‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 820 sur 1225 · De chêne; 12. De laurier · texte numérisé non relu

De chêne; 12. De laurier

un bruit, quelque fondement. Allus. hist. : Feu sacré, v. vestale.

— En-cycl. Hist. relig. Le feu. par sa pureté et son activité, était regardé chez les Anciens comme le plus noble des éléments, celui qui se rapprochait le plus de la divinité, et comme une vive image de l'astre du Jour. Il tient une grande place dans les anciennes religions de l'Inde, sous le nom d’Agni (d'où i;/nis). La mythologie grecque faisait du feu une conquête de l'homme sur les dieux, oeuvre de Proraéthée ; et son culte suivit de près celui du soleil. Le feu ne devait jamais s'éteindre sur l’autel du foyer familial. Les Romains, à Limitation des. Grecs, adoptèrent ce culte, et Numa fonda un college de vestales (prêtresses de Vesta), chargées d'entretenir le feu sacré. Celui-ci se conservait non seulement dans les temples, mais encore à la porto de chaque maison particulière, d'où vient le nom de vestibule {stabulum Vestæ, demeure de Vesta).

Le feu joue un rôle important dans la religion de Zoroaslre. Il est encore une des principales divinités des Tatars, qui ne manquent pas, avant de boire, de se tourner du côté du midi, vers lequel s’ouvre la porte de leurs cabanes. Cette religion subsiste aussi chez plusieurs peuples de l'Amérique. Ils ne commencent jamais leurs repas qu’ils n aient jeté dans le feu, en manière d’offrande, le premier morceau. Tous les soirs, ils allument des feux et forment à l'entour des danses accompagnées de chants.

— Géol. Feu central. L’hypothèse du feu central est fondée sur l’existence des volcans et sur l’accroissement de la température du sol à mesure que l’on s'enfonce plus profondément sous la terre. Celle-ci ne serait que la croûte solidifiée, et très peu épaisse, d'ailleurs, de ce noyau en fusion, dont la densité et la composition paraissent très voisines de celles du fer.

— .Mécan. La conduite du feu dans une machine à vapeur a une très grande importance pour le chauffeur ; il doit en effet obtenir une pression constante avec une dépense très réduite de combustible ; il doit en somme connaître à fond la conduite des feux. Cette conduite consiste, après Vallumaije, à avoir une couche de charbon bien régulière dans le foyer ; le charbon étant cassé en menus morceaux, l'épaisseur de cette couche ne doit pas dépasser 15 centimètres ; sa surface doH être uniformément enflammée et brillante, ce qui s'obtiendra avec un bon tirage, avec des grilles non encrassées, qui laissent bien passer l'air. Les feux sont bien conduits, quand la fumée sort claire et sans flammes. Le chauffeur doit donc rinnarder et nettoyer la grille et le foyer avec grand soin. Si ,1a chaudière ne doit plus servir temporairement, on éteint le feu, et on le jette bas ; quand, au contraire, la chaudière doit fonctionner de nouveau à bref délai, on couvre les feux de cendres ou on les retire sur Lavant des grilles, sauf à les remettre en place en cas de besoin.

— 3Iar. On désigne sous le nom de feux les appareils lumineux disposés pour assurer la sécurité de la navigation, sur les côtes, à l’entrée des ports, à l’extrémité des jetées, etc. Les plus importants de ces feux se nomment phares (v. ce mot).

Certains sont installés sur de solides pontons en métal, dits bateaux - [e-ux .

Les cartes marines représentent graphiquement les feux fixes et fiottanls d'après des conventions établies.

Pour prévenir les abordages , chaque navire ou bateau en mer doit porter certains feux, blancs ou colorés, destinés à repérer sa position et indiquer sa route.

Un voilier en marche porte un feu vert à à vapeur ; A, feu blanc ; D, feu tribord, un feu rouge rouge; C, feu vert,

à bâbord. Un vapeur

en marche, outre les deux feux ci dessus, porte un feu blanc brillant, placé sur le mât de misaine ou en avant de ce mât, à six mètres au-dessus du platbord. Au mouillage, le navire porte un feu blanc à l’avant. S'il dépasse 45“, 72 de longueur, U porte en outre un feu blanc à l'arrière, mais placé plus * bas que le premier, etc.

Feu (terre de). Géogr. V. Terre de Fed.

Feu [le), roman de G. d’Annunzio '1900), où, sous le couvert d’une intrigue romanesque, dont le personnage principal est une tragédienne, la Foscarina, passent des confidences autobiographiques , des théories d’art et de belles descriptions de Venise.

feu, e adj. (lat. Mp. fatutus; de fatum, destin). Défunt depuis peu. (Feu s’accorde lorsqu’il est placé après l’article ; la feue reine, les feus rois. Il est invariable placé avant l’article ou un déterminatif quelconque, ou devant un nom propre : feu la reine, feu Marie Stuart.)

Feuardent [dan] (François), prédicateur et controversiste de l’ordre des Cordeliers, né à Coutances'tvers 1539-1610). Il se signala par ses violences de langage contre Henri III et contre Henri IV, pendant la Ligue.

FeucHere (Jean-Jacques), statuaire français, né et m. à Paris (1807-1852) ; auteur de la Nymphe à la coquille, Judith à la prière, etc., et d’exquises compositions d art industriel.

Feuehères (Sophie Daw ou Dawes, baronne de), inti'igante, née dans l’île de Wight, m. à Londres (1793-1840). Elle fut mêlée à la vie et peut-être à la mort du dernier prince de Condé.

feudatairo 'tè-re] n. (du bas lat. feudum, fief). Possesseur d’un fief, vassal qui doit foi et hommage au suzerain : les ducs de Bourgogne étaient les plus puissants feudataires du roi de France.

feudiste [dis- te] n. m. (même étymol. qu'à l'art, précéd.). Homme versé dans létude du droit féodal.

Feuerbach (Anselme Ritter de', criminaliste allemand, né près d'Iéna, m. à Francfort-siu'-le-Mein

(1775-1833). Il rédigea dans son pays un code civil imité du code Napoléon.

Fe uerbach

(Louis-Andréas),phi- ; losophe allemand, né ! à Landshut. m. à Rej chenberg (1804-1872), qui évolua du panthéisme mystique à l'athéisme.

Feuerbach ( Anselme ) , peintre allemand, né à Spire, m. à Venise (1829- .1880). Elève dé Couture, puis des Vénitiens, il a produit des œuvres d’une inspiration nobleet émouvante ; Baftz à 'la fontaine, Dante à Bavenne, Iphigénie.

Feuerthàlen,

comm. do Suisse (cant. de Zurich), sur le Rhin, vis-à-vis de Schaffhouse ; 1.560 h.

Ateliere mécaniques.

Feugère( Léon-

Jacques), érudit et critique français, né à Villeneuve - sur - Yonne, m. à Paris (1810-1858); auteur d'études sur Etienne La Boétie, de Caractères et portraits littéraires du xvie siècle, etc.

Feuillade

(de La). Biogr.Y. La Feuillade.

feuillage [feu.

Il mil.] n. m. Toutes les feuilles d'un arbre ; le feuillage du cyprès s'élève en pyramide. 1 Branches coupées, charg'ées de feuilles. Imitation du I feuillage en peinture, en sculpture, en tapisserie, etc.

feuillagé, e [feu, il mil.] adj. Garni de feuillage.

feuillagiste [feu, U mil., a-jis-te] n. Personne qui fait le feuillage dans les fieurs artificielles.

feuillaison [feu. Il mil,, è-zon] n. f. Phénomène par lequel un végétal se couvre de nouvelles feuilles. Epoque à laquelle a lieu ce phénomène.

— Encycl. C’est l'accroissement de la chaleur qui détermine la feuillaison. Suivant que le printemps est plus ou moins précoce, l'atmosphère plus ou moins humide, l’époque en est avancée ou retardée. Elle n'est d'ailleurs point uniforme pour tous les végétaux, et l'on observe à cet égard d'énormes différences. Un fait, cependant, qui est commun à presque toutes les espèces végétales, c’est que les bourgeons supérieurs de chaque branche se développent les premiers.

feuillaiit [feü. Il mil., an], feuillante ou 1 f6Uillaxitill6 n. Nom des religieux, religieuses de l’ordre de Cîteaux réformés en 1377 par Jean de La Barrière, abbé du monastère de Feuillant (près de Toulouse). N. f. Pâtisserie feuilletée.

— Encycl. Les feuillants furent constitués par Sixte- Quint en ordre indépendant ( 1588 ). Ils portaient une robe blanche avec un capuchon, sans scapulaire. En 1587, Henri III les établit à Paris, rue Saint-Honoré. D’abord installées à Montesquiou (1388), puis à Toulouse (1599), les feuillantines furent établies par Anne d’Autriche dans le faubourg Saint-Jacques en 1622. Elles portaient une robe de laine blanche et un voile noir.

feuillants, nom donné en 1792 aux modérés ou constitutionnels, dont le club siégeait dans l’ancien couvent des feuillants, près des Tuileries. Attaqué ; devant l’Assemblée législative, dès février 1792, il ' disparut après le lü-Aoùt. Mirabeau, La Fayette, André Chénier, Prudhomme en firent partie.

feuillantisme [feu, il mil., an-tis-me] n. m. Doctrine des membres du club des feu. liants.

feuillard. [feu, il mil., ar] n. m. Branche d’arbre, garnie de ses feuilles, que l'on fait sécher pour servir de nourriture aux bestiaux pendant l'hiver. Branches de saule ou de châtaignier, qui, fei.dues en deux, servent à faire dos cercles de tonneaux. Adjectiv. Fer feuillard, bande de fer large et plate, servant à différents usages.

feuille feu. Il mil., e] n. f. (lat. folium). Partie terminale des végétaux, mince et plate, ordinairement verte : arbres à feuilles persistantes. Feuille morte, feuille qui se détache de l'arbre à l’automne. Tomber en feuille morte, se dit d'un avion qui, atteint dans ses œuvres vives, tombe en tournoyant sur lui-inéme. Par ext. Pétale : des feuilles de rose. Fig. Se dit de diverses choses larges, plates et plus ou moins minces : feuille d'or, de carton, etc. Morceau de papier d’une certaine grandeur. Feuille volante, feuille détachée d'un livre ou d'un cahier. Ecrit qui est imprimé sur une feuille détachée. Journal : cette feuille a cessé de paraître. Sculpture ui sert d'ornement au chapiteau corinthien : feuille 'acanthe. Chacune des années de croissance du bois depuis la dernière coupe. Feuille de route, papier indiquant les différentes étapes d'une troupe ou d un militaire en voyage. Trembler comyne ta feuille, avoir grand’pcur. Pop. Voir la feuille à l'envers, se livrer dans les bois aux plaisirs amoureux. Tecl.n.

Gros et solides couteaux que les bouchers, les charcutiers emploient pour trancher les pièces de viande.

— Encycl. La feuille est un appendice de la tige (et parfois de la racine), de couleur ordinairement verte, de forme aplatie, ayant une symétrie bilatérale et une croissance limitée. La sève brute, apportée par le bois des nervures, y est transformée en

Feuilles de bouchers et de charcutiers.

sève élaborée, que reprend le liber pour la distribuer à tout le corps de la plante.

La feuille s'insère en un point de la tige appelée nœud. Suivant le mode de répartition, les feuilles sont dites solitaires, éparses ou alternes, quand un nœud en porte une seule; opposées, quand il y en a deux pour chaque nœud; verticillées, quand il y en a plus de deux.

La partie essentielle de la feuille est le limbe, qui est plat et est souvent attaché à la tige par le pétiole (vulgairement queue) ; la base peut se dilater en une gaine, qui enveloppe plus ou moins la tige (graminées).

Le contour du limbe peut être uni (feuilles entières), porter des dents (feuilles dentées), des lobes (feuilles lobées). Si les échancrures divisent le limbe en folioles, on a des feuilles composées.

La partie résistante du limbe est la nervure. Le tissu cellulaire, qui se trouve entre les nervures, et qui constitue le liynbe ou parenchyme, est criblé d'une infinité de trous microscopiques (stomates). [Pour la forme des feuilles et leur disposition sur la tige, V. la planche plante.] La durée de la feuille est ordinairement limitée (feuilles caduques) ; si, au contraire, la feuille dure plusieurs étés, elle est dite persistante.

La feuille est, normalement, le siège d’une respiration et d'une transpiration fort actives ; elle joue dans la vie de la plante le rôle des poumons chez les mammifères ; mais elle peut également être appelée à d'autres fonctions : défense (épines), protection (écailles des bourgeons) , réserve nourricière (écailles des bulbes), fixation (vrilles), capture des proies (feuilles de la dionée, ascidies des népenthes), enfin formation des corpuscules reproducteurs (feuilles des cryptogames vasculaires, etc.).

— B.-Àrts. L’architecture emploie les feuilles comme ornement dans les chapiteaux, dans les entablements, dans les moulures des piédestaux et dans une multitude de parties de monuments. La feuille de vigne, employée par la sculpture pour cacher les nudités, est une invention de la statuaire moderne ; elle date du xviii» siècle. Deppis la Révolution, elle a été supprimée ou rétablie tour à tour.

Feuilles d’automne (les), magnifique recueil de poésies, par 'V. Hugo. Ces pièces se distinguent entre les autres œuvres du poète par leur charme mélancolique et pénétrant. Citons, parmi les plus connues : Ce siècle avait deux ans...., Pour les pauvres, la Prière pour tous. Lorsque Venfant paraît, etc. (1831).

Feuilles de gazon (les), recueil de vers du poète américain 'Walt Whitman, célébrant en vers irréguliers l’épanouissement de l'individu moderne (1835).

feuillé, e [il mil.] adj. Garni de feuilles : rayyieau feuillé. N. m. Peint. Manière dont les feuilles d'arbres sont représentées ; le feuillé est uti objet iyyiportant dans Tart du paysagiste.

leuille-de-myrte n. f. instrument de chirurgie pour nettoyer le bord des plaies. PI. des feuüles-de-yyryrte.

Feux réglementaires d’un navire

Feuillant. Feuillantine.

FEU

FEU

DISPOSITION DES FEUILLES ^euiMe.ensirorme

Schéma

d'une

feuille

Dispositions et formes i>es feuilles. V. fleur, fruit, plante.

feuille-de-sauge n. f. Sorte de bistouri. Cou- ■teau cintré de maréchal ferrant. Lime oblonge de serrurier, coupant sur ses deux côtés. Une des pièces de la serrure.

PI. des feuilles-de -sauge.

feuillèe

[U mil., é] n. f. Feuillage d'un ou de plusieurs arbres ; danser sous la feuillèe. Abri formé de branches garnies de feuilles. Récolte des feuilles des arbres, il/ih'f. Tranchée ou fosse destinée à servir temporairement de latrines aux troupes en campagne.

Feuillèe (La), comm. du Finistère, arr. et k St kil. de Châteaulin, près du mont Saint-Micheld’Arrée; 1.860 h. Ch. de f. Plomb.

Feuilles-de-sauge de se:

de chirurgien et

FeuiUée {Jeu de la). V. jeu.

feuille-morte adj. invar. Qui tire sur la couleur des feuilles mortes, sur le jaune pâle : des étoffes feuille-morte. N. m. couleur feuille-morte ; le feu7 Ile-morte.

feuiller [feu, il mil., é] v. n. Pousser des feuilles. V. a. Peint. Imiter, représenter le feuillage. Techn. Feuiller une planche, y pratiquer une feuillure. Feuiller le fourneau « charbon de bois, le couvrir d’une couche de feuilles vertes.

feuilleret [feu, il mil., e-rë] n. m. Sorte de rabot de menuisier, d’ébéniste ou de parqueteur.

Feuillerets : 1, 2. De parqueteur ; 3. Ordinaire ; 4. D’ébéüiste, à jonc mobiie.

servant à pousser des feuillures de portes, de fenêtres. de meubles, etc.

feuillet [feu, Il mil., è] n. m. Partie d'une feuille de papier pliée une ou plusieurs fois sur ellemême : tourner les feuillets enluminés d'un missel. Planche mince pour les panneaux de menuiserie. Chacune des membranes qui forment l'écorce d'un arbre. Troisième poche de l'estomac des ruminants.

(V. estomac.) Couches de cellules constituant l'embryon des animaux : feuillets embi’yonnaires. Gèol. Chacune des subdivisions d'une couche de terrain. Rouleau de laine préparée pour être filée. Scie tournante des tonneliers. Scie à deux lames minces pour former les dentsdes peignes.

Feuillet ’/’eu. il mil., è]

(Octave ) , romancier français. né à Sainl-Lô, m, à Paris (1821-1890). Ses romans, d’une conception un peu factice : le Roman d'un jeune homme 'pauvre., Monsieur de L'amors, Jul>a de Trécœitr, La Belle au bois dormants etc., de même que ses comédies et proverbes :

le Pour et le contre, Dalila, la Partie de dames, valent par la finesse de robsei*vation, la grâce de l’esprit et du langage ; mais, plus d'une fois, sous l’exquise urbanité et la tenue impeccable de. ses personnages paraît le réalisme des situations.

Feuillet de Conciles (Péiix-Sébastien),historien français, n. et m. à Paris (1798-1887). Il a publié la correspondance de FjOuîs XVI. de Marie- Antoinette, de Madame Elisabeth, etc., au début de la Révolution.

feuilletage [feu, ll mil.] n, m. Action de feuilleter de la pâte : le feuiLletcuje est difficile. Pâte feuilletée : aimer le feuilletaije. Manière de la faire.

— Encycl. Pâtiss. Placer en tas sur une table 375 grammes de farine, verser au milieu des jaunes d’œufs, un verre d'eau, un petit morceau de beurre et 5 gr. de sel. Malaxer le tout afin d’avoir une pâte ni trop dure ni trop molle. Etaler {abaisser) au rouleau. Sur la moitié de la couche de pâte ainsi obtenue, on étend une couche uniforme de beurre. Replier la partie non beurrée sur l'autre; passer au rouleau; replier en trois, rouler, replier encore jusqu’à six fois de suite. Cuira le feuilletage au four sur une plaque beurrée.

feuilleté, e [feu, ll mil.] adj. (de feuilleter). GéoL Roche feuilleiée,voc\\Ci qui se divise par lames.

feuilleter feu, il mil., c-té] v. a. fPrend deux t devant une syllabe muette : je feuillette). Tourner les feuillets : feuilleter un livre, et, par ext.. lire négligemment et à la hâte. Pétrir la pâte avec du beurre, à l’eau froide, de manière qu’elle se lève par feuilles très minces : feuilleter un <jâteau.

feuilletis [feu, ll mil., e-ti] n. m. Endroit où l'ardoise est tendre et facile à diviser. Angle d'un diamant ou d'une autre* pierre fine taillée.

feuilletiser [feu, ll mil., e-ti-zê' v. a. Faire un feuilletis (dans une pierx’e précieuse;.

fm

Octave Feuillet.

feuilleton [feu. Il mil.] n. m. Article de littérature, de science, etc., inséré au bas d’un journal : feuilleton dramatique. Fragment de roman qui paraît chaque jour au bas d’un journal : lire son feuilleton. Impr. Petit cahier in-12, formant le tiers de la feuille imprimée.

— Encycl. C'est sous le Consulat et avec l'abbé Geoffroy que naquit le feuilleton. Jusque-là, les notices littéraires étaient insérées dans le corps du journal. En installant sa critique dramatique au <1 rez-de-chaussée » du Journal des Débats, Geoffroy attira par cette nouveauté l’attention des lecteurs. Tous les journaux voulurent alors avoir le leur, et la vogue du feuilleton devint telle, que le journal semblait vide le jour où il manquait ; on combla le vide par le roman-feuilleton, rendu illustre par la verve ou l'invention dramalique d’Eugène Sue, d'Alexandre Dumas, et de leurs successeurs : Ponson du Terrail, Xavier de Montépin, Emile Richebourg, Paul Saunière, Jules Mary, etc. Le roman-feuilleton, qui amuse et retient le lecteur, joue un grand rôle siir- •tout dans la presse populaire. Le succès du cinématographe a conduit les feuilletonistes à une adaptation nouvelle du roman-feuilleton, le feuilleton-cinéma, divisé en épisodes dont les scènes sont projetées sur l’écran au fur et à mesure de leur publication dans le journal. (Les mystères de New- York furent le premier feuilleton-cinéma paru en France, en 1915.)

feuilletoniser [feu, ll mil., zé] v. n. Fam. Composer des feuilletons pour les journaux.

feuilletoniste [feu, il mil., nis-Iel n. Auteur de feuilletons, de romans-feuilletons : Eugène Sue fut un remarquable feuilletoniste.

feuillette [feu, il mll.. è-te] n. f. Tonneau, qui vaut généralement la moitié de la pièce, et dont la contenance varie, suivant les pays, de 114à 136 litres.

feuillette [feu, ll mil., è-te] n. f. Petite feuille d'arbre. Nom de parcelles des feuilles de cotonnier qu'on sépare par les battages de la partie textile.

feuillettement [feu, ll mll„ è-te-man] n. m. Action de feuilleter un livre.

Feuillie (Lai, comm. de la Seine-Inférieure, arr. et à 38 kil. de Neufchâtel, non loin de l'Andelle ; 1.200 h. Fer.

feuillir [feu, ll mil.] v. n. Se couvrir de feuilles : arbres qui feuiliissent tard.

feuilliste [feu, il mil., is-le] n. Syn. de poi.liclt.aire. (Peu us.) Artiste ou artisan qui peint les feuilles d’éventails.

feuillu, e [feu, ll mil.] adj. Qui a beaucoup de feuilles, touffu : le frêne est très feuillu. Arbres feuillus, arbres qui ont des feuilles à limbe développé, caduques, par 0]>position aux arbres résineux, dont les feuilles sont on aiguille. e1 persistantes. N. m. Ce qui est garni de feuille.s. dans un tableau. Ensemble des arbres, des bois qui sont feuillus.

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