BÊTE, BEATI PAUPERES, DROIT, LETTRE, AMI, DORMIR
Quand ils ont trop d’esprit, les enfants vivent peu, vers de Casimir Delavigne {les Enfants d’Edouard), Le poète n’a fait qu'appliquer à une situation tragique une idée qui-semble avoir eu cours de tout temps. (On dit couramment, presque toujours par plaisanterie : il a trop d'esprit pour vivre vieux.) Ai.lus. iiisTOR. : L’esprit nouveau, mot par lequel Spuller, ministre de l’instruction publique, définit la politique modérée et conciliante du gouvernement dans ses rapports avec l'Eglise (1894), Le mot fut considéré comme le signal d'une réaction, et valut à son auteur les attaques des radicaux.
Esprit {De l’), par Helvétius (17E8), ouvrage qui enseigne le matérialisme en métaphysique, et Légo'isme en morale, et qui, lors de son apparition, souleva de vives protestations.
Esprit des bêtes [l’), vénerie et zoologie passionnelle, ouvrage spirituel, de Toussenel; c'est un sommaire de la chasse et de l'influence de eetartsur les progrès de l'humanité (1847).
Esprit géométrique {De l'), fragment eélèbre des Pensées de Pascal, écrit vers 1658. L'auteur se propose d'y exposer l'art de démontrer les vérités déjà trouvées.
Esprit des lois (!’), ouvrage historique, politique et philosophique, l’œuvre capitale de Montesquieu (1748). Le succès en fut immense, et son influence considérable sur l’évolution du droit public. La forme en est claire, piquante, souvent éloquente dans son ironie. C’est une revue des diverses législations et coutumes qui ont contribué à la prospérité des nations ou causé leur décadence, des circonstances qui ont présidé à la naissance des peuples et des principes moraux qui, se traduisant en révolutions, ont changé la face du monde. L'auteur découvre dans la nature des gouvernements les principes qui les animent, et de ces principes, combinés avec les besoins des peuples, il fait découler les lois qui les ont fait vivre ou qui les soutiennent encore. Sa prédilection est pour les monarchies tempérées, dont le gouvernement anglais était de son temps le type. Montesquieu demande l'application du principe de la séparation des pouvoirs, la rétorme de la législation criminelle, l'abolition de l'esclavage, la fin des persécutions religieuses.
Esprit humain {Esquisse d'un tableau historique des progrès de /'). par Condorcet. L'idée essentielle de 1 auteur , brillamment développée, est la perfectibilité indéfinie du genre humain. Condorcet écrivit ce livre lorsque, mis hors la loi, il se tenait caché rue Servandoni (1795).
Esprit (Jacques), moraliste français, né et m. à Béziers tl6U-1678); auteur de la Fausseté des vertus hum aines (maximes du ton de celles de La Rocheloucauld).
esprité, e [ès-pz-i] adj. Fam. et dialect. Quia de l’esprit.
Espronceda (José De Espronceda.
de), littérateur espagnol,
né à Almendralejo, m. à Madrid (1810-1842), esprit brillant et un peu bizarre, auteur du poèmcoriginal ; le Diable-Monde.
esprot [ès-pro] n. m. Ichtyol. mei.ette. eSQ.) abréviation du mot anglais esquire. esquarre n. f. Blas. v. escarre.
EsquetlérieS, comm. de l'Aisne, arr. et à 25 kil. de Vervins, sur le Noirieu; 1.460 h.
Esquelbecq, comm. du Nord, arr. et à 18 kil. de Dunkerque, sur l'Yser; 1.780 h. Ch. de f. N.
esquenis [ès-àe-zii] n. m. Caisse à outils des calfats, qui leur sert de siège pendant leur travail.
Esquibien, comm. du Finistère, arr. et à 34 k. de Quimper, non loin de la baie d'Audierne; 2.640 h.
esquicbado [és-W] n. m. Cigare de forme caiTée.
esquicher [ès-ki-ché] v. n. ou s’esquicher
rsès-fti-cAd] V. pr. (de écacher). Jeu. Donner sa carte la plus faible pour éviter de prendre, notamment au reversi. Ë'ig. Rester neutre dans une discussion. Dialect., dans le Midi, presser fortement.
esquif [ès-kifi n. m. (ital. schifo, d’orig. germ.). Canot léger, frêle barque.
Esquilin [ès-inz-i] (mont), une des sept>^colliiies de l'ancienne Rome, à l'E. de la ville. Mécène y fit construire une magnifique villa entourée de jardins (Esquilies).
esquille [èsJfi, il mil., e] n. f. (du lat. schidiæ, fragments). Petit fragment d’un os fracturé : tes esquilles peuvent occasionner de graves accidents.
esquilleux, euse \ès-ki. Il mil., eÆ, eu-ze\ adj. Qui présente des esquilles -.fracture esquilleuse.
esquillOSité [ès-fci, il mil., o-zi-ïé] n. f. Caractère de ce qui est esquiUeux.
Esquimaux ou EsquimoS [ès-Arz-md], population des régions polaires, qui habite le Groenland et la région comprise entre la baie d’Hudson et le détroit de Behring. — Vn Esquimau ou Esquimo. Adjcctiv. : femme esquimau. N. m. : l'esquimau renferme plusieurs dialectes. Ils s’appellent eux-mêmes Innuit. Quelques ethnologues regardent aussi comme Esquimaux les Tchouktches de la Sibérie. Les Esquimaux, petits, trapus, fortement eharpentés, sont de véritables Mongols. Ils n'ont ni gouvernement, ni hiérarchie ; chaque chef de famille est maître absolu chez lui. La chasse et la pêche fournissent à leur nourriture. Leur costume est fait en peau d'ours, de renne ou de chien ; ils vivent sous des tentes ou dans
des huttes enfouies sous la neige. Beaucoup d'Esquimaux en sont encore à l'âge de jiicrre. Ils emploient l'os et 1 ivoire pour fabriquer les manches de leurs
Esquimaux.
outils, leurs aiguilles et leurs pointes de harpons. Ils construisent des traîneaux en bois, auxquels ils attellent des chiens.
esquinancle [ès-A-f-naJi-sf] n. f. (du gr. kunagkè, collier de chien). Violente inflammation des amygdales. (On dit aussi cynancie.)
— Encycl. L'esquinancie est une amygdalite aiguë, qui dure environ de cinq à sept jours ; on la traite par un vomitif et des gargarismes, ou des lavages. C’est une maladie bénigne, qui se complique quelquefois d’abcès et d’otites.
esquine [és-/«'-neJ n. f. (autre forme de échine.. Man'eg. Reins du cheval.
esquine n. f. Bot. v. squine.
esquintant 'ès-kin-tan], e adj. Pop. Qui fatigue à l'excès ; course esquintante.
esquinter [ès-/fi’zz-(ê] v. a. (provenç. esquinta, partager en cinqq Pop. Ereinter, fatiguer extrêmement : voyage qui esquinte. Assommer, rouer de coups : esquinter quelqu un à coups de bâton. Perdre, abîmer, ruiner : esquinter sa santé. Fig. Ereinter ; esquinter une pièce, un auteur. S’esquinter v. pr. Se fatiguer ; ruiner sa santé ; s’entr’assommer.
esquipot [és-fti-po] n. m. Pop. Tirelire en terre cuite. (Vx.)
esquire [pr. angl. és-kou-atr’] n. m. (m. angl. signif. écuyer) [par abrév., esç.]. Terme honorifique dont on a l’habitude, en Angleterre et aux Etats- Unis, de faire suivre tout nom d'homme occupant une certaine situation sociale.
Esquirol (Jean-Etienne-Dominique), médecin aliéniste français , né à Toulouse, m. à Paris (1772- 1840). 11 réussit à améliorer le régime des aliénés.
Esquiros (Henri- Alphonse ), littérateur et homme politique français, né à Paris , m. à Versailles (1814-1876), auteur de : l'Evangile du peuple,
Charlotte Corday, et d intéressants ouvrages sur l'Angleterre.
esquisse [ês-A-i-se] n. f. (ital. schizzo). Le premier trait rapide d'un dessin : jeter une esquisse sur le papier. Ebauche d'un ouvrage de peinture ou de sculpture. Indication de l'ensemble d'une œuvre et de ses parties ; esquisse d'un roman. Fig. Ce qui donne une idée en petit d'un être ou d'une chose : l’enfant est l'esquisse de l'homme, la famille l'esquisse de l'Etat.
Esquisses (Liure d’). par Washington IrvingGS20). ou l’écrivain américain trace de charmants tableaux de la vie anglaise.
esquisser [ès-/ci-sê] v. a. Faire une esquisse ; esquisser un portrait. Fig. Essayer un commencement d'exécution : esquisser une démarche.
esqui'Ve [ês-Aî-ue] n. f. Boxe. Manière d'éviter l'attaque de l’adversaire sans parer, par simple déplacement de la totalité ou d'une partie du corps.
esquivement [ès-ki-ve-man] n. m. Action d’esquiver.
Esquirol.
esqui'Ver [ès-Id-vé] v. a. (ital. schivare). Eviter adroitement ; esquiver une difficulté. S’esquiver v. pr.
Se retirer sjins être aperçu; s'échapper.
essablage [ê-sa] n.m.
Action d’essabler.
essabler [è-sa-bié]
V. a. Enlever le sable : essabler une pièce de fonte sortant du moule.
Essad -pacha, général et homme d'Etat albanais, né à Tirana Turquie d'Europe ) , mort à Paris (1856-19201. Chef de la résistance albanaise, il prit parti pour les Alliés, et organisa une petite ar- Essad-pacha,
mée à Salonique. Suspect
aux Italiens, il se retira à Paris, où il fut assassiné par un de ses compatriotes.
essai [é-sél n. m. (de essayer). Epreuve, première expérience qu'on fait d’une chose ; faire l'essai d'une automobile. Analyse rapide d’un minerai, d'un al liage, d'un produit industriel, etc. : essais de mon
naies. Echantillon de marchandise. Titre de certains ouvrages où Ton n'a pas la prétention de traiter à fond la matière. Premières productions d'un écrivain, d'un artiste. Au football, action de porter le ballon et de le déposer à terre, en un point quelconque derrière la ligne du but adverse. A Cessai, pour essayer, avec faculté de refuser ou de rendre si l’épreuve n’est pas satisfaisante. Tube à essai, petite éprouvette. Coup d'essai, première aetion, premier ouvrage par lequel ou se fait remarquer. Aldus. LITTÉR. :
Bles pareils à deux fois ne se font pas connaître.
Et pour leur coup d’essai veulent des coups de maître.
Vers de la tragédie du Cid, de Corneille (aetc II, scène II). Dans 1 application, ces vers oar.Tctérisent une personne ou une chose qui se révèle subitement par un coup d'éclat.
— Encycl. Mécan. Les essais ont pour effet de renseigner sur la qualité des métaux et, en général, de tous les matériaux : pierres, briques, ciments, etc., employés par l'industrie. Les cahiers des eharges imposés par les administrations publiques ou privées contiennent l’obligation de ces essais. Les essais à la traction permettent d’évaluer la résistance et l’allongement subi par un métal jusqu’au point de rupture : les essais à la compression constatent le degré de résistance des métaux et matériaux à l’écrasement ; les essais de torsion se pratiquent surtout sur les fils métalliques ; les essais de flexion s’adressent aux rails de chemins de fer et de frany ways ; les essais d'emboutissage sont faits d'abord à froid sur les tôles de fer, de cuivre ou d'acier, et en dernier lieu à chaud. Les essais au choc démontrent la résistance des métaux et matériaux sous l'action brusque d’efforts violents produits par un niouton, etc. L’essai d’une machine consiste à déterminer expérimentalement toutes les données dont la connaissance peut être utile pour son utilisation économique.
— Agric. Essai de semences. Les semences que l'agriculteur confie à la terre doivent non seulement être pures, mais posséder une faculté germinative élevée. Celles qu’on trouve dans le eommerce ne possèdent pas toujours ces qualités, et des stations d’essais de semences, dont la plus importante est à Paris, ont été installées pour renseigner les cultivateurs et marchands de graines sur la nature et la qualité des produits qui ;.ont soumis à leur examen. L’essai des graines porte sur l’identité (détermination de l’espèce botanique), l’origine, le degré de pui’eté (proportion en poids de graines pures et de graines étrangères) , faculté germinative (nombre de graines aptes à germer sur 100), valeur culturale, poids (qui est aussi un élément d'appréciation pour la qualité).
— Chim. Sous le nom â'essai les chimistes désignent une analyse rapide d’un produit commercial, faite pour renseigner sur le degré de pureté ou la richesse en tel ou tel élément, y déceler une altération ou une sophistication. L’essai d'un vin donne la richesse en alcool, en sucre, en extrait sec, etc., et, par eomparaison, indique le mouillage, le vinage. etc. On fait l’essai des minéraux au chalumeau (fusion, volatilisation, réduction, etc.). Les monnaies et matières d'or et d’argent sont essayées pour s'assurer que l'alliage dont elles sont composées reste dans les limites accordées par la loi. L'essai le plus simple est celui du touchau sur une pierre dure, noire, dite « pierre de touche » ; on compare l’effet d’un réactif (eau régale faible pour l’or, bichromate acide pour l'argent) sur deux marques, l’une tracée avec l'alliage étudié, l'autre avec un alliage connu (touchau). Cette méthode est utilisée par les essayeurs de la garantie, pour vérifier le titre des bijoux avant de les poinçonner. On fait aussi les essais des matières d’or et d'argent par coupellation. Dans une coupelle poreuse en cendres d'os, l'alliage est chauffé dans la flamme oxydante d’un moule avec un excès de plomb ; celui-ci, en s'oxydant, se transforme en litliarge, qui s'incorpore dans la coupelle en entraînant les métaux oxydables (cuivre), laissant un bouton d'or ou d'argent inoxy dable.
Essai sur la critique, poème rappelant l'Art poétique de Boileau, par Pope, publié en 1711.
Essai sur l’homme, série de belles épîtres philosophiques, par Pope (1733-1734).
Essai sur le goût, ouvrage de Montesquieu, publié en 1748. Ce sont des réflexions, souvent justes et fines, sur les causes du plaisir qu’excitent en nous les œuvres littéraires et artistiques.
Essai sur les mœurs et l’esprit des nations, œuvre historique et philosophique de Voltaire. Contrairement à Bossuet, Voltaire élimine de la conduite des événements tout élément providentiel. Il croit au progrès, et montre à travers la variété des mœui-s des nations et la diversité de leur développement la marche civilisatrice de l’humanité, qui se libère peu à peu de la superstition et de Terreur (1756).
Essai sur l’indifférence en matière de religion. V. indifférence.
Essai sur la philosophie des sciences, ouvrage du physicien Ampère, où se trouve son fameux essai de la classification des sciences (1834;.
Essais de critique et d’histoire, études sur des écrivains et des hommes d’Etat célèbres, par Macaulay. Ces portraits littéraires sont cités comme des modèles, pour la profondeur des vues qu’ils renferment, et la netteté précise du style (1850).
Essais de critique et d’histoire (1858), par H Taine, suivis des Nouveaux Essais (1865) et des Derniers Essais (1892) ; études solides et originales sur Macaulay, Dickens, Thackeray, Fléchier, Racine, Balzac, etc.
Essais, de Montaigne (1580). « Ceci est un livre de bonne foi », a dit Montaigne. C’est le résumé de ses lectures, un recueil de ses souvenirs et de ses observations, une sorte de panorama mouvant et capricieux des impressions personnelles d'un esprit qui étudie et se scrute sans cesse. Témoin et acteur à la fois, il contemple la scène où il lient le premier rôle. Le moi, chez Montaigne, représente l'homme en général, cet être ondoyant et divers. Montaigne se garde bien d’affirmer ou de nier. Que sais-je ? Voilà sa conclusion, mais il ne met en question ni la vertu, ni rien de ce qui relève de la foi : son scepticisme tout intellectuel est fait de modération et de bon sens. Son chapitre sur l'institution des enfants est d’un réel intérêt pédagogique. Sa langue est une mine inépuisable de tours heureux et d expressions pittoresques.
LAR. LNIV., i V.
ESS
ESS
Essais de morale et de politique, ouvrage remarquable du philosophe F. Bacon (1597).
Essais moraux, politiques et littéraires, par D. Hume, recueil de petits traités pleins d'idées neuves , et d'aperçus intéressants. Hume essaye d'y démontrer que la politique peut être réduite en forme de science ',174.2-1752).
essaim rê-sinj n. m. (lat. examen). Groupe d'abeilles ou d’autres insectes hyménoptères, qui se sépare d'une colonie : les communautés d'abeilles, devenues trop nombreuses, se fractionnent en essaims. Par ext. Grande multitude d'hommes, d'animaux : un essaim d'écoliers, de saittere/les. Nombre considérable de choses surgissant à la fois ; l'essaim des infirmités.
— Encycl. L'essaim est une colonie naissante, composée d'une mère, de quelques centaines de mîlles, et d'un nombre considérable d'ouvrières. CV. essaimage.) Quittant la ruche, il va se fixer à une branche d'arbre, dans le voisinage, quelquefois à plusieurs kilomètres. On peut l'arrêter en lui jetant du sable, des cendres, de l'eau Ile bruit produit à l'aide d'ustensiles de cuisine ou autres n'a aucune efficacité'. Pour recueillir un essaim. on doit se munir d'un voile, d’un enfumoir, et d’un récipient vide.
Si l'essaim est accroché à une Récolte d’un essaim,
branche, d’une
main on tient le récipient ouvert, de l'autre main on secoue brusquement la branche. L’essaim tombe tout entier. On retourne le récipient sur un drap étendu sur le sol. en le maintenant un peu soulevé d'un côté à l’aide d’une petite cale. Sur le sol ou sur un buisson, on coiffe simplement l’essaim avec le récipient, et on l'y fait entrer à l'aide de la fumée. Un peu avant le coucher du soleil, on apporte le récipient devant la ruche où l’on veut faire entrer l’essaim ; d'un coup SCC on fait tomber les abeilles devant les ruches, et on les contraint d’y entrer en les enfumant légèrement. On a eu soin de disposer dans la ruche des rayons ou fragments de rayons remplis de couvain. Entrée dans .sa nouvelle demeure, la colonie continue le travail commencé, et reprend son activité jusqu’au printemps sujvant, où elle donnera l'essor à un nouvel essaim. V. abeille, apiculture, ruche.
— Dr. L’essaim appartient au propriétaire de la ruche d’où il est sorti, tant que ce propriétaire n'a pas cessé de le suivre ; autrement, il appartient à celui chez qui il s'est posé.
essaimage [é-sè] n. m. (de essaimer). Multiplication des colonies d’abeilles, consistant dans l’émigration d'une partie de la population d’une ruche. Epoque où les abeilles essaiment.
— Encycl. La ponte de la mère, arrêtée pendant l'hiver, recommence au printemps, et la ruche ne tarde pas à voir le nombre de ses habitants augmenter dans des proportions extraordinaires ; c’est alors que l'une des mères ^reines) empiùsonnées venant à percer sa cellule, il se produit dans la ruche un combat singulier entre les deux mères, l’ancienne et la nouvelle; l’une d'elles quitte la place (c'est généralement l’ancienne), et elle est suivie dans sa retraite par de nombreux partisans (10.000 à 40.000) : c'est l’essaimage. CV. essaim.) L’essaim ainsi fermé porte le nom d'essaim primaire, mais il peut être suivi d'un second^et quelquefois d'un troisième, à quelques jours d'intervalle.
essaimer [é-sè-mé] v. n. (de essaim). Quitter la ruche pour former une colonie nouvelle, en parlant dos jeunes abeilles. Fam. Quitter son pays, son milieu. Transitiv. Emettre, produire : les émiyrants que le Japon essaime par milliers.
essaler [é-sa-Zé] v. a. Dans les salines, enduire la poêle de muire avant d’allumer le feu.
essangeage \é-san-ja-je] n. m. ou essange [è-san-je] n. f. Blanchiss. Opération qui précède le coulage, et qui consiste à tremper le linge pendant quatre heures dans une eau alcaline tiède (20» C.), qui solubilise les matières albumineuses.
essanger \é-san-ji\ v. a. (lat. exsaniare. — Prend un e muet après le g devant a et o : il essangea, nous essangeons.) Passer à l’eau le linge sale, avant de le mettre à la lessive. (La forme populaire est ÉCHANGER.)
essangeuse [é-san-jeu-ze] n. f. Machine à essanger le linge.
essanvage [é-san\ n. m. Opération agricole qui a pour but la destruction des sanves.
essanveuse [é-san-ueM-ze] n. f. (de sauve). Machine agricole pour expurger les terres ensemencées des sanves et autres plantes adventices.
essarder {é-sar-dé'\ v. a. (préf. ex, et lat. ardere. hrûler). Eponger, étancher, essuyer au moyen du faubert. (On dit aussi issarder.)
essarmenter [é-sar-rÿMti-té) v. a. Débarrasser des sarments.
essart [é-sar] n. m. (lat. pop. exsartum). Terrain essarté. Taillis dont on met le sol en culture après chaque coupe, après avoir essarté le terrain.
essartement [é-sar-te-nian] ou 0SS£tPt£L^@ [è-sar-ta~je] n. m. Action d’essarter,
essarter [é-sar-2é] v. a. (de essart). Arracher les bois et les épines. Défricher ; éclaircir un bois, une futaie.
ess£irtis [é-sar^it] n. m. Terrain essarté, £ISSd.rtS [(f-sar] (Les), ch.-l. de c. (Vendée), arr. de La Roche-sur-Yon, sur la Petite Maine ; 3.44-0 h. Ch. de f. Et. — Le cant. a 9 comm. et 14.700 h.
Esssirts (Pierre des), prévôt de Paris eu 1408, tour à tour favori et ennemi de Jean sans Peur : il fut décapité à Paris au moment de Témeule cabochienne, en 1413.
Essarts (Emmanuel-Adolphe-LANOLOIS, dit Emmanuel des', professeur et poète français, né à
Paris, m. à Lempdes (1839-1909) ; auteur d'études littéraires {Foriraits de maîtres) et de poésies d'un art parnassien [les Elévations).
essaugue [é-sô-tjhe] ou aissaugue [é-sôphe] n. f. tprovenç. eissaugo). Grand filet de pèche formé d’un sac et de deux ailes latérales, qu’on traîne à l'aide de longues cordes. Bateau qui sert à pêcher à l’essaugue.
essaver [ë-sa-rè] v. a. (lat. ex, hors de, et oqua, eau). Epuiser avec une pelle l'eau d'un fossé, u'un ruisseau.
essavure [é-sa] n. f. Tache qui semble faite par une goutte d'eau sur un cuir préparé pour relier un livre.
essayage [é-$è-ia-Je] n. m. Action d’essayer : salon d'essayage.
essayer [è-.vè-îè] v. a. (du lat. exagînm, pesage. — Se conj. comme balayer.) Faire l'essai de : essayer ime machine. Essayer un habit, le mettre pour en juger. Essayer de l'or, “én examiner le titre. V. n. Essayer de, tenter l'emploi de : essayer d'un régime. Faire effort pour voir si l’on pourra : essayer de nager. Absol. : Essaye ! Essayez ! se dit par défi, menace. S’essayer v. pr. Etre essayé. S’éprouver l’un l'autre. S'essayer à, s’exercer àj tenter de.
essayerie [è-sè-ze-rf] n. f. Dans un hôtel des monnaies^ atelier où l’on fait l’essai.
essayeur, euse [é-sé-ieur, eu-ze] n. Fonctionnaire chargé de faire l’essai de la monnaie, de matières d’or et d’argent. Qui essaye les vêtements aux clients, chez les tailleurs et couturières.
essayisme [è-sé-îS-?ne] n. m. Profession, travaux des essayistes.
essayiste [ê-sé-is-?e] n. m. Auteur d’essais. Spécialem. Littérateur anglais, coUaboi’ant surtout aux revues.
ËSSClieil, comm. de Belgique (prov. et arr. d'Anvers) ; 4.900 h. ; sur la frontière des Pays-Bas.
Esschene ou Esschene-lez-Assclie, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles) ; 2.000 h. Tisseranderie.
Essche-Saint-Liévin, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. d’Alost) ; 1.570 h.
esse [è-se] n. f. (de la lettre s). Objet tourné en deux sens contraires, comme la lettre S. Cheville de fer à tête plate, que l’on introduit dans un trou percé au bout de l’essieu pour y maintenir la roue. Bande de fer courbé qui embrasse le bout des barres des perroquets. Lame de fer recourbée pour jauger le fil de fer. Crochet recourbé pour suspendre les plateaux au fléau de la balance. Ouvertui*e en forme d'S sur la table d’un violon.
esseau n. m. Techn. V. aisseau.
esseiglage [e-sèj n. m. Action d’esseigler un champ.
esseigler [é-SP-glé] v. a. Débarrasser un champ de blé du seigle' qui y a crû accidentellement, esseimer v. a. Fauconn. Syn. de essimer. esseiner [é-sé-né] v. a. Retirer le poisson d’une seine.
esselier n. m. v. aisselier.
esséminer [é-sé-mùné] v. a. Eparpiller, disséminer, répandre : esséminer des graines.
Essen Ke-sèn] v. de la Prusse-Rhénane ; 432.000 h. Etablissements Krupp ; mines de houille.
essence [è-sazi-sej n. f. (lat. essentia; de esse, être). Ce qui constitue la nature d’une chose : l'essence divine. Liquide mobile et volatil. Chim. Essences naturelles, nom générique sous lequel on compi'end les produits aromatiques et volatils extraits des végétaux : essence de rose, essence de menthe, etc. Essences artificielles, substances aromatiques obtenues chimiquement et destinées à remplacer certaines essences naturelles. Essence minérale, hydrocarbure obtenu par distillation des pétroles bruts et que l'on emploie pour le chauffage, l’éclairage, ou comme carburant dans les moteiu*s à explosion : l'essence minérale est d'une maniimlation assez dangereuse en raison de son inflammabilité. Espèce, en pariant des arbres d'une forêt: les essences conifères prédominent dans les forêts du Nord. Qualité habituelle. : il est de l'essence de l'amour d'ètre jaloux. Par essence, par sa nature même. Au plus haut degré. Art cul. Extrait des parties les plus nuti’itives d’une substance : essence de gibier, i
— Encycl. Chim. et industr. Les essences naturelles ou huiles essentielles sont produites par les végétaux, et existent dans la plante entière (lavande, menthe, thym), dans les sucs résineux feopahu, térébenthine, tolu), dans la racine (ail, valériane, iris), dans la graine fanis), dans les fleurs (rose, violette, jasmin), dans les feuilles (eucalyptus, géranium, patchouli), dans les fruits (citron, genièvre, orange, poivre), ou dans le bois (santal, cèdre). D’autre fois, enfin, elles se forment au cours de certaines manipulations (moutai'de). On les prépare par macération, enfleurage, infusion, expression, distillation. Les essences artificielles sont des mélanges et des combinaisons chimiques (d'alcools , aldéhydes , éthers , acides, carbures, phénols) préparés industriellement.
— Sylvie. Une forêt dans laquelle prédominent les chênes est dite : forêt en essences' de chênes. Les essences sont aussi qualifiées, suivant le cas, de feuillues ou de résineuses. Les essences de premier ordre sont les arbres de haute futaie ; les essences secondaires comprennent les arbres de hauteur moyenne. On distingue encore des essences à feuilles caduques (dont les feuilles tombent à l’automne) et des essences à feuilles persistantes (chêneliège, chêne vert, etc.).
essencifier [è-san-si-fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Alchim. Transformer en essence.
essénîen [è-sè-ni-m] n. m. (du syr. asa, soin, guérison). Membre d'une secte juive du temps des Macchabées, dont les doctrines, austères et pures, offraient une grande analogie avec celles des premiers chrétiens.
essénisme [è-sé-nis-me] n. m. Doctrine ou caractère des essénièns.
essente [è-san-fc] ou écente [san~te\ n. f. (lat scindula]. Petite planche taillée comme une ardoise, et servant au même usage.
esseilter [ô-san-ié] v. a. Recouvrir de bardeaux ou d'ardoises des pièces de charpente à nu.
esseutiârlisme [è-san-si-a-^zs-mej n. m. Doc¬
trine médicale attribuant les maladies à des essences propres.
essentialiste [c-san-si-a-Zû-re] n. m. Partisan, de l’essentialisme. Adjectiv. : un médecin essentialiste.
essentialité [è-san-si] n. f. Caractère de ce qui est essentiel : V essentialité d'une clause dans uncontrat.
essentiel) elle \è-san-si-el, è-le] adj. Qui est de l’essence d’une chose : la raison est essentielle à l'homme. Indispensable, nécessaire : condition essentielle. N. m. L'essentiel, point capital, indispensable, très important : l'essentiel est de bien faire.
essentiellement [è-san-si-c-le-man] adv. Par essence, par-dessus tout, absolument : l'égoïste est un être essentiellement antisocial.
EssequibO [è-sè-A:u-i-6o', fleuve de la Guyane anglaise, qui se jette dans l'Océan près de Georgetown ; 800 kil,
esser [è-sê] v. a. Mesurer le calibre d’un fil de 'fer avec l'esse..
essère fé-sè-re] n. f. (du lat. médic. essera, d’orig. arabe). Exanthème qui est une variété d'urticaire. (On dit aussi porcelaine.)
esseret [è-se-rê] n, m. (de esse). Longue tai’ière de charpentier.
esserter [è-sèr-t€\ v. a. Emonder, tailler de» arbres dans une forêt.
esseulé) e [è-sew] adj. Qui est seul. Qui est resté seul. (Peu us.)
esseulement \è-seu-le-man\ n. m. Etat d'un& personne vivant dans la solitude. (Vx.)
esseuler [é-seu-lé\ v. a. Laisser seul ; mettre: dans l’isolement : le malheur nous esseule. (Vx.)
essévé^ e [è-sê]adj. (dupriv.es, et de séue).Prîvé: de sève. Lait essêué, lait dont on a enlevé la crème ou la sève.
Essex [é-sè^s], comté maritime du sud-est del’Angleterre, arrosé par la Tamise ; 780.(X)0 h. Ch.“L CheLmsford.
Essex {race cT), race porcine d’Angleterre, provenant d’un métissage entre vérats d’Italie (introduits en Angleterre au commencement du xix® s.) et truies indigènes du comté d’Essex. Doués d'une re^ marquable aptitude à l’engraissement, les porcs d’Essex fournissent beaucoup de saindoux, mais leur chair est peu succulente.
EsseX) royaume forméen o26,par le chef saxon Erkewin, d’une partie du royaume de Kent; capit. Londres.
Essex (Robert Devereux, 2® comte d’), né à Netherwood, grand écuyer d’Angleterre, favori d'Elisabeth (1567- 1601). Ilconspira contre elle, et fut exécuté à la Comte d’Essex.
Tour de Londres. Thomas Corneille, après La Calprenède, en fit le hérosd'une tragédie; le Comte d' Essex (1678). Sou fils Robert, 3® comte d’Essex (lo9l-1646), chambellan de Charles I®r, embrassa la cause des parlementaires lors de la Révolution, mais fut en rivalité avec Cromwell.
essieu \é-si-eu] n. m. (du lat. pop. axile ; doaxis, axe). Pièce de fer qui passe dans le moyeu des roues. Allus. littér. : L’essieu crie et se rompt, hémistiche du fameux récit de Théramène [Phèdre^ V, 6). [On le cite quelquefois pour son harmonieimitative.]
— Encycl. Techn. L’essieu d’un véhicule est une barre parallélépipédique ou cylindrique de fer, d’acier ou de bois. Les extrémités d’un essieu se ter-
Essieux ; 1. De charrette (à écrou et à graisse) ; 2. De camion (à patins) ; 3. De locomotive (Tubise) ; 4. De locomotive^ (coudé); 5; De teuder.
minent par deux parties cylindro-coniques appelée» fusées, qui pénètrent dans chacun des moyeux des roues. L’essieu supporte tout ou partie du poids du véhicule. Dans les voitures ordinaires, l’essieu est fixe, et les roues tournent sur les fusées. Dans les voitures de chemin de fer, au contraire, wagon, fourgon, locomotive, etc., les essieux sont mobiles et tournent avec les roues. Un essieu comprend trois parties : le corps, qui est la pai'tie centrale ; la portée de calage, a l’aide de laquelle s'opère l’assemblage de la fusée avec le moyeu ; la fusée, qui supporte le poids du véhicule. La fabrication d’un essieu exige de très grands soins, pour obtenir une homogénéité absolue dans la masse du métal.
QSSinier [é-si-mé] v. a. (pour essaimer; de es, et sain, graisse). Fauconn. Faire maigrir l’oiseau pour* le rendre plus apte au vol. (On dit aussi essei.mer.)
Essling^ [ès-h'n’<?^],*vinage d’Autriche, près de Vienne; 430 h. Napoléon Dr y remporta, les 21 et 22 mai 1809, une sanglante victoire sur les Autrichiens de l’archiduc Charles ; le maréchal Lannes et le généi'al Saint-Hilaire y furent mortellement blessés. A la suite de cette victoire, Masséna fut créé prince d'Essling.
Essling [bataille d'), tableau de Carie Vemet, au mu'sée de Versailles. On voit le maréchal Lannes étendu mourant (v. p. 832).
Essling^en [ès-/»i’-<7/îcn], v. de Wurtemberg, sur la rive dr. du Neckai^ affî. du Rhin ; 29.200 h.
FST
ESS
ESSOmmeS, comm. de l'Aisne, arr. et à 3 kil. de Chàlcau-Tliierry ; 1.540 h. (en lui 4). Ch. de f. E. Presque ooiiiplélemont détruit au cours de la Urande Guerre.
Essonne, rlv. de France, qui se jette dans la Seine (r. g.) à Corbeil ; 90 kil.
Essonnes, comm. de France (Seine-etOise), arr. de Corl)eil. sur l’Essonne ; 9.630 h. Ch. de f.
Papeteries importantes, moulins, essor [è-snr] n. m. (de essorer). Action d'un oiseau qui pi'end son vol : prendre son essor. Fig. Départ : Pessor des touristes. Libre développement, progrès ; l’essor des arts, de l'industrie. Libre élan, impulsion spontanée : l'essor de la pensée. essorage [é soj n. m. Action d'essorer, essorant [è-so-ran], e'adj. Blas. Se dit des oiseaux qui semblent prendre leur essor.
essoré, e [é-so] adj. Blas. Se dit des oiseaux héraldiques qui ont les ailes largement ouvertes dans le vol.
essorer [é-so-ré] v. a. (du lat. ex, hors de, et aura, vent). Exposer à l'air pour sécher ; rouler et tordre dans un lingo sec pour rendre moins humide : essorer le linge. S’essorer v. n. S’élancer dans l'air. (Vx.)
essoreuse [é-so-rew-ze] n. f. Appareil servant
Essoreuses : 1. Centrifuge (à moteur) ; 2. A bras.
à sécher rapidement le linge et les étofifes. Appareil servant à séparer le sucre cristallisé des mélasses.
essorillement [é-so-n, Il mil., e-man\ n. m. ou essoreillade [é-so-rè , Il mil.] n. f. Action d'essoriller. Ancien supplice consistant à couper les oreilles au condamné ; le supplice de l’essorükment, appl'iqué dans l'antiquité, fut en usage jusqu’à la fin du X siècle.
essoriller rè-so-n', il mll., é] v. a. (du préf. es, et de oreille). Couper les oreilles de: essoriller xin chien.
essoucliement [i-sou-che-man\ ou essou- Cliage n. m. Action d’essoucher.
eSSOUClier [è-sou-e/îé] V. a. Arracher les souches qui sont restées dans un terrain, après qu’on a abattu les arbres.
eSSOUCheur rè-souj n. m. Appareil utilisé à l'arrachage des souches darbres.
essoufflement [é-sou-fle-man] n. m. Etat de celui qui est essoufflé.
essouffler [è-sou-flé] v. a. Mettre presque hors d'haleine : une course trop rapide nous essouffle.
essourisser ;è-sott-ri-sé] v. a. Exciser dans les naseaux d'un cheval le cartilage appelé souris, pour l'empêcher de hennir.
Essoyes [è-soi], ch.-l. de O. (Aube), arr. de Barsur-Seine ; 1.390 h. Ch. de f. — Le oant. a 21 comm. et 8.G90 h.
eSSUi [è-sui] n.m. (de essuyer). Lieu où l’on étale une chose pour la faire sécher. (Peu us.)
essuie-main ou essuie-mains fê-su-i- «tin] n. m. Linge pour s’essuyer les mains. PI. des essuie-main ou essuie-mains.
essuie-plume ou essuie-plumes [è-sM-i] n. m. l'etit ustensile qui sert à essuyer la plume ou les plumes chargées d'encre. PI.
des essuie-plume ou essuie-plumes.
essuyage
[è-sui-ia-je] n. m. Action d’essuyer ; résultat Essuie-plume : 1. Brosse ; 2. En drap, de cette action .
essuyer lè-sui-ié] v. a. (du lat. exsuccare. extraire le suc). Ôter, en frottant, l'eau, la sueur, l'humidité, la poussière, etc. : essuyer une table. Sécher par évaporation : le vent a essuyé les chemins. Fig. Subir, souffrir; essuyer le feu de l'ennemi, un affront. Essuyer les plâtres, habiter le premier une maison neuve. Essuyer les larmes, consoler.
essuyeur, euse [è-sui-ieur, eu-ze] n. Celui, celle qui essuie : une essayeuse d' assiettes,
est :ês«’l n. m. (d’orig. germ. allera. ost, angl. east). Levant, orient, côté de l'horizon où le soleil se lève, l'un des quatre points cardinaux. Lieu situé vers l'orient, par rapport à celui où l’on est. Axt. Ouest.
Est fésC] (CANAL DE l’). Canal qui met en communication la Meuse et le Rhône, par la Moselle et la Saône. Cette voie navigable, qui va de Uivet (Ar-
dennes/à Port- B u r - Saône (Haute Saône), mesure 450 kil.
de long.
estacade Jès-taJ n, f. (de i'ital. steccata, pieu). Sorte de digue à clairevoie, fai te avec de grands pieux plantés dans un port, dans une rivière,etc.,pour fermer un passage, protéger Estacade.
des travaux,
etc. Ch. de f. Plate-forme destinée à faciliter le chargement du combustible sur les locomotives.
Estadens, eomm. de la Haute-Garonne, arr. et à 20 kil. de Saint-Gaudens , sur le Mirepech ; 1.320 h.
estadOU rês-t«] n, m. (m. provenç.). Scie à deux lames parallèles et très rapprochées, et qui sert à faire les dents des peignes.
estafette [ès-t"-fè-te] n. f. (de I'ital. stafetta, courrier). Courrier qui porte les dépêches.
estafler [ès-ta-fi é] n. m. (ital. staffiere). Valet armé. Spadassin. Laquais de grande taille. (Se dit en mauv. part.)
estafilade [és ta] n. f. (ital. staffilata). Grande coupure faite avec un instrument tranchant, sur quelque endroit du corps : recevoir une estafilade.
estaSlader [ès-la, dé] v. a. Faire une estafilade. (Peu us.l
Est-Africain allemand, nom usité, avant 1914, comme synonyme à.' Afrique- Orientale allemande, pour désigner les possessions allemandes du Deulsch - Ostafrika, partagées au, jourd’hui entre l’Angleterre et la Belgique.
Est - Africain anglais,
autre nom de V Afrique-Orientale anglaise. V. Afrique.
Estagel [ès-ta-jèl], comm. des Pyrénées-Orientales-, arr. de l’erpignan, sur l’Agly ; 2.620 h. Ch. de f. M. Patrie des deux Arago.
estagnon [ês-ta] n. m. Sorte de vase, en cuivre ou en fer-blanc étanié, dans lequel on exporte, du midi de la France, certaines marchandises (huiles, essences, etc.), et qui est quelquefois clissé.
Estaimbourg, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Tournai), non loin de l’Escaut; 2.000 h. Toiles, dentelles.
Estaimpuis, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Tournai) ; 1.500 h.
Estagnon.
estain [és-ttnl n. m. Nom donné au premier couple dévoyé de l'arrière d’un navire.
Estaing [és-tin], ch.-l. de c. (Aveyron), arr. ’Esnalion. sur le Lot :