FIE
même sujet. Représenté en Allemagne en 178V et en France en 1792 ; il valut à l’auteur le litre de « citoyen français »,
fiestaux \fi~ès-î6] n. m. pl. Dégagement spontané de grisou dans une galerie.
fieux n. m. (lat. filius), Dialect. Fils,
enfânt : mon fieux.
Fiévée (Joseph), publiciste et littérateur français. né et m. à Paris (1767-1839). Il fut un moment directeur du «i Journal des Débats » ; auteur d un joli roman : la Dot de Suzette.
fièvre n. f. (lat. febris). Ensemble de divers symptômes morbides qui existent dans bea.ucoup de maladies, et dont le plus important est l'élévation de la température : la quinine est efficace contre la fièvre. Fièvre aphteuse, v. aphteuse. Fièvre bilieuse nématurique. maladie du foie, dans les pays chauds, caractérisée par la fréquence des hémorragies qui surviennent pendant son cours. Fièvre cérébrale, toute fièvre dans laquelle se produisent des troubles cérébraux, et, plus particulièrement, la ménmgite. Fièvre continue, fièvre dans laquelle la température du corps reste unitorraément élevée ; souvent syn. de FIÈVRE TYPHOÏDE. Fièvre de lait, élévation de température qui suit parfois l’accouchement et qui est due à une infection puerpérale légère et non à la montée du lait. Fièvre de Malte, dite encore fièvre méditen'anéenne, ondulante, maladie infectieuse à rechutes, observée dans le bassin de la Méd.iterranée et due au micrococcus Melitensis, qui serait transmis aux hommes par les chèvres. Fièvre de trois jours, maladie infectieuse à évolution brève, observée surtout dans les Balkans, et dont l'agent pathogène est transmis à l'homme par un phlébot.-me (on l’appelle encore ficvre à papatacci, fièvre de Volhynie) [v. Volh nie]. Fièvre des armées, des hôpitaux, syn. de typhus. Fièvre des foins, V. FOIN. Fièvres éruptives, nom générique des maladies fébriles s’accompagnant d'une éruption cutanée (scarlatine, rougeole, rubéole, variole, varicelle). Fièvre hectique, état de cachexie avec grandes variations de température. Fièvre herpétiques fièvre de peu de durée, qui s’accompagne d’herpès labial et buccal. Fièvre intermittente, marempiatique, palustre, paludéenne, à quinquina, tellurique, rémittente, syn. de paludisme. Fièvre jaune, fièvre épidémique caractérisée par la coloration jaune des téguments, V. JAUNE. Fièvre larvée, paludisme léger chez les enfants. Fièvre miliaire, la suette miliaire. Fièvre muqueuse, nom donné autrefois aux fièvres typhoïdes peu graves et souvent aux fièvres paratyphoïdes (y. ce mot) qui n’étaient pas encore individualisées. Fièvre ortiee, syn. de urticaire. Fièvre ourlienne, syn. de oKEiLLOtss. Fièvre pétéchiale, fièvre accompagnée de taches rougeâtres des téguments. Fièvre puerpérale, maladie infectieuse consécutive à l’accouchcment. Fièvre quarte, fièvre intermittente revenant tous les trois jours. Fièvre récurrente, V. typhus récurrent. Fièvre tachetée, maladie infectieuse observée dans les montagnes rocheuses et qui est transmise à l’homme par une tique. Fièvre iraumatique, fièvre causée par un traumatisme et attribuable soit au choc nerveux, soit à la résorption des tissus contus. Fièvre typhoïde, v. TYrrnupE. Fièvre urineuse, fièvre due à la rétention d'urine ou à son infiltration. Fièvre de trois jours, maladie observée dans le bassin de la Méditerranée, et propagée par la piqûre d'un diptère, le phlebotomus Papatasii. — Art vétér. Fièvre vitulaire, fièvre propre aux vaches, après la parturition, v. vitulaire. Fièvre charbonneuse, maladie épizootique analogue au charbon. Fièvre du Texas, v. piroplasmose. Fig. Se dit de toute agitation, de toute passion vive et désordonnée : fièvre politique; la fièvre de la vitesse. Fièvre de cheval, fièvre violente. Loc. prov. : Tomber de fièvre en chaud mal, tomber d’un mal dans un pire. Fièvre de renard, qui se guérit en mangeant une poule, appétit de convalescent. Ai, lus. littér. : Allez vous coucher, vous avez la fièvre, conseil ironique que l’on donne à Basile dans le Barbier de Séville (III, 11).
— Encycl. La fièvre ne consiste pas exclusivement dans l’élévation de la température normale moyenne. L'hyperthermie peut, en effet, exister seule, comme après les accès d'épilepsie, d’éclampsie. Cependant, si la température centrale du corps dépasse 380, c’est de la fièvre, et on note en même temps une accélération du pouls, une • diminution des sécrétions, et divers troubles nerveux L’élévation de température a comme maximum classique 42®. On a observé cependant 43°, 440 et même plus, mais la fièvre ne peut se maintenir plus de un ou deux jours à ces hauteurs sans aboutir à la mort.
On distingue dans l’évolution de la fièvre trois périodes : d' ascension, d'état et de défervescence.
En n'envisageant que les variations de température, on a classé les fièvres en : confmues, rémittentes et intermittentes.
Nous devons considérer la fièvre comme un agent utile dans la lutte de l'organisme contre la maladie ; cependant, comme l’hyperthermie prolongée amène la mort des tissus, on doit réagir contre elle.
On agit contre la fièvre par les antipyrétiques (quinine dans la malaria, salicylate dans le rhumatisme), ou les antithermiques (quinine, antipyrine,
Ehénacétine, etc.). Enfin, actuellement, on emploie eaucoup les bains froids et l’enveloppement dans un drap mouillé.
fiévreusement [ze-man] adv. D’une manière fiévreuse, agitée.
fiévreux, euse [ureii, eu-ze] adj. et n. Qui cause la fièvre : climat fiévreux. Sujet à la fièvre : tempérantent fiévreux. Fig. Ardent, tourmenté, agité : imagination fiévreuse. Qui a la fièvre : un fiévreux. fiévrotte tvro-te" n. f. Fam. Petite fièvre bénigne. Fife ou Fifeshire, comté maritime d'Ecosse ; «2.000 h. Ch.-l. Cupar-Fife.
üü n. m. Terme d'amitié, quand on parle aux enfants. Fam. Etre le fi.fi de quelqu'un, être son préféré.
flfllle [ii mli., e]n. f. Diminutif enfantin de fille. fifre n. m. ;de l'allem. pfeifer, joueur de fifre). Petite note en bois, d'un son aigu. Ceiui qui '
en joue. Fiire.
— Encycl. Le
fifre est originaire de Suisse et -fut employé pour la première fois dans l'armée française lors de l'ins¬
Figaro.
Armes de Figeac.
titution des légions par François l'L en 153i. Les fifres disparurent après la Restauration, pour faire place aux clairons. Ils exis ent encore dans l'armée anglaise et dans l'armée allemande comme accompagnement du tambour. Le fifre n'a pas de clefs : il est percé de six trous. Son échelle comprend deux octaves, ordinairement dans le ton de re. Comme demi-tons, on n'ulilise que ceux qui sont fournis par le do dièse, le sol dièse et le ré dièse. Le fifre n'est jamais utilisé dans l'orchestre classique ; c'est avant tout un instrument de plein air.
flfrelin OU fiferlin n. m. (de l’allem. pfifferling, petit champignon des bois). Chose sans valeur; moins que rien : cela ne vaut pas un fifrelin.
flfrer <fr -] v. n. Jouer du fifre. V. a. Jouer sur le fifre. Annoncer avec le fifre.
figale n. m Petit bateau à voiles et à l'ames de la mer des Indes, peuélevéau-dessus de l'eau.
Figari, comm. de Corse, arr.
et à 43 kit. de Sarlène, près de la baie de Fi^ari; 1.310 h.
figaro n. m. Barbier malicieux. Valet rusé (par allusion au personnage de Beaumarchais).
Figaro, personnage créé par Beaumarchais et qui joue un g^rand rôle dans sa trilogie ; le Barbier de Séville, le Mariaqe de Figaro, la Mère coupable. Dans le Barbier, Figaro est le valet d'Almaviva, spirituel, habile et intrigant; dans le Mariage, c’est le grand frondeur des abus de l'ancien l’égime et railleur impitoyable : dans la Mère coupable, il devient déclamatoire et sentimental.
Figaro (le), journal satirique, fondé en 1854 par IL de Villemessant ; devenu quotidien, politique et littéraire en 1860.
Figeac ch.-l. d'arr. (Lot), sur le Célé, affluent dr. du Lot ; ch. de. f. Orl., à 77 kil de Cahors ; 5.810 h. (Figeacois). Zinc. Commei-ce de prunes, bestiaux. Patrie de Champollion. — L’arr. a 8 cant.
116 comm. et 68.360 h. Le cant. Est a 12 comm. et 9.660 h.; le cant. Ouest,
10 comm. et 7.340 h.
flgemeilt [je-man] n. m.
Action par laquelle un liquide gras se fige. Etat de ce qui est figé.
figer [jé] V. a. (lat. pop.
fidicare. — Prend un e après le g devant a et o ■. il figea,
710US figeons.) Congeler, épaissir, condenser par le froid : le froid fige la graisse des viandes. Se figer v. pr. Se coaguler par l'action du froid. Fam. Avoir froid. Par exagér. Se dit du sang dont une émotion violente semble arrêter le cours : mon sang se fige. Ant. Fondre, liquéfier.
flgnard ou flgne n. m. Pop. Syn. de troüfi-
GNARD.
fignolage n. m. Action de fignoler, fignoler [Jé] v. n. (de fin). Pop.
quelque chose. V. a. Arranger avec un tieux : fignoler sa coiffure.
fignoleur, euse [eu-ze] n. Celui fignole, qui raffine.
figue [fi-ghe] n. f. (lat. ficus). Fruit du figuier. Par ext. Se dit de diverses sortes de fruits. Figue de Barbarie, fruit du cactus. Figue d'été, figue fleur ou première figue, figue qui ne mûrit pas à l’automne mais seulement l'été suivant, et donne alors une première récolte avant celle d'automne. Fig. Moitié figue, moitié raisin, moitié gai, moitié triste; moitié de gré, moitié de force ; moitié bien, moitié mal. Fam. Faire la figue à quelqu'un, se moquer ; faire un geste de raillerie a quelqu'un en montrant le bout du pouce enlre l'index et le doigt du milieu.
— Encycl. I a figue constitue un ai ment excellent. Il y en a de nombreuses variétés, réparties en deux groupes ; les figues blanches et les figues violettes. On peut les consommer fraîches, ou les faire sécher. En Algérie, on fabrique une eau-de-vie de figues sèches, dite araki.