FEL
Fête de la Fédération, d’après un dessin de Monnet, peintre du roi.
fédératif, ive adj. Qui appartient au fédéralisme . tjouvemement fédératif des Etats-Unis.
fédération [si-on] n. f. (lat. fœderatio). Association de plusieurs Etals particuliers en un seul Etat collectif. Union de sociétés qui s’allient dans un but commun : les fédérations départementales.
— Enoycl. La fédération est l’union dans l’Etat de plusieurs Etats conservant leur indépendance respective, mais astreints, par le pacte constitutif, à respecter certaines mesures d’intérêt commun, comme l’ancienne Confédération germanique. (On dit plutôt en ce sens confédération.) L’état fédéral admet, au contraire, un gouvernement unique, un pouvoir central, une diplomatie commune à tous les Etats associés ; tels sont la Suisse et les Etats-Unis.
Fédération (fête de la), fête qui se célébra au Champ-de-Mars, à Paris, le 14 juillet 1790, et qui eut lieu à l’occasion du premier anniversaire de la prise de la Bastille. Des réjouissances analogues avaient eu lieu déjà en province. Les délégués des 83 départements nouvellement établis s’y trouvèrent réunis, au nombre de 60.000. L’évêque d’Autun, Talleyrand, dit la messe sur l'autel de la Nation, et La Fayette prononça le serment de fidélité à la constitution, auquel le roi souscrivit, tandis que la reine élevait son fils dans ses bras. Un bal avait été organisé sur l'emplacement de la Bastille, avec cette inscription ;
« Ici, l'on danse. » Cette fête symbolisa le sentiment de fraternité qui naissait alors en France.
fédéré, e adj. Qui fait partie d’une fédération. N. m. Délégué à la fête de la Fédération, en 1790. Garde national fédéré : les fédérés de iBI5. Soldat de la Commune en 1871. Le mur des fédérés, mur du cimetière du Père-Lachaise, contre lequel furent fusillés les insurgés de la Commune, en 1871.
fédérer [ré] v. a. (Se conj. comme accélérer.) Former en fédération : fédérer de petits Etats. Se fédérer v. pr. Se former en confédération.
Federici (Jean-Baptiste 'Via.ssolo, dit Camillo), poète dramatique italien, né à Pesaro, m. à Milan (1749-18021 ; auteur de remarquables comédies : Le mensonge dure peu, etc.
Fedi (Pioi, sculpteur italien, né à Viterbe, m. à Florence (1815-1892), auteur de Pierre Torrigiano et ses fils, le Rapt de Polyxène, etc.
fédon n. m. Dans l'Ouest, jeune baudet.
Fédor ou Féodor^ nom de trois tsars de Russie, qui régnèrent de 1684 à 1698, en 1606, et de 1676 à 1682.
Fedora, drame en quatre actes, en prose, de V. Sardou (1882) ; c’est Thistoire dune femme, la pi'incesse Fédora. qui, désirant se venger d’un homme, Loris, qui a tué son fiancé Wladimir, tâche à se faire aimer de lui et se prend à son propre piège. Mais elle a auparavant dénoncé Loris, comme anarchiste, à la police russe ; elle se tue pour échapper à la colère de celui qu’elle aime. Cette pièce, bien 'conduite, tend vers le mélodrame.
fée [fé] n. f. (lat. fata). Etre fantastique, du sexe féminin, doué d' un pouvoir surnaturel : il y avait de bonnes et de mauvaises fées. Conte de fées, conte dans lequel intervient le pouvoir surnaturel des fées ; chose fantastique, vaine chimère. Fig. Femme remarquable par sa grâce, son esprit, sa bonté. Vie lie fée, fée Carabosse, femme désagréable, revêche. Travail, ouvrage de /"ée, J^ravail d'une perfection extrême. Pays des fées, château des fées, pays, château merveilleux, enchanté, imaginaire. Travailler comme une fée, travailler avec une adresse remarquable. Adjectiv. Enchanté, magique : la clef de Barbe-Bleue était fée.
— Encycl. Les fées du moyen âge sont des divinités secondaires païennes, qui ont survécu au paganisme et que le peuple a mêlées aux croyances chrétiennes. Elles portent différents noms dans les pays d'Europe : fairies, water elvens en Irlande, nokha en Danemark, etc. On rencontre dans celte conception des survivances des mythologies latine, celtique et germanique ; on y retrouve des souvenirs des moires ou parques des Grecs, du fatum et des matronæ ou maires des Latins, les nornes Scandinaves, les saynHes des Gaulois. Les fées, toujours arméçs d’une baguette magique, instrument de leur puissance surnaturelle, étaient cependant quelquefois soumises à des lois bizarres et humiliantes. Il faut remarquer que ces divinités sont malignes et méchantes dans les pays septentrionaux, où la nature est avare et rigoureuse, et qu'elles sont douces et bienfaisantes dans les pays méridionaux, où la natm*e est riante et la vie facile. Les fées occupèrent
dans la littérature une place considérable : dans les romans d'Arthur, de la Table ronde, etc., apparaissent Viviane, Morgane, Mélusinc. Elles revivent dans les grands poèmes de la Renaissance [V Ariost'e, Spencer, le Tasse, etc.) et dans les contes de Perrault. Les grandes familles même avaient leur fée protectrice : telles étaient Mélusine, Morgane, Urgèle, Viviane, la Dame blanche, etc.
Fée aux miettes (la), charmant petit conte de Ch. Nodier, où l’auteur se montre conteur moraliste, spirituel et subtil écrivain. Un jeune lunatique de l’hôpital de Glasgow i*aconte ses amours avec la fée aux miettes, qui pour tout le monde n'est qu’une petite naine falote, mais qui sést révélée à lui comme Belkis, la radieuse reine de Saba (1832).
feeder [fî-der\ n. m. (m. angl. signif. alimentateur). Tout canal, récipient ou mécanisme servant à alimenter une machine. Dans une distribution électrique, nom donné à chacun des câbles d’alimentation partant directement de la machine et venant aboutir en divers points de la ligne principale, sans qu’on prenne aucune dérivation sur leur parcours.
féer [fé-é\ V. a. Rendre fée, enchanteur : les vieux contes reproduisent souvent cette espèce de formule : M Je vous fée et vous refée. »
féerie [fé-rî] n. f. Art des fées. Monde fantastique des fées : le domaine de la féerie. Pièce de théâtre à grand spectacle, où figurent les fées, les génies, etc. Fig. Spectacle splendide : paysage qui est une véritable féerie.
— Encycl. La féerie est-une pièce dramatique fondée sur le merveilleux. Lorsqu’elle a été créée par de véritables poètes, elle a produit des chefsd'œuvre : la Temvète et le Songe d'une nuit d'été, de Shakespeare; ta Princesse de la Chine. deGozzi; Psyché, de Molière, Corneille et Quinaiilt, peuvent être cités en ce genre. La musique se marie si bien avec la féerie, que le répertoire lyrique en contient un grand nombre, depuis les opéras de Quinault, mis en musique par Lulli, jusqu'à ceux de "Wagner. Aujourd'hui, le mot féerie, détourné de sa signification première, désigne des œuvres populaires où l'auteur dramatique s’ingénie simplement à éblouir les yeux par la somptuosité ou l'imprévu du spectacle matériel; telles sont : la Biche au bois, les Pilules du diable, les Sept châteaux du diabl \ le Pied de mouton. la Poule aux œufs d'or, la Poudre de Perlinpinpin. le Petit Poucet, Cendrillon, etc.
féerique \fé-ri-ke\ adj. Qui appartient au monde des fées : palais féerique. Qui tient de la féerie : pièce féerique. Fig. Merveilleux ; paysage féerique.
féeriquement [fc-ri-ke-man] adv. D'une manière féerique.
Fegersheim, comm. du Bas-Rhin, arr. d’Erstein; 1.717 h. Ch. de f.
Fégréae, comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 60 kil. de Saint-Nazaire, près delà Vilaine ; 2.960 h.
Fetlling (Hermann), chimiste allemand, né à Lubeck, m. à Stuttgart (1811-1885). La liqueur cupropotassique de Fehling est employée dans les laboratoires pour le dosage de la glucose.
FeÛTbellin, bourg d’Allemagne (Pi’usse [Brandebourg]) ; 25.000 b. Victoire de l’électeur de Brandebourg sur les Suédois, en 1675.
Feigtlies, comm. du Nord, arr. et à 20 kild’Avesnes, sur la Flamenne ; 3.030 h. Ch. de f. N. Moulins, colza, poteries.
Feil (Charles), chimiste et industriel français, né à Paris, m. à Choisy-le-Roi (1824-1887) ; il a fabriqué de grandes lentilles en flint et en crown, et il est parvenu à reproduire des minéraux: rubis, émeraude, saphir, etc.
FeilleilS, comm. de l’Ain, arr. et à 30 kil. de Bourg, non loin de la Saône ; 2.420 h. [Feillendits]. Ch. de f, économique. Volailles.
feindre [p-n-dre] V. a. (lat. fingere. — Se conj. comme craindre.) Simuler pour tromper : Horace feignit de s'enfuir, pour séparer les trois Curiaces blessés. Feindre de, faire semblant de. Feindre que, supposer que. Feindre à quelqu'un que, lui rapporter faussement que. V. n. Boiter légèrement*, en parlant d'un cheval.
feint [fin] n. m. Peinture imitant exactement des moulures, des marbres, etc.
feinte [fin-té] n. f. (de feindre). Dég-uisement, artifice : parler sans feinte. Fiction de poète. (Vx.) Escr. Coup simulé qui détermine l'adversaire à parer d'un côté, tandis qu'on va frapper d un autre, Impr. Défaut provenant d'un manque d’encrage.
feintise [fin-ti-ze] n. f. Feinte, déguisement.(Vx.)
Feïzabad ou Faïzabad, ville de i iiindoustan (prov. d’Aoudh), sur la Godra, afll. du Gange; 75.000 h. Riz, froment. — La prov. de Fetzabad compte environ 7 millions d’hab.
Fel (Marie), cantatrice française, née à Bordeaux vers 17i0; d’une rare beauté et douée d'une voix délicieuse, elle fut une des interprètes favorites de Rameau. Quentin de La Tour, dont elle était la maîtresse, a fait son portrait.
félatier [ti-é] n. m.
Ouvrier verrier, qui tire le verre avec la fêle. (On dit aussi, par corruption, FÉRATIER.)
Feldkircll, v. d’Autriche (Yorarlberg) ;