V. DISTILLATION
fractionner [frak-si-o-nél v. a. (du lat. frangere, supin fractum, briser). Diviser par fractions.
fraeto-cumulus n. m. (du lat. fractus, brisé, et de cumulus). Nuage venteux.
fracturant [ran], e adj. Qui est de nature à fracturer.
fracture n. f. (lat. fx-actura). Rupture avec effort ; la fracture d'une porte. Solution de continuité qui en résulte ; les fractures de l'ecorce terrestre. Chir. Rupture violente d'un os ou d’un cartilage dur ; les fractures se traitent par l immobilisation des parties blessées. „ . ,
Encycl. Chir. On divise les fractures, d apres la
cause qui les produit, en fractures directes par violence extérieure ; indirectes par contre coup, et par contraction musculaire. On doit y ajouter les fractures spontanées. ' .
La Æaeture est complète ou incomplète, suivant que Tos est, ou non, complètement divisé en deux fragments au moins ; compliquée, quand son foyer communique avec l'extérieur (fracture à foyer ouvert). , , , ,
Les signes des fractures sont : la douleur vive au point de fracture par pression exercée sur ce point ou à Tune des extrémités de Tos fracturé, 1 impuissance du membre, le gonflement des parties molles, Tépanchement sanguin, la déformation ou la mobilité anormale du membre, etc.
L'examen radioscopique ou radiographique rend généralement le diagnostic plus facile et plus précis.
La réunion des os s'opère par un tissu de nouvelle formation, désigné sous le nom de cal.
Le traitement consiste à remettre les fragments dans leur position normale (réduction de la fracture) ; puis à placer le membre dans un appareil plâtré, et dans une position convenable. Dans les fractures de cuisse, le maintien en bonne position des fragments ne peut s’obtenir que par la inaction continue.
De plus en plus, on tend à diminuer la période d'immobilisation, et on recourt au massage pour hâter la consolidation.
— Art véiér. Les fractures chez les grands animaux sont en général un arrêt de mort ; car la valeur pécuniaire de la bête est souvent inférieure aux frais que nécessiterait un long traitement, et, d'autre part, il est à peu près impossible d'obtenir de l'animal Timmobilïté que réclame ce traitement ; enfin, après la guérison, l’animal aurait perdu la plus grande partie de sa valeur primitive.
° fracturer [rc*] v. a. (de fracture). Casser, briser, forcer ; fracturer un coffre-fort.
Fra Dia'VOlO {Frère Diable), de son vrai nom Michel Pezza, célèbre chef de brigands italiens. D'abord fabricant de bas, Q devint un des chefs bourboniens et lutta contre la domination des Français à Naples. Pris en 1806, il fut pendu, sur l’ordre.du colonel Hugo.
Fra Diavolo, opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe, musique d'Aulier (1830); livret amusant tiré de Thistoire du brigand Fra Diavolo; partition élégante, fertile en motifs charmants. Citons l'ouverture ; la jolie ronde : 'Voyez sur cette roche ; le terzetto : Allons, milord, allons dormir; la barcarolle : Agnès la jouvencelle-, le choeur : C'est aujourd'hui Pâques fleuries-, etc.
fragaria n. m. Nom scientifique du genre fraisier.
Fragerolle (Georges), poète et compositeur français, né à Paris, m. à Bécon-les-Bruyères (1855- 1920) ; auteur de scénarios et de partitions pour les théâtres d'ombres chinoises : la Marche à l'étoile, V Enfant prodigue, l'Aigle, etc.
fragiforme adj. (du lat. fragum. fraise, et de forme). Qui présente l'apparence d une fraise.
fragile adj. (lat. fragUis ; de frangere, briser). Aisé à rompre, sujet à se casser ; le verre est très fragile. Fig. Sujet à succomber ; nature fragile. Mal assuré : santé, fortune fragile. Ant. Solide, durable.
fragilement [man] adv. Avec fragilité.
fragilité n. f. (de fragile). Disposition à être brisé ; la fragilité du verre. Fig. Instabilité ; la fragilité des choses huxnaines. Facilité à succomber : la fx-agilité de l’homxne.
fragment Iman] n. m. (lat. fragmentum ; de fi'anxjere. briser). Morceau d un objet qui a été brisé, rompu : fragment de porcelaine. Ce qui reste d'un ouvrage ancien : il ne nous -reste que des fragments de l'xeuvx-e de Ménandre. Morceau extrait d'un livre, d'un discours. Fig. Partie d’une chose, par rapport au tout : eonnatire la vérité par fragments.
Fragment d’un journal intime, ouvrage posthume de Henri-Frédéric Amiel, publié en 1883 ; impressions, notées au jour le jour avec une pénétra-
Frac-.Auxvili" siècle et eu 1815.
FRÂ
tion aiguë, d’une âme incapable d'action et dévorée par l'excès danalyse.
fragmentable [man] adj. Susceptible de so réduire en fragments.
fragmentaire [man-fé-i-e] adj. Divisé par fragments, par lambeaux.
fragmentairement [man-fè-rc-man] adv.
Par fragments. Progressivement.
fragmentation [man-ta-si-on] n. f. Action de partager en fragments.
fragmenter [man-té] v. a. Partager en fragments ; fragmenter un Etat, une compagnie.
fragmenteux, euse [man-teû, eu-ze] adj.
Qui résulte d'une réunion de fragments.
fragmentiste [man-tis-te] n. m. Faxn. Auteur qui n’écrit que des fragments.
fragon n. m. Genre de liliacées, comprenant de petits arbrisseaux de France : le fragon épineux ou petit houx a des baies rouges comestibles.
ÿragonard [nar]
( Jean- Honoré J , peintre et graveur français , né â Grasse, m. à Paris (1732- 1806) ; auteur de peintures charmantes, souvent licencieuses, dans la manière galante du xviii“ siècle.
Principales œuvres : le Serxxient d'axnour, l’Heure du berger, le Verrou, la Chemise enlevée, la Leçon de musique, le Billet doux,
V Escarpolette, etc. Ses tableaux, où le blanc domine, J.-H. Fragonard. sont, dans leurs spirituelle
élégance, du plus solide métier. Son fils, Alexandre-Evariste, né à Grasse, m. à Paris (1780-1850), élève de David, fut sculpteur et peintre d'histoire.
fragrance n. f. (de fragrant). Odeur agréable, frayant [gran], eadj. {la.i. fragrans). Odorant, parfumé.
Fraguler [ghi-é] (abbé Claude-François), érudit français, né et m. à Paris (1666-1728) ; un des rédacteurs du Journal des savants.
frai [frè] n. m. (de frayer). Action de frayer. Temps où a lieu la ponte, chez les poissons et les batraciens ; la pèche est interdite pendant le frai. Ces œufs mêmes. Petits poissons pour peupler -.jeter du frai dans un étang.
frai [frè] n. m. (de frayer). Diminution du poids d’une monnaie, par suite du frottement et de l'usage.
fraîclie adj. et n. f. N. frais.
fraîcliement \frè-che-man] adv. Au frais : être logé fraîchement. Récemment ; tout fraîchement arrivé. Fam. Avec peu d’emprp ssement, de cordialité : être reçu fraîchement.
fraîclienr \frè] n. f. (de frais). Frais, agréable. Froid, froidure : la fraîcheur du soir. Maladie, douleur causée par un froid humide ; attx-aper une fraîcheur. Fig. Brillant, éclat agréable des Heurs, du teint : visage, tableau plein de fralcly.ur. 'Vivacité agréable de ce qui est encore à son début : la fraîcheur des impressions. Caractère de ce qui est simple, pur : la fraîcheur des sentiments. 'Vent très faible.
fraîcllir \frè] v. n. (de frais). Mar. Se dit du vent qui devient plus fort : la brise fraîchit. Devenir plus frais, en parlant de la température. V. inip.. il fraîchit.
fraie [frè] ou fraieson \frè-zon] n. f. Temps du frai des poissons.
frainte n. f. Techn. V. FREINTE.
Fraipont [frè-pon], comm. de Belgique (prov. gl, ârr. dô Lié§‘6), près d© lâ Vesdrô y 1.040 h. Fâ” brique d’armes ; tanneries ; zinc.
Fraipont (Gustave), peintre et graveur belge, né à Bruxelles en 1849. H a donné de belles Ltliqeraphies, des aquarelles, des pastels, etc., et publie des traités relatifs à Fart, Ulustrés par lui-meme.
frairie [frè-rt] n. f. (du bas lat. fratria, société). Partie de divertissement, de bçnne chère. Fête patronale de village. Fête populaire.
frais, fraîelie [frè, frè-che] adj. (de lano. haut aUem. frise). Légèrement froid : brise fraîche. Qui ne tient pas chaud : la toile est fraîche. Qui a de l’éclat, de la fraîcheur : teint frais. Qui n est pas fatigué, ou qui a recouvré ses forces : troupes fraîches, chevaux frais. Ironiq. Qui est dans un fâcheux état : si votre mère l'apprend, vous voila fraîche ! Se dit des choses sujettes à se sécher ou a se corrompre, et qui n’ont point encore souffert d’alteration : pain frais, poisson frais, oeufs frais, hig. Récent ; nouvelles de fraîche date. Argent frais, récemment reçu ou envoyé, Mar. Vent frais. Prise assez forte. Bon frais, bonne brise. Grand frais, forte brise. N. m. Froid agréable : prendre le frais. Ce qui est frais : demander du frais. Lieu Irais : mettre du vin au frais. Par plaisant., mettre au frais, en prison. Autref., fresque : peindre à fi-ais. N. f. Moment du jour où il fait frais ; sortir a la fraîche. A la fraîche ! cri par leqùel les marchands de coco, etc,, invitent les passants à se désaliercr. Faible vent de terre ou du large, qui souffle le matin ou le soir. Prairie bien arrosée. Adv. ; 6oire fx-ais. Récemment (varie par euphonie) ; fleur frauMe cueillie. De frais loo. adv., depuis peu '.peint de frais, rasé de frais. Ant. Blême, hâve. Défraîchi, fonce.
frais [frè] n. m. pl. (de Tano. haut allem. fridu, paix, dans le sens de amende). Dépense, dépens : faire de grands frais. Dépenses qu occasionne un procès : lès frais sont à la charge de la pai-tie qui succombe. Faux frais, petites dépenses imprévues. Frais de représentation, sommes supplémentaires allouées à certains fonetionnaires pour réceptions, etc. Les frais de la guerre, au fig., ce qu il y a d'onéreux, de pénible en quelque chose : tes gouvernants s'amusent et le contribuable paye les frais de ta guerre. Se mettre en frais, déiienser plus que de coutume. En être pour ses frais, dépenser, se donner du mal. sans retirer de profil. Faire ses frais, retirer d'une affaire, d'une entreprise, etc., juste ce qu elle avait coûté, sans bénéfice ni perte. Déployer ; se mettre en frais de coquetterie. A peu de
FRÂ
FRÂ
frais loc. adv., sans beaucoup de peine, sans dépenser beaucoup : briller, voyaijer à peu de frais.
— Enoyol. Dr. Frais de dernière maladie. On désigne ainsi les sommes dues aux médecins et pharmaciens à l’occasion de la maladie dont le débiteur est mort. Les frais de dernière maladie, qui sont une dette de communauté, sont privilégiés, et ce privilège s'exerce après ceux des frais de justice et des frais funéraires.
Frais funéraires. Ce sont les dépenses occasionnées par les formalités et cérémonies qui accompagnent l’inhumation ou la crémation d’une personne. Les frais funéraires sont privilégiés immédiatement après les frais de justice.
Frais de justice. Justice civile. Les frais de justice comprennent les droits perçus par le Trésor (timbre, enregistrement des actes de procédure, à l'exception des actes d'avoués) et les émoluments des officiers ministériels, lesquels sont établis d'après des tarifs déterminés par des décrets ou des lois. Indépendamment de ces émoluments, les avoués et huissiers ont l'usage de compter des honoraires. Les honoraires de l'avocat sont à la charge de son client, et ne font pas pai’tie des frais de justice. Le jugement indique par qui les frais doivent être payés. En principe, la partie qui succombe supporte les dépens. Les frais de justice sont l’objet d'un privilège.
Justice criminelle. Les frais sont à la charge du condamné; l’administration de l’enregistrement en fait l’avance, sauf le cas où la poursuite se fait par requête de parties civiles, celles-ci étant obligées de verser préalablement la somme présumée nécessaire. Qu’elles succombent ou non, les parties en sont personnellement tenues, sauf recours contre les personnes civilement responsables. V. taxe.
fraisage \frè-za-je] n. m. Action de fraiser.
Fraisans, comm. du Jura, arr. et à 23 kil. de Dôle, sur le Doubs; 2.380 h. Fonderies, forges.
fraise \fr'e-ze] n. f. (lat. fragum). Fruit du fraisier. Accident de la peau, nævus, qui imite une fraise. Arg. La tête.
— Enovcl. La fraise est un aliment rafraîchissant, laxatif, mais un peu difficile à digérer ; elle provoque souvent l’urticaire. La petite fraise des bois est moins indigeste que toute autre. Les fraises crues se mangent soit saupoudrées de sucre et arrosées de bon vin ou de champagne, de l’hum ou de kirsch, jus de citron, etc., soit encore mélangées à de la crème fraîche. On en fait aussi des gelées, des compotes, des sirops, des beignets, etc. \. fraisier.
fraise [frè-ze\ n. f. (bas lat.
frassa). Membrane qui enveloppe les intestins du veau, de l'agneau, etc. Collet plissé qui, par sa forme, avait quelque ressemblance avec la fraise de veau : la fraise s'est portée au xvie et au xviio siècle. Chair rouge et plissée, qui pend sous le bec des dindons. Partie de la tête du cerf, du daim, du chevreuil , située immédiatement au-dessus de la meule. Sorte de palissade presque horizontale, au sommet d’une escarpe. Nom donné aux pieux battus autour d’une pile de pont.
fraise [frè-zel n. f. Outil d’ acier en forme de cône renversé, et servant à évaser l’orifice d’un trou. Petite roue dentée, en acier, qui sert à couper les bois, les métaux. (On dit aussi frase.)
— Encycl. Techn. La fraise est un outil de forme conique ou cylindrique, et qui extérieurement est creusé de dents hélicoïdales. Cet outil se manœuvre à la main ou mécaniquement, et dans le mouvement de rotation qui lui est imprimé produit une
Fraise.
i raises ; A feuillures ; 2. A moulures ; 3. Pour toupies ;
4, 5. «A métaux.
empreinte dans laquelle viendra se loger ime saillie de même forme [vis à tète fraisée). Il existe deux sortes de fraises ; celles de forme et les fraises cylindriques. Avec les premières, on obtient un profil déterminé, la taille d’engrenages droits ou hélicoïdaux, etc. Ces fraises ont le profil de l’objet à exécuter ; elles sont simples ou combinées avec d’autres ; leur axe est inamovible [machine à tailler les engrenages), ou amovible [machine à tailler les bois de fusil). Dans ce dernier cas, l'axe se déplace sous l’action d’un gabarit type, modèle del’objetàreproduire.
Les fraises cylindriques sont taillées sous forme d’hélices; l’inclinaison des dents et leur nombre ont une très grande importance. Pratiquement, on calcule le nombre des dents n à l’aide de la formule :
n = — g - h 7, dans laquelle d représente le dia¬
mètre de la fraise.
fraisement [frè-ze-man] ou fraisage [frètta-Je] n. m. Action de fraiser un trou.
fraiser [frè-zé] v. a. Plisser en fraise : fraiser des manchettes. Evaser l’orifice d'un trou dans lequel une vis ou un objet quelconque doit être inséré. Travailler, entailler le bois ou les métaux. Entourer de pieux ou pilotis une pUe de pont.
ÊraîSer [fré-zé] v, a. Rouler de la pâte sous la paume de la main pour la rendre lisse. (On dit aussi FRASER.) Humecter de la chaux, et en former des boules qu’on emploie dans la savonnerie.
fraiseraie [frè-ze-rè] n. f. Lieu planté de fraisieis. fraiserat [frè-ze-ra] a. m. Nom vulgaire du fraisier stérile.
fraisetto [frè-zè-te] n. f. Cost. Petite fraise. fraiS6VlS6 \frb-zext-ze\ n. f. Machine-outil à fraiser.
— Excycl. Techn. La fraiseuse remplace souvent la mortaiseuse et la raboteuse ; eUe est verticale ou
horizontale. En principe, elle consiste en un arbre vertical ou horizontal, doué d'un rapide mouvement
Fraisier ; a, huit.
Fraiseuse.
de rotation. L'objet à fraiser est fixé sur un plateau circulaire se mouvant circulairenient et transversalement.
fraisier \frè-zi-é\ n. m. Genre de rosacées, dont le fruit est la fraise : le fraisier se multiplie par marcottes.
— En'Oycl. Le fraisier est une plante à feuilles trifoliolées, à fleurs blanches, des régions tempérées ; lafraise est composée d’unréceptaclecharnu, surlequel sont insérés les fruits qui sont des akènes véritables. On connaît cinq à six espèces de fraisiers, dont la culture a tiré une infinité de variétés, que l’on classe généralement en deux groupes :
lespetites fraises, la plupart remontantes,etdont le type est la fraise des quatre saisons ou de tous les mois ; et les grosses fraises, dont il existe de très nombreuses variétés, parmi lesquelles il ( faut citer les fraises Hé- ' ricaii, de Thury, Docteur Morère, la France, Général Chanzy, Président Carnot, etc.
Les fraisiers se multiplient par semis et surtout par coulants ; une bonne plantation peut durer trois ans. Par le forçage, on peut les faire fructifier en toute saison. Les ennemis les plus redoutables des fraisiers sont la larve du h.anneton (ver blanc), les limaces, les fourmis, les blaniules, etc.
fraisière [frè-zi] ou fraiseraie [ce-rt] n. f. Terrain planté de fraisiers : des fraisiéres productives.
fraisiériste [frè-zi-é-ris-te'] n. m. Horticulteur qui se spécialise dans la culture du fraisier.
fraisil [frè-zi] n. m. (pour faisil-, du lat. fax, facis, torche). Produit de combustion incomplète, recueilli dans les boîtes à fumée.
fraisoir [frè-zoir\ n. m. Vilebrequin à fraiser, fraisse [frè-se] n. f. Nom vulgaire du hêtre. KraiSSe, comm. de la Loire, arr. et à 11 kil. de Saint-Etienne, non loin de l’Ondaine; 2.37(1 h. Ch. de f. P.-L.-M. Houille.
fraissine [fré-si-ne] n. f. Terrain planté de fraisses.
fraisure [frè-zu-re] n. f. Evasement pratiqué à l'oriflce d’un trou.
Fraize [frè-ze], ch.-l. de c. (Vosges), arr. et à 46 kil. de Saint-Dié, sur la Meurthe; 4.330 h. Ch. de f. E. — I,e cant. a 10 comm. et 19.360 h.
Fram, schooner qui servit à Nansen (1893-1897), â Sverdrup (1899) et à Amundsen (1910) dans leurs expéditions polaires, framtooesia iiféd. v. plan.
framboise [f ran-boi-ze] n. f. Fruit rouge ou blanc du framboisier. .Anat. Se dit de certains tissus mamelonnés comme des framboises.
— Encycl. La framboise, de saveur agréable, est un fruit adoucissant, rafraîchissant, de digestion facile. Crue, elle se mange ordinairement mélangée aux fraises ou aux groseilles. On en fait aussi de la gelée, de. la confiture, un ratafia et un vin estimés, mais surtout du sirop.
Lesframboisessontsouventenvahiesparunemouche dont la larve (ver des framboises) ronge leur intérieur.
framboisé [fran-boi-zé], e adj. Qui a le parfum de la framboise.
framboisement [fran-boi-ze-man] n. m.Etat de certains tissus disposés en saillies mamelonnées.
framboiser [franhoi-zé] V. a. Aromatiser avec du jus de framboise.
framboiseraie [franhoi-ze-rè] n. f. Lieu planté de framboisiers.
framboisier [franboi-zi-é] n. m. Genre de rosacées, comprenant des sous -arbrisseaux qui produisent les framboises.
— Encycl. Le framboisier est une espèce du genre ronce ; sa souche, souterraine et vivace, produit des tiges aériennes bisannuelles. Les fleurs sont blanches et réunies en grappes ; les fruits sont ordinairement rouges (belle de Fontenay, merveille des quatres saisons, cto.) ; mais il existe des variétés à fruits blancs (sucrée de Metz). On rencontre le framboisier dans toute l'Europe, principalement sui’ les sommets pien-eux et humides. Le fruit est alimentaire, les feuilles sont astringentes.
framboisièr© [fran-boi-zi-è-re] n. f. Terrain planté de framboisiers . ( On
dit aussi FRAM- BOISERAIE.)
fr amée
Framboisiei’.
Framée mérovlDgîeune.
Fnié] n. f. (lat. franiea). Sorte de javeline, qui fut l’arme favorite des anciens Francs.
Frameries [rf], v. de Belgique 'Hainaut, arr. de Mons) ; 12.000 h. Houillères ; corderie.
franc [fran] n. m. Nom de plusieurs anciennes monnaies françaises. Unité monétaire, dans le système décimal français. Pièce d’argent monnayée du poids de 5 grammes. (V. monnaies et mesures.) Au marc le franc, mode de répartition ou de payement fait à chacun en proportion de sa créance ou de ses intérêts dans une affaire.
— Encycl. Métrol. Le franc fut, à l’origine, l’équivalent de la livre (20 sols). Les premiers francs, qui étaient d'or fin, furent fabriqués d’abord, en 1360, sous le roi Jean, avec la devise Francorum rex, d’où le nom; on les nomma francs à cheval, parce que le roi y était représenté à cheval. Charles V fit battre des francs à pied. Henri III fit fabriquer des francs d'argent, Louis XIII y substitua des louis d'argent. Le franc cessa alors d'être une monnaie réelle, mais demeura monnaie de compte, comme synonyme de livre (tiers de Vécu, 20 sols tournois).
La Révolution, ayant établi un nouveau système monétaire, rendit l’existence au franc en donnant son nom à la pièce d’argent de 8 grammes au titre de 900 millièmes, qui valait sensiblement 1 livre tournois ; ce titre a été modifié plus tard. V. monnaies.
franc [fran], franche adj. (du lat. Francus, Franc, n. de peuple). Libre, affranchi ; le clergé était franc d'impôts; marchandise franche de tout droit; villes franches. Fig. Loyal, sincère : personne franche. Fait ou dit sans détours ; une réponse franche. Net, précis : une situation franche. 'Vrai (devant le nom) : franc libertin. Complet ; assigner à huit jours francs. Se dit d’un arbre fruitier provenant du semis des graines d'un arbre déjà amélioré par la culture. (Substantiv. : on greffe beaucoup plus sur franc que sur sauvageon.) Se dit d’une plante venue sur bouture, ou d’un individu représentant le type pur d’une espèce. Franc archer, v. archer. Franc comme for, comme l'osier, d’une franchise extrême. Avoir son franc parler, ne déguiser nullement sa pensée, avoir ou prendre le droit de parler en toute liberté. Avoir ses coudées franches, être libre d’agir à sa guise. Carte franche, carte qui ne peut plus être prise. Cheval franc du collier, cheval tirant de luimême. [Fig. Etre franc du collier, être toujours prêt à faire sans contrainte ce qu’exige le devoir). Lettres franches de port, letti'es pour le port desquelles il n’y a rien à payer. Terre franche, terre végétale qui n’est mêlée ni de sable ni de caillou. Arg. milit. C'est franc! on ne risque rien. Adv. Ouvertement, sans détour ; je vous parle franc. — L’adjectif ^ranc, dans franc de port, est invariable lorsqu’il précède le nom ; f envoie franc de port les lettres. Placé après le nom, il peut être variable : f envoie les lettres franches de port. Mais l’expression franc de port étant, en somme, une locution adverbiale, on peut l’employer toujours invariablement. Ant. Faux, hypocrite, sournois, dissimulé.
Francs [fran], peuple germain, qui habitait anciennement près du Rhin : Francs sahens, ripuaires. Un Franc, une Franque. Nom générique des Européens, dans les ports du Levant. Adj. Langue franque, langue composée de français, d’espagnol, d'italien, etc., usitée dans le Levant.
— Encycl. Les Francs étaient des peupladeagermaniques, divisées en tribus indépendantes (Bructères, Chérusques, Sicambres, Saliens etc.) ayant chacune son gouvernement, ses coutumes. Leur nom apparaît pour la première fois en 241. C’étaient des guerriers redouta blés; ils pratiquaient le culte d'Odin et pensaient que le courage, qui les enrichissait en ce monde, était seul capable de leur assurer après la mort le séjour du Walhalla { paradis ) . Ils éle vaient et rattachaient sur le sommet du front leurs cheveux d'un blond roux, qui formaient une espèce d’aigrette et retombaient par derrière en queue de cheval. Leur visage était rasé, à l’exception de deux longues moustaclies. Ils avaient pour arme l’épée, une hache appelée francisque, et une arme de trait qu’ils nommaient ftany. Après avoir vaincu plusieurs fois les Romains, ils devinrent leurs alliés ; mais, fatigués de cette alliance, ils la rompirent, envahirent la Gaule (447) et s’y établirent A la chute de l'empire d’Occident,ils étaient divisés en deux grandes tribus : les Francs saliens, établis en Flandre et dans le pays de Liège, et les Francs ripuaires, établis sur les bords du Rhin. Les premiers devaient faire la conquête de la Gaule et donner leur nom à notre pays. CV. Mérovingiens, Carolingiens, France.)
Francs [Histoire des), ouvrage de Grégoire de Tours, écrite dans une bonne langue latine du vi' siècle. C’est le monument capital de l’histoire mérovingienne.
Franc (Martin Le), poète français, né dans le comté d’Aumale vers 1410. m. en 1461 ; auteur de deux très longs poèmes : le Champion des dames, et l'Estrif (combat) de Fortune et de Vertu.
Français, e [sé, è-ze], habitant ou originaire de France : les Français. Adjectiv. : gloires françaises. N. m. La langue française : apprendre le français. Fam. Parler français, au flg., s'exprimer d’une façon claire, nette. Parler français comme une vache espagnole (corruption probable de : comme un Basque espagnol), parler très mal le français. Fam. Entendre le français, comprendre une menace, un avis. Le ou les Français, la Comédie-Française. Loc. adv. : En bon français, nettement, sans ménagement.A la française, conformément aux mœurs, aux habitudes des Français. Habit à la française, habit long, ouvert par devant à partir de la ceinture, et se terminant en arrière par deux longues basques. Prov. ; Le mot 1 impossible » n’est pas français, parole de Napoléon l'r, exprimant que rien n’est impossible aux Français. Allcs. hist. : Il n’y a qu’un Français do plus, mots prêtés au comte d’Artois. Lorsqu'il rentra
Guerrier franc.
FR A
FRA
en France en I81'i. quinze jours avant Louis X\ III, il prononça quelques paroles émues, mais insignifiantes. l'e l'ut vraisemblement le comte Beugnot qui envoya au •< Moniteur » la version officielle qui fit fortune : " U n'y a rien de changé en France ; il ny a gu'un Français déplus. «
lÎNCYCL. Dr. On nait Français ou on le devient,
soit par l'effet de la naturalisation, soit par
annexion. , „ . , j i
Français de naissance. Enfants nés de parents français en France ou à l'étranger. — Individus nés en I-’rance de parents inconnus ou de nationalité inconnue. — Enfants nés en France d'un père étranger né en France. — Enfants nés en France de parents étrangers et dont la mère est née en France (ils peuvent. par déclaration devant le juge de paix, décliner la qualité de français dans l'année qui suit leur majorité telle qu’elle est fixée par la loi française).
— Enfants nés en France de parents étrangers nés ti l'étranger, s'ils sont domiciliés en France a l'époque de leur majorité (mais ils ont le droit de répudiation'. ......
Naturalisation par le bienfait de la loi ou naturalisation de faveur. La naturalisation est acquise de plein droit : 1» au mineur, né en France ou a l’étranger, d'un étranger qui acquiert ou recouvre la nationalité française ; ‘i» à l'enlant né en France de parents étrangers nés à l'étranger et non domicilié en France à l’époque de sa majorité, à la seule condition de déclarer son intention au consul de sa résidence et de fixer son domicile en France dans l'année qui suit la déclaration ; 3“ à la femme et aux enfants nés à l'étranger d’un étranger, âgés de plus de 21 ans et de moins de 22 ans, lorsque celui-ci devient français par naturalisation j V» a l'étrano-ère qui épouse un Français ; B» à l’enfant d'étran'gers dont l'un a eu autrefois la nationalité française.
Naturalisation concédée par le gouvernement. La naturalisation peut être demandée par ; 1» les étrangers de 21 ans accomplis qui, après admission au slave demandée au garde des sceaux, ont été domiciliés en France pendant trois ans. (La durée du stage est réduite â un an pour les étrangers qui ont rendu à la France des services signalés) ; 2" les étrangers de 21 ans accomplis qui ont résidé en France pendant 10 ans sans interruption ; 3“ les mineurs ISSUS du mariage d’un étranger avec une Française et dont la mère, devenue veuve, demande sa réintégration ; t» la femme majeure et les enfants majeurs de l'étranger en instance de naturalisation ou de réintégration ; B» les descendants de Français ou de Françaises expatriés par la révocation de l’édit de Nantes. , *
.Annexion. Quand un territoire étranger est annexé à la France, les nationaux de ce territoire deviennent français, sauf les exceptions prévues par les traités, qui peuvent, par exemple, stipuler un droit d’option pendant un temps déterminé.
Perte de la nationalité française. On perd la qualité de français ; 1“ par l’acquisition volontaire de la qualité d’étranger ; 2» par la répudiation de la qualité de français dans les cas où la loi l’autorise ;
3" par le fait de conserver des fonctions publiques conférées par un gouvernement étranger, malgré l’ordre de les résigner, donné par le gouvernement français î par le fait d avoir pris du service militaire à l’étranger sans y avoir été autorisé par le gouvernement français : B» dans le cas du mariage d'une Française avec un étranger, la femme suit la nationalité de son mari. , . , «
Retrait de naturalisation- Pendant la Orande Guerre, une loi du 7 avril 1913 autorisa le gouvernement à retirer la naturalisation aux sujets ouanciens sujets do puissances en état d’hostiiité avec la France. .
— Linguist. La langue française est le latin luimême, modifié par une évolution d'une vingtaine de siècles. Le latin populaire (assez différent du latin classiquel, transporté en Gaule par les légionnaires romains (surtout par ceux de César, 58-31 av. J.-C.), puis par les fonctionnaires et les colons, avait complètement triomphé, au iv® siècle apr. J.-C., de la lanvue gauloise, de laquelle il ne conserva qu'un petft nombre de mots. Au cours des iv® et v« siècles, cette langue fut notablement modifiée par l'apport d’un certain nombre de mots germaniques, particulièrement empruntés aux Francs Saliens et consistant surtout en termes de guerre et de droit. Dès le vn« siècle, le gallo-roman se distinguait non moins nettement du latin écrit que des idiomes germaniques. Aux ixo et x« siècles, des textes de plus en plus nombreux rendent possible l’étude de la langue française. Du xi« au xiv® siècle s’étend la période de l'ancien français ; la langue littéraire se confond alors avec le dialecte de l'Ile-de-France (qui peu â peu. pour des causes historiques, prévaudra sur les autres dialectes de la langue d’oil, puis sur ceux de la langue d'oc [v. oc et oïl) j. C’est déjà une langue souple et riche, poui-vue d'une flexion variée (déclinaison à deux cas) et qui a produit des chefs-d’œuvre. La période du moyen français (xivo-xve s.) est caractérisée par la simplification de la flexion et l'enrichissement du vocabulaii’e, dfl à des emprunts au latin et au grec. Au xvi® siècle, grâce aux efforts de la Pléiade, la langue montre ses qualités poétiques : elle se hausse jusqu'à la spéculation philosophique et politique ; mais elle s’encombre d’éléments empruntés aux langues anciennes ou étrangères. Epurée par Malherbe. l'Académie, l’hôtel de Rambouillet, ’Vaugelas, elle devient la langue précise, ferme et noble de l'époque classique (xvii® s.). Le xviii» siècle, si hardi en toutes choses, fut, en fait de langue, assez timide ; novateur dans la syntaxe, il est, en ce qui concerne le vocabulaire, extrêmement conservateur. Chateaubriand rendit à la prose l’éclat et le coloris ; le romantisme abolit la distinction des termes nobles et bas et renouvela le vocabulaire. Le progrès des sciences et l’infiltration des littératures et des arts des pays voisins ont versé dans la langue une foule de mots étrangers ou savants. La langue française, malgré cette richesse excessive, conserve ees qualités de clarté, de précision et d'élégance qui en ont fait, selon le mot de Rivarol, une langue « humaine ». 'V. France (littérature).
Français de Nantes (Antoine), homme d'Etat et littérateur français, né à Beaurepaire (Isèrel, m. à Paris (17S6-1836). Il fut président de la Législative en 1792 et, sous l’Empire, directeur général des Droits réunis.
Français (François - Louis), peintre paysa¬
giste français, né à Plombières (Vosges', m. à Pans (1814-1897'. Parmi ses oeuvres, d’une grande justesse décomposition et de couleur, citonsifu Griiiid rüule à Comhs-la-V ille, l'Etang de Clisson. Vue du bord du lac de Némi, etc.
franc-alleu f franka-leu] n. m. Alleu affranchi de toute servitude.