h. — Le cant. a 6 comm
et 6.330 h.
Estaing (Henri, comte d’), amiral français, né au château de Ravel (Auvergne), en 1729. Il se distingua aux Indes, où il prit Gondelour et Fort -David, et en Amérique contre les Anglais, auxquels il prit les îles Sainte-Lucie et Grenade. Il fut décapité à Paris en 1794, bien qu'il eût, au début de la Révolution, adopté les idées libérales.
Estaires, comm. du D’Estaing.
Nord, . arr. et à 20 kil.
d’Hazebrouck, sur la Lys ; 6.610 h. (en 1914). Tissages mécaniques, blanchisseries, savonneries, fabriques d’amidon. Berceau d'une excellente race de poules. Prise par les Allemands au cours de la bataille des Flandres (avril 1918), Estaires fut reconquise par les Alliés pendant la campagne offensive de la seconde moitié de l’année 1918. Elle a été en partie détruite.
estame fés-fa-me] n. f. (du lat. stamen, chaîne à tisserb Ouvrage de fils de laine enlacés par mailles les uns dans les autres ; camisole d'estame.
estamot [ès-ta-mè] n. m. ou estamette [és-ïamè-te] n. f. (de estame). Tissu léger de lainage, en usage au moyen âge.
estaminet [és-fa-mi-nê] n. m. (wallon staminet). Primitivement, café où l’on fume. Auj., petit café. Fam. Pilier d'estaminet, homme qui passe tout son temps au café. Ton, langage d' estaminet, dépourvus de réserve.
estampage [ès-lan] n. m. Action d’estamper.
— Encycl. Teehn. L’estampage s'applique au travail des métaux servant à la fabrication des monnaies, des bijoux creux, des boutons, de divers accessoires de tabletterie et dé gainerie ; en horlogerie, pour le découpage des roues, on a recours à l’estampage ; en chaudronnerie, il sert à donner le relief ornemental ou autre aux feuilles de tôle ou de cuivre. Les maréchaux ferrants procèdent à. l’estampage des fers à chevaux en les perçant ; les scituriers nomment ainsi une façon donnée au fer afin d’en arrondir les angles.
estampe rès-tan-pe] n. f. (de estamper). Image imprimée après avoir été gravée sur cuivre ou sur bois : la Bibliothèque nattonale, à Paris, possède une magnifique collection dl estampes. Outil pour estamp'er, dans certains métiers.
— Encycl. Pour nettoyer les estampes tachées, on les lave : 1“ d’abord dans une solution de permanganate de chaux ; 2» ensuite dans une solution de métabisulfite de soude ; 3» enfin à grande eau.
Estampes (cabinet des), riche collection de gi-avures et de dessins formée en 1656 ; elle constitue actuellement le quatrième département de la Biblio. thèque nationaIe,et renferme environ 2.5ÜO.OOÜ pièces.
estamper [és-tan-pé] v. a. (orig. german.). Imprimer en relief, au moyen d'une matrice gravée en creux, sur du métal, du cuir, du carton. Pop.
Faire payer trop cher : être estampé par un marchand.
estampeur, euse
,is-tan, eu-ze] n . et adj.
Personne qui
estampe. Syn. Estampeuse à main,
de E s c R O c.
estampeuse [ès-tan-peu-ie] n. f. Machine à estamper.
estampillage [ès-lan-pi, il mil.] n. m. Action
d’estampiller.
estampille [és-tnn-pi, il mil., e] n. f. (esp. estampilla). Sorte de timbre qui se met sur des brevets, des lettres, des livres, etc., pour attester Tau-
thenticité, la propriété, la provenance. Fig. : donner son estampille à une production. Marque administrative indiquant que les droits de douane, etc., ont été payés.
— Encycl. L’estampille peut être un cachet à Tencre indélébile, une marque faite à l’estampeuse ou au feu ; elle peut être aussi une marque en métal. C’est ainsi que les briquets au ferro-cérium portent une petite estampille soudée, lorsqu'ils ont acquitté l'impôt auquel ils sont soumis. Sous forme d'une mince plaque de puivre apposée sur un colis et portant le nom et l’adresse du fabricant, l’estampille indique l’origine du produit. Les voitures publiques, avant leur mise en circulation, doivent porter une estampille délivrée par l’administration des contributions indirectes. De même, les automobiles et cycles sont astreints au port d’une plaque estampillée par l’administration. L’estampille dont on revêt les bouchons obturant les bouteilles de vin ou liqueurs de marque, d’eaux minérales, etc., pour en garantir l’authenticité, est faite au feu ou à Tencre grasse.
estampiller [es-tan-pi, il mil., é] V. a. Marquer d’une estampille : estampiller un livre, des bouchons.
estampilleuse [ès-tan-pi, ll mll„ eu-ze] n. f. Machine employée pour imprimer des dessins sur les cuirs, etc.
estampoir [ès-tan] n. m. Outil à estamper le métal. O U tu de facteur d’orgues.
estampure [ès-tan] n. f. Trou pratiqué dans un fer à cheval, pour recevoir les clous, estance n. f. yiar. ’v. étance.
Estancelin (Louis), publiciste français, né et m. à Eu (1777-1858). — Son neveu, Louis-Ciiarles- Alexandre, homme politique, né à Eu, m. près dEu (1823-1906), se signala pendant la guerre franco-allemande.
estaneia [ès-tan] n. f. (m. esp.). Grande ferme ou établissement d’élevage, dans l’Amérique du Sud.
estande [ès-tan-de] n. f. (du lat. stare, s’arrêter). Mar. Point extrême qu’atteint* la hauteur de la marée.
Estang, comm. du Gers, arr. et à 46 kil. de Condom, sur VEstang ; 1.230 h.
Est-Anglie, .m des royaumes de l’ancienne heptarchie anglo-saxonne, fondé en 571.
estant [ès-tan] partie, prés, de ester. En estant, se dit des arbres qui sont épargnés dans une coupe et restent sur pied.
estapage [és-ta] n. m. Remblai établi dans une galerie de mines pour en faciliter Taérage.
estarie [ès-ta-rî] ou starie [ri] n. f. (du lat. stare, rester). Laps de temps stipulé pour le déchargement d’un navire de commerce.
estase [ès-ta-ze] n. f. Traverse du haut d'un métier à tisser le velours.
estau [ès-tô] n. m. Min. Massif ou tranche qui sépare deux étages superposés.
Estaunié (Edouard), romancier français, né à Dijon en 1862 ; auteur de romans sobres et nerveux: l'Èmpreinte, le Ferment, T Ascension de M. Baslèvre, etc. Membre de l’Académie française en 1923.
Esta'Vayer-le-LaC, comm. de Suisse (cant. de Fribourg), sur le lac de Neuchâtel; 1.510 h.
Este (maison d’), illustre famille princière d’Italie, qui gouverna longtemps Ferrare, Modène et Reggio. Elle s’est éteinte, en ligne masculine, en 1875. Les ducs Hercule I^r (1433-1505) et Alphonse pv (1486-153.4), et le cardinal Hippolyte (1479-1520) ont protégé les poètes et les artistes. L’Arioste et le Tasse ont été les commensaux des princes d’Este.
esteau [ès-ld] n. m. Etau d’ébéniste, dit aussi âne.
estelaire [ès-te-lè-re] adj. Véner. Se dit d'un cerf apprivoisé qui sert à attirer les cerfs sauvages dans un parc clos.
Estelle (sainte), vierge et martyre du i«r ou du me siècle, fiRe du roi de Saintes. Fête le 21 mai.
EsteUe (.sainte-), fêle du félibrige provençal, qui se célèbre le 21 mai (date de la fondation du félibrige) et correspond à la fête de la sainte du niême nom. C’est à cause du nom d’Estelle (en prov. Estélo, étoile), que le félibrige a pris pour emblème une étoile à sept rayons.
Estelle, pastorale de Florian ; petit roman des amours de la bergère Estelle et du berger Némorin. C’est une aimable idylle sentimentale, un peu fade parfois, mais où Ton trouve à louer de jolis tableaux de mœurs et des descriptions sincères de la nature (1788).
estèque [ès-tl-ké] n. f. (de Tallem. stecken, bâton). Outil de tourneur et de potier, pour donner aux pièces le profil voulu.
ester [ès-îê]-v. n. dat. stare). Dr. Intenter, suivre une action en justice : en principe, la femme ne peut ester en justice qu'autorisée par son mari ou par le tribunal.
estère [ès-tè-re] n. f. (esp. estera). Sorte de natte, ou de tissu de paille, sur laquelle se couchent les Orientaux.
Esterel [ès-te-rèl] (monts de l’), massif montagneux des Alpes de Provence (Var et Alpes-Maritimes), dont le point culminant, le 'Vinaigre, a 616 m. d'altit., et qui se termine sur le littoral par de beaux promontoires de porphyre et de grès rouge
Esterhazy, ancienne famille de Hongrie, dont l'origine remonte au xii® siècle, et qui a donné à son pays une série de hauts dignitaires, aussi bien dans l'Eglise que dans la politique.
esterlin [ès-tér] n. m. Ancienne monnaie d'origine anglaise, qui eut cours en France aux xii® et XIII* siècles. V. sterling.
Esternay [ès-tèr-nè], ch.-l. de c. (Marne, arr. et à 49 kil. d’Epernay), sur le Grand Morin, affl. de là Marne ; 1.770 h. (en 1914). Ch. de f. E. Ce fut la dernière localité occupée par les Allemands dans cetté partie du front, en septembre 1914, au cours de leur campagne offensive ; ils y arrivèrent le 4 septembre (armée von Klûck) et en furent chassés» le 7» par les soldats de la V« armée {Franchet d Esperey). Ce village a souffert de Tinvasion. — Le cant* a 22 comm. et 7.390 h.
esterote n, m. Pcch.\. e-stonière.
EST
EST
estève lès-tè-i'e] n. ni.
(lat. stiva). Manche coudé de charrue sur lequel s’appuie la main du laboureur.
estlie adj. et n. Syn.
de ESTHONIEN.
Estlier[és-ïèr], femme juive d’une grande beauté, nièce de Mardochée, née en Babylonie. pendant la captivité des Juifs. Le roi des Perses, Assuérus, ayant répudié la reine Vasthi, la choisit pour épouse.
Eslher obtint du grand roi la grâce des Juifs persécutés par Aman. Son histoii'e est racontée dans le Livre d'Esther.
Esther, tragédie en trois actes ei en vers de Jean Racine, représentée pour la première fois à Saint-Cyr en 1688, devant la cour, par les demoiselles de Saint-Cyr. Délicieux poème, dont Sainte-Beuve a dit : « C’est l’épanchement le plus pur, la plainte la plus enchanteresse de cette âme tendre (Racine), qui ne savait assister à la prise d'habit d’une novice sans se noyer dans les larmes ». J. -B. Moreau, organiste de Saint-Cyr, écrivit la musique des cheeurs. Voltaire, qui admirait particulièrement le style d'Esther, aimait à citer les vers suivants parmi les plus beaux :
L’Étemel est son nom, le monde est son ouvrage;
Il entend les soupirs de l’humble qu’on outrage,
Juge tous les mortels avec d’égales lois,
Et du haut de son trône, interroge les rois.
Esther (le Livre d'), un des livres de l’Ancien Testament, écrit probablement au v® siècle av. J.-C. Certains passages, qui n’existent pas dans l’hébreu, sont admis par l'Eglise catholique comme deutérocanoniques.
Esther. L'histoire d’Esther a inspiré bon nombre d’artistes. Citons : l'Evanouissement d'Esther, tableau de P. Véronèse (Louvre); Esther devant As- S7<eVws, tableau de Poussin «(Pétrogradl ; Esther en }}résence d' Assuérus, tableaux de Jean Steen fPétrograd) et d'Ant. Coypel (Louvre). De belles tapisseries représentent aussi l'histoire d’Esther.
esttlésie [ès-té-zî] n. f. (gr. aisthèsis). Méd. Sensibilité. (Peu us.)
esthésiologie [ès-té-zi-o-lo-jl] n. f. (du gr. aisthèsis, sens, et logos, traité). Traité des organes des sens. (On écrit aussi æsthésiologie.)
estllésioillètrG [ès-îé-zi\ n. m. (du gr. aisthêsis, faculté .de sentir, et metron, mesure). Instrument servant à mesurer le degré de sensibilité de la peau. (C’est une sorte de compas muni d’un cercle gradué.)
esthésiométrie [ès-té-zi, tri] n. f. (de esthésiomètre). Mesure de la sensibilité et de ses différents modes.
^ ^ ^ Esthésiomètre. .
té-te] n. m. (gr.
ai^thétès). Qui aime et pratique le beau. (Nom donné ironiquement, vers 190C, à Paris, à des jeunes gens aux longs cheveux, à des jeunes femmes aux bandeaux plats, portant des robes moyen âge, et qui, malgré leurs prétentions littéraires ou artistiques, n'avaient avec l’esthétisme que de très lointains rapports.)
esthéticien, enne [ès-ié-^z-sz-zn, è-ne] n. Personne qui s’occupe d’esthétique.
esthéticisme ^s-té-ti-sis~me] n. m. Théorie qui fait de l’art une affaire de sensibilité pure, en le dégageant de toute préoccupation utilitaire, intellectualiste et morale.
esthétique [^s-î^] n. f. (de esthète). Science qui traite du beau en général, et du sentiment qu'il fait naître en nous. Fam. Beauté. Adjecüv. Qui a rapport au sentiment du beau : le sens esthétique.
— Encycl. Philos. L'esthétique est la partie des sciences philosophiques qui a pour objet le beau : c’est à la fois la théorie du beau et la philosophie de l'art. Pour Platon, il y a une idée du beau ; nous sommes mus par une sorte de réminiscence de celte idée, et l’art est un effort pour imiter cette réalité suprasensible. Pour Aristote, les caractères essentiels dr. beau sont la coordination, la symétrie et la précision. Il place l’essence de l’art dans la nature, mais par nature il entend l’essence interne, idéale, des choses naturelles. Pour Kant, les conditions extérieures du sentiment esthétique semblent voulues, et comme préparées en vue d'une fin ; cependant, le jugement esthétique est dégagé de toute considération de fin ou d'utilité ; la satisfaction que donne le beau est aussi nécessaire qu’universelle. Au milieu du xixs siècle on chercha à appliquer à l’esthétique la méthode des sciences naturelles, et Taine inaugura avec éclat cette nouvelle tendance. La science tait de plus en plus une large place à l’étude des conditions du plaisir esthétique avec Ilelmholtz, Fechner, etc.
esthétiquement [ès-té-ti-ke-man] adv. D’une manière esthétique.
esthétisme [ès-té-tis-mel n. m. Ecole artistique et littéraire anglo-saxonne à tendances archaïques. V. PRÉRAPHAÉLITES.
esthiomène [ès-tî] adj. (du gr. esthiomenos, qui mange). Qui ronge, corrode Aes chairs).
Esthonie. V. Estonie.
Le Couronnement d’Esther, d’après une tapisserie de Florence.
en latin (V. Bible), et son fils Henri, né à Paris, m. à Lyon (1531-1598), helléniste et lexicographe de grande valeur, qui mourut à l’hôpital de Lyon, après s’être ruiné dans l'intérêt de la science. On doit â ce demi e r un remarquable Thesaui'us linguæ græcæ, monument gigantesque d’érudition et de savoir, lApologie pour Hérodote, et un célèbre discours sur la Précellence du langage françois.
estiern. m. Techn.Sya-
de ÉTIER,
estimable [ès-«i] adj.
Qui mérite l’estime : homme estimable; livre estimable.
Ant. Méprisable.
GStim^-IlGTlI* [ès-^ij n. Heni’i Estienne.
m. Qui prise une chose, qui
en détermine la valeur : s'en rapporter à un estimateur.
estimatif, ive[és-fi] adj. Qui contient une estimation d'expert : dresser un devis estimatif.
estimation [ès-ïi-îna-si-on] n. f. (lat. estimatio). Action d'estimer, d’évaluer : faire une estimation au-dessous de la vérité.
— Encycl. Dr. Dans un acte, les immeubles vendus ou partagés judiciairement sont au préalable estimés par experts.
L'estimation d'une chose, dans un acte, ne prend pas la place de cette chose, sauf stipulation contraire : le débiteur ne peut donner de l’argent au lieu de denrées, même si celles-ci ont été estimées. On estime généralement les choses d’après leur valeur commerciale, mais les parties sont libres d'évaluer à leur gré les choses qui font l’objet du contrat.
estimative [ès-ti] n. f. Faculté d'évaluer, d’apprécier, déjuger. (Vx.)
estimativement [ès-ii, man] adv. D’une manière estimative.
- estimatoire [ès-ti] adj. Qui concerne l'estimation.
estime [ès-^ï-me] n. f. (de estimer). Cas que l'on fait d'une personne, de son mérite, de ses vertus. Appréciation favorable des mérites d’une personne ou d'une chose. Se dit aussi des choses : l’agricul- .turefut en grande estime chez les anciens Egyptiens. Succès d'estime, demi-succès. (Se dit surtout d'une pièce qui obtient les éloges des critiques... et n’a que peu de représentations.) A restime loc. adv., au juger. Mar. Calcul approximatif de la route faite : marcher à l'estime. Ant. Mépris, mésestime.
estimer [(‘s-ti-mé] v. a. (lat. æstimare; dérivé de æs, argent, monnaie). Déterminer la valeur : estimer une maison. Faire cas : estimer la vertu. Avoir une opinion favorable des qualités, *da mérite de ;
Soyez ingénieux, profond, plaisant, sublime,
Cela ne suffit pas ; il faut qu’on vous estime.
L’abbé Fleury.
Juger, regarder comme : estimez sage celui qui se contente de peu. Etre d’avis, penser \ f estime qu'il est temps d'agir. Ant. MésestimePi mépriser, dédaigner.
— AlLUS. LITTÉR. v. MÉPRISER.
EstinneS-aU-Mont, comm. de Belgique fllainaut, arr. de Thuin), sur un affluent de FHaine ; 2.000 h. Cette localité est située sur la voie romaine dite chaussée de Brunehaut.
Estissac \ès~ti-sak], ch.-l. de c. (Aube), arr. de Troyes, sur la Vanne ; 1.960 h. Ch. de f. E. Scieries. — Le cant. a 10 comm. et 5.660 h.
estisseuse [ès-ti-seu-ze] n. f. Broche de fer qui traverse les bobines sur lesquelles s’enroulent les fils.
estivage [és-ÈT; n. m. (de estiver). Migration des troupeaux dans les pâturages de montagne pendant l’été.
estivage rès-fi) n. m. Action de comprimer des marchandises destinées â être embarquées.
estival, e, aux [és-ïi] adj‘. (lat. æsUvalis; de æsias, été). Qui naît ou qui produit en été : plante estivale ; insectes estivaux.
Estienne [és-fi-é-ziej, illustre famille d’imprimeurs-libraires français, qui se perpétua du début du xvi® siècle au milieu du xvii® siècle, et dont plusieurs membres se sont fait connaître autant par leur érudition dans les langues a' ciennes que par les perfections typographiques de leurs publications. Les plus célèbres furent Robert D**, né à Paris, m. à Genève (1503-1559), qui perfectionna la typographie et imprima de nombreuses Bibles en hébreu, en grec,
estivandier \ès-ti-van-di-é] n. m. (du lat. æstas, été). Ouvrier des champs, chargé des travaux d'été : inoisson, dépiquage.
Estivareilles, comm. de la Loire, arr. et à 36 kil. de Montbrison, sur l'Andrable ; 1.250 h. Ch. de f. P.-L.-M.
estivation [ès-ïf-ua-sï-on] n. f. (du lat. sestivnre, i asser l’été ).Engourdissemcnt de certains animaux pendant les fortes chaleurs de l'été. Phase de
l’élevage des vers à soie, qui consiste à placer les œufs triés (graines) dans une salle bien aérée et à une température de 25® environ pendant une vingtaine de jours, dans le but d’en favoriser l'éclosion.
estive [ès-ti-ve] n.f. (subst.verb.de estiverv. a,.). Lest mobile dont on se servait sur les galères de la Méditerranée. Tension donnée aux cordages neufs. Action de comprimer' les marchandises dans la cale.
estive [ès-ïz-uej n. f. Somme à payer pendant une saison, pour la consommation d'une tête de bétail àFengrais^
estiver [ês-ti-vé] v. n. (lat. æstivare). Passer l’été dans les pâturages montagneux. V. a. Mettre les bestiaux en pâtui’age pendant l’été.
estiver [ès-ti-vê] v. a. (lat. stiparé). Comprimer les marchandises donf un navire est chargé, pour leur faire tenir moins de place : estiver du coton.
est modus in rebus, loc. lat. signif. Il y a une mesure en toutes choses. Pensée d’Horace [Satires^ I, 1, 106), qui correspond au proverbe français ; L'excès en tout est un défaut.
est-nord-est (E.-N.-E.), direction de la rose des vents, intermédiaire entre le nord-est et l’est.
estoc [ès-tok] n. m. (^erm. s^oc). Epée d’armes en usage aux xv® et xvi® siècles et dont la lame, très
forte et à pointe très aigue, était faite pour porter des coups de pointe. Frapper d'estoc, de la pointe. Frapper d'estoc et de taille, de la pointe et du tranchant, et fig., à tort et à travers, au hasard. Arbor. Souche : un bel estoc. Couper un arbre à blanc estoc, le couper à fleur de terre.
estocade [ès-to] n. f. (ital. stoccata). Epée de ville (xvi« s.) dont la lame large, de longueur moyenne, aussi bonne à frapper d'estoc que de taille, se terminait par une pointe en ogive. Coup de pointe, d'estoc : tuer quelqu'un d'une estocade. Fig. Attaque rude et soudaine.
estocader [ès-to-ka-d'é] v. n. eta. Porter des estocades. Tendre la main, mendier. (Vx.)
estocadeur [ès-to] n. m. Celui qui estocade. Quémandeur, mendiant. (Vx.)
estocard [ès-to-kar] n. m. Perche servant à disposer le charbon dans un haut fourneau.
estOgard [ès-to-ghar] n. m. Sorte de petit ringard pour le nettoyage des tuyères d’un haut fourneau.
EstOÎle [é-toi-lê\ (Pierre Taisan de 1’), chroniqueur français, né à Paris (154-6-lGll), auteur de Mémoires-journaux d'une impeccable véracité et d’une modération de ton et d’idées remarquable pour l'époque troublée où il vécut. C'est la source la plus précieuse à consulter pour l’histoire des règnes de Henri III et Henri IV.
estomac [ès-to-ma] n. m. (lat. stomachus). Viscère membraneux, dans lequel commence la digestion des aliments : l'estomac des ruminants a quatre compartiments. Fam, Avoir un estomac d'autruche, avoir une grande facilité à digérer. Avoir l'estomac creux, vide. Sentir son estomac dans lus talons, être affamé. Pop. Avoir de l'estomac, avoir de l'énergie ; avoir de l’audace ou de l'effronterie. Partie de l'extérieur du corps, qui correspond à l’estomac : le creux de l'estomac. V. digestion.
— Encycl. Chez l'homme, l’estomac est une vaste poche située entre l’œsophage et le duodénum, dans laquelle s’amassent les aliments après leur ingestion. Sa forme, rappelle celle d’une cornemuse. On lui décrit une face antérieure, une face postérieure, deux bords , l’un à droite et en haut dit petite courbure, l'autre à gauche et en bas ou grande courbure. L’ouverture supérieure, qui le fait communiquer avec Lœsophage-, est le cardia; l’ouverture inférieure , qui s’ouvre dans le duodénum, est le pylore.
L'estomac se compose de quatre couches : une séreuse, estomac de l’homme (les haune musculeuse, une chures indiquent la direction des celluleuse et une mu- fibres musculaires) ; 1. Petite courqueuse. La muqueuse bure ; 2. Grande courbure (c, carprésente un grand fija ; p. pylore; pa, pancréas; nombre de replis con- ^ duodénum),
tenant des glandes,
qui sécrètent de la pepsine, du mucus et le suc gastrique. Dans l’estomac, les aliments sont bra.ssés et réduits en bouillie aGsimilable, puis envoyés dans l'intestin.
Les maladies de restomao sont les dyspepsies, les gastrites, les ulcères, les cancers, les gastralgies, ou simplement la dilatation. (V. ces mots.)
— Zool. Simple chez' le cheval, le porc et le chien, l’estomac est quadruple chez les ruminants. On le divise en lumen, feuillet, bonnet et caillette. Le.s maladies sont surtout des gastrites ou des gastralgies. V. RUMINANT.
Chez les oiseaux, il présente une conformation spéciale et comprend, outre le gésier, qui triture les aliments, et le ventricule succentuné, qui sécrète le suc gastrique, un renflement de l’œsophage, le jabot, où les aliments séjournenl plus ou moins longtemps.
Les échinodermes, les mollusques, les insectes pos.sèdent une cavité digestive semblable à l'estomac des vertébrés.
EST
estomaquer [ès-lo-ma/nij v. a. (lat. stonmrhari). Fam. Causer une surprise vive èt désagréable : cette nouvelle m'a estomaqué. S’estomaquer V. pr. Se lâcher de ce qu'une personne a dit ou lait. S'épuiser à force de parler ou de crier.
estompe [és-lon-pej n. f. (de l'allem. stumpf). Peau, papier, roulés en, pointe pour estomper un dessin. Ce dessin lui même.
e StO mper Estompes : 1. Eu papier ; i. Eu peau, [és-ron pe] V. a.
Etendre avec une estompe le crayon sur le papier. Piti' ejct. Couvrir d'une ombre légèrement dégradée. fiq. Adoucir, voiler : estomper un récit un peu cru.
Estonie ou Esthoiiie, pays de l'Europe orientale, situé sur les rives de la mer Baltique et du golfe de Finlande ; ■'ft.'i-OO kilom. carrés ; I.T.'iO.UUU h. {Estoniens ou Esthoniens], de race finnoise. 'V. princ. Reval et Tortu iDorpat). L'Estonie constitue deimis 1918 un Etat indépendant.
Estonien ou Esthonien, enne [es-io-min. é-ne], habitant ou originaire de 1 Estonie ; les Estoniens. Adj. : costume estonien.
estonière [ès-io] n. f.
pour prendre sur le sable, au jusant, les poissons plats. lOn dit aussi este-
KOTE et ESTOIR.)
estoquer ,és-io-W] v.a.
Frapper d'estoc.
estoquiau n. m.
■V. ÉTOQUEAU.
estouffade n. f.