‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 888 sur 1225 · h. Ch. de f. N. Industrie active · texte numérisé non relu

h. Ch. de f. N. Industrie active

Fresnes ou Fresnes -lès-Rungis,

comm. de la Seine, arr. et à 4 kil. de Sceaux, près de la Bièvi’e ; 2.810 h. Prisons construites en remplacement de Mazas, de la Roquette et de Sainte-Pélagie.

Fresne-Saint-Mamès [frô-ne-sin-ma-mèss], ch.-l. de c. de la Haute-Saône, arr. et à 31 kil. de Gray ; 520 h. Ch. de f. E. — Le cant. a 23 comm., et 14.560 h.

Fresnes - en -"W oëvre [frè-ne-an-vo-è-vré], ch.-l. de c. (Meuse), arr. et à 20 kil. de Verdun ; 670 h. (en 1914). Ch. de f. écon. Patrie du général Margueritte. Le canton avait 38 comm. et 9.011 hab. en 1914. Demeuré français jusqu'au début de l’offensive allemande dirigée en février 1916 par le kronprinz impérial contre Verdun, Fresnes- en-Voëvre tomba aux mains des ennemis par suite du repli volontaire exécuté par nos troupes du 23 au 26 février et de leur abandon de la plaine de la Woëvre. Elle est redevenue française le 14 septembre 1918, au moment de la poussée vers la position Hindenburg, à la suite de la bataille de Saint-Mihiel (12-13 sept.). Le village de Fresnes-en-Woëvre est complètement détruit.

Fresnoy-le-Grand comm. du dép. de l'Aisne, arr. et à 16 kilom. de Saint-Quentin ; 3.400 hab. en 1914. Ch. de f. Nord. Fabriques de tissus, brasseries. Les Allemands y établirent pendant la Grande Guerre une des gares principales desservant la position Hindenburg, au cœur de laquelle elle se trouvait. Fresnoy-le-Grand a relativement peu souffert. — Fresnoy-le-Petit, écart de la comm. de Gricourt (Aisne), avait 216 hab. en 1914, était à la lisière même de la position Hindenburg. Pris par les Britanniques le 18 septembre 1918.

fresque [frès ké] n. f. (de l’ital. fresco, frais). Art de peindre avec des couleurs détrempées dans de l’eau de chaux, sur une muraille fraîchement enduite : peindre à fresque. Tableau ainsi peint : Michel-Ange décora d' admirables fresques la chapelle Sixiine.

— Encycl. De création ancienne (on en trouve des vestiges dans les temples égyptiens), la peinture à fresque est de tous les procédés de peinture le plus grandiose, le plus prompt et le i lus durable. La durée de la fresque dépend de l'enduit des murs. La peinture à la fresque se faisait sur un enduit frais, ce qui excluait les retouches ; elle n’admet ni les couleurs composées, ni les couleurs artificielles ; elle s’accommode surtout des terres naturelles. L’antiquité nous a laissé des fresques remarquables : celles d’Herculanum sont célèbres. Les premiers peintres italiens ne peignirent qu à fresque ou en détrempe ; et, après l’invention de la peinture à l’huile, la fresque ne perdit en rien de sa vogue. Un grand nombre de fresques furent anéanties ou mutilées, comme la Cène de Léonard de Vinci Cependant, la plupart des fresques des grands maîtres du genre (le t’orrège, Carrache, le Guide, le Dominiqnin, l’Albane, Masaccio, Jules Romain, Raphaël, Michel-Ange, etc.) sont demeurées intactes. C’est abusivement qu’on appelle fresque, dans la langue usuelle, toute décoration murale, et que Ton dit, par exemple, les fresques de Puois de Cnavannes. alors qu'il s'agit d'œuvres peintes sur toile, puis marouflées sur le mur ; au sens propre, depuis le xviie siècle, on a rarement peint à fresque.

Fresquel, riv. de France, affl. de l’Aude, et qui prête sa large vaUée au canal du Midi ; cours 65 kil.

fresquiste [frks-kis-îè\ n. et adj. Se dit d’un peintre de fresques.

Fresse, comm. de la Haute-Saône, arr. et à 18 kil. de Lure, sur un affluent de l'Ognon ; 2.510 h. Tissages, plomb, cuivre.

Fresselines, comm. de la Creuse, arr. et à 27 kil. de Guéret, près du confluent de la Grande et de la Petite Creuse ; 1.790 h.

Fressenne'Ville, comm. de la Somme, arr. et à 21 kil. d’Abbeville ; 2.000 h. Ch. de f. N. Serrurerie.

FreSSe-SUr-Moselle, comm. des Vosges, arr. et à 25 kil.de Remiremont; 2.230 h. Ch. de f. E. Tissages.

fressure [frè-su-re] n. f. Ensemble des gros viscères d’un animal, cœur, rate, foie et poumons, qui tiennent ensemble : une fressure de veau, de mouton.

fret [frè] n. m. (bas ail. fracht). Louage d'un bâtiment pour prendre la mer. Prix du louage d’un bâtiment. Cargaison d’un navire de commerce. Prendre du fret, charger un navire : fret d'aller, fret de retour. Faux fret, cargaison qui ne procure aucvin bénéfice. (On dit aussi nolis et nolisement ou NOI.ISSEMENT. — Quelques-uns prononcent frèt' .) S'. AFFRÈTEMENT.

frètement [man] n. m. Action de fréter, fréter [té] v. a. (de fret. — Se conj. comme accélérer.) Donner ou prendre un vaisseau à louage. Le charger, Téquiper.

fréteur n. m. Celui qui donne un navire à loyer. — l.'a/fréteur est celui qui prend le navire à

loyer, et le prix du loyer s’appelle fret. Le contrat est désigné sous le nom d'affrètement (Océan) ou de nolisement (Méditerranée), et l’écrit constatant le contrat est dit charte-partie. ■

Fréte'val, comm. de Loir-et-Cher, arr. et à 18 kil. de Vendôme, sur le Loir; 960 h. Ch. de f. O. Défaite de Philippe Auguste par Richard Cœur de Lion (1194). Combats, les 14, 15, 16 décembre 1870, entre les Allemands et les troupes de Chanzy.. frétillage n. m. Syn. de frétillement.

frétillant [il mil., an], e adj. Qui frétille ; poissotis frétillants. Vif, remuant.

frétillard, e adj. Syn. anc. de frétillant. frétillement [ii mil., e-man] ou frétillage [// mil.] n. m. Mouvement de ce qui frétille.

frétiller [ll mil., é] v. n. s’agiter par des mouvements vifs et courts : frétiller de joie.

frétillet [il mil., é] n. m. Hortie. Nom vulgaire du pauliot.

frétilleur [il mil.] adj. et n. m. Celui qui frétille, frétillon [il mll.] n. m. Fam. Qui ne cesse de s’agiter : cette petite fille est un vrai frétillon.

fretin n. m. (de fret, frait ; du lat. fractus, brisé). Menu poisson : rejeter à l'eau le fretin. Fig. Chose, pi rsonne de nulle valeur.

Fretin, comm. du Nord, arr. et à 10 kil. de Lille, près de la Marcq ; 2.210 h. Ch. de f. N.

frettage [frè-ta-je] n. m. Action de fretter ; le frettage d'une roue. Ensemble des frettes d'un canon.

frette [frè-te] n. f. Cercle de fer qui entoure un morceau do bois pour l’empêcher de se fendre, et principalement le moyeu des roues, le manche d’un outil, etc. Cercle en acier ajusté autour d'un canon, pour le renforcer, frette [frè-te]

n. f. Archit. Demi- ^

fignes brisées sur

une moulure plate. ■ ' " ' — ' - '..ii'- '

Blas. Meuble d'ar- Frettes (archit.).

moiries fait de six

cotiees entrelacées, moitié dans le sens de la bande, moitié dans le sens de la barre.

fretté [frè-té] e adj. Chargé d’une frette. fretter [frè-té] v. a. Garnir d’une frette : fretter un canon.

Freud. (Sigmund), neurologiste morave, né à Freiberg en 1856 : auteur de travaux sur l’hystérie et promoteur d'un traitement par l’analyse psychique, Freund (Guillaume), philologue allemand, né à Kempen, m. à Breslau 11806-1894) ; auteur d’un célèbre Dictionnaire de la langue latine.

freux freû] n. m.

(anc. ail. h'ruoh). Nom vulgaire d’une espèce de corbeau noir brillant, à reflets pourpres.

Fré'vent, comm.

du Pas-de-Calais, arr.

et à 13 kil. de Saint- Pol, sur la Canche ;

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