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Ferry (Ju/es-François Camille), homme d'Etat français, né à Saint-Dié (Vosges), m. à Paris (1832- 1893). Ministre de l'instruction publique, il réorga- i(^^****A
nisa dans le sens démocratique renseignement primaire. Président du conseil T
(1880), il se révéla comme y. i
un partisan résolu de l'expansion coloniale de la France, et attacha son nom à la conquête de la Tunisie (1881;. Ministre des affaires étrangères, il décida et réa- ',OT a lisa la conquête du Tonkin ' ""TmIii
(1883-1885). Un échec passa- n\'^K m^\ iMm
ger de nos troupes à Lang- ’ ^slîv' Wi r/l
Son provoqua sa chute, T886), ' i
et il tomba dans une dis- ' ' 'P •
grâce imméritée, qui ne prit Tnles Ferrv
fin qu'en 1888. Il venait d'étre
élu président du Sénat, lorsqu’il mourut inopinément. Un important recueil de ses discours a été publié après sa mort.
Fer^ (Monument de Jules) [au jardin des Tuileries, à Paris], œuvre du sculpteur Michel et de
Monument de Jules Ferry, à Paris.
l'architecte Ch. Blondel (1910). Le célèbre homme d'Etat est représenté à la tribune. Sur les marches du socle, la République, conduisant l'enfance à 1 école, soulève le voile qui couvrait l’instruction populaire et lève les yeux vers l’orateur.
ferry-boat Ifè-ré-bôt] n. m. (de Tangl.
ferry, bac, et boat, bateau). Bateau mû par la vapeur et servant à transporter d’une rive à l’autre d'un fleuve, d’un lac, etc., les wagons d'un train, sans opérer le transbordement des marchandises et des voyageurs.
Ferryville, bourg de la Tunisie septentrionale, sur le lac de Bizerte ; 2.000 h. ; important arsenal maritime de Sidi-Abdallah.
ferse [^èr-se]n. f. Laize de toile à voiles.
Fersen [/[ér-sèn] (Axel de), gentilhomme suédois , né et m. à Stockholm (1755-1810). Il séjourna longtemps à la cour de France, où il montra un grand dévouement pour la reine Marie-Antoinette, et aida à la fuite de Varennes. Il fut massacré par le peuple de Stockholm, qui l’accusait d'avoir empoisonné l’héritier présomptif de la couronne.
ferte [fèmte] n. f. Longue perche dont les paysans bretons se servent pour franchir les obstacles.
ferté [fèr] n. f. (du lat. firmitas, fermeté). Autrefois, pour fermeté. (Ce mot a été conservé à la tête de plusieurs noms de villes, qui jadis étaient des places de guerre ; La Ferté-Milon.)
Ferté -Alais [fèr, lèl (La), ch.-i.
de c. (Seine-et-Oise)', arr. et à 17 kil. dEtampes, sur l’Essonne; 910 h. (Fertois).
Ch. de f. P.-L.-M. Carrières, bonneterie. —
Le cant. a 19 comm. et 9.91(i h.
Ferté-Bernard fjiari de cant. (Sarlhe), arr. et à 3 mers ; 5.050 h. (Fertois). Ch. de f. Et,
Toiles, cotonnades. — Le cant. a 13 comm., et 12.050 h.
Ferté-Chevresis (La), comm. de l'Aisne, arr. et à 26 kil. de Saint-Quentin, sur le Pérou ; 1.310 h. Ch. de f. N. En partie détruit au cours de la Grande Guerre.
Ferté-Frênel [nèl] (La), ch.-i. de c.
(Orne), arr. et à 45 kil. d'Argentan ; 410 h.
[Fertois). Ch. de f. Et. Ganterie, quincaillerie.— Le cant. a 15 comm., et 5.5(30 h.
Ferté-Gaucber [cfté] (La), ch.-i.
de c. (Seine-et-Marne), arr. et à 18 kil. de Coulommiers, sur le Grand Morin ; 3.230 h.
[Fertois). Ch. de f. E. Métallurgie, corderie, imprimerie. — Le cant. a 19 comm. et
Ferté-Macé (La), ch.-l. de c. (Orne), arr. et à 22 kil. de Domfront; 6.490 h. [Fer¬
tois). Ch. de f. Et. Cotonnades, brasseries. — Le cant. a 9 comm., et 12.450 h.
Ferté-Milon (La), comm. de l’Aisne, arr. et à 31 kil. de Château-Thiçrry. près de l’Ourrq : 1.600 h. (Fertois). Ch. de f. N. et E. Patrie de Jean Racine. Carrières, briqueteries. En partie détruit au cours de la Grande Guerre.
Ferté-Saint-Aubin (La), ch.-l. de c. (Loiret), arr. et à 19 kil. d’Orléans; 3.640 h. (Fertois). Ch. de f. Orl. — Le cant. a 7 comm., et 9.850 h.
Ferté-sous-Jouarre (La), ch. -i. de c.
(Seine-et-Marne), arr. et à 20 kil. de Meaux, sur la Marne; 4.840 h. (Fertois). Ch. de f. E. Moulins, papeterie, coi’deries, piei’re meulière. — Le cant. a 19 comm., et 14.760 h. En partie détruit au cours de la Grande Guerre.
Ferté-’Vidame (La;, ch.-l. de c. (Eure-et- Loir), arr. et à 38 kil. de Dreux ; 970 h. (Fertois). Ch. de f. Et. — Le cant. a 7 comm., et 2.880 h.
fertile [/’iV] adj. fiat. fertHis). Fécond, qui produit beaucoup ; le sot de la Beauce est très fertile. Fiij. Esprit fertile, d’une riche imagination. Sujet fertile, qui fournit beaucoup d’idées. Ant. Infertile, infécond, stérile, aride.
fertilement [fèr, man] adv. Avec fertilité.
fertilisable (fèr, za-iie]adj. Qui peut être fertilisé. Ant. Infertilisable.
fertilisant \fèr, zan\ e adj. Qui rend fertile : le fumier a des principes fertilisants.
fertilisation [fèr, za-si-on\ n. f. Action de fertiliser.
fertiliser \fèr. zé] v. a. Rendre fertile : les amendements calcaires fertilisent les terres siliceuses.
Ant. Stériliser.
fertilité [fèr] n. f. (lat. fertilitas). Aptitude à produire abondamment : fertilité du sol,, a un pays. Fil/. Fécondité, richesse ; la fertilité de l’imayinafzoji. Ant. Infertilité, stérilité, aridité.
— Encyol. Agric. La fertilité d’un sol dépend de sa constitution physique et de ses propriétés nutritives. La constitution physique (cohésion, perméabilité à l’eau et à l’air), modifiée par le climat, par l’orientation, par la pente, est, en conséquence, trop variable pour qu’on lui accorde une valeur absolue. Tout au contraire, les propriétés nutritives d’un sol, qui dérivent de sa composition chimique, ont plus d'importance, bien que la fertilité d’une terre doive être envisagée à l'unique point de vue des cultures qu’on y veut pratiquer. Tel terrain, siliceux, calcaire, etc., qui présente tous les éléments requis de fertilité pour une cultui'e déterminée, ne convient plus à une autre. Les assolements, engrais, amendements ont pour but de modifier la composition chimique de la terre, et de lui i-endre, pour en assurer la fertilité, les éléments qui lui font défaut.'
féru, 6 adj (de férir). Frappé. Cheval qui a le tendon féru, cheval qui a le tendon blessé par un coup. Fig. Féru d'amour, pris d’une passion violente.
férule n. f. (lat. ferula). Genre de plantes ombellifères, qui fournissent Yassafœtida. le galbanum. Palette de cuir ou de bois avec laquelle on frappait dans les mains des écoliers en faute; coup appliqué avec la férule. Fig. Autorité sévère : être sous la férule de quelqu'un. Critique, réprimande; recevoir la férule.
férulique adj. Se dit d’un acide que Ton ob.
Ferry-boat : le train est sur le navire, et les voyageurs peuvent, i gré, rester dans les wagons ou se promener sur le pont.
leur
(La), ch.-l.
31 kil. de Ma-
Ëtatiou d embarquement pour ferry-boat (vue du cote de la terre/.
tient en dissolvant la résine d’assa fœtida dans l’alcool. Syn. méthylcapéique.
Férussac [ru-sali'l (Jean-Baptiste-Louis de), naturaliste et conchyliologiste français, né à Clairac (1745-1815). — Son fils, Antoine-François, naturaliste, né à Lauzerte (1786-1836).
Fervaal, action dramatique en trois actes et un prologue, paroles et musique de Vincent d’Indy (Bruxelles, 1897; Paris, Opéra-Comique, 1898). C’est un épisode de la lutte entre les Sarrasins et les Celtes des Cévennes. Fem-aal, chargé de défendre la patrie celte, doit, pour triompher, ignorer l'amour de la femme. Séduit par la reine sarrasine Guilhen, il est vaincu et expire dans une sorte d’apothéose. Sujet un peu confus ; partition plus remarquable par la perfection technique que par l’émotion.
fer’veiïlineilt (Jèr-va-man] adv. Avec ferveur. (Peu us.)
ferteent [fèr-van], 6 adj. (lat. fervens ; de fev^ vere. avoir chaud). Rempli de ferveur : prière fervente. Fig. Ardent, enthousiaste: disciple fervent. Ant. Froid, tiède.
fervet opus, mot lat. signif. : Le travail bouillonne. Expression employée par Virgile (Géorgiques, IV, 169), pour peindre l’activité des abeilles.
ferveur [fèr] n. f. (du lat. fervor, clialeur). Zèle ardent pour les choses de piété, de charité : montrer une fei'veur de néophyte,
Fig, Zèle extrême.
fescennin [fés-sèninl, e adj. (lat. fescenninus). Se dit d’un genre de poésie grossière et rustique, que les Romains empruntèrent peut - être aux habitants de Fescennie, ville d’Etrurie.
Feseb [fèch'] (cardi- Cardinal Fesch.
nal Joseph), oncle de Napoléon Ier, né à Ajaccio, m. à Rome (1763-1839) ; archevêque de Lyon, grand aumônier de l’Empire. Il se retira à Rome après l’abdication de Napoléon.
Fesches-le-Châtel, comm. du Doubs, arr.
et à 9 kil. de Montbéliard, sur l’Allaine ; 2.060 ’h. Ch. de f. P.-L.-M.
fesour [fe-zour] ou feSSOUr [fè-sour] n. m. Pelle et bêche des sauniers.
fessade n. f. Syn. de FESSÉE, fesse [fè-se] n. f. (du lat. flssus, fendu). Chacune des deux parties charnues qui forment le derrière de l’homme et de certains animaux. Pop. F'y aller que d'une fesse, faire moUement quelque chose. Partie arrondie de Tarrière des anciens navires
en bois.
fesse-cahier n. m. Fam. Copiste qui gagne sa vie à faire des écritures. PI. des fesse-cahiers.
fessée \fè-sé] n. f. Correction appliquée sur les fesses ; recevoir une fessée.
fesse-maille n. Syn. peu us. de PINCE-MAILLE, fesse-mathieu n. m. (corruption probable de l'anc. express, f este-mathieu. qui fête saint Matthieu, appliquée aux hommes d’argent dont saint Matthieu, en sa qualité d’ancien publicain, était le patron). Usurier. Avare. PI. des fesse-mathieux.
fesse-pinte n. m. invar. Pop. Buveur intrépide, ivrogne.
^ fesser [fè-sé] v. a. Frapper sur les fesses, châtier. Fig. Se faire fesser, subir un traitement pénible, humiliant. Pop. Expédier vivement une chose. Battre les fils de laiton destinés à faire des épingles.
fesseur, euse [fè-seur, eu-ze] n. Celui, celle qui fesse, qui aime à fesser. Qui fesse le laiton.
fessier [fè-si-é]. ère adj. Qui appartient aux fesses ; muscles fessiers. Substantiv. ; te grand fessier, le moyen fessier. N. m. Les fesses.
— Enoycl. Ânat. Les muscles de la fesse sont superposés au nombre de trois de chaque côté ; ils portent les noms de grand, moyen et petit fessiers. Ces trois muscles sont extenseurs du membre inférieur sur le tronc et ont pris chez l’homme, par suite de la station bipède, une importance considérable.
Les nerfs fessiers sont au nombre de deux : le fessier supérieur, uniquement moteur, et le fessier inférieur, qui a en outre quelques rameaux sensitifs.
fessOU [fè-sou] n. m. Houe triangulaire dont on se sert pour biner la vigne.
fessu [/’è-su], e adj. Qui a de grosses fesses, leste [/è-fe] n.f. (m. s.\\cm.sigaiî. forteresse indépendante). Ouvrage de fortification d’une grande étendue, compris soit dans une ligne de forts, soit dans un groupe fortifié.
festiu \fès-tin\ n.m. (jiai.festino). Repas d'apparat, banquet: donner un splendide festin. Prov. : Il n’est festin que de gens chiches, quand les gens parcimonieux font tant que de se mettre en dépense, ils vont plus loin que les autres.
— Encycl. Hist. A Rome, les festins avaient lieu l’après-midi ; ils s’accompagnaient de musique et de danses ; on pratiquait aussi la commissatio ou souper, véritable orgie nocturne. Au moyen âge, les seigneurs déployaient un grand luxe de table. Il y avait jusqu'à six services de potages et de viandes et deux services de fruits et de pâtisseries (chaque service comprenait parfois vingt ou trente plats). Les santés étaient portées au son des trompettes. Les entremets étaient de véritables spectacles. Ce luxe se perpétua durtmt tout l’ancien régime.
Festin de Balthazar (le), tableau, l’un des chefsd’œuvre de Rembrandt (Londres). Assis à une table, autour de laquelle sont groupés les convives vêtus avec une somptueuse bizarrerie, Balthazar, coififé d'un grand bonnet hollandais, se retourne pour lire sur la muraille les mots menaçants. V. Balthazar.
Festin de Pierre. "V. Don Juan.
festina lente, mots lat. signif. : Eâtez-vous lentement. Mots attribués à Auguste, selon Suétone (Auguste. 25) : Allez lentement pour arriver plus vite à un travail bien fait. L’équivalent en çrec est : .Speudè bradeôs. Boileau a dit de même; IJatez-vous lentement.
festination [fès-ti-na-si-on] n. f. Accélération de la marche dans certaines maladies du système neiweux.