‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 817 sur 1225 · h. Port de commerce · texte numérisé non relu

h. Port de commerce

Sources thermales.

Fère-en - Tardenois

[iioi), ch.-l. de c. (Aisne', aiT. de Château-Thierry, sur l'Ourcq; 2.690 h. Ch. de f. E. Au cours de la troisième bataille de l'Aisne, une division française du général Dégoutté défendit pendant seize heures Fère-en-Tardenois contre les Allemands de von Boohm. qui venaient de

ch.-l. de c. (Marne),

A, feredjeh.

reprendre le Chemin dos Dames et couraient en hâte à la Marne (28-29 mai 1918). Quelques semaines plus tard, au cours de la deuxième bataille de la Marne, les soldats de la VI= armée (Dégoutté) ont livré aux troupes allemandes nombre de combats heureux, soit autour de Fèi'e-en-Tardenois (reconquise le 28 juillet), soit dans la forêt de Fère, entre Marne et Ourcq. Très endommagée pendant la guerre. Chaussures, bonneterie. — Le cant. a 23 comm., et 9.800 h.

Férel, comm. du Morbihan, arr. et à 35 kil. de Vannes, non loin de la Vilaine ; 2.030 h.

féret n. m. l'echn. V. ferret.

Férétrien (lat.Feî-Êli'iiis.qui frappe), surnom donné à Jupiter, à qui l’on consacrait les dépouilles opimes.

Ferg [férgh] (François-Paul), peintre de genre et graveur allemand, né à Vienne, m. à Londres (1689-1740;.

Fergiiana, région et province du Turkesian russe, dans le bassin supérieur du Syr- Daria; Ch.-l. Nouveau-Mar:/hiIan. Céréales, riz, coton, vignobles ; fer, plomb, houille.

FergUS [fèr-glmss], nom de trois rois d'Ecosse des IV®, V® et viii® siècles, sur la vie desquels on ne sait rien de précis.

FergUSOn (Adam), historien et moraliste écossais, né .à Logierait, m. à Saint-Andrews (1724-1816) ; auteur d’une remarquable Histoire des progrès et de la décadence de la république romaine.

FergUSSOn (James), voyageur et archéologue anglais, né à Ayr (Ecosse), m. à Londres (1,803- 1886) ; auteur d’une Histoire de V architecture ancienne et moderne.

fériabl© adj. Qu'on doit fêter, chômer. (Vx.)

férial, e, aux adj. Liturg. Qui a rapport à la férié ; of/ice férial ; offices fériaux.

férié [rî] n. f. (du lat. feria, jour de fête). Jour pendant lequel la religion prescrivait la cessation de travail, chez les Romains. Terme dont se sert l'Eglise pour désigner les difl'érents jours de la semaine, du lundi, 2® férié, au vendredi, 6® férié. 'L'office de la férié, l’office du jour,

— Encycl, Antiq. rom. Les fériés étaient des jours consacrés aux dieux ; elles n'avaient pas, par essence, un caractère joyeux, mais simplement religieux. On les célébrait par des jeux, des sacrifices, des repas en commun. L'institution des fériés publiques — au nombre de quarante-huit primitivement — était attribuée par les Romains à Numa. Plus tard, surtout sous les Césars, elles se multiplièrent. Vespasien les ramena à leur nombre primitif.

férié, e adj. (de férié). Se dit d'un jour de repos considéré comme une fête religieuse ou civile.

— Encycl, Les jours fériés ou fêtes légales, en France, sont; les dimanches, le i®® janvier, Pâques et le lundi de Pâques, l'Ascension, la Pentecôte et le lundi de la Pentecôte, le 14 juillet (Fête nationale), l'Assomption, la Toussaint et la Noël. Ces jours-là, les administrations de l'Etat, la Bourse et les tribunaux sont fermés ; aucune signification judiciaire ne peut être faite, aucune condamnation ne peut être exécutée ;les effets de commerce dont l'échéance tombe un jour férié ne doivent être payés que le lendemain.

férier tri-é] v. a. (de férié. — Se conj. comme prier.) Célébrer, chômer comme jour de fête.

férin, eadj. (lat. ferinus). Qui est propre aux bêtes sauvages. Méd. 7'oux férine, toux saccadée, quinteuse, opiniâtre.

férir v. a. (lat. fe Frapper. (Vx mot, qui ne sert plus que dans celle phrase : sans coup férh', sans en venir aux mains, et au part. pass. fém, e.)

ferlage [fèr] n. m. Aêlion de ferler.

ferler [fèr~lé] v. a. angl. to fiirl]. Ployer entièrement une voile* et 1 attacher tout le long de la vergue. Ant. Déferler.

ferlet [fèr-iè] n. m. Instrument en bois en forme de T, dont se servent les ouvriers papetiers, pour placer les feuilles humides sur l'étendoir.

fermage [fèr] n. m. Mode de faire-valoir d'une propriété agricole, par lequel le propriétaire cède l’exploitation à un fermier, moyennant une redevance (appelée elle-même fermage) et pour un temps fixés par le bail à ferme : payer son fermage.

fermail [fèr-ma, l mil.] n. m. Agrafe, boucle, crochet : des fermaux en argent.

fermaillé [fèr-ma, il mil., e], e adj. Blas. Qui porte des fermaux.

fermaillet fèr-ma, HmlL.ê] n. m. Petit fermail. Chaîne d’or à fermail, que les femmes portaient jadis dans leur coiffure.

fermaillier fèr-ma, il mU., é] n, m. Artisan qui fabriquait les fermaux.

Fermanagll, comté d’Irlande (Ulster); 75.000 h. Ch.-l. Enniskitlen.

fermant fèr-man], © adj. Qui se ferme ; meuble fermant. Loc. adv. : A portes fermantes, quand on ferme les portes d’une place de guerre. A jour fermant, quand le jour finit.

Fermât [fêr-ma] (Pierre de), mathémaiieien français, né à Beaumont - de - Lomagne ( Tarn-et- Garonne), m. à Toulouse (1601-1665). II fut conseiller au parlement de Toulouse.

On lui doit la première application du calcul aux quantités différentielles pour trouver les tangentes, et Laplace pense quil partage avec Pascal l'honneur de la découverte du calcul des probabilités.

ferme fèr-me] adj .

(lat. firmus). Solide, fixe, stable : terrain ferme. Qui ne vacille pas, vigoureux :

être ferme sur ses jambes.

Compact, résistant : chair ferme. Fig. Assuré, qui ne faiblit pas : parler d'un Ion Fermai.

ferme. Constant, inébranlable : ferme dam ses résolutions. Se dit des opérations deBoursequi ont un caractère définitif: marché ferme. Terre ferme, continent. De pied ferme, sans reculer, i-ésolument. Adv. Solidement ; avec assurance : parler, tenir ferme. Interj. Courage ! ; ferme, mes amis ! Ant. Mou, chancelant, vacillant, faible, défaHlant.

ferme fèr-me] n. f. (du bas lat. /irma, chose établie, convention ; dérivé du lat. firmus, ferme;. Contrat par lequel un propriétaire abandonne à quelqu'un, moyennant une rente ou un loyer, la jouissance d'un bien rural : prendre une propriété à ferme. Domaine rural affermé par son propriétaire à celui qui doit le cultiver. Habitation d'un fermier. Ferme modèle ou ferme-école, exploitation agricole dans laquelle ou forme de jeunes agriculteurs à la pratique raisonnée de leur art. (V. écoles.) Perception de divers impôts, affermée jadis à des compagnies ou à des individus : la ferme du sel. Ferme générale, sous l’ancien régime, administration ou entreprise du fermage des impôts indirects (gabelle, aides, douanes) par un syndicat de financiers, les fermiers générau.T ou traitants. V. fermier général.

— Encycl. Agric. Il est nécessaire que les divers bâtiments d'une ferme soient assez rapprochés les uns des autres pour que, de son habitation particulière, le fermier puisse facilement exercer la surveillance ; toutefois, ils doivent rester séparés pour pouvoir être transformés ou agrandis si besoin, et surtout, en cas d'incendie, afin de n offrir au fléau qu'un champ vite circonscrit.

On dispose donc chaque bâtiment dans la situation qui lui convient le mieux i l'écurie s'ouvrant face au

FER

FER

midi, la vacherie face à l'E. ou à l'O., la bergerie au S. ou au N, : fenil, magasin à fourrages et laiterie sont, autant que possible, éloignés du clapier, de la porcherie et des étables, qui laissent toujours échapper plus ou moins de mauvaises odeurs. Les granges et hangars sont construits là où il est possible aux voitures et instruments aratoires de circuler commodément. A proximité des étables, on établit la plate-forme à fumier avec sa fosse à purin. Une propreté minutieuse doit rémer partout : un puits ou une fontaine doit fournir l’eau en abondance.

ferme [fer-me] n. f. (de fenner). Archit. Assemblage de pièces placées de distance en distance et destinées a porter le faîtage, les pannes et les chevrons d’un comble. (V. maison.) Décor de théâtre, monté sur châssis, qui s’élève des dessous et se tient rigide sans être soutenu sur les côtés. Pop. Action de fermer sa bouche : la ferme ! taisez-vous.

— Encycl. Constr. Une ferme, en bois, en fer ou en fonte, comprend des pièces inclinées {arbalétriers) suivant la pente du toit une pièce verticale (poin¬

çon) s'assemblant par sa partie supéreure au sommet des arbalétriers, une pièce horizontale (entrait ou tirant) reliant les parties inférieures des arbalétriers et B assemblant de bas en haut avec le poinçon ; le faîtage, qui repose sur la tête du poinçon ; deux contrefiches, reportant sur le poinçon la pression exercée sur les arbalétriers par les pannes, sur lesquelles sont disposés les chevrons, qui supportent la couverture.

On appelle faux entrait ou entrait retroussé une seconde pièce de bois ou un second tirant placé audessus de l’entrait ou du tirant proprement dit. De petites pièces de bois, les chantignoles ou échantignoles, taillées en triangle et clouées sur les arbalétriers, empêchent les pannes de glisser sur ceux-ci.

fermé, e adj. (de fermer). Bios. Couronne fermée (ou close), couronne surmontée d’ornements se réunissant au-dessus de la tête, et qui est l’attribut de la puissance impériale ou royale. V. couronne. Fig. Salon fermé, maison fermée, compagnie où il est difficile de s’introduire. E fermé, E (e) qui se prononce la bouche presque fermée, comme dans bonté. Avoir la main fermée, être parcimonieux. Dormir à poings fermés, très profondément. Les yeux fermés, sans'examen, avec une entière confiance ; avec certitude, sans crainte de se tromper -.je trouverais cela les yeux fermés. Prov. : Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée, il faut prendre parti dans un sens ou dans un autre. (Ce proverbe, emprunté au Grondeur, de Brueys, est devenu le titre d'une pièce de Musset.)

ferme-bourse n. m. Fermoir qui clôt une bourse. PI. des ferme-bourse.

ferme-circuit n. m. Mécanisme pour fermer un circuit électrique. PI. des ferme-circuit. ■

ferme-imposte n. m. Appareil qui permet à l'imposte d’une porte, d’une fenêtre, de se fermer automatiquement. PI. des ferme-imposte.

fermement [fèr-me-man] adv. Avec force et fermeté ; croire, s’appuyer fermement.

ferment [fér-man] n. m. (lat. fermentum; de fervere, bouillir). Agent organique ou inorganique, qui détermine la fermentation d’une substance : on distingue les ferments figurés et les ferments solubles. Fig. Ce qui fait naître on entretient sourdement les haines : ferment de discorde.

— Encycl. 'V. fermentation.

fermentable [fèr-man] adj. Qui peut fermenter ; pulpe fermentable.

fermentant [fèr-man-tan], e adj. Quifermente. fermentatif, ive [fèr-man] adj. Qui produit la fermentation.

fermentation [fèr-man-ta-si-on] n. f. Transformation que subissent les matières organiques lorsqu’elles sont placées dans des conditions déterminées, et mises en présence d’un agent spécifique (fermenté, et qui se traduit par une oxygénation, une hydratation, etc, : la fermentation des liquides sucrés donne de Valcool. Fig. Agitation des esprits, — Encyoi.. Biol. L’idée de fermentation a d’abord été liée à celle de dégagement gazeux ; mais le dégagement n’est pas la condition générale des phénomènes de cet ordre.

Les fermentations, dont le type est la fermentation alcoolique, sont provoquées par des organismes (ferments figurés) qui appartiennent au règne végétal (levures ou saccharomyces, moisissures), ou au règne animal (microcoques, bacilles), et dont les uns (ferments aérobies) ont besoin d’oxygène pour se développer, tandis que les autres (ferments anaérobies) vivent et évoluent à l'abri de l’air. On peut dire que, d’une façon générale, les fermentations sont des transformations que subissent les substances organiques en présence d'un agent spécifique (ferment).

— Méd. On a étendu le mot fermentation à divers phénomènes qui se passent à l'intérieur de l’organisme, en général dans le tube digestif. Ces phénomènes sont produits par des matières azotées solubles ffei;ments solubles, diastases, zymases, etc.) qui disparaissent en agissant sur les substances fermentescibles. Les phénomènes de la digestion sont de cet ordre ; à côté d’eux, la pullulation de divers microorganismes provoque des fermentations anormales, causes de diverses maladies. Pour remédier à ces fermentations parasitaires, on les arrête en détruisant les agents par le naphtol-3, ou eu agissant mécaniquement par les purgatifs. On absorbe les gaz produits, par la craie ou la magnésie calcinée. V. gastrite. et ENTÉRITE,

fermenter [f èr-man-té] v. n. Etre en fermentation : te moût de raisin fermente dans la cuve. Fig. S'agiter, s’envenimer sourdement : tes esprits fermentent. V. a. Mettre en fermentalion. (Vx.)

fermentescibilité \fér-man-tés-si\ n, f. Qualité de ce qui est fermentescible.

fermentescible \fèr-man-tès-si-ble] adj. Sujet à entrer en fermentation.

ferme-porte n, m. Ressort que l'on tend en ouvrant une porte, et qui la referme en se détendant. PI. des ferme-porte.

fermer f/'èr-mé] v. a. (du lat. firmare, rendre fixe). Boucher une ouverture : fermer Un robinet. Rapprocher les deux parties écartées de ; fermer un livre, une plaie. Enclore : fermer un jardin. Empêcher l'accès : fermer un port. Plier et cacheter : fermer une lettre. Arrêter, clore : fermer une discussion. Fermer les yeux, la paupière, s'endormir, dormir: mourir. Fermer les yeux à quelqu'un, l'assister à ses derniers moments. Fermer la marche. marcher le dernier. Fermer boutique, cesser son commerce. Fermer sa porte, ne pas recevoir. Fermer la bouche à, obliger au silence. Fermer l'oreille, faii-e semblant de ne pas entendre. Fenner un circuit, établir une communication entre les deux extrémités. Fermer le jeu, aux dominos, poser les dés de telle façon qu’aucun des joueurs ne puisse plus en poser un seul. Pop. Fermer son plomb, sa boîte, la fermer, se taire. Elliptiq. Ferme, tais-toi. V. n. Etre fermé : cette porte ferme mal. Ant. Ouvrir.

fermeté [fèr] n. f. (lat. firmitas). Etat de ce qui est ferme, solide : fermeté des chairs, des bras. Constance, courage, force morale : fenneté de caractère. Littér.et bx-arts. Hardiesse, vigueur dans l’expression ou l’exécution. Ant. Mollesse, faiblesse, défaillance.

fermette \fèr-mè-te] n.f. Ferme de faux comble ou de lucarne, b’erme qui soutient un barrage mobile sur un cours d’eau.

fermeture [fèr] n. f. Ce qui sert à fermer ; une fermeture solide. Action, moment de fermer : la fermeture d’un établissement. Ant. Ouverture.

fermier [fir-mi-é\, ère n. Qui tient à ferme une propriété agricole, une exploitation. Celui qui a affermé la perception de certains revenus : le fermier des jeux. Fermier général, financier qui, sous l’aucieune monarchie, prenait à ferme la perception de l’impôt ; le chimiste Lavoisier fut fermier général. Adjeciiv. Qui se i-apporte aux fermes ; exploitation f erm Ure.

— Encycl. Sous l'ancien régime, on désignait sous le nom de fermiers généraux les traitants qui obtenaient, par adjudication, le droit de percevoir aivers impôts, moyennant le versement d’une somme fixe au Trésor; la différence entre e prix d adj udication et le montant de l’impôt constituait le bénéfice des fermiers généraux, qui, en 1789, étaient au nombre de 51. Les plus célèbres furent Samuel Bernard, La Popelinière, Beaujon, qid réalisèrent des fortunes rodigieu.ses, Helvétius, Lavoisie», qui furent de ons administrateurs. Ils furent supprimés par la Constituante. Les baux passés (avec les fermiers généraux constituent un document des plus précieux pour la connaissance des inégalités fiscales dans l’ancienne France.

Fermo, v. d’Itaile (prov. d’AsooIi-Piceno), non loinde la mer Adriatique : 18.710 h.

fermoir [fèr] n. m. (de fermer).

Agrafe de métal qui tient ferméun livre, un porte -momiaie, etc.

fermoir [fèr]

r\.ea.(po\irfonnoir). . Fermoir d’album, de livre.

OutU de fer avec

lequel les bourreliers tracent des raies pointées sur les bandes de cuir. Outil de menuiserie, pour fair dees entailles et des mortaises. Ciseau de sculpteur, pour ébaucher.

fermure [fèr] n. f. Navig. fluv. Perche qui sert à attacher un train de bois au rivage.

Fernambouc. Géogr. v. Pernambouc.

Fernand (saint), évêque de Cazas, en Italie, m. en 1024. — Fête le 22 juin.

Fernandès [dez] (JoSo), marin portugais, qui explora le Sénégal et le cap "Vert en 144G.

Fernandez (Juan), navigateur espagnol, mort en 1576, Il reconnut le premier les côtes méridionales de l'Amérique du Sud et découvrit plusieurs iles, entre autres Juan-Fernandez (v. ce mot).

Fernandez (François), peintre et graveur espagnol, né à Madrid (1605-1646), Il s'adonna avec un égal talent à la peinture d'iiistoire et au portrait.

Fernandez y Gonzalès (Manuel), romancier espagnol, né à Séville, m. à Madrid (1830-1883), 11 a écrit d'attachants romans historiques.

Fernandez-Villareal (Manoei), écrivain portugais, né à Lisbonne, condamné à mort par l'Inquisition en 1632.

Fernando-Po, île espagnole d’Afrique, près de la côte de Guinée; 20.000 h. Ch.-l. Sainte-Isabelle.

Fernel)Jean), médecin dellenri Il.néàClermont, m. à Paris (1497-1558); comme il défendait les idées de Galien, il fut surnommé le Galien français. Il s'est intéressé aussi aux mathématiques et à l'astronomie.

Wi

Château de Ferney.

Ferney-Voltaire fnè], ch.-l. de c. (Ain), an-, de Gex : 1.170 h. Tramway de Genève à Gcx. Voltaire y résida de 1758 à 1778, dans un château qui a

une belle vue sur le lac de Genève. — Le cant. a 9 comm. et 4.710 h.

Fernig [niÿft] (Théophile et Félicité de), héroïnes de la Révolution française, nées. la première en 1770, la seconde en 1775, qui servirent comme officiers d’état-major de Dumouriez et de Beurnonville. Théophile mourut en 1818; sa sœur, en 1841.

féroce adj. (lat. ferox; de fera, bête sauvage). Sauvage et sanguinaire : le tigre est féroce. Cruel ; homme féroce. Qui annonce la cruauté ; regards féroces. Par ext. Exagéré, impitoyable : honneur féroce. Ant. Apprivoisé, doux, férocement [man] adv. D’une manière féroce, férocité n. f. (lat. ferocitas). Naturel féroce. Action féroce. Barbarie, cruauté, inhumanité. Ant. Douceur, bonté.

FéroéouFoeroé, en danois Fœr-Oër(îLEs), archipel danois, au n. de l’Ecosse ; 13.000 h. Capit. 'l’orshaven. Sol volcanique, pêcheries.

férole n. f. Genre de plantes de la famille des ulmacées, dont l’unique espèce croît en Guyane. (Son bois, connu dans le commerce sous le nom de bois marbré, bois satiné et bois faroît, est fort recherché par l’ébénisterie, car il présente des marbrures d'un bel effet.)

féronie n. f. Genre de plantes de la famille des aurantiacées, comprenant des arbres qui atteignent 15 mètres de haut et croissent dans l’Inde et la presqu’île indochinoise. (Les fruits du feronia elephantum sont comestibles, et ses feuilles sont employées dans les cas de dysenterie ; les graines sont stomachiques, et son bois, dur et à grain fin, est utilisé dans les travaux de construction.)

féronie [nî] n. f. Genre d'insectes coléoptères, des régions tempérées : les féronies sont souvent revêtues de couleurs métalliques. (On comprend en général sous ce nom tous les carabiques.)

ferouer [rou^èr] n. m. (m. persan). Génie, dans la religion avestique.

ferrade \fè-ra-de] n. f. Action de marquer les bœufs ou les clievaux avec un fer rouge. Fête célébrée à cette occasion en Provence, et surtout à Arles.

ferrag© [fè-ra-je] n. m. Action de garnir un objet avec du fer : le ferrage d'une roue. Action de ferrer les pieds d’un cheval, d’un bœuf, etc.

ferraille [fè-ra. Il mil., e] n. f. Vieux fer hors d’usage.

ferrailler [fè-ra, il mU., é] v. n. Entrechoquer maladroitement des lames de sabre ou d’épée. Se battre au sabre ou à l’épée. Escr. Faire mal de l'escrime. Fig. et fam. S'escrimer en paroles, disputer.

ferrailleur [fè-ra, il mil., eur] n. m. Marchand de ferraille. Escrimeur maladroit. Duelliste de profession. Fig. Personne qui aime à disputer.

Ferrais, comm. de l’Aude, arr. et à 27 kil. de Narbonne, sur l’Orbieu; 1.370 h.

Ferrand, comte de Flandre, fils du roi de Portugal Sanche l'u', mort à Douai en 1233. Il était allié à l’empereur d’Allemagne Othon à la bataille de Bouvines, où il fut fait prisonnier. H fut promené enchaîné dans les rues de l’aris, où l’on se moqua de Ferrand enferré. Il l’ecouvra la liberté en cédant certaines villes de Flandre à Philippe Auguste, et en se reconnaissant de nouveau son vassal.

Ferrand (Anne de Bbllinzani, présidente), épistolière française, née vers 1657, m. à Paris en 1740. Elle échangea avec le baron de Breteuil une correspondance passionnée. — Son fils, Antoine Ferrand, m. à Paris (1678-1719), commensal du Temple ; il se distingua dans la poésie légère.

Ferrand (Claude, comte), homme d’Etat et écrivain français, membre de l’Académie française, né et m. à Paris (1751-1852). Il a laissé des Mémoires intéressants.

ferrandaise [fé-ran-dè-ze] adj. Se dit d’une l’ace de bovidés voisine de la race de Salers, et qui peuple le département du Puy-de-Dôme, une partie de l’Ailier et de la Haute-Loire. (C’est une race robuste et rustique, dont l’aptitude laitière est assez développée.)

ferrandier [fè-ran-di-ê], ère n. Personne qui ferre le chanvre.

ferrandine [fè-S'on] n. 1 (de Ferrand, n. pr.). Tissu de soie tramé laine, en usage aux xvii» et XVIII» siècles.

ferrandinier [fè-ran-di-ni-é] n. m. Fabricant de ferrandine.

ferrant [fè-ran] adj. m. Maréchal ferrant, qui ferre les chevaux. PI. des maréchaux ferrants.

Ferrare, v. de l’Italie septentrionale (Emilie), sur le PÔ ; 102.000 h. (Ferrarais ou Ferrarois). En 1438, le pape Eugène IV y convoqua un concile, par opposition à celui de Bâle. Au x» siècle, Ferrare tomba entre les mains des princes d’Este, prit alors une grande importance, et fut érigée en duché en 1471. Pendant les xv» et xvi» siècles, la cour de Ferrare fut un des centres de la Renaissance littéraire et artistique, où vécurent TArioste, le Tasse, le Garofalo, etc. ^

Ferrari (Gaudenzio), peintre, sculpteur et architecte italien, né à Valilugia di Valesia, m. à Milan (1484-1546). Elève de Léonard de Vinci, U s’est distin-

gué dans la peinture religieuse (Martyre de sainte ’atherine), et a collaboré avec Raphaël pour \ Histoire de Psyché, à la Farnésine.

Ferrari ou Ferrera (Barthélemy), fondateur de l’ordre des barnabites, né à Müan (149'7-1544).

Ferrari (Louis), mathématicien italien, né et m. à Bologne (1522-1565). H trouva avec Cardan la démonstration de la formule de résolution des équations du troisième degré.

Ferrari (Joseph), philosophe (italien, né à Milan, m. à Rome (1812-1876) ; auteur d’une remarquable Histoire des révolutions d’Italie. Elu député, il combattit la politique unitaire de Cavour.

Ferrari (Paolo), critique et auteur dramatique italien, né à Modène (1822-1889) ; a obtenu de vifs succès dans la comédie historique ou anecdotique (Dante à Vérone, les Amis rivaux, etc.).

Ferrari (Carlotta), poète et compositeur italienne, née à Lodi, m. à Bologne (1837-1907). Elle a écrit des mélodies vocales, deux Messes et trois opéras.

Ferrari (Severino), poète et érudit italien, né à Alberino (prov. de Bologne) (1836-1905;. Disciple de

FER

Ferrarie.

Carducoi, il a renouvelé avec teaucoup de bonheur les formes populaires de la poésie toscane au moyen âge { Versi, Magi/io),

ferrarie [fè-ra-rî] n. f. Genre d’iridées, comprenant des plantes à rhizome tubéreux, cultivées pour leurs joÛes fleurs dans les serres des régions tempérées.

ferrasse [f^ra-se] n. f.

Cadre où le miroitier flxe les glaces pour les travaille>r. Coffre en tôle, où l’on fait recuire le verre. Porte de ce coffre.

ferrate tfè-ra-te] n. m.

Chim.üel de l’acide ferrique.

ferre \fe-re] n. f. Pince pour façonner le goulot des bouteilles de verre. Poussière qui se détache des objets de fer ou d’acier que l’on émousse.

ferré [fè-ré], e adj.

Garni de fer : bâton ferré.

Chemin hrré, chemin empierré. Fig. Etre ferré, ferré à glace sur un sujet, le connaître parfaitement.

Voie ferrée, chemin de fer.

Eau ferrée, eau où l’on a fait dissoudre des matières ferrugineuses.

Ferré (Le), comm.

d'Ille-et-Vilaine, arr. et à 19 kil. de Fougères, non loin du Beuvron de Saint- James ; 1.210 hab. Carrières.

Ferré, dit le Grand Ferré, paysan du village de Rivecourt (Oise), qui se distingua en combattant contre les Anglais, comme auxiliaire du capitaine Guillaume l’Aloue (l’Alouette). Il était d’une force herculéenne, et défendit avec vaillance le château de Longueil. On raconte qu’il mourut, en 1358, de la fièvre, pour avoir bu de l’eau froide après le combat, alors qu'il était en sueur. Une statue lui a été élevée à Longueil-Sainte-Marie (Oise).

Fsrrein (Antoine), médecin et anatomiste français, né près d’Agen (1693-1769). Il fut médecin en chef de l’armée d'Italie, professeur au Collège de France, et membre de l’Académie des sciences.

Ferreirs, v. de Portugal (prov. d’Alemtejo) ; 8.100 h. Château fort.

Ferreira (Antonio), çoète portugais, né et m. à Lisbonne (1628-1369) ; imitateur d’Horace et de Pétrarque; il fut surnommé V Horace portugais.

Ferreira (Alexandre-Rodriguez), voyageur et naturaliste portugais, surnommé le Rumboldt brésilien, né à Bahia (Brésil) [1756-1815].

ferrement [fê-re-man] n. m. Action de river les fers des forçats. CVx.) Objet ou garniture en fer : les ferrements d'un coffre.

ferrement \fé-re-man] n. m. ou ferrements

[fè-re-man-te] n. f. Ensemble des garnitures en fer, qui se mettent sur des navires en bois.

ferre-mule adj. Qui ferre la mule, fait des profits illicites. CVx.)

Ferréol et Ferjeux (saints), frères martyrisés à Besançon en 211. Fête le 16 juin.

Ferréol (saint), évêque de Limoges, m. en 597. Fête le 18 septembre.

ferrer [fè-ré] v. a. (de fer). Garnir de fer : ferrer un bâton. Clouer des fers aux pieds d’une bête de somme : ferrer un cheval. Ferrer à glace, avec des fers cramponnés, qui ne glissent pas sur la glace. Ferrer les lacets, en garnir les extrémités de fer ou de cuivre. Ferrer une étoffe, la marquer à l'aide d'un timbre sec. Ferrer le chanvre, le tin, en briser la partie ligneuse sur un fer mousse. Ferrer un poisson, donner un coup sec sur la ligne pour que l'hameçon s'enfonce dans les chairs du poisson. Ferrer la mule, faire des profits illicites. Ferrir des marchandises, leur appliquer une marque en plomb pour indiquer qu’elles ont été visitées à la douane. Ant. Déferrer.

Ferrèro, comm. des Hautes-Pyrénées, arr. et à 58 kil. de Bagnères-de-Bigorre ; 320 h. Sources minérales sulfureuses et salines iodurées.

ferrerie [fè-re-rî] n. f. Commerce des fers. Gros ouvrage de fer.

Ferrero (Guglielmo), soeiologue et historien italien, né à Portici en 1871 ; auteur d'une œuvre intéressante et originale intitulée Grandeur et décadence de Rotne. Sa méthode, très attrayante, consiste à éclairer les obscurités de l’histoire ancienne à l'aide des lumières que fournit l'histoire contemporaine.

ferret \fè-ré] n. m.

Outil de verrier, servant à prendre le verre en fusion. Petit bout, en métal, d'une aiguillette, d’un lacet.:Wi/i.No^u dur dans les pierres. Ferret d'Espanne, hématite rouge.

Ferret (col), passage ouvert à 2.492 m. d’altitude, entre le bassin d\i Rhône et celui du Pô, au pied du massif du Mont-lilanc.

Ferreti (Giovanni Domenico), dit Domenico d'Imola, peintre italien.né à Klorence Mr>92-17o0). Il excella dans la fresque (Ze Martyre de saint Et ienne, etc. ).

ferretier [fè-re-ti-é] n. m. Marteau pour forger les fers des chevaux. (On dit aussi ferratier.)

Ferrette, ch.-l. de c. du Haut Rhin. arr. d’Altkirch; 500 h. Ch. de f. Ruines d'un ancien château fort. Ce fut jadis le chef-lieu d'un comté célèbre. — Le cant. a 31 comm.

ferreur [fè-reur] adj. et n. m. Ouvrier qui terre les clievaux, les bœufs ; ou celui qui pose les ferrets, les ferrures.

ferreux [fè~reû] adj. m. Qui contient du fer : minerais ferreux. Se dit de l’oxyde de fer qui contient la moindre proportion d’oxygène, et des sels «analogues : oxyde femux; sulfate ferreux.

Ferrero.

Ferri (Luigi), philosophe italien, né à Bologne, m. à Rome fl826-189o) ; auteur d’un remarquable essai sur la Psychologie de l'association depuis Hobbes jusqu'à nos jours. Son spiritualisme se rapproche assez de l'éclectisme français.

Ferri fEnrico,', criminaliste et homme politique socialiste italien, né à San Benedetto Po en 1856.

ferrico [fè-rï]. Chim. Préfixe indiquant la présence d'un sel ferrique dans un composé.

ferricyanure \fè-ri] n. m, Chim. Composé de fer. de cyanogène et d'un métal ayant pour formule M étant un atome de métal monovalent.

Ferrier (Armand du), jurisconsulte français, né à Toulouse (vers 1508-1585). Il fut chancelier du roi de Navarre, auquel il conseilla une politique de conciliation.

Ferrier (Jérémie), pasteur protestant français, né à Nîmes, m. à Paris (vers J.5C8-1626). Il composa, après sa conversion au catholicisme, un livre sur

V Antéchrist.

Ferrier (Paul), auteur dramatique et librettiste français, né à Montpellier, m. à Nouan-le-Fuzelier (Loir et-Cherl [1843-1920]; auteur des Mousquetaires au couvent (musique de "Varney), pleins de verve et de gaîté ; de Joséphine vendue par ses sœurs (musique de Roger) ; Vvonic (avec J. Ferrier), etc.

Ferrier (Gabriel), peintre français, né à Nîmes, m. à Paris (1847-1914) ; auteur de toiles décoratives :

V Enlèvement de Ganymède^ le Printemps, etc. ; excellent portraitiste, et professeur.

Membre de l'Académie des beaux-arts (1906;.

ferrière [fè-ri] n. f. sac de cuir renfermant les outils d’un maréchal ferrant ou d'un serrurier.

Ferrière (La), comm.

de la Vendée, arr. et à 10 kil.

de La Roche-sur-Yon; 2.410 h.

Ferrière (Claude de), éminent jurisconsulte françai.s, né à Paris, ni. à Reims (1639-1715;; auteur de nombreux ouvrages de droit, notamment de Commentaires sur la Coutume de Paris. — Son fils, Claude-Joseph, né à Paris (1680-1750;, a complété la plupart de ses œuvres.

Ferrière-la-Grande, comm. du Nord, arr.

étais kil. d’Avesnes, sur la Solre ; 4-.0K0 h. Ch. de f. N. Carrières, forges, chaux. — Al kil., Ferrière-la- Petite ; 1.060 h.

Ferrières, comm. de Belgique (Liège, arr. de Huy) ; 1.300 h. Taillanderies, scieries.

Ferrière s^, comm. de la Seine-Inférieure, arr. et à 40 kil. de Neufchàtel, près de TEpte; 1.320 h. Fromages.

Ferrières, ch.-l. de o. (Loiret), arr. et à 13 kil. de Montargis ; 1.580 h. Ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. a 17 comm., et 10.240 h.

Ferrières, comm. de Seine-et-'Marne, arr. et à 20 kil. de Meaux; 900 h. Beau château, où eut lieu, pendant le siège de Paris, une inutile entrevue entre Jules Favre et Bismarck (1870).

Ferrières do Marsay (Charles Elle, marquis de), membre « constitutionnel » de la Constituante, né à Poitiers (1741-1804). Ses Mémoires sont utiles à consulter.

Ferrières-sur-Sichon, comm. de l’AiUer, arr. et à 31 kil. de La Palisse ; i.800 h.

ferrifèrô [fè-rï\ adj. Qui contient du fer : sol ferrifère.

ferrique [fè-ri-ke] adj. Se dit de l’oxyde de fer, au dtmxième degré d’oxydation, et des sels analogues : sel ferrique, sulfate ferrique.

ferrite n. f. Minér. Hydi’oxyde de fer amorphe, ferro préfixe indiquant la présence du fer dans un alliage avec un autre métal ou un métalloïde : ferro-tungstène, ferro-manganèse, ferro-silicium, etc. lOn utilise ces alliages pour introduire dans les aciers le corps auquel est associé le fer.)

ferro [fè-ro] n. m. Chez les photograveurs, abréviation familière pour désigner les épi'euves sur papier sensibilisé au ferroprussiate.

ferrocérium n. m. Alliage de fer et de cérium qu’on emploie au lieu de silex dans les briquets de poche, et qui donne des étincelles très chaudes. (On écrit aussi ferro-cérium.)

ferrocyanure [fè-ro] n. m. Composé de fer, de cyanogène et d’un métal ayant pour formule (FeCy®) M,, où M est un atome de métal monovalent.

ferroflx [fé-ro-fliss] n. m. Procédé de soudure de la fonte dû à l’ingénieur allemand Pich. (H consiste dans l’emploi d’un oxydule, l’oxydule de cuivre par exemple, avec un fondant approprié, borax ou verre soluble ; le mélange, sous l'action de la chaleur, se combine au fer, et forme avec lui un alliage de grande dureté.) Le produit lui-même, utilisé dans cette soudure.

Ferrol (Le), village d’Espagne (prov. de La Corogne) ; 31',. 000 h. Port militaire sur l’Atlantique.

ferron [fè -ron] n. m. Marchand de fer en barres. (Peu us.) Dialect. Marchand de menus objets métalliques.

FerrOR (Théophile-Adrien), général français, né à Pré-Saint-Evroult, m. à Lyon (1830 1894). Il succéda au général Boulanger comme ministre de la guerre (1887;.

Ferronnays (La). Biogr. v. la Ferronn2vys. ferronnerie [fè-ro-ne-H] n. f. (de fp.rron). Fabrique de gros ouvrages de fer. Menus objets de fer ou de cuivre, fabriqués par les cloutiers.

Ferronnerie '.rue de la), vieille rue de Paris, située dans le quartier des Halles, anciennement habitée par des marchands de ferraille [ferrons), et célèbre par l'assassinat de Henri IV qui eut lieu en face du n® 11 (14 mai 1610).

ferronnier ’fè-ro-ni-é], ère adj. et n. Qui fait le commerce de la ferronnerie.

ferronnière [fè-ro-ni] n. f. chaîne ceignant le front et retenue en son milieu par un joyau (comme d.ans le portrait de la Belle Ferronnière, pav Léonard de t'inci).

FER

I Ferronnière (la Belle), l’une des maîtresses I de François 1®^, sur laquelle on n’a que des renseignements contradictoires. Femme d'un bourgeois I ou d'un avocat au parlement, nommé La Ferron, elle aurait été séduite par François l'r. La légende rapporte que le mari, pour se venger, se serait inoculé le virus d'une maladie mortelle à cette époque, afin que son infidèle épouse la communiquât, à son insu, au roi.

Ferronnière [la Belle), titre sous lequel on a longtemps désigné un tableau de Léonard de 'Vinci (Louvre). C’est à tort ; car, à l'époque où Vinci vint

Tableau de Léonard de Vinci, connu, à tort, sous le nom de « la Belle Ferronnière »,

en France, la Belle Ferronnière était morte. On suppose que ce portrait est celui de Lucrezia Crivelli, la maîtresse de Ludovic le More, et qu’U a été exécuté vers 1483.

ferroprussiate [fè-ro-prursï] n. m. Phot. Papier au ferroprussiate, papier sensible que l’on obtient en enduisant une feuille de papier avec un mélange de ferricyanure de potassium et de citrate ferrique. (Sous l’influence de la lumière, le citrate ferrique passe à l’état de citrate ferreux, et celui-ci, réagissant sur le ferricyanure, donne du bleu de Prusse.)

ferropyrine n. f. Chim. Combinaison d’antipyrine et de chlorure de fer employée comme hémostatique.

ferro-silicium n. m. Alliage de fer et de silicium employé pour incorporer le silicium dans les fontes et aciers ou pour confeotiouuer des récipients inattaquables aux acides.

ferrotier [fc-ro-ti-é] n. m. Ouvrier verrier.

ferrO'Viaire adj. (de l Ual. ferroviario ; de ferrovia, voie ferrée). Qui concerne les voies ferrées, leur exploitation, etc.

FerruCCi (Francesco), sculpteur italien, plus connu sous le nom de Cecco deî Tadda, né à Fiesole, m. en 1685. Il découvrit l’art de tremper les outils de manière à pouvoir tailler le porphyre.

ferrugineux, euse [fè-ru-ji-neü, eu-ze] adj. (du lat. ferrugo, inis, rouille). Qui contient du fer : les eaux de Bussang sont ferrugineuses. N. m. Médicament contenant du fer : les ferrugineux s'emploient contre la chlorose.

— Encycl. Il est admis, aujourd’hui, que o'est le fer combiné aux aliments qui exerce un rôle utile. On donne par suite les préparations ferrugineuses au moment des repas. Les doses faibles augmentent quelquefois l’appétit ; à la longue, il se produit de la dyspepsie et du météorisme ; par suite, il faudra interrompre de temps à autre.

Les ferrugineux sont utilisés surtout contre, la chlorose et les anémies, mais sans hyperthermie. On doit varier souvent les préparations, et il est bon en outre de prescrire le repos. Les ferrugineux constipent souvent et noircissent fréquemment les dents.

On emploie l’oxalate, le carbonate, l’oxyde hydraté, le protochlorure, l'iodure, le tartrate à des doses de OgrlO à OgrsO et 1 gramme.

Le cacodylate de fer est utilisé en injection souscutanée, parfois douloureuse.

Les eaux feiTugineuses les plus connues sont, en France, celles de Bussang, Forges, Orezza, Rennesles-Bains, Passy, et, en Belgique, celles de Spa. ferruginosité [fè-ru, zi-té] n. f. Qualité de ce

qui est ferrugineux.

ferrure [fè-ru-re] n. f. Garniture de fer ; les ferrures d'une porte. Armature d'un gouvernail. Action, manière de ferrer un cheval.

— Encycl. Econ. rur. La ferrure a pour but d’éviter l'usure de la corne, chez le cheval et le bœuf.

Pour ferrer un cheval, le maréchal retire d'abord le vieux fer, puis il pare le pied en enlevant, à l’aide d’un boutoir, la corne écrasée, nettoie la sole et la fourchette et ajuste le fer neuf à chaud, puis le broche à froid en enfonçant des clous en biais pour les river ensuite sur le sabot; il use enfin à la râpe la partie superficielle de la corne jusqu’aux rivures des clous. Un aide tient le pied du cheval.

Pour ferrer un bœuf, il est nécessaire d'utiliser un travail, de façon à maintenir l’animal et à le soulever par des sangles. Après avoir paré sommairement le pied, le maréchal ferrant applique le fer; mais, en général, un seul des deux onglons, Tonglon interne, en est muni.

FerrUS (Gulllaume-Mario- André), médecin français, né à Château-Queyras, m. à Paris (1784-1861). Il contribua à l’amélioration du traitement des aliénés.

Ferry (Gabriel), pseudonyme de Eugène-Louis- Gabrlel de Bellemarre, voyageur et romancier français, né à Grenoble, m. en mer (1809-18521. Il %’oyagea longtemps au Mexique ; auteur de Costal l'Indien, le Coureur des bois. etc.

FER

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