A air
arrêter la marche d’une machine au moyen d’un frein : freiner une automobile.
Freinskeim [pr. all. fra-ins'-ka-im'] Mean), savant philologue, né à Ulm, m. à Heidelberg (1608- 1600 : auteur des Suppléments de Quinte-Curce et de Tite-Live, où il combla les lacunes des manuscrits de ces deux auteurs.
freinte [/n’n-tej n. f. (de freindre). Perle qui st
FRE
produit dans la transformation du coton brut en fils. Perte de sucre pendant la fabrication.
Freischütz tder] [le Franc-tireuv], opéra allemand en trois actes, paroles de Kind, traduites en français par Sauvage et Castil-Blaze, sous le titre de Rohin des bois, musique de Weber (1821). C’est l'histoire d’un jeune garde qui, pour sortir vainqueur d'un concours de tir et épouser eelle qu’il aime, emploie des balles magiques. Partition superbe, dont l’ouverture est à elle seule un ehef-d'œuvre. Citons encore ; la scène de la chasse, la valse, la ronde fantastique, le chœur des chasseurs, etc.
Freisiug, v. d’Allemagne (Bavière), près de risar : 13.530 h. Brasseries.
Fréjus L/uss]. ch.-l. de c. (Var), arr. et à 24 kil. de Draguignan, au-dessus de la plaine du Reyran ; 4,200 h. {Fréjussiens). Antique Forum Julii. fondé par César en 49 av, J,-C, Evêché ; ruines romaines. Ch. de f. P.-L.-M. Ancien port de mer. — Le cant. a 5 comm., et 14.510 h
frelampier [lan-pi-éj, ère n. (de frère lampier, frère chargé d’allumer les lampes dans un couvent.) Personne de rien, inutile. ÇVx.)
Frélaud, comm. du Ilaut-Rhin, arr. de Ribeauvillé, cant. de La Poutroye ; 1.480 h.
frelatage, frelatement \man] n. m. ou frelaterie [rf], frelatatiou [si-on] n. f. Action do frelater.
frelater [té] v. a. (du holl. verlaten, transvaser). Falsifier une substance en y mêlant des substances étrangères : frelater du vin. Fig. Altérer, dénaturer : des plaisirs frelatés.
frelateur n. m. Celui qui frelate. (Peu us.) frêle adj. (lat. fraqilis). Fragile ; tige frêle. Par ext. Faible ; frêle appui. Fig. Impuissant, vain : notre frêle raison.
frêlement [man] n. m. Germe ou blanc des abeilles.
Frelinghlieil, comm. du Nord, arr. et à 19 kil. de Lille, sur la Lys ; 2.380 h. Ch. de f. écon. Complètement détruite au cours de la Grande Guerre.
freloclie n. f. FUet pour capturer les papillons. Epuiseite pour pêcher les insectes aquatiques.
frelon n. m. (du lat. pop.
furlo). Sorte de grosse guêpe d’Europe.
— Encycl. Le frelon d'Europe est ordinairement roux et jaune, et atteint trois centimètres de long. Son nid, grossier, irrégulier, massif, est établi dans les vieux arbres. Les piqûres du frelon sont très douloureuses et causent souvent des accès de fièvre. On les traite : 1» en enlevant l’aiguillon ; 2» en appliquant ensuite des compresses d’eau fraiche, ou trempées dans une solution ét 'ndue d'alcool ou d’ammoniaque.
Frelon.
frelon n. m. Poil qui apparaît hors des narines du f.iucon adulte.
freluclie n. f. Petite houppe de soie. Fil de la Vierge. Fig. Chose frivole.
freluquet [iè] n. m. Ram. Jeune homme léger, frivole et sans mérite. Léger contrepoids qui tend le fil de chaîne dans le tissage.
Frémiet fEmmanuel), sculpteur français, neveu et élève de Rude, d’un tailent savant et vigoureux, membre de l’Académie des beaux-arts, né et m. à Paris (1824-1910). Principales œuvres ; Pan et un ours. Cavalier gaulois, Jeanne d' Arc,
Gorille enlevant une femme,
Saint-Georges, l'Homme de l’âge de pierre, etc.
Frémln (René), sculpteur français,' né et m. à Paris (1672-1741) ; auteur de la Samaritaine, le bas-relief qui décorait l'ancienne machine hydraulique contiguë au Pont-Neuf. Il fut appelé en Espagne par Philippe V, et décora les jardins de la Granja.
Fréminet ( Martin Fréminel, dit de)y peintre, né à Paris, m. à Fontainebleau (1567-1619). Il travailla en Savoie, puis à Fontainebleau, où il décora le plafond de la chapelle.
1 remiet.
frémir v. n. (lat. fremere). Etre agité d'un tremblement : les arbres frémissent sous le ve7it. Trembler de crainte, de colère, d'horreur, etc. Se dit aussi des corps agités de vibrations promptes et courtes. S'agiter convulsivement.
frémissd^nt [î?ti-sa?i], e adj. Qui frémit (au prop. et au fig.) : voix frémissante.
frémissement [mî-se^man] n. ra. Emotion avec tremblement des' membres. Tremblement qui accompagne une indisposition. Agitation des molécules d'un corps: le frémissement du feuillage. Petit mouvement qui se produit dans un liquide près de bouillir. Méd. Frémissement cataire^ irémissement que perçoit la main appliquée sur la région précordiale dans certaines maladies du cœur et qui donne la sensation du ronronnement d'un chat. Frémissement hydatique^ sensation de frémissement obtenue en percutant un kyste hydatique.
frémont [mon] n. m.
Variété de poire.
Frémont John Charles), voyageur et homme politique américain, né à Savannah (Géorgie), m. à New-York ( 1813-1890). 11 a donné vers 1845 la première description scientifique du plaleau de l'Utah : un haut sommet des montagnes Rocheuses porte son nom dans le Wyoming.
Frémy (Edmond', chimiste français, né h Versailles, m. à Paris (1814-1894) ; membre de l’Acadé-
Frêne («, fleur ; b, graine).
mie des sciences (1857), puis président (1875) : auteur de recliei'ches remarquables sur les acides gras, frênaie [né] n. f. Terrain planté de frênes, frénal, ë, aux adj. A mat. Qui se rapporte au frein.
frénateur, trice adj. Qui met un frein ’à l'action de certains organes : les nerfs frênateurs des glandes.
FreUCll (Jolm Denton Pinkstone), comte d’Ypres, général anglais, né à Ripple Yale (Kent), ra. à Londres 11852-1925). Il se distingua dans la guerre contre les Boers. Chef d’état- major général en 1911, il commanda de 1914 à 1916 les troupes anglaises combattant en Fi ance, fut alors nommé feld-maréchal commandant les troupes de l’intérieur, puis lord lieutenantgénéral ■ 191 fi)et viceroi d’Irlande (1918-1921).
French Shore (mot
à mot rivage frayiçais)^ expression désignant la portion des côtes de Terre- Neuve sur laquelle les Français avaient le droit exclusif de pêcher en vertu d'une clause du traité d'Utrecht (1713). L'inter- M** French.
prélation française de cette
clause donna lieu à de fréquentes protestations de la part de la législature de Terre-Neuve. La France y renonça par les accords franco-anglais de 1905.
frêne n. m. (lat. fraxinus). Genre d'oléacées, comprenant de beaux arbres forestiers.
— Encycl. Les frênes sont des arbres à feuilles opposées, à bourgeons noirs, d'écorce grisâtre : leurs fruits sont des samares. On en connaît un grand nombre d’espèces, des régions tempérées de l'hémisphère boréal.
La plus connue est le frêne élevé, qui peut atteindre.trente-cinq mètres dehaut,ettrois mètresdetour.
Il fournit un bois blanc, dur, résistant, susceptible de polissage. Les lances de guerre avaient jadis leur hampe en frêne. Les feuilles passent pour purgatives ; l’écorce est tonique et fébrifuge.
Les frênes à la manne croissent dans la région méditerranéenne. V. manne.
FreneaU (Philippe), poète et journaliste américain, né à New-York, m. à Freehold (1752-1832).
frénésie [si] n. f. (du gr. 'phrenesis, trouble, agitation). Délire furieux. Fig. Excès dans une passion : se livrer au jeu avec frénésie. Enthousiasme excessif : applaudir avec fHnésie.
frénétique adj. et n. Atteint de fi-énésie. Furieux ; transport frénétique. Au fig. : applaudissements frénétiques.
frénétiquement [ke-man] adv. D'une manière frénétique : applaudir frénétiquement.
Freppel (Charles-Emile). prélat et homme politique français, né à Obernai (Bas-Rhin), m. à Angers (1827-1891), évêque d’Angers, député de Brest
en 1880 ; orateur distingué,
auteur du Cours d'éloquence sacrée [les Pères apostoliques, les Apologistes cnrétiens au n« siècle, etc.), fréquemment [ka-
77ian] adv. Souvent.
fréquence [kan-se] n. f.
Hat. frequentia). Réitération fréquente. Fréquence du powis, vitesse des battements.
Electr. Dans les courants alternatifs, nombre de périodes complètes, accomplies dans uneseconde.ANT. Rareté.
— Encycl. Physiq. Les fréquences employées pour l'éclairage électrique, les fours électriques, les transports d'énergie varient entre 40 et 120 périodes par seconde. En médecine, on emploie des courants de 1.000 périodes et au-dessus ; ce sont des courants de haute fréquence. On emploie aussi ces derniers pour la télégraphie sans fil.
fré(][U6nC6in.ètre [ftan-se] n. m. (de fréquence, et du gr. melron. mesure). Physiq. Appareil permettant de mesurer la fréquence dans un courant alternatif.
fréc[U6ïlt [A-an], 6 adj. (lat. frequens^. Qui arrive souvent. Pouls fréquent, pouls qui bat très vite. Ant. Rare, exceptionnel, unique.
fréquentable [A-an] adj. Que l’on peut fréquenter : les envieux sont difficilement fréquentables.
fréquentatif, ive \kan] adj. et n. Se dit d'un verbe qui marque une action fréquemment répétée, comme clignoter, crachoter, criailler, et, en latin, factitare i.de facere), clamitare (de clamare), etc.
fréquentation [kan-ta-si-on] n. f. Communication habituelle avec quelqu'un : éviter les mauvaises fréquentations. Fréquentation des sacrements, usage fréquent des sacrements.
fréquenter fkan-té] v. a. (lat. frequentare). Visiter fréquemment, aller souvent dans un Heu : fréquenter une maison, une personne. Mar. Longer de près. Re/ig. Fréquenter les sacrements, user souvent des sacrements de pénitence et d'eucharistie. V. n. Aller fréquemment chez ou dans : fréquenter chez quelqu'un ; pâtisserie où fréquente le beau monde. Prov. V. hanter.
trequin [A/n] n. m. Futaille qui sert au transport des sucres, des sirops, etc. Variété de pomme.
Mer Freppel.
FRE
frérage n.m. Féod. Droit de mouvance des fiefs échus aux puînés.
frère n. m. (lat. frater). Né du môme père et de la même mère, ou seulement de l'un des deux ; Caîn et Abel étaient frères. Fig. Se dit de tous les hommes, comme étant sortis du même père: 07i doit ïoicjours secourir ses frères. Se dit de choses qui ont entre elles un lien très naturel: les niccs sont frères» Nom que se donnent les religieux entre eux, ou que l'on joint au nom de certains ordres religieux. Nom que se donnent les francs-maçons et qu'ils éciûvent ainsi : F.', au sing., et FF.*, au plur. (On les appelle familièrement frères trois-points.) Frère germain, frère né du même père et de la même mère. Frère consanguin, frère né seulement du même père. Frère utérin, frère né seulement de la même mère. Fi'ircs jumeaux, frères nés d’un même accouchement. Frères de lait, l'enfant de la nourrice et celui qu'elle a nourri du même lait. Frères d'armes, guerriers qui combattent ensemble. Faux frère, celui qui trahit une société dont il fait partie. Les frères enneiyiis, nom sous lequel on désigne souvent Etéocle et Polynice. Frères et amis, formule en usage pendant la Révolution et que les royalistes tournèrent en dérision. Frères de la côte, v. flibustier. Allus. lit-