FES
festiner [fis-ti-né] v. a. Régalei-. (Vx.) V. n. F»ire festin, se réjouir.
festival Ifès-ti] n. m. {angl. festival ; du lat. festivus, de fête). Grande fête musieale. PI. des festivals.
— Enoycl. Les peuples latins ne connaissent pas les grands festivals de musique tels qu’Us se pratiquent dans les pays de race germanique ou anglosaxonne. En Allemagne, toutes les associations musicales des villes fédérées se réunissent chaque année dans la ville où doit avoir lieu le festival, formant ainsi, soit pour l'orchestre, soit pour le choeur, un ensemble de plusieurs centaines, parfois d’un mülier d'exécutants, réunis sous la baguette d’un des premiers chefs d'orchestre de l’Allemagne. Le festival dure ordinairement trois, parfois quatre jours, souvent avec deux séances le même jour. Les festivals anglais ont un caractère plus manifestement religieux que les festivals allemands. Ou y exécute non seulement des oratorios, mais des messes, des psaumes, des antiennes, etc.
festivité [fès-tïl n. f. (du lat. festivus, fête). Caractère de fête.
festoiement \fés-toi-man\ n. m. Action de festoyer.
feston [fès-ton] n. m. (ital. festons). Guirlande, faisceau de fleurs, de feuilles et de petites bran che s entremêlées . Ornement architectural en forme de festons. Broderie découpée en forme de festons. Point de feston, point dans
lequel un brin de fil se trouve l’elenu par un autre fil dont les boucles l’embrassent dans toute sa Ion-
Festons : 1. D’architectiu'e ; 2. De broderie.
gueur. (C’est un de ceux que les lingères emploient le plus comme bordure. Le point de feston est un point de chainette qui se forme en piquant l'aiguille devant soi et en laissant le fil sous l'aiguille pour former une bouclette, quand on tire l'aiguillée. Pour faire une bordui’e festonnée, il faut : tracer le feston, bourrer en suivant le dessin, faire le point de feston, découper l’étoffe au ras de la bouclette.) V. broderie. Par ext. Zigzags : un ivrogne qui fait des festons en marchant. V. astragale.
festonné, e [fès-to-n£\ adj. Orné de festons, festonner [fès-to-né] v. a. Orner de festons. Découper en festons : festonner des mouchoirs. Border d'une broderie en festons. V. mPam. Aller de travers en marchant.
festoyant ifès-toî-ian], e ou fêtoyant [toîian], e n. Personne qui festoie.
festoyer [fès-toi-ié] ou fêtoyer [toi-ié\ v. a.
(de fête. — Se conj. comme aboyer.) Bien recevoir quelqu’un, lui faire fête. V. n. Faire bonne chère : Jean le Bon festoyait à Londres, tandis que la France subissait le traité de Brétigny.
Festubert, comm. du Pas-de-Calais. arr. et à 10 kil. de Béthune ; 1.350 h. (en 1914-). Le 23 mailOlS, au cours de la première bataille d'Artois, les Brit^niques s'emparèrent de Festubert, non sans peine ni sans pertes ; ils y eurent, dit-on, 7.000 hommes hors de combat. Nouveau succès britannique en cet endroit le 12 juillet 1918. "Village partiellement endommagé.
festucé, e [fès-tu] adj. (du lat. festuca, fétuque). Qui ressemble ou se rapporte à la fétuque.
festucées [fès-tu-sé] n. f pl. Tribu de la famille des graminées, ayant pour type le genre félitque. S. une festucée.
[fès-tuss] (Porcins), procurateur 'de Judée, après Félix. C est lui qui, en présence d'IIérode Agrippa II et de Bérénice, entendit la cause de saint Paul, qu'il envoya à Rome. D mourut en 62.
Kestus [/ès-litss], grammairien latin du ii« ou mo siècle. On lui doit un abrégé du traité de Flaccus V errius : De significatu vçy^orum, précieux pour la connaissance des antiquités romaines.
fêtard [tar], e adj. Qui se passe en plaisir : vie fetarde. N. Qui aime à faire la fête, à festoyer.
fêt© n. f. (lat. festum). Solennité religieuse ou civUe, en commémoration d’un fait important : le \ ‘14 Juillet est la fête nationale de la France. Festin, bal, etc. : donner une fête. Joie, plaisir: les fêtes de l’âme. Jour consacré à la mémoire d’un saint considéré comme le patron d'un pays, d'une association ou des personnes qui ont reçu son nom comme nom de baptême: souhaiter la fête à quelqu’un. Fêtes carillonnées, chacune des Mandes fêtes catholiques, que les cloches annoncent la veille. Fêtes mobiles, fêtes chrétiennes qui ne reviennent pas tous les ans au même jour, étant fixées d'après Pâques, dont l’époque varie. Fête des morts, solennité célébrée le 2 novembre pour le repos des âmes du purgatc.ire.
V. FOU. Faire fête, bien accueillir. Faire la fête, se livrer aux plaisirs. Se faire une fête de, se promettre beaucoup de plaisir à. Ne s’étre jamais vu à pareille ; fête, n'avoir jamais rien connu d’aussi beau, d'aussi i bon, etc. Air de fête, air gai, joyeux. Paov. : Il n'est pas tous les jours fête, on ne peut pas tous les jours se donner du bon temps. |
— Enoycl. On trouve des fêtes chez tous' les peuples. En Grèce, les fêtes avaient un caractère essentiellement religieux (dionysies et lénées en l'honneur de Bacchus; éleusincs en l’honneur de Gérés ; panathénées, à Athènes, en l'honneur de Pallas) ; quatre grandes fêtes nationales : les Jeux Olympiques, Pythiques, Isthmiques et Néméens donnaient aux Grecs le sentiment de former une seule nation. A Rome, chaque famille avait ses fêtes du foyer en l'honneur de ses dieux domestiques : lares, mânes et pénates ; les fêtes publiques avaient un caractère politique ; elles étaient consacrées aux lares de l'Etat, Romulus et Remus, aux dieux protecteurs et aux empereurs divinisés par l'apothéose. Les fêtes rustiques étaient des fêtes nationales [cerealia, ambarvalia, saturnalia, terminalia).
En dehors des cérémonies religieuses,. les fêtes tenaient une grande place dans la vie de l'ancienne France. On peut distinguer les fêtes à la fois religieuses et populaires (fêtes de l’Ane, des Fous, des Innocents, etc.) ; les fêtes populaires (feux de la Saint- Jean, etc.) ; les fêtes patriotiques (le 8 mai â Orléans) ; les fêtes chevaleresques (les tournois, carrousels) ; les fêtes de cour ; les fêtes nationales, qui se sont célébrées depuis la Révolution seulement (fête de la Fédération, fête de l'Etre suprême, sous la Révolution ; fête nationale du io août, sous le second Empire ; fête nationale du 14 juillet, sous la troisième République). V. férié.
Fête villageoise, tableau de Claude Lorrain, au Louvre ; — La fête au village, de Teniers, an Louvre, d’une exécution légère, spirituelle, d’une couleur fine, et harmonieuse. (V. p. 875.) V. aussi ker.messe.
Fêtes de Démêter ou de Gérés (les), comédie d'Aristophane, satire littéraire dirigée contre Euripide, qui est représenté en butte à la haine des femmes, dont il a trop médit (411 av. J.-C.).
Fêtes galantes (les), recueil de poésies de 'Verlaine (1869), qui portent encore la marque de la discipline parnassienne, mais où le poète s'amuse à ses fantaisies légèi’es et précieuses, d'un charme un peu pervers.
fête— Dieu n. f. Fête du saint sacrement, instituée en 1264 par le pape Urbain IV en l'honneur de l’eucharistie. (Elle est fixée au jeudi qui suit l'octave de la Pentecôte. En Fi-ance, la solennité est renvoyée au dimanche suivant.) Pl. des fêtes-Dieu.
fêter [té] V. a. Chômer, célébrer une fête : fêter un saint. Fig. Fêter quelqu’un, le bien accueiilir. Fam. Fêter la bouteille, aimer à boire.
fêteur, eus© [eu-ze] n. Celui, celle qui célèbre une fête.
Feti (Domenico), peintre de l’école romaine, né à Rome, mort à 'Venise (1589-1624), imitateur de Jules Romain, auteur de la Mélancolie (Louvre), etc.
fétich© n. m. (portug. feitiço ; lat. factitius). Objet matériel, vénéré comme une idole par les nègres ou les sauvages. Fig, Personne, chose pour
Fétiches : 1. De la Côte d’ivoire; 2. D’Assyi’ie; 3. Des » îles Marquises ; 4. Du Dahomey.
laquelle on a une sorte de culte. Objet dont la possession est considérée comme préservant du malheur. Adjectiv. : 'pierre fétiche.
féticlieur n. m. Prêtre ou sorcier qui dirige le culte des fétiches ; les féticheurs du Dahomey.
fétidlisnie [chis-me] n. m. Culte des fétiches : le fétichisme est très répandu chez les nègres. Fig. Vénération outrée, superstitieuse, pour une chose.
— Encycl. Le fétichisme est, dans son principe, la croyance que la possession d’une certaine chose peut procurer à son possesseur l’assistance ou la protection de l’esprit ou génie qui réside dan^ cette chose. L’école positiviste considère le fétichisme comme la période initiale de l'idée religieuse. Ce qui distingue le fétichisme de l'idolâtrie, c’est que les idoles ne sont, au moins pour la partie éclairée de leurs adorateurs, qu’une repi’ésentation de la divinité, un symbole au-dessus duquel plane l’esprit divin.
féticlliste [c/iis-fe] adj. et n. Adonné au culte des fétiches.
fétid6 adj. (lat. fœtidus). Qui a une odeur forte et répugnante: exhalaisons fétides.
fétidité n.f. Etat de ce qui est fétide, puanteur*. Kétis [tiss] (François-Joseph), compositeur et musicographe belge, né â Mons, m. à Bruxelles, où il était directeur du Conservatoire (ITS^-lSTl). Sou Histoire générale de la musique et sa Biographie unioerselle des musiciens sont des œuvres magistrales.— Son fils.EDOUARD, né à Baiivignes, m. à Bruxelles (i81-2-1909V s’est distingué aussi comme musicographe.
fêtoyer ou fé toyer v. a. etn.(Seconj.
comme aôoj/er.) Se disait pour festoyer avant l’admission de ce dernier verbe nar l’Académie (1877).
létron n.m. Pliai m. Fr. -J. FéLis.
Mélange d’anilide stéarique et de vaseline, beaucoup moins fusible que cette dernière, qualité qui lui permet de la remplacer avantageusement dans la confection des pommades.
fétu n. m. (du lat. festuca, brin). Brin de paille. Fig. Chose de nulle valeur.
FEU
fétuqu© [tu-ke] n. f. (du lat. festuca , fétu, brin de paille). Genre de graminées fourragères, de la tribu des festucées.
— Encycl. Le genre fétuque, voisin des bromes et des pâturins, renferme des plantes vivaces, à feuilles radicales très fines. 11 comprend une centaine d’espèces sur tout le globe, qui affectionnent les pelouses, les coteaux arides et secs, les bois montagneux. Les fétuques forment, en quelque sorte, la base des prairies naturelles, et quelques-unes servent à établir des prairies artificielles.
Les principales variétés agricoles sont : la fétuque des prés, la fétuque élevée, la fétuque ovine, la fétuque hétérophylle la fétuque aurette, etc.
fet'Va [fèt] n. m. (m. arabe).
Chez les Turcs, décision du mufti, qui supplée au silence des livres de loi ou tranche un cas douteux.
feu n. m. (du lat. focus, foyer).
Dégagement simultané de chaleur et de lumière, produit par la combustion de certains corps, tels que le bois, le charbon, la paille, etc. : Prométhée, dit la Fable, aurait enseigné aux hommes l'usage du feu. Amas de corps en combustion : feu de bois, de paille. Embrasement, incendie : le feu est à tel endroit.
Décharge d'arme à poudre : faire feu. Ai’me à feu, fusil, pistolet, etc. Bouche à few.canon, mortier, etc. Coup de feu, décharge Cuisson exagérée : rôti qui a reçu un coup de feu. Travail pressé, ardeur, agitation : modistes qui sont dans un coup de feu. Fer chauffé qu’on applique sur une partie du corps pour y produire une escarre. Pointes de feu, cautérisations superficielles que l'on pratique dans certaines maladies pour obtenir une révulsion. (On donne aussi le nom de feui en art vétérinaire, à des vésicants àbase de poudre de cantharides.) A rp .Commencement d'ivresse poivrot qui a son coup de feu. Eau de feu, eau-de-vie. Feu d'artifice, ensemble des pièces d’artifice qu’on tire dans les fêtes publiques. Faire long feu, se dit d’une arme qui part difficilement et lentement, et, fig., ne pas réussir, manquer. Ne pas faire long feu, ne pas durer longtemps. Feu! commandement de l’officier à ses soldats de faire feu, de tirer. Commencez le feu! Cessez le
Sonneries de clairon.
Commencez le feu ! Cessez le feu !
Fétuque ovine :
a, fleur.
d’une arme à feu.
feu ! Commandements et sonneries usités dans l'infanterie pour indiquer aux tirailleurs le moment où ils doivent commencer ou cesser le feu. Ménage, famille (au point de vue de la répartition de l'affouage, du recensement de la population, etc.) : village de trois cents feux. Météore, astre : les feux du ciel. Supplice qui consistait à brûler un condamné : Jeanne d’Arc fut condamnée au feu. Inflammation, chaleur intérieure : avoir le feu dans le coips. Ensemble des ustensiles formant l’outillage d’une cheminée. Phare, fanal allumés sur une côte pour guider les navigateurs, ou sur un navire pour signaler sa position : naviguer les feux éteints. Fig. Inspiration : le feu du génie. Chaleur : les feux de l'été. Lumière : les feux du jour, de l'aurore. Ardeur. violence : le feu des passions. Imagination vive : auteur plein de feu. Prendre feu, senflammer, s'iriser. Etre entre deux feux, attaqué de deux côtés. Feu sacré, enthousiasme qui a çiuelque chose d’inspiré. Feu du ciel, foudre. Feu d enfer, feu très ardent. Couleur feu, nuance particulière du rouge ardent. Etre tout feu, être plein d’ardeur. A lier au feu, aller au combat. N’y voir que du feu, être ébloui, n'y rien comprendre. Jeter de l’huile sur le feu, exciter un sentiment déjàtrès violent. Faire la part du feu, faire un abatis, un vide autour d’un incendie pour empêcher le feu de se communiquer de proche en proche, et fig,. abandonner quelque chose pour sauver le resté. Jeter feu et flamme, s’emporter violemment. Jouer avec le feu, traiter légèrement des choses dangereuses. Mettre sa main au feu que..., soutenir une chose avec une entière conviction. Craindre comme le feu, redouter extrêmement. Faire mourir à petit feu. altérer la santé de quelqu’un par des chagrins continuels. N'avoir ni feu ni lieu, être sans domicile. Feu Saint-lilme, fietite aigrette lumineuse qui se montre quelquefois à l’extrémité des vergues et des mâts des navires ou aux filaments des cordages et qui est due à l’éleotrlcité atmosphérique. Feu follet , J' flamme légère et fugitive, produite par les émanations L
de phosphure d'hydrogène spontanément Infiammable, qui se dégage des endroits marécageux et des lieux, tels que les cimetières, où des matières animales se décomposent. Feu grégeois, composition de guerre employée par les Grecs au moyen âge et qui avait la propriété de brûler sur l’eau. (On s’en servait pour incendier les navires.) Pl . Dr. Petites bougies allumées à certaines ventes, certaines adjudications, et qui servent à déterminer la durée du temps pendant lequel on peut surenchérir. Allocation que reçoivent certains acteurs, en sus de leurs appolnlemenls, chaque fois qu’ils paraissent en public. Feux de Bengale, sorte d'artifice qui brûle sans
bruit, et qui donne une lumière très vive. Pot il feu, vase rempli de matières combustibles et que l'on allume dans les fêtes publique.s. Prov. : Il n’y a pas de fumée sans feu, un effet a toujours une cause.
Potàieu : 1. Fixe; 2. Pour retraite aux flambeaux ; 3. Pièce d’artifice.
FEU
FEU
La feuille dans la décoration : t, D’ornement (égyptien); 2. D’acanthe épineuse (grecque); 3. D’acantlie molle (romaine); 4. De chardon (gothique); 5. De vigne vierge (gothique); 6. De lierre; 7. De vigne ; 8. De marronnier (moderne) ; 9. De persil (xvm" s.) ; 10. D’olivier (moderne) ;