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♦Si ce n’est toi, c’est donc ton frère, vers de La Fontaine, dans le Loup et l'Agneau.Onle rappelle pour indiquer à quelqu'un que, s’il n’est pas l'auteur d'un acte, il en est au moins le complice.
Un frère est un ami donné par la nature,
vers que prononce Caïn dans la A/orî d'Abel, tragédie de Legouvé père. On en fait surtout des variantes pour plaisanter : Un père est un banquier donné par la nature. Un oncle est un caissier, etc. V. Caïn.
— Encycl. Bist. relig. Frères de la vie commune. Cette congrégation eut pour fondateur un théologien de Deventer, nommé Gérard Groot, et fut approuvée, en 1376, par le pape Grégoire XI, Erasme fut le plus célèbre de ses élèves.
Frères du libre amour (enangl. Free Lovers). Cette congrégation fut fondée en 1854, dans l'Etat de New- York, par William Allen. Les frères du libre amour pratiquent la communauté des femmes et ne prohibent même pas les unions entre frères et sœurs. Au demeurant, ils sont très austères.
Frères pon^iyîces, c'est-à-dire « faiseurs de ponts ». On appelait ainsi, au moyen âge, les membres de diverses associations, qui s'étaient établis dès le XI® siècle en France et en Italie, pour bâtir des ponts sur les rivières et élever des hôpitaux. Ils construisirent en France un grand nombre de ponts.
Frères cordonniers et frère tailleurs. On appelait ainsi des congrégations d’ouvriers qui gardaient le célibat, sans toutefois prononcer des vœux.
Fr 'res de l'Ave Mai'ia ou de l'Annonciade, ou encore seimites ou serfs de la Vierge. Ces différents noms ont été portés par un ordre des religieux augustins. Le costume variait suivant les pays ; en France, il était blanc (blancs-manteaux). Ils furent su^rimés par le concile de Lyon, en 1274.
Frères des écoles chrétiennes, congrégation religieuse, fondée en 1680 par J.-B. de La Salle, pour l’instruction des garçons.
Frères mineurs. V. franciscains.
Frères siamois. V. Siamois.
Frère— Orbail (Ilubert-Joseph-Walther), homme d’Etat belge, chef du parti libéral doctrinaire, né à Liège, m. à Bruxelles ( 1812-1896). Président du conseil de 1878 à 1884, il organisa la neutralité confessionnelle des écoles publiques, et rompit avec Rome.
Fréret [ré] (Nicolas), érudit français, né et m. à Paris (1688-1749). Il fut, en 1743, nommé secrétaire perpétuel de l’Académie des inscriptions ; auteur d'un curieux 3îémoire sur l'origine des Français.
Fréron ( Eiie-Catherine), critique célèbre, né à Quiraper, m. à Paris (1718- 1776); ennemi de "Voltaire et Frère-Orban. des Philosophes. Voltaire,
dans sa satire le Pauvre Diable et dans plusieurs épigrammes, ne l'a point ménagé :
L’autre jour, au fond d’un vallon,
Un serpent mordit Jean Fréron.
Que pensez-vous qu’il arriva?
Ce fut le serpent qui creva!
Fréron, critique imbu des traditions classiques, était loin d'être sans talent. Ilfondal'Aîiîiêe littéraire, qui parut de 1754 à 1790. —
Son fils, Louis-Marie-Sta- NiSLAs, conventionnel, né à Paris, ni. à Saint-Domingue (1754-1802), se signala par ses violences à Marseille et à Toulouse.
frérot [ro] n. m. Fam.
Petit frère ; frère.
fresaie \zè] n. f. (peutêtre du lat. præsaga. l’oiseau qui présage). Un des noms de l'effraie.
frésange [zan-je] n. f.
(lat. friscinga). -Féod. Droit que percevaient quelques seigneurs sur les porcs nourris ou vendus dans l'étendue de leur territoire.
Frescobaldi (Girolamo), compositeur et organiste italien, né à Ferrare. m. à Rome (1583-1644); il a écrit des fugues, des motels, des morceaux religieux remarquables.
FreSOniuS (Charles-Remi), chimiste allemand, né à Francfort-sur-Je-Mein, m. à Wiesbadon (1818- 1897); auteur de nombreux ouvrages de chimie analytique.
frésîlloil [jst, Il mil.] n. m. Nom vulgaire du troène.
Fresnais (La), comm. d’Ille-ot-Vîlaine. arr. et à 17 kil. de Saint-Malo, non loin de la baie de Cancale; 2.100 h. Ch. de f. Et. Volailles.
FRE
FRI
A. -J. Fresnel.
Fresnaye-sur-Chédouet {fri-nè, dou-i] (La), ch.-l. de c. de la Sanhe, arr. et à 14- kil. de Mamers; 1.090 h. — Le cant. a 13 oonim., et 4.720 h.
Fresnay-sur-Sarthe [ fré - nè ], autref. Fresnay-le-Vicomte, eh.-l. de c. de la Sarthe, arr. et à 28 kil. de Mamers; 2.550 h. Ch. de f. Et. — Le cant. a 12 eomm., et 11.840 h.
Fresnel [frènH] (Augustin-Jean), physicien français, né à Broglie (Eure), m. à Ville-d'Avray (1788-1827); membredeTAcadéniie des sciences (1825) ; auteur de beaux travaux sur la lumière. Il inventa les phares lenticulaires.
Fresnel (Fuigenoe), arabisant français, né à Mathieu (Calvados), m. à Bagdad (1795-1855).
Fresnes [frè-ne], comm. du dép. du Nord, arr.
et à 14 kil. de Valenciennes ;