V. ALLEU, FÉODALITÉ
francatu n.m. Variété de pomme de garde.
Franc -Boisy (le
Sire. de), chanson burlesque de E. Bourget et Laurent de Rillé, qui fut en vogue en 1835, et dans laquelle on voyait des allusions au mariage de Napoléon III.
franc-bord n.m. Es- Fr.-L. Français, pace de terrain qui borde
une rivière ou un canal, au delà des digues ou du chemin de halage. Bordage e.xtérieur de la coque d'un navire, de la quille à la première préceinte. PI. des francs-bords.
franc-bourgeois n. m. Féod. Celui qui, résidant sur un fief, échappait à la juridiction du seigneur et aux redevances féodales. PI. des francsbourgeois.
franc-canton n. m. Bios. Canton occupant la cinquième partie de l’écu, toujours à dextre et en chef. PI. des francs-cantons.
Franc-Comtois, e [kon-toi, oi-ze], habitant ou originaire de la Franche-Comté : les hrancs- Comtois. .Adjectiv. ; histoire franc-comtoise.
France, Etat de l’Europe occidentale ; cap. Paris. Superf. ; 530.986 kil. carr. Popul. 41,476.000 hab. (Français).
I, — GÉooRAPiiiE PHY.siQUE. La France est située par 40o20' et BloB' de lat. N., 7oil' de long. O. et Bo53' de long. E. de Paris. Elle est bornée au N. par la Manche, le pas de Calais et la mer du Nord ; au N.-E., par la Belgique, le Luxembourg et l’Allemagne ; à l'E., par l’Allemagne, la Suisse et l’Italie ; au S., par la Méditerranée et l’Espagne ; à l'O., par l’Atlantique ; au N.-O., par la Manche. Longueur du méridien, de Zuydcoote, un peu au N. de Dunkerque, jusqu’au col d'Arrès, au S. de Prats-de-Molo (Pyrénées-Orientales), 973 kil.
Relief. Le trait essentiel de la géographie physique de la France est l’existence, au centre du pavs, d’un vaste plateau granitique de 800 à t.lOO mètre's d’altitude, dit Plateau Central, dont les Cévennes, les chaînes du Vivarais. du Lyonnais et du Beaujolais forment le talus oriental, mais qui s’incline en pentes plus douces vers l'O. (causses calcaires du * Rouergue et du Querey, plateaux du Limousin, de la Marche, de Combrailles), supportant un certain nombre de soulèvements volcaniques (monts du Velay, Aiibrac, Cantal, chaîne des puys d’Auvergne), dont le point le plus élevé se dresse à 1.886 mètres au puy de Sancy. Au N.-O,, le Plateau Central se relie par la Gâtine aux monts de Bretagne (montao'ne Noire et mont d’Arrée) et aux collines normandes (Perche et Maine). Au N.-E., le soulèvement granitique du Morvan, la côte d'Or, les plateaux de Langues et des (•aucilles le rattachent aux Vosges et au plateau de Lorraine.
Sur le pourtour du Plateau Central se distribuent, à l'O., les dépressions dii bassin de Paris, que draine la Seine, les plaines de la Loire et de ses affluents (Berry, Sologne, Poitou, Touraine), la plaine de la Garonne, en Aquitaine, et, à l'E,, les vallées, plus étroites, oU coulent la Saône (Franche-Comté et Bresse! et le Rhône(Lyonnai3, Dauphiné, Provence).
Au S. et à l’E., deux hautes chaînes de montagnes limitent le sol français : les Pyrénées, mur abrupt, dont les crêtes se dressent de 2.800 à 3.400 mètres d'altitude, et les Alpes, dont les échelons successifs atteignent 4.810 mètres au mont Blanc ; au N -O. des Alpes, se développent en arc de cercle les crêtes du Jura (1.600 à 1.800 m.), qui viennent finir au S. de la trouée de Belfort.
Côtes. Elles présentent les aspects les plus variés. Sur la mer du Nord et de la Manche, les dunes de Dunkerque font place aux falaises du Boulonnais (cap. Gris-Nez), auxquelles succèdent les atterrissements de la baie de la Somme, les magnifiques falaises calcaires du pays de Caux (cap de la Hève), les récifs littoraux du Calvados, dans la baie de la Seine, puis les rochers de la presqu’île du Cotentin (pointe de Barfleur et eap de la Ilaïue), les mille dentelures de la côte bretonne (baie du Mont-Saint- Michel, cap Fréhel, baie de Saint-Brieue, pointe Saint-Mathieu, rade de Brest, haie de Douarnenez, pointes prolongées par les îles d'Ouessant et de Sein, presqu'île de Quiberon, en face de Belle-Ile, pointes du Croisic et de Saint-Gildas). Plus au S., la côte vendéenne (îles d'Yeu et de Noirmoutier) devient plus basse et moins variée. Les îles de Ré et d’Oléron isolent presque de la haute mer les golfes peu profonds de l'Aunis et de la Saintonge, Déjà apparaissent les dunes, jadis mouvantes (et qui ont longtemps menacé de leur envahissement l’arrière-pays), mais aujourd’hui fixées par des plantations de pins et qui se poursuivent au S. de l'embouchure de la Garonne (Gironde), interromçues seulement par le bassin d’Arcachon, jusqu'à 1 embouchure de l’Adour. Ports principaux : Dunkerque, Calais, Dieppe, Le Havre, Cherbourg, Granville, Saint-Malo, Brest, Lorient, Saint-Nazaire, La Rochelle, Rochefort, Bordeaux.
Sur la Méditerranée, la côte du Roussillon et du Languedoc, parfois rocheuse aux abords de la frontière espagnole (cap Cerbère), est en général basse, sablonneuse, bordée d'étangs (Leucate, Sigean, Thau, Berre, Valcarès, dans File de la Camargue, formée par le delta du Rhône) ; mais, après le delta du Rhône, la côte redevient accidentée, et s'indente de profondes baies, souvent bordées d’iles (étang de Berre, caps Couronne, Sicié, rade de Toulon, presqu’île de Giens, îles d'Hyères, cap Croisette, golfe de la Napoule, île de Lérins, golfe Jouan, eap d’Antibes, rade de Villefranche, cap Ferrât, etc.). C'est la côte d'Azur, au climat délicieux, aux nombreuses stations hivernales. Ports principaux ; Port-'Vendres, La Nouvelle, Cette, Marseille, Toulon. Cannes, .intibes. Nice, Villefranche. etc.
Cours d'eau. Ils sont inégalement partagés entre
l’Océan, qui en reçoit, directement ou indirectement, la majeure partie, et la Méditerranée.
A l'Océan vont ; 1» la Seine, grossie de TA’onne, de l'Eure, de TAube, de la Marne et de l'Oise (mu reçoit le tribut de l'Aisne) ; 2» la Loire, grossie ne l' Allier, du Cher, de l'Indre, de la Vienne (qui reçoit le tribut de la Creuse) et de la Mafne (formée par le Loir, la Sarthe et la Mayenne) ; 3» la Garonne, grossie de TAriège. du Tarn, du Lot, de la Dordogne, du Gers et de la Baise. Vont aussi à l’Océan plusieurs fleuves côtiers : la Somme. 1 Orne, la Vire, ià Rance, l'Aulne, le Blavet, la Vilaine, la Sèvre Nlortalse, la Charente, la Leyre, TAdour. A côté de ces fleuves exclusivement ou presque exclusivement français, il faut signaler le Rhin, qui borne la France en Alsace (de Bâle à Strasbourg) et qui reçoit l'Ill.
La Méditerranée ne reçoit qu’un grand fleuve, le Rhône, grossi de la Saône, de 1 Ain, de 1 Isère, de la Drôme, de la Durance, de TArdèche, et plusieurs fleuves côtiers : la Têt, l’Aude, I Orb, 1 Hérault, 1 Ardècbc et le Vs.!*.
Climat. La France fait partie de la zone dite terripérée : mais de notables différences dans la répartition de la chaleur et de l'humidité ducs à la plus ou moins grande proximité de 1 Océan ont permis do distinguer sept grandes régions climaliques :
lo Le climat bretrm-, très doux et humide ; 2o le climat narisien, modérément froid et humide pendant l'hiver, assez chaud pendant 1 été ; 3» le climat vosgien, aux hivers durs et neigeux, aux étés chauds et secs ; 4» le climat rhodanien, inégal comme
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