‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 821 sur 1225 · FEZ · texte numérisé non relu

FEZ

FEU

feuillure feu, U mll.j n. f. Entaille pratiquée longitudinalement dans une porte , une fené tre, etc., pour recevoir une saillie qui doit s'y loger.

feuquière {ki] Feuillure,

n. f. Sorte d’étrier

de bois, placé à la selle des bêtes de lomme.

Feuquières [kî\ (Isaac-Manassès DU Pas, marquis de . général et diplomate français, né à Saumur, blessé mortellement devant Thionville (1590-1640); — Son fils IsAAC, officier et diplomate, fut ambassadeur en Allemagne, en Suède et en Espagne (1618-1688); — Antoine, fils du précédent, né à Paris, général français. auteur de Mémoires sur la yuerre, très estimés (1648-1711).

Feuquières-en-'Vimeu, comm. de la Somme, arr. et à 15 kil. d'Abbeville ; 1.860 h. Ch. de f. N.

feurre [feit-re], foerre ou foarre n. m. (goth. fodr). Paille de blé, surtout celle qui sert à empailler. (Vx.)

FeurS {feur\ ch. de c. de la Loire, ane. capit. du Forez, arr. et à 23 kil. de Montbrison, sur la Loire ; 3.980 h. [Foréziens). Ch. de f. P.-L.-M. 'Volailles. Source minérale. — Le cant. a 18 comm., et 20.140 h.

Feusisberg, comm. de Suisse (cant. de Schwyz) ; 1.280 h. Agriculture.

feutier [ti-é] n. m. Celui qui, dans une vaste habitation, est chargé du chauffage.

feutrable adj. Qui peut être feutré ; laine feutrable.

feutrage n. m. Action de feutrer des poils, de la laine.

— Encycl. Techn. Le feutrage s'exécute au moyen de rouleaux, dont les uns sont doués d’un mouvement de rotation continu, les autres d'un mouvement rectiligne et alternatif. De cette manière, l’étoffe qui subit le feutrage est soumise à deux pressions simultanées : l'une longitudinale, l’autre transversale. En même temps, elle subit Faction d'une chaleur humide. Le feutrage des chapeaux est inégal, en ce sens que les bords sont plus épais que le fond. On obtient ce résultat en repliant à plusieurs reprises les bords de la forme et en les soumettant chaque fois à Faction des rouleaux, qui, alors, les feutrent plus épais.

feutrant [tran], e adj. Qui peut opérer le feutrage : la laine a des propriétés feutrantes.

feutre n. m. (orig. germ.). Etoffe de laine ou de poils foulés et agglutinés. Chapeau fait de feutre. Bourre qu'emploient les selliers pour rembourrer les selles. Morceau de drap sur lequel on étend le papier sortant de la forme.

— Encycl. Techn. Le feutre est fait de poil ou de laine d’animal ; le plus estimé se fabrique avec le poil de castor. Les poils de lièvre ou de lapin donnent des feutres de moins bonne qualité ; quant aux laines d’agneau et aux poils de chameau, le feutre obtenu avec ces matières est de qualité inférieure.

Le feutre sert principalement à la fabrication des chapeaux d'homme et de femme ; on l’emploie pour l'obtention de chaussures, de filtres, de bourres pour les fusils de chasse. Le drap-feutre dont on garnit l'intérieur des voitures, et dont on fait également des tapis, est obtenu par un feutrage énergique de la laine en nappes et un foulage prolongé du tissu achevé.

feutréj e adj. Fait de feutre, ou travaillé comme du feutre : étoffe feutrée. Garni de feutre ; cloison feutrée. Fig. Pas feutrés, pas silencieux comme si celui qui les fait avait des chaussures garnies de feutre.

feutrement [man\ n. m. Action ou manière de feutrer le poil ou la laine.

feutrer [tré] v. a. Agg:lomérer des poils, de la laine, etc., pour en constituer une étoffe appelée feutre. Garnir de feutre.

feutrier [tri-é], ère adj. et n. Qui fabrique le feutre.

Feutrier [tri-é\ (Jean-François-Hyacinthe), prélat français, né et m. à Paris (1785-1830) ; évêque de Beauvais, puis ministre des affaires ecclésiastiques sous la Restauration.

Feutry (Aimé-Ambroise-Joseph), poète français, né et m. à Lille (1720-1789). U se plait dans l'élégie funèbre , qu'il traite en un style pompeux et déclamatoire.

Fé^Val (PauMlenri- Corentin ) , romancier français, né à Rennes, m.à Paris (1817-1887). On lui doit de nombreux romans d'aventures et de cape et d'épée, ofi il se montre conteur habile, attrayant et plein d'imagination ; le Bossu, sou œuvre la plus célèbre, les Mystères de Londres. etc., dont le succès fut très vif. 'Vers la fin de sa vie, devenu fervent Paul Féval.

catholique, il retrancha

de ses livres tout ce que lui avaient dicté ses opinions de libi’e penseur. — Son fils Paul, né à Paris en 1860, a écrit des nouvelles, des romans {te Fils de Lagardère), et un drame ; Chantepie.

fè'Ve n. f. (lat. faba). Plante de la famille des légumineuses, à graine comestible ; la fève aime les terres un peu fortes et bien fumées. Fève des marais, la plus grosse des qualités de fève. Par extens. Nom donné à beaucoup de graines ayant à peu près la même foruic que la fève vraie : fève du Bengale, graine du myrobalam citrin ; feve de Calabar, graine d'une liane de la famille des légumineuses, qui contient un alcaloïde employé en thérapeutique oculaire pour rétrécir la pupille ; fève tonka. graine de Coumarouna, légumineuse arborescente de la Guyane, et qui contient de la coumarine, etc. Gâteau de la fève, gâteau que l'on mange le jour des Rois, et dans lequel on cache une fève. Roi de la fève, celui à qui échoit la fève cachée dans le gâteau. Tabac à la fève. tabac aromatisé avec la fèi'e tonka. Paov. ; Donner un pois pour une fève, donner peu pour obtenir

Février (mois de Neptune), composition d’Eugène Grasset.

davantage. Rendre fève pour pois, rendre largement la pareille.

— Encycl. La fève {vicia faba ou faba vulgaris) est une plante annuelle à tige carrée, haute de 1 mètre, à grandes fleurs blanches ou violettes. Les gousses contiennent deux à cinq graines volumineuses. Inconnueà l'état sauvage, la fève a été cultivée en Europe depuis les temps préhistoriques ; les Romains appré ciaient fort ses graines.

La plus grande partie des fèves consommées vient d'Egypte ; la culture de ce légume, qui aime surtout les terres fraîches, bien fumées et bien ameublies, réussit fort bien dans les marais de la Saintonge, de la Vendée et de l'Anjou.

fa-

Variété

An 10

Fève : a, fleur; b, graine.

âverole ou verole n. f.

de fève.

— Encycl. La féverole se distingue de la fève par une tige plus élevée, à ramifications plus abondantes, et des siliques moins volumineuses. La féverole d'hiver se sème à fin septembre, la féverole de printemps en mars. La récolte est opérée quand les cosses des siliques prennent une teinte noirâtre. Les graines de féverole sont très nutritives ; on les emploie dans l'alimentation de l'homme ; pour celle des animaux, on les associe généralement à l'avoine et aux graines de la vesce de printemps.

févier [vi-é\ n. m. Genre de légumineuses, comprenant des arbres épineux de FAméi’ique du Nord.

Les féviers {gleditschia) ont souvent leur tronc et leurs branches couverts de fortes épines ; leurs feuilles sont composées pennées ; leur gousse est plane et coriace; elle contient une pulpe sucrée, qui sert quelquefois à préparer une liqueur fermentée . On conn a î t 4 ou 5 espèces de féviers de l'Amérique du Nord, de l’Asie et de l’Afrique tropicale ; le plus commun est le févier à trois épines, haut de 20 mètres, originaire du Canada, et que l'on cultive comme ornemental.

févillée [ni. Il mil., é] n. f. Genre de cucurbitacées.

— Encycl.

Les févillécs [fevillea] sont des arbustes grimpants, dont le fruit est une grosse baie contenant des graines riches en huile.

On en connaît six à sept espèces, de l’Amérique tropicale. La févillée cordifoliée

fournit la « noix de serpent aux Antilles.

Févier : a, fleur.

Févillée : a, fleur ; b, fruit.

médicament célèbre

fèvre n. m. (du lat. faber, forgeron). Ouvrier qui travaille les métau.x. {'Vx.) Ouvrier chargé de l'entretien des chaudières d'évaporation dans une saline.

Fevret [nrè] (Charles), jurisconsulte français, né à Semur, m. à Dijon (1583-1661) ; auteur d'un Traité de t'nbus. oit il proclamait la prédominance du souverain séculier sur le pape.

fé'vrier [vri-é] n. m. (lat. februarius). Second mois de l'année, qui a vingt huit jours, et vingt-neuf dans les années bissextiles.

— Encycl. Agric. Les travaux agricoles de février, encore qu’Us soient bien souvent interrompus par le mauvais temps, n’en sont pas moins assez importants ; aux champs, on achève de préparer les terres qui vont être ensemencées ; on herse ies céréales d’hiver et l'on commence à semer les céréales de printemps, puis le pois gris, la féverole. le pavot, le tabac ; on met en place les racines porte-graines des betteraves, carottes, navets ; on taille, on laboure les vignes ; on taille également les arbres fruitiers de plein vent ; on nettoie les prés, et Fon procède à l'épandage des composts, phosphates, fumiers, etc. Au jardin, on achève les labours, on émonde, taille et échenillo les arbres ; on sème (en terre bien exposée) chicorée sauvage, salsifis, scorsonère, carotte hâtive, oignons, poii'eau, persil, cerfeuil, etc. ; on plante pommes de terre hâtives, choux ; on repique sous châssis les laitues. C’est encore en février que Fon commence à mettre en place les fleurs bisannuelles semées au printemps précédent, et que Fon sème sur couche et sous châssis les plantes annuelles qui fleuriront au printemps (achyranthe, asclépiade, aster vivace, balisier, bégonia, réséda, rose trémière, verveine, thlaspis, etc.). 'Vers la fin du mois, l’anémone, Fadonide, le pied d’alouette, la primevère, les griffes de renoncule peuvent être mis en pleine terre. <

Février 1848 {journées des êê, S3 et 34), nom donné à l'émeute parisienne qui amena la chute do Louis-Philippe et la proclamation de la seconde République. I,e règne de Louis-Philippe fut, par excellence, celui des conspirations républicaines. L’opposition, l'edoutable dès les premiers jours, fut grossie par les fautes des gouvernants, qui refusaient d'entrer dans la voie des réformes. Le ministère Guizot mit le comble à l’impopularité du régime, en rejetant les propositions relatives à l’extension du di-oit de suffrage. L opposition imagina, pour imposer cette réforme, la campagne des banquets. Un de ces banquets, organisé à Paris, dans le XII® arrondissement, pour le 22 février, fut interdit. La population se. soulève, des barricades se dressent, et la garde nationale prend parti pour le peuple. L’émeuie éclate le 23 : il y a quelques victimes. Le 24, Louis-Philippe abdique en faveur de son petit-fils, le comte de Paris, et part pour l’Angleterre. La République démocratique remplaçait la monarchie constitutionnelle, et le suffrage universel était proclamé.

Février (Victor), général français, né et m. à Grenoble (1823-1908). Se distingua à Solférino et pendant la guerre de 1870. Grand chancelier de laLégion d'honneur.

Feydeau [fè-dô ] (Ernest), écrivain français, né et m. à Paris (1821-1873). On lui doit, entre autres romans, une œuvre pénétrante,

Fanny, ainsi que des poésies et des pièces de théâtre. —

Son fils, Geop.ges, né et m. à Paris (1862 1921), vaudevilliste de (aient, adonné seul ou en collaboration ; Mnnsieurchasse, le Dindon, Champignol malgré lui, l' Hôtel du Libre-Echange, la Dame de chez Maxim, etc.

Feydeau {théâtre], anciennenfent théâtre de Monsieur, qui fut célèbre à Paris pendant la période révolutionnaire (1788-1829).

FeyeU (Jacques-Eugène), peintre français, né à Bey-sur-Seille, m. à Paris (1815-1908). Il excella dans la peinture de genre, et devint le peintre des pêcheurs de Cancale. — Son frère, FRANçois-NicoLAS-AuGUSTEFeyen- Perrin, né à Bey-sur-Seille, m. à Paris (1826-1888), est Fauteur de :

la Grève, la "Vanneuse, et de scènes de la vie des pêcheurs.

Feyzin, comm. de l’Isère, arr.

et à 17 kil. de Vienne, près du Rhône ; 1.330 h. Ch. de f. P.-L.-M.

Produits chimiques.

teZ[fèz]n. m.inv. (du n. de la ville de Fez). Calotte tronconique de laine rouge ou blanche, en usage dans tout le proche Orient et qui est devenue par ordonnance du sultan Mahmoud la coiffure obligatoire des Turcs.

Fez, Fès {fez'] ou FâS [fiîssl, une des deux capitales et ville sainte du Maroc, sur Foued Fâs, affluent du Sébou ; 109.000 h. {Fasis).

Fezensac, ane. pays de France, aux confins de l’Armagnac, auquel il fut réuni en 1140. Ch.-l. Vie- Fezensac.

Fezensaguet, ane. petit pays du Bas-Arma-

Georges Feydeau.

Fez.

LAR. UMV., 2 V. — T. I.

FIG

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