées de l'hémisphère nord ; les graines sont des samares. On emploie le bois d’érable dans l’ébénisterie, le tournage, le charronnage, etc. On en connaît 80 espèces, dont 5 françaises :
V érable sycomore ou faux platane, Vérable plane, l'érable à feuille d'obter ou duret, l'érable de Montpellier, et l'érable champêtre. Dans l’Amérique du Nord croît l'érable à sucre, dont la sève, chauffée et brassée, donne un sucre très employé aux Etats-Unis.
éradicatif, ive adj. Qui produit l’éradication.
éradication [si-on] n. f. (du préf. é, et du lat. radix, icis, racine). Action d’extirper, d’arracher.
éraflement [9nan] n. m.
Action d’érafler.
érafler \fié] v. a. (préf. é, et rafler). Ecorcher légèrement, effleurer la peau.
éraflure n. f. Ecorchure légère : duel qui s'est terminé 'par une éraflure.
éragrostide {gros -ti- de] n. f. Genre de graminées festucées, comprenant des plantes annuelles ou vivaces. (On en connait de nombreuses espèces, qui habitent toutes les parties du monde, et dont plusieurs sont communes dans la flore de la région parisienne.)
éraillé [ra, /rmll., é], e adj. (de érailler). Avoir l'œil éraillé, avoir des filets rouges dans l’œil, avoir les paupières renversées. Fig. Rauque : voix éraillée.
éraillement [m, il mil., e-man] n. m. Renversement de la paupière. (On dit aussi ectropion. )
Relâchement des fils d’un tissu.
érailler [ra. il mil., é] v. a.
(du préf. é, et du lat. rotare, rouler). Relâcher les fils d’un tissu ; érailler du linge ; soie éraillée. Ecorcher. déchirer superficiellement : érailler le parquet.
éraillure {ra. il mil.] n. f. Marque qui reste sur une étoffe éraillée. Ecorchure superficielle.
Érable
Éragrostide : a, épilet; b, fleur.
erane n. m. (gr. cranos). Antiq. gr. Repas d’amis à frais communs. Association de personnes qui se réunissaient périodiquement pour des repas communs.
érauistc [nis-te] n. m. Membre d’un érane. érantllC n. f. Genre do renonculacées elléborées.
— Encycl. Les éranthes sont des plantes herbacées, vivaces, dont la hampe radicale
se termine par une ^
fleur jaune. L'émn- A/i,
the d'hiver ou ellébore d'hiver croît dans les bois mon-
Éranthe.
Éranthéme.
trarj.
Didier Érasme.
tagneux d’Europe ; elle possède les propriétés dangereuses de l’eliébore.
éranthéme n. m. Genre d’acanthacées des régions chaudes du globe, cultivées dans les serres tempérées pour leurs belles fleurs analogues à celles des phlox.
£rard [rar] (Sébastien), facteur d’instruments de musique français, né à Strasbourg, m. à Passy (17S2-1831). Fondateur d'une importante manufacture de pianos, il perfectionna aussi l’orgue et surtout la harpe.
Érasistrate [zis-trate], médecin grec, qui disséqua le premier les cadavres humains (me s. av. J.-C.).
Erasme [ras -me] ou Elme (saint), évêque do Formies , près de Gaète , en Italie, au v® siècle. Les Lombards ariens le firent périr dans d’affreux tourments. Fêtele 2 juin.
Erasme (Didier), savant hollandais, littérateur et philosophe, né à Rotterdam, m. à Bâle (1467-1536) ; auteur de Colloques célèbres et de l'Eloge de la folie. Il est le plus grand des humanistes de la Renaissance, tant par sa latinité exquise que par la pureté de son goût et la facilité pétillante de son esprit. Il mourut à Bâle, où, dans son désir de tranquillité, il s’était fixé pour faire imprimer ses œuvres.
Érasme [portrait d’), tableau de Ilolbein, au Louvre ; tête vivante, finesse d’exécution merveilleuse.
ér asmien, enne
lras-mi-in,é-ne] adj. Qui est propre à Erasme. Prononciation érasmienne, prononciation du grec ancien, conforme à la théorie d'Erasme.
— Encycl. Contrairement à l’opinion de Reuchlin, qui soutenait qu'on devait prononcer le grec ancien comme le font les Grecs modernes, en donnant le son de i à V], ’Ji, £1, ot, Erasme défendit le mode de prononciation encore usité aujourd'hui dans 1 enseignement et qui consiste à donner aux sons cités plus haut les valeurs respectives de ê, ui, ey, oy.
ErastO [ras-te] (Thomas Lieber, dit), médecin, philosophe et théologien allemand, né à Auggener (Baden-Durlach), m. à Bâle (1624-1583). Il n’admettait pas le pouvoir temporel de l’Eglise, qu’il faisait dépendre de l'Etat.
érastianismo \ras-li-a-nis-me] n. m. Système d’Eraste et des érastiens, qui consiste à soumettre l’Eglise à l’Etat.
érastien \ras-ti-in] n. ra. Membre de la secte protestante fondée par Eraste, qui compta de nombreux adhérents enAngleterreauxviiesiècle.
érastrie [ras-tri] n. f. Entom. Genre de lépidoptères nootuéliens de l’hémisphère boréal.
(La chenille d'une espèce commune en France vit en août et septembre sur les ronces.)
érater [té] v. a. Oter la rate.
S’érater V. pr. S’essouffler à force de courir. (Peu us. et fam.)
Erato, Muse qui présidait à la poésie lyrique, et spécialement à la poésie érotique. On la représente tenant à la main une lyre ou une cythare.
Eratosthène [tos-tè-ne], philosophe célèbre et astronome de l’école d’Alexandrie, né à Cyrène en 276 av. J.-C. Ses deux observations les plus impoi’tantes eurent pour objet la détermination de 1 inclinaison de l'écliptique sur l’équateur, et la mesure du méridien terrestre. Il se laissa moui'ir de faim, à i'àge de quatrevingts ans.
Érato.
EraUSO (dona Catalina de), surnommée la Nonne Lieutenant (Monja Alferez), née à Saint-Sébastien-de-Guipuzcoa en 1592, m. vers 1635. Elle s'habillait en homme et mena, surtout dans l’Amérique espagnole, une vie romanesque, remplie de querelles, de duels et de meurtres. Elle a laissé une sorte d'autobiographie, qui a été traduite par J.-M, de Ileredia,
érayer [rè-ié] v. a, (préf, é, eirayer. — Se conj. comme balayer.) Labourer en rejetant la tranche en dehors.
Erb (Guillaume - Henri), médecin allemand , né à ’Winnweller en 1840, spécia- Catalina de Erauso. liste des maladies nerveuses ;
a donné son nom à plusieurs types d’atrophie musculaire progressive.
©rbine [ér] n. f Oxyde terreux de l’erbium, que Ton trouve à l’état naturel.
erbium [èr-bi-om''\ n. m. (de lYtterby, n. d’un village de Suède). Mêlai que Ton n’a pu encore isoler, dont on connaît Toxyde terreux, l'erbine, et qui semble composé de plusieurs éléments.
Erbray, comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 9 kil. de Châteaubriant ; 2.580 h. Ch. de f. Fer, chaux.
Erbrée, comm. d’Ille-et-Vilaine, arr. et à 3 kiL de Vitré, sur la Petite Vilaine ; 1.390 h.
erbue n. f. Agric. et techn. V. herbue.
Ercé, comm. de l’Ariège, arr. et â 24 kil. de Saint-Girons, non loin du Garbet; 2.610 h. Tramways électriques de l’Ariège, Pierre à aiguiser.
Ercé-en-Lamée, comm. d’iue- et -Vilaine, arr. et à 56 kil. de Redon ;
Ercé - près - Liffré ,
comm. d’Ille-et-Vilaine, arr.
et à 20 kil. de Rennes, sur rillet ; 1.360 h. Tramways de la Sarthe. Beurre,
ErcMnoald ou Erkiuoald, maire du palais de Neustrie en 640, sous Clovis H, et d’Austrasie en 636. Il eut pour successeur Ebroïn.
Ercilla y Zuniga
(don Alonzo de), poète et guerrier espagnol, auteur de V Araucana, né et m. à Madrid (1333-1596). H a raconté, dans V Araucana, en vers prolixes mais d'un bel éclat descriptif, les luttes dont il avait été le témoin ou l’acteur dans l’Amérique du Sud. V. Araucana.
Erckmann-Cbatrian (Emile Erckmann et Alexandre Chatrian, dits), littérateurs français ; le premier, né à Phalsbourg.m.
àLunéville (1822-1899 ); le second , né à Soldatenthal (Meurthe), m.
à Villemomble (1826-1890). Ils ont écrit en collaboration des romans historiques : l'Ami Fr itz,
Thérèse , Histoire d'un conscrit de 1813, etc., remarquables Erckmann et Chatrian.
par un style
d’une franchise et d’une bonhomie cordiales, et où revivent les mœurs de l’ancienne Alsace. Leurs œuvres, qu’anime un esprit foncièrement démocratique, sont un plaidoyer éloquent contre les guerres,
« dérivatifs habituels du despotisme »..
Erdeven. comm. du Morbihan, à 22 kil. de Lorient, sur TEtel ; 2.200 h. Tramway. Monuments mégalithiques. Vaste plage, dont une partie en sabla fin. Pêche de la sardine.
Erdre, riv. de France, affl. de la Loire (r. dr.) à Nantes ; passe à Candé ; cours 105 kil.
ère n, f. (lat. æra). Point de départ de chaque chronologie particulière : l'ère chrétienne; l'ére musulmane. Fig. Epoque qui se distingue par des événements remarquables, ou dans laquelle un nouvel ordre de choses s’établit : la Révolution française a marqué pour la France une ère nouvelle.
— Encycl. Les ères principales sont les ères des Juifs, qui comptaient soit depuis leur sortie d’Egypte (1483 ou 1648 av. J.-C.), soit de la captivité de Babylone (597 av. J.-C.). soit de la construction du second temple (508 av. J.-C.) ; Tère actiaque ou alexandrine ou d’Auguste ou des Augustes, etc., qui correspond à la bataille d’Actium (31 av. J.-C.) et à la conquête de TEgy-pte par Octave Auguste ; Tère chrétienne, qui part de la naissance du Christ, placée, d’ailleurs inexactement (v. Jésus), en Tan 754 de Rome ;Tère des olympiades, chez les Grecs, 776 av. J.-C. ;'Tère de la fondation de Rome, 753 av. J.-C. ; Tère de Nabonassar, chez les Babyloniens, 747 av. J.-C. ; l'hégire, ère des mahométans, 622 ; Tère de la République française, 22 septembre 1792. On n’a compté que douze ans de cette ère : après avoir dit Tan I, Tan II, Tan III, etc.. Tan Xll de la République, on a dit 1804, époque de la création de l'Empire.
Eréac, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 35 kil. de Dinan, sur la Bosselle; 1.510 h.
érèbe ou erebus [é-ré-bu.ss] n. m. Genre d’insectes lépidoptères noctuéliens, comprenant de grands et beaux papillons nocturnes de l’Amérique tropicale.
Erèbe, fils du Chaos et de la Nuit ; il prit part à la guerre des Titans et fut précipité par Jupiter dans le Tartare. On l'identifia avec la région ténébreuse qui s'étend sous la terre au-dessus de l’Enfer, séjour provisoire, où les âmes expient leurs fautes. (Mqt/i.)
Ercilla y Zuniga.
ËRE