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h. Filatures, distilleries, brasseries

feld-maréclial

\fèld] n. m. (allem. feldmarsckall). Titre donné autrefois en Allemagne, en Autriche et en Angleterre (field-niarshall), à l’officier de cavalerie qui dirigeait les troupes en campagne (équivalent du titre de maréchal de camp en France). Aujourd'hui, dans les mêmes pays, grade le plus élevé de la hiérarchie militaire. PI. des f eld-maréchaux.

feldspatll [fêid-spaf] n. m. (de l'allem. feld, champ, et de spath). Silicate double d’alumine et d’un alcali, qui entre dans la constitution d'un gi'and nombre de roches primitives, notamment du granit.

— Encycl. Le feldspath représente, avec le quartz et le mica, les éléments constitutifs du granit. Il existe aussi à l’état amorphe et forme la pâte d’une foule de roches éruptives.

On groupe, en minéralogie, dans la famille des feldspaths, les espèces minérales formées de l'union de la silice et de l'alumine avec des bases alcalines ou alcalino-terreuses, et aussi les minerais qui, par leur composition chimique, sont analogues aux premiers.

feldspathique [fUd-spa] adj. Qui contient du feldspath: les roches feldspathiques fournissent le kaolin.

fêle ou felle [fê-Ze] n. f. (lat. /îsluia). Barre de fer creuse pour souffler le verre.

fêlé, e adj. Fendu : vase fêlé. Fig. Tête fêlée, un peu folle. Son fêlé, son mat.

Felegyliaza, v. de Hongrie ; 30.500 h. Vignobles.

fêler [lé] V. a. (anc. fr. faieler). Fendre sans que les parties se séparent par le choc ; fêler un verre, une porcelaine, une cloche.

FeletZ (l’abbé Charles-Marie Dorimond de), écrivain français, né à Gumond (Corrèze), m. à Pai-is (1767-1860) ; critique au « Journal des Débats », un des défenseurs du classicisme contre les romantiques.

Félibien [M-in] (André], sieur des Avaux et de Javercy, architecte et historiographe français, né à Chartres, m. à Paris (1619- 1695). Ses Entretiens sur les vies et sur les ouvrages des plus excellents peintres anciens ou modernes sont un ouvrage capital pour l'histoire de l’art français.

— Son fils, dom Michel né à Chartres, mort à Paris (1666-1719), de la congrégation des bénédictins de Saint-Maur, est l'auteur d’une très utile Histoire de Paris (1719), continuée par dom Lobineau, en 1755.

félibre n. m. (n. prov., dérivé du bas lat. felibres ou fellebris, signifiant nourrisson). Poète ou prosateur en langue d'oc, membre du félibrige. (Y. ce mot.)

félibree [bré] n. f. Réunion du banquet des félibres.

félibréen, enne [bré-in, è-ne] adj. Qui concerne les félibres.

Félibien.

félibresse [hrè-se] n. f. Poétesse, en langue d'oc, félibrige n. m. (de félibre). Ecole littéraire, constituée au xix‘ siècle, en Provence, pour le maintien et l’épuration du provençal et des différents dialectes de la langue d'oc: Roumanille et Mistral sont les principaux écrivains du félibrige.

— Encycl. Continuation d'une série d'œuvres qui, depuis les troubadours, n'ont cessé de perpétuer l’usage de la langue d’oc, préparé par Jasmin en Gascogne et Roumanille en Provence, le félibrige fut définitivement fondé en 1854, dans une réunion de sept jeunes poètes méridionaux au château de Fontségugne, près d’Avignon : T. Aubanel, J. Brunet, A. Mathieu, Mistral,

Roumanille, A. Tavan et P. Giéra.

Tous les poètes de la langue d’oo adoptèrent leurs vues. Leurs œuvres furent publiées dans l'Armana prouvençau.

Mistral fit paraître son beaupoème de Mireille; Roumanille, ses Œuvrettes; .

Aubanel, la Grenade entr'ouverte. Des Catalans comme Balaguer adhérèrent au mouvement, que des écrivains comme A. Daudet et Paul Arène firent connaître à Paris. Félix Gras, l'auteur des Charbonniers, fut l'écrivain le plus brillant de la seconde génération du félibrige. A ce moment (1876), l'école se subdivisait en maintenances, placées sous l'autorité d’un consistoire de cinquante ma- ’oraux. Des sociétés sœurs se fondèrent à Paris : a Cigale (1876), puis le L'élibrige de Paris 1879;. Le félibrige a créé en plein xix® siècle une littérature des plus intéressantes.

La cigale.

(Insigne des félibres.)

Feliee (Francesco de), littérateur italien, né à Catane en 1821. Il fut l’un des initiateurs du mouvement révolutionnaire de 1848, et contribua à la chute des Bourbons de Naples.

FEM

FËL

Félicie.

félicie [sJ] n. f. Genre de plantes de la famille des composées, originaires de l'Al'ricine du Sud et cultivées dans les jardins d Europe. (La félicie est une plante annuelle; ses fleurs sont jaunes au centre et d'un blanc lilas à la circonférence.)

Félicien [sUn] (saint), martyr, décapité à Nomento, pi'ès de Rome, en 286 ou 287.

Fête le 21 juillet.

félicitation [sî-o»ij n. f.

Action de féliciter ; compliment : recevoir une lettre de félicitations. Ant. Blâme.

félicité n. f. (lat. félicitas). Bonheur suprême. Béatitude ; le comble de la félicité. Ant. Calamité, infortune, malheur.

F élicité(sainte), esclave, martyre africaine , mise a mort sous le règne d’Alexandre Sévère, en 206. Fête le 7 mars. — Dame romaine, qui subit le martyre avec ses sept Ms, entre 150 et 164.

Fête le 13 novembre.

féliciter [té] v. a. (du lat. felicitare. rendre heureux). Complimenter quelqu’un sur un succès, sur un événement heureux. Se féliciter v. pr. S'applaudir, s’estimer heureux : je me félicite de ma décision. Ant. Blâmer, critiquer.

félidés n. m. pl. Famille d'animaux, réunissant tous les carnassiers du genre chat [felisj. S. un félidé.

— Enoycl. Les félidés sont les plus puissants et les plus parfaits des carnassiers, les plus souples et les mieux armés. Ils sont surtout répandus dans les régions chaudes. On a pu apprivoiser les guépards ; mais le seul félidé domestiqué est le chat domestique, avec ses hybrides de chats asiatiques.

La distribution des félidés sur le globe est la suivante : en Flurope, le chat commun et le lynx ; en Afrique, le lion, le léopard ou panthère, le guépard, le serval, le ekat ; en Asie, le lion, le tigre, la panthère, l’once, les chats, le lynx ; en Amérique, au nord le lynx, au centre et au nord le puma, l’ocelot, le jaguar, le chati et les chats, au sud diverses espèces de chats.

félin, e adj. (lat. felinus ; de felis, chat). Qui tient du chat. Fig. Souple, gracieux, non sans quelque hypocrisie : grâce féline. N. m. Tout animal carnassier appartenant à la famille des félidés.

félinité n. f. Caractère félin, qui a la souplesse et la ruse du chat.

Felinski (Aloîs), poète polonais, né en Volhynie, m. à Krzemieniec (1771-1820) ; a composé des odes nationales, et une célèbre tragédie : Barbe Radziwill.

félir V. n. (du lat. felis, chat). Faire entendre le sifflement et le crachement particuliers au chat en colère.

FellU y Codinst (Jqsé), auteur dramatique espagnol, né à Barcelone, m. à Madrid (1845-1897). Il a composé un grand nombre de pièces eu catalan.

fellx culpa ! mots lat. signif. : Heureuse faute ! Paroles transportées d’une homélie de saint Augustin dans une hymne qui se chante le samedi saint. Saint Augustin fait allusion à la chute, de nos premiers parents, qui nous valut le Rédempteur.

felix qui potuit rerum cognoscere causas, vers de Virgile {Géorgigues, II, 489), qui signif. : Heureux celui qui a pu pénétrer les causes secrètes des choses. Il est souvent cité pour vanter le bonheur de ceux dont l'esprit vigoureux pénètre les secrets de la nature, et s^élève ainsi au-dessus des superstitions du vulgaire.

Félix [liAs] I*'' (saint), pape de 260 à 274 ; martyrisé sous Aurélien. Fête le 30 mai; — Félix II (saint), pape de 363 à 365, regardé comme antipape par un grand nombre d'historiens. Fétele29 juillet; — Félix III (saint), pape de 483 à 492. Marié avant d'entrer dans les ordres, il fut le bisaïeul de saint Grégoire le Grand. Fête le 30 janvier ;

— Félix IV (saint), pape de 526 à 530 ; il construisit à Rome l'église des Saints - Côme-et- Damien.

Fête le 25 février. — Félix V, antipape. V. Amé- DÉE VIII.

Félix (le P. Célestin- Joseph , prédicateur jésuite, né a Neuville-sur- Escaut (Nord), m. à Lille (1810-1891). Il a, de 1853 à 1870, fait à Notre-Dame de Paris des conférences remarquées sur les Vérités fondamentales de la religion.

Félix, gouverneur d’Arménie, père de Pauline, personnage de la tragédie de Polyeucie, de Corneille. C'est la personnification du fonctionnaire timide, de « l’homme en place » dont parle La Bruyère.

fellatl [fil-la] n. m. (de l’ar. felach, laboureur). Paysan ou laboureur égyptien ; les fellahs ont conservé le t]ipe physique des anciens Egyptiens.

Fellatas ou F'ellauis, peuple répandu dans l'Afrique centrale, du Sénégal aux sources du Nil. Les Fellatas ne sont pas des nègres, mais plutôt le produit d'un croisement entre nègres et Arabes. Au XVIII® siècle, ils fondèrent un puissant empire, aujourd'hui déchu. C’est une belle race de pasteurs et de nomades, en grande partie fétichistes. (On les appelle aussi Foulahs, Foulbés, Peuls ou Peulus.) felle n. f. Techn. V. fêle.

Le P. Félix.

Fellenberg [fèl-lèn-bèrgh] (Philippe -Emmanuel de), agronome et philanthrope suisse, né à Berne, m. à Ilofwyl (1771-1844). Il créa plusieurs écoles d'agriculture.

Feller (Jules), linguiste belg e, 'né à Roubaix en 1858, connu par ses travaux sur la langue wallonne.

Felleries, comm. du Nord, arr. et à 8 kil. d'.\vesnes. sur un affluent de l’Helpe Majeure : 1.9V0 h. Ch. de f. N. Brasserie, filatures, boissellerie.

Felletin [fè-le], ch.-l. de c. (Creuse', arr. d’Aubusson, non loin de kl Creuse: 3.330 h. (Felletinois). Ch. de f. Orl. Fabrication de tapis. — Le cant. a 9 comm. et 11.600 h.

fellique 'fH-li-ke\ adj. Chim. Se dit d’un acide contenu dans la bile humaine.

fellow pr. angl. fi-là] n. m. (m. angl. signif. compagnon}. Dams les universités anglaises, mernlire d’une corporation jouissant des revenus attachés à un collège.

félon, onne ^o-ne] adj. (b. lat. fello). Déloyal, traitre à son seigneur : vassal félon. N. m. : un vil félon. Ant. Féal, fidèle, loyal.

félonie [ni] n. f. (de félon). Trahison envers son seigneur. Manquement à la foi jurée. Acte de déloyauté. Ant. Fidélité.

Feloups ou Fouloups, peuplades nègres de Sénégambie. qui habitent les rives de la Casamance.

fexOUque n. f. (esp. faluca). Petit bâtiment étroit et long, à voiles et à rames.

— Encycl.

Les felouques servaient autrefois aux pirates barbaresques ; elles étaient rapides, et m archaient aussi bien à la voile qu'à l'aviron.

Les felouques, rarement pontées, ont deux mâts légèrement inclinés à celles des tartanes.

Felouque.

sur l'avant, avec des voiles analogues

Felsing (Jacob), graveur allemand, né et m. à Darmstadt il802-1883).

Felton (John). officier irlandais, qui assassina par fanatisme politique le duc de Buckingham, à Portsmouth, en 1628 ; né à Sudbury vers 1595, exécuté en 1628.

Feltre, y. d’Italie (prov. de Bellune), sur la Colmeda (Vénétie); 13.600 h. Prise par les Français en 1797. Pendant la guerre de 1914-1918, Feltre, tombée aux mains des Austro-Allemands à la fin de 1917, après l'« éboulcment de Caporeito », a été reprise le 31 octobre 1 18 par les soldats du général Diaz, victorieux la veille à Vittorio Veneto.

Feltre (duc de), v. Clarke.

fêlure n. f. Fente d’une chose fêlée. Fig. Désaccord, blessure. Léger dérangement du cerveau.

Felay, comm. de Belgique (Ilainaut, arr. de Charleroi), sur un affluent de la Sennette ; 3.000 h. Carrières.

fel '.e n. f. (mot ital.). Dans les gondoles vénitiennes, sorte de capot amovible qui forme la cabine centrale abritant les passagers.

femelin, e adj. Se dit d'une variété de la race bovine du Jura : les bœufs femelins sont de bons animaux de boucherie.

femelle [mè-le] n. f. (lat. femella; de femina, femme). Animal du sexe féminin : la biche est la femelle du cerf. Femme (s’emploie dans le langage populaire et dans quelques expressions juridiques). Techn. Partie qui en reçoit une autre ; branche femelle d'un forceps. A^'ectiv. Qui est du sexe féminin : hérisson femelle. Fleurs femelles, fleurs sans étamines, et dont le pistil devient fruit. Prov. Les effets sont des mâles, les promesses sont des femelles, une promesse est une chose à quoi l’on ne peut se fier, il n'y a de sùr que l'acte ou l'effet. Ant. Mâle.

femelot [lo] n. m. Piton fixé sur l'étambot arrière et servant de logement à l'aiguillot du gouvernail. Petit cylindre de bois fixé sur la ligne de loch pour recevoir l'aiguillot du bateau de loch.

féminéité ou féminité n. f. Caractère de la femme, de ce qui est féminin.

féminiflore adj. (du lat. femina, femme, et flos. oris, fleur). Bot. Se dit du capitule et du disque des composées, quand ils ne renferment que des fleurs femelles.

féminiforme adj. (du lat. femina, femme, et de forme). Qui a la forme d’une femme. Qui a la désinence du féminin.

féminin, e adj. (lat. femininus ; de femina, femme). Qui appartient aux femmes : grâce féminine. Qui tient de la femme : voix féminine. Gram. Se dit des noms et du genre des noms de femmes ou femelles; des noms qui, désignant des objets dépourvus de sexe, sont cependant classés par l'usage parmi ceux qui désignent des femmes ou des femelles ; enfin, des mots qui qualifient ou remplacent les mêmes noms : nom féminin, adjectif féminin, pronom féminin, genre féminin. Rime féminine, que termine une syllabe muette comme père, aiment, monnaie. Vers féminin, vers à rime féminine. N. m. Ce qui est propre à la femme. Gram. Le genre féminin. Allus. littér. : L’éternel féminin, expression tirée des vers qui terminent la seconde partie du Faust de Goethe. Ils sont fort obscurs, et ont donné lieu à de nombreuses interprétations. D'après la conclusion du drame, l'étemel féminin serait le rachat de l'homme par l'amour, et le triomphe de la femme à travers les âges. Ant. Masculin.

féinillisa,tioil [s£-on] n. f. Action de féminiser ; résultat de cette action.

femilliser [zé] v. a. Donner le caractère de la femme. Efféminer. Mettre un mot au genre féminin. Se féminiser v. pr. Prendre le type féminin.

féminisme nïs-ine] n. m. Charme, séduction de la femme. Tendance à améliorer la situation de la femme dans la société, à étendre ses droits, etc. Etat d'un homme dont la structure rappelle celle de la femme, et qui en possède notamment les caractères sextie.s secondaires : développement des seins, absence de barbe, évasement du liassin. voix, etc.

Le féminisme est surtout fréquent chez les eunuques.) Ant. Masculinisme, virilisme.

— Encycl. Selon les partisans du féminisme, la situation de la femme est inférieure, au triple point de vue politique, social, économique. Leur but est de faire cesser cette inégalité. Certains pays reconnaissent à la femme les mêmes droits politiques

qu’à l'homme ; mais l'accession de la femme aux droits politiques rencontre une très vive opposition dans certains autres. Cependant, dans la plupart des Etats, les femmes participent aux élections municipales et, presque partout, quaiid elles sont commerçantes, aux élections consulaires. Au point de vue social, les femmes se plaignent de la situation subordonnée que leur fait le code civil français dans la famille, notamment du régime de la communauté. Cependant, le législateur a commencé à se préoccuper des revendications féministes (v. femme), et un certain nombre de professions sont devenues accessibles aux femmes (médecine, barreau, banque, chemins de fer, timbre, postes et télégraphes, etc.).

féministe [nis-te] n. et adj. Qui aime la femme. Partisan du féminisme : un, une féministe. Qui concerne les revendications de la femme : la question féministe.

féminité n. f. v. féminéité.

femme [fa-mé] n. f. (lat. femina). Compagne de l’homme. Ensemble des personnes du sexe féminin : la femme est une puissance. Jeune fille nubile : elle n'est pas encore femme. Celle qui a connu l'homme, par opposition à la, vierge. Celle qui est mariée, en puissance de mari ; épouse : Marie-Louise fut la seconde femme de Napoléon 7®r. Personne du sexe féminin, attachée au service d’une autre personne : princesse entourée de ses femmes. Femme de chambre, femme attachée au service intérieur d’une personne de son sexe. Femme de journée, femme employée pour un travail payé à la journée. Femme de charge, celle qui a soin du linge, de l’argenterie, etc., d'une maison. Femme de ménage, femme chargée du soin d’un ménage dans une famille en dehors de laquelle elle vit ; maitresse de maison qui sait prendre soin de son intérieur. (On dit plutôt, dans ce dernier sens, femme d'intérieur, ménagère.) Femme de lettres, femme qui écrit. Bonne femme, femme simple et bonne ; vieille femme ; femme du peuple, de la campagne. Femme publique ou absolum. femme, prostituée ; aller chez les femmes. Prov. et loc. PROV. : Qui femme a guerre a, la paix est impossible dans un ménage. Le diable bat sa femme et marie sa fille, se dit quand il pleut et qu'il fait du soleil en même temps. Ce que femme veut Dieu le veut, les femmes en viennent toujours à leurs fins. Prendre maison faite et femme à faire, il est plus avantageux d’acheter une maison toute bâtie, et d’épouser une jeune fille dont on formera soi-même le caractère. Allus. littér. :

Rien ne pèse tant qu’un secret :

Le porter loin est difficile aux daines ;

Et je sais même sur ce fait

Bon nombre d’hommes qui sont femmes,

vers de la fable de La Fontaine : les Femmes et le Secret [vm, 6). Les deux derniers s’emploient par allusion à certains défauts de la femme, desquels l’homme n’est pas exempt.

O ! n’insultez jamais une femme qui tombe,

célèbre vers de 'V. Hugo, par lequel débute la quatorzième pièce des Chants au crépuscule. 'V. aussi César et VARIUM 'et mutabile semper. La femme adultère, personnage de l’Evangile (S. Jean, vin, 3-12). Les scribes et les pharisiens ayant amené à Jésus une femme surprise en adultère, il leur dit ; « Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette le premier la pierre » (v. qui sine pecoato est), puis U la renvoya avec ces mots : « Allez-vous-en, et à l'avenir ne péchez plus. »

— Encycl. Anat. Sauf par les organes génito-urinaires, l'anatomie de la femme difl’ère peu de celle de l'homme. Cependant, les os sont moins gros, le crâne moins volumineux, la colonne vertébrale est plus longue par rapport aux membres, qui sont plus courts ; le bassin est plus évasé. La peau est douce, le système pileux est peu développé, sauf à la tête, où les cheveux sont longs et fins, aux aisselles et au pubis. Les différences sexuelles s’accentuent surtout à la puberté.

— Physiol. La physiologie de la femme est tout entière dominée par ses fonctions de reproduction ; elle devient plus nerveuse, plus irritable lors des menstrues. Son organisme tout entier est atteint pendant la grossesse, et l’on constate fréquemment alors des gastralgies, des palpitations, des névralgies.

— Byg. La jeune fille ne doit pas abuser de l'hydrothérapie, ni faire des’ exercices nécessitant des efforts violents. Les vêtements doivent être lâches ; lorsqu’elle sera réglée, elle devra, au moment des menstrues, éviter toute fatigue. Plus tard, sauf indications médicales, la femme ne devra pas abuser des injections vaginales. Enfin, des mictions plus fréquentes et une surveillance de la constipation lui éviteront bien des maladies abdominales.

— Dr. La loi civile distingue entre les femmes célibataires, veuves ou divorcées, et les femmes mariées. Les premières ont en principe la même condition juridique que l'homme. Quant à la femme mariée. elle se trouve frappée d'une incapacité générale. En se mariant, elle perd sa nationalité, son domicile, son nom, la libre disposition de sa personne.

Durant le mariage, la puissance paternelle sur les enfants appartient au père seul ; le père peut, par testament, donner un tuteur à ses enfants mineurs, en excluant la mère. Le mari administre les biens de la communauté, qui est le régime légal établi par le Code à défaut de contrat ; toutefois, une loi du 13 juillet 1907 a accordé à la femme, sur les produits de son travail personnel et sur les économies en provenant, des droits spéciaux? d'administration et de disposition. La femme mariée suit la nationalité de son mari. Elle a le même domicile que ce dernier, à moins d'étre séparée de corps.

La femme commerçante ne peut s’établir en son nom sans le consentement de son mari. Une fois établie, elle s’oblige librement pour tout ce qui concerne son commerce.

La femme majeure peut être témoin dans les actes de l’état civil ou instrumentaires en général ; elle peut exercer la profession d’avocat.

La femme mariée ne peut, en principe, accomplir seule les actes de la vie civile ou judiciaire, mais la loi lui permet de tester, de révoquer les donations qu’eUe a faites à son mari pendant le mariage, de consentir, ou non, au mariage de ses enfants et d'accepter les donations dont ces derniers bénéficieraient, de faire.tous les actes n'ayaiit d’autre but que d’assurer la conservation de ses biens (par exemple, prendre une hypothèque). Elle a la faculté de déposer de l’argent à ta caisse d'épargne ou

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